jeudi 28 août 2014

Chronique d'une défaite annoncée (3)


Le 1er décembre 2007 (http://alpernalain.blogspot.fr/2007/12/mettons-les-pieds-dans-le-plat-1re.html), j'expliquais pourquoi je voulais constituer une liste "sans étiquette" (j'étais Vert à l'époque) : " Devant la déliquescence des partis politiques de gauche, et plus particulièrement à Hénin-Beaumont et environs, l’heure est plutôt à la réunion des compétences et de l’honnêteté, qu’au jeu de partis décrédibilisés". Je passais les partis en revue et, concernant le PS je me lâchais : "s’il fut porteur d’une grande espérance à plusieurs reprises (Cartel des gauches, Front Populaire, Programme Commun, élection de F. Mitterand), depuis le congrès de Tours (1920), force est de constater qu’il ne dispose plus d’un corpus idéologique qui pourrait être porteur d’un projet politique cohérent avec les valeurs portées par la gauche. Car ces valeurs existent : justice sociale, solidarité, respect des droits de l’homme… Or le PS  a failli sur au moins 2 plans:

- Quand il a été (ou est encore) au pouvoir, il n’a pas su mettre en œuvre des politiques correspondant aux valeurs qu’il porte : la gauche aux commandes du pays n’a pas réduit les inégalités sociales, ni réformé la fiscalité, ni vaincu le chômage, ni répondu au sentiment d’insécurité, ni assuré la cohésion sociale en luttant contre l’exclusion, ni tenu compte de la diversité, etc…
- Seconde faillite de la gauche et du PS plus particulièrement . Incarnant des valeurs morales exemplaires, les hommes de gauche n’ont eu cesse de les bafouer : morale politique exécrable (Rainbow Warrior, écoutes téléphoniques illégales, financements occultes des partis…), déni de ses principes économiques (privatisations, place de l’argent-roi …), mise en place de baronnies locales avides de tactiques plutôt que de stratégie, ou dit plus crûment, soucieux de leurs intérêts particuliers que de l’intérêt général."

Rien n'a changé depuis 7 ans et l'on comprendra mes doutes de l'époque. Et je précisais le 2 décembre (http://alpernalain.blogspot.fr/2007/12/mettons-les-pieds-dans-le-plat-suite-et.html) que :
"la CAHC (AA : Communauté d'Agglo Hénin-Carvin dont le président était le "funeste" Facon) est le territoire de France où, lors des dernières élections législatives, le Front National a le moins régressé, et pire encore, a progressé dans certaines villes (dans la 14ème circonscription, celle où se présentait le Président de la CAHC, le FN a fait 41% au second tour, et 45%, à Hénin même !) Quand je parlais de faillite…Le système en place est depuis plusieurs années dénoncé, y compris par les socialistes, mais il est toujours là ! Comprenne qui pourra ! Ou plutôt, nous comprenons trop bien que la féodalité est un équilibre très fragile dans lequel suzerains et vassaux se tiennent par la barbichette". C'est ce système qui a perduré avec la victoire du FN à HB, au printemps 2014. Un peu plus loin, je mettais en cause la place accordée à la ville au sein de l'intercommunalité ("HB est bafouée") le bilan de G. Dalongeville, vice-président de la CAHC, étant désastreux là aussi.

Cette idée de ne faire confiance ni au PS, ni à Gérard Dalongeville m'obsédait à tel point que, sentant le danger arriver, j'écrivais à MN Lienemann (http://alpernalain.blogspot.fr/2007/12/lettre-ouverte-marie-nolle-lienemann.html) que, ayant " assisté, depuis 7 ans aux dérives de la vie politique héninoise, j’en tire les conclusions suivantes :
Les partis politiques ont failli : notamment le principal d’entre eux, le PS. Ce dernier n’a pas su gérer la situation : la défaite en 2001 de P.Darchicourt, le très mauvais mandat du Maire actuel, la non-reconnaissance de la section officielle, l’impéritie du Député-Président de l’Agglomération ont provoqué la montée du mécontentement populaire, et un vote-refuge potentiel vers le FN.
- Nous avons besoin de partis politiques pour assurer la vie de la démocratie. Mais il nous faut des hommes et des femmes probes et honnêtes. Or, la plupart de ceux qui sont sur la scène politique, aujourd’hui, ont perdu la confiance des électeurs, parce qu’acteurs de la pièce dramatique que j’évoquais, ci-dessus."

