mercredi 2 septembre 2015

Lettre à Madame Taubira, Ministre de la Justice.

Madame la Ministre,

Je me permets de vous écrire pour vous exprimer mon étonnement, voire mon mécontentement, concernant trois dossiers judiciaires traités avec beaucoup de lenteur...

- j'ai écrit, en date du 20 juillet dernier, au Procureur de la République de Béthune en lui rappelant que Monsieur Gérard Dalongeville avait été condamné le 19 août 2013 par le tribunal correctionnel de Béthune à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ferme, à cinq ans d'inéligibilité et à 50.000 euros d'amende, pour détournements de fonds publics, délits de favoritisme et usages de faux, au préjudice de la commune d'Hénin-Beaumont dont il a été maire de 2001 à 2009.
Il avait fait appel de cette décision, mais s'en était désisté en novembre 2014.  J'ai fait part au Procureur de mon étonnement devant la non-application du jugement du tribunal de Béthune et lui ai demandé de me faire connaître comment il envisageait la mise en œuvre de la condamnation du sieur Dalongeville, compte tenu des 9 mois de détention préventive qu'il a déjà effectués. 
J'ai, de même, écrit à Monsieur le Procureur de la République auprès de la Cour d'appel de Douai pour m'enquérir de l'application des peines prononcées par la cour concernant les autres protagonistes de l'affaire qui avaient fait appel du jugement prononcé à Béthune et qui furent condamnés à Douai, il y a 8 mois. 

- Concernant Jean-Pierre Kucheida, ex-député-maire de Liévin (62), condamné pour abus de biens sociaux dans l'affaire de la Soginorpa (mai 2013), deux instructions judiciaires datant de 2013 auraient été closes depuis plus d'un an et l'on nous annonçait un procès pour fin 2014/début 2015. On peut légitimement se demander pourquoi aucune suite judiciaire n'a, pour l'instant, été donnée. 

- Enfin, l'affaire Pichoff, du nom de ce magistrat (président du tribunal correctionnel de Béthune) incarcéré en 2011 pendant 4 mois et mis en cause dans le cadre d'une enquête sur de possibles malversations et corruption de magistrat. Plus de 4 ans après son arrestation, cette affaire n'a toujours pas été jugée. De source sûre, elle serait audiencée pour... 2016 !

Les 3 dossiers auxquels je fais référence concernent un même territoire (Béthune, Lens-Liévin, Hénin-Beaumont), sont liés, tout au moins pour les 2 derniers, à un même parti politique et les protagonistes ont des relations, directes ou indirectes, entre eux ou leurs comparses (affaire Dalongeville, notamment). 
Vous comprendrez, Madame la Ministre, que la lenteur dont fait preuve notre justice dans un contexte politique particulier, permet toutes sortes d'interprétations qui, nous le savons, vous et moi, n'ont aucun fondement. Néanmoins, j'en appelle à votre autorité pour nous éclaircir sur l'état actuel de ces 3 affaires pendantes, afin de dissiper tout malentendu...

Dans l'attente de votre réponse à ce courrier (destiné à être public), je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, mes hommages respectueux.

Alain Alpern

mardi 1 septembre 2015

La mauvaise foi règne au FN !


Marine Le Pen a la mémoire courte


DailyNord

C’était en plein cœur de l’été. Comme il a fait chaud en Nord-Pas-de-Calais, le maire FN d’Hénin-Beaumont a cru bon, pour l’inauguration d’HB La Plage, d’enfiler son maillot de bain et de se baigner avec les enfants. On a bien compris que Steeve Briois adore afficher une réelle proximité avec ses administrés, comme le souligne l’article de  La Voix du Nord qui rappelle les faits et la polémique qui a suivi.  
Amusant :  en 2011, Marine Le Pen dénonçait vivement sur le plateau d’I-Télé, la tenue de l’ambassadeur de France à Tunis en brandissant la photo en maillot de bain, postée sur… le réseau social Copains D’avant. « Pour l’honneur et pour la dignité des Français mais aussi pour la dignité des Tunisiens, je pense que Monsieur Boillon doit partir, ça suffit », avait-elle lancé, se disant “effrondrée” par la diplomatie française qui “donne honte partout“.
Donc question : pour le FN, maillot de bain d’un ambassadeur égale démission mais maillot de bain d’un maire à Hénin-Beaumont, c’est tout bon ?

