mardi 9 février 2010

Euralens: assemblée générale du 5 février

Citation du jour:" Celui qui reconnaît consciemment ses limites est le plus proche de la perfection".
Johann Wolfgang van Goethe (écrivain allemand; 1749-1832).




Compte-rendu des points évoqués durant cette réunion où l'absence d'Hénin-Beaumont fut très remarquée, démontrant une nouvelle fois l'incompréhension de nos élus face à des dossiers capitaux; absence également du Vice-Président culture de la CAHC; cette dernière étant représentée, sauf erreur de ma part, par MM Vendeville, Defrancq, Haja et Kemmel (remplaçant M.Corbisez).


Je rappelle qu'Euralens est l'association (créée suivant l'exemple d'Euralille)destinée à fédérer toutes les initiatives publiques et privées dans le cadre de l'arrivée du Louvre-Lens. En dehors des projets initiés par les collectivités, 3 dossiers structurants constitueront l'épine dorsale de cette révolution dans le Bassin Minier, mais plus généralement dans toute la Région: le tramway, le lien fixe Bassin-Minier/Lille, les cités-jardins (cités minières). La ville de Lens (avec parmi les projets: rénovation de l'Apollo et du Stade Bollaert) va se transformer. Cela aurait pu être le cas de la ville d'Hénin si une volonté politique s'était manifestée, mais l'incapacité des équipes actuelle et précédente vont peser lourdement sur notre avenir et celui de l'Agglo (une ville-centre dynamique est essentielle pour une intercommunalité: or l'inefficacité de l'ex-Président d'Agglo s'est ajoutée à l'inexistence politique d'Hénin).

- Le projet Louvre-Lens se rattache à ceux ayant réussi à Bilbao, dans la Ruhr et à Liverpool. Il s'agit bien d'un projet culturel, levier d'un projet économique. Dans ces différents lieux, il a fallu des investissements publics à hauteur de 3 milliards d'euros, déclencheurs des investissements privés qui ont permis leur développement. Nous en sommes à peu près à ce niveau: 110 millions pour la rénovation du stade Bollaert, 400 pour le tramway Lens/Hénin, 1 milliard pour la liaison type RER Bassin Minier/Lille, 1 milliard pour le musée et les collections (prêtées par le Louvre Paris)

- N'oublions pas que l'autre grand projet culturel, Bassin Minier Uni (BMU) doit être soumis à l'UNESCO, en 2011, avec de grandes chances de voir pour la première fois un paysage retenu comme patrimoine culturel (sites miniers, terrils, habitats...). De même, en parallèle, le rêve fou du Président Percheron est en train de prendre corps: Mineurs du Monde, pour mettre en synergie toutes les mémoires minières du monde. Si l'on songe que le dossier, les Chemins de la Mémoire, concernant les lieux de sépultures des victimes de la 1ère Guerre Mondiale (attirant des centaines de milliers de visiteurs étrangers, chaque année) est bien entamé, on voit que notre territoire est véritablement en ordre de marche. Comme le titrait le Monde, la semaine dernière, le NPDC fait le pari du culturel comme base de son essor économique.

- Dans le cadre d'Euralens a été constitué un cercle de qualité comprenant de grands noms de l'urbanisme, de l'architecture et des sciences humaines, françaises et étrangères. Ce cercle sera chargé de donner son avis sur la stratégie proposée et de labelliser les différents projets qui lui seront soumis (le Parc des Îles et le site 9/9bis sur le territoire de la CAHC, pour l'instant, mais rien d'autre ne vient poindre!).

- Faut-il créer une grande métropole urbaine de Bruay/Béthune jusqu'à Hénin, en passant par Lens, pour faire poids face à l'Eurométropole lilloise? Beaucoup le pensent (que pèsera Hénin dans les négociations qui s'annoncent? Encore une fois notre avenir s'annonce mal, car comme le montre notre incapacité à appréhender le dossier tramway, nous n'existons plus!). Ou alors, comme le disent certains urbanistes, une seule métropole de 2,5 millions d'habitants est envisageable? Tant, aujourd'hui, une métropole, ce n'est pas une grande ville, mais un ensemble d'habitats diffus. Le débat s'annonce passionnant pour les prochaines années (mais se fera sans nous).

