jeudi 24 avril 2014

Pioché dans La Voix du Nord

1- A Hénin-Beaumont
 
- "Élection à la CAHC: pas de recours du Front national
Vendredi soir, les élus frontistes avaient envisagé de déposer un recours en annulation de l'ensemble des délibérations prises lors de ce conseil pour vice de forme. François Vial, conseiller oigninois, s'était plaint de ne pas avoir reçu à son domicile sa convocation. Envoyée en recommandé elle aurait été, de plus, acceptée et signée par un voisin... Finalement, la menace en restera là. «On ne le fait pas pour ne pas paralyser la CAHC, indique Bruno Bilde, conseiller communautaire héninois.Mais on sera intransigeants sur le fond et la façon dont Hénin-Beaumont sera traitée, surtout en matière de subventions et de financements de projets.» Et de promettre des initiatives annoncées vendredi soir lors du conseil municipal. La séance inaugurale de la CAHC, marquée par une série de votes destinés à désigner l'exécutif, avait duré huit heures. Un conseil au bout de la nuit que personne ne se plaindra de ne pas avoir à repasser."
AA : personne ne doute un seul instant que si le FN ne dépose pas un recours, c'est bien parce que ce dernier serait voué à l'échec. Il y a probablement eu erreur des services de la CAHC quant à l'adresse (mais certainement involontaire, contrairement à ce qu'a affirmé benoîtement l'élu FN !), mais le responsable principal c'est la poste dont l'employé aurait dû vérifier l'identité du réceptionnaire du courrier. Aucune chance pour le FN d'obtenir satisfaction...
 
 
- Le danger de vivre à HB (je ne pense pas que ce soit de la faute du FN !)
* "L'état de la toiture laisse deviner la violence de l'incendie qui a ravagé la grande bâtisse située à l'angle des rues de Verdun et Faidherbe, à Hénin-Beaumont, à la limite avec la commune de Billy-Montigny. Les piétons et automobilistes qui passent par là s'arrêtent quelques secondes pour observer le lieu du drame qu'ils ne soupçonnent même pas...
C'est vers 2h30 dans la nuit de dimanche à lundi que des voisins ont été réveillés par du bruit et une odeur de brûlé. Entendant en plus leur voisin appeler au secours, ils ont immédiatement alerté les sapeurs-pompiers.
Les autres voisins ont été réveillés par les gyrophares des camions de pompiers dépêchés sur place pour éteindre l'incendie. Le sexagénaire n'aura malheureusement pas survécu. Son petit chien non plus. «On le croisait tous les jours, le matin et le soir. Le reste du temps il était chez lui à faire des maquettes. Il était gentil, mais certains disent qu'il s'était fait voler sa voiture la semaine dernière, raconte un voisin.Apparemment elle aurait servi à faire un braquage. Et ensuite elle aurait été brûlée...» Pas de confirmation de ces rumeurs pour le moment.
Infirmier libéral à la retraite depuis quelques mois, l'Héninois vivait seul avec son animal de compagnie dans cette maison visiblement en mauvais état. Les voisins parlent d'un système électrique défaillant, d'un logement mal isolé et de dégradations non réparées. Les morceaux de plastique utilisés pour reboucher les vitres cassées en témoignent"
AA : Jean-Charles était connu à HB et beaucoup se souviendront longtemps de son sourire permanent et de sa passion pour les mots croisés et fléchés...
 
* 3 accidents de la circulation en quelques heures et 2 décès :
Peu après 21 heures hier (mardi), les soldats du feu héninois sont alertés d'un accident de la route rue Elie-Gruyelle, à deux pas de la caserne et du commissariat de police. À leur arrivée sur les lieux, ils prennent en charge un piéton qui se trouve en arrêt cardio-respiratoire. Rapidement rejoints par une équipe médicale du Smur d'Arras et une infirmière sapeur-pompier de Liévin, les secours prodiguent les soins d'usage. Mais rien n'y fait. L'homme de 45ans est déclaré décédé sur les lieux du sinistre peu après 22 heures.
Le conducteur de la voiture, pour sa part, est indemne.
 
Ce drame intervient à peine cinq jours après qu'une dame de 79 ans s'est fait renverser dans la même rue d'Hénin-Beaumont. Jeudi 17 avril, vers 15 heures, une voiture effectue une marche arrière dans rue Gruyelle. Le conducteur ne voit alors pas la dame de 79ans qui se trouve là et il la heurte. La victime tombe et perd connaissance. Elle est transportée d'urgence à l'hôpital, où elle finit par reprendre connaissance. Malheureusement, la septuagénaire vient de décéder à l'hôpital des suites de ses blessures.
 
La triste loi des séries agit sur la commune d'Hénin puisque samedi 19avril, vers 17h30, c'est un homme de 37 ans qui s'est fait renverser par une voiture alors qu'il traversait la chaussée, rue Napoléon-Demarquette. Pris en charge par les secours, on a d'abord craint pour ses jours. Il était transporté au CHR de Lille escorté par les motards de la police. Finalement, son état s'est depuis stabilisé.
 