Petit voyage au... Front National


1) On tremble en lisant la façon dont le FN exercerait le pouvoir si, par malheur, il devait arriver à la tête de l'Etat. Voyez ce passage du communiqué concernant le blocage des routes dans la Somme, par les gens du voyage, passage que j'ai relevé sur le site de S. Briois sur Facebook (paru le 29/8 à 8:57) : "Plutôt que d’employer la force afin de faire cesser immédiatement le trouble à l’ordre public, les services de la Préfecture ont préféré temporiser et poursuivre le dialogue, attendant patiemment que les délinquants se décident à lever le barrage." On ne pourra pas dire que l’on n’aura pas été prévenu !

Commentaires, suite à ce communiqué :
-  "je vois que l'état n'as aucun pouvoir se laisse manipulé par tout ceux qui  : son pas français" (29/8 9H06). Tiens, on ne lui a pas dit que les gens du voyage étaient français ?
- même son de "cloche" à 9h09 : "Nous français NS n avons plus aucun droit juste celui de la fermer ....y en a marre oui vivement 2017"; 
- 9h14 est sur la même longueur d'ondes : "On ne prend des gants que pour des étrangers! si çà avait été des français les crs auraient utilisé leurs matraques!" 
- confirmation à 9h21 de ce que ferait le FN : "Le FN aurait envoyé l'armée et aurait bien eu raison!!"
- début d'espoir quand on lit : "resper au gent du voyage" (sic !), mais 5 minutes plus tard, à 9h50, la même personne précise sa pensée : " Et ne pas confondre manouche rome et gent du voyage c pas pareil" (resic !). Elle réitère le lendemain à 9h08 : "Les gens du voyage son francais comme vous";
- et finalement 10h04 résume bien le programme du FN : "Facile de dire vivement que l ont votes Lepen 
fallait déjà voter Mr Lepen dans les années 1980 

La France aurait resté la France les usines auraient rester chez nous et ont auraient encore les francs 
Ont serraient moins pauvres et moins embêté par les étrangers" (reresic !).

Au fait, pourquoi les 83 commentaires sous ce communiqué, sont-ils pratiquement tous bourrés de fautes d'orthographe ? Il doit bien y avoir des sympathisants FN qui écrivent correctement le Français, eux qui se sentent tellement français, non ?

2) Sur le même site Internet, on découvre S. Briois sur un vélo, mais il ne roule pas... Peut-on penser que le maire d'Hénin-Beaumont veuille faire concurrence à celui de Loos-en-Gohelle, Jean-François Caron, sportif accompli et spécialiste du trail (natation, vélo, course à pied). On pourrait le croire : après avoir vu le maire d'Hénin, debout dans une piscine (il ne nage pas, certes), à vélo (il ne pédale pas), reste à le voir en tenue de jogging prêt à courir. Remarquez, dans le magazine municipal, sur une photo, il est assis en haut d'un toboggan (mais il ne descend pas). Il n'y a pas que JF Caron que S. Briois veut imiter (mais il faudra qu'il saute le pas !), il y a également Poutine et Medvedev dont les photos, en plein exercice de musculation, inonde les médias. On savait le dictateur russe et le FN très proche, mais quand même, s'étaler en petite tenue à Hénin et à Moscou, cela fait un peu populiste et démago...

3) Toujours sur ce site Facebook, est disponible le magazine municipal, véritable revue partisane, avec attaque en règle contre l'opposition, panégyrique de l'action municipale, photos du maire (véritable Narcisse de la politique), mais aussi un petit bijou : une pétition de soutien du magazine (dont le responsable éditorial est le maire) pour soutenir... S. Briois ! Ce dernier a, en effet, été attaqué par un membre de l'opposition, responsable local socialiste, avec une allusion à sa vie privée ("Être prêt à tout, se déshabiller pour s’attirer les faveurs, cela porte un nom… ») dont j'ai déjà dit qu'elle dépassait les limites de la politique, même si ce que je rapportais, en début de chronique, outrepasse également les limites de la décence politique... Tout cela va intéresser le Canard Enchaîné à qui j'adresse le présent texte !

