vendredi 8 janvier 2010

Diffamation et injure

Citation du jour: "Le monde sera sauvé, s'il peut l'être, que par des insoumis."
André Gide (écrivain français; 1869-1951)





Afin de bien préciser ce qui ressort des allégations diffamatoires ou injurieuses, j'ai essayé, ci-dessous, de clarifier les choses, étant entendu que clarifier, en matière juridique, n'est pas exempt de difficultés...

L'article 29 de la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 prévoit :

« Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés.

Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure. »

Il n'est pas nécessaire que le propos soit calomnieux (donc faux) pour tomber sous le coup de la loi, la présentation des faits doit également ne pas être trompeuse. La diffamation concerne toujours l’imputation ou l’allégation d’un fait précis et déterminé, qui est peut être vrai mais que l’on ne peut pas prouver. Exemple : "sa promotion. elle l’a eue en couchant avec le patron"ou « M. X a été mêlé en telle année à une affaire de vol de voiture » si la réalité des faits est qu'on avait volé à cette époque la voiture de M. X.

La diffamation constitue un délit (infraction passible d'une peine de prison et d'une amende devant le Tribunal correctionnel) ou une contravention (passible d'une amende devant le tribunal de police) suivant qu'elle est exprimée publiquement ou en privé.

La reproduction ou la citation de propos diffamatoires constitue une nouvelle diffamation susceptible de poursuites

Différence entre injure et diffamation

L'invective ou l'expression outrageante qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure.
Ainsi, les termes « traître à la patrie », « repris de justice », « imposteurs », « maffiosos » ont été jugés diffamatoires. En revanche, les termes « couard », « homme vil », « lopette », « larbin » ont été jugés comme constituant des injures en l'absence d'imputation de faits précis.

Comment se défendre (Moyens de défense) contre une telle accusation?

En invoquant:

1- la preuve de sa bonne foi. Mais cette preuve s’avère difficile car elle doit répondre à quatre conditions (cumulatives) :
- la sincérité (le diffamateur croyait vrai le fait diffamatoire)
- la poursuite d’un but légitime (le diffamateur doit prouver qu’il avait le souci d’informer et non de nuire)
- le souci d’une certaine prudence
- la proportionnalité du but et du dommage causé

2- l’exception de vérité si l'on rapporte la preuve des faits jugés diffamatoires.

Exemples:

Traiter le chef d’une entreprise en difficulté de " fossoyeur de l’entreprise " constitue une diffamation , tout comme le fait de désigner un tiers comme étant un "condamné de droit commun privé de ses droits civiques " ou de qualifier une personne de " repris de justice " signifiant ainsi que la personne en question a fait l’objet de condamnations pénales.

Constitue également une diffamation le fait de dire qu’une personne a fait l’objet de " condamnations ", sans préciser en quoi celles-ci ont consisté.

En revanche, ne constitue pas une diffamation : des attaques vagues et générales qui ne dépassent pas le cadre de la liberté de discussion , les simples propos qui seraient utilisés dans le cadre de la polémique politique

A la différence de la diffamation, l’injure doit porter atteinte à l’honneur ou à la considération. Ainsi, traiter une personne de " sale enculé ", " sale homosexuel " ou " sale con " constituera une injure.

Les termes " nazi "," nazillon " , les expressions " espèce de lopette ", " larbin " et " sale boche ", constituent des injures.


La procédure de diffamation connaît des règles de procédure très particulières: prescription de trois mois, ce qui permet, en démontrant que les propos incriminés ne sont pas diffamatoires mais injurieux (ou vice-versa) d'échapper aux poursuites, aucune requalification n'étant possible en droit français

En d'autres termes, mieux vaut ne pas se tromper sur sur son angle d'attaque et l'assistance d'un avocat spécialisé est nécessaire. Surtout que beaucoup de procédures sont considérées comme nulles uniquement pour des règles de forme!

Vous avez donc compris que:

Quand des commentaires, sur ce blog, portent atteinte à l"honneur ou à la considération d'une personne (pour des faits précis (diffamation) ou non (injure), la personne objet de ces allégations peut m'assigner et, si tel était le cas, je me verrais dans l'obligation de donner au juge toutes les informations concernant l'auteur (adresse IP notamment). C'est le cas, quand on traite quelqu'un de menteur ou de manipulateur, sans pouvoir préciser pourquoi.
Rien n'empêche de ne pas être d'accord avec telle décision ou de critiquer telle personne tout en restant dans les limites de la polémique politique.
Par exemple, je peux dire que l'élu X est responsable d'un budget insincère, et que si d'autres élus commettent plusieurs erreurs, que l'équipe est particulièrement incompétente ou je peux affirmer que les élus Y et Z entretiennent des relations de connivence avec un autre collègue aux valeurs contestables et contestées. Cela entre dans le cadre de la polémique purement politique.
Par contre, dire que certains élus relèvent des "poubelles de l'histoire" me semble constitutif d'une insulte publique!

Pour essayer d'aller à l'essentiel, je n'ai pas parlé ici de dénigrement, ni d'injures racistes, ni d'injures non publiques, ni de droit de réponse...

jeudi 7 janvier 2010

La vraie nature du FN: encore un dérapage révélateur!

Ci-dessous, rapportée par le blog du FN héninois, une citation extraite du livre de L. Jospin:

Second tour 2002: «Je trouve ridicule la manière dont l'ensemble de la gauche, extrême gauche comprise, se rallie bruyamment à Jacques Chirac, sous le prétexte d'une croisade antifasciste. Tout odieux que soit le Front national, il n'y avait pas en France de menace fasciste".


Cette citation tronquée est à nouveau un exemple de la vraie nature du FN!

En effet, le texte original se poursuit ainsi: "...et la victoire du candidat de droite était absolument certaine, sans onction socialiste.»! C'est cette partie qui a été omise (certes, on comprend pourquoi...).

Quel degré de manipulation, de tromperie. Le FN veut ainsi, en censurant la fin de la phrase, indiquer que L.Jospin ne considère pas le FN comme un épouvantail, que c'est un parti, certes odieux, mais non fasciste! Alors que Jospin nous dit seulement que le FN n'avait aucune chance de gagner!

On peut ne pas être d'accord avec ce que dit Jospin (c'est mon cas), mais lui faire dire ce qu'il n'a pas dit!

On se croirait revenu aux heures de l'Occupation vichyste où les collabos français lançaient de fausses infos, censuraient, manipulaient les foules sans souci de la vérité, où la presse collaborationniste s'en donnait à cœur joie dans la tromperie et la propagande, sans souci de la vérité, pourvu que cela serve ses idées.
C'est vrai qu'ils avaient l'exemple de Goebbels, auquel le FN aujourd'hui aime se référer...

Et puis, dans la foulée de l'info manipulée par les nazis allemands et français, on a vu la suite: mais non, il n'y a pas eu d'holocauste ("c'est un point de détail de l'histoire"), mais non, cette période d'occupation n'était pas si difficile que cela ("l'occupation allemande, en France, n'avait pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures"), non la femme n'a pas les libertés personnelles qu'elle réclame ("l'affirmation que votre corps vous appartient est tout à fait dérisoire. Il appartient à la vie et aussi en partie à la nation")
, sans parler du mâchisme ( "il nous protège des femmes laides"), et des droits de l'Homme ("La Déclaration des droits de l'Homme est la mère de tous les grands mouvements totalitaires XXème siècle") , on pourrait multiplier, à l'envi, à travers les déclarations de Le Pen, les exemples de ce dont est capable un parti qui n'hésite pas à tordre la vérité...

Aujourd'hui, on se plaint du silence de la majorité, du fait qu'elle ne communique absolument rien de ce qu'elle fait. Black-out complet: circulez, il n'y a rien à voir!

Mauvaise humeur!

Citation du jour: Exister, c'est coexister.
Gabriel Marcel (philosophe français; 1889-1973)





J'en ai ras-le-bol d'entendre, pendant une séance de cinéma, le bruit des pop-corns que les gens vont farfouiller dans leur gigantesque pot! Regroupons-les dans un coin de la salle. Mettons-y également tous ceux qui bavardent pendant le film ou donnent des coups de pied dans le fauteuil devant eux, celui dans lequel vous êtes assis!

Je ne supporte plus les gens qui crachent dans la rue, jettent un papier(aux Etats-Unis, cela vaut un PV) ou écrasent leurs cigarettes, par terre, sans parler de ceux qui vident leur cendrier de voiture, juste devant chez vous!

