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mercredi 24 mai 2017

Lettre à M. Bayrou.

Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, 

J'ai eu l'occasion de saisir une de vos prédécesseurs, Madame Taubira, le 2/9/2015 (alpernalain.blogspot.fr/2 015/09/lettre-madame-taubira-ministre-de-la.html), concernant les 2 premières affaires évoquées ci-dessous. Je n'ai pas reçu de réponse de sa part.
Je reviens donc sur l'objet de ma première saisine et vous fais part, également, d'un troisième sujet. Bien entendu, ma démarche vise au bon fonctionnement de la justice.
En annexe, vous trouverez des notes complémentaires sur ces différentes affaires.


1- L'ancien député PS du Pas-de-Calais, Jean-Pierre Kucheida a été mis en examen pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux, selon l'annonce du parquet de Lille faite le mercredi 8 janvier 2014. 
A ce jour, aucune suite ne semble avoir été donnée à cette mise en examen, soit 3 ans et 5 mois après. 

2- j'ai écrit, en date du 20 juillet 2015, au Procureur de la République de Béthune en lui rappelant que Monsieur Gérard Dalongeville avait été condamné le 19 août 2013 par le tribunal correctionnel de Béthune à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ferme, à cinq ans d'inéligibilité et à 50.000 euros d'amende, pour détournements de fonds publics, délits de favoritisme et usages de faux, au préjudice de la commune d'Hénin-Beaumont dont il a été maire de 2001 à 2009.
Il avait fait appel de cette décision, mais s'en était désisté en novembre 2014. J'ai fait part au Procureur de mon étonnement devant la non-application du jugement du tribunal de Béthune et lui ai demandé de me faire connaître comment il envisageait la mise en œuvre de la condamnation du sieur Dalongeville, compte tenu des 9 mois de détention préventive qu'il a déjà effectués. 
Le Procureur m'a répondu le 20 août 2015 "le Parquet de Béthune est tenu d’attendre la notification de l’arrêt rendu au printemps dernier par la Cour d’Appel qui seule avait le pouvoir de constater officiellement le désistement de l’intéressé et de rendre par là-même exécutoire le jugement du Tribunal correctionnel de Béthune.
J’ai d’ailleurs donné des instructions afin que dès réception prochaine de la décision de la Cour d’Appel, le juge d’application des peines de Béthune soit saisi pour en préciser les modalités d’application comme nous l’impose la loi."
Apparemment, à ce jour, Gérard Dalongeville n'a toujours pas exécuté sa peine.

3- J'ai écrit le 18 juillet dernier à Michel Dagbert, président du conseil départemental du Pas-de-Calais, pour lui rappeler qu'il avait déclaré, en séance "qu'une élue de votre assemblée serait ciblée dans un dossier de contentieux pour fraude au RSA à la Caisse d’allocations familiales (CAF) du Pas-de-Calais." Était désignée ainsi "l'adjointe aux affaires sociales du maire Front national d'Hénin-Beaumont Steeve Briois, Aurélia Beigneux qui n’aurait pas mentionné ses indemnités d’élue (environ 700 € par mois) lors de quatre déclarations trimestrielles, jusqu’au moment où elle fut élue au conseil départemental, en avril 2015. Elle aurait aussi mentionné une situation maritale et une adresse inexactes." "L’élue est vice-présidente du centre communal d’action sociale (CCAS) d’Hénin-Beaumont, en charge de l’instruction des dossiers de demande du RSA." (La Voix du Nord).
Je terminais mon courrier à Michel Dagbert, ainsi : "J'aurais aimé connaître les suites qui ont été données à cette affaire et, plus particulièrement, si vous avez déposé plainte. Nos concitoyens veulent savoir comment réagit un parti politique, en l'occurrence le Front National, qui fustige une prétendue politique d'assistanat". Je ne sais si le Parquet s'est saisi de cette affaire à défaut de plainte de Monsieur Dagbert.

Monsieur le Ministre, à l'heure où vous préparez la bienvenue loi sur la moralisation de la vie politique, les trois affaires précitées mériteraient d'être traitées par la Justice comme il se doit, de façon efficace et rapide. 
J'aurais souhaité que vous puissiez me situer où en sont ces trois dossiers. Ces derniers sont suivis de près par nos concitoyens du Nord de la France, mais aussi par les Français, en général, soucieux d'une Justice exemplaire en la matière. Les lecteurs de mon blog politique, que j'informe régulièrement des dérives de certains hommes politiques, veulent aussi savoir ce qu'il en est.

Respectueusement
Alain Alpern



Notes complémentaires :

1- L'ancien maire de Liévin, JP Kucheida avait été condamné en mai 2013 à 30 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux au détriment d'un bailleur social qu'il a présidé de 2004 à juin 2012. Il avait été reconnu coupable d'avoir utilisé abusivement la carte bancaire de cette entité, la Soginorpa, et de ne pas avoir justifié quelque 11 000 euros de dépenses entre 2009 et 2012.Il affirmait avoir remboursé les dépenses qui ne rentraient pas dans ce cadre et pour lesquelles il aurait utilisé la carte par erreur. Ces dépenses concernent des factures d'hôtel, de restaurant de grand luxe, de bijoux ou encore d'essence
Outre l'amende, une interdiction d'exercer une profession commerciale ou industrielle pendant cinq ans a été prononcée mais aucune peine d'inéligibilité n'avait été demandée.
Jean-Pierre Kucheida avait été exclu du PS pour une candidature dissidente, puis battu au premier tour des législatives en juin 2012, par le candidat socialiste, Nicolas Bays. Il avait cédé son fauteuil de maire de Liévin en janvier.
Pour en savoir plus, allez sur Wikipédia et tapez "Alpern Kucheida", vous pourrez lire les très nombreux posts que j'ai écrits sur le sujet...

2- Concernant la réponse du Procureur, dans l'affaire Dalongeville, vous pouvez lire mes commentaires : :alpernalain.blogspot.fr/2015/09/le-procureur-de-bethune-ma-repondu.html

3- Concernant mon courrier et mon rappel à M. Dagbert, voir : alpernalain.blogspot.fr/2016/07/lettre-au-president-du-conseil.html


vendredi 10 mars 2017

"Nouvelles du Front" de Marine Tondelier (2/2)

Je voudrai terminer mon compte-rendu sur ce livre dont vous avez compris qu'il est, pour moi, salutaire, par quelques remarques concernant l'avant 2014... l'arrivée du FN...