Hénin-Beaumont s'enfonce dans le néant politique, plus encore que jamais !


lundi 31 août 2015

Les infos du week-end


Le torchon brûle entre Fabien Roussel (PCF) et Sandrine Rousseau (EELV)
Des négociations étaient en cours. Mais Fabien Roussel a claqué la porte. « Il n’y aura pas d’accord avec les Verts », nous explique le chef de file des communistes. « Dès le départ, Sandrine Rousseau voulait être tête de liste. C’était une condition sine qua non. On ne pouvait pas discuter. Je le regrette. » Contactée, Sandrine Rousseau est injoignable. « On est un peu surpris par la méthode », confie un de ses lieutenants. « J’espère que c’est une forme de négociation un peu virile et qu’on pourra très vite se remettre autour de la table.»
Mais, alors, ne s’agit-il pas, tout simplement, d’une querelle d’ego ? Fabien Roussel proteste. « Ce n’est pas un problème d’ego. C’est un problème politique de fond et de cohérence. Nos députés et sénateurs se battent à l’Assemblée nationale contre les politiques d’austérité. À la rentrée, ils voteront contre le budget. Nous sommes clairs. Les parlementaires EELV moins. Ils votent les politiques d’austérité et les baisses de dotation.»
Et quid, au fait, du Parti de Gauche (PG), cofondateur du Front de Gauche avec le PCF ? «On ne veut pas choisir entre l’un et l’autre », confie Julien Poix, le secrétaire départemental du PG Nord. « Deux listes à la gauche du PS, ce n’est pas possible. C’est un échec. »
AA : Même si le Front de Gauche et EELV s'unissaient lors des Régionales, leur liste franchirait tout juste les 10%. Une union avec le PS, dans un second tour, les laisserait loin de "Les Républicains" et du FN... A quoi bon ces querelles d'ego ou de chapelles pour, finalement, laisser gagner la droite ?
A La Rochelle, Manuel Valls tente de rassembler la gauche en vue de 2017
En clôture de l’université d’été du PS, Manuel Valls a tenté de dépasser les divisions internes de son parti, coupant court aux critiques des « frondeurs » ou des anciens ministres critiques de l’action du gouvernement. Appelant les écologistes à l’union dès le premier tour des régionales, en décembre, le premier ministre s’est également efforcé de poser les jalons d’une union pour la présidentielle de 2017. Mettant d’un côté en garde contre la « fragmentation » de la classe politique française, il n’a pas ménagé de l’autre ses attaques contre « l’incohérence » de la droite, et souligné l’expansion idéologique de l’extrême-droite autour d’un nouveau « bloc réactionnaire ».
AA : Discours vain au vu de l'info précédente (NPDCP)
Deux journalistes français mis en examen pour avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc
Les deux journalistes français soupçonnés d’avoir tenté de faire chanter le roi du Maroc ont été mis en examen pour chantage et extorsion de fonds dans la nuit de vendredi 28 à samedi 29 août.
Le Palais royal accuse Eric Laurent et Catherine Graciet d’avoir réclamé trois, puis deux millions d’euros pour le renoncement de la publication d’un livre compromettant pour la monarchie. Des enregistrements clandestins de conversations entre Eric Laurent et un avocat du royaume chérifien, publiés dimanche 30 août par le Journal du dimanche, semblent aller dans ce sens.
Dans un entretien au Monde, Eric Laurent se défend pourtant de tout chantage, et assure que la proposition de transaction venait de Rabat. Il assure l’avoir accepté à la fois pour des raisons personnelles, et pour ne pas « déstabiliser le Maroc ».
AA : dans l'une ou l'autre hypothèse, les 2 journalistes ont eu tort d'accepter...

