samedi 25 juin 2016

Avançons sans les Anglais : tant pis pour eux, ils ont plus à perdre que nous !

3 remarques préalables à l'éditorial, ci-dessous, du Monde :
- Refondons une Europe qui corresponde aux souhaits des citoyens européens.
- N'hésitons pas à avancer à des vitesses différentes s'il le faut. 5 domaines semblent faire l'unanimité : une défense et une diplomatie commune, une fiscalité convergente, une justice sociale minimum, une politique environnementale (sanitaire et énergétique notamment) consensuelle et une vision commune de l'immigration. Ceux qui voudront aller plus loin pourront avancer plus rapidement et les autres le feront à leur rythme.
- Le Royaume-Uni doit se séparer le plus rapidement possible des 27 autres pays. Il n'est pas question qu'il continue à profiter d'avantages qu'il n'a pas su apprécier. Comme l'écrit le Directeur du Monde : "Out" c'est de suite !


L'Union européenne (UE) vient de subir un désaveu majeur. Elle a été rejetée, jeudi 23 juin, par une majorité de Britanniques. Dans sa sobre et brutale vérité, telle est la leçon du référendum organisé par le premier ministre conservateur, David Cameron. Cela veut dire que la deuxième économie de l'Union – après l'Allemagne – quitte le projet européen. Cela veut dire que l'un des rares pays de l'UE à disposer d'un appareil de défense conséquent et d'une diplomatie de poids délaisse l'Europe.
Par quelque bout qu'on prenne cette triste affaire, elle est une défaite pour l'UE, qui en sort affaiblie à l'intérieur de ses frontières et dont l'image à l'extérieur est celle d'une entité sur le déclin. On peut penser que c'est injuste au regard du bilan considérable qui est celui de l'Europe.

 On peut juger que M. Cameron a été un bien piètre défenseur de l'Union –  le chef conservateur est fondamentalement un eurosceptique qui a rarement eu un mot en faveur de l'UE. On peut penser que les Britanniques prennent un risque énorme. C'est désormais leur affaire, ils ont tranché, démocratiquement. Ils mettent fin à quarante-trois ans de participation à un projet européen qui ne leur a pas mal réussi.
Mais nous pensons d'abord à l'Europe, aux 27 Etats qui la constituent dorénavant. L'UE encaisse un revers de proportion historique. Les 27 ne peuvent pas ne pas en tirer les conséquences. Le pire serait de continuer comme avant, avec une dynamique qui, à tort ou à raison, génère bien plus d'euroscepticisme que d'euro-enthousiasme.
Le plus mauvais réflexe aujourd'hui serait de penser que cette affaire se résume à une décision catastrophique prise par les Britanniques, le repli sur leur insularité, et qu'elle n'empêchera pas le projet européen de continuer comme "  avant  ". La posture la plus irresponsable serait de tout mettre sur le dos de la démagogie, de la xénophobie et des mensonges qui ont marqué la campagne menée par les dirigeants conservateurs partisans du "  Brexit  ". On peut certes dénoncer les facilités du populisme électoral, en l'espèce cyniquement exploitées par un Boris Johnson, l'ancien maire de Londres. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille renoncer à comprendre ce réflexe de rejet européen ni à avoir un regard autocritique sur l'UE telle qu'elle va.
Car, si l'on cède à cette facilité, alors, très vite, le détricotage de l'UE se poursuivra, avec, ici et là, des demandes de référendums similaires, et d'autres départs. Si l'on veut, au contraire, que ce 23 juin ne marque pas le début du délitement de l'Union européenne, alors l'UE doit considérer que le référendum d'outre-Manche l'oblige à une réflexion profonde sur ce qu'elle doit être et le tournant qu'elle doit prendre.
On n'en décidera pas en quelques lignes. Risquons une piste, prudemment. Les Européens ne demandent pas un perfectionnement sans fin du marché unique, ils ne sont pas d'humeur fédérale non plus. Dans un environnement stratégique déstabilisé, ils veulent plus de sécurité. Dans une époque de grands flux migratoires, ils veulent un contrôle des frontières extérieures de l'Union. A l'heure de cette "  démocratie de l'immédiat  " qu'instaure la révolution numérique, ils souhaitent plus de démocratie européenne. Cela veut dire une coopération renforcée en matière de défense, une tentative de gestion commune des grandes migrations –  par des négociations régulières notamment avec l'Afrique  – et une association renforcée des Parlements nationaux aux affaires de l'UE. Ce "  plus d'Europe-là  " devrait être de nature à réconcilier les peuples avec l'Union.
M. Cameron a pris un risque énorme. Il a logiquement décidé d'en tirer les conséquences : il quittera le pouvoir dans quelques mois. Reste à organiser un divorce qui s'annonce compliqué. Les traités accordent un délai de deux à quatre ans pour gérer le départ d'un pays de l'UE. Le Parlement de Westminster est contre ce départ. Déjà, les chefs de la campagne "  Leave  " font marche arrière. Ils disent qu'il ne faut pas se presser. Ils veulent faire traîner les choses jusqu'en 2020. Ils ont peur face à l'inconnu. Ils veulent rester dans le marché unique. Ils voient la tornade sur la livre et la City. Ils savent que la récession pointe pour leur pays. Ils n'ignorent pas que ce vote a été anglo-anglais et que l'Ecosse et une grande partie Irlande du Nord le rejettent : l'unité du royaume est menacée. Dans ce contexte troublé, les continentaux doivent rester fair play. Mais, Messieurs les Anglais, vous avez tiré, alors "  out  ", c'est "  out  ".

