lundi 5 décembre 2016

Un week-end riche en péripéties...

- On ("on" ce n'est pas tout le monde, si vous voyez ce que je veux dire) est content que l'Autriche ne se soit pas laissé tenter, une seconde fois en 80 ans, par l'extrême-droite. Le nouveau président, centriste et écologiste (comme se le revendique Jean-Luc Benhamias en France), a su rassembler les partis traditionnels, en pleine déconfiture... Un clin d’œil aux écologistes français qui se divisent sur les alliances possibles, alors qu'ils ont la clef du renouveau progressiste, l'écologie paraissant l'alternative la plus crédible au socialisme et au libéralisme...

- En Italie, Matteo Renzi a été renvoyé à ses chères études (il en aura le temps puisqu'il va démissionner de son poste de premier ministre). Il a obtenu une large majorité contre son plébiscite, pardon : contre son projet de réforme constitutionnelle... Je ne veux pas juger du fond de la réforme car les avis les plus contradictoires ont été énoncés, mais de toute évidence c'est un rejet de la personne dont il s'agit... D.Cohn-Bendit assimilait ce matin, sur France Inter, les "coups de menton" de Renzi à ceux de Valls et conseillait à ce dernier de ne pas gouverner comme le premier. "On n'a pas toujours raison quand on gouverne" ajoutait-il et on s'honore de dire que l'on s'est trompé sur la forme ou le fond... 
On tremble à l'idée que l'opposition italienne soit constituée de Berlusconi (!), la Ligue du Nord (son chef étant cité comme "le cousin italien de M Le Pen" !) et le populiste "Mouvement 5 étoiles" de l'humoriste Bepe Grillo qui ne fait plus rire depuis qu'il se mêle de politique, tous revendiquant le pouvoir... Un potentiel "Italexit" inquiète...

- En France, on attend la démission du premier ministre, qui a décidé de se lancer dans la campagne des primaires de gauche (amputées des candidatures de Macron et Mélenchon, décidés à tenter leur chance, chacun de leur côté). Un nouveau chef de gouvernement gérera le pays sous les ordres d'un président sur le départ... Inutile de dire que nous allons vivre 5 mois et demi au ralenti...

- A Cuba, S. Royal, qui représentait la France aux funérailles du Lider maximo, a dérapé fortement en minimisant les atteintes aux droits de l'Homme dont se rendit coupable Fidel Castro... "Elle a peut-être forcé sur le rhum, dès son arrivée" ironisait Jack Lang ce matin... Je me demande si elle n'avait pas pris conseil, avant de partir, auprès de JL Mélenchon, grand admirateur du castrisme. Je recommande particulièrement à ceux qui vont critiquer (ou l'ont déjà critiquée) la ministre française, de ne pas oublier qu'embrasser sur la bouche un certain Vladimir Poutine est au moins aussi coupable que déraper à La Havane...

- Autre événement triste du week-end : la mort de Gotlib, Deconum rex, le « roi de la déconnade ». Son ami Yves Frémion (ex-chroniqueur du mensuel Fluide glacial, fondé par le dessinateur, en 1975) a souligné que Gotlib avait réussi « la synthèse parfaite entre l’humour juif new-yorkais, l’humour anglais et l’esprit français », Son oeuvre lui survivra, bien heureusement...

dimanche 4 décembre 2016

La Révolution est un mythe...

Je ne suis pas sûr que l'éditorial du Monde, ci-dessous, voyant, dans le renoncement de Hollande, l'espoir d'un renouvellement politique, soit justifié...
La rénovation des "mœurs politiques" passera forcément par :
- l'obligation d'exemplarité de ceux qui nous représentent, avec son cortège de mesures bien connues : limitation des cumuls de mandats, lutte contre les conflits d'intérêts, révision du mille-feuilles des institutions, rapprochement citoyens/élus, etc.
- la fin de l'illusion que l'on peut changer une société d'un coup de baguette magique. Ni la fin du capitalisme dévastateur, ni l'abrogation des lois sociales conquises de haute lutte par des générations ne peuvent être la panacée de demain. Il faut avancer, certes, avec un objectif annoncé, mais en mesurant que tout progrès se fera, pas à pas, au rythme de l'Homme et des hommes... 
En attendant...



2/12/2016
Editorial du « Monde ». 