La Hongrie achève son « mur » anti-migrants

La Hongrie a achevé samedi 29 août la pose de la clôture de fils de fer barbelés pour empêcher l’entrée des milliers de migrants qui se pressent à sa frontière avec la Serbie. Une initiative fustigée dimanche par le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius : « On ne respecte pas les valeurs de l’Europe en posant des grillages qu’on ne ferait pas pour des animaux ». Samedi, la police autrichienne a annoncé qu’un nouveau drame avait été évité de justesse, après avoir intercepté un camion avec 26 migrants à bord.
AA : c'était la même opposition française au mur israélien qui a pourtant permis de faire cesser la plupart des attentats commis par des Palestiniens. Mais les 2 murs sont-ils vraiment comparables ?

Teddy Riner remporte son huitième titre mondial

Le champion olympique de la catégorie reine du judo (+100 kg) s’est facilement emparé d’un huitième titre mondial, samedi, à Astana au Kazakhstan. Aucun judoka n’avait réalisé pareil exploit avant lui. Teddy Riner, 26 ans, l’a emporté en finale sur le Japonais Ryu Shichinohe. Il n’a pas été battu depuis septembre 2010, soit 95 combats sans défaite.
AA : Il n'a que 26 ans et nous allons manquer de superlatifs dans les prochaines années...


Sources : La Croix du Nord (PCF et EELV) et Le Monde

dimanche 30 août 2015

"Gorafions" ensemble...


Je rappelle que Le Gorafi présente uniquement des "articles faux (jusqu'à preuve du contraire)", décalés et parodiques.

Plusieurs politiques blessés dans une bousculade en tentant de récupérer l’attaque du Thalys. 
C’est une scène d’horreur électorale qu’ont vu les premiers secours arrivés sur place. Plusieurs politiques, de tous horizons, enchevêtrés, à terre après une bousculade alors qu’ils tentaient de récupérer l’attaque du Thalys. « Certains gisaient inanimés, d’autres ont été plaqués contre un mur et ont perdu connaissance » raconte un capitaine de pompier. « Certains étaient même dans un état second et s’en sont pris aux secours ». En cause, la récupération politique de l’attaque du Thalys qui a attiré plus de politiques que d’habitude. « Il y a les habituels, eux ont l’habitude de gérer. Mais ce qui nous inquiète ce sont les nouveaux comme Alain Vidalies qui a violemment dérapé ». Celui-ci, gravement blessé, a été évacué en priorité alors qu’il tenait des propos délirants sur la discrimination et la sécurité.
AA : Certains, dont je tairai le nom, sont même rentrés précipitamment de vacances, pour être présents auprès des malheureux voyageurs. Le maire de la ville d'Arras, ville où s'est immobilisé le train, a dû faire réserver des chambres d'hôtel pour loger ses collègues politiques, mais compte bien en demander le remboursement à la SNCF.

Thalys – Nicolas Sarkozy révèle qu’il était le Français anonyme qui a tenté de maîtriser le tireur. 
Dans un premier temps, ce courageux Français avait tenté de garder son anonymat mais sous la pression de ses proches, Nicolas Sarkozy a admis son geste. Oui, c’était lui qui est intervenu le premier dans le train. Reportage.
« Je ne sais pas si c’était courageux ou stupide mais quand je l’ai eu en face de moi, je n’ai pas clairement réfléchi à exploiter cela à titre électoral » raconte-t-il. « En passant devant les toilettes, j’ai entendu le bruit caractéristique d’une arme à feu que l’on charge » raconte l’ancien président qui préfère ne pas dire d’où il tient une telle connaissance des armes à feu. « Il y a des choses que je préfère encore taire car beaucoup de choses sont encore en jeu ».
D’après lui, il a effectué un geste élémentaire, une triple clé de bras sur le présumé terroriste, et avait la situation en main quand les trois militaires américains en permission sont intervenus. « Ils ont plus fait de mal que de bien, je tenais l’homme à la gorge et ils ont dit qu’il suffoquait, ils m’ont fait lâcher prise, la suite vous la connaissez » ajoute l’ancien maire de Neuilly qui refuse de commenter la tournure des événements. À la question comment François Hollande aurait réagi dans une pareille situation, il se contente de souligner que l’actuel président n’était tout simplement pas dans le train. « Où était François Hollande ? Voilà ce que les Français veulent savoir ».
AA : La SNCF voudrait bien embaucher l'ancien président pour assurer la sécurité dans ses principaux trains internationaux, mais N. Sarkozy pose ses conditions : 100 000 euros par trajet et la présence de son épouse qui donnerait un concert diffusé dans tout le train (on ne connait pas le cachet réclamé).