Et je réitérais ma demande à MN Lienemann de prendre la tête d'un rassemblement le plus large possible, y incluant éventuellement le maire. Je prêchais dans le désert, car la décision avait déjà été prise par le PS de soutenir Dalongeville et MNL ne souhaitait pas contrevenir aux ordres de D. Percheron. Je rappelle que personne ne parlait encore de malversations, même si quelques soupçons se faisaient jour. Ce qui était dénoncé au grand jour, c'était la gestion calamiteuse du maire qui, de plus, concentrait tous les pouvoirs.
A l'époque, l'Alliance Républicaine (Daniel Duquenne, Georges Bouquillon, Christine Coget...), que je rencontrais régulièrement, était sur la même longueur d'onde que moi...


mercredi 27 août 2014

Chronique d'une défaite annoncée (2)


Conscient que le bateau tanguait, le PS avait trouvé opportun de faire venir MN Lienemann à HB et je me suis exprimé à ce sujet le 16 novembre 2007 (http://alpernalain.blogspot.fr/2007/11/marie-nolle-lienemann-hnin-beaumont.html) :
"Marie-Noëlle L m’avait annoncé le 18 octobre dernier sa décision de venir soutenir le Maire de la ville. Elle souhaitait que je la rejoigne, appuyée par D. Percheron qui passait (par hasard ?) par là. Je lui ai répondu qu’il s’agissait, une nouvelle fois, d’une grave erreur de la part du PS, dans sa gestion politique de la " question héninoise " et je me suis permis de lui conseiller de venir, d’abord, prendre le pouls des habitants et constater le rejet de Gérard Dalongeville. Je pense qu’elle n’en a pas tenu compte, puisque le 9/11 dernier, elle me confirmait sa décision. J’ai, de nouveau, refuser de la suivre."

Pour moi, cette candidature, dès le départ, était "plombée" pour 2 raisons :
- D. Percheron n'aimait pas MN Lienemann, cette "gauchiste" n'étant pas soluble dans la social-démocratie prônée par le président du conseil régional;
- et donc, il n'était pas question qu'elle s'oppose à Dalongeville. Je ne sais pourquoi mais Percheron était obnubilé par GD et estimait qu'il était le seul à pouvoir s'imposer (il n'a pas eu tort, en 2008, a-posteriori). MNL ne devait donc servir que de caution morale à une candidature Dalongeville.
- il faut dire que MNL n'avait qu'une ambition : être élue député européenne. En compensation de sa venue sur HB, elle obtint la tête de liste dans la circonscription. D'où, ensuite, une fois élue au Parlement européen, et bien que première adjointe à Hénin, son absence et son désintérêt pour ce qui concernait HB. Ce qui arrangeait les affaires de GD. Il faut ajouter que Marie-Noëlle L n'était pas dupe de ce qui se passait en mairie. Elle n'eut pas plus de succès que moi quand elle en faisait part à D. Percheron ou à Serge Janquin, alors premier secrétaire fédéral. Ce dernier écoutait, approuvait, mais ce n'était pas lui le véritable chef. On se doutait à l'époque, on en est sûr maintenant, que la chute de Dalongeville pouvait faire apparaître au grand jour les turpitudes qui ont commencé à se révéler depuis 2011 et devraient se préciser dans les mois prochains.

J'écrivais ce jour-là que, déjà, en 2001, MNL avait obéi aux ordres du parti et avait perdu :  "Toute modestie mise à part, je peux vous confier que j’avais rencontré MNL, en août 2001, dans un restaurant de Saint-Jean de Monts (Vendée), désireuse de connaître mon avis sur sa venue, à Béthune, pour les législatives de 2002. A l’époque, elle disait qu’elle serait obligée de prendre Jacques Mellick, comme suppléant (j’étais un farouche détracteur de l’ex-Ministre, estimant que certaines de ses valeurs n’étaient pas les miennes, notamment en matière de probité politique). Je lui avais dit, que, soutenue par Jacques Mellick, elle perdrait, pour la simple raison, que les communistes de Lillers votaient systématiquement pour la droite, quand au second tour, il y avait JM. Ce fut le cas, MNL perdait, de quelques centaines de voix, une élection qu’elle aurait dû gagner, si elle avait eu un autre suppléant. J’ai l’impression de revivre un scénario similaire : encore une fois, contrainte de le faire, MNL mise sur le mauvais cheval".
Les mêmes préventions contre Dalongeville n'ébranlèrent pas l'ex-égérie de la Gauche socialiste (le fameux trio avec Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon) qui, je pense, savait que j'avais raison, mais qui devait obéir à des considérations d'"intérêt supérieur du parti"...

- je ne pouvais m'associer à MNL : "Je suis candidat aux élections municipales d’Hénin-Beaumont, parce que le FN est un danger pour la ville et parce que le bilan du Maire sortant est mauvais. De ce fait, si Marie-Noëlle Lienemann confirme son intention de soutenir Gérard Dalongeville, je ne pourrai être à ses côtés".
- le bilan du maire était négatif : "absence de projet, centre ville abandonné, Beaumont dévastée, cadre de vie négligé, population désespérée, finances délabrées, etc… . Comme j’ai eu l’occasion de le lui dire, dès l’été 2005, il a mal géré la ville, et il n’a pas su confirmer les espoirs qui avaient été placés en lui. Pourtant il avait des atouts : sa jeunesse, sa courtoisie, l’ambition, mais quelle déception ! "

Et j'ajoutais une phrase prémonitoire, que j'ai ensuite répétée jusqu'à plus soif et, qui, aujourd'hui, aux lendemains de la victoire du FN est mon leit-motiv quotidien : "Ont également failli, tous ceux qui, aujourd’hui, se présentent comme alternatives, mais qui ont participé, à un moment ou à un autre, au jeu politique héninois" !






mardi 26 août 2014

Le temps des stratégies personnelles.