2- Élection du président de la CALL
 
Le groupe PS, Verts et républicains possède une majorité... relative à la CALL. Sylvain Robert partait donc largement favori dans la course pour la présidence de la Communauté d'agglomération de Lens-Liévin mais dans un passé pas si lointain que cela (en 1998) nous avions quand même assisté à une surprise (AA : victoire surprise de JM Alexandre)
Au sein de la CALL (96 délégués), le groupe communiste (27 délégués), le groupe des indépendants (8), le Front National (6) et quelques autres, pouvaient brouiller les cartes en cas d'union sacrée bien improbable et contre-nature...
Qui ne s'est pas produite. Le scénario s'est déroulé comme prévu et Sylvain Robert a été élu dès le premier tour du scrutin... à la majorité absolue (62 voix, il en fallait 49). Le Lensois a donc rassemblé au-delà de son propre camp. À commencer dans les rangs des Indépendants de Jean-Marie Alexandre. Le maire de Souchez n'a voulu prendre aucun risque avec le scrutin. Il est bien placé pour savoir que tout peut arriver en politique. Dans la mesure où il souhaitait la victoire de Sylvain Robert, l'ancien président de la CALL a préféré de pas se porter candidat lui-même. C'était une sécurité supplémentaire.
La deuxième manche générale se déroulera le 30 avril prochain avec le vote concernant les vice-présidents qui seront au nombre de quinze. Et il n'est pas interdit de penser que les discussions sont déjà entrées en phase très active. Le Front National (6 élus) a confirmé son intention d'être très présent dans les débats. Par la voix de José Evrard, il a déjà indiqué que ce serait véritablement un scandale si le FN ne disposait pas d'une vice-présidence eu égard à son enracinement national et encore plus local (AA : cela devrait se passer comme à la CAHC, sans vice-président frontiste). Pour le reste, le nouveau venu a suivi à la lettre la stratégie frontiste en dénonçant de toutes parts les risques d'enlisement à la mode grecque! Bruno Troni (PC) très connaisseur du fonctionnement de la communauté d'agglomération a évoqué quant à lui les limites que son parti ne dépassera plus à l'avenir par obligation pour la population locale qui connaît plus de difficultés qu'ailleurs. Le Billysien ne dit pas que son parti ne continuera pas à travailler avec la majorité mais que cette fois, il sera plus exigeant sur certains dossiers au premier rang desquels arrive celui de la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères. Les communistes ne l'ont jamais digérée!
AA : c'était donc le dernier pouvoir qu'exerçait encore JP Kucheida. Il n'est plus maire de Liévin, ni président de la CALL. Il avait, l'an dernier, démissionné de la présidence de la Soginorpa... Il pourra ainsi préparer lesdifférents procès qui l'attendent...
Sylvain Robert, après sa réélection comme maire, aura réussi le "coup parfait" en s'imposant facilement à la présidence de la CAL (il est le premier président lensois depuis la démission d'André Delelis en 1998). Le climat va-t-il se calmer entre lui et son opposition ? Cette dernière fait actuellement feu de tout bois, mais 6 ans, c'est long ! Dommage que Lens ne puisse profiter à plein du talent de ses jeunes Politiques... Quand on compare avec Hénin-Beaumont et la médiocrité de son personnel politique, on se dit que Lens, pour elle, mais aussi pour les territoires avoisinants, ne peut se permettre un gâchis : il y a de la place pour tout le monde ! Même Béthune, dans un autre contexte politique, certes, a un maire, encore plus jeune que S. Robert (41 ans) et un premier-adjoint ambitieux (28 ans)...

mercredi 23 avril 2014

A contre-courant...


Sur beaucoup de sujets de l'actualité quotidienne, je me trouve en décalage avec ce qui semble être la vox populi ou ce que les médias nous invitent (incitent ?) à penser.
Quelques exemples tirés de l'actualité d'hier :

- concernant le procès des "bonnets rouges" qui ont détruit des portiques qui devaient servir à percevoir l'éco-taxe, fruit des discussions lors du Grenelle de l'environnement de 2008 qui donna lieu à une loi votée à la quasi-unanimité. Cette éco-taxe qui concernait les poids lourds empruntant les réseaux secondaires, avait pour objectif de financer des projets de transports propres, partout en France. 120 projets sont en attente de financement de l’État sur base d'un produit de plusieurs centaines de millions d'euros (métros, bus, transports fluviaux...). En outre, une partie de la taxe aurait servi à réparer les dégâts causés par les poids lourds, pris en charge actuellement par les contribuables, via les collectivités ou l'Etat. Devant les premières réactions hostiles en Bretagne, des premiers accommodements avaient été accordés, principalement à cette région. Insuffisants a estimé une minorité qui, à force de manifestations et de destructions de matériels, a fait reculer le gouvernement, l'an dernier. A noter que rien que les dédommagements à la société qui devait gérer le système s'élève à 800 millions d'euros ! Le gouvernement a reporté l'application de la loi et S. Royal, nouvelle ministre de l'écologie, l'a proprement enterrée ! Il me paraissait déjà incroyable que l’État ait reculé devant une jacquerie politisée, mais aujourd'hui, les mêmes Bretons minoritaires menacent d'une nouvelle révolte si les "casseurs" sont condamnés ! Valls est-il du style à reculer devant ce chantage ? Sa crédibilité est en jeu...

- Les députés socialistes contestataires ont, parait-il, un plan B pour obliger le gouvernement à reculer sur les mesures d'austérité du pacte de responsabilité ? Vont-ils refuser de voter la loi, si le projet du gouvernement restait en l'état ? Cela m'étonnerait parce que le Président possède l'arme atomique dissuasive : la dissolution de l'assemblée. Gageons que les députés ne risqueront pas de nouvelles élections dangereuses pour leur éventuelle réélection...