- D'autres sujets d'avenir ont émergé, comme celui du rôle de l'Université et de la Recherche, alors que les 7 universités du NPDC annoncent leur fusion, pour jouer un rôle mondial (à ce sujet, les accords avec l'université américaine de Stanford, la plus prestigieuse au monde, sont prometteurs).

Ainsi, le territoire est en mouvement, et cela prendra du temps. En ce qui nous concerne, les décisions seront prises ailleurs: dommage!

lundi 8 février 2010

Entretien avec Nicolas Sarkozy : la franchise d’un Président

AA : Monsieur le Président, Nicolas, si vous le permettez…

NS : Faites, faites…

AA : La situation est dramatique pour vous, on a l’impression que tout ce que vous décidez tombe à l’eau, ou est critiqué, non seulement par vos adversaires, mais également par vos amis. Prenons l’exemple de la réforme territoriale…On vous reproche d’en faire un outil politique pour récupérer les régions et les départements…

NS : Vous voulez que je vous dise ? C’est la plus grande réforme depuis Napoléon. Les Français en ont ras-le-bol de ces politiciens qui ne font rien parce qu’ils se marchent tous sur les pieds les uns des autres. J’en supprime la moitié : vous verrez personne ne s’en apercevra !

AA : Mais enfin, Nicolas, le nouveau mode de scrutin est un recul sur la parité !

NS : Parce que vous croyez que les femmes vont se laisser faire comme cela ! Carla m’a dit : les femmes n’ont plus l’intention de laisser les hommes s’occuper seuls de la politique…D’ailleurs, je vais les aider : il y aura des subventions pour créer des crèches réservées aux enfants des conseillères territoriales; tout élu homme qui abandonne sa place, volontairement, pour une femme, aura la Légion d’Honneur pour services rendus à la France. De même, tout conseiller régional ou général qui ne se représente plus percevra une pension égale à l’indemnité qu’il recevait dans sa fonction !

AA : Mais cela va coûter plus cher, alors que vous voulez réduire les dépenses publiques !

NS : Mais non ! C’est là où se situe ce que mes amis appellent, quelque fois, mon génie politique ou, d’autres fois, mon intuition légendaire ! Un : la nouvelle réforme prendra du temps à trouver son rythme et pendant cette période, il y aura moins de dépenses votées ! Deux : plus il y a de femmes élues, moins il y a de dépenses, car les femmes sont moins clientélistes que les hommes et votent moins de subventions.

AA : Néanmoins, le nouveau mode de scrutin avantage l’UMP. Un scrutin uninominal à un tour, c’est du sur-mesure pour vos amis !

NS : Encore une fois, c’est faux ! Si la gauche s’unit dès le premier tour, elle gagne les élections ! Personne n’aura autant fait pour la gauche que moi ! De plus, les Français me remercieront pour les économies que je leur fais faire : non seulement, je divise par 2 les actuels conseillers, mais en outre, je réduis d’autant les dépenses électorales : un seul tour, moins de tracts (un seul pour la gauche réunie lors du tour unique!). Personne n’y avait pensé avant moi. Et vous savez, quelque chose me dit que je vais faire de même pour les élections législatives. Pour les Présidentielles, on va aussi réduire les frais : on va supprimer le quinquennat et le Président sera élu pour 10 ans, renouvelable une seule fois, bien sûr. Au lieu de 4 élections en 20 ans, on n’en fera plus que 2, soit des centaines de millions d’économisées !

AA: Si cette réforme est critiquée par vos amis, par contre, celle sur la suppression du juge d’instruction passe mieux…

NS : Oui, j’ai voulu mettre fin à une anomalie qui datait même de l’Ancien Régime ! Un seul homme qui décide de tout : passe encore pour un Chef d’Etat, qui est élu par le peuple, mais pour un juge d’instruction !Rappelez-vous Outreau…

AA : Oui, mais encore une fois, Nicolas, vous concentrez tout entre vos mains et la justice ce n’est pas anodin. Comment justifier que c’est le Parquet, aux ordres du pouvoir politique, qui décidera de l’opportunité des poursuites ?