Jérôme Fenoglio
© Le Monde



vendredi 24 juin 2016

Le jour d'après...

Le Royaume-Uni sort donc de l'Union européenne. Il semblerait que, jusqu'à ce matin, personne n'y croyait vraiment. Depuis, tout s'accélère : Cameron démissionne de son poste de Premier Ministre (il ne pouvait faire autrement), les Bourses dévissent et les commentaires les plus surréalistes défilent sur le thème "je vous l'avais bien dit", "les Anglais sont souverains" ou "rebâtissons une vraie Europe"... Je laisserai ce type de commentaires pour plus tard, lorsque les passions, toujours mauvaises conseillères, se seront apaisées. Bornons-nous à quelques réflexions...
- On peut se demander si le R-U est "euro-compatible", lorgnant toujours outre-Atlantique. De Gaulle, qui connaissait bien les Anglais (because les vacances forcées durant la guerre), refusa longtemps leur entrée dans notre Marché Commun de l'époque.
- Je ne suis pas sûr que les 27 autres pays de l'UE soient les grands perdants du Brexit... A vrai dire, les Anglais devraient en pâtir. Rendez-vous dans quelques années pour en faire le constat, mais quel coup de poker mal réfléchi !
- Devant les inepties qui ont été prononcées pendant la campagne, on se rend compte que la communication de Bruxelles n'est pas performante pour faire connaître les avancées qu'ont permis les institutions européennes. Il va falloir, d'ailleurs, se pencher sur le type d'Europe dont nous voulons, quitte à concevoir une Union à plusieurs vitesses... 
- Probablement que l'intégration des pays anciennement communistes a été trop rapide, mais rappelons-nous qu'il s'agissait, dans l'euphorie de la chute du mur de Berlin, de les arrimer à une Europe humaniste pour éviter d'éventuelles tentations de tous ordres..
- On sait que les conséquences de cette sortie de l'UE pourrait être catastrophiques, surtout pour le Royaume-Uni, et on peut se demander si les tenants du Brexit sont bien des gens responsables en ayant poussé à la roue une telle décision, irréversible. Aussi irresponsables sont ceux qui prônent la même idée dans leurs pays respectifs... Au moins, pourrons-nous en mesurer les résultats ! A titre personnel, je pense que la crédibilité des nationalistes de tous poils sera enfin jugée à sa juste valeur. Car n'en doutons pas, au cœur de ce référendum, se cachait la peur de l'immigration...
- Les accords du Touquet, permettant au Royaume-Uni de fixer ses frontières à Calais, devraient être remis en en cause et je ne suis pas sûr que les Anglais seront gagnants sur le sujet...
- Boris Johnson, le Trump anglais, va certainement prendre des responsabilités importantes... Laissons-le aux Anglais, mais la mode de ces personnages de droite, populistes et peu crédibles, semble prendre de l'importance dans beaucoup de pays. La France avait inauguré le cycle de ces hommes politiques, véritables comique-croupiers, en installant N. Sarkozy. Le point positif de Johnson, c'est qu'il a effacé le leader d'extrême-droite N. Farage, l'homologue de M. Le Pen (même si ce dernier trouve la leader du FN infréquentable...).  

jeudi 23 juin 2016

Ces dernières 24 heures...