Je vitupère quand je dois slalomer entre chaussée et trottoir, à cause des poubelles en permanence sorties. Et c'est encore pire, par ces temps de verglas (comme le rappelait un lecteur, voyez une des artères les plus fréquentées d' HB, la rue R. Salengro, danger public qui pourrait coûter cher à la ville et donc à nous, en cas d'accident du fait de l'inaction des autorités), ou quand vous vous trouvez nez à nez avec un vélo remontant le sens interdit, sur le trottoir (au fait où sont passés les policiers municipaux?).

Je râle quand, à la caisse du supermarché, le client, après une longue queue, n'a pas préparé son portefeuille ou son chéquier et fouille longuement dans son sac ou ses poches!

Je peste contre celui ou celle qui, au restaurant, revient s'asseoir à côté de moi, imprégné de l'odeur de la cigarette qu'il vient d'aller fumer à l'extérieur!

Enfin, j'ai honte du texte que je viens d'écrire! C'est celui d'un vieux râleur qui ne supporte plus la moindre contrariété et incapable d'accepter les autres, tels qu'ils sont et...tel qu'il est! Quel gâteux, je fais quand même!

Je ne recommencerai plus, je vous le promets...

mercredi 6 janvier 2010

La fin du monde est-elle pour demain?



Citation du jour: "Dans le conflit actuel, il y a deux islams qui s'opposent. L''islam vert", celui de la tolérance qui croit à la liberté et surtout qui professe que les valeurs islamiques sont pleinement compatibles avec la démocratie. (...) Et puis il y a celui que j'appelle "l'islam noir", celui de Khamenei et de l'ayatollah Mesbah Yazdi, le mentor religieux ultra-fondamentaliste de M. Ahmadinedjad."
Mohsen Kadivar, professeur à l'université de Duke (Caroline du Nord, Etats-Unis).







En cette période de vœux et de bonnes résolutions, je vais probablement détonner en vous délivrant un message pessimiste, et pourtant...

Je suis, en effet, effaré par le manque de considération envers les autres: la Solidarité qui devrait être le ciment de nos sociétés est bafouée au profit de l'intérêt personnel ou des ambitions de quelques-uns.

Or, qui est en garant que l'Homme ne soit pas un loup pour l'Homme, pour contredire l'affirmation de Thomas Hobbes? C'est le Politique, bien sûr, qui doit réguler les rapports entre les hommes. Or, on sait que ce n'est pas chose facile: quel est le meilleur régime (le moins pire serait la Démocratie, selon Churchill)? Quels sont les principes à mettre en oeuvre (Liberté, Egalité, Fraternité ont répondu les Révolutionnaires français)? Pourquoi est-ce si difficile à faire respecter? La tolérance, la solidarité et la laïcité ne peuvent-elles suffire à rendre les hommes heureux?

Comment nos sociétés humaines, agées de quelques millénaires, n'ont-elles pu, dans un monde vieux de milliards d'années, élaborer un système de vivre ensemble pour profiter d'une nature généreuse, dans le court laps de temps que les hommes passent sur terre.
Mieux même, comment en est-on arrivé à dire que la 6ème extinction des espèces était en cours (la dernière avait vu la fin des dinosaures...)? En effet, ce n'est pas, comme on le dit souvent, la Planète qui va mourir (elle en a encore pour 5 milliards d'années, terme de vie du soleil), mais la vie sur terre, assassinée concommittamment par la disparition de la biodiversité et le réchauffement climatique que l'Homme aura instrumentés.

Notre suicide collectif est incompréhensible parce que nous avons en main les principes de régulation de notre vie en société!

Les exemples de manquements à l'intérêt général, de la part même de ceux qui sont sensés le faire respecter, s'étalent devant nous:

- à Hénin-Beaumont: la ville est presque cogérée avec le Front National, ennemi des principes républicains, et en particulier de celui de Fraternité

- en France, c'est le principe d' Egalité qui est bafoué. L'équité fiscale n'existe plus: les plus riches sont protégés par un bouclier fiscal alors que le pays est un des plus endettés d'Europe;

- l'Europe refoule ou renvoie chez eux ceux qui sont persécutés dans leurs pays, en foulant aux pieds ses traditions de Liberté

- le Monde n'a pu se mettre d'accord sur un plan d'action pour lutter contre le changement climatique, condamnant ceux qui sont les premiers touchés (les habitants côtiers). Le manque de Solidarité de la part de certains pays, afin de préserver leur "pré carré" économique est odieux et pitoyable!

Liberté, Egalité, Fraternité, Solidarité... Je me garderai d'oublier les mauvais exemples d'atteintes à la Démocratie et à la Laïcité!

Comment ne pas être effrayé par l'autocratie chinoise (les atteintes aux droits de l'Homme par exemple)? On sait très bien qu'un jour ou l'autre le couvercle de la marmite va tomber et que le bain de sang sera terrible! La Démocratie est un mot honni en Chine et le réveil en cours risque d'être catastrophique...

Il y a de quoi être atterré de voir le principe de Laïcité (porteur de tolérance) ignoré dans beaucoup de pays, surtout musulmans: l'islamisme politique est, en effet, au pouvoir dans des endroits où sont déniés aux peuples les droits essentiels de l'Homme au profit exclusif de l'adhésion à un système religieux. Le mélange des genres (confusion des pouvoirs civil et religieux) s'est toujours mal terminé. Le sectarisme de certains pouvoirs est une menace supplémentaire pesant sur nos sociétés, parce qu'ils sont en outre, porteurs de prosélytisme (bien entendu, en disant cela, je ne remets pas en cause l'existence et la pratique des religions, dans un cadre privé).

Alors, message pessimiste? Oui, certes...Mais notre foi en l'Homme demeure: et ce qui se passe actuellement en Chine et en Iran, où les peuples tentent de briser les chaînes de l'asservissement est peut-être de nature à nous redonner quelque espoir...

mardi 5 janvier 2010

Bonne année 2010, Monsieur le président !

Analyse

LE MONDE | 31.12.09

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. L'an dernier, à pareille époque, Nicolas Sarkozy paraissait en position de force. La crise économique et financière mondiale avait évidemment chamboulé tous les paramètres de son action, de ses projets et de son calendrier. Mais il l'avait affrontée avec une détermination et une capacité d'adaptation indéniables, mis en valeur par la présidence de l'Union européenne assumée durant le semestre précédent. L'opinion lui reconnaissait d'avoir - enfin - endossé pleinement le costume présidentiel : il abordait 2009 avec des cotes de confiance encore négatives, mais en nette amélioration. "Peut-il être battu en 2012 ?", s'interrogeaient alors les gazettes.

Douze mois plus tard, le changement de paysage et de climat est saisissant
, tant le président de la République paraît à la peine. Bien sûr, il ne manque pas une occasion de le souligner : "La France s'en sort mieux que les autres" dans la tourmente économique, les explosions sociales, redoutées il y a un an, ne se sont pas produites, et son parti, l'UMP, loin de souffrir de la crise, a remporté les élections européennes de juin.

Il n'empêche. Depuis la rentrée de septembre, tout va de travers et le président lui-même semble avoir perdu la main. La décision spectaculaire du Conseil constitutionnel, qui vient de retoquer la taxe carbone, ne fait que mettre la touche finale à cet automne pourri. Cela avait d'ailleurs commencé, en septembre, avec ladite taxe dont le projet avait provoqué de sérieuses turbulences, non seulement au sein de la majorité (autant que de l'opposition), mais aussi entre le chef de l'Etat et son premier ministre.

Ensuite, les couacs, les polémiques et les erreurs d'appréciation n'ont plus cessé : depuis le lapsus sur les "coupables" du procès Clearstream jusqu'au tollé provoqué par la candidature de son fils Jean à la présidence de l'Etablissement public de la Défense, sans oublier le récit, pour le moins enjolivé, sur sa page Facebook, de sa présence à Berlin le 9 novembre 1989 ; depuis la fronde des élus locaux, et en particulier de deux anciens premiers ministres (Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin) contre la réforme des collectivités et de la fiscalité locale, jusqu'à l'empoisonnante affaire des sondages de l'Elysée épinglés par la Cour des comptes ; depuis les gaffes du ministre de la culture à propos de Roman Polanski ou de Marie N'Diaye, jusqu'aux indisciplines répétées de la secrétaire d'Etat Rama Yade ou aux provocations incessantes du président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé.

