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lundi 17 avril 2017

Je saisis à nouveau Préfet et Ministre...

Les conseils municipaux d'Hénin-Beaumont se suivent et se ressemblent, et ce, depuis le début de l'ère frontiste à la tête de la mairie. Celui du vendredi 14 avril dernier n'a pas failli...
Le conseil municipal du 29/9/2015 m'avait semblé avoir dépassé toutes les bornes. Je rappelle le compte-rendu que j'en avais fait : 

Conseil municipal d'Hénin-Beaumont (29/9/2015) Le conseil de la honte ! (1)

Assister à une séance du conseil municipal d'Hénin-Beaumont devrait être un must pour tous ceux qui veulent être vaccinés à jamais contre le Front national. Peut-être l'Education nationale devrait-elle programmer une "sortie" en conseil municipal d'Hénin dans le cadre des cours d'éducation civique afin qu'il ne vienne jamais à l'idée de nos jeunes de voter un jour FN. Je vais vous raconter, non le détail de ce conseil, mais l'ambiance incroyable qui a prévalu.
Un conseil municipal fixé à 16h paraît toujours suspect. Aucune explication n'a été fournie. On me dit que l'ordre du jour était fourni (c'est vrai que la séance a duré 4h15), mais rien n'empêchait de prévoir 2 conseils municipaux... Une salle pleine (plus de 150 personnes), à 95% composée d'adhérents ou de sympathisants FN. J'étais assis au milieu de personnes dont tout indiquait qu'ils étaient venus pour glorifier leurs élus majoritaires et fustiger l'opposition. 
S. Briois demande que l'on se cantonne au sujet des délibérations et que le public reste silencieux... Vœu pieux ou plutôt, comme on le verra, de la poudre aux yeux. L'adjoint Szczurek commença à lire une motion de soutien au maire attaqué, durant l'été, par le conseiller municipal d'opposition, S. Filipovitch qui l'a fait passer pour "un pédophile et un prostitué" (termes inventés) parce que posant en bikini (dans une piscine) au milieu d'enfants également en maillot. Le conseil municipal condamna ces "propos abjects". Le ton était donné. A chaque fois que le conseiller incriminé prit la parole, les élus FN se levaient pour sortir ou discuter entre eux, l'exemple était donné par le maire lui-même qui tenait des mini-conférences avec d'autres élus... Et dire que Briois avait réclamé que l'ordre républicain soit respecté ! Ambiance indescriptible... A noter qu'à plusieurs reprises, B. Bilde demanda à l'opposition de respecter la démocratie, en ne l'interrompant pas. Il monopolisa souvent la parole, sans même la demander au maire, attaquant ses adversaires sur leur vie privée. Ses interventions, tolérés par Briois, sortaient du cadre des délibérations. Insupportable tant par son attitude physique (il se déplaçait de l'un à l'autre pendant la séance) que par son outrance verbale, le directeur de campagne de MLP est véritablement le maire bis... 
Marine Tondelier (EELV) demanda bien pourquoi ses questions écrites n'avaient pas été reprises : la mauvaise foi de Bilde éclata quand il dit qu'il ne les avaient pas reçues (mais il se "vendit" aussitôt après) et le maire "démocrate" coupa le micro à la conseillère écologiste. Ce qu'il fit, à plusieurs reprises, avec d'autres conseillers d'opposition, puis se ravisa au bout d'une heure. Interrompant les élus adverses, se moquant d'eux, il bredouilla à plusieurs reprises rendant ses propos inintelligibles. 
Quant au public, il applaudit une vingtaine de fois (ce qui est strictement interdit), insultant les élus d'opposition assis devant eux et leur tournant le dos (c'était une première, d'ailleurs : l'opposition tournant le dos au public, bizarre, non ?). J'ai repris quelques invectives émanant du public, dans le verbatim ci-dessous. 
En fin de séance, une motion présentée par la majorité demanda à ce qu'aucun migrant ne soit accueilli à HB. L'hystérie et le racisme du FN s'exprima alors au grand jour, et les gens dans la salle manifestèrent bruyamment quand David Noël, Marine Tondelier ou Stéphane Filipovitch tentèrent de faire entendre la voix de la raison (24 000 migrants en 2 ans, soit une seule personne pour une ville comme HB) : rien n'y fit, on était en plein dans un "meeting FN" (M. Tondelier dixit) avec ses vociférations, ses huées et ses applaudissements... "La motion de la honte", dixit David Noël (PC).
Comme on parlait des mal-logés français (par rapport à l'accueil des migrants), M. Tondelier s'interrogea pour savoir pourquoi "un conseiller régional présent" (collaborateur qui plus est, sur place, du député européen Briois) bénéficiait d'un logement social (loyer ajusté a ses revenus, précisa l'adjointe, confirmant donc la réalité de cet avantage alors qu'un mal logé restait probablement en attente d'un autre toit), le maire fit mine de ne pas comprendre, puisque ni Sulzer et ni Bilde n'était logé dans un habitat social. On apprit que l'adjoint visé avait démissionné en catimini, il y a quelque temps, de sa fonction de conseiller régional... Ben oui, la transparence, on ne connait pas au FN ! Le favoritisme, on en profite quand on a le pouvoir... Tous pourris, disent-ils !