Deux fois durant son quinquennat, François Hollande aura publiquement cédé à l’émotion. Au soir des tueries djihadistes de Paris, le 13 novembre 2015, il était apparu à la télévision visiblement ébranlé par cette « horreur ». Jeudi 1er décembre, c’est avec la même voix, blanche et nouée, qu’il a annoncé aux Français sa décision de ne pas briguer un second mandat en 2017. C’est dire, chez cet homme pourtant blindé contre l’adversité, la violence du choix auquel il s’est résolu. Le chef de l’Etat le sait mieux que personne : la décision qu’il a prise est sans précédent sous la Ve République.
A l’exception de Georges Pompidou, décédé durant son mandat, tous ses prédécesseurs se sont représentés au terme de leur premier septennat ou quinquennat. Le général de Gaulle en 1965, Valéry Giscard d’Estaing en 1981, François Mitterrand en 1988, Jacques Chirac en 2002 et Nicolas Sarkozy en 2012. Deux ont été battus (Giscard et Sarkozy), les trois autres ont été réélus, mais tous ont eu la volonté légitime de poursuivre leur tâche. Personne ne doute que l’actuel président était dans le même état d’esprit. Il en a donné témoignage à maintes reprises depuis qu’il est à l’Elysée.
Lucide et digne, son renoncement est l’aveu d’un échec. Echec personnel, d’abord. Hormis dans des circonstances dramatiques – l’engagement de l’armée française au Mali en 2013, les attentats djihadistes de 2015 et 2016 –, et quelles que soient l’intelligence et la sincérité de l’homme, le président « normal » François Hollande n’est pas parvenu à incarner pleinement, aux yeux des Français, la gravité de la fonction.

Abîmes d’impopularité paralysants
Echec économique et social, ensuite. Défendant et assumant son bilan, jeudi soir, le chef de l’Etat a revendiqué des avancées et admis des « retards » ou « certaines erreurs ». On comprend qu’il ne se soit pas appesanti. Mais personne n’ignore que, si la trop fameuse courbe du chômage – sur laquelle il avait imprudemment indexé son avenir – a commencé à s’inverser depuis un an, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de plus de 550 000 depuis mai 2012. Ce seul chiffre suffisait à le condamner.
Echec politique, enfin, qui résulte des précédents. Impuissant à convaincre de sa vision de la France et de la justesse de son action, il a rapidement basculé dans des abîmes d’impopularité paralysants. Pour les mêmes raisons, il n’a pas su empêcher son camp de se déchirer.
Depuis trois ans, une partie de sa majorité, révulsée par le tournant de la « politique de l’offre », contestait son autorité et récusait des choix qui ne figuraient pas dans son programme de candidat. Depuis plusieurs mois, son ancien collaborateur et ministre de l’économie Emmanuel Macron le défiait ouvertement, décidé à défendre en 2017, y compris contre lui, une autre façon d’inventer l’avenir. Ces derniers jours encore, le premier ministre, Manuel Valls, pointait sans ménagement le risque qu’une nouvelle candidature du président ne soit « bancale ou fragile », compte tenu de l’état d’esprit des Français, de la gauche et des socialistes.
Quoi qu’il lui en coûte, François Hollande est arrivé à la même conclusion, conscient « des risques que ferait courir une démarche, la [sienne], qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle ». Le risque, en effet, était de faire perdre la gauche, de ne pas se qualifier pour le second tour de la présidentielle et de reproduire, en pire, le traumatisme du 21 avril 2002. Encore aurait-il fallu qu’il remportât la primaire socialiste prévue en janvier. Or, rien n’était moins assuré.

Un renoncement qui est un empêchement
L’éventualité d’une telle humiliation, infligée par sa propre famille politique, lui a manifestement été insupportable. Son renoncement est, de fait, un empêchement. En passant la main, au moins François Hollande peut-il espérer éviter « l’éclatement de la gauche » et faciliter le « sursaut collectif des progressistes » qu’il a appelé de ses vœux. La responsabilité en revient désormais à une nouvelle génération.
Le 27 novembre, les électeurs de droite ont mis un terme à la carrière nationale de l’ancien premier ministre Alain Juppé. Le 20 novembre, ils avaient écarté l’ancien président Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, c’est le chef de l’Etat en exercice qui annonce son retrait, contraint et forcé.
Il y a vingt ans, dix ans et cinq ans, ces trois hommes avaient annoncé changement, réforme et redressement du pays. Chacun, à sa manière, paye le prix de ces promesses inabouties. C’est la cause première du fossé qui se creuse, toujours plus dangereusement, entre gouvernants et gouvernés. Espérons que les candidats de 2017 finiront par comprendre ce nouvel avertissement.