- Scrutin historique aujourd'hui en Angleterre : pour ou contre le maintien du pays au sein de l'Europe. Il me semble pourtant assez évident que les Anglais ont tout intérêt à rester parmi les 28 de l'Union européenne. Je ne vais pas reprendre tous les arguments, on les a lus un peu partout... Mais la mauvaise foi transparaît dans la campagne du Brexit avec cette argumentation idiote sur les bananes dont le nombre de 2 à la vente et la courbure seraient réglementés par Bruxelles ! A vrai dire, là comme ailleurs, l'angoisse existentielle est exploitée à outrance par les partis populistes... Si le Brexit est voté, au moins pourra-t-on en mesurer les conséquences et fermer le caquet à ceux qui réclament la sortie de leur pays de l'UE...

- Le gouvernement français a une nouvelle fois montré qu'il ne savait pas sur quel pied danser sur la question de la manifestation de ce jour. Entre "interdire", "ne pas autoriser" et "réglementer", les hésitations furent nombreuses. J'avoue ne pas comprendre qu'en période d'état d'urgence et au moment où l'Euro de foot entraîne des violences extrêmes, on soit obligé de mobiliser des forces policières supplémentaires pour éviter les violences des casseurs... La schizophrénie de l'exécutif est du même acabit que celle du FN : M. Le Pen, il y a quelques semaines, demandait l'interdiction des manifestations pour, maintenant, critiquer le gouvernement qui voulait interdire la manif de ce jour... Entre-temps, il faut dire que l'on a appris que les sympathisants FN étaient, dans une très large majorité, contre la loi El Khomry... Ceci expliquant le revirement... même si dans l'encadrement frontiste, tous ne sont pas d'accord sur la nouvelle position de la cheffe !

les députés ont interdit les néonicotinoïdes, cette famille de pesticides reconnus nocifs pour les abeilles et les insectes pollinisateurs et, plus généralement, pour l’environnement et la santé. Le texte voté prévoit cependant « que des dérogations à cette interdiction pourront être prises par un arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture, de l’environnement et de la santé. Ces dérogations pourront être accordées jusqu’au 1er juillet 2020. »
Une des rares mesures écologiques prises par le gouvernement depuis 2012...