Le lendemain, je racontais comment "j'ai pu sortir abasourdi d'une telle soirée", en publiant des extraits de ce que j'avais entendu : 

J'écrivis donc à la Préfète de l'époque :
(http://alpernalain.blogspot.fr/2015/10/lettre-au-prefet-du-pas-de-calais.html).

Et elle me répondit en date du 20/10/2015 http://alpernalain.blogspot.fr/2015/10/reponse-de-la-prefete-mon-courrier.html
Réponse conforme à ce que l'on pouvait attendre du représentant de l'Etat, à savoir : "Je vous informe que j'ai, d'ores et déjà, demandé des explications au maire d'Hénin-Beaumont au sujet des conditions dans lesquelles se dérouleraient des séances du conseil municipal. Je lui ai également rappelé ses obligations en la matière."


Je rappelais tout cela dans une lettre du 24/2/2016 au Ministre de l'Intérieur :
A aujourd'hui, je n'ai reçu aucune réponse...

Je me vois donc dans l'obligation de saisir, à nouveau, les plus hautes autorités de l’État. Je vous ferai part de leurs réponses...


samedi 15 avril 2017

Conseil municipal d'Hénin-Beaumont (14/4/2017)

Comme annoncé, je n'ai pu être présent à ce conseil. J'ai, à travers la Voix du Nord (article et tweets) et des notes de Marine Tondelier, essayé de reconstituer l'ambiance pourrie de ce CM. Toujours la même : l'humour de bas étage du maire, les vociférations décomplexées de l'adjoint Bilde, la claque et les huées du public (orchestrées illégalement par la majorité), les coupures de micros de l'opposition, les insultes personnelles des 2 élus précités envers l'opposition...
NB : les textes, ci-dessous, ont été retranscrits dans leur intégralité (fond et forme).
Article de la Voix du Nord (Christophe le Couteux) :
Les conseils municipaux héninois se suivent et se ressemblent. Des odyssées au long cours alternant périodes d’accalmie et de bourrasques. Mais quand ça secoue c’est du sérieux. Cinq heures vingt de débat, entre une opposition et une majorité bien décidées à ne pas lâcher un pouce de terrain. Quand la première qualifie l’attitude de la majorité de «numéro de cirque », la seconde répond « numéro de claquettes ».Chaque camp répète ses argumentaires. La majorité reproche à l’opposition son mutisme en commissions et sa volonté de « faire du buzz » en conseil ou encore l’absence d’amendements proposés au budget.
« MINIMUM SYNDICAL »
De son côté, l’opposition, à plusieurs reprises, a défendu l’action de l’ancien maire Eugène Binaisse, un homme « honnête et droit » selon Stéphane Filipovitch. Marine Tondelier, à propos du budget : « Tout ce que vous nous proposez, ce n’est qu e le minimum syndical de ce que les administrés sont en droit d’attendre de leur maire, rendu possible par le rétablissement des finances de la municipalité précédente. »
Une comparaison qui fait sortir Steeve Briois de ses gonds taxant son prédécesseur « d’incompétent notoire… I l a laissé pourrir plein d’affaires. La friche Bénalu qu’on va récupérer en 2018 : en 2010, une entreprise locale a déversé des dizaines de milliers de tonnes de gravats pollués avec le concours d’une municipalité qui a fermé les yeux sur ça. La facture, c’est 11 millions d’euros pour dépolluer les sols . » Des propos « absolument lamentables, des méthodes de voyous », explose David Noël, qui réclame la parole debout sans l’obtenir.
« ZÉRO »
Autres moments de tension lorsque Bruno Bilde accuse Marine Tondelier d’avoir un « emploi fictif » ou lors de l’évocation du livre de cette dernière basé sur le témoignage d’agents municipaux. Le maire : « le personnel vit sereinement malgré le fait que vous essayez de le manipuler. Vous êtes zéro dans tous les domaines, sauf pour faire madame pipi et maintenant madame caca. Les trucs de caniveau, c’est pour vous. » Eh oui, à Hénin-Beaumont, ces choses-là se disent en conseil municipal.
Les coups ont été si rudes que des dépôts de plaintes ont été annoncés.
Quelques-uns des tweets de la Voix du Nord, pendant ce conseil, par ordre chronologique :
Bruno Bilde parle d'emploi fictif à propos de Marine Tondelier...
Steeve briois à Marine tondelier : "vous êtes zéro dans tous les domaines sauf pour faire madame pipi et même madame caca".
"Vous soutenez des gens totalement irresponsables, incompétents foncièrement malhonnêtes" de steeve briois à Marine tondelier
Marine tondelier à l'exécutif : "Vous venez de dire que j'étais corrompue, c'est de la diffamation".
Après des échanges très durs, le conseil municipal a repris un cours paisible. Jusqu'à quand?
Bruno Bilde pronostique: "On est là pour longtemps!"
Marine tondelier : "faire arrêter les gens (de leurs activités associatives), ça fait partie du plan".
Bruno bilde sur les subventions aux associations : "Je suis ravi que les cloportes ne reçoivent plus un euro de la ville. Merci m le maire!"
Steeve briois à l'opposition: " on peut faire des choses intéressantes en écologie sans vous car vous faites peur à tout le monde "
Marine tondelier : "32e applaudissement illégal du conseil".
Marine tondelier : " le cirque briois à planté son chapiteau à l'hôtel de ville, ça continue."
Fin du conseil municipal après 5h 20 de débat. Steeve Briois : "tout est bien qui finit bien".