- Je trouve qu'on en fait un peu trop sur le retour des ex-otages de Syrie. Bien sûr que, comme tout le monde, je suis content qu'ils aient été libérés, mais il y a des limites à tout ! Émissions spéciales relatant, minute par minute, leur retour avec un F. Hollande se jetant dans leurs bras avant même la famille: trop, c'est trop ! Et depuis leur arrivée, on a eu droit, ce mardi, à je ne sais combien d'heures de reportages sur les interrogatoires que les 4 journalistes devaient subir par les services compétents... Beaucoup de bla-bla, puisque l'on a interdit aux ex-otages de raconter leurs conditions de détention... Qu'inventera-t-on dans les prochains jours pour prolonger le feuilleton ?

- Pas d'accord que l'on fasse porter le chapeau à F. Hollande dans l'affaire Aquilino Morelle ! Les faits graves (conflit d'intérêt) reprochés à ce dernier datent de 2007 et quand le Président l'a recruté, il ne pouvait connaître, en 2012, le double jeu de son conseiller. D'ailleurs, si les faits avaient été faciles à connaître, Médiapart n'aurait pas mis autant de temps à les découvrir... Je veux bien que F. Hollande soit en position délicate aujourd'hui, mais on n'est pas obligé de tirer sur l'ambulance...
Surtout que ceux qui crient haro sur le baudet ne sont pas exempts de tout reproche. N'est-ce pas ces messieurs de la droite (affaires Woerth, Bettencourt, Balladur, Pasqua, Guéant...) et madame de l'extrême-droite (indemnités du campagnon de MLP, l'imprimeur de Monsieur père, ou ce conseiller régional du NPDC s'enrichissant dans le commerce de la viande halal...) ?

- Dans les mouvances d'extrême-droite (faites un tour sur leurs sites, si vous n'êtes pas convaincus) les mouvements d'opposition dans les printemps arabes et en Syrie sont islamistes. Dans le dossier de l'Ukraine, les révolutionnaires de Maïdan sont des fachistes... Si je veux bien admettre que les islamistes et les néo-nazis sont actifs dans ces mouvements, ils sont le plus souvent minoritaires. Dans les cas de la Syrie et de l'Ukraine, on voit bien que la Russie est à la manœuvre, pour des raisons différentes (quoique...). Et quel est le parti politique français qui soutient la Syrie et l'Ukraine et pourfend les printemps arabes ? Le Front national... Comme si M. Le Pen était fascinée par Poutine. Ah, le mythe du chef...


mardi 22 avril 2014

L'avenir de Hénin-Beaumont est encore plus triste qu'imaginé...


C'est à travers l'article du quotidien régional que je souhaiterais faire quelques commentaires 


La Voix du Nord 19/4/2014

Le premier conseil communautaire a vu s'affronter la majorité et le FN.
Huit heures. Les participants n'oublieront pas le premier conseil communautaire de la nouvelle mandature qui a vu la réélection de Jean-Pierre Corbisez. Une longue soirée de votes et de dépouillements pour élire les 7 vice-présidents de la CAHC suivis des 7 délégués communautaires. Un conseil qui a aussi voté la baisse de 30% des indemnités des élus membres du bureau communautaire. Le groupe socialiste et républicain et le FN ont à chaque fois présenté un candidat. Un duel toujours remporté par les premiers, qui détiennent la majorité avec 32 des 61 élus, contre 13 pour le groupe FN. Candidat au poste de premier vice-président, Steeve Briois récolte 14 voix, comme un autre élu frontiste héninois, Jean-Richard Sulzer, qui en obtient 14 face à Christophe Pilch puis Daniel Maciejasz. «Nous faisons œuvre de pédagogie et nous maintiendrons notre candidature à chaque fois», déclare Jean-Richard Sulzer, candidat malheureux à cinq reprises. Privés de vice-présidence, les élus frontistes s'indignent. «C'est une atteinte au respect du suffrage des électeurs. Vous n'avez pas entendu le résultat des municipales. Ce soir, l'idéologue, c'est vous», lance alors le maire d'Hénin-Beaumont à Jean-Pierre Corbisez.
AA : à part les interventions incongrues de JR Sulzer (il avait déjà procédé ainsi en conseil municipal d'HB), le groupe FN s'est surtout fait remarquer par son absence totale de vision pour le mandat, alors que chaque groupe politique a laissé entendre que les priorités étaient claires : l'emploi et la cohésion sociale.
Même scénario au retour des élus après une interruption de séance, vers minuit. Cette fois, c'est l'élection des 7 délégués qui rejoindront les vice-présidents et le président au bureau communautaire. 
AA : il a déjà été signalé qu'aucune femme n'était représentée parmi les président et vice-présidents. Dans les 7 délégués, on trouve 2 femmes... Ainsi, dans le bureau communautaire, seules 2 femmes vont siéger auprès de 13 hommes. Certes, la parité n'est pas obligatoire, mais 13% de femmes situe bien ce que les hommes politiques pensent des femmes...  