Dans quelques heures, la France aura un nouveau gouvernement. Point n'est besoin d'attendre pour constater que des hommes politiques se positionnent pour l'après-Hollande, d'autres rampent pour devenir ministres. Au premier rang des premiers : Arnaud Montebourg.
Cet avocat de profession, excellent orateur et homme de communication, n'a pas toujours eu de choix heureux ces dernières années : porte-parole de Ségolène Royal en 2007, combats souvent perdus au sein du gouvernement (demande de nationalisation d'Arcilor, soutien raté de Siemens pour reprendre Alstom, patriotisme économique... ), ce chantre de la démondialisation (elle-même tombée aux oubliettes), A. Montebourg, fut le laudateur du mandat unique avant de succomber aux charmes du multi-mandats (député et conseiller général). Cette propension à se mettre en avant, quitte à se renier sans vergogne, l'a conduit à accepter de devenir ministre de l'économie du gouvernement Valls en avril dernier, et, à ce titre, il était chargé de gérer le pacte de responsabilité. Que 5 mois après, il décide que ce pacte n'est pas une bonne chose, fait frémir sur les convictions politiques de l'homme. Qu'en avril, il ait accepté ce pacte qui attribue 41 milliards d'euros, sur 3 ans, aux entreprises et que, subitement, il y a quelques jours, il décide que non, finalement, la politique de l'offre (doper les entreprises et les rendre, soi-disant, plus compétitives) ce n'est pas ça, rien ne vaut une politique de la demande (augmenter le pouvoir d'achat), cela fait très opportuniste. Ce n'est pas le lieu ici de disserter sur ces 2 options économiques, mais doper le pouvoir d'achat, c'est ouvrir la porte aux produits étrangers, avec toutes les conséquences dommageables pour l'économie française. Il est vrai que l'argent distribué aux entreprises sert, pour l'instant, au comblement de trésorerie plutôt qu'à l'investissement (on se rappellera, à ce sujet, les promesses d'embauches non tenues par les restaurateurs quand le gouvernement Fillon a baissé la TVA...).
Ce qui interpelle, c'est ce revirement de Montebourg. Pour se faire entendre (et il y a réussi), il a choisi de critiquer ouvertement les choix du gouvernement auquel il participait en tant que maître d'oeuvre de la politique économique, politique dont il avait accepté d'endosser le credo quelques mois auparavant. La sanction était prévisible, au risque d'entamer la crédibilité de Hollande, déjà bien mise à mal. Cette incohérence masque mal la volonté de Montebourg de se positionner en tant qu'alternative à François Hollande. Pariant sur un échec, plus que prévisible, du quinquennat, tout en essayant de neutraliser son adversaire putatif, Manuel Valls, il persévère dans ce qui semble sa constante : la recherche du pouvoir envers et contre tout... Je ne suis pas sûr que les Français soient dupes de ces manœuvres...
Benoît Hamon, allié de Montebourg, lors du Congrès de Reims des socialistes, en 2008, semble avoir trouvé, dans son départ du gouvernement, une occasion de se replacer dans les jeux internes du PS et se verra, dorénavant, appliquer l'étiquette d'opportuniste également. Le bateau coule : ceux qui veulent sauver leur peau partent les premiers.
Aurélie Filipetti a décidé de se joindre aux 2 précédents en ne présentant pas sa candidature pour le prochain gouvernement. Cela enlève une épine du pied à Manuel Valls qui ne souhaitait pas la reprendre. Ceci expliquant cela...
Les Verts (Canfin et Duflot) sont sortis du gouvernement, il y a quelques semaines. Mais ceux qui espéraient devenir ministres, en avril dernier, voient, dans Valls 2, l'occasion de briguer un maroquin ministériel inespéré. Ne doutons pas que si leur quête est entendue (mais ils crient tellement fort qu'il n'y ait pas de raison qu'elle ne le soit pas...), les Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili, François de Rugy, voire Denis Baupin, seront exclus du parti, séance tenante. Rappelons pour parfaire le tableau, que, après les départs de figures historiques (Mamère, Blandin...), cela porterait un coup fatal au parti écologiste. Quant à l'image des parlementaires renégats...
Il se dit que Jean-Michel Baylet, patron du PRG, serait également partant pour un portefeuille ministériel. N'en rajoutons pas en rappelant le chiffon rouge agité, ces derniers jours, par le parti radical, à sa participation à la majorité, parce qu'il ne souhaite pas d'une suppression des départements (il faut dire qu'une partie de ses élus sont conseillers généraux...).