-  C'est le PS 62 qui est le premier responsable de la victoire du FN en 2014. C'est lui, et particulièrement Daniel Percheron, véritable patron sans discontinuer de la Fédération 62 du PS depuis le début des années 70, qui a soutenu Gérard Dalongeville même quand, en 2008, il était évident qu'il traînait de nombreuses casseroles. D. Percheron a imposé MN Lienemann pour "raisonner", maîtriser", "encadrer" Dalongeville aux élections municipales de 2008 (on trouvera sur mon blog les avertissements lancés depuis 2006 et surtout, ma fureur sur le parachutage de MNL à HB, comme 1ère adjointe). Marine Tondelier a omis de citer le nom de la sénatrice actuelle. Il est vrai que l'arrivée de cette dernière avait suscité beaucoup d'espoirs, mais la mission était impossible. Manœuvre politicarde vouée à l'échec. Voir mes préventions à ce sujet en 2007 : http://alpernalain.blogspot.fr/2007/11/marie-nolle-lienemann-hnin-beaumont.html
Dalongeville l'emporta et Percheron y vit le succès de sa propre stratégie. La mise en examen du maire "ripoux", puis sa révocation entraînèrent de nouvelles élections, un an plus tard...

- Après la victoire de la liste menée par Daniel Duquenne aux élections de 2009, le maire élu dut, rapidement, démissionner pour raisons de santé. Son remplaçant Eugène Binaisse, néophyte en politique, avait 69 ans. Comme dans la période précédente, le PS fut responsable de l'avoir soutenu : incompétent et inexpérimenté, il fut le jouet de son DGS, tout aussi incompétent et dangereux (http://alpernalain.blogspot.fr/2014/03/l-attitude-scandaleuse-du-dgs-dhenin.html). Une véritable descente aux enfers commença alors et le maire, détesté par la population, fut quand même soutenu par le PS (les Verts et le PC), lors des municipales de 2014 qui virent la victoire du FN, dès le premier tour : http://alpernalain.blogspot.fr/2015/03/retro-quelques-mois-avant-une-defaite_15.html, véritable chronique d'une défaite annoncée, écrite un an avant les élections de 2014, dans laquelle je concluais : "La seule question qui se pose est celle de savoir si Briois gagnera au premier tour ou bien au second tour (dans ce dernier cas, avec plus de 60% des voix !)".

- C'est malheureusement sur une partie de cette équipe Binaisse que s'appuie M. Tondelier pour préparer les municipales de 2020. Elle ne peut compter que sur David Noël, conseiller communiste, pour bâtir une nouvelle équipe. La responsabilité du PS dans ce qui s'est passé à Hénin est tellement énorme que c'est dès aujourd'hui qu'il faut se démarquer de ses colistiers socialistes et trouver un moyen de mettre sur la touche le président du groupe d'opposition (E. Binaisse, lui-même !) pour accéder à une certaine crédibilité... M. Tondelier en aura-t-elle le courage ?




NB : je tiens à confirmer à MT que je suis l'inventeur du mot "binaissade" que j'ai défini ainsi : "une binaissade (néologisme que j'ai inventé) est une formule proférée par l'ex-Maire Eugène Binaisse, qui, soit tombe à plat, soit se veut être un bon mot, soit est une expression involontairement irresponsable. Je rappelle que ces "Binaissades" sont authentifiées, c'est-à-dire qu'elles émanent, soit des personnes concernées, soit de témoins (dont moi-même) ou encore, mais rarement, de personnes sûres à qui l'on a rapporté les propos tenus". J'en ai publié un "recueil" en 3 posts (le premier : http://alpernalain.blogspot.fr/2014/12/recueil-probablement-definitif-des.html)

lundi 21 novembre 2016

Au Préfet de faire respecter l'état de droit...

Voici ce que j'écrivais à la préfète du Pas-de-Calais le 31/10/2015


Le 3 octobre, je signalais ici que j'écrivais à la Préfète du Pas-de-Calais, pour lui faire part des "conditions antidémocratiques" dans lesquelles se déroulaient les conseils municipaux à Hénin-Beaumont, et je mettais en avant celui du 29 septembre qui avait dépassé toutes les bornes de la décence (http://alpernalain.blogspot.fr/2015/10/lettre-au-prefet-du-pas-de-calais.html). La Préfète m'a répondu, en date du 20 octobre, et voici sa réponse :

Monsieur,

Par courriel du 14 octobre 2015, vous avez appelé mon attention sur le fonctionnement du conseil municipal d'Hénin-Beaumont.

Vous dénoncez, notamment, le non-respect des dispositions de l'article 2121-16 du Code Général des Collectivités Territoriales concernant la police de l'assemblée.

Je vous informe que j'ai, d'ores et déjà, demandé des explications au maire d'Hénin-Beaumont au sujet des conditions dans lesquelles se dérouleraient des séances du conseil municipal. Je lui ai également rappelé ses obligations en la matière.

Depuis, rien de changé lors des conseils municipaux héninois... 
J'écris, donc, de nouveau à la Préfète pour lui demander ce qu'elle envisage afin de faire cesser ce déni démocratique...

vendredi 18 novembre 2016

Avertissement

Suite aux gardes à vue ces derniers jours, à Hénin-Beaumont (l'ancien directeur des marchés publics, l'ex-DGS et l'ancien maire), je m'abstiendrai de tout commentaire, en attendant d'en savoir plus. Je rappelle, notamment à ceux qui m'ont inondé de leurs commentaires indécents, que "garde à vue" ne signifie pas "culpabilité". 

samedi 10 septembre 2016

En toute discrétion, m'sieurs dames !