Tout a contribué à réinstaller l'image d'un président impatient et brouillon, imprudent ou fanfaron. Il s'était fixé, en 2007, une obligation de résultat ; si son énergie et son volontarisme ne sont pas contestés, c'est son efficacité et la cohérence de la politique menée qui sont désormais mises en doute. Les Français ne s'y sont pas trompés. Nicolas Sarkozy termine l'année à un niveau d'impopularité ou de défiance dangereusement élevé, de 63 %, selon l'IFOP et la Sofres ; si l'on excepte les personnes âgées de plus de 65 ans, deux Français sur trois ne lui font pas confiance ou n'approuvent pas son action.

Ce n'est évidemment pas la meilleure façon d'aborder le premier semestre 2010 et son équation à trois inconnues. La première est celle des élections régionales de mars : face à des socialistes qui défendent leurs fiefs et ont retrouvé quelque assurance, à des écologistes conquérants et à un Front national qui n'a pas dit son dernier mot, elles s'annoncent difficiles.

La deuxième est celle de la réforme des retraites, annoncée pour le printemps : compte tenu de l'inquiétude profonde des Français sur l'avenir de la protection sociale, elle nécessitera énormément de doigté et de pédagogie pour ne pas cristalliser tous les mécontentements. La troisième est la sortie de crise : non seulement la reprise de la croissance s'annonce poussive, selon les dernières prévisions de l'Insee, mais aucun scénario ne prévoit, pour l'heure, une décrue du chômage qui est redevenu et de très loin, le sujet d'appréhension majeur des Français.

Soucieux de se redonner des marges de manoeuvres, le chef de l'Etat voulait mettre à profit les trois derniers mois pour réaliser deux "ouvertures" politiques dont il attendait beaucoup. D'un côté, il entendait démontrer, dans le prolongement du Grenelle de l'environnement de 2007, qu'il était le meilleur écologiste de France.

L'instauration de la taxe carbone en 2010 et un succès de la récente conférence de l'ONU sur le climat devaient étayer la démonstration. Le Conseil constitutionnel s'est chargé de retoquer, sans ménagement, la taxe et, en dépit de ses efforts, il n'y a pas eu de miracle à Copenhague.

L'autre ouverture était en direction des électeurs du Front national, qui l'avaient rejoint en 2007, et qu'il entendait arrimer solidement à la majorité. Mais celle-là aussi a fait long feu. Mal emmanché dans la forme et très contestable sur le fond, le grand débat sur l'identité nationale menace de se retourner contre son initiateur.

Le chef de l'État n'aura donc pas trop de la longue et rituelle séquence des voeux de début d'année pour recadrer sa méthode, retrouver une impulsion solide et définir un projet cohérent et convaincant. C'est tout ce qu'on peut lui souhaiter.

lundi 4 janvier 2010

L'indécence du FN!

Pour ceux qui ne suivent pas le feuilleton héninois au jour le jour:

Le FN a décidé d'utiliser une stratégie politicienne (qui en vaut une autre), mais cadrant bien avec ses méthodes faites d'insinuations, insultes et fleurant bon le caniveau: à savoir l'amalgame Dalongeville/Noël/Ferrari. Certes, il ne fait pas dans la nuance et ce procédé peut avoir des effets ravageurs auprès des citoyens qui ne s'intéressent que de loin aux subtilités (?) de la vie politique héninoise: comme tout ce qui touche au nom de Dalongeville sent mauvais chez les Héninois (on les comprend), la rengaine perfide des frontistes pourrait être efficace. Au Nouvel Elan de trouver la parade! Ce n'est pas facile, car les arguments intellectuels développés par David Noël et Pierre Ferrari ne sont pas très audibles au-delà du cercle de ceux qui s'intéressent de près à la politique.

Ceci dit, le FN vient de "péter les plombs"!

- Sur son blog, hier, le rédacteur frontiste de service (les articles ne sont pas signés et beaucoup doutent que S. Briois les écrivent lui-même) se lançait dans un humour que chacun appréciera: "On a pitié et honte pour lui mais il faut bien reconnaître que David Noel nous fait bien rire. Avec lui, on passe de bons moments. La blague du jour, que Goebbels n'aurait pas oser (AA:sic!) balancer sur les ondes : Carl Lang est le grand ami de Steeve Briois.". Je ne m'attacherai pas au fond...Quant à la forme... Sur ledit blog: une photo représentant Dalongeville et Pierre Ferrari écoutant un discours de David Noël (adjoint à la culture à cette époque), sans mention des circonstances: toujours la tactique décrite ci-dessus.

- David Noël répliquait ce matin que sa présence à l'inauguration d'une exposition sur la Résistance se justifiait par son combat pour des valeurs piétinées par les Nazis et les collabos de Vichy, ainsi que par la lutte héroïque de la résistance communiste. Il fustigeait la référence, même ironique, à Goebbels. Et, pour enfoncer le clou, il faisait remarquer l'absence, à cette inauguration, du FN. Absence que l'on comprend vu le passé des créateurs de ce parti, ou la compassion, vis à vis des nazis et des collaborateurs vichystes, de la part de dirigeants du FN. Évidemment, le parti d'extrême-droite, qui essaye de gommer toutes les références à ce passé récent, ne pouvait que réagir violemment!

- Ce matin, donc, l'article du blog frontiste rétorquait, avec un cynisme étonnant, que D.Noël et P.Ferrari se servaient "de l'histoire glorieux (AA: sic!) de résistants pour justifier qu'ils aient été les collabos de Dalongeville" (!!!). De plus le FN se sentait outragé par "Le pseudo-dérapage reproché à Steeve Briois : avoir comparé David Noël à Goebbels" (ce qui est faux, mais qu'importe les mensonges, plus c'est gros, plus cela passe!). Il poussait l'outrance jusqu'à ajouter:"la vacuité des arguments, la pauvreté intellectuel (AA: sic), l'insulte à l'intelligence des citoyens par des amalgames débiles et des phrases inventées, sont bel et bien dignes des nazis".

Je résume: les collabos Noël et Ferrari argumentent comme les nazis. Oui, vous avez bien lu: c'est le Front National qui écrit cela!

Ce FN:

- qui se déclare opposé aux valeurs républicaines telles que: devoir de mémoire, respect des droits de l'Homme...

- qui prend comme référence Goebbels, comme d'autres s'appuient sur Jaurès ou De Gaulle;

- dont les élus sont absents à l'inauguration d'une exposition sur la Résistance aux Nazis et collaborateurs de Vichy.

Indécence que tout cela! Cela fait froid dans le dos!



NB: les "sic" concernant les fautes grammaticales: pour bien noter qu'elles ne sont pas de mon fait!

La politique spectacle

Citation du jour: " Tout ce qui existe dans l'univers est le fruit du hasard et de la nécessité"
Démocrite (philosophe grec;460-370 avant J.C)







La politique spectacle désigne une tendance, surtout actuelle, à transformer la politique en une sorte de show que favoriseraient les médias, à travers la télévision, la presse mais également l’Internet (définition Wikipedia).

J'aimerais illustrer cette tendance à travers 3 exemples de mise en scène...


1- Amuser la galerie? Donner le change?

G.Bouquillon aurait, paraît-il (dixit la VDN), "haussé le ton": en s'élevant contre ceux qui dénoncent l'oubli des 5,7 millions d'emprunts dans le budget 2009. Et le journal de constater:"Est-ce une manière, pour la municipalité héninoise, de débuter 2010 de manière offensive ? En tout cas, contrastant avec les rapports bien peu hostiles entretenus avec l'opposition FN depuis juillet, Georges Bouquillon rompt ici avec la bienveillance courtoise qui était jusqu'alors de mise". Cette rupture après que la VDN (à tort, ai-je déjà fait remarqué) ait souligné que le FN avait soulevé le lièvre de l'oubli (alors que c'est l'adjoint aux Finances qui avait bien été obligé de présenter une modification du budget, pour réparer "l'erreur").

Le FN se fend aujourd'hui d'un "Bouquillon raconte n'importe quoi", loin des insultes auxquelles il nous a habitués. D'ailleurs, dans la foulée, l'article suivant insulte D. Noël d'un "David Noël aussi et c'est une habitude" plus dans la veine haineuse habituelle. (le plus piquant étant "La blague du jour, que Goebbels n'aurait pas oser balancer sur les ondes": décidément le FN se croit tout permis, quand on connait les origines de ce parti, son racisme et son antisémitisme; même si Marine Le Pen essaye de gommer tout cela: la référence satirique en étant un bel exemple!)