De nouveau candidat et encore battu pour le premier poste de délégué, Steeve Briois et les élus FN décident de claquer la porte du conseil, tandis que l'interminable scrutin uninominal à bulletin secret se poursuit, désormais sans le FN. 
AA : n'insistons pas sur ce refus du vote démocratique... Ben oui, les 48 délégués "républicains" n'ont pas voulu voter pour des élus FN. Et alors ? C'est comme si l'opposition municipale héninoise exigeait d'être représentée dans l'exécutif de la ville d'HB, avec un poste d'adjoint ! 
Alors évidemment les habitants d'HB vont subir la double peine : non seulement le FN dirige leur ville, mais de plus, cette dernière n'aura pas vraiment droit au chapitre à la CAHC. Je ne suis pas sûr non plus que les élus héninois pourront se faire entendre au niveau départemental, régional ou de l'Etat. Cela d'autant plus que le FN a démontré, dès les premiers jours de mandat, ce dont il était capable à HB, notamment au niveau de la liberté d'expression (Jaurès insulté, LDH expulsée, citoyens bannis du conseil municipal). Je me dois quand même d'ajouter que la municipalité précédente, malgré 2 vice-présidences et 9 délégués, avait été plus que discrète.   
«C'est scandaleux de ne pas être représenté. Ce sont des gens sectaires qui montrent leur vrai visage, celui de l'intolérance, lâchait hier un Steeve Briois très mécontent de l'absence d'élus d'Hénin-Beaumont au sein du bureau communautaire.Les habitants seront choqués d'apprendre qu'on écarte la commune centre par choix politique». Le maire d'Hénin-Beaumont prévient: «On ne se laissera pas faire. Je serai très intransigeant, je n'ai pas envie qu'Hénin-Beaumont soit le dindon de la farce».
AA : S. Briois ne s'attendait quand même pas à être accueilli les bras ouverts. Si, à HB, on ne sait pas ce que représente le FN, ailleurs, on en a une petite idée... Et certains maires devraient modifier leur attitude pour éviter d'être également "frontisés". Vous me direz que l'expérience héninoise ne risque pas d'être un exemple... Alors que restera-t-il aux électeurs pour manifester leur mécontentement contre l'emprise d'une gauche dont les méthodes sont montrées du doigt ? "La Révolution, Sire"  !
Notons que, sans élu héninois à l'exécutif, mais avec 2 Oigninois, le député carvinois comme 1er vice-président et le conseiller régional courrièrois comme 2ème VP, il faudra revoir la dénomination de la CAHC en COC (Carvin-Oignies-Courrières)...
Une crainte que Jean-Pierre Corbisez juge non-fondée. «On a mis le paquet sur Hénin-Beaumont ces dernières années. On travaille actuellement sur plusieurs dossiers, notamment la piscine et la gare ferroviaire à Sainte-Henriette», déclare le président de la CAHC. 
AA : Il est certain que malgré la bonne volonté affichée de JPC, la ville d'HB va pâtir de cette situation... Après Dalongeville et Binaisse, l'avenir s'annonce encore très sombre pour HB...
Un point à souligner : on ne pouvait attendre autre chose de la part de l'Agglo vis-à-vis du FN. Reconnaissons que cela a été mené de façon correcte et ferme. Le nœud est bien serré pour éviter les débordements du FN  et, si j'avais osé, j'aurais titré ce texte : "Nœud à la COC"...
JULIEN CHABROUT
Les 7 vice-présidents: 1er: Philippe Kemel; 2e: Christophe Pilch; 3e: Daniel Maciejasz; 4e: Bernard Czerwinski; 5e: Christian Musial; 6e: Jean Urbaniak; 7e: Patrick Defrancq. Les 7 délégués communautaires: Régis Delattre, Christine Toutain, Jean Haja, François Théret, Fabienne Dupuis, Jean-François Graf, Stanislas Smuraga.

lundi 21 avril 2014

Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?


Le Monde 20 avril
ÉDITORIAL

La tache sur la " République exemplaire "