La mairie d'Hénin-Beaumont aurait fait l'acquisition d'un véhicule Renault Talisman d'une valeur avoisinante les 30 000 euros à l'usage de son maire... On ne sait si ledit maire a son permis de conduire, et, pour l'instant, l'histoire ne dit donc pas si un chauffeur a été recruté...
Au-delà des difficultés financières dont souffre la commune depuis la période Dalongeville, on ne sait pas grand chose de la gestion des fonds publics dans cette mairie où les embauches de cadres ont fleuri, cadres venus d'ailleurs que de notre région, mais dont beaucoup sont, croyez-le ou pas, favorables au FN. Vous me direz, c'est normal, on ne doit pas se bousculer au portillon chez les fonctionnaires territoriaux pour venir travailler dans une mairie frontiste. 
La Chambre régionale des comptes seraient dans les murs de la ville, ce qui parait la moindre des choses plusieurs années après que celle-ci ait été sous quasi-tutelle du préfet... On attendra donc le rapport de la Chambre pour avoir une idée de ce qui se passe au niveau gestion des affaires communales. La transparence ne fait pas partie du vocabulaire frontiste, la communication étant totalement bloquée... Comme le presse locale est boycottée et que les médias nationaux ne semblent pas intéressés (ou peut-être sont-ils aussi indésirables ?), personne ne sait ce qui se passe en mairie. Vous me direz que quand on organise un conseil municipal pendant le pont du 14 juillet, c'est que l'on recherche la plus grande discrétion...
Pour en revenir à cet achat d'un véhicule que certains considèrent "haut de gamme", on peut se demander à quoi sert une voiture de fonction d'un maire. A exercer ces fonctions, me direz-vous, à juste titre. Une petite ville comme Hénin ne justifie pas de grands déplacements... Au maximum à se rendre à la sous-préfecture de Lens ou à la préfecture d'Arras, voire au Conseil régional à Lille. Sinon à sillonner les rues de la commune. Personne ne croira que le député européen se rende à Bruxelles avec le véhicule de la ville dont il est maire, ni que le vice-président du FN se rende au siège parisien de son parti autrement qu'en train ou avec une voiture personnelle.
Alors pourquoi avoir obéré les finances de la ville avec un moyen de locomotion de standing ? Question de prestige ? Je me souviens d'un maire de ville moyenne qui justifiait l'achat d'une Safrane par le fait qu'il recevait des visiteurs de prestige et qu'il ne pouvait faire moins que de les véhiculer dans une voiture conforme à leur statut... 
A défaut d'explication, les citoyens héninois se contenteront d'admirer le beau véhicule qu'ils auront payé avec leurs deniers propres, en se disant que leur maire surindemnisé "roule carrosse"...

mardi 12 juillet 2016

Cela se passe comme cela à Hénin-Beaumont !

Comment fonctionne une ville dirigée par des fachos ? Lisez ce qui suit: 

- Prochain conseil municipal fixé au vendredi 15 juillet à 9h ! Vous avez bien lu : en plein pont du 14 juillet, quand des citoyens profitent de ces 4 jours pour aller se reposer. En plein début des départs en vacances d'autres citoyens, qui profitent des vacances scolaires de leurs enfants. Vous l'aurez compris, il s'agit d'éviter au maximum que des yeux extérieurs viennent jeter un coup d’œil critique sur ces conseils municipaux qui sont la négation de l'exercice de la démocratie...

- Au cours de ce même conseil sera examinée une délibération pour demander la protection fonctionnelle (paiement des frais de justice) des élus Briois et Bilde suite à une plainte pénale déposée contre un représentant syndical des agents communaux (représentant la CGT). Ou comment vouloir faire taire toute velléité de critiquer la façon de gérer le personnel... Il faut dire que cette intimidation fonctionne bien, puisque dans les rangs du personnel, on fait le dos rond (cela peut se comprendre, certes...), mais les confidences sont sans équivoque sur ce que pensent les agents de la ville... Soutien donc à René Gobert, le syndicaliste poursuivi !

- Dans ce souci de faire taire toute opposition, le maire FN multiplie les plaintes contre tous ceux qui élèvent la moindre critique. Typique des dictatures totalitaires qui veulent museler toute parole contraire à la doxa. On fera remarquer que cette façon d'agir dans une commune devrait mettre en garde ceux qui seraient tentés par un vote FN en 2017... Mais la justice fait encore son travail puisque le maire FN, Steeve Briois, et son bras droit Bruno Bilde ont perdu un procès en diffamation qu'ils avaient intenté contre le directeur de L'Humanité et David Noël, élu communiste d'opposition.
Dans un communiqué de presse diffusé le 11 mars 2015, David Noël avait appelé à la démission de Steeve Briois et Bruno Bilde car, disait-il, "ils sont tous deux au cœur d'enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude". Communiqué repris par L'Humanité. L'élu faisait notamment référence à un article du journal Le Monde évoquant une enquête des services du Parlement européen sur la réalité du travail de certains attachés parlementaires des eurodéputés FN, dont Bruno Bilde qui a lui-même été assistant parlementaire au parlement européen.
Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que "le lecteur" était "parfaitement informé que les informations fournies" dans le communiqué de l'élu communiste provenaient "d'un mouvement politique opposé aux parties civiles", car l'auteur se présentait comme "conseiller municipal PCF d'Hénin-Beaumont". Par ailleurs, selon les juges, David Noël avait marqué "une forme de distanciation par rapport aux accusations" qu'il relayait, car il avait précisé dans son communiqué que les informations relatées "provenaient de la presse" et avait noté que les faits, "s'ils (étaient) avérés", étaient "graves". Le tribunal correctionnel de Paris a donc jugé que David Noël n'avait "pas dépassé les limites admissibles de la liberté d'expression" et a relaxé les prévenus, David Noël et le directeur de l'Humanité. 
- enfin, dans l'abattage illégal de tilleuls contre lequel s'était élevée Marine Tondelier, conseillère municipale EELV, comment ne pas réagir contre la décision ahurissante de la justice justifiant l'illégalité mais arguant du "fait accompli" ! "alors même que la commune a fait preuve de précipitation et d’une appréciation erronée des défauts présentés par certains arbres et compte tenu de ce que l’élagage drastique auquel il a été procédé en vue de préparer l’abattage à compromis irrémédiablement le devenir d’arbres ne présentant pas de risque de défaillance, la commune d’Hénin-Beaumont est désormais fondée à demander sur le fondement des conclusions des expertises produites à ce qu’il soit mis fin à la suspension de cette décision. »... donc à entériner l'abattage d'arbres sains !
(voir en détails https://marinetondelier.wordpress.com/2016/07/07/trop-tard-pour-les-tilleuls-dhenin-beaumont-les-tronconneuses-du-front-national-auront-eu-leur-peau/. 
Evidemment, le maire d'Hénin a tourné ce jugement, qui consacre le "fait accompli", en une "victoire" dont il veut faire payer les frais à M. Tondelier. Défense de rire : il met en avant la justesse de "sa politique environnementale" (qui n'existe pas, car on sait que FN et écologie... A HB, d'ailleurs, il n'y a même pas d'adjoint à l'environnement : normal puisqu'il n'y a pas de projets en ce domaine). Sur la page FB de S. Briois (son blog n'est plus alimenté...), malgré la censure, les commentaires haineux contre l'élue verte abondent...  
Evidemment, tous ces éléments échappent à la majorité des citoyens héninois... Vous vous souvenez du nazisme et du stalinisme hier et d'autres dictatures aujourd'hui (nord-coréenne, chinoise...) : la population est chloroformée... Mais, vous, faites savoir ce qui se passe à HB pour éviter le pire, demain !
  