NS : Encore un faux débat ! Quand la justice veut, la justice peut ! Regardez toutes les affaires qui empoisonnaient Jacques Chirac, mon prédécesseur, elles ont fait pschiit ! Prescriptions pour certaines, pas lieu de poursuivre pour d’autres. Croyez-moi, le mandat de Jacques eut été plus serein, s’il n’avait pas eu ces épées de Damoclès, au-dessus de lui. Dans la réforme qui va permettre , si les Français le décident, à un Président de régner, pardon : de diriger les affaires de la France pendant 10 ans, voire 20 ans, il ne faut pas que ce Président se réveille tous les matins, avec une accusation qui vienne lui obscurcir sa journée. D’ailleurs, je songe à reprendre une ancienne réglementation française qui avait du bon et qui punirait le lèse-Président. Nos anciens avaient raison : on ne doit pas manquer de respect au Président. Aussi un texte viendra interdire toute mise en cause d’un Président dans l’exercice de ses fonctions, et même, je pense, si le Parlement le veut, toute poursuite à l’issue de son ou ses mandats. Vous comprenez, un homme qui aurait donné de sa personne pendant un ou 2 mandats, un homme qui aurait exercé des responsabilités écrasantes, se verrait, alors que l’heure du repos a sonné, embêté par des procédures sur des faits souvent mineurs en regard de ces responsabilités qu’il a exercées : non ce ne serait pas correct !

AA : Pour terminer, est-ce que la perspective d’une candidature Villepin aux prochaines Présidentielles ne risque pas de gêner votre avenir politique ?

NS : Ecoutez, je vais vous dire une chose : je ne pense pas qu’un coupable, non, je veux dire un prévenu, enfin une personne qui fait l’objet d’une procédure en appel, puisse entamer une campagne politique. Cela est valable pour Dominique de Villepin, comme pour tout Français. Si l’ancien Premier Ministre est condamné, il ne pourra pas se présenter aux élections et c’est normal !

AA : Et si sa relaxe était confirmée ?

NS : Eh bien, on verra ! Je ne suis pas sûr que les Français auront envie de voter pour quelqu’un dont les amis ont été condamnés, même si, lui, ne l’est pas. Vous savez, la justice n’est qu’humaine et peut se tromper !

AA : en tous les cas, Nicolas, merci pour cette franchise qui vous honore…

dimanche 7 février 2010

La démocratie est en danger à Hénin-Beaumont!

C'est la panique à l'AR!

les récents écrits relevés sur le blog de l'AR provoquent interrogations et frayeurs...Qu'on en juge:

- Georges Bouquillon commente, le 2 février,le départ de AS Taszarek à l'UMP, s'étonne à juste titre et termine son article par "Quelle tristesse, et dire que ce sont ces gens là qui donnent des leçons de « Républicanisme » ! Si une seule personne aurait dû éviter ce type de réflexion, c'est bien lui, le chantre des relations "courtoises" avec le FN!

- Le même G.Bouquillon se glorifiait, toujours le 2/2, concernant les vœux de la municipalité: " Les voeux de Dalongeville coûtaient au bas mot 30.000 Euros. Les nôtres 50 fois moins !", ne sachant probablement pas que 30 000/6 cela fait 500 euros: pour 300 personnes, avec crémant, tartes, personnel etc, le chiffre s'élève plutôt à des milliers d'euros. Lire à ce sujet l'excellent article de PW sur le blog http://dlr14eme_62.vip-blog.com/vip/categories/49876.html . Etant donné qu'il y avait plus de monde aux vœux de Dalongeville, le coût par personne ne devait pas être très différent...Qu'importe, là n'est pas l'essentiel. Ce qui est désolant c'est de prendre les Héninois pour des imbéciles!

- enfin, l'apothéose, le 6/2! Un écrit d'une ignorance rare, confondant huissiers, notaires et avocats, menace la blogosphère (sauf le blog du FN, on suppose) de poursuites: "certaines parutions auraient été susceptibles de porter atteinte à certaines libertés fondamentales des élus." et avertit que des conseils ont été saisis, sur avis d'"experts" (les fameux notaires/huissiers!)
Silence dans les rangs, en somme!

A ma connaissance, je n'ai vu aucun écrit diffamatoire ou insultant sur les blogs héninois (sauf le FN), les commentaires qui le sont sont supprimés (comme convenu dans une Charte que l'AR a refusée de signer!). Mieux même, les seuls écrits outrageants de 2009 ont été écrits par...l'AR, à l'encontre de Dalongeville au printemps (voir les commentaires sous l'article d'hier): il est même incompréhensible qu'aucune action judiciaire n'ait été intentée, tant les termes utilisés alors étaient violents et indignes de Républicains! Aujourd'hui dans la majorité, l'AR ne supporte pas que l'on critique ses décisions...relisez son blog avant que les articles ne soient retirés et vous comprendrez l'extravagance de celui que l'AR a écrit samedi.