mercredi 22 juin 2016

Le FN et la presse

Ci-dessous la partie consacrée à Hénin-Beaumont avec quelques commentaires de ma part.
Érigée en symbole de la stratégie de « dédiabolisation » du FN, Hénin-Beaumont est pilotée par le tandem frontiste Steeve Briois (maire)-Bruno Bilde (adjoint). Les deux élus quadrillent le terrain depuis les années 1990, dans un bras de fer permanent avec le quotidien régional, La Voix du Nord, qui se termine souvent au tribunal. 
Ce face-à-face, Steeve Briois le justifie à Mediapart par les « consignes de vote données aux régionales » par La Voix du Nord « en appelant à nous faire battre sur plusieurs pages sans nous laisser la parole »« Nous n'avons plus des journalistes face à nous mais des militants politiques », qui doivent donc être « traités » comme tels, estime le maire. Le quotidien avait publié deux éditions mettant en garde contre une victoire de Marine Le Pen, accompagnées d’enquêtes sur le parti et ses contradictions. La présidente du FN avait dénoncé un « tract du Parti socialiste » et menacé de supprimer les subventions au journal en cas de victoire. AA : j'avais applaudi la courageuse prise de position du journal. C'est bien le rôle des médias de donner les éléments d'appréciation à ses lecteurs lors d'une élection. Aucun journal n'est neutre et heureusement. Libre à chacun de le lire pour se faire sa propre opinion. En vérité, ces attaques ignominieuses contre La Voix du Nord préfigurent ce que serait la liberté d'expression sous un régime frontiste. Comme dans toute dictature, on veut faire taire ceux qui ne sont pas d'accord. Je n'ai d'ailleurs pas compris que l'ensemble de la presse (tout au moins celle qui n'est pas favorable au FN) n'ait pas pris fait et cause pour le quotidien régional...
En réalité, l'attitude du Front national vis-à-vis de La Voix du Nord ne date pas des régionales. Depuis 2006, Steeve Briois s'en prend très régulièrement au journal sur son blog : «pravda»«militantisme politicien»«manipulation»«tract socialiste »,« magouilles »« mensonges »« désinformation»«témoignages pipotés et tronqués», journalistes « incultes », etc. Le bouc émissaire favori des frontistes est Pascal Wallart, le journaliste chargé depuis 2000 de la couverture d’Hénin-Beaumont pour le quotidien régional, régulièrement accusé d’être un «militant politique ». Exemple dans ce billet de 2006, où il est taxé de « mythomane gauchiste » et de « journaliste sans aucune morale »« déshonorant sa profession ».
AA : A vrai dire, le blog n'est plus tenu à jour et est remplacé par une page Facebook qui est une véritable ode à Briois : multiples photos du maire vantant les manifestations héninoises (à HB, il n'y a eu aucun projet mis en place depuis plus de 2 ans !), sinon il parle de ses visiteurs (l'extrême-droite belge le 14/6) ou rend visite (l'extrême-droite autrichienne le 16/6 et le 17/6) ou fustige ceux qui s'attaquent à Poutine (21/6). C'est ce type d'infos que l'on reproche à La Voix du Nord de ne pas relater...
Les premières années, alors que l’extrême droite peinait à émerger, « on a eu des relations qui n’étaient pas mauvaises, se souvient Pascal Wallart. Ils faisaient un vrai boulot d’opposition, on en rendait compte, mais ils estimaient qu’on ne leur donnait jamais assez d’épaisseur. Bruno Bilde se plaignait déjà et m’envoyait des textos pour dire “c’est trop court là-dessus” ». Les textos du bras droit du maire se sont faits plus nombreux, et plus virulents au fil des années. « Vous n'avez aucune éthique, aucune morale, aucune honnêteté. Vous êtes encore pire que ce que j'imaginais. Berk », lui envoie ainsi Bruno Bilde pendant les régionales. Avant de fanfaronner quelques jours plus tard quand les résultats tombent : « Énormes bisous, Pascal !!!! »
« Ici, on vit très mal la situation, on ne peut pas faire notre travail, raconte Pascal Wallart. Quand le FN a failli prendre la ville il y a quelques années, Steeve Briois nous a mis en garde s’il arrivait au pouvoir. En octobre dernier, on n’a plus eu d’infos, ils ont fermé le robinet. Et après notre une sur les régionales, plus rien. Dès qu’on écrit un article, ils ne nous répondent pas, mais font un droit de réponse derrière. »
« Si vous n’avez pas relaté une fête populaire ou écrit qu’ils avaient attaqué pour la cinquième fois en diffamation l’élu communiste, ils s’énervent, rapporte Pascal Wallart. En décembre, ils voulaient qu'on dise que leur marché de Noël était le plus grand du bassin minier, mon article ne leur a pas plus, j’ai reçu 50 SMS. Ils veulent se passer de nous, mais qu’on relaye leurs informations. » 
AA : C'est cela la liberté d'expression vue par le FN !
Pour contourner les médias, les frontistes misent tout sur le journal municipal, les réseaux sociaux ou des blogs, qui fonctionnent à plein régime. Lorsque des élus de l'opposition se rendent à La Voix du Nord, une fin d'après-midi de décembre, pour une interview – comme l'avait fait Marine Le Pen –, le maire met en scène, dans le journal municipal, « l'étrange soirée de l'opposition à l'agence » et explique que « selon [leurs] sources », « il existe un pacte » entre le quotidien et ces élus.
Sur Facebook, le maire réplique abondamment. Fin mai, il a ainsi posté une photo des journalistes locaux de M6 et France 3, leur reprochant de répondre au« plan com de l'opposition », après la victoire judiciaire d'une élue EELV face à la mairie. Un autre jour, c'est La Gazette des communes qui est accusée d'« attaquer les mairies FN ».
En décembre, Steeve Briois a annoncé la création de « La Voie d'Hénin », une page Facebook présentée comme un « nouveau média libre » qui « n'est pas à la botte de l'opposition », et qui consacre l'essentiel de ses billets à La Voix du Nord. « Personne ne peut les interpeller sur les réseaux sociaux, relate Pascal Wallart, car dans la foulée ils suppriment systématiquement les commentaires, même soft, qui ne sont pas en leur faveur. »
AA : cette page Facebook n'est plus tenue à jour depuis le 26/4. Des informations de caniveau, insultantes, avec des commentaires tellement diffamatoires qu'ils ont été supprimés, suite aux nombreuses plaintes adressées à FB. A noter que ces commentaires émanaient de sympathisants de toute la France et rarement d'HB. 

mardi 21 juin 2016

Appel à la rébellion au sein de la majorité municipale FN héninoise !