Chronique d'une défaite annoncée (1)


A travers ce blog, j'ai essayé de dépeindre, au fil des années, comment, depuis la fin des années 90, la victoire du FN, acquise lors des élections municipales de 2014, était inéluctable tant les politiciens qui ont géré cette ville ont tout fait pour qu'il en soit ainsi.
Je reprendrai donc, ici, toute cette histoire à travers les articles quotidiens que j'ai pu consacrer à près de 7 ans de vie politique héninoise. Pour parfaire cette histoire, il faudrait reprendre, non seulement les posts, mais également les commentaires, souvent éclairants, des lecteurs. C'est un lourd travail, mais j'essayerai, dans la mesure du possible de m'y référer. De la même façon, j'espère que ceux qui ont vécu cette histoire voudront bien apporter leur pierre à l'histoire de cette longue dérive.


J'ai décidé de venir m'installer à Hénin-Beaumont courant 2005 pour 2 raisons :
- ayant été élu en 2004 au Conseil régional, il me semblait plus judicieux de me rapprocher de Lille que de continuer à vivre à Béthune, ma ville natale; j'y avais été élu conseiller municipal d'opposition, Jacques Mellick ayant été devenu maire, à nouveau, lors d'une élection partielle, en 2002, suite à l'annulation du scrutin de 2001. Je m'étais battu contre lui et ses dérives à partir de 1995, quand je suis entré en politique, et qu'il fut condamné à une inéligibilité de 5 ans pour son faux témoignage dans l'affaire VA-OM, par lequel il essaya de disculper Bernard Tapie. Et la façon dont J. Mellick traitait son opposition était particulièrement désagréable;
- la présence menaçante du Front National dans la ville.
 Et la gestion de la ville par Gérard Dalongeville ne me semblait pas propre à empêcher le FN de l'emporter lors des municipales de 2008. Aussi, avais-je décidé de me présenter à ces élections et c'est tout cela que j'expliquais dans mon premier post du 3/10/2007 : http://alpernalain.blogspot.fr/2007/10/ma-candidature-aux-lections-municipales.html

Se balader en ville faisait (fait, devrais-je dire) apparaître tous les problèmes auxquels sont confrontés les habitants. Ni Dalongeville, ni ses successeurs n'ont accordé la moindre attention à ces constats sur l'éclairage public, la collecte sélective des déchets, notamment les poubelles à temps plein sur les trottoirs, les immeubles collectifs et le bien-être de ses habitants ((http://alpernalain.blogspot.fr/2007/11/quelques-constats-sur-notre-ville.html).
Or, qui niera que le quotidien des gens devrait être une priorité numéro 1 ? Personne ne semble l'avoir compris...

lundi 25 août 2014

Si Le Gorafi le dit...

Marine Le Pen efface son dernier lien « sex interracial » dans son historique internet 


Selon le Canard Enchaîné de ce mercredi, la présidente du Front National aurait procédé dans la nuit de dimanche à lundi à une suppression express d’une partie de son historique de navigation. En cause : un lien « coquin » qui pourrait coûter cher politiquement à Marine Le Pen s’il venait à être confirmé publiquement.
Une erreur stratégique
L’hebdomadaire dit tenir son information explosive d’un proche du vice-président du F.N. Ce dernier, qui partage sa vie avec la fille de Jean-Marie Le Pen depuis 2009, aurait surpris sa compagne en train de supprimer l’adresse internet d’une vidéo X trouvée grâce aux mots-clés « sex » et « interracial ».
Une découverte qui aurait fait enrager le n°2 du Front National selon le Canard qui précise : « Lorsque Louis Alliot a vu ça, il était 02h00 du matin. Des objets ont VOLÉ dans le bureau de Marine Le Pen. Des insultes ont fusé. Le couple reprenant son calme à l’aube seulement. »
Interrogé ce matin, Bruno Gollnisch, le député européen d’extrême-droite, a jugé « gravissimes » les faits rapportés par le journal satirique : « S’il s’avère que cela est bien arrivé, Marine devra en répondre devant les militants qui doivent se sentir floués ce matin. »
Si cet épisode a provoqué un séisme à la tête du FN, ce n’est pas tant pour des questions d’éthique conjugale que pour des raisons de politique politicienne comme le décrypte pour nous Dominique Reynié, professeur à Sciences Po : « La base du FN va interpréter ça comme un « Faites ce que je dis, pas ce que je désire secrètement le soir en cachette. Un double discours qui pourrait faire perdre des voix lors du prochain scrutin. »
La riposte Marine


Consciente du risque politique qui pèse sur elle avec cette révélation, Marine Le Pen a immédiatement publié sur son skyblog des captures d’écran de son historique pour prouver son intégrité idéologique. Un historique dans lequel on peut découvrir les liens « White+ass+Fat+man », « XXX – White skinny boys vidéos » ou encore «Kiss+Fake Hugh Jackman+Love to death ».
Quant à savoir si cette communication de crise parviendra à étouffer le mécontentement des électeurs FN, la patronne du parti devrait être fixée avec les prochains SONDAGES sur les cotes de popularité des politiques.
La Rédaction