Les mois d'avril sont décidément funestes pour François Hollande. Vendredi 18 avril, Aquilino Morelle, soupçonné de conflit d'intérêts pour des faits qui remontent à 2007, a démissionné de ses fonctions de conseiller politique du président de la République. Un an plus tôt, après des mois de mensonges, l'ancien ministre du budget, Jérôme Cahuzac, avait été contraint de reconnaître qu'il détenait bien un compte bancaire en Suisse et avait fraudé le fisc.
Les deux affaires ne sont pas de même nature. Et l'électrochoc politique suscité par les agissements supposés de M. Morelle n'est pas de même ampleur que la déflagration provoquée par le scandale Cahuzac. Mais voilà la " République exemplaire " de M. Hollande de nouveau entachée par une affaire qui tombe au pire moment. Le président vient de tout remanier – le gouvernement, l'Elysée, le Parti socialiste – et le premier ministre vient d'annoncer un plan d'économies qui rend d'autant plus inacceptables des comportements d'enfant gâté, de privilégié.
Les faits sont édifiants. Ils remontent à 2007, cinq ans avant que M. Morelle devienne conseiller politique du président. Il est soupçonné par une enquête de Mediapart d'avoir touché, cette année-là, 12 500 euros d'un laboratoire danois, Lundbeck, alors même qu'il était en poste à l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS).
M. Morelle reconnaît ce " contrat ponctuel " mais affirme qu'" à aucun moment - il n'a - été en situation de conflit d'intérêts ". Mais il n'a pas retrouvé trace de la déclaration de ce " ménage ", qu'il aurait faite auprès de l'IGAS. Et l'organisme nie catégoriquement lui avoir donné la moindre autorisation.
De surcroît, en janvier 2011, M. Morelle s'était bâti une image de " chevalier blanc ", en corédigeant le rapport de l'IGAS qui avait mis en cause le laboratoire Servier dans le scandale du Mediator.
Dans la revue Esprit (mai 2011), il notait que les " confusions d'intérêts font largement partie de stratégies de lobbying de l'industrie pharmaceutique auprès des pouvoirs publics ". " Les conflits d'intérêts n' - ont - pas été traités avec assez de rigueur. Il faudrait prévoir des sanctions en cas de non-déclaration ", ajoutait-il. Paroles d'expert, hélas !
Les accusations qui visent M. Morelle ne relèvent pas du domaine pénal. La loi relative à la transparence de la vie publique date du 11 octobre 2013. Elle oblige, en l'espèce, les membres des cabinets ministériels et les collaborateurs du président de la République à adresser " une déclaration de situation patrimoniale et une déclaration d'intérêts " à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Cette dernière a indiqué, vendredi, qu'elle allait étudier les dites déclarations de M. Morelle.
A l'évidence, le conseiller élyséen a fait preuve d'un manquement à l'éthique aussi irresponsable que choquant. Sa faute est d'abord morale. A cet égard, on peut se féliciter de la promptitude de la réaction de M. Hollande qui a accepté " immédiatement ", sans tergiverser, la démission de M. Morelle.
Mais, comme dans l'affaire Cahuzac, même à un moindre degré, on ne peut que déplorer que le président ne se soit pas assuré de la probité de ceux qui l'entourent. Sauf à nourrir la suspicion toujours plus grande à l'égard des responsables publics, ceux-ci devraient être exemplaires. Et le chef de l'Etat en être le garant.

dimanche 20 avril 2014

Carnets du dimanche

- Anne-Cécile Mailfert, Porte-parole d'Osez Le Féminisme. J'ai fait une synthèse de sa déclaration:
"Nous avons pu lire avec effroi les propos de Jean Marty dans un article publié hier dans le monde.fr à propos du « point du mari ». Le « point du mari » est une mutilation sexuelle visant à rétrécir les sexes des femmes au moment de la suture de l'épisiotomie (section du périnée au moment de l'accouchement censée prévenir des risques de déchirures plus graves). Le "point du mari" viserait à donner plus de plaisir aux hommes lors de la pénétration, rendant le coït douloureux pour les femmes. Cette pratique, taboue, a été récemment révélée par la multiplication de témoignages sur Internet.
Le monde de J.Marty: les femmes seraient des menteuses et les médecins des artistes
Niant tout d’abord que les pratiques dites du « point du mari » puissent exister, il rejette les témoignages qui pourtant fleurissent sur la toile et rétorque "c'est dans la tête des femmes". Mais il se contredit juste après: « La chirurgie est du domaine de l'art, on peut penser que certains médecins ont eu l'idée qu'en modifiant un peu leur façon de suturer, ils amélioreraient un peu la sexualité, et ça, ça ne nous choque pas ».
Un mépris pour les femmes, leur sexe, leurs sexualités ?
 « Une sexualité épanouie, ce « n'est pas un cadeau que la nature donne à tout le monde » », dixit le médecin. qui devrait pourtant savoir que la nature n’a rien à voir avec une sexualité épanouie ou non. La nature dote chaque femme d’un organe fabuleux, entièrement dédié au plaisir : le clitoris. Mais ensuite les sexualités des femmes sont souvent dévastées par les violences des hommes : viols, prostitution, mutilations sexuelles…et par une société androcentrée qui ne pense que par et pour le plaisir des hommes. Difficile parfois de se réapproprier du plaisir".
AA : Les hommes ne comprendront jamais les femmes, ou plutôt, ils ne veulent pas les comprendre...Cela a-t-il un rapport avec l'info suivante ?

- L'Agglo Hénin-Carvin (CAHC) va pouvoir concourir au titre de "collectivité la plus sexiste de France ": 8 hommes aux 8 postes de Président et de vice-présidents ! Pas mal pour une collectivité de plus de 110 000 habitants ! 
AA : est-ce dû au "Point du mari" ?

- Un tract supposé avoir été rédigé par les séparatistes, en Ukraine, appelle les Juifs à se faire recenser. Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a qualifié jeudi de « grotesque » l’avis qui a été envoyé aux Juifs dans une ville d’Ukraine, Donetsk, leur demandant de s’identifier en tant que Juifs. « En l’an 2014, après tous les miles parcourus et tout le chemin de l’Histoire, ce n’est pas seulement intolérable, c’est grotesque. C’est au-delà inacceptable", a-t-il déclaré aux journalistes après une réunion de crise à Genève sur l’Ukraine.
Source : http://www.i24news.tv/app.php/fr/ac...
AA : rappelez-vous, c'est ce que fit le gouvernement de Laval, en 1940... A Donetsk, sont-ce les pro-Russes ou les Russes qui ont envoyé ce courrier ? A moins que ce soit une provocation du gouvernement ukrainien. De toutes les façons, on n'y comprend plus rien... Sauf que Poutine veille !
- Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV
Nos gouvernants n’ont rien inventé, même méthode que sous l’ancien régime
Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus !
Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…
C’est un réservoir inépuisable.
Extrait du « Diable Rouge » : pièce de théâtre de fiction écrite par Antoine Rault et mise en scène par Christophe Lidon. Cette pièce a reçu sept nominations aux Molière 2009.
AA : Vous pouvez transposer à aujourd'hui avec Sarkozy/Fillon ou Hollande/Ayrault. A moins que la transposition ait été faite dans l'autre sens...