Panique? perte de sang-froid? J'écrivais, ces derniers jours, que la majorité était complètement dépassée.

Aucun doute, mais malheureusement, le pire est à craindre, dans ces cas-là...
La démocratie qui était déjà bafouée par la collusion avec le FN et le manque de transparence, est mise en péril dans ses fondements: l'atteinte à la liberté d'expression, sous couvert de menaces à peine voilées.

J'avoue que je ne m'attendais pas à ce qu'après 7 mois, les dérapages de l'AR aboutissent à mettre en cause la démocratie!.

samedi 6 février 2010

L’inhumation verticale ou le cimetière écolo

Citation du jour: "Tout est ridiculement risible quand on pense à la mort".
Thomas Bernhard (écrivain autrichien; 1931-1989).





Voyez ce que j'ai trouvé sur un blog: http://bonnenouvelle.blog.lemonde.fr/


Il fallait y penser et surtout il fallait oser. C’est une société de pompes funèbres australienne qui y a pensé : “Upright Burials ” propose d’enterrer les défunts debout. Selon eux, cette solution permet de répondre à trois enjeux :

- l’enjeu écologique : les cadavres sont emballés dans des sacs biodégradables avant d’être plongés dans des cylindres de 75 cm de diamètre et profonds de 2,9 mètres. Pas de cercueil, donc. Et un gain substantiel en émissions de CO2 (plus avantageux que la crémation, à ce point de vue).

- l’enjeu économique : 1 740 € la prestation, soit près de 3 fois moins qu’un enterrement traditionnel.

- celui du manque de places dans les cimetières : de plus en plus de communes (en France notamment) sont confrontées à ce problème d’espace. Verticaliser le cimetière multiplie par 3 ou 4 le nombre de macchabées au mètre carré !
Une innovation… mortelle ! N’est-ce pas ?

vendredi 5 février 2010

Lettre à mes enfants, à l'étranger

Citation du jour:"Il y a tant à dire et la vie est si courte"
Guy Bedos (Humoriste français, né en 1934)







Mes chers enfants,

C'est parti, notre pays est entré en campagne électorale, en vue des prochaines élections régionales (14 et 21 mars 2010).

Dès lors, la stratégie des principaux partis qui présentent des listes est déjà écrite :

- Le Président de la République va interrompre son frénétique activisme, afin de ne pas mettre les listes UMP en péril. Cela est peut-être déjà trop tard : la cote de popularité du Président est si basse qu'a été décidé qu'il n'interférerait pas dans la campagne ! Qui a osé lui dire qu'il était plutôt un poids qu'un plus ? On ne parle donc plus de retraite, en guettant le moindre faux-pas de l'adversaire, ni de réforme des collectivités locales, incomprise des Français, ni d'identité nationale, véritable boomerang pour la majorité ! Le désastre annoncé, c'est-à-dire un « Fanny » de belote pour la majorité ou un « grand chelem » bridgesque pour la gauche (ou un « petit chelem », si le Languedoc-Roussillon est perdu) semble inéluctable à six semaines des élections...

- Le PS, coulé aux Européennes, il y a quelques mois, semble renaître de ses cendres : non seulement grâce aux erreurs de N.Sarkozy, mais aussi grâce à une unité retrouvée, avant que ne se déchaînent, à nouveau, à partir d'avril, les ambitions de tous ceux qui voudront concourir aux primaires. Certes, une victoire, au soir du 21 mars, renforcera Martine Aubry. Mais l'homme de Washington, la dame de Poitou-Charentes et les 2 jeunes de Saône et Loire et de Evry ne laisseront pas faire...Finalement, l'affaire Frêche redonne une certaine caution morale (« il vaut mieux perdre une Région que son âme ») : illusion ou début de redressement ? Comme pour l'UMP, le mot d'ordre est : « Silence dans les rangs » !