Conclusion de Marine Tondelier
Le public, qui se croyait au cirque, a fait la claque à de multiples reprises, parfois même rejoints par les adjoints. Jusqu’à la sortie du Conseil où Bruno Bilde, dans une mise en scène digne de l’école maternelle, a organisé le chahut par tous les militants frontistes attroupés dans le hall pour « le pot de l’amitié » pendant ma descente de l’escalier d’honneur. Du grand art.

A signaler que la video "live" du conseil enregistré par Marine T a été coupée au bout de 1h18... Allez savoir pourquoi ! Il me semble me souvenir que celle du conseil précédent avait été brouillée après un certain temps de retransmission...

mercredi 12 avril 2017

Cela se passe comme cela à Hénin-Beaumont (suite et pas fin...) !

Vendredi 14 avril aura lieu le conseil municipal de la ville gérée (?) par le FN.
Mêmes critiques habituelles sur l'heure de ce conseil (9h), ne permettant pas toujours aux salariés élus de se libérer, sur la date d'envoi de la convocation (8 avril), délai légal certes, mais limite pour prendre ses dispositions. Nul doute, d'ailleurs, que les élus majoritaires (mais pas les autres, bien sûr) ont été prévenus officieusement, avant la date limite. C'est ce qui se passe dans les communes gérées démocratiquement où le maire avertit tous les conseillers, dès qu'il en a pris la décision, de la date du prochain conseil. Préparer l'ordre du jour, avec les documents joints, requiert un délai bien en amont de l'envoi de la convocation. J'ajoute que bien des maires établissent un calendrier prévisionnel des réunions et en informent l'ensemble des conseillers afin que ceux-ci prennent leurs dispositions dans le cadre de leurs activités professionnelles ou même privées. 
Autre tactique voulue par le maire de la commune d'HB pour que des conseillers municipaux de l'opposition ne puissent assister au conseil et ainsi fustiger leur absence : fixer cette réunion, en pleines vacances scolaires, qui plus est le vendredi de Pâques (vendredi saint, fête religieuse, me semble-t-il pour les Chrétiens ?) ! Il avait déjà fait le coup le vendredi 15/7 dernier, en plein pont du 14/7 ! 
Ce ne sont pas seulement les élus minoritaires qui sont concernés, mais, également, les citoyens "actifs" désireux d'assister à ces conseils ouverts au public... Par contre la "claque" du FN est toujours présente en nombre, allez savoir pourquoi...