·         Jérôme Fenoglio (Directeur du "Monde") 


samedi 3 décembre 2016

Le FN : Jusqu'où iront-ils ?

On se souvient qu'il y a quelques semaines, le Conseil d'Etat avait autorisé, sous conditions, l'installation de crèches de Noël dans les bâtiments publics, "selon le contexte, lieu et existence d’une tradition locale". 
Le tribunal administratif de Lille était saisi par le conseiller municipal d'Hénin-Beaumont, David Noël, pour prononcer l'illégalité d'un arrêté municipal autorisant l'installation d'une crèche dans le hall de l'hôtel de ville, en décembre 2015. 
David Noël avait alors saisi le tribunal, soutenant qu’elle portait atteinte au principe de neutralité du service public et qu’elle violait la loi de 1905 qui instituait la séparation des églises et de l'état... Que cette crèche ne présentait aucun caractère festif, cultuel ou artistique particulier qui aurait permis de déroger à la loi...
Comme il le rappelle sur son blog, "l'année dernière, la crèche de Noël était située à l'intérieur de l'hôtel de ville, siège de la municipalité. Elle aurait pu être installée, comme cette année, sur le marché de Noël. La municipalité avait fait un choix contraire, et par ailleurs, aucune tradition locale ne justifiait l'édification d'une crèche en mairie". 
Il poursuit par un commentaire politique pertinent : "Personne n'est dupe et les réactions des sympathisants frontistes qui m'injurient sur les réseaux sociaux le démontrent avec une évidente clarté : Steeve Briois, pas plus que Robert Ménard, n'a jamais eu l'intention de "ravir les enfants et leurs parents" en édifiant cette crèche. Cette crèche de Noël installée en mairie d'Hénin-Beaumont avait d'abord pour but de revendiquer les "racines chrétiennes de la France" qui seraient menacées par "le grand remplacement arabo-musulman". En ce sens, l'installation de cette crèche de Noël relevait moins des festivités de Noël que d'une revendication politique de l'extrême droite nationaliste et identitaire". On ne saurait mieux dire ! Et pour confirmer le caractère démagogique de la procédure engagée, le FN a annoncé faire appel (""effet d'annonce "?) et engager une pétition (c'est certainement cela que le FN appelle une "consultation populaire" à ériger en principe de gouvernement !)... 
Et que dire de la conception de la Justice dans cette déclaration de S. Briois : " le tribunal administratif de Lille, connu pour être l’un des plus à gauche de France, témoigne ainsi d’une servilité toute particulière à l’égard de certaines formations politiques, au mépris du plus élémentaire principe d’indépendance". Et dire que ce parti, qui se réclame de Jean Moulin et Jean Jaurès, a la prétention d'exercer le pouvoir ! 

Et pour terminer, quelques commentaires toujours aussi haineux et hideux sur la page FB du "maire" d'Hénin (plus de 650 commentaires du même acabit !) : 

Raymond-yves Verdan ( Megève) Et les prières de rue on fait quoi? ?on tire dans le tas? ?
Michel Girard quand on est juge et socialo, violer la loi est un devoir!!! Pourritures de juges rouges!!!! A vomir
Laurence DS (Thionville) Et bien c'est de pire en pire avec ces gauchos collabo de l'islam ! Outrepasser cette ordonnance est la meilleure réponse, les français vous soutiendront !!
Eric Van-Labeke C est honteux d'aller chercher des métrage qui servent que bouc-émissaire pour faire certes plaisir à la communauté musulmane car dans le fond du problème c'est vraiment vouloir porter atteinte au christianisme et rien de plus et si les crèches les dérange rien ne les retiens ici.....
Pieraut Julien La justice française ... Une vraie mafia !
Dii Dody's Pas de crèche à Noël pas de viande hallal dans nos magasins