- D'après 20minutes : La troisième plus grande ville d’Allemange, Munich, a légalisé le 14 avril 2014 le nudisme dans ses rues en désignant six zones prévues à cet effet. Une victoire pour les opposants au textile, mais le débat ne date pas d’hier, il s’est développée en Allemagne depuis le début du 20e siècle: la «Freikörperkultur» ou culture du corps libre. C’est aussi en Allemagne que s’est créée la première plage nudiste en 1920, rappelle The Telegraph. Rien de surprenant donc.
AA : Ben oui, mais en France, si on faisait la même chose, on aurait droit aux manif de Christine Boutin, "Jour de colère" et tutti quanti.  Pourquoi pas d'ailleurs ? Mais interdiction de défiler nu...
 
- En Belgique, les élections législatives et européennes ont lieu le même jour. Le Parti du Travail belge pourrait faire une percée et prendre des voix à gauche au PS du Premier ministre Elio di Rupo. Explications.


C'est un phénomène spectaculaire à mettre encore au crédit des politiques d'austérité en Europe. Selon une des dernières enquêtes d'opinion, ce parti qui se revendique encore clairement marxiste-léniniste obtiendrait 8,1 % des intentions de vote en Wallonie aux élections fédérales et européennes, 7,4 % à Bruxelles et même 4,1 % dans la très conservatrice Flandre. Lors des dernières élections législatives, le PTB n'avait récolté qu'un peu plus d'1 % des voix…
AA : vous voyez cela en France un parti maoïste qui ferait la nique au Front de gauche, ou aux trotskystes du NPA et de LO ?
En voilà une bonne idée...

samedi 19 avril 2014

Les soliloques de François Hollande

Hier matin, j'étais chez Michelin. Je pense qu'ils vont y arriver : la voiture consommant 2 litres au 100 et émettant moins de 50 g de CO2 c'est peut-être pas pour demain, mais pour après-demain, lors de mon second mandat. C'est vrai, 2017, j'y crois fort : le choc de croissance, c'est pour cette année. Hop ! la croissance chez les autres et ça repart chez nous. Bon, c'est vrai que j'ai vendu, à Bruxelles, 50 milliards d'économies, mais c'est pas possible : avec les diminutions de charges pour les entreprises, il nous manquera 10 à 15 milliards pour réduire le déficit. Je les ai bien eus, à la Commission, mais il faut qu'on fasse plus de 2% de croissance cette année, parce que, sinon, je ne vous dis pas, Bruxelles va nous souffler dans les bronches !
Bon, j'ai eu, hier 2 nouvelles, une bonne et une mauvaise. La bonne, c'est que ma chère Martine n'est plus présidente de la communauté urbaine de Lille. Je suis triste... M'enfin, c'est une belle casserole pour 2017... Quoique elle va avoir du temps maintenant. On va la revoir un peu plus avec les militants et elle va venir m'emm... D'accord, j'ai encore de la marge : avec 18% de gens qui me font confiance, avec la croissance, à la fin de l'année, j'suis à 50 et après, je reprendrai deux ou trois points par an. Et pendant ce temps, qu'est-ce qu'elle va dire, Martine ? "Je n'ai pas voulu me présenter à la présidence du Grand Lille, parce que je voulais laisser la place aux autres" ? Foutaises, personne ne la croira... Non, non elle est cuite, la Titine, comme il l'appelle dans le Nord.
La mauvais nouvelle, c'est la mort de Garcia Marquez... J'ai tellement aimé et vous me croirez pas si vous voulez, mais je l'ai fait aimer. Ségo, Valérie, Anne, Julie et tant d'autres, je les ai fait craquer en leur offrant "Cent ans de solitude" ou "L'amour au temps du choléra". Essayez, vous verrez, c'est radical... L'avantage, c'est que, même mort, je peux encore l'offrir. Et puis, ça ne coûte pas cher, ses livres sont dans des collections poche : c'est moins qu'un repas au restaurant après lequel, vous n'avez qu'une envie, c'est de dormir. Tandis que là, c'est bingo, à chaque fois... L'Amérique du Sud, les intellectuelles elles en rêvent !
Bon, je suis désolé, là, il faut que vous quitte, parce qu'il faut que j'aille saluer Aquilino Morelle qui quitte son bureau, parce qu'on l'a obligé à démissionner. C'est pas loin, c'est le bureau à côté du mien... C'est vrai qu'il va me manquer, le bougre ! Il est tellement cultivé. Mais c'est de sa faute : il n'avait qu'à me le dire que quand il était à l'IGAS, il avait frayé avec des groupes pharmaceutiques, pour arrondir ses fins de mois... Mais là Camba, il a raison, il faut couper court... J'lui ai acheté une boîte de chocolats. Sa femme, qui travaille au cabinet d'Aurélie, elle adore ça... et puis à la culture, c'est pas toujours marrant...

vendredi 18 avril 2014

Conseil communautaire de l'Agglo Hénin-Carvin

61 délégués communautaires étaient présents ou représentés, ce soir, à la CAHC.