- Europe-Ecologie se trouve confrontée à 2 difficultés : d'une part, rééditer son score des Européennes (16% sur le plan national), alors que cette dernière élection a toujours représenté son étiage maximum. D'autre part, éviter que le conflit latent, sur la question de savoir qui dirige, entre les Verts et les Non-Verts (50% chacun sur les listes) n'explose dans les 6 prochaines semaines...La crédibilité est à ce prix !

- PC et Parti de Gauche, souvent unis, ont un impératif : faire plus de 10% pour peser dans les négociations du second tour. Pour le Parti Communiste, il y va de son existence ; pour JL Mélenchon et ses amis, c'est un quitte ou double et un dilemme en même temps : soit ils sont marginalisés, soit ils ...retrouvent leurs ex-amis du PS dans les majorités régionales !

- Le Modem joue également gros : si dans la plupart des Régions, il n'atteint pas les 10% fatidiques, il paraît difficile qu'il puisse négocier des places au second tour, le PS choisissant de s'allier avec des partenaires de gauche sourcilleux de ne pas travailler avec « des gens de droite » (ce que, pourtant, ne semble plus être totalement le Modem). On risque fort, après cet échec possible (probable ?) de Bayrou, de précipiter le Modem vers un Villepin sans troupes : si le Nouveau Centre en fait autant, l'UDF pourrait se reconstituer, au grand dam de N.Sarkozy.

- Quant au FN, s'il réussit à sauver les meubles, malgré la stratégie « grossière » du Président de la République de mobiliser les électeurs tentés par les idées frontistes de repli sur soi et de racisme, il légitimera Marine Le Pen pour la succession de JM Le Pen. Dans le fond, qui, de l'UMP ou du FN, récoltera les bénéfices des peurs qu'ils ont distillées chez des Français fragilisés par les difficultés réelles auxquelles ils sont confrontés ? Dans la première manche, l'UMP l'avait emporté ; il n'est pas sûr qu'il renouvelle sa glauque victoire des Présidentielles...

En conclusion, vues de loin par vous, mes chers enfants, ces élections, qui sembleraient anodines, ou, tout au moins, d'intérêt purement local, pourraient marquer durablement le paysage politique français.

En effet, on pourrait assister à une recomposition, à droite, qui nous rappellera des configurations déjà vécues (Giscard/Chirac/Le Pen) : un centre droit reconstitué (villepino-bayrouiste), une droite dure sarkozienne et une extrême-droite, toujours lepeniste.

Quant à la gauche, l'hégémonie socialiste pourrait se perpétuer, avec un parti écologiste prêt à remplacer un parti communiste, dont une éventuelle défaite pourrait être le prélude à une recomposition de l'extrême-gauche (ou gauche contestataire), par rapport à la gauche réformiste (ou socialo-écolo-démocrate).


Dans le fond, finalement, rien, ou presque, ne change...

jeudi 4 février 2010

Il y a 2 ans...

Citation du jour:" L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation, non de la mort, mais de la vie".
Baruch Spinoza (philosophe hollandais;1632-1677)





Pour rappel, j'ai fait des coupes dans les articles qui suivent (vous pouvez vous y reporter), et à la relecture, 3 points sont toujours d'actualité ou méritent que l'on s'en souvienne:

- "l'indigence politique" du FN
- l'ébauche de l'alliance de MNL avec Dalongeville
- des propositions pour une gestion démocratique



Le pire est malheureusement toujours possible! 1ère partie (24/12/07)
...
Le record d’indigence politique se retrouve au Front National qui fait ses choux gras exclusivement des problèmes d’insécurité, des tours de popotes hebdomadaires de M Le Pen et des turpitudes de la gauche. Si on veut se référer à un quelconque programme, il faut aller sur le site national du FN et là, bien sûr, on est édifié et on comprend que cela ne soit pas repris au niveau local : rétablissement de la peine de mort, dégraissage du budget de l’éducation nationale et augmentation de celui de la défense, haro sur les étrangers (surtout s’ils ne sont pas européens), rejet de la parité et retour de la femme au foyer, retraite à 65 ans, pas d’accès des enfants de ZEP aux grandes écoles, élimination progressive des syndicats, etc…

Le pire est malheureusement toujours possible! Suite et fin (24/12/07)

J’ai déjà dit ce que je pensais de la mauvaise gestion du Maire, G.Dalongeville : embauche de 200 personnes et 85% d’augmentation de la fiscalité locale, dès son arrivée ; disparition d’Hénin comme ville-centre ; absence de projet pour la ville et l’agglo, etc...