vendredi 2 décembre 2016

F. Hollande va rejoindre sa Julie...

Bien, la décision de François Hollande est toute à son honneur. Il s'est rendu compte qu'il allait à l'échec s'il se représentait et il l'a reconnu à un peu moins de 5 mois du 23 avril 2017.
Certes, il y eut des aspects positifs durant ce mandat (la lecture de la presse, ce matin nous rafraîchit la mémoire sur le sujet), mais insuffisants pour espérer faire "vibrer" les Français. Je me souviens avoir écrit au lendemain de son élection en 2012, que l'homme avait énormément de qualités, hormis celle de pouvoir être président : il était trop consensuel pour diriger un pays et la seule fois où il s'essaya à avancer contre vents et marées, il s'affala de tout son long dans l'incongruité que représentait la déchéance de nationalité... 
Cela dit, on mesurera plus tard que la décision de F. Hollande aura été un accélérateur de l'état de déliquescence où se trouve la gauche, incapable de redéfinir ce que devrait un socialisme du XXIème siècle. Certes, le débat date de la naissance du socialisme, mais les hommes de progrès avaient su faire taire, jusque là, leurs divergences devant les réalités du pouvoir... Je vous épargnerai, parce qu'elles sont évidentes, les différences fondamentales entre les Hollande, Valls, Macron et les Filoche, Lienemann, Hamon et Mélenchon... Cette absence totale de convergence atteint son point culminant au moment où la droite et l'extrême-droite n'ont pas ou plus ce souci d'absence de leadership. Et comment ne pas être désespéré quand on voit se profiler pour le second tour de l'élections présidentielle, l'ombre d'un candidat de la "casse sociale" et celle de la candidate de la "casse des libertés" et d' absence de programme crédible...
Ce n'est pas seulement F. Hollande qui est responsable du désastre dans lequel est plongée la gauche, ce sont tous ceux (politiques et intellectuels), incapables de renouveler l'idée de progrès, qui ont manqué à leur devoir d'exemplarité... La France va s'enfoncer dans une des périodes les plus noires de son histoire au cours de laquelle les libertés glanées par la gauche depuis plus de 2 siècles par des hommes qui incarnaient les Lumières, seront balayées par la droite et l'extrême-droite. Car, aussi loin que l'on s'en souvienne, ce ne sont pas ces dernières qui ont fait avancer la France (je mets à part de Gaulle dont on jamais su s'il était de droite ou de gauche...), mais l'ont fait reculer !
La décision de F. Hollande, en ce 1er décembre, n'est pas une bonne nouvelle. Elle va précipiter la descente de la France du progrès, des libertés et de la justice sociale dans un long tunnel dont il faudra attendre longtemps avant qu'on aperçoive, à nouveau, la lumière du renouveau...
Ce n'est pas Hollande qui a perdu, c'est la France... Ceux qui se réjouissent de la capitulation du Président n'ont pas bien compris ce qui va se passer maintenant...

Bon vent à F. Hollande : cet homme n'était pas à sa place et il aurait, pourtant, pu beaucoup nous aider...

jeudi 1 décembre 2016

Le Gorafi commenté...

Des extraits d'articles récents du Gorafi avec quelques commentaires de ma part...

- Devant l’incapacité des instituts de sondage à prévoir quoi que ce soit et à faire preuve d’un minimum de crédibilité, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a eu l’idée de se servir de leurs locaux pour accueillir les migrants. Une proposition qui a été acceptée à l’unanimité et avec enthousiasme.
AA : quid des locaux des journaux et des blogs qui prenaient les sondages pour argent comptant ? Ne pourraient-ils pas être réquisitionnés également ?

- Le candidat battu par François Fillon au second tour de la primaire de la droite a fait part de ses regrets par rapport à sa cotisation de deux euros qu’il juge « injuste »:
 « Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu, il faut accepter notre défaite pour pouvoir avancer et demander notre remboursement », a exprimé ce matin le grand perdant de ce dimanche devant un groupe de journalistes, en précisant : « ce sont deux euros que j’aurais pu utiliser pour améliorer ma campagne », toujours confus par rapport à l’idée de devoir débourser de l’argent pour aller voter. « En général, quand on donne de l’argent à quelqu’un, c’est pour gagner », précise-t-il.
AA : l'idée fait son chemin et les centaines de milliers des votants Juppé sont invités à demander à Fillon, par lettre recommandée avec AR, le remboursement de leurs 2 euros indûment versés...