AA : Voici comment Le Gorafi se présente sur son site :
"Le Gorafi est né après un conflit d’intérêts avec les créateurs du Figaro en 1826.
Jean-René Buissière, journaliste dyslexique, tente alors de créer son propre journal, transformant Le Figaro en Le Garofi. Mais, dyslexique, il écrit « Gorafi ». La faute est restée et est entrée dans l’Histoire.
Le Gorafi se veut impartial et irréprochable.
Tous les articles relatés ici sont faux (jusqu’à preuve du contraire) et rédigés dans un but humoristique. L’utilisation de noms de personnalités  ou d’entreprises est ici à but purement satirique."

dimanche 24 août 2014

Clap de fin pour le Racing-Club de Lens ?


Le Racing-Club de Lens est-il en train d'agoniser ? Difficile d'écrire ces mots quand on a été, soi-même, un supporter assidu du club, malgré ses propres impératifs de la vie et en dépit des hauts et des bas de l'équipe...
Le fait est que Gervais Martel, l’emblématique président, s'est fait balader par le sponsor azéri, Mamadov. Non qu'il faille voir obligatoirement tromperie de la part de cet homme d'affaires d'un pays, l'Azerbaïdjan, dont le moins que l'on puisse dire est qu'il s'agit d'une dictature bien ancrée, mais, parce que dans ce type de régime, l'argent acquis dépend du bon vouloir du despote et qu'il vaut mieux être bien en cour pour continuer à prospérer dans les affaires. Le pétrole de la mer Caspienne a enrichi, après l'indépendance, quelques hommes, bien introduits auprès du pouvoir népotique (le fils Aliev ayant succédé à son père), et, parmi eux, Hafiz Mammadov, qui a construit un empire dans le domaine du pétrole, du BTP et du transport. Ses atermoiements actuels à remplir ses promesses vis-à-vis du RCL, semblent indiquer qu'il ait quelques difficultés dans ses affaires : euphémisme qui laissent bien mal augurer de l'avenir du club lensois. Quoiqu'il en soit, après avoir gagné, difficilement, le droit de rejouer en Ligue 1, le contrôle de gestion (DNCG) du foot français a émis des doutes sur la capacité financière du club. Le pauvre Martel s'est démené, tant et si bien que, sous réserve que le sponsor fournisse la "modique" somme de 4 millions d'euros, Lens pourra jouer en Ligue 1. Le problème est que l'argent n'est pas arrivé et que, sans lui, pas de recrutement possible (les transferts prenant fin au 1er septembre minuit). La manne espérée la semaine prochaine suffira-t-elle à trouver des joueurs de qualité pour espérer survivre sportivement ? On peut en douter... Le fier et talentueux entraîneur lensois, Antoine Kombouaré, ne jettera-il pas le gant, faute de pouvoir disposer d'un effectif permettant de figurer honorablement ? On peut le craindre... L'équipe actuelle est celle de la saison dernière qui évoluait en Ligue 2 et eut beaucoup de mal pour assurer la remontée. Sachant que 2 des meilleurs joueurs sont partis cet été et que 2 autres sont blessés (El Jadeyaoui et Yaya), on craint le déplacement de cet après-midi à Lyon, où une défaite sévère pourrait avoir des répercussions tragiques.
Si, sur le plan sportif, on peut fortement douter de la survie du club en Ligue 1, sur le plan financier, on a tout à craindre de la suite de saison... et, à vrai dire, je ne pense pas que Lens pourra terminer le championnat... Bien sûr, je ne dispose pas des éléments financiers pour étayer cette impression, mais la trésorerie semble bien mal en point...

Je voudrais terminer ce douloureux constat par 4 remarques :
- On peut légitimement se demander si nous en serions arrivés là où nous en sommes, à savoir au fiasco probable, si Guy Delcourt, quand il était maire, avait soutenu le club comme l'avait admirablement fait son prédécesseur André Delelis. Ce dernier, non seulement, avait fait profiter Gervais Martel de son carnet d'adresses, mais il aimait le foot et avait soutenu moralement l'équipe. On ne peut en vouloir à G.Delcourt de ne pas aimer le foot, mais quand on est lensois, et premier magistrat de la ville, on a des obligations...
- On ne peut que louer la pugnacité et l'engagement de G. Martel. Ce dernier a mis en cause ses propres deniers par amour pour son club. Est-ce le moment de lui reprocher ses différents choix malheureux sur le plan sportif : Papin, Roux, Courbis... autant de célébrités passées par Lens, mais remerciées rapidement ! Pas sûr que le sort du club eut été changé si ces erreurs n'avaient pas été commises...
- Quelle erreur d'avoir procédé à la réfection du stade Bollaert-Delelis pour l'unique raison de quelques matchs de Championnat d'Europe en 2016 ! Non seulement, il s'agit de gaspillage d'argent public (et, en tant qu'élu, malgré mon amour du club, j'avais voté contre la subvention du Conseil régional), mais les conséquences en sont graves : une saison à jouer les matchs "à domicile" à l'extérieur avec une perte de recettes conséquente, un coup porté à la solidarité sportive régionale, puisque ni Lille, ni Valenciennes n'ont voulu prêter leur stade et que c'est à Amiens que le RCL jouera ses matchs (sauf 3 d'entre eux prévus au stade de France) : qui s'offusquait que l'on puisse rattacher la Picardie à la région NPDC ? N'insistons pas, mais que Percheron, Aubry et les maires de Lens n'aient pu se mettre d'accord, alors qu'ils appartiennent au même parti politique, fait douter encore plus de la politique telle qu'elle est pratiquée chez nous...
- Comment concevoir l'avenir économique de Lens et de l'ex-Bassin minier, sans cette équipe de haut niveau qui faisait battre le cœur de dizaines de milliers de "Nordistes" et forçait l'admiration de la France entière à l'évocation de son public et de la ferveur de ses supporteurs ? Un territoire déjà exsangue pourrait s'enfoncer encore un peu plus si le malheur annoncé se confirmait.