Pour ce conseil de vendredi, Marine Tondelier a prévu de poser une question orale au maire, dont le contenu vaut son pesant d'or ! Qu'on en juge :

"Le 18 avril 2015, alors que je participais avec d’autres jeunes militants d’Hénin-Beaumont à un tractage contre TAFTA pour sensibiliser au contenu de ce traité et aux risques qu’il fait courir sur nos normes sociales, environnementales et sanitaires, deux agents de la police municipale héninoise, visiblement mal à l’aise d’avoir à le faire, sont venus nous  demander de cesser notre diffusion de tracts en nous précisant qu’ils avaient reçu des ordres en ce sens. Motif invoqué: nous n’avions pas demandé l’autorisation au maire. Du jamais vu. Et des faits particulièrement angoissants pour nos libertés publiques et politiques.
Ce tractage faisait pourtant suite à une motion adoptée à l’unanimité au Conseil municipal, bien qu’émanant du groupe d’opposition. Il ne représentait aucune menace pour la sécurité, se déroulait dans une ambiance parfaitement bon enfant, du côté militant comme du côté des automobilistes, et n’avait fait l’objet d’aucun incident.
J’avais à l’époque déposé une question orale sur le sujet que Bruno Bilde avait prétendu ne pas avoir reçu car sa boite mail avait soit disant été « hackée ». En novembre, après que je l’ai redéposée, il m’a été répondu que notre action avait posé des questions évidentes de sécurité pour cause de proximité notamment de l’autoroute A1.
En réalité la distribution de tracts au sens large ne peut être interdite et n’est pas soumise à déclaration préalable. Nous n’avions donc pas à demander d’autorisation de distribution, et si cela avait été le cas, la demande était à faire en Préfecture. La mairie n’a pas en effet à se prononcer sur des routes départementales comme l’est le rond point des vaches.
Quelle ne fut donc pas ma surprise le 9 avril dernier d’être prévenue d’une action militante similaire en cours organisée par le rassemblement bleu marine, Laurent Brice posant fièrement sur les réseaux sociaux aux côtés de militants frontistes en vantant une « Énorme opération tractage au rond-point des vaches à Henin-Beaumont »
Sauf erreur de ma part, les conditions de ce tractage n’offraient pourtant pas davantage de garanties de sécurité.
Sauf erreur de ma part, la police municipale n’a pourtant pas été envoyée pour inviter les militants frontistes à cesser cette opération.
Avant que mes propos ne soient – comme souvent – manipulés par vos soins, je tiens à préciser que cette question ne met absolument pas en cause les policiers municipaux qui ne font que leur travail et, dans ce cadre, appliquent les consignes.
Alors Monsieur le Maire ma question est la suivante: pourquoi ce traitement à géométrie variable?"
Quel subterfuge utilisera le maire pour ne pas tenir compte ou ne pas répondre ? 
PS : je ne serai probablement pas présent au conseil de ce vendredi, car, même si je ne suis pas élu, j'ai mes propres obligations personnelles (non religieuses !)... Je me référerai donc aux commentaires que d'autres ne manqueront pas de retenir de cette réunion "pascale", pour vous raconter... Mais, d'ores et déjà, on peut prévoir : les quolibets et la claque de la part du public (interdits, bien sûr), les coupures de micro des élus de l'opposition, les attaques contre La Voix du Nord... Bref, "la démocratie à la mode FN" !



samedi 25 février 2017

Réflexions du lendemain sur le Conseil municipal...

- La Voix du Nord, dans sa page consacrée, ce jour, au CM, est revenue sur l'"ambiance délétère" qui a régné pendant ces 5 heures... Elle a noté les propos et attitudes des élus majoritaires, tels que je les ai rapportés. En épargnant, ai-je noté, S. Briois dont la responsabilité est énorme dans le véritable Barnum qu'est une séance municipale. En effet, c'est lui qui coupe les micros de l'opposition, donne la parole à tout propos à B. Bilde, se noie dans des circonvolutions de politique politicienne, provoque les réactions du public sans jamais faire cesser les huées dès qu'un élu d'opposition prend la parole, tout en souriant quand le public applaudit les interventions de Bilde ou de lui-même.