- La police judiciaire a annoncé ce matin avoir retrouvé dans l’ordinateur personnel de Jean-Luc Mélenchon des centaines de photos de Fidel Castro nu.
AA : on dit que d'autres personnalités politiques y figureraient... Chantage en vue ou pur plaisir esthétique de la part de JLM ?

- Après la victoire de François Fillon sur Alain Juppé, les Français attendent maintenant la tenue de la primaire de la droite de la gauche.
« Nous sommes impatients d’avoir tous nos candidats de la droite de la gauche enfin déclarés » a annoncé le responsable de la Haute Autorité de la Primaire ouverte de la droite de la gauche. Tous les regards sont tournés vers Manuel Valls et Emmanuel Macron qui seront à coup sûr les représentants de cette droite de la gauche mais c’est sans compter la possible percée des centristes de gauche Hamon et Montebourg qui pourraient peut-être bousculer les lignes face à un François Hollande qui représentera un électorat de la gauche de la droite de la gauche. Reste que la droite de la gauche de la droite de la gauche cherche encore son candidat. Quant à l’autre primaire, la primaire de la gauche, faute de candidat, elle devrait être tout simplement annulée.
AA : on attend, outre la primaire du centre droit de la gauche, celle du centre gauche de la gauche (2 centres proches l'un de l'autre...).

mercredi 30 novembre 2016

Démocratie : que de crimes commet-on en ton nom !

Alors, résumons-nous :
- Des Anglais (dont 2 anciens "Prime ministers", Major et Blair) réclament un nouveau référendum sur le Brexit, arguant que l'on ne peut pas prendre une décision aussi importante que celle de quitter l'Union européenne, à une majorité aussi faible (51,9%).  Cela signifie qu'il faudrait qu'un minimum de "oui" soit requis pour valider une consultation populaire...
- Des Étasuniens réclament l'annulation des élections du 8/11 parce qu'il y a des soupçons de fraude dans 3 états, et un recomptage aura bien lieu dans le Michigan... D'autres demandent un changement de la Constitution, arguant de la contradiction entre le résultat officiel donnant Trump gagnant et les 2 millions de voix d'avance obtenues par Clinton...
- On se souvient que, début octobre, contre tous les pronostics, le non à l’accord de paix négocié avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) avait gagné le référendum en Colombie, avec 50,2% des voix. Négocié pendant quatre ans, l'accord prétendait mettre fin à un conflit long d’un demi-siècle. Finalement, un nouvel accord a été signé la semaine dernière et sera ratifié par le parlement colombien et non par référendum...
- En France, dans la primaire de la droite et du centre, il n'y a pas de contestation tant la victoire de Fillon est indiscutable (il a obtenu 2/3 des voix) mais ce n'est qu'une consultation interne. Cela pourrait se passer différemment à gauche, vu le nombre de candidats à la primaire et ceux qui se présenteront en indépendants... Mais encore une fois, il s'agit de "cuisine interne"... L'élection présidentielle, par contre, pourrait réserver des péripéties imprévisibles...

Ces exemples récents posent une question fondamentale : nos démocraties se distinguent-elles encore par l'existence de consultations populaires libres ? Faut-il consulter les citoyens alors que ceux-ci pourraient ne pas être d'accord avec l'orthodoxie en place ? En somme, le peuple est-il compétent pour donner son avis ? Est-il capable de discerner  ce qui est important (exemples de la Colombie et du Brexit), est-il cohérent lorsqu'il s'exprime (exemple des USA) ? 
En France à quoi devons-nous nous attendre, lors des prochaines présidentielles ?
Si Fillon gagne, un soulèvement populaire fera-t-il obstacle aux décisions qui seront prises en conformité avec les engagements du vainqueur ?
Si la gauche (qui ?) gagne, assisterons-nous à un procès en incompétence instrumenté par les perdants ?
Si le FN l'emporte, tout peut arriver pour contester le résultat : soulèvement de ceux qui auront perdu ? Intervention de l'armée ? Ou je ne sais quelle résistance intérieure ou extérieure ?

Alors, la démocratie, qu'est-ce qu'on en fait ? 

mardi 29 novembre 2016

Pour ceux qui ne savent pas encore que, au FN, le mot "humour", on ne connait pas !

Voici ce que l'on pouvait lire, hier, sur la page Facebook de S. Briois...