Nous ne sommes pas dupes de ces escarmouches qui tentent de nous donner le change sur les véritables relations entre les 2 partis constituant le Conseil Municipal! Les duettistes nous font un numéro de "je t'aime, moi non plus" ridicule à souhait...
Rôles de composition, vous croyez?

En parlant de politique spectacle, 2 questions:
- Jusques à quand les militants AR vont-ils rester silencieux, devant le triste spectacle que leur donne l'AR (relations douteuses avec le FN, erreurs à gogo...)?

- Pourquoi ne parle-t-on plus de Daniel Duquenne, qui devait revenir "avant la fin de l'année" ou "courant janvier". G.Bouquillon et E.Binaisse nous avaient pourtant rassurés et avaient multiplié les déclarations positives sur son état de santé (à tel point que beaucoup se demandaient pourquoi il devait rester en rééducation!). Aujourd'hui, plus rien (sur le blog de l'AR présentant ses voeux, 12 commentaires dont 3 seulement font des voeux de rétablissement de la santé du Maire, dont 2 non AR!).Pour qui nous prend-on? Combien de temps va durer l'entracte? Les spectateurs, pardon: les citoyens, ont payé, pardon: ont voté, et n'aiment pas être considérés comme des acteurs de...complaisance! "The show must go on": qui nous chantera la vérité?


2- Diriger les projecteurs?


Je n'avais rien contre la décision des pouvoirs publics de mettre en place une stratégie préventive contre la grippe H1N1. C'était de sa responsabilité et que n'aurait-on dit, si pandémie il y avait eu et que nous n'avions pas pris les mesures nécessaires (rappelez-vous le précédent de la canicule et ses 15 OOO morts, un certain été...).

Mais pour quelle raison, Madame Bachelot a-t-elle pété les plombs, en dramatisant la situation, en jouant les Précieuses Ridicules, en commandant d'un coup 94 millions de doses (on aurait pu étaler les commandes, ou gérer les stocks, au niveau européen), en ne faisant pas appel aux médecins généralistes, etc, etc?

Coup de projecteur sur la personne du Ministre, ou coup de projecteur pour ne pas éclairer le reste? Pourquoi ce cinéma? Pourquoi a-t-on laissé le rôle de la diva à Roselyne Bachelot, les autres (ministres et Président) se contentant de seconds rôles?


3- Jouer la comédie?


Pourquoi le Président français s'est-il agité dans tous les sens pour "sauver la planète" à Copenhague? Pourquoi n'a-t-il pas joué collectif avec l'Union Européenne? Pourquoi a-t-il tenté de jouer le Brésil, puis les pays africains? L'Europe ne pèse-t-elle rien contre les Etats-Unis et la Chine, quand sa Présidence n'est plus française?
Cette agitation comique et dramatique, pour ceux qui nous observent, va coûter très cher à la crédibilité de la France et de l'UE.

Enfin, le tragicomique est venu de l'annulation de la taxe carbone par le Conseil Constitutionnel...

Voilà comment l'écologie, après 2 scènes manquées, a sombré dans un final que seul, pour l'instant, le tomber de rideau (les fêtes de fin d'année) a empêché d'être apocalyptique...

dimanche 3 janvier 2010

Trois histoires belges

Citation du jour: "Connaître le passé est une manière de s'en libérer".
Raymond Aron (philosophe et sociologue français; 1905-1983).










Les fêtes m'ont donné l'occasion de passer un peu de temps en Belgique, pays dans lequel j'ai vécu de 1982 à 1989. Comme d'habitude, hospitalité, joie de (bien) vivre et pragmatisme m'ont, une nouvelle fois, convaincu que nous avions beaucoup à apprendre des Belges, qu'ils soient flamands, wallons ou bruxellois (et même germanophones, dans les superbes cantons rédimés d'Eupen-Malmédy et Moresnet, prussiens à l'origine, et rattachés à la Belgique en 1919).

Je souhaiterais vous faire part d'une constatation (désolée) et de 2 idées.

1- Du temps où j'y habitais et jusqu'à il y a peu, mes amis belges me disaient que l'antagonisme entre Flamands et Wallons n'était qu'un problème au niveau des hommes politiques (les politiciens, comme ils disent). Je me suis intéressé depuis 1964 à ce conflit: en effet, un enseignant averti me confia un travail sur cette rivalité qui déboucha, à partir de la fin 1967, sur l'expulsion des étudiants francophones de la fameuse Université catholique de Leuven, aux cris de "Walen buiten" ("Wallons dehors") et marqua les débuts de la radicalisation flamande, pour faire bref.Mon aversion pour "l'exclusion de l'autre", pour ne pas dire du racisme (car il était latent) se trouva confirmée au cours des années suivantes. Je n'ai jamais pris parti, bien sûr, et me trouvais rassuré par les explications du "c'est de la faute aux politiques" (les boucs-émissaires?).
Certes, les dernières années avaient abouti à des compromis "à la belge(renforcement du fédéralisme, surtout) et je vivais sur l'idée développée par un de mes amis bruxellois: tant que la sécurité sociale unique existe et qu'il y a une équipe nationale de football, l'unité du pays n'est pas compromise!

Las! Mes hôtes flamands de ces derniers jours m'ont, après le sempiternel "ce sont les politiques qui créent le problème", fait part de leur ras-le-bol de devoir continuer à payer pour le désastre économique wallon et le déficit de la SS dû uniquement aux Wallons! Fini donc la Belgique? Je me console en me disant qu'il reste le foot...mais pour combien de temps encore?

Et pourtant, on a besoin de la Belgique (l'idée européenne existe-t-elle encore sans la Belgique? L'Union Européenne peut-elle se permettre l'éclatement de la Belgique? Quid de Bruxelles?). Voyez ce qui suit:

2- Les Belges ont, eux aussi, une Fête des voisins (elle est maintenant européenne), mais qui marche formidablement bien, paraît-il, alors que chez nous, le succès est très inégal, malheureusement: dommage, car c'est une formidable occasion de créer du lien social.

En Belgique, les initiatives individuelles sont "accompagnées" par des subventions ("subsides", dit-on là-bas), des prêts de matériel, de l'aide logistique (affiches, invitations, etc...). Aide publique, mais aussi aide privée(associations, entreprises...).

Et si la municipalité d'Hénin-Beaumont se joignait à tous ceux qui souhaitent recoller les morceaux, chez nous qui en avons tant besoin? Si elle acceptait de fédérer tous ceux (particuliers, associations, bailleurs sociaux, entreprises...) qui veulent sortir notre ville de l'ornière? Comment refuser cet appel à la générosité?

L'idée est lancée! Il suffit de la reprendre au bond (attention: la fête a lieu en mai)!

3- Vous connaissez,tous, le spéculoos, ce délicieux biscuit "venu de là-bas". Le fabricant vient de lancer une pâte à tartiner (normal ou crunchy, au choix), pas encore vendu en France, me semble-t-il. Délicieux! Nutella n'a qu'à bien se tenir!

Ceux qui voudraient en goûter, me passent un petit message(alainalpern@gmail.com) et nous en profitons ensemble pour accompagner...la galette des Rois!

samedi 2 janvier 2010

Il y a 2 ans: extraits d'articles (2)

Citation du jour:"La jeunesse n'aime pas les vaincus"
Simone de Beauvoir (Femme de lettres française; 1908-1986)






Fin 2007, les choses se mettent en place: entre un FN masquant ses idées rétrogrades et anti-démocratiques, un Dalongeville incompétent et une Alliance Républicaine "pas convaincante",que fallait-il ou que pouvait-on faire?






Le pire est malheureusement toujours possible (23/12/2007)


Le record d’indigence politique se retrouve au Front National qui fait ses choux gras exclusivement des problèmes d’insécurité, des tours de popotes hebdomadaires de M Le Pen et des turpitudes de la gauche. Si on veut se référer à un quelconque programme, il faut aller sur le site national du FN et là, bien sûr, on est édifié et on comprend que cela ne soit pas repris au niveau local : rétablissement de la peine de mort, dégraissage du budget de l’éducation nationale et augmentation de celui de la défense, haro sur les étrangers (surtout s’ils ne sont pas européens), rejet de la parité et retour de la femme au foyer, retraite à 65 ans, pas d’accès des enfants de ZEP aux grandes écoles, élimination progressive des syndicats, etc…


Le pire est malheureusement toujours possible (24/12/2007)



J’ai déjà dit ce que je pensais de la mauvaise gestion du Maire, G.Dalongeville : embauche de 200 personnes et 85% d’augmentation de la fiscalité locale, dès son arrivée ; disparition d’Hénin comme ville-centre ; absence de projet pour la ville et l’agglo, etc...