Un citoyen héninois m’a transmis ce courrier qu'il destine aux élus FN du conseil municipal héninois, du moins à l’attention de la majorité d’entre eux, soumis entièrement à leurs cadres dirigeants ! Il s’agit, bien entendu, d’un courrier humoristique dénonçant indirectement l’imposture FN…  On se doute bien qu’il n’y a rien à attendre de ces élus de « seconde zone », tellement imbus qu’ils sont d’occuper une fonction illusoire…

Les élus réveillez-vous !

En partageant votre quotidien, je prends conscience combien vous avez été trahis. Je prends conscience combien vous êtes si peu considérés en retour. A vrai dire, et au plus profond de vous-mêmes, je suis convaincu que vous êtes déçus. Quand vous avez choisi de vous unir derrière Steeve Briois « l'enfant du pays », on ne vous a pas dit que vous seriez relégués au rôle symbolique d'une plante verte même si une plante verte crée de l'oxygène ! On ne vous a pas dit que vous devriez obéir au despotisme d'un Directeur de Campagne et d'un Directeur de Cabinet venus de la région parisienne et qui, concernant ce dernier, ne connaît rien aux Héninois et Beaumontois. Les mots sont durs, veuillez m'en excuser, mais c'est la vérité, et, au fond, vous le savez très bien, n'est-ce pas ? Vous avez des projets, de bonnes idées pour certains, mais êtes-vous réellement écoutés ? En avez-vous ne serait-ce que le droit ? Non ! Vous devez Obéir et surtout vous taire ! On vous demande juste de lever le bras quand il le faut et aller dans les petites fêtes pour faire de la figuration. D'ailleurs, bien souvent en ces occasions, vous êtes si peu considérés par vos pairs que vous passez incognitos sans que l'on vienne ne serait-ce que vous saluer dignement, voire vous annoncer comme membres de la municipalité. Alors, vous vous asseyez à une table, vous payez vos consommations et vous repartez sans plus de considération en retour. Les organisateurs et la population ne sont pas fautifs, vous n'êtes tout simplement pas mis en valeur.

Avez-vous conscience que vous êtes héninois, élus par les urnes et qu'il s'agit de vos mandats ? Mieux encore, vous êtes honteusement sous-estimés alors que vous représentez la majorité par le nombre. Pour cette majorité d'entre vous, vous avez atteint la sagesse par l'expérience des années vécues et vous devez obéir à des adjoints au Maire avec le lait au bout du nez et les dents longues, eux qui n'ont jamais connu le monde du travail, le vrai ! Pour l'élite, les ambitions sont ailleurs, elles ne sont même pas héninoises : c'est tout simplement la quête du pouvoir avec en vue le gain de nouvelles communes pour atteindre la présidence de la France. Pour ce faire, on use de tous les stratagèmes populistes : chômage, la France aux Français... et, au final, à Hénin-Beaumont ça donne quoi pour la "vitrine" ? Un énorme foutage de gueule bien loin des idées d’extrême droite ! On ne peut plus se garer sans avoir à se faire guider par un rom soucieux de vous prendre de l'argent ou de vous vendre « sans abri », c'est la mendicité partout en ville, c'est les caravanes comme ailleurs ! Mieux encore, vos têtes pensantes ont même prix l'option d'accorder le droit à l'extension et à la rénovation de la mosquée. Avouez que vous ne vous attendiez sûrement pas à celle là... lol ! On crache sur l'Europe mais on sait prendre les émoluments et cumuler les mandats comme n'importe quel parti...