Pour le mois d’août, les Républicains cherchent toujours quelqu’un pour garder Nadine Morano. 
C’est presque un appel au secours. Alors que le mois d’août est déjà entamé, les Républicains n’ont trouvé personne pour garder Nadine Morano. Une situation de plus en plus préoccupante au regard des récentes déclarations de l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy sur les migrants. Si le parti avait pendant un moment pensé pouvoir la laisser sans surveillance cet été, il n’en est maintenant plus question.

« Cette année le chenil n’en veut pas »
À la base c’est Henry Guaino qui devait la « prendre » avec lui pendant ses vacances à Arcachon. Etant le seul membre de la famille des Républicains à détenir un break familial, il pouvait la mettre dans son coffre en ayant apposé préalablement une grille pour protéger ses enfants. Il se défilera au dernier moment sans donner plus de raisons. Une autre idée est alors envisagée par l’ancien président Nicolas Sarkozy « J’ai essayé de la placer au chenil. Mais cette année le chenil n’en veut pas. Quelle tannée ! ». En off, on raconte que l’ancienne ministre aurait gravement blessé deux malinois lors de son dernier séjour et qu’elle serait maintenant « persona non grata ».

« Elle peut tweeter et faire des déclarations à tout moment »
Chez Les Républicains tout le monde a bien évidemment trouvé un bon prétexte pour éviter la corvée. Les anciens UMP se sont rapidement retrouvés dans une impasse et aujourd’hui la situation est de plus en préoccupante. « Actuellement Nadine Morano peut se déplacer ou elle veut. Une personne vient la nourrir et la promener  dans la journée mais tout le reste du temps, elle est en totale liberté sans surveillance. Elle peut tweeter et faire des déclarations à tout moment » nous confie un membre de la famille UMP le visage crispé. L’été va être long chez Les Républicains.
AA : je propose que "Les Républicains" chargent Nadine Morano d'une mission dans les Thalys : elle interviendrait auprès d'éventuels terroristes... 

La Corée du Nord change de nom et s’appellera désormais « Kim Jong Land »
Jusqu’où ira Kim Jong-un ? Après avoir décidé de changer d’heure et de créer son propre fuseau horaire, le président nord-coréen a annoncé que son pays allait troquer son nom actuel pour une appellation plus moderne : Kim Jong Land.
« Ce nouveau nom n’est que le début du relooking que va subir mon pays ». C’est avec ces mots que le dictateur Kim Jong-un a annoncé, devant des centaines de milliers de partisans de son parti unique, son intention de dépoussiérer l’ancienne Corée du Nord. Le ministre de l’Intérieur nord-coréen avance plusieurs raisons à ce changement de nom : « Ça évitera qu’on nous confonde avec la Corée du Sud et qu’on nous prenne pour un pays démocratique. Et puis notre chef suprême trouvait ce nom plus funky. » Selon une source proche du pouvoir, qui a voulu rester anonyme, avant de choisir Kim Jong Land, Kim Jong-un a longtemps hésité à créer sa propre rose des vents en inversant le Nord avec le Sud et ainsi embêter ses voisins de Corée du Sud en prenant le même nom qu’eux. (…)
Kim Jong-un ne compte pas en rester là: sa prochaine lubie serait de modifier l’apparence de la Corée du Nord sur le globe et de lui donner la forme de son propre visage. Pour réaliser ce projet, il s’est dit prêt à « exploser, si besoin, tous les pays voisins pour faire de la place ». Du côté de son peuple, selon un sondage nord-coréen, 100% des habitants interrogés se disent « favorables et enthousiastes » à ces grands projets.
AA : Pourquoi l'Union Européenne ne signerait-elle pas un accord d'association avec Kim Jong Land ?




samedi 29 août 2015

Sombres perspectives...