samedi 23 août 2014

"Quelle connerie la guerre !"


La citation de Prévert n'a jamais été autant d'actualité quand on lit l'article des journalistes du Monde, ci-dessous...
Certes, elles écrivent, elles-mêmes, qu'il faudra des mois d'enquêtes, quand les combats seront terminés, pour connaître l'ampleur des violations du droit international.  Mais, à vrai dire, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement, les guerres n'ayant pas d'autres buts que de rendre raison à l'adversaire et, ce faisant, crimes de guerre et exactions sont inhérents aux conflits armés. Y a-il jamais eu de guerre propre ? Bien sûr que non... 
On sait très bien que pour éviter les horreurs, la seule solution c'est... qu'il n'y ait plus de guerre ! On rappellera ici comment les"pacifistes" de 1914 ont été emportés dès le début de la première guerre mondiale, au lendemain de l'assassinat du plus pacifiste d'entre eux, à savoir Jean Jaurès...
Le pacifisme, puisque de guerre propre il ne saurait y avoir, restera-t-il une utopie ? Ne verra-t-on pas un jour les risques de conflit gérés par les hommes de bonne volonté, la médiation et la sagesse des dirigeants ? Osons y croire, mais tant que religions, nationalismes et argent-roi mènent la danse, l'échéance est lointaine... 



 daté du 23 août 2014

ENQUÊTE

Guerre de Gaza : le droit international a été violé



Nos journalistes ont enquêté sur les exactions et crimes de guerre commis par Israël et les factions palestiniennes 
Gaza, Jérusalem Envoyées spéciales


A la faveur d'une trêve de neuf jours dans la bande de Gaza, les organisations des droits de l'homme palestiniennes ont entamé un difficile travail d'enquête sur une guerre qui a déjà fait plus de 2 000 victimes. En attendant que les ONG internationales, dont Amnesty International et Human Rights Watch, obtiennent l'autorisation de se rendre à Gaza, qu'elles réclament à Israël depuis le 8 juillet, elles sont seules sur le terrain. La reprise des hostilités, mardi 19 août, complique leur tâche, dispersant à nouveau les témoins dans des dizaines de refuges.
Il faudra des mois pour étayer les allégations de violations du droit international humanitaire (DIH) par les deux camps. Des centaines de récits, qui mélangent parfois l'horreur d'un vécu aux rumeurs entendues, restent à démêler, et certains secrets, jalousement conservés, à percer. Le 23 juillet, Navi Pillay, la commissaire aux droits de l'homme des Nations unies, avait estimé que des " crimes de guerre " pourraient avoir été commis par les deux camps. Leur responsabilité sera jugée à l'aune des principes inscrits dans les conventions de Genève.
Les principes du DIH exigent des belligérants de faire la distinction entre civils et combattants et entre cibles civiles et militaires ; de prendre les précautions nécessaires pour éviter de toucher les civils et d'appliquer le principe de proportionnalité. L'attaque d'une cible militaire est illégale si elle peut toucher des civils, sauf si les dommages civils sont jugés proportionnés à l'avantage militaire direct et concret attendu de l'attaque. " Le DIH s'applique aux parties indépendamment de son respect ou non par l'autre partie ", souligne Haggai Elad, le directeur exécutif de l'ONG israélienne B'Tselem. Le Monde a mené sa propre enquête, non exhaustive.