MN Lienemann espère que le rassemblement de la gauche, derrière, éventuellement, le Maire sortant permettrait de le " recadrer ". J’ai toujours beaucoup apprécié le combat de la " passionaria " du PS, mais je reste dubitatif sur cette stratégie. Comment " tenir " un Maire ?


Intellectuellement et sentimentalement, je me sens très proche de l’Alliance Républicaine. Mais son combat honnête est dévalorisé sur beaucoup de points : beaucoup d’anciens partisans de G.Dalongeville, plus revanchards que constructifs, pas de propositions donnant à espérer (sauf le départ de GD : probablement nécessaire, mais certainement pas suffisant), pas de têtes nouvelles (" toudis ché mems tetes"), trop à droite…bref, globalement pas convaincant. De plus une liste prosarkozyste empiète sur l’électorat visé.


Conclusions (provisoires) :


- pour empêcher la catastrophe : une liste républicaine avec MNL, tête de liste, aurait toutes les chances de l’emporter

- comme il est peu probable que le Maire soit d’accord sur cette solution et qu’il persiste à vouloir mener une liste, un regroupement, sans lui, des forces républicaines aurait des chances de faire un score intéressant, mais GD se désistera-t-il au second tour, s’il est 3ème, pour empêcher le FN de gagner ? On pourrait l’imaginer, mais rien n’est moins sûr : quel risque !


- La solution prônée par MNL (partir avec GD avec des règles musclées), si tant est qu’elle soit réalisable, aboutirait à la même équation que la précédente : l’Alliance Républicaine, arrivée en 3ème position, se désisterait-elle pour une liste menée par GD. Là aussi, j’ai des doutes…


Le pire est donc toujours possible !

vendredi 1 janvier 2010

Il y a 2 ans: extraits d'articles (1)


Il y a 2 ans, nous étions dans les préparatifs des municipales et j'ai tiré quelques passages que l'on peut relire sinon avec délectation, tout au moins avec un petit sourire...
- confirmation à Mme Lienemann que je ne la suivrai pas, suivi d'un commentaire d'un anonyme qui laissa ses initiales (DD)et que vous n'aurez pas de mal à reconnaître...
- proposition à MNL de rassembler tout le monde, y compris le maire (mais pas comme tête de liste...)
- 2 jours après, Dalongeville précisait qu'il serait candidat pour la fonction de Maire; MNL dit OK!




Pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté (28/11/2007):


De ce fait, si Marie-Noëlle Lienemann confirme son intention de soutenir Gérard Dalongeville, je ne pourrai être à ses côtés. Et pourtant, j’ai toujours apprécié son combat et ses idées. Je le lui ai dit ; de même ai-je encore répété à Daniel Percheron, jeudi dernier, en présence d’autre élus régionaux, qu’il se trompait.
Il me semble qu’il serait pourtant facile de rassembler, avec Mme Lienemann (même si elle ne souhaite pas être Maire), ceux qui refusent et le FN et ceux qui ne veulent plus de la gestion actuelle ! Au diable les ambitions personnelles ! Encore une fois l’intérêt général, c’est-à-dire, l’intérêt des habitants, et au-delà, celui du Bassin Minier, parce qu’Hénin-Beaumont en est une pièce maîtresse, l’intérêt général, donc, doit prévaloir sur la somme des intérêts particuliers et des jeux personnels.
Il me serait pourtant confortable de répondre favorablement aux nombreuses sirènes qui me pressent de rejoindre la majorité actuelle.
J’espère avoir convaincu, ici, que je préfère perdre dans l’honneur que gagner dans le déshonneur.

Bien entendu, je continuerai à me battre pour redonner espoir aux habitants d’Hénin-Beaumont.

1 commentaire:

Anonyme (pas si Anonyme que cela) a dit…

aucun probleme,je suis d'accord avec vous
dd
1 décembre 2007 13:15


Lettre ouverte à MN Lienemann (14/12/07)



- Les partis politiques ont failli : notamment le principal d’entre eux, le PS. Ce dernier n’a pas su gérer la situation : la défaite en 2001 de P.Darchicourt, le très mauvais mandat du Maire actuel, la non-reconnaissance de la section officielle, l’impéritie du Député-Président de l’Agglomération ont provoqué la montée du mécontentement populaire, et un vote-refuge potentiel vers le FN


- Nous avons besoin de partis politiques pour assurer la vie de la démocratie. Mais il nous faut des hommes et des femmes probes et honnêtes. Or, la plupart de ceux qui sont sur la scène politique, aujourd’hui, ont perdu la confiance des électeurs, parce qu’acteurs de la pièce dramatique que j’évoquais, ci-dessus. La nécessaire recomposition politique passera nécessairement, dans un premier temps, par un rassemblement des forces qui défendent la démocratie et l’intérêt général. Montrer que la politique n’est pas sale, et, que, quand la ville et la démocratie sont en danger, les querelles partisanes peuvent être mises, temporairement, de côté, avant que le jeu démocratique ne reprenne, en toute clarté, sur des bases assainies.

- Je pense qu’aujourd’hui, il est sage et urgent de rassembler toutes les bonnes volontés, afin de travailler pour éviter que le pourrissement de la situation ne profite aux rapaces.
Quand je dis rassemblement, je n’exclus personne, pas même le Maire. Mais ce dernier ne peut pas mener une liste de renouveau : il aurait pu l’incarner, ce renouveau, en 2001, mais il n’a pas su le faire, et je le regrette, bien sûr. Là dessus, il convient d’être clair : une liste d’union élargie, ne pourra pas se faire sous sa houlette. J’espère qu’il en est conscient et qu’il ne n’entravera pas cette démarche unitaire, et je pense qu’il peut entendre ce message.

Un scoop: le Maire d'Hénin-Beaumont se déclare candidat tête de liste (16/12/07)

Marie-Noëlle Lienemann a réaffirmé que la mission que le PS lui avait confiée était de rassembler la gauche ; que jusqu’à preuve du contraire, le maire sortant était légitime pour mener un rassemblement, et elle proposait de voir comment mettre en place des règles de fonctionnement afin de gérer au mieux une telle union.
L’Alliance Républicaine et moi-même, qui sommes pour un rassemblement au-delà de la gauche, n’avons pas caché nos réticences vis à vis du Maire, l’AR pour des raisons de pratiques, moi, à cause d’un bilan négatif et de l’absence de projet, vecteur d’espoir.

Bonne année 2010

Citation du jour: "L'orgueil est la même chose que l'humilité: c'est toujours le mensonge".
Georges Bataille (écrivain français; 1897-1962)






A tous ceux qui me liront (et aux autres!), je souhaite un bon millésime 2010!

Mes voeux:

- de l'information,à Hénin-Beaumont!
- de l'emploi, dans le Nord-Pas-de-Calais!
- de la justice en France!
- de l'Europe pour les 27!
- de la solidarité pour les pays pauvres!
- de la paix pour le monde!

C'est tout: le reste en 2011...

jeudi 31 décembre 2009

Précision...rectificative!

Voici ce que j'ai écrit suite au Conseil Municipal du 17/12/2009:



"- 2ème priorité: embaucher le plus rapidement possible 4 cadres qualifiés et expérimentés .

Résultat des courses, 5 mois après l'élection: une juriste novice est maintenant en place, un Directeur financier arrivera le 1/2/10 (nous n'en savons pas plus), le Directeur des sports a été promu DGS (n'aurait-il pas été plus judicieux de faire venir le DGS, expérimenté et bien connu à HB, que l'on avait proposé, et qui aurait formé le néophyte en place pour en faire un DGS dans 2 ou 3 ans?). Quant au Directeur financier, on n'en trouve pas! Non seulement j'avais proposé des cadres, prêts à venir 2 ou 3 ans, mais j'avais également signalé, sur ce blog, que l'on pouvait faire appel au Centre de formation de la fonction publique qui aurait dégagé un enseignant et des étudiants, pour un stage pratique, la ville s'adjoignant un cabinet spécialisé...
Qu'est-il arrivé, vous pensez? Des erreurs (graves) des services: passons sur une caution à rembourser et non prévues au budget primitif, mais l'oubli de 4 emprunts pour un montant total de 5,7 millions, avec des annuités de 425 000€ est impardonnable."