- Le quotidien n'a rien écrit sur le véritable réquisitoire de plus de 20 minutes dont il fut l'objet de la part du "maire-bis". Pudeur, peut-être, mais j'espère quand même qu'un communiqué du journal viendra mettre les choses au point. On ne peut laisser passer une telle diatribe, digne de régimes totalitaires... A ce propos, on ne peut qu'être effrayé quand on entend un haut cadre du parti fait fi de la liberté d'expression en criant "haro" sur un journal et en stigmatisant un journaliste. J'ai eu l'impression d'entendre Erdogan fustigeant les journalistes turcs. Il est vrai que "le presque sultan" de la Turquie est une référence pour le FN.
Sur ce sujet d'atteinte à la liberté de la presse, on ne peut qu'associer la façon dont le FN se moque de nos institutions quand on apprend que M. Le Pen se permet de ne pas respecter l'autorité judiciaire, en ne se rendant pas à une audition... Le vrai visage de ce parti fachiste se confirme tous les jours et l'éventualité qu'au lendemain des élections présidentielles, la France ne se réveille avec une dictature équivalente à celle des Poutine, Erdogan, Assad, maîtres à penser du FN ou d'autres potentats d'Arabie Saoudite, Qatar,etc. Cette éventualité est terrifiante !

- L'équipe de "Complément d'enquète" venue travailler sur les rapports entre la majorité frontiste et la Voix du Nord ne pouvait tomber mieux ! Dans l'émission du 23 mars, on pourra voir et entendre B. Bilde mettre à mal la presse régionale et la France entière prendra connaissance de ce qu'un cacique hystérique est capable de dire sur la Voix du Nord. Vous vous rendez compte de ce que serait l'ambiance si un B. Bilde devenait ministre de l'information ou de l'intérieur dans un gouvernement FN ? Je ne sais si France 2 retransmettra les passages où la parole de l'opposition est coupée, où la claque est orchestrée dans le public, car ce n'était pas l'objet de son enquête, mais ces moments illustrent bien que la démocratie n'existe plus à HB. Aux Français de s'en rendre compte dans cette "vitrine" que constitue Hénin-Beaumont pour le FN !

vendredi 24 février 2017

Conseil municipal d'Hénin-Beaumont du 24/2/2017

Un conseil qui a duré de 9H à 14h20, soit 5H20 !
Une équipe de France 2, à Hénin depuis quelques jours, était venue filmer le conseil pour un sujet qui paraîtra dans "Complément d'enquête" du 23/3: le conflit entre La Voix du Nord et la mairie FN. J'avais félicité le journaliste, venu m'interroger, parce que, malgré mes nombreux appels, aucun média n'avait, jusque maintenant, manifesté sa solidarité avec le quotidien victime d'un boycott inouï. L'équipe de télé allait être servie au-delà de toute attente, non seulement par l'ambiance habituelle régnant durant ce conseil, mais également par une violente attaque en règle contre La VDN, son chef d'édition (présent avec un autre journaliste) étant visé nommément... 
On aurait pu penser que France 2 présent, les esprits se seraient calmés, mais, malgré quelques rares moments de relative sérénité, le cirque habituel s'est déroulé.
Huées et applaudissements dans le public, coupures de micro pour empêcher Marine Tondelier et David Noël (seuls des 6 conseillers d'opposition présents) de parler. De tout cela, on avait déjà l'habitude. Mais par 2 fois, pour protester contre ces coupures, les 2 élus continuèrent à parler à tue-tête pour couvrir la voix de l'orateur qui leur avait succédé tandis que le public huait et lançait des quolibets, dans une atmosphère surréaliste... Qu'un Bruno Bilde, particulièrement choyé par le maire, puisse intervenir à sa guise, en éructant, on l'en connaissait capable. Qu'il cogna contre tout ce qui bougeait, et en particulier l'opposition, on n'en fut point surpris. Que sa haine le conduise à insulter D. Noël et M. Tondelier, on en eut une nouvelle preuve. Petit florilège de cette diarrhée verbale :
- "les bobos d' élus d'opposition absents sont probablement au ski, à Méribel ou Megève";
- "l'opposition est peureuse"
- à Marine Tondelier : "vous êtes une menteuse et une manipulatrice"
Il faut dire que la séance démarra par une demande d'excuse formulée par M Tondelier pour son collègue D Noël que le hargneux B. Bilde avait traité de "petit nazi" lors du conseil précédent. Le maire n'y prêta aucune attention...