jeudi 16 juin 2016

FN Hénin-Beaumont : le droit, on s'en fiche !

J'ai repris en grande partie l'article de David Noël, conseiller municipal PCF concernant la remise de médaille de la ville d'Hénin-Beaumont à Filip  Dewinter, leader du Vlaams Belang, ex-Vlaams Block.

"Filip Dewinter, leader du Vlaams Belang, le parti nationaliste flamand qui milite pour la disparition de la Belgique, l’interdiction de la langue française dans la région de Bruxelles et l’indépendance de la Flandre belge a été reçu en grande pompe ce mardi, dans l’hôtel de ville d’Hénin-Beaumont où Steeve Briois lui a remis la médaille de la ville, sans doute en hommage à ses attaques permanentes contre les francophones.
Cette distinction, instituée par une délibération du conseil municipal en date du 27 juin 2012, peut être accordée à des personnes « dont l’action au service des Héninois est reconnue par tous et toutes ».
En 2004, la cour de cassation de Bruxelles avait confirmé l'arrêt de la Cour d’appel de Gand condamnant le Vlaams Blok, qui a changé de nom depuis, mais est toujours dirigé par Filip Dewinter, à de lourdes amendes pour « incitation permanente à la ségrégation et au racisme ».
Steeve Briois et les amis de Filip Dewinter siègent dans le même groupe au parlement européen et partagent les mêmes obsessions xénophobes et racistes. Cela fait-il pour autant du leader flamand d’extrême droite une personnalité « dont l’action au service des Héninois est reconnue par tous et toutes » ? Il est permis d’en douter…"

3 remarques : 
- Le Vlaams Belang est en pleine déconfiture électorale, au profit de la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), mené par Bart De Wever. Il perd neuf sièges à la Chambre des représentants, n'ayant plus que trois élus (dont Filip Dewinter). Au Parlement flamand, le parti passe de vingt à six députés. Enfin, au Parlement européen, le parti n'a plus qu'un élu, Gerolf Annemans (Wikipedia). Avoir remis la médaille de la ville à ce membre isolé d'un parti frère d'extrême-droite en perdition ressemble beaucoup à une politique des "petits copains". On sait aussi ce que le mot "privilège" veut dire au FN. A quand, des médailles de la ville aux autres partis frères, hongrois, polonais et russe ?
- Le texte de 2012 institue cette médaille à ceux « dont l’action au service des Héninois est reconnue par tous et toutes ». En quoi ce Filip Dewinter, raciste, a-t-il rendu service aux Héninois ? On bafoue les textes réglementaires au FN et on n'en a cure ! D'autant plus que la délibération instituant le principe de la médaille précise que la distinction doit atteindre "un niveau de qualification ou de reconnaissance publique tel que sa désignation ne pourrait souffrir la moindre contestation". Ah bon ?
- Mieux encore, le texte précise : "l'élévation au rang de citoyen d'honneur de la ville d'HB ne pourra être accordé qu'après un vote solennel du Conseil municipal". Or, de vote il n'y eut point !

Trois raisons donc pour que cette distinction soit annulée : absence de service rendu à la ville, absence de prise en compte de la contestation, absence de vote en conseil municipal. 
Mais qui pensait qu'à Hénin-Beaumont, on respecte le droit ?



lundi 6 juin 2016

Ou l'on reparle des affaires héninoises

Trafic d’influence : l’affaire Pichoff et son insidieux parfum héninois ce lundi au TGI de Paris

PUBLIÉ LE 

PASCAL WALLART


Ce lundi après-midi, au TGI de Paris, s’ouvriront les débats autour d’une affaire sulfureuse de trafic d’influence qui avait défrayé la chronique, début 2011, avant de petit à petit s’étioler. Une affaire dans laquelle apparaissent un certain nombre de protagonistes d’une autre affaire. Héninoise celle-là.

Sans l’affaire héninoise et les confidences « intéressées » de Gérard Dalongeville, sans doute ce procès n’aurait-il jamais vu le jour !
Sa genèse repose, en effet, dans le fruit d’écoutes téléphoniques du téléphone du chef d’entreprise montignynois Jean-Marc Bouche, en avril 2009. Alors en affaires avec un certain José Lefrère, pour l’achat de terrains au Maroc, ce dernier fait état à M. Bouche de sa connaissance d’un magistrat de Béthune auquel il pouvait faire appel, le renseignant d’ailleurs sur l’implication d’un de ses amis dans une autre procédure pénale.
Une histoire qui revient comme une antienne, notamment, toujours en avril 2009, lors d’une audition à la PJ de l’ancien adjoint à l’urbanisme héninois, Philippe Demarquilly, expliquant avoir un jour reçu la visite du « patron » du Journal du pays, Guy Mollet lui faisant comprendre qu’avec 20 000 €, il pourrait « arranger les affaires avec M. Dalongeville auprès d’un juge, qui avait des problèmes de divorce ». Une alerte corroborée, en décembre 2010, par les confessions de Gérard Dalongeville, qui vient d’être réécroué pour non-respect de son contrôle judiciaire et est en veine de confidences dans le but de retrouver au plus vite la liberté.