Dans la situation où se trouve HB, il ne fallait pas "mégoter" sur les moyens. Mais que pouvions nous attendre d'une équipe inexpérimentée?"

Cette grave erreur des services a fait l'objet d'une décision modificatrice lors de ce conseil, présentée par E.Binaisse, bien entendu, car il ne pouvait faire autrement. Et ce n'est pas le FN qui "a soulevé le lièvre" comme l'écrit La Voix du Nord...Que S.Briois ait commenté, ensuite, cette délibération: soit!

Et dire que le FN prétend que le quotidien lui est défavorable! Non pas, bien sûr, que je pense que la VDN soit favorable au FN...

Il y a 2 ans: Pêle-Mêle (26/12/07)

Citation du jour:"Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action"
Henri Bergson (Philosophe français;1859-1941)






Avant de présenter mes vœux pour 2008, je déclinais, avant cette fameuse année 2008, quelques idées à inclure dans un programme





1- Economies de gestion sera un maître mot de la prochaine mandature: nous ferons "la chasse au gaspi".
Nous ferons faire un audit de tous les flux d'énergie: éclairage, chauffage, eau et prendrons les mesures nécessaires pour diminuer les factures, sans préjudice d'investissements dans ces domaines pour rationnaliser notre gestion.

Un exemple: les illuminations de Noël pourraient être moins énergivores (lampes à basse consommation, par exemple, comme sur les Champs-Elysées). De même, avions-nous déjà signalé que l'éclairage public, tel qu'il est, est un non-sens: il ne sert à rien d'éclairer le ciel! Diriger la lumière vers le sol paraît plus efficace!


2- Dans le cadre de l'accompagnement des personnes en recherche d'emploi, on pourrait aider ceux qui n'ont pas les moyens de financer l'apprentissage du permis de conduire (coût: plus de 1000€!)


3- Toujours dans le cadre des soucis quotidiens: les nuisances sonores de certains véhicules.
Le Maire a les pouvoirs de police nécessaires pour faire cesser les pétarades des pots d'échappement trafiqués en toute illégalité. Pourquoi ne pas les utiliser? Il en va de même pour ceux qui mettent la musique de leur véhicule, à fond, et roulent, vitres ouvertes, sans se préoccuper de la tranquillité des autres.


4- Le stationnement. Les commerçants sont, à juste titre, mécontents de la présence de voitures ventouses entravant le stationnement des clients. Avec les moyens technologiques modernes, rien n'est plus simple d'enregistrer, sur des terminaux, les numéros des véhicules contrevenants, de leur laisser un avertissement, dans un premier temps (voire suivi d'un second), avant de verbaliser!


5- Toujours au chapitre des nuisances, il est très dangereux de traverser à certains endroits de la ville: pourquoi avoir tracé des passages pour piétons, à la sortie d'un virage, souvent sans visibilité pour les piétons et les automobilistes. C'est tout le système qu'il faut revoir pour sécuriser les uns et les autres.


Je ne vous en souhaite pas moins une bonne année 2008!

mercredi 30 décembre 2009

Il y a 2 ans: Marie-Noëlle-Lienemann à Hénin-Beaumont (16/11/07)

Citation du jour:"Être indifférent, cela aussi est une forme de force"
Friedrich Nietzsche (philosophe allemand; 1844-1900)



Dans un article de novembre 2007, je faisais part de l'information donnée par MNL, de sa venue à HB
(J'ai supprimé un passage concernant nos relations à Béthune).
Est repris, ensuite, un commentaire d'un lecteur auquel j'ai répondu, à l'intérieur de son propre texte





Marie-Noëlle L m’avait annoncé le 18 octobre dernier sa décision de venir soutenir le Maire de la ville. Elle souhaitait que je la rejoigne, appuyé par D. Percheron qui passait (par hasard ?) par là. Je lui ai répondu qu’il s’agissait une nouvelle fois d’une grave erreur de la part du PS, dans sa gestion politique de la " question héninoise " et je me suis permis de lui conseiller de venir, d’abord, prendre le pouls des habitants et constater le rejet de Gérard Dalongeville. Je pense qu’elle n’en a pas tenu compte, puisque le 9/11 dernier, elle me confirmait sa décision. J’ai, de nouveau, refuser de la suivre.
Dans La Voix du Nord du 12/11, le journaliste, qui annonçait la candidature de la députée européenne, faisait montre d’une grande prudence, en usant de grandes circonvolutions. Je ne peux qu’être d’accord avec cette analyse : connaissant bien MNL, je peux dire que son légendaire allant est émoussé…et qu’elle ne paraît pas convaincue par sa décision …
MNL mise sur le mauvais cheval.
Quel gâchis, connaissant sa hargne, sa pugnacité et son talent



Anonyme:
Monsieur Alpern,
Je suis étonné à la lecture de votre note de voir que vous résumez la venue de Marie-Noëlle Lienemann aux cérémonies du 11 novembre à Hénin à un ralliement à Gérard Dalongeville. Etre invité pour poser une gerbe n’est pas se rallier à quelqu’un. Elle a pour seule ambition dans cette ville le rassemblement de toutes les forces de gauche face au péril Le Pen. Participer à une cérémonie républicaine ne l'engage pas à soutenir Gérard Dalongeville.

Réponse AA : « MNL m’a précisé à 2 reprises (voir dans mon texte) qu’elle venait soutenir G.Dalongeville. Elle a également fait une déclaration à la Voix du Nord qui s’en est fait l’écho. Le 11 novembre était sa deuxième sortie officielle à Hénin. »



Anonyme:

Perso, j'espère qu'à Hénin, le rassemblement de la gauche pourra se faire dans les meilleures conditions. Sinon, nous savons tous ce qui nous attend. Ne pas faire l’erreur de l’alliance républicaine qui n’a pour uniquez ambition de faire tomber le maire en placet pas la question !

Réponse AA
: « c’est vrai que je ferai tout pour que le FN ne gagne pas. Mais je suis également stupéfait de voir comment a été gérée la ville ces dernières années : pas de projet, aucune influence à la CAHC (alors que HB est ville centre), une augmentation sidérante des impôts locaux qui ne s’est même pas traduite par des investissements, etc.. On a l’impression qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion ! HB est à la remorque de la CAHC et à la traîne des autres intercommunalités du Bassin Minier Comme les acteurs politiques sont les mêmes depuis des années, et ont, pour la plupart, changé, au moins une fois, d’alliance, et sont incapables de proposer un projet, les électeurs, « blousés » par le jeu de la banalisation voulue par le FN (banalisation d’ailleurs entretenue par les hommes politiques ; il n’y a qu’à voir, comment ils se précipitaient , le 11 novembre, devant le monument aux morts de Beaumont et de Hénin, pour serrer la main de M. Le Pen…) se tournent vers le parti non démocrate, qui a toujours été exclu du jeu politique héninois Je pense donc qu’il faut aujourd’hui :
- rassembler celles et ceux qui veulent sortir du néant politique, quelque soit les étiquettes politiques (les partis se sont disqualifiés à Hénin)
- redonner espoir aux habitants en leur proposant un projet, à court, moyen et long terme . C’est cela la politique, tout simplement . Mais attention, il ne faut pas tromper les gens. Et j’ai bien peur que les habitants d’Hénin-Beaumont n’oaient plus foi en la politique. A vous, à nous de leur redonner confiance: en tous les cas, c’est mon credo C’est notre seule chance d’éviter ce que vous redoutez à juste titre. »

mardi 29 décembre 2009

Courez voir Avatar

Citation du jour:"Il vaut mieux subir l'injustice que la commettre"
Platon (philosophe grec; 428-348 av.JC)







Je suis allé voir la dernière production de James Cameron,un peu pour "ne pas mourir idiot".
Les critiques de cinéma parlaient d'un excellent film (sauf pour la Voix du Nord, qui était un peu un ton en dessous).

Eh bien, je peux vous dire que c'est du grand art! 2h40 qui passent sans s'en apercevoir!

Sur la forme: à voir en 3D, des images superbes, une technique incroyable, des paysages reconstitués, une bataille homérique: tout cela est à couper le souffle!