Remarquez Briois ne fut pas en reste :
- "discours gauchiste", en s'adressant au communiste DN;
- il "veut donner un coup de pied aux fesses de DN" , ce que l'adjoint Sulzer traduisit par "un coup de pied aux urnes"...

Un autre adjoint, plutôt discret habituellement, Christopher Szczurek, ponctua nombre de ses interventions de "Marine, Marine, Marine" jouant sur l'ambiguïté de cette interpellation rappelant que Marine T ne manquait pas "de lui claquer la bise", il fut un temps... Briois fit remarquer qu'il faisait peut-être confusion avec une ancienne élue de Dalongeville. Quoiqu'il en fût, Marine T demanda au jeune élu frontiste de ne pas la tutoyer, ce que lui et le maire ignorèrent superbement...

La même Marine T fut plusieurs fois traitée de "féministe hystérique" par les Briois, Bilde et Szczurek. Notamment lorsqu'elle rappela, à l'occasion du rapport annuel sur l'égalité homme/femme, dont la présentation est obligatoire, que la discrimination existante à la mairie d'HB comme partout ailleurs, devait faire l'objet d'actions pour y remédier (formation, par exemple). Elle cita un tweet d'un élu FN d'une commune voisine (et recruté à la mairie d'HB), d'un machisme révoltant. Bilde s'offusqua que l'on s'attaquât ainsi à un agent municipal alors que MT avait bien précisé qu'elle visait l'élu... "Féministe hystérique" entendit-on parmi les conseillers et dans le public... 
Quelques minutes plus tard, Bilde et Briois livrèrent au public le nom d'un agent, auteur d'une "alerte" à MT, sur les dysfonctionnements en mairie, la conseillère ayant pris soin, en lisant le courrier, de ne pas livrer son nom... Dans la foulée, Briois fit également preuve de délation à l'égard d'une employée de mairie (qui a quitté son emploi), en citant son nom... Pas très beau tout cela !

On n'avait pas encore tout vu dans ce conseil municipal...
M. Tondelier présenta une motion de soutien aux employés de La Voix du Nord menacés d'un plan social de licenciements par le propriétaire, Rossel. Cette motion mettra le feu aux poudres. B. Bilde, littéralement hystérique, s'en prit violemment au quotidien et à son chef d'édition. La Voix du Nord n'est pas un journal d'opinion et sa prise de position contre le FN avant les élections régionales est inadmissible, vociféra-t-il. Le journaliste Pascal Wallart est aux ordres de son journal, lui-même sous la pression du Conseil régional (de l'époque), pourvoyeur de subventions... De longues minutes insoutenables pour ceux qui entendirent cette diatribe... Celui que l'on surnomme "le maire bis" (allez savoir pourquoi !) proposa un amendement ("amendement grotesque" David Noël dixit), adopté à l'unanimité moins 2 voix, bien sûr, qui dénaturait l'esprit de la motion initiale puisqu'il met en cause la "ligne éditoriale" du journal, responsable des difficultés du journal. 
La motion ainsi modifiée fut votée ! Du grand n'importe quoi ! J'ai plaisir à signaler la qualité des interventions des 2 élus de l'opposition sur le sujet. Nul doute que, lors de la diffusion dans "Complément d'enquête", apparaîtront bien leurs arguments étayés, face à la haine des intervenants frontistes pour tout ce qui s'oppose à eux...
Une autre motion présentée par l'opposition fut fallacieusement écartée : elle visait à soutenir une proposition de loi d'un député pour commémorer la résistance de mineurs incarcérés en 1941 pour avoir fait grève ("la session parlementaire est terminée" !). Un amendement, pourtant cohérent, de MT fut déclaré irrecevable parce que non envoyé dans les délais, alors que la motion présentée par le FN était déposée sur table en début de séance (sic !).

Au fait, le gros morceau de ce CM était le rapport d'orientation budgétaire... 

samedi 17 décembre 2016

Conseil municipal d'Hénin-Beaumont (16/12) : entendu et lu !