Étonnantes confessions de l’ancien maire d’Hénin
Parmi les étonnantes confessions de l’ancien maire, l’histoire d’un magistrat prénommé Pierre qui « pouvait arranger les choses » contre la remise de 50 000 € (20 000 avant l’audience et 30 000 après). Et l’ex-élu de « balancer » que son ancien associé en affaires, Guy Mollet, pouvait alors jouer le relais avec un intermédiaire, prénommé Karim, qui arrangerait l’affaire avec le juge. Et que M. Mollet lui en avait même personnellement fait la proposition le 6 décembre 2010 contre 20 000 €, arrangeant alors une réunion en compagnie de Jean-Marc Bouche et du fameux juge dans les locaux d’une entreprise de Seclin d’un proche du fameux Karim (les téléphones portables des mis en cause confirmeront qu’ils étaient bien à Seclin ce soir-là). Un Guy Mollet alors présenté comme ayant une bonne connaissance du dossier d’instruction de l’affaire héninoise, allant jusqu’à citer les réponses faites par Dalongeville à la juge d’instruction.
Une proposition que Gérard Dalongeville expliquait avoir finalement repoussée.
Le juge Pierre, qui avait des problèmes de divorce, portera bientôt un nom, celui de Pierre Pichoff, présidant l’audience correctionnelle à Béthune depuis plus de six ans, dont l’interpellation en janvier 2011 fera sensation.


Jean-Marc Bouche… à cause de Seclin
Jean-Marc Bouche aurait, bien évidemment, aimé tourner définitivement la page judiciaire après le procès en appel de l’affaire d’Hénin-Beaumont et la peine de deux ans d’emprisonnement dont un avec sursis qui l’aura émaillé.
Cette fois-ci, le Montignynois, toujours défendu par Maîtres Stefan Squillaci et Gérald Vairon, a été mis en examen pour trafic d’influence actif.
Lui aussi, tout comme Guy Mollet, a été mis en cause par Gérard Dalongeville pour avoir été partie prenante lors de la fameuse réunion de Seclin ayant eu pour but de solliciter l’intervention du juge Pichoff dans le cadre de l’affaire héninoise. Là aussi, tout comme pour Guy Mollet, l’examen de son téléphone a confirmé sa présence à Seclin ce soir-là, présence également étayée par des contacts alors pris avec un de ses anciens avocats.
Il avait même été désigné par José Lefrère comme l’ayant sollicité directement pour intervenir auprès de Pierre Pichoff, avant que le Béthunois ne se rétracte finalement.

Guy Mollet: chèques et mat?
Guy Mollet, connu comme le loup blanc à Hénin-Beaumont, est de retour à la case tribunal.
Condamné en appel, dans l’affaire héninoise, à quatre ans de prison, dont deux avec sursis, celui qui fut un homme fort du système Dalongeville doit aujourd’hui répondre des chefs de corruption active et de trafic d’influence actif.
À sa décharge, les témoignages concordants de Gérard Dalongeville et Philippe Demarquilly ; sa présence étayée lors de la fameuse réunion à Seclin ; mais aussi des mouvements financiers entre lui, José Lefrère et Pierre Pichoff en février 2009 (10 000 puis 15 000 euros).
Aux enquêteurs, M. Mollet (comme le fera de son côté, Jean-Marc Bouche) a renvoyé la responsabilité de ces « collectes d’argent » vers José Lefrère en tant que contact privilégié de Pierre Pichoff.
Ce que M. Lefrère contestera alors, assurant que c’était Guy Mollet qui l’avait justement sollicité, réfutant qu’il y ait eu la moindre rémunération en jeu. Un jeu de ping-pong qui devrait se prolonger jusqu’à mercredi.

jeudi 2 juin 2016

Bravo les jeunes !


De jeunes Héninois viennent de lancer une pétition demandant au Maire d'Hénin-Beaumont de ne pas fermer le Centre d'animation Jeunesse (CAJ).
Cette information n'est pas totalement infondée. En effet, le maire a l'intention de fermer le CAJ en juillet et août (et non définitivement), période de plein fonctionnement de la structure, avec des activités variées.
Cette nouvelle ahurissante aurait pour raison le fait que le coût de "Hénin-Beaumont Plage" qui a lieu , cet été, pendant un mois au Bord des eaux est trop élevé : 300 000 euros. A comparer avec le coût de fonctionnement annuel du CAJ : quelques dizaines de milliers d'euros !
Evidemment, la pétition mise en ligne, hier mardi, a eu le don d'énerver l'adjoint B. Bilde ! Comment ? Des jeunes qui osent contester une décision du maire ? C'est ce que l'adjoint est venu dire, ce matin, en débarquant, hystérique comme d'habitude, au CAJ (des activités y ont lieu le mercredi et le samedi).
Combien est réjouissante de voir des jeunes (11 à 17 ans) réagir contre une décision qui ne les satisfait pas ! Combien désolante est de voir une mairie FN prendre une telle décision sans concertation ! On sait que la liberté d'expression est constamment bafouée à Hénin-Beaumont et il est sain que des jeunes se rebellent.
Supprimer des activités pour les jeunes afin que les adultes puissent bénéficier de la plage et admirer cette mairie dont la seule chose qu'elle sache faire, c'est d'organiser des fêtes ! Mais les jeunes ne votent pas ! Alors, bien sûr, il nous sera rétorqué que ces jeunes bénéficieront également de la plage, mais plutôt que de passer un mois en activités aquatiques (le beau temps n'étant d'ailleurs pas garanti), nous savons que ces enfants et adolescents préfèrent 2 mois d'activités pédagogiques, ludiques et collectives...
Il faut vraiment être ignorant des besoins de la jeunesse pour prendre de telles décisions, que nous qualifierons d'idiotes.
Mais heureusement, la contestation vient des jeunes et il faut espérer que les adultes qui se laissent prendre, sans esprit critique, par les mensonges d'une mairie FN de plus en plus despotique, se rendront compte qu'ils ne sont que des pions dans la stratégie du Front national...

dimanche 22 mai 2016

Pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus du danger que représente le FN pour la démocratie

Le 29 avril dernier j'écrivais : "Le tribunal administratif de Lille a ordonné, hier, l'arrêt de l'abattage de 38 tilleuls centenaires, à Hénin-Beaumont. Il s'agissait d'une requête en référé-suspension à l'initiative de la conseillère municipale d'opposition (EELV), Marine Tondelier. Il y avait bien urgence, car la moitié des arbres avait déjà été abattue, et le juge des référés a admis que la commune n'avait pas apprécié l'état sanitaire des arbres : il y avait, ainsi,  "un doute sérieux sur la légalité de la décision" de la mairie.
Les "travaux" sont donc suspendus et il faudra attendre le jugement sur le fond de l'affaire, pour savoir si le juge estime qu'il y a bien eu carnage non justifié"