Dans l'éditorial du Monde, ci-dessous, est repris le constat de l'impossibilité actuelle d'un rassemblement de la gauche. J'y vois 3 raisons, dont les 2 premières sont évoquées ci-après :
- la division entre "réformateurs", partisans d'agir dans le cadre du marché, et "anti-capitalistes", soucieux de changer de cadre économique et financier. Vieille querelle, d'ailleurs, dont ni les uns, ni les autres, n'ont pu prouver que ce qu'ils prônaient, pouvait être efficace;
- les "réformateurs" sont au pouvoir en France et ne peuvent se targuer d'avoir trouvé de solution au problème prioritaire du chômage. Mais les seconds n'ont pas de programme crédible à offrir en alternative;
- l'Europe aurait pu être un cadre de réformes collectives, mais elle hésite à s'engager, faute d'une volonté politique. Pourtant, des investissements massifs, une fiscalité convergente, pour ne prendre que ces exemples, pourraient tirer vers le haut l'économie de chacun des pays membres. Ne pas être capable d'apporter une solution collective au problème des migrants, est une autre preuve que c'est le fonctionnement de l'Europe qui est en cause. Contrairement au repli sur soi promu par des nationalistes aveugles, c'est bien vers un peu plus et un peu mieux d'Europe qu'il faut converger. 
Et ce n'est pas la droite actuelle, et encore moins l'extrême-droite, qui apportera de solution viable aux perspectives peu réjouissantes que nous entrevoyons depuis quelque temps... Et ce n'est pas en dix-huit mois que les choses peuvent changer ! 




La gauche, masochiste ou suicidaire ?
LE MONDE | 28.08.2015

Editorial. 

Voilà un an, Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis avaient sonné le tocsin pour tenter de rameuter leurs troupes et les ramener à la raison. Le premier ministre et le premier secrétaire du Parti socialiste avaient employé la même expression, en forme de sombre prophétie : « La gauche peut mourir. »
Depuis, chacun semble s’ingénier à leur donner raison. Entre les composantes de ce que l’on n’ose plus appeler une « famille » politique, comme à l’intérieur de chacune d’entre elles, l’accélération des processus de fragmentation, de division et d’autodestruction est, en effet, saisissante.
La semaine passée, lors de leur université de rentrée, ce sont les écologistes qui se sont écharpés pendant trois jours. Pas un sujet n’a échappé à leurs acrimonies réciproques : stratégie d’alliance pour les élections régionales à venir, attitude à l’égard du gouvernement, spéculations en vue de la prochaine présidentielle, ambitions personnelles… Le coprésident de leur groupe à l’Assemblée nationale, François de Rugy, en a tiré la conclusion en claquant la porte d’un parti dont il fustige la « dérive gauchiste » et le « repli sectaire ». Son homologue du Sénat, Jean-Vincent Placé, vient de lui emboîter le pas.

Des clivages de plus en plus irréductibles
Les socialistes n’offrent pas un spectacle beaucoup plus reluisant. A la veille de l’ouverture de leur grand-messe annuelle à La Rochelle, chaque courant a jugé opportun de se réunir dans son coin, pour mieux afficher sa différence et ses griefs. Ici, les « frondeurs » de la gauche du PS, qui ne désarment pas et réclament une sérieuse réorientation de la politique économique du gouvernement. Là, les « réformateurs », qui entendent poursuivre la modernisation du logiciel économique et social du parti. Le tout pimenté par les déclarations iconoclastes du ministre de l’économie, Emmanuel Macron. La majorité habilement négociée par M. Cambadélis au congrès de Poitiers, il y a trois mois à peine, n’aura masqué qu’un instant ces clivages de plus en plus irréductibles.
Quant au Front de gauche, en instance de divorce depuis des mois, il a jugé plus prudent, le week-end prochain, de faire chambre à part : le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon organise un « remue-méninges » à Toulouse, quand le Parti communiste fait sa réunion de rentrée en Savoie.