Allégations contre Israël

Des habitations civiles devenues des cibles militaires. Le 12 juillet au soir, dans le quartier de Chadjaiya (est de la ville de Gaza), Tayssir Al-Batch, le commandant de la police du Hamas, a été visé devant la maison de son cousin. Au moins 18 membres de la famille, dont quatre femmes et six enfants, ont été tuées dans le bombardement qui a soufflé 6 maisons. Au prix de nombreuses morts civiles, Tsahal a plusieurs fois attaqué les résidences des membres du Hamas et du Jihad islamique, définies comme cibles militaires. Or, indique Mahmoud Abou Rahma, du Centre palestinien pour les droits de l'homme Al-Mezan, la présence d'un combattant dans une habitation n'en fait pas une cible militaire. " Une maison peut perdre son statut civil si elle est utilisée pour stocker des armes et sert de centre opérationnel. " Et, même dans ce cas, " il faut respecter le principe de réponse proportionnée (…) et limiter le nombre de victimes civiles ".
Des mesures préventives insuffisantes. " Vous avez cinq minutes pour fuir. Prenez les enfants. " Le message envoyé le 8 juillet par Tsahal à la famille Al-Kaware de Khan Younès n'a pas suffi. Huit de ses membres ont été tués dans le bombardement de la maison. Les organisations des droits de l'homme jugent insuffisants et trop tardifs ces avertissements, comme les frappes d'alerte sur les toits des immeubles visés, technique du " knock on the rooftop ", et les ordres d'évacuation de quartiers entiers. " Pour être conformes au DIH, les avertissements et ordres d'évacuation doivent inclure des indications précises sur la façon et l'endroit où se mettre à l'abri ", estime B'Tselem.
Des quartiers entiers devenus cibles militaires. " Le 1er août, à 9 h 50, les Israéliens ont commencé à bombarder avec des F-16, des drones et des chars les quartiers est de Rafah. Les ambulances ne pouvaient pas se déplacer. Les habitants ont reçu des SMS leur disant de ne pas quitter leur maison. L'hôpital Al-Najjar, ciblé, a dû être évacué. Près de 200 personnes ont été tuées ", raconte Mohammed Abdallah, enquêteur d'Al-Mezan.
Selon le journaliste israélien Amos Harel, le bombardement de Rafah a suivi le déclenchement par l'armée du protocole Hannibal pour retrouver le sous-lieutenant Hadar Goldin, enlevé le matin par des combattants palestiniens. En trois heures, la ville a essuyé plus de 1 000 obus d'artillerie et 40 attaques aériennes, sans qu'il y ait eu d'ordre d'évacuation préalable.
Des humanitaires et personnels de santé visés. " Le 25 juillet, on a reçu un appel d'une de nos ambulances. Les soldats israéliens avaient tiré sur son conducteur, Mohammed Al-Abadla, à Al-Karara. Trois équipes parties sur place se sont fait tirer dessus. On a demandé à la Croix-Rouge internationale d'organiser une coordination avec l'armée israélienne. Ça a pris vingt minutes, il est mort ", raconte Salem, un instructeur du Croissant-Rouge palestinien à Khan Younès.
Plusieurs équipes médicales mais aussi des hôpitaux ont été ciblés. Les bombardements ont également visé six écoles de l'agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés palestiniens, l'UNRWA. L'attaque de l'école de Rafah, le 3 août, que l'organisation impute à Israël, a tué neuf réfugiés et un gardien.

Allégations contre les factions palestiniennes



Les civils israéliens délibérément ciblés. Les factions palestiniennes ont tiré plus de 3 500 roquettes et obus de mortier sur le territoire israélien, faisant trois victimes civiles. Le Hamas a désigné " tous les Israéliens ", civils et militaires, comme cibles potentielles.
Mise en danger de la population gazaouie. L'armée israélienne affirme, vidéos à l'appui, qu'au moins 1 600 des 3 500 roquettes lancées sur son territoire l'ont été depuis des zones résidentielles, dont des mosquées ou des écoles. Des entrées de tunnel ont été découvertes dans des bâtiments civils. L'UNRWA a annoncé avoir retrouvé des roquettes dans deux de ses écoles désaffectées. Des équipes de télévision de France 24 et NDTV (Inde) ont filmé, les 1er et 5 août, la mise en place d'un lanceur de roquettes par des hommes en civil et des lancers de roquettes à proximité d'un hôtel du centre de Gaza abritant la presse internationale.
Par soutien à la résistance ou crainte de représailles, peu de Palestiniens acceptent d'évoquer ces " secrets de guerre ". Un habitant de Chadjaiya a indiqué au Mondequ'un atelier de fabrication de roquettes, jouxtant son immeuble, a été détruit dans un raid aérien, et des explosifs ensuite stockés dans sa cour.
Aucune preuve de boucliers humains. Le 9 juillet, un porte-parole du Hamas a salué la décision d'habitants de se poster sur leur toit pour protéger les habitations d'une attaque et appelé la population " à adopter cette pratique ". Le ministère de l'intérieur palestinien, lié au Hamas, a invité, le 12 juillet, la population à ne pas se conformer aux ordres de l'armée israélienne d'évacuer les " zones militaires fermées ".
Aucun témoignage ne permet d'établir que la coercition a été employée. Des milliers de personnes ont pu fuir les zones de combats. Ceux qui sont restés disent avoir eu peur de se mettre en danger, craindre de ne pas retrouver leur maison et ne se sentir en sécurité nulle part, pas même dans les écoles de l'UNRWA.
Menaces et exécutions de collaborateurs présumés avec Israël. Le 21 août, après l'assassinat ciblé de trois responsables militaires du Hamas, à Rafah, une source sécuritaire à Gaza a indiqué au site palestinien Majd que sept personnes ont été arrêtées pour avoir " aidé l'ennemi à viser des cibles ", et trois autres exécutées. Soupçonnés de collaboration, des membres du Fatah, le parti rival du Hamas, ont été assignés à résidence au début de la guerre. Pour n'avoir pas respecté cet ordre, le militant Sami Abou Lachin a été blessé par balles à son domicile par des hommes armés, le 28 juillet.