Sur le fond: un voyage initiatique pour une seconde naissance (une renaissance); un hymne au respect de la nature et même à une vie en osmose physique et psychique avec elle, un chant à l'amour fraternel,. Vous n'échapperez pas à la critique de l'Amérique et des colonisateurs, en général, qui, pour imposer leur civilisation, n'hésitent pas à massacrer celle des autres...Une réflexion sur la futilité de nos modes de vie, de nos pouvoirs, de nos querelles, une gifle au racisme et aux préjugés...Respect de la vie et de la nature en général, incompréhension des Terriens devant le refus des bienfaits qu'ils apportent, mus par la recherche du profit à tout prix...

Bien sûr, c'est par moment un peu surfait: la bataille finale est un peu longue et se termine par un duel un peu trop hollywoodien (comme dans les films de maffia ou de cow-boy), on n'échappe pas à l'histoire d'amour, certains méchants sont un peu caricaturaux. Qu'importe! Courez voir ce grand film!

lundi 28 décembre 2009

Il y a 2 ans: "quelques constats sur notre Ville (1/11/2007)"

Citation du jour: "Tout esclave a en main le ouvoir de briser sa servitude"

William Shakespeare (poète dramatique anglais:1584-1616)





Les constats, ci-dessous, faits il y a plus de 2 ans sont toujours d'actualité. Y apporter des solutions présentent plusieurs avantages:


- cela ne coûte pas cher, voire rien;

- cela permet de se rapprocher de la population;

- on "agit".


G. Dalongeville n'avait pas trouvé utile de faire quelque chose... Qu'en fera la majorité actuelle?





1er novembre 2007:


Voici ce que j'ai pu noter ces derniers jours:


1- Éclairage public:


- Quel gâchis d'argent public! Combien de lampes encore allumées, alors qu'il fait déjà jour! Cela ne devrait pas être difficile de faire les réglages nécessaires...


- Pourquoi les réverbères et lampadaires sont-ils tournés vers le ciel (je pense, par exemple, à ceux de la Place Carnot ou de la rue Elie Gruyelle)? Peut-être que, s'ils éclairaient vers le bas plutôt que vers le haut, nous pourrions, pour la même intensité, mieux voir, et peut-être même diminuer le nombre de lampes...


Le Conseil Régional et l'Adème prennent en charge une grande partie d'un diagnostic de l'éclairage public, avec des économies substantielles à la clef. Monsieur le Maire, si vous agissez d'urgence, il sera peut-être temps d'en avoir les résultats avant les élections municipales (9 et 16 mars 2008). Pour gagner du temps, je peux même vous aider à joindre les bons interlocuteurs!


2- Collecte sélective


Pour information, on ne dit pas tri sélectif, car le tri est, par définition, déjà sélectif. On doit dire : on trie ses déchets pour que la collecte puisse être sélective.

Chacun a pu noter que, dans de nombreuses rues de la ville, les poubelles, sorties sur les trottoirs, pour le ramassage (sans parler de celles qui restent constamment là...), obligent, dans ces voies souvent étroites, les piétons à emprunter le milieu de la chaussée, gênés qu'ils sont par les voitures en stationnement, au risque de se faire renverser par les véhicules en circulation.

Il y a un véritable conflit d'usages, entre les habitants, le service de collecte de la CAHC, les propriétaires des véhicules et les piétons!

C'est à nos élus municipaux de gérer ce problème, au mieux des intérêts de tous. Une suggestion: réunir tout le monde, par rue, autour d'une table, pour en discuter et trouver les bonnes solutions. Cela doit être également possible avant les élections!


3- Les immeubles collectifs


Dans beaucoup de quartiers (je pense à Kennedy, mais il y en a d'autres), on voit des adultes assemblés au pied des immeubles, et discutant. On prend plaisir, également, à voir des enfants jouer et il est réjouissant de voir qu'il y a des liens sociaux qui résistent à l'égoïsme ambiant et au repli sur soi-même.

Pour raffermir cette sociabilité, je fais également une suggestion, simple et facile à mettre en place: installer des bancs, et des espaces de jeux pour les enfants.

dimanche 27 décembre 2009

Controverse: faut-il manger moins de viande?

Citation du jour:"La route de l'excès mène au palais de la sagesse".
William Blake (poète et peintre britannique: 1757-1827).






L'élevage, accusé de nuire à l'environnement, riposte
LE MONDE | 22.12.09

anger moins de viande, c'est bon pour la planète. Impossible d'ignorer le message : la consommation de produits carnés a fait, à l'occasion du sommet de Copenhague sur le climat, l'objet d'attaques inédites.

L'ancien Beatles Paul McCartney a ouvert les hostilités en appelant, début décembre, depuis la tribune du Parlement européen, à ne pas en consommer un jour par semaine. Plusieurs personnalités françaises, dont les politiques Corinne Lepage et Yves Cochet, l'écologiste Allain Bougrain-Dubourg et le botaniste Jean-Marie Pelt, ont observé à Copenhague une "grève de la viande". Leur message : l'industrie de l'élevage est une "aberration" qui produit des dégâts considérables sur l'environnement. Un repas avec viande et produits laitiers équivaut, en émissions de gaz à effet de serre, à 4 758 km parcourus en voiture, contre 629 km pour un repas sans produits carnés ni laitiers. Pour protéger la planète, il est donc aussi efficace - sinon plus - de se priver de viande que de rouler à vélo ou de baisser le chauffage.

L'élevage est, de fait, responsable de 18 % des émissions totales de gaz à effet de serre, davantage que les transports, selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Il est, de plus, responsable d'autres dégradations : pollution des eaux, érosion des sols, perte de biodiversité...

La production de viande capte en outre des ressources considérables en terres et en eau. Elle mobilise 70 % des terres arables. Environ 9 % des quantités d'eau douce consommées chaque année y sont consacrées.

Dans toutes leurs projections, les experts désignent l'augmentation de la demande de viande comme un des principaux facteurs des pénuries à venir. Or la consommation de produits carnés connaît une croissance fulgurante. Relativement stable dans les pays développés (autour de 80 kg par an et par habitant), elle augmente fortement dans les pays en développement, à mesure que la population croît, mais aussi que l'urbanisation et les revenus progressent.

"La viande est un signe extérieur de richesse", commente Fabrice Nicolino, auteur de Bidoche (éd. Les liens qui libèrent), un réquisitoire contre l'industrie de l'élevage publié en septembre. "En consommer démontre l'accès à un statut social privilégié." Sa consommation devrait passer, dans les pays en développement, de 28 kg par an et par habitant en moyenne aujourd'hui à 37 kg en 2030.

Il faut entre trois et neuf calories végétales, selon les espèces, pour produire une calorie animale. Déjà, quelque 40 % des céréales cultivées dans le monde sont destinées à alimenter le bétail. Selon les projections de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), pour répondre à la demande, la production mondiale de viande devra doubler d'ici à 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes.

"Où ferons-nous pousser les céréales pour nourrir tous ces animaux ?, interroge M. Nicolino. Si la tendance se poursuit, on peut s'attendre à avoir une concurrence entre alimentation animale et humaine." D'où la baisse de consommation prônée par les détracteurs de la viande. Selon ceux-ci, cela aurait, en outre, des avantages pour la santé, car la viande accroît le risque de maladies cardio-vasculaires, d'obésité et de diabète.

L'interprofession bovine a vite riposté à ce feu nourri de critiques, par le biais d'une page de publicité dans la presse. Elle met en avant plusieurs arguments. Tout d'abord, dans la majorité des élevages en France, les vaches sont nourries à l'herbe, un mode d'élevage respectueux de l'environnement, qui ne concurrence pas l'alimentation humaine et permet de séquestrer du carbone.

La consommation de viande dans le pays est, par ailleurs, en baisse : elle est passée de 150 grammes par jour en 1999 à 117 grammes en 2007. "Certaines catégories de la population n'en mangent pas assez, comme les femmes et les personnes âgées", commente Pascale Hébel, du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Crédoc).

Le Centre d'information des viandes (CIV) souligne, de son côté, que la viande fournit des nutriments indispensables (fer, vitamine B12, zinc, sélénium). Le gouvernement recommande d'ailleurs, dans le cadre du programme national nutrition santé, de consommer de la viande, du poisson ou des oeufs une à deux fois par jour, tout en alertant sur les dangers de la consommation de viande grasse.

"L'homme ne serait pas devenu ce qu'il est s'il n'était pas omnivore", s'insurge Louis Orenga, président du CIV, qui voit dans cette campagne "une utilisation d'arguments environnementaux pour promouvoir le végétarisme". C'est effectivement l'Association végétarienne de France (AVF) qui est à l'origine de la grève de la viande de Copenhague. Paul McCartney et Rajendra Pachauri, président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), qui a soutenu son appel, sont tous deux végétariens.