Une sévère crise de résultats
Tout contribue, évidemment, à ce capharnaüm. Une sévère crise de résultats, notamment sur le front du chômage, qui mine depuis trois ans la crédibilité du chef de l’Etat et du gouvernement. Des divergences idéologiques – sur le capitalisme, l’économie de marché, l’Europe, la laïcité… – qui se sédimentent et rendent de plus en plus improbable une union des gauches, sans laquelle elles ne peuvent espérer l’emporter demain. Des échecs électoraux à répétition aux récents scrutins locaux et européen, qui ont ramené l’ensemble de la gauche à l’un des étiages les plus bas de son histoire contemporaine (à peine plus du tiers des suffrages). Enfin, du fait de la montée en puissance du Front national et de la réorganisation de la droite, la perspective de voir le candidat socialiste, quel qu’il soit, écarté du second tour de la présidentielle en 2017.
Cette seule menace devrait inciter puissamment la gauche, si elle ne veut pas sombrer, à rechercher toutes les voies du rassemblement. Elle fait aujourd’hui exactement l’inverse. Si ce n’est pas masochiste, c’est tout bonnement suicidaire.



vendredi 28 août 2015

"Un énorme gâchis"

AA : J'ai repris la chronique de Europe1 d'hier dans laquelle Dany Cohn-Bendit a commenté le départ de F. de Rugy d'EELV. J'y ai ajouté mes propres remarques.
En décembre 2012, Daniel Cohn-Bendit annonçait son départ d'Europe Ecologie-Les Verts, invoquant "trop de désaccords avec le parti". Trois ans plus tard, une autre personnalité d'EELV suit les pas de Dany. Dans une interview au Monde, François de Rugy annonce jeudi qu'il quitte la formation écologiste lancée par Daniel Cohn-Bendit en 2008. "Je quitte Europe écologie-Les Verts car pour moi EELV, c'est fini. Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. Aujourd'hui, on n'arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d'un parti qui s'enfonce dans une dérive gauchiste", explique le député de Loire-Atlantique.
AA : Avant de Rugy, il y eut, plus discrètement, Marie Blandin et Noël Mamère. Ce matin, JV Placé vient d'annoncer également son départ. Sans vouloir faire de polémique, perdre 3 "poids lourds", comme Cohn-Bendit, Mamère et Blandin, est hautement plus significatif que voir de Rugy et Placé, "arrivistes notoires" quitter le navire. Les 3 premiers s'en sont allés discrètement, la mort dans l'âme, les deux derniers ont "surjoué" leur sortie.
"Un gâchis incroyable". Pour l'ancien eurodéputé écologiste et chroniqueur de la matinale d'Europe 1, ce nouveau départ est l'illustration "d'un énorme gâchis, un gâchis incroyable". "Ils ont tous participé à détruire ce qu'on avait créé avec Europe Ecologie", a regretté Daniel Cohn-Bendit. "Europe Ecologie-Les Verts est devenu une caricature des partis politiques", a déploré notre chroniqueur. "On voulait faire de la politique autrement. Eh bien, on caricature ce que font tous les autres, estime le fondateur d'Europe Ecologie. 
AA : EELV avait les cartes en main pour renouveler la Politique, mais on voit bien que c'est un échec... Les partis politiques de gauche s'étaient, originellement, créés pour lutter contre les inégalités sociales exacerbées par le développement du capitalisme, combat loin d'être terminé. Aujourd'hui, la lutte pour sauver l'humanité et éviter le désastre écologique, doit être portée en complément du combat social. L'écologie et le social (le "développement durable") devraient mobiliser nos concitoyens face aux conservateurs ne songeant qu'à préserver les inégalités et la "pureté" de leur culture. C'est toute la différence (théorique) entre la droite et la gauche et c'est pour cela que l'écologie ne peut être que de gauche. Il n'est pas trop tard pour continuer ce combat noble et j'ai, pendant un certain temps, pensé que le PS aurait pu porter l'espoir du développement durable, mais devant l'incompréhension de la plupart des élus socialistes (et de gauche, en général) pour tout ce qui est écologique...
"C'est triste". "C'est une réalité. François de Rugy part, Jean-Vincent Placé va partir. C'est triste (…) Ça me rend triste. Quand vous avez rêvé d'un bébé extraordinaire et que vous vous apercevez que ce bébé est quelque chose qui ne vous plaît plus du tout", vous vous dites 'Mais où est l'erreur ?", a conclu l'ancien eurodéputé. "L’idée, c'était de créer une force politique où on était justement capable de débattre", a rappelé le chroniqueur d'Europe 1. "Aujourd'hui, on est dans la tactique politique", estime Daniel Cohn-Bendit. 
AA: c'est vrai que ce parti est riche de sa diversité et de ses débats internes sur l'écologie, contrairement à ce qu'affirme les journalistes qui "assistent", soi-disant, aux Journées d'été du parti et ne commentent que les "jeux" de personnes, plutôt que d'aller écouter ce qui se raconte dans les dizaines d'ateliers...  
"Il faut une grande primaire à gauche". Europe Ecologie-Les Verts peut-il encore s'en sortir ? Pour l'ancien eurodéputé, il est essentiel de relancer les conditions d'un débat. "Les débats, ça existe, ça s’appelle les primaires. A droite, au moins, il y’aura un débat (…) Il faut une grande primaire à gauche, pour lancer le débat et redonner de l’espoir aux gens", estime Daniel Cohn-Bendit. 
AA : en théorie, DCB a raison, mais ce ne sera possible qu'après 2017 !
Cécile Duflot, en partie responsable. Dans son interview au Monde, François de Rugy ne manque pas d'égratigner l'ancienne patronne des Verts et ministre Cécile Duflot et les ambitions présidentielles de cette dernière. "Dans l’opinion, je ne vois pas de dynamique autour de cette candidature mais Cécile Duflot se prépare et EELV est déjà devenu une petite boutique présidentielle", tacle François de Rugy. "Cécile Duflot est l'une des responsables de ce qui se passe mais elle n'est pas LA responsable", estime Daniel Cohn-Bendit.
AA : j'ai connu Cécile Duflot lors de ses débuts  : c'est une bête politique, spontanée et vive d'esprit, avec des idées novatrices sur ce que devrait être la politique et qui s'est moulée (mouillée ?) trop facilement dans les habits des hommes et femmes politiques normés. Dommage, car elle avait les qualités intrinsèques pour renouveler les modèles dépassés de la classe politique actuelle..