Quelle mouche l'a piqué, mais figurez-vous que le maire d'HB a pris un nouvel arrêté jeudi dernier pour que l'abattage ait lieu... sans avoir, précédemment, fait procéder aux expertises demandées par la justice ! Les mots "justice" et "droit" ne signifient rien dans le langage facho... Heureusement, la mobilisation d'une vingtaine de militants et d'élus, présents sur place, a empêché que l'irréversible soit commis (http://www.dailymotion.com/video/x4bn6hp). Un nouveau référé était déposé pour vendredi matin, mais déjà jeudi soir la municipalité a préféré jeter l’éponge et a mandaté 2 expertises. Le maire Steeve Briois justifie cette décision « afin de faire cesser la suspicion et la polémique politicienne destinée à faire le buzz ». Il dénonce « une persécution politique, médiatique et judiciaire » (sic). Voir d'ailleurs, dans le reportage de FR3, repris ci-dessus, la morgue et l'insolence de B. Bilde (par ailleurs conseiller de M. Le Pen...)
Je réitère ma conclusion du 29/4 : "Fait du prince et mépris : merci à Marine Tondelier de nous avoir permis de garder à l'esprit le danger que représente le FN pour la démocratie..." 

Et dire que des Français sont prêts à envoyer le FN à l'Elysée ! Quand on voit ce qu'il est capable de faire dans une ville qu'il qualifie de "vitrine" de sa gestion...

mercredi 23 mars 2016

Au mépris de la démocratie (suite)

J'ai évoqué, lundi, la façon pernicieuse dont le FN faisait fi de la démocratie à Hénin-Beaumont (procédures non appliquées dans un domaine sensible pour la démocratie, pressions sur un syndicat, bafouement de la liberté d'expression...), profitant de l'ignorance de la population à mille lieux de connaître ces atteintes à la démocratie et d'une opposition qui ne fait pas son boulot. Exemple : qui est au courant à HB que l'adjointe aux affaires sociales ne déclarait pas ses indemnités d'élue pour ne pas perdre son RSA ? Dans n'importe quelle autre collectivité, cette élue aurait été suspendue... Cela n'est-il pas le rôle de l'opposition de faire connaître de tels agissements ?

La démocratie en péril à HB ? En voici un autre exemple. J'ai fait remarquer, il y a peu, qu'il n'y avait pas eu de conseil municipal depuis le 2/12/2015, soit depuis 3 mois et 21 jours, alors que le code général des collectivités territoriales énonce : "Le conseil municipal se réunit au moins une fois par trimestre." De suite, toutes sortes d'arguments me furent opposés : il s'agit de trimestres civils et il suffirait qu'il y ait 2 conseils pendant les 6 premiers mois de l'année pour respecter les 2 séances dans les 2 premiers trimestres de l'année; la jurisprudence est souple; etc...
Sauf que : un trimestre, c'est "un espace de 3 mois" (Larousse) et que le législateur ne parle d'ailleurs pas de trimestre civil. La Gazette des communes (qui fait référence) comprend   "Le conseil municipal se réunit au moins une fois par trimestre." , ainsi :  "Ce principe s'entend comme suit : quatre séances au moins doivent être tenues chaque année, à des dates librement choisies, mais de manière à ce qu'une réunion soit tenue au cours de chaque trimestre.". Certes, "Le non respect de l'article L2121-7 alinéa 1er CGCT n'est pas clairement assorti de sanction", dit la Gazette. Mais on peut comprendre qu'il s'agit de respecter les droits de l'opposition et des citoyens d'être informés, régulièrement, des affaires de la commune. 
Je précise, si besoin était, que c'est "au minimum" une fois tous les 3 mois qu'une réunion doit se tenir...
D'ailleurs, même des communes dirigées par le FN annoncent sur leur site que "le conseil municipal se réunit une fois par mois" (Beaucaire et Béziers, par exemple). D'autres tiennent régulièrement leurs séances (3 conseils municipaux à Fréjus depuis le début de l'année). A Mantes-la-Ville, le CM s'est réuni 8 fois en 2015, au Pontet : 7 réunions en 2015. Un peu moins à Villers-Cotterêts : 6 fois seulement. Seule la ville d'Hénin-Beaumont se distingue : il n'y a eu que 5 conseils en 2015, une fois tous les 3 mois, d'ailleurs ! Et comme je l'ai évoqué plus haut : pas une seule fois depuis le début d'année !
Quoi d'étonnant d'ailleurs à ce mépris démocratique ? Non seulement les conseils municipaux sont une véritable corrida où l'opposition est, littéralement, mise à mort (voir mes compte-rendus du CM du 29/9/2015: "le Conseil de la honte"), mais, de plus, il est vrai que, comme la majorité municipale n'a aucun projet à présenter, le nombre de délibérations et de débats est forcément réduit.


Au fait, vous savez à quelle heure aura lieu le prochain conseil municipal dont la date n'est pas encore fixée ? A 9 H du matin, a-t-il été décidé ! C'est vrai qu'à cette heure-là, seuls les gens sans travail et les retraités peuvent y assister. D'ailleurs, il m'a déjà été rétorqué que, de toute façon, les actifs ne venaient pas assister aux conseils municipaux du soir... On en rirait si ce n'était aussi dramatique... 



lundi 21 mars 2016

Au mépris de la démocratie

La majorité frontiste héninoise fait le vide autour d'elle afin que seule l'information émanant de sa part soit diffusée. La Voix du Nord a été salie et la mairie ne lui fournit plus d'information (elle est même interdite de réunion publique !), l'opposition s'est quasiment éteinte (les coups de boutoir en conseil municipal ayant porté leurs fruits), les blogs sont épisodiques. Le maire communique par le magazine municipal, instrument de propagande politique payé par les contribuables. D'autres moyens de propagande ne sont guère lus par les Héninois, tels la page Facebook de Briois ou l'immonde "La voie d'Hénin", digne des plus vils pamphlets de l'extrême-droite d'avant-guerre. 