Aujourd'hui, la ville d'Hénin-Beaumont (élus, habitants, militants) souhaite un joyeux anniversaire à son maire, Steeve Briois. Un maire extraordinaire au service d'une ville exceptionnelle !

Oups ! Le maire se souhaitant un bon anniversaire à lui même, " maire extraordinaire" ! Quelqu'un avait-il pénétré le FB personnel du député/maire pour le ridiculiser ? Ou tout simplement Briois, dont les chevilles enflent au fur et à mesure que l'élection présidentielle approche pense-t-il qu'une place de ministre lui est acquise ? Evidemment ces vœux auto-proclamés ont fait le tour d'Internet et voici quelques messages (non frontistes, bien sûr) que j'ai relevés : 
 - cet été il ouvrira les flots du "Bord des eaux" de ses bras élevés vers le ciel tel un dieu et son peuple asservie s'agenouillera et louera son Maître (AA : le Bord des eaux étant l'endroit ou s'installe Hénin-plage, près d'une étendue d'eau artificielle). 
Eh, Narcisse, non t'es pas le plus beau, ton anniversaire, on s'en bat les flancs. Non t'as rien d'extraordinaire, pire, c'est l'inverse. Fais un effort, essaye de paraître intelligent, cultivé, instruit et qui sait, sur un malentendu ! (AA : commentaire sur le présent blog)
comment voulez-vous, M Alpern, ne pas avoir des poursuites pour avoir offensé un DIEU ! (AA : mail reçu)
- Même La Voix du Nord n'a pas raté l'occasion en titrant : "On n'est jamais mieux servi que par soi-même" et en commentant les vœux du maire à l'égard de sa propre personne de la façon suivante : "Stupéfiant exercice d’auto-célébration sur les pages facebook du maire d’Hénin-Beaumont et de la commune avec ces deux petites phrases écrites avec autant de retenue que de pudeur"  et reprenant les 2 phrases d'autocélébration reproduite sur la page FB... puis ajoutant  : "« La simplicité est la perfection de l'humilité » écrivait Fénelon... "
Evidemment, dès ce matin, prenant connaissance, notamment du commentaire du quotidien régional, Briois (ou un autre, même si la page est la sienne) ajoutait à son message d'heureux anniversaire une signature : "l'équipe web de Steeve Briois". De plus, il publiait une réponse à La Voix du Nord, aux termes très alambiqués desquels, il ressort qu'il n'est pas l'auteur des contenus de ses messages sur FB, que ce n'est pas lui qui s'est souhaité bon anniversaire, etc. Cela s'appelle "pédaler dans la choucroute" et faire pire que mieux en essayant de réparer une belle bévue. Ben oui, quand on fait croire à ses lecteurs que l'on est l'auteur de sa page FB personnelle et que l'on ne vérifie pas ce que d'autres ont écrit sous son nom, on s'expose à de telles erreurs (pour ne pas dire autre chose...). A se demander s'il gère les affaires de la commune de cette façon, aussi irresponsable...
Certes, l'absence d'humour du FN en général et de Briois en particulier, est bien connue, ce qui le porte à répondre au journal (dont il faut bien dire que le commentaire était d'une finesse certaine...) avec la même haine habituelle envers les médias en général et la VDN, en particulier : " La chasse à l’homme que vous effectuez à mon égard dépasse la raison et relève d’une véritable persécution", "vous polémiquez sur tout, toujours dans l’unique but de me nuire.." On mesurera la hargne mise à répondre à une simple remarque humoristique parmi tant d'autres (notamment sur le Web...)
Ajoutons que le manque d'humilité de Briois (ou de sa plume) avait déjà été prise en défaut, la semaine précédente, quand furent publiées sur cette même page (soi-disant personnelle) FB, deux photos comparant le sapin de Noël 2016 érigée par la municipalité actuelle avec celui de 2013 de la municipalité précédente. Là aussi, les commentaires avaient fusé faisant allusion à ces gamins qui, dans la cour de récréation comparaient leur sexe (jeu de mots avec sapin au féminin, en prime...) pour savoir qui avait le plus long...
Au FN, pour le cas où..., je signale que les trois lignes précédentes sont de l'humour... A "l'équipe web de S. Briois" de décoder pour explication au(x) chef(s)...