Dès le début, l'élu FN d'Oignies, F. Vial demande le report de la réunion, car il n'a pas reçu la convocation... l'adresse indiquée étant fausse, et le courrier a été délivré à un autre numéro de la rue où il habite. Manifestement, une erreur de la poste. En attendant une éventuelle demande d'annulation, la séance se poursuit...

Élection du président :
- Corbisez : 33 voix. Réélu
- Haja (PC ): 13 voix
- Briois : 13 voix
2 bulletins nuls.

Intervention des groupes : seul le FN n'a pas pris la parole. J. Urbaniak (groupe des élus républicains), très consensuel comme d'habitude, souhaite un modèle de gouvernance mêlant transparence et sérénité, et que l'on fixe des objectifs prioritaires qui sont, pour lui, un développement économique efficace et le renforcement de la cohésion sociale.
Discours traditionnel du PC sur l'état économique du territoire et, bien sûr, une critique de la politique gouvernementale.
Pour le groupe PS et Verts, P. Kemel estime que la cohésion sociale est la première priorité.
JP Corbisez veut présider de façon transparente ("une intercommunalité de projets et pas d’idéologie : ceux qui ne le comprennent pas n’auront pas la tâche facile"), dans la continuité, tourné vers l'avenir et à l'écoute des besoins des communes. Il fixe comme objectif la création de 6000 emplois, sur le mandat.
Une délibération a, ensuite, fixé à 7 le nombre de VP (49 pour, 13 abstentions FN) contre 14 précédemment

- Briois pose sa candidature pour le poste de 1er VP. Il rappelle que, jusqu'à Dalongeville, le District avait toujours été présidé par le maire d'HB. Il trouverait normal que la 1ère vice-présidence lui revienne et qu'HB ne soit pas abandonnée. JP Corbisez rappelle qu'HB a bénéficié de financements pour des économies d'eau, pour l'Anru et pour la Maison des adolescents. Lapsus amusant : il a confirmé qu'"il ferait tout pour les Oigninois euh...les Héninois !"
S. Briois obtient 14 voix contre 42 à P.Kemel. 5 bulletins nuls. Le FN disposant de 13 délégués, une extra voix a rejoint le FN... De même, peut-on supposer que les nuls étaient anti-Kemel...
- Toujours une voix de plus pour Sulzer, FN, mais un seul nul permettant à C.Pilch de récolter 46 voix pour la deuxième vice-présidence.
- D Maciejasz devint 3eme VP avec 44 voix, 3 nuls et 14 voix pour JR Sulzer.
- Mystère  pour l'élection de Czerwinski, PC, qui obtint 46 voix, mais 3 nuls et une voix perdue par Sulzer (12).
- Record pour C.Musial : 47 voix ! 13 bulletins FN pour Sulzer. 1 seul nul. La plus belle élection de la soirée  !
- La 6ème vice-présidence échoit à  J. Urbaniak : 46 voix contre 13 à Sulzer.
- La dernière revint à P. Defrancq, absent pour maladie. Avec 43 voix (5 nuls) et 13 pour A. Beigneux (FN).


La réunion a commencé à 18H, il est 23 heure (il a fallu voter à bulletins secrets pour chaque vice-présidence). L'ex-maire d'Hénin a quitté les lieux, il y a un quart d'heure.
30 minutes sont encore nécessaires pour voter, à la proportionnelle de liste, pour la constitution d'une commission de 15 membres (8 PS/EELV) qui doit remettre, dans les 6 mois, une proposition de règlement intérieur. Une délibération est également votée à mains levées, pour compléter le bureau exécutif à 15 membres, avec l'élection de 7 conseillers délégués. Il est 11H30, le président propose de se restaurer avant de voter, à nouveau à bulletins secrets, pour les 7 conseillers, soit plus de 3 heures supplémentaires de séance. N'ayant point été invité au buffet, je suis parti en laissant tout ce beau monde siéger une partie de la nuit...

Remarques : 
- excellente entente entre les 9 conseillers communautaires FN héninois et leurs 2 collègues de l'opposition (Binaisse et Tondelier), comme je l'ai écrit hier soir en cours de réunion, avec un commentaire sous mon dernier post (ce qui permet de connaître l'heure exacte de cette partie de rigolade)... j'étais, en effet, sidéré de les voir plaisanter ensemble. Vous avez dit : "banalisation"? 
- étonnante partition de l'élu FN d'HB, JR Sulzer, intervenant à tout propos : humour "à 2 balles" qui ne faisait rire personne, et tentative de retarder les opérations de vote par des propositions surprenantes, balayées à juste titre par le président. A noter que le néo-Héninois n'est pas encore très habitué à son nouveau lieu de résidence, puisqu'il parla, à 2 reprises, d'HB comme "chef-lieu", or la ville est située dans l'arrondissement de Lens (chef-lieu d'arrondissement) et il est difficile de parler de chef-lieu de canton, surtout quand la ville fait partie de 2 cantons... Dans quelques mois, il aura appris les caractéristiques de la ville dans laquelle il vient d'atterrir...
- je suis toujours surpris quand je vois un exécutif siéger devant son assemblée : le Président ou le maire est assis sur un siège dont le dossier est plus haut que celui de ses collègues. En quelque sorte, il trône et il est vrai qu'en France, les attributs de la monarchie sont encore nombreux ! 
- non seulement, nous traînons des relents monarchiques, mais nous sommes incapables de pratiquer la parité. Un  président et 7 vice-présidents : pas une femme ! Alors, je sais bien que l'on a dû désigner, dans la nuit, quelques conseillères déléguées, pour compenser... Mais cela n'est pas sérieux du tout...