A la différence d'autres villes gérées par le FN où les maires prennent des dispositions qui, de suite, font le buzz et attirent les médias, la méthode utilisée à HB est insidieuse. Sous des dehors "bonhomme", le maire avance ses pions un à un, ayant tué toute opposition et monopolisant l'information. La population est "endormie" par des manifestations festives (ayant de tout temps existé) mises en scène comme seuls les dictateurs savent le faire (voyez la Corée du Nord) et masquant l'absence totale de projet. A titre d'exemple, la ville d'Hénin-Beaumont est probablement la seule dans sa catégorie à ne pas disposer d'un adjoint à l'écologie ou au développement durable. Tout au plus a-t-on désigné un conseiller municipal au "Cadre de vie, environnement, espaces verts", au même titre que presque tous les autres conseillers municipaux qui sont, paraît-il, en charge d'un domaine, tels les "cimetières", le "droit des femmes" (quel mépris pour les droits des femmes !*). Notons à ce sujet que la préoccupation écologique ne semble pas toucher d'autres villes FN, puisqu'à Fréjus, la compétence "environnement et développement durable n'est dévolue qu'à un conseiller municipal... Au Pontet : la compétence est même absente...

Il y a matière à critiquer le système quasi-dictatorial mis en place à Hénin-Beaumont. Je développerai plusieurs exemples d'illégalités pour lesquels j'ai saisi la Préfète. Je les ai dénoncées, des dénégations sont publiées sur ce blog, et leur énoncé démontre comment on gère despotiquement une ville de 26 000 habitants. Dans l'illégalité, je le répète...

Voyez cette histoire de caméras commandées et installées par la ville avant même d'avoir saisi le Préfet et consulté les représentants du personnel comme la loi l'y oblige. Je ne parle même pas de la Commission nationale de l'Informatique et des Libertés (la fameuse CNIL), dont la consultation est certes facultative, mais fortement recommandée (elle n'a pas été saisie). 
Résultat : on a commandé 8 caméras et seules 7 ont été livrées... Au mépris, non seulement des procédures, mais des finances locales... 

Ou encore de ces tests d'alcoolémie effectués sur 2 agents municipaux alors que ces tests ne peuvent être pratiqués que s'ils sont prévus dans le règlement intérieur, ce qui n'est pas le cas à HB. On peut supposer que les syndicats non acoquinés à la majorité municipale réagiront...

Voyez encore les pressions exercées auprès de membres du bureau de la CGT pour qu'ils démissionnent du bureau de ce syndicat (trois l'ont fait). Je signale que les divers moyens de pression sont documentés et que nous en entendrons parler à nouveau.

A suivre : les conseils municipaux à Hénin  



* informations relevées sur le site de la ville.


vendredi 12 février 2016

La vie politique française va changer profondément à partir de 2017 (2)

A la suite du post précédent dans lequel j'imaginais une victoire d'Alain Juppé au second tour des Présidentielles, signant ainsi la fin de M. Le Pen et du FN sous sa forme actuelle. Durant ce mandat de 5 ans, une restructuration de la gauche doit être envisagée... 
Quid des villes qui ont élu une majorité frontiste en 2014 ? Je prendrai l'exemple de celle que je connais le mieux, à savoir Hénin-Beaumont.

Deux constats: 
1- la majorité FN a multiplié les points négatifs, en moins de 20 mois au pouvoir. Je les ai explicités à maintes reprises : bafouement incroyable de la démocratie, chasse aux associations non aux ordres, aucun projet pour la ville, incapacité de résoudre le problème des emprunts toxiques, grave affaire impliquant une adjointe, protégée par le maire, embauche de cadres "amis", graves atteintes à la liberté d'expression, implication évoquée du maire dans les affaires menaçant son parti politique au niveau national, etc.
2- l'opposition municipale n'est pas crédible. Pour différentes raisons d'ailleurs : certains se sont discrédités durant le mandat précédent (l'ancien maire, près de 75 ans, défait dès le premier tour, en fait partie !), d'autres depuis le début du mandat... Enfin, cette opposition est absente auprès de la population...

Des solutions possibles :
Pour tirer avantage de l'échec annoncé du FN, au niveau national, et de sa déliquescence au niveau local, il faut que :
- tous ceux qui ont participé à la vie politique héninoise depuis une quinzaine d'années s'effacent et soient remplacés par des hommes et des femmes neufs;
- les partis politiques renoncent à figurer  sur la scène politique héninoise;
- les nouveaux acteurs opposés au FN profitent des 4 ans à venir pour se rendre chez les habitants afin de les écouter et de leur faire part des dérives de la majorité actuelle. Bien entendu, ils bâtiront, ainsi, avec la population, un programme pour 2020.

Tout cela est à préciser et, notamment, l'arrivée de ces "politiques nouveaux", leur formation et l'organisation sur "le terrain". Je connais beaucoup d'"anciens" prêts à les aider de leurs conseils.

Il serait dommage qu'en 2020, Hénin-Beaumont reste le dernier bastion du FN !

mercredi 13 janvier 2016

Hénin-Beaumont, l'insécurité règne : mais que fait le maire FN ?

Que de violences à Hénin ! Aperçu de ce qui s'est passé en une seule journée !


La Voix du Nord 12/1/2016

C’est un homme à la carrure impressionnante qui vous accueille depuis juillet dans son café-tabac, le Galopin. Lui, c’est Rob Coutteure, fils de Ronny. Bien connu des Héninois puisqu’il tenait avant le Vegas, à la jonction du boulevard Fallières et de la cité Foch, le trentenaire entretient de bonnes relations avec clients et voisinage.

La Voix du Nord 12/1/2016

Hénin-Beaumont : sorties d’école perturbées et scènes de caillassage à l’école Michelet


Ambiance plus que tendue, ce lundi, au sortir de l’école Michelet. Un différend entre familles serait à l’origine de premiers désordres vécus à 14 heures, lors du retour des enfants de leur pause méridienne.
Une montée en puissance après des premiers heurts enregistrés la semaine dernière et qui avaient déjà donné lieu à un dépôt de plainte de la part d’une des familles concernées.
Le ton a alors monté crescendo, à telle enseigne qu’on se promet alors de « régler les comptes » à la sortie de 17 heures.


lundi 21 décembre 2015

mardi 9 juin 2015

Comment la presse "de référence" magnifie la gestion frontiste à Hénin-Beaumont !