jeudi 27 août 2015

Pêle-mêle


- "Qu'est qui coûte le plus cher à la France : un migrant soudanais ou un Jérôme Cahuzac ?"  Nicole Ferroni face à Bernard Cazeneuve

Souhaitant critiquer la politique du Secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, un philosophe flamand attribue dans une tribune publiée dans Le Soir (25 août 2015) la responsabilité de la situation désastreuse au Moyen-Orient aux seuls « Juifs néoconservateurs » également « sionistes purs et durs ». Le vieux délire antisémite du Juif fauteur de guerres réactivé aujourd’hui. (http://www.cclj.be/actu/politique-societe/juif-fauteur-guerres-responsable-crise-migrants)

- "L'avantage d'être intelligent, c'est que l'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est toujours impossible" (Woody Allen)


- Le groupe Etat islamique "chasse les gays un par un" (lesoir.be)






Sarkozy et DSK préparent leur retour en politique

Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn ont été aperçus ce samedi sur une plage naturiste de la côté d’Azur. Selon un vendeur de glaces de la plage, ils discutaient de la création d’un parti de centre droit dont ils prendraient la tête. Nordpress.be.

- "A Hesdin, Bébé maire continue d'épater la galerie :

Il a cité Hitler. S’est payé une coûteuse nuit d’hôtel à Paris aux frais de la mairie (avant de rembourser). Voulait une coquette voiture de fonction. A démis une adjointe un peu trop remuante avant d’être rappelé à l’ordre par la Préfecture. En un an et demi, Stéphane Sieczkowski-Samier, que certains surnomment le petit Sarko, l’un des plus jeunes maires de France (23 ans), multiplie les bourdes. Mais l’étudiant en droit n’apprend pas très vite, car ça continue. Il vient de destituer un adjoint qui refusait d’être marié par lui, attirant ainsi de nouveau l’attention. Une peccadille cependant par rapport à la décision prise dernièrement :  mettre en gérance privée des locations de la ville… auprès de sa maman, conseillère municipale et agent immobilier en ville." (DaliyNord citant La Voix du Nord)