- Le maire d'HB a pris l'habitude de convoquer le conseil municipal le matin ou l'après-midi (ou même lors d'un pont) ou comme le jeudi 31 mars envisagé le matin puis fixé à 16h, ce 31 mars étant la journée de manifestation nationale contre le projet de loi sur la réforme du code du travail...
En général, les communes, et même les intercommunalités, organisent leurs réunions en fin d'après-midi afin de faciliter l'information des citoyens qui souhaiteraient assister à cet exercice démocratique. Les élus qui exercent un métier, par ailleurs, préfèrent remplir leur mandat en dehors des heures de travail (même s'ils disposent de facilités pour exercer leur activité d'élu). Par exemple, le CM de Lens avait lieu ce jeudi à 18h, celui de Beuvry, mardi à 19h, comme à Béthune (à 18h30), etc.
Le maire d'Hénin a répondu à une question de l'opposition en précisant qu'il ne tenait pas à ce que les réunions "se prolongent jusque 4 h du matin" (entendu par moi-même sur l'enregistrement vidéo de M. Tondelier). C'est peut-être la raison pour laquelle les élus FN ont quitté la séance de la communauté d'Agglo, vendredi soir à 22h50 (début de la réunion à 18H), alors que la réunion a pris fin à 23h30. Dure, dure, la fonction d'élu, surtout frontiste... 
Ajoutons que les commissions ont également lieu en pleine journée, ce qui n'est pas toujours évident pour les élus, pour la plupart, non professionnels...

- Le mépris de la légalité et, dans ce cas, des droits de l'opposition, est confirmé par l'obstruction faite aux questions orales de ladite opposition, comme le rapporte David Noël sur sa page Facebook : "Conseil municipal ce matin à Hénin-Beaumont. Steeve Briois persiste à nous interdire de lire nos questions orales. 
A la fin de la séance, alors que ma question orale sur le poste de directeur des affaires juridiques que j'avais déposée dans les délais était inscrite à l'ordre du jour et alors que la Préfecture du Pas-de-Calais, dans un courrier de réponse, avait rappelé que le maire n'a aucun droit de traiter une question orale en question écrite, Steeve Briois, par provocation et par défi envers la Préfecture a lancé : "Je transforme votre question orale en question écrite !"
Malgré mes protestations contre ce déni de démocratie, Steeve Briois et ses élus se sont levés, Bruno Bilde prétendant contre toute évidence que "c'est légal !"
Cette affirmation est évidemment mensongère. Je saisis à nouveau la Préfecture et engagerai un recours pour excès de pouvoir auprès du Tribunal Administratif.
Au moment de sortir, une conseillère municipale FN m'a lancé "Vous parlez de démocratie alors que vous interdisez notre crèche !" (AA : c'est le Tribunal administratif de Lille qui a pris la décision sur base d'un arrêt du Conseil d'Etat)
Je lui ai répondu que personne n'était dupe de leur volonté, à travers la crèche de Noël, de lutter contre le prétendu "grand remplacement". Leur dénonciation de l'islam s'inscrit dans la droite ligne de l'antisémitisme des fascistes des années 30. "Vous êtes des fascistes. Ça vous fait mal, mais la République est laïque depuis 1905 !" ai-je ajouté.
Bruno Bilde m'a alors injurié en me traitant de nazi pour avoir fait annuler leur crèche de Noël. "Vous êtes un nazi ! Vous êtes un petit nazi !"
Je vais évidemment porter plainte contre cet apprenti dictateur qui n'a que l'injure et la calomnie à la bouche et qui fait honte à notre ville."
AA : On notera, incidemment, qu'un élu FN a traité un autre élu de "nazi", alors que S. Briois m'a cité en diffamation pour avoir parlé de "nazification" en cours de la politique communale menée par le FN...

- La Voix du Nord de ce 17 décembre rapporte que : "l’adoption du nouveau plan local d’urbanisme a permis d’apprendre que l’installation de l’aire d’accueil des gens du voyage, derrière la future caserne des pompiers, n’était plus d’actualité" (la loi Besson rend obligatoire l'aménagement d'aires d'accueil pour les gens du voyage). A la lecture de cet article, on note que S. Briois s'est lâché : "J’espère que, pour le prochain gouvernement, il y aura une suppression de la loi Besson ! ". Un peu plus tard, il a, une nouvelle fois, dérapé : "la proximité des gens du voyage, ce n’est pas que du bonheur ! " Chassez le naturel, il revient au galop !