Ci-dessous, article du Monde paru ce dimanche et concernant Hénin-Beaumont.Vous trouverez, à sa suite, les 2 commentaires que j'ai laissés sur le site du journal. Comme je l'indique, ce texte est indigne du quotidien, tant il est superficiel et peu critique des propos stupéfiants et pleins de fatuité de S. Briois... 
Quant au titre, il n'a pas beaucoup de rapport avec le contenu du reportage...

A Hénin-Beaumont, le climat municipal vire à l’orage
LE MONDE |  06.06.2015 Par Olivier Faye


Les terrils, l’église au style byzantin, la friterie Gonzalez, les fanions du RC Lens, le Front national… A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le décor est connu à force d’avoir été arpenté ces dernières années par des dizaines de médias français et internationaux. La ville, 27 000 habitants, symbole de la cité frappée en plein cœur par la fin de l’industrie minière, est l’objet d’une attention de tous les instants depuis que Marine Le Pen a décidé d’en faire son fief électoral. « C’est le Big Brother permanent parce que c’est la ville de Marine Le Pen », se désole Steeve Briois, élu maire en 2014. « Pendant les législatives, en 2012, il y avait 60 à 70 journalistes sur le marché, les gens n’osaient plus sortir », soupire son adjoint Bruno Bilde. Dans cette « vitrine » de la supposée bonne gestion municipale du FN, les moindres soubresauts de la vie politique locale sont scrutés de près.
Ces dernières semaines, la cité a attiré l’attention du fait des heurts de plus en plus fréquents qui ont opposé la majorité municipale et l’opposition, qui réunit le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et le Parti communiste. Tribune non diffusée dans le journal municipal, dépôt de gerbe houleux devant le monument aux morts pour les cérémonies du 8-Mai, conseil municipal émaillé d’invectives (Steeve Briois a traité ses opposants de « manchots », qui, eux, l’ont qualifié de « clown ») : la situation s’est incontestablement tendue. « Ils sont hystériques, irrespectueux, ils n’ont jamais admis leur défaite. Ils sont là pour détruire, rien ne trouve grâce à leurs yeux », tonne M. Briois. Assis dans son bureau de l’hôtel de ville, il prévient : « Jamais ils ne reviendront dans ce fauteuil. » « Les gens du FN se comportent comme s’ils étaient encore dans l’opposition, ils sont agressifs », commente pour sa part le conseiller municipal socialiste Stéphane Filipovitch.
Les débats ont dérivé avec l’examen du budget de la ville. Pointant une augmentation de 135 000 euros dans les frais de réception et de déplacement, l’opposition a accusé le FN de se « goinfrer sur le dos des habitants », ce qui a provoqué la fureur du maire et de ses adjoints. L’écologiste Marine Tondelier, prise en photo en train de manger des cacahuètes pendant une cérémonie organisée en mairie, a été épinglée sur le compte Facebook de Steeve Briois : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Belle hypocrisie d’une opposition stérile… » « Les FN ne supportent pas qu’on les mette face à leurs contradictions. Ils cherchent à nous intimider », juge la jeune femme. « Ils ne veulent voir aucune tête dépasser », abonde l’élu communiste David Noël. Ce dernier a reçu sa quatrième plainte en diffamation de la part des frontistes, cette fois pour un communiqué de presse publié en mars. Il réclamait la démission de MM. Bilde et Briois du fait d’enquêtes en cours de la justice sur le micro-parti Jeanne, dont Steeve Briois a été le mandataire financier, et sur les assistants des députés européens du FN, fonction que Bruno Bilde occupe auprès de Sophie Montel. « Ils essayent de polémiquer sur tout et n’importe quoi », répond M. Bilde, qui assure être serein face à ces affaires.
« Le FN n’a pas un gestion idéologisée »
Ce climat de tension n’empêche pas le FN d’être plébiscité. Deux binômes du parti d’extrême droite ont été élus largement aux élections départementales, en mars. « Il y a eu un embellissement de la ville. Et nous avons baissé les impôts de 10 % la première année [mesure revendiquée par ses prédécesseurs], et de 5 % la deuxième », fait valoir M. Bilde, véritable cheville ouvrière de la municipalité. « Les gens sont contents de ce que fait Steeve Briois. En même temps, ils ont été tellement habitués à avoir des maires nuls… Le FN n’a pas une gestion idéologisée. La seule façon de voir ce qu’ils sont, c’est de se pencher sur la manière dont ils traitent l’opposition. Mais l’opposition n’est pas toute blanche non plus, et elle manque parfois de sérieux », juge un observateur de la vie locale.
Après avoir endossé pendant près de vingt ans le costume d’opposant, Steeve Briois jouit de sa nouvelle fonction. De 9 heures à 21 heures, le maire d’Hénin-Beaumont est de toutes les festivités organisées dans sa ville, et il le fait savoir à grand renfort de photos publiées sur son compte Facebook. « Faites un micro-trottoir, vous verrez si quelqu’un dit du mal de moi. S’il y avait une élection municipale dimanche prochain, je gagnerais à 65 % ou 70 % dès le premier tour. Tiens, faisons un pari, même : si je fais moins de 65 %, j’arrête la vie politique. » Ce qui contribuerait à coup sûr à changer le décor de la ville.



Alain ALPERN 08/06/2015 - 12h00
De la part d'un Héninois : "Embellissement de la ville" ? Pas possible, il n'y a eu aucun travaux en ville depuis 15 mois ! Le maire présent de "9h à 21h" . Mensonge ! Il est député européen et vice-président du FN ! Fonctions qu'il doit bien assumer a-minima... Le budget de la ville : trop de personnel arguait l'opposant Briois ! Résultat : un million de charges salariales supplémentaires par des embauches de cadres "amis"...

Alain ALPERN 08/06/2015 - 12h11
Toujours de la part d'un Héninois. Conseils municipaux, le maire a décidé de limiter le temps de parole de l''opposition ! Après 4 mois en mairie, la majorité a diminué la part communale de la taxe d'habitation de 10%. Ce qui n'a rien à voir avec "nous avons baissé les impôts de 10%". Logiquement , cette baisse n'a rien à voir avec la gestion de la majorité FN ! Que dire des forfanteries de S. Briois : " 65 ou 70% aujourd'hui" "Jamais ils ne reviendront". Article superficiel indigne du Monde