Comme le phénix, le PS renaîtra-t-il de ses cendres ?

 

Commentaires AA dans le texte

Cambadélis, rénovateur du PS ou syndic de faillite ?

LE MONDE |
Editorial du Monde.

Jean-Christophe Cambadélis a hérité, mardi 15 avril, d’un poste que Pôle emploi n’aurait pas osé lui proposer s’il avait été mis sur le marché : un CDD de dix-huit mois de premier secrétaire du Parti socialiste, jusqu’au congrès d’octobre 2015. Autrement dit, une mission de sauvetage d’un parti en détresse, qu’Henri Emmanuelli qualifiait récemment de « parc à moutons » en « coma dépassé ».
Au lendemain d’un désastre électoral qui, avec la perte de quelque 160 villes de plus de 10 000 habitants, a sapé le socialisme municipal, le diagnostic impitoyable de Michel Rocard, en 1994, s’impose de nouveau. L’ancien premier ministre décrivait, alors, le PS comme « un champ de ruines », « pratiquement vidé de toute idée, de toute force, de toute influence ».
Si les socialistes ont (encore) tous les pouvoirs – Elysée, Matignon, Assemblée nationale, Sénat, régions, majorité des départements –, leur parti n’existe plus. Il est devenu un astre mort. Les premiers symptômes du mal ne sont pas apparus avec l’élection de François Hollande. Ils remontent loin.
En 1995, Lionel Jospin, redevenu premier secrétaire, avait favorisé un certain renouveau idéologique, sans toutefois faire le ménage nécessaire dans les baronnies locales d’un appareil de plus en plus sclérosé (AA : le Pas-de-Calais et Marseille en savent quelque chose !). Son successeur, François Hollande, a exercé une réelle influence sur la ligne du gouvernement pendant la cohabitation de 1997 à 2002. Mais il n’a pas rénové le PS. Et depuis le choc du 21 avril 2002 et l’élimination de son candidat au premier tour de la présidentielle, ce parti dérive sans boussole, sans autre stratégie que la reconquête du pouvoir, sans renouvellement de sa doctrine. AA : ce n'est pas une consolation de savoir qu'il en est de même dans les autres partis. En dehors d'une refondation de sa "doctrine" jamais mise en œuvre, les militants ont demandé et finalement obtenu, en 2010, que la limitation du  cumul des mandats soit applicable pour leurs élus immédiatement, alors même que le PS n'était pas au pouvoir. Peu d'élus s'y sont conformés. Pire encore, cette obligation, aujourd'hui inscrite dans la loi, n'est applicable qu'à partir de...2017 ! Or la droite ne s'est pas privée d'annoncer que, en cas de victoire en 2017, elle abrogera la loi ! Voilà comment tous les politiques se déconsidèrent aux yeux des citoyens...
Jusqu’au séisme municipal de 2014, le PS s’est replié sur son seul rôle de machine électorale. Pour la présidentielle de 2012, il a inventé, avec succès, la procédure démocratique de la primaire. Mais, aujourd’hui, sa machine tourne à vide. Depuis 2002, en dehors de vagues considérations sur « un nouveau modèle de civilisation », il n’a rien produit. Il s’est montré incapable de formuler des idées neuves, soit pour aider l’action gouvernementale, soit pour défricher l’avenir, soit pour redéfinir ce qu’est le socialisme en 2014. Depuis douze ans – et le phénomène s’est aggravé avec la calamiteuse gouvernance d’Harlem Désir –, il est en panne de pensée.
La crise existentielle du PS est si profonde qu’on finit par se demander à quoi il sert. Penseur et stratège, formé à la double école du trotskisme et du jospinisme, M. Cambadélis a la stature pour empêcher « le bateau ivre » de couler. « L’enjeu pour le Parti socialiste, a-t-il déclaré, c’est la glissade ou le renouveau, la dispersion ou le sursaut. » Il lui faudra beaucoup d’énergie pour remettre à flot un parti dont les militants sont désemparés au point de se détourner de leur président.
M. Cambadélis a l’ambition de « reformuler idéologiquement le socialisme pour qu’il soit à nouveau une doctrine vivante, capable de transformer le monde et pas seulement de le gérer ». A cette condition seulement, le nouveau « patron » du PS pourra être davantage qu’un intérimaire ou un syndic de faillite.
AA : ce n'est que si le PS est anéanti en 2015 et 2017, qu'il pourra se montrer capable de tout reprendre à zéro. Si l'on prend comme exemple la fin de la SFIO, il aura fallu, du Congrès d’Épinay à la victoire de Mitterrand en 1981, 10 ans pour renouveler idéologiquement, avec des hommes neufs, un grand parti de gauche. Encore y avait-il une personnalité charismatique qui indiqua le chemin...  leader qui n'apparait pas aujourd'hui ! Ce n'est donc pas avant 2030 qu'un nouveau parti alliant justice sociale et écologie pourra faire avancer la société française. Face aux dérives de la droite et au danger du FN, cela laisse augurer des années prochaines difficiles...