MN Lienemann espère que le rassemblement de la gauche, derrière, éventuellement, le Maire sortant permettrait de le " recadrer ". J’ai toujours beaucoup apprécié le combat de la " passionaria " du PS, mais je reste dubitatif sur cette stratégie. Comment " tenir " un Maire ?

Conclusions (provisoires) :

- pour empêcher la catastrophe : une liste républicaine avec MNL, tête de liste, aurait toutes les chances de l’emporter

- comme il est peu probable que le Maire soit d’accord sur cette solution et qu’il persiste à vouloir mener une liste, un regroupement, sans lui, des forces républicaines aurait des chances de faire un score intéressant, mais GD se désistera-t-il au second tour, s’il est 3ème, pour empêcher le FN de gagner ? On pourrait l’imaginer, mais rien n’est moins sûr : quel risque !

- La solution prônée par MNL (partir avec GD avec des règles musclées), si tant qu’elle soit réalisable, aboutirait à la même équation que la précédente: l’Alliance Républicaine, arrivée en 3ème position, se désisterait-elle pour une liste menée par GD. Là aussi, j’ai des doutes…


Une démocratie locale à rénover (25/12/07)

Conseil municipal en ce matin du 24 décembre (il faudrait prévoir un calendrier indicatif des séances de conseil municipal). Il n’y a que 4 rangées de chaises pour le nombreux public présent, alors qu’il y a de l’espace disponible (prévoir un meilleur accueil des citoyens)

Beaucoup de papier gaspillé pour les délibérations soumises : il est temps de doter les conseillers d’ordinateurs et dématérialiser ainsi les documents. Par contre, on devrait fournir au public les documents lui permettant de suivre la séance.

Devant un Maire (consensuel et qui connaît bien ses dossiers, force est de le constater) ; les élus de la majorité sont muets (sauf, quand c’est à leur tour de lire leur délibération), les élus de l’opposition peinent à lire leurs textes préparés à l’avance, et butent sur les mots (certains de façon pitoyable), dès qu’ils improvisent
.…
On a vraiment l’impression d’une déliquescence de la gestion politique de la ville. Nul doute que la meilleure solution serait la transparence, et que le manque d’informations sur la vie municipale est un déni de démocratie

Bref, l’urgence démocratique s’impose : sortons de ces pratiques d’un autre âge. Nous avons besoin de savoir de quoi, demain, notre ville sera faite ! Journal municipal, lieux d’échanges démocratiques, commissions extra-municipales…voilà des moyens de communiquer, d’informer et de former

mercredi 3 février 2010

Au sujet d' Anne-Sophie Taszarek: le fiasco du PS 62

Citation du jour: "Le doute n'est pas au-dessous du savoir, mais au-dessus"
Alain, Émile-Auguste Chartier dit (philosophe et essayiste français; 1868-1951)








J'entends bien la colère de Anne-Sophie Taszarek, contre le PS62, puisque je suis dans le même état d'esprit...

Je regrette, bien entendu, sa décision de figurer sur la liste UMP pour les Régionales, elle, ex-Présidente des MJS.

Alors que cette décision est une conséquence de la gestion politique, désastreuse et irresponsable, de la ville d'Hénin-Beaumont, par le PS 62, il est affligeant de lire la déclaration de la Secrétaire Fédérale, rapportée, ce jour, par la presse; déclaration qui se veut humoristique alors qu'elle est indécente et indigne ("Compte-tenu de sa nouvelle proximité avec le gouvernement, elle pourra essayer d'infléchir la position d'Eric Besson sur les migrants"!).

Au lieu de s'interroger sur les raisons du fiasco de cette politique qui a abouti à la disparition du PS localement (et à sa déperdition conjuguée dans la circonscription) et à un Front National aux portes de la Mairie, Madame Génisson balaie, depuis 7 mois, d'un revers de main, tout examen autocritique.

Mieux encore, elle entendrait, dans le plus grand secret, et en faisant fi des militants, rebâtir une section avec des élus de la majorité, en restant sourde et aveugle à la politique de complicité et de collusion, au grand jour, de l'équipe municipale avec le FN.

Un nouveau fiasco en perspective?