"L'alimentation a une dimension psychologique importante, explique Alain Méry, président de l'AVF. L'argument environnemental parle plus aux gens que la défense des animaux, qui est culpabilisante." Selon M. Méry, les réticences sur le sujet restent cependant "très fortes" en France. M. Orenga, lui, voit dans la campagne du "jour sans viande" une menace. "Les politiques continueront-ils à soutenir financièrement une activité dont le grand public est persuadé qu'elle pollue et est dangereuse pour la santé ?", s'interroge-t-il.

A la FAO, sans recommander la diminution de la consommation de viande dans les pays du Nord, les experts prônent "une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre visant l'élevage de manière spécifique", affirme l'économiste Pierre Gerber, parlant au nom de l'organisation. "Les modes de production vont devoir changer, sans quoi la croissance de la production se fera au prix d'atteintes très importantes à l'environnement", poursuit-il.

Des recherches sont en cours pour réduire la production de méthane par les ruminants. Des scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) sont parvenus à faire baisser leurs émissions d'un tiers en intégrant dans les rations de l'huile de lin. Un chercheur de l'université du Missouri, Monty Kerley, affirme qu'une sélection génétique rigoureuse permettrait de diminuer la ration alimentaire des vaches de 40 %. Des changements de méthodes culturales permettraient aussi de stocker davantage de carbone dans les sols.

Reste à savoir si ces techniques seront suffisantes, et si tous les paysans du monde, y compris les plus petits, auront la volonté et les moyens de les mettre en oeuvre. L'élevage fait vivre un milliard de personnes pauvres dans le monde.


Gaëlle Dupont

Déforestation et effet de serre

Les éructations des ruminants produisent 37 % du méthane émis du fait des activités humaines. Le potentiel de réchauffement global du méthane est 23 fois supérieur à celui du CO2. Le stockage et l'épandage de fumier sont responsables de 65 % des émissions d'oxyde nitreux, le plus puissant des gaz à effet de serre.

La déforestation pour convertir des terres en pâturages ou en cultures fourragères (destinées à l'alimentation du bétail) est responsable de 9 % des émissions de CO2. Selon la FAO, 70 % des terres autrefois boisées d'Amérique du Sud sont aujourd'hui consacrées à l'élevage.

samedi 26 décembre 2009

La majorité veut-elle tuer le marché et achever le commerce héninois agonisant?

Citation: "La véritable affaire du philosophe, ce n'est pas de changer le monde, c'est de le comprendre".
Bertrand Russel (mathématicien et philosophe britannique; 1872-1970)






- J'ai interrogé, mardi 22, des forains sur le marché de vendredi, jour de Noël. Il me fut répondu qu'il aurait lieu jeudi après-midi;

- La Voix du Nord, dans son édition de jeudi (!) annonçait que le marché aurait lieu le jour même, signalant que des papillons, placées sur les pare-brises des voitures, demandaient aux gens de ne pas se garer sur la Place de la République;

- jeudi matin, je consulte le site Internet de la ville: aucune info (ou alors cela m'a échappé!) sur un éventuel marché!

- je me rends, vers 15H, au marché annoncé, et surprise: pas de marchands, que des voitures sur la place. Un coup d'œil, rue de l'Abbaye: rien! J'avoue que je n'ai pas poussé Place Wagon, où se seraient trouvés quelques commerçants...

Conclusions:

- le marché était bien prévu jeudi après-midi.

- Aucune communication. L'article du quotidien est paru trop tard (comment le journal l'a-t-il su? Quand?). En tous les cas, l'info aurait dû être faite autrement: ne serait-ce qu'en distribuant, les 2 marchés précédents, l'information (cela paraît tellement évident!). Oserais-je dire qu'elle aurait dû aussi figurer en 1ère page du site officielle?

J'en ai assez de crier à l'incompétence ou à l'amateurisme de la majorité. Cela ne sert à rien: aucune remise en cause de ses erreurs, mépris vis-à-vis des citoyens, etc. Mais il y a pire dans ce nouvel exemple d'incurie:

- un après-midi précédant Noël constitue, en principe, un bon chiffre d'affaires, pour des commerçants. Comment justifier le comportement de la ville vis-à-vis des marchands, non seulement forains, mais aussi sédentaires (dont beaucoup tirent avantage des jours de marché)?

- la clientèle qui était quand même informée (par les commerçants) ou celle qui a été privée de son marché le plus important de la semaine, reviendra-t-elle, sachant que le marché de vendredi 1er janvier n'aura pas lieu? On prend vite des habitudes ailleurs...

Finalement, ce que l'on pourrait tenir pour une petite erreur de communication est, en fait, un crime contre le commerce:

- veut-on tuer le marché d'Hénin?
- veut-on achever le commerce de la ville, déjà à l'agonie?

Les voeux 2010 des personnalités artistiques françaises

Citation du jour: Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.Nelson Madela (Homme d'état sud-africain, né en 1918)





Joh
nny Halliday: Johnny, il espère venir à Hénin-Beaumont à Noël 2010 pour pouvoir dire "mon plus beau Noël":

ll y a tellement de choses
Que j'aimerais te raconter
Pour te donner la force
Le courage de tout affronter
Si je peux te transmettre
Ce formidable goût d'aimer
De tous les hommes je serai
Le plus heureux
Le plus comblé

Vous ne voulez pas? Pourquoi? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule?"

Dany Boon: "Bienvenue chez les Ch'tis" en 2010, mais pas pour le FN!"

Brigitte Bardot: "Bonnes fêtes à tous che kiens et che ca d'Hénin, même à tis aut' qui voudro't Le Pen" (traduction libre Line Renaud)

Grand Corps Malade: "Tous ceux qui, à Hénin, rament, je leur propose le slam" en 2010

Charles Aznavour: A Hénin-Beaumont:

J'en ai assez faut bien qu'j'te l'dise
Tu m'exaspères, tu m'tyrannises
Je subis ton sale caractère
Sans oser dire que t'exagères
Oui t'exagères, tu l'sais maint'nant
Parfois je voudrais t'étrangler
Dieu que t'as changé en neuf ans
Tu l'laisses aller, tu l'laisses aller...

Noir désir: Pour Hénin 2010

Hosanna, Hosanna
Et en route pour la joie

Anne Roumanoff: "Pour 2010, voici mon conseil: ayez les bourses en action plutôt que des actions en bourse, surtout vu vos problèmes financiers à Hénin-Beaumont

Georges Clooney (Français d'adoption): I should come to Henin-Beaumont in 2010. I heard they have good expresso over there! What else? Yes: happy New Year to everybody there!

vendredi 25 décembre 2009

Les vœux 2010 des personnalités politiques françaises.

Nicolas Sarkozy: "Je dis aux Françaises et aux Français que je serai toujours là, en 2010, avec Carla et Jean, pour leur montrer qui c'est qui dirige en France. Des fois qu'ils oublient! Et même, l'Europe et le Monde, je leur montrerai que Sarko il n'a pas peur de la Merkel et de l'Obama!"

Martine Aubry: "En 2010, nous tous, les socialistes rassemblés, de Ségolène à Benoit, sans passer par Frêche, mais avec Dominique, Laurent, François, nous montrerons aux Français qu'ils doivent avoir confiance: le PS est là et bien là! D'ailleurs Sarko a déjà peur de moi!"

Dany Cohn-Bendit: "Après l'échec de Copenhague et de sa conférence en 2009, vive l'échec de La Hague et de son EPR, en 2010!"

François Bayrou: "Le Modem restera au centre en 2010, je le promets aux Français. Il ne penchera ni à droite, ni à gauche, mais au centre! D'ailleurs , si je suis élu Président en 2012, j'imposerai Orange contre ses concurrents Bouygues et SFR!"

Marie-Georges Buffet: "En 2010, les Français feront encore plus confiance au PCF, seul à conserver les mêmes idées depuis 90 ans!"

Olivier Besancenot: "S'il le faut, je suis prêt à perdre encore un doigt et le bras même. Ce sera un vrai bras d'honneur contre le capitalisme!"

JM Le Pen: "Moi, Français, d'origine arabe (AA: voir mon article du 10/11/08 sur les origines arabes et musulmanes du sieur Le Pen, descendant d'un dénommé Ben Ali), je suis prêt à me reconvertir à l'Islam, en 2010, pour bien montrer que je n'ai rien contre ces envahisseurs..."