Hélène Jaffiol et Hélène Sallon

vendredi 22 août 2014

A Hénin-Beaumont


- Dans l'affaire Dalongeville, l'appel devant la Cour d'appel de Douai se déroulera du 8 au 19 décembre prochain. Les débats dureront donc un peu moins longtemps que devant le tribunal de Béthune, il y a un peu plus d'un an, où les audiences eurent lieu pendant près de 3 semaines (27 mai au 15 juin 2013). Gérard Dalongeville et Guy Mollet, l'homme à tout faire dans les années noires de la gestion calamiteuse de la ville d'HB, avaient écopé de 3 ans de prison ferme (plus un an avec sursis). Ils ont fait appel de ce jugement, ce que n'a pas fait l'ex-premier adjoint, Claude Chopin (3 ans dont un ferme). Autres condamnations : deux années de prison dont une avec sursis pour le chef d'entreprise montignynois Jean-Marc Bouche, de fortes amendes et des peines avec sursis pour les nombreux autres mis en examen. Le préjudice de la ville d'Hénin avait été confirmé à 6 millions d'euros de dommages-intérêts.
On se souvient que G. Dalongeville avait basé sa défense (avec livres écrits par lui, à l'appui de ses dires) sur un financement occulte organisé par le PS 62... Aucune preuve n'a jamais été apportée à ces accusations.
Par contre, la garde à vue, dans le cadre d'une information judiciaire, d'un fonctionnaire et de plusieurs entrepreneurs et surtout de celui que l'on dépeint souvent comme le deus ex machina du prétendu "système" PS 62, l'ex-député-maire JP Kucheida, a ravivé la confiance de l'ex-maire d'HB. En effet, on les soupçonne de "présomption de corruption active et passive, d'abus de biens sociaux et de recel d'abus de biens sociaux".
Politiquement, rappelons que G. Dalongeville qui se voyait, lors des élections municipales dernières, comme le seul à même de vaincre le FN, a essuyé une magistrale claque, à cette occasion (n'atteignant même pas les 10%). Très discret aujourd'hui, il a perdu de sa superbe et joue un rôle ambigu dans l'opposition municipale, votant très souvent avec le FN...

- A ce sujet, "le grand quotidien régional" dans son édition hénino-carvinoise d'hier, adopte une pratique du teasing chère aux hommes de marketing, en "faisant monter la pression" au sujet d'un livre ("Affaire d'Hénin-Beaumont (un miracle judiciaire est-il possible ?)") "que son auteur annonce d'ores et déjà comme fourmillant de révélations, et que nous vous décortiquerons dès sa publication". Ce livre, du fait de ses révélations sur les millions envolés, pourrait retarder la tenue du procès. Rien que cela !
Surprise chez beaucoup d'observateurs et acteurs politiques dont certains sont habituellement contactés avant la publication d'articles ou de livres sur le sujet héninois et qui n'ont pas entendu parler de ce fameux livre devant paraître en septembre. Cela ressemble fort, comme le faisait remarquer un commentaire d'hier, à un coup de pub... A moins que, comme me l'a susurré un acteur politique héninois, ce livre ne soit l'oeuvre d'un journaliste local parfaitement au courant de petits secrets de l'ère Dalongeville. Il est vrai que cela expliquerait la discrétion de l'auteur et... les indiscrétions distillées hier dans l'édition locale du quotidien.

- On annonce le remplacement de l'actuel directeur de la culture à la mairie d'Hénin-Beaumont, jeune fonctionnaire arrivé il y a peu, par un Monsieur David Obringer au profil original : employé d'intendance dans un lycée roubaisien, il se retrouve propulsé, en 2011, DGS d'une petite ville en Flandre française, Erquinghem sur Lys (près d'Armentières). Homme de droite (UMP) il a participé à l'une (en 3ème position sur la liste de Nicolas Bouche), des 2 listes dissidentes qui ont failli faire mordre la poussière au maire UMP de Lambersart, Marc-Philippe Daubresse. Il est sensible à l'art puisque peintre de bonne notoriété : sur Internet, on retrouve l'inauguration d'une exposition de ses œuvres ("Sous la voûte étoilée") à Phalempin avec un discours sympathique à son endroit de la part du député-maire (UMP) de la ville, Thierry Lazarro. Profil atypique, comme on le voit, qu'il confirme en venant travailler dans une municipalité gérée par le FN.