Alors, je vous le répète à nouveau, vous êtes majoritaires et c'est votre mandat. D'ailleurs, pour les plus téméraires et les moins dociles pour le système, vous êtes assurés d'être déjà remplacés s'il y a un prochain mandat. A ce sujet, derrière les anesthésiants que l'on administre à Monsieur Briois à coup de photos, les mensonges dans le magazine municipal pour encenser sa gloire artificielle, la manipulation de l'information, la manipulation des images, il y aura la vérité des urnes et je puis vous assurer que je côtoie chaque jour un peu plus de déçus, surtout dans le milieu associatif. Des fêtes et encore des fêtes et quel projet au final ? Une ville sinistrée par un plan de circulation devenu ridicule et surtout ultra-dangereux ? Les Héninois ont besoin de vous voir réagir. Je vous rappelle que, sous l'ancienne municipalité, il y eut du cran et du courage ayant engendré une scission au sein de la majorité. On ne vous demande pas de vous désister de la majorité, on aimerait juste que vous vous fassiez au moins respecter. Ah certes, vous serez rappelés à l'ordre, on vous réclamera l'unité politique derrière Steeve Briois, mais, entre vous et lui, il y a ceux qui vous crachent dessus et vous méprisent dans vos fonctions d'élus.

Si vous faisiez front, et celui-là en serait un vrai, vous seriez, par le nombre, une écrasante majorité et une majorité « on est forcé de  l'écouter et de conjuguer avec ». Vous seriez en position de vous faire enfin respecter pour avoir de vraies missions, des vrais projets, sinon vous serez comme l'ensemble des Héninois… des petits moutons ! « Restez groupir » !

REVEILLEZ-VOUS, car c'est votre mandat ! Vous n'en aurez qu'un pour le plus grand nombre, car les moins dociles seront bien évidement conduits vers la sortie pour être remplacés, alors battez-vous dès à présent, ne serait-ce que pour être majoritaires et reprendre le pouvoir à Hénin-Beaumont, pour Hénin-Beaumont et son quotidien !

Un citoyen héninois.



 

lundi 20 juin 2016

Janvier 2015 : Election de Ph Martinez à la tête de la CGT...

Pour la bonne information de tous...

La CGT retrouve le temps des barricades
Le Canard enchaîné 21 janvier 2015

Foire d’empoigne au sommet. Les camarades s’accusent d’embourgeoisement.

À la CGT le débat a fait la place au déballage. Lors de la dernière réunion de la commission exécutive (gouvernement de la centrale), lundi 12 janvier, une oratrice est montée à la tribune pour révéler aux militants ignorants le revenu d’une des dirigeantes du bureau confédéral sortant. Soit près de 6000 euros mensuels. Quelques jours auparavant, un haut responsable du syndicat avait, lui, fait le siège des comptables pour connaître les salaires de ses collègues.
Les prolos ont appris que quelques-uns de leurs dirigeants, notamment de grandes fédérations professionnelles, étaient mieux payés que certains préfets. Or, comme pour les préfets, leurs frais de logement, de bouche et de déplacement sont pris en charge. « Trop de responsables se sont laissé gagner par l’argent facile », râle un ancien dirigeant.

Tant qu’on a la santé
Mais ce sont surtout les grandes manœuvres électorales qui ont fait jaser dans les sections depuis le comité confédéral du 13 janvier. Ainsi, lors de son vote interne, la fédération de la santé avait blackboulé Philippe Martinez, le candidat adoubé par Thierry Lepaon pour le poste de secrétaire général. Un mandat impératif avait dont été donné en ce sens à sa déléguée. Mais, au moment du scrutin, celle-ci a apporté ses 36 voix à Marinez. « Le Monde » du 15 janvier a ajouté un détail amusant : ladite déléguée est, à la ville, la compagne de Martinez.
Ce coup de pouce n’a certes pas permis à ce dernier d’atteindre les deux tiers des voix nécessaires pour devenir secrétaire général. Mais il lui a évité de passer sous la barre des 50%, ce qui l’aurait éliminé pour le second tour, le 2 mars.
Autre innocent tour de passe-passe : la fédération de l’énergie a refusé à son ancien secrétaire général Frédéric Imbtrecht d’être candidat dans les instances dirigeantes. Elle lui reproche, en effet, d’avoir naguère abusé de ses bonnes relations avec Sarko –il avait même té cité comme « ministrable » en juillet 2009- et avec l’ex-patron d’EDF Henri Proglio. Qu’à cela tienne : c’est son épouse qui, après lui avoir succédé à la tête de la fédération, porte aujourd’hui les couleurs familiales au bureau confédéral.

