mardi 13 janvier 2009
Fable héninoise: les 3 devoirs
Vingt et unième siècle , il advint
Que notre bon maire d’Hénin-Beaumont se crut
Obligé (par qui ?) de démissionner, enfin,
De son mandat, après des années de règne,
Laissant sa ville ruinée et exsangue.
Ses amis, conseillers municipaux, craignent
Le pire et démissionnent, les langues
Mauvaises leur prédisant un noir avenir.
En vue d’un nouveau scrutin, il paraissait sain
Que, pour empêcher le maire déchu de revenir
Et pour briser l’extrême-droite, les Républicains
S’unissent dans un vrai cordon sanitaire.
Premier devoir : expliquer aux Héninois
Qu’il fallait commencer par un inventaire
Et que l’on ne pourrait tout faire à la fois.
Deuxième devoir : dire la vérité.
Non seulement, on ne rasera pas gratis,
Mais plus encore, il ne faudra pas traiter
Les habitants tels des enfants : la matrice
Des efforts et priorités fera l’objet
De débats avec tous, pour que, rapidement,
Avec les élus, ils se sentent concernés.
Troisième devoir : il faut également
Que la consultation soit permanente
Afin de mesurer le succès des efforts
Et, ainsi, justifier cette attente :
Hénin pourra alors entamer son essor.
Nous devons être conscients qu’après le grand soir,
Il est malhonnête de donner de faux espoirs.
Pour que nos concitoyens puissent nous croire,
N’oublions pas de nous imposer des devoirs.
lundi 12 janvier 2009
Pêle-mêle
2- Avec un élu municipal héninois (qui se dévoilera, s'il le souhaite), nous avons rencontré, par hasard, 2 Héninoises, qui nous ont fait part de leurs problèmes, très représentatifs de ceux que vivent beaucoup de nos concitoyens:
- l'une, payant plus de 1100 euros de taxe d'habitation, à la ZAC, pour un appartement de 80m2... Son leit-motiv: j'ai toujours voté, mais jamais pour le FN; mais, là, je n'ai plus rien à perdre: je vais essayer la prochaine fois...ce ne peut pas être pire!
- l'autre, qui vient d'être licenciée, en décembre: avec 3 enfants, seule, devant attendre que les Assedic prennent le relais, elle s'est présentée au CCAS, pour une aide d'urgence, et elle s'est vue répondre qu'il n'y avait plus d'argent et qu'elle revienne fin janvier!
3- La Voix du Nord de ce jour présente un interview de Gérard Dalongeville. Nous ne pouvions que nous féliciter que notre Maire s'exprime enfin...Déception, car la transparence n'est toujours pas d'actualité.
Résumé de cet entretien: GD a enfin pris la mesure (5 ans après!) du désastre (le mot est de moi). Les ajustements sont en cours, dit-il: quelques économies (suppression de la cérémonie des voeux, par exemple), mais pour atteindre les 4 millions d'euros annuels d'économies exigées par le Préfet, il semblerait que le maire compte sur des mesures à caractère général, et sur les charges de personnel. 12 CDD n'ont pas été renouvelés fin 2008 et gageons que pour respecter, ne serait-ce que la moitié des 4 millions, il faudra se séparer de largement plus de 100 personnes. Ou alors, les économies se feront sur des réductions drastiques de subventions aux associations...En fait, de tout cela, on ne sait rien, car on ne peut pas dire que pour une fois qu'il s'exprime publiquement, le Maire ait été transparent, c'est le moins que l'on puisse dire. Et pourtant, c'est bien ce qu'on lui réclame depuis très longtemps...
Sur les suspicions diverses ( suite aux enquêtes de la CRC et des différentes polices, notamment celle judiciaire), le Maire "plaide non coupable". S'il y a des dysfonctionnement dans les services ("des fraudes" écrivait Nord-Eclair, en faisant allusion à des compromissions avec des entreprises, dont, d'ailleurs, tout le monde cite le nom depuis de années), il assumera ses responsabilités, mais comprenez qu'il n'est pas au courant. Une évolution, puisqu'il ne charge plus ses prédécesseurs, mais les services municipaux apprécieront... (entre les nombreuses "fins de contrat" à gérer et ces supputations sur des dysfonctionnements, l'ambiance ne doit pas être très joyeuse chez les agents!). Bref, pas de souci à se faire, GD a bien la situation en mains. On ne demande qu'à le croire: d'ailleurs, pour la énième fois, il a annoncé qu'il y aura un bulletin municipal, avec un espace, c'est obligatoire, réservé à l'opposition (sauf erreur