Lepaon et ses ergots surdimensionnés
Le dernier baroud de Thierry Le paon, soutenu par Philippe Martinez, a consisté à barrer la route aux jeunes dirigeants qui ont refusé de le soutenir dans l’affaire de son appartement. Mohammed Oussedik, brillant responsable du secteur industrie de la CGT et chargé des négociations avec le Medef, a ainsi été rayé par Lepaon de la liste des candidats au bureau. Même punition pour une jeune pousse, Sophie Binet, ancienne vice-présidente de l’Unef et numéro 2 de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens de la confédération. La CGT est si forte et si unie qu’elle peut tout se permettre.

Alain Guédé

Vous avez dit : Euro de foot ?

Le foot... Du bien et du moins bien...
Le bien, c'est cette fête permanente (excepté...) et surtout cette joie et cette inventivité des déguisements. Je sais, cela fait puéril, parfois, de voir ces visages peinturlurés, ces accoutrements, tantôt kitschs, tantôt ridicules, mais souvent "bon enfant". Je suppose que les accoutrements, comme dans les carnavals, sont un signe de reconnaissance et une façon de se distinguer aux yeux des tiers... En somme, on peut regarder cela un peu dédaigneusement, mais on ne peut ignorer ce besoin de faire la fête, en ces temps difficiles où tout à l'air de se liguer pour nous défaire le moral... 
Le moins bien, c'est bien sûr, cette haine et cette violence qui nous font parfois douter de l'humain... Haine et violence dans les stades, hors les stades, haine et violence en dehors du foot...
Je préfère garder l'image de la fête, mais il faudra bien se poser des questions sur cette haine et cette violence non seulement physiques, mais également verbales. Et là, on n'est plus dans le foot...
Quelques mots sur le foot lui-même : cet Euro va visiblement commencer, maintenant que l'on termine d'"amuser la galerie" : un grand nombre de matchs préliminaires pour n'éliminer que quelques équipes... L'UEFA  s'en met plein les poches, en pleine période de suspicion généralisée sur ses pratiques... 
L'équipe de France n'a pas enthousiasmé jusqu'à présent et aucune équipe n'émerge véritablement...
Les choses sérieuses vont commencer et espérons que rien ne viendra ternir ces bons moments à venir, bons moments pour les amateurs de foot et, peut-être, pour d'autres...

dimanche 19 juin 2016

Humeurs de 2012

En relisant ce billet d'humeur écrit au lendemain de défaite de N. Sarkozy, je m'aperçois que je m'étais alarmé pour rien...



mercredi 9 mai 2012

La défaite de Sarkozy va provoquer du chômage, dans un domaine d'activité auquel on ne s'attend pas...A défaut de chômage, certains pourront se recycler, mais ce ne sera pas toujours chose facile...

Bien sûr, cela ne touche que quelques personnes directement, mais indirectement, des millions sont concernées.
Imaginez ce que vont devenir tous ces chansonniers  imitateurs et autres humoristes qui ont pris Sarkozy comme sujet permanent: les Stéphane Guillon, Laurent Gerra, Didier Gustin ou Didier Porte? Certes, Anne Roumanoff, Laurent Ruquier, Nicolas Canteloup ont un registre étendu: ils ne chômeront pas de sitôt. Mais avouez que le temps qu'ils retrouvent une tête de Turc, il faudra beaucoup répéter. Entre les monohumoristes et les plurihumoristes, les derniers, donc, pallieront rapidement à la chute du futur ex-Président. Les premiers, non seulement doivent trouver un nouveau registre, mais également changer de spécialité et fourguer l'ancienne au magasin aux oubliettes. Disons même que si certains humoristes s'essayent de temps en temps à ressortir Sarko, cela pourrait faire pétard mouillé! A oublier, donc...
Alors, me direz-vous, pourquoi ne se reconvertissent-ils pas en railleurs d'Hollande? Je pense que continuer dans leur parodie d'un bêta, pas toujours très crédible dans sa version "Guignols des infos", serait mal vu. Pour trouver autre chose, c'est un peu tôt: pas de tics physiques comme chez Sarkozy, une compagne discrète...Moi, j'irais plutôt chercher du côté des couples caricaturaux avec Merkel, Aubry, voire Sarkozy du 8 mai...Ou alors de son amaigrissement entre 2008 et 2011 (période passive) et l'augmentation de poids depuis les primaires (période active)...
Comme on le voit, la reconversion de nos humoristes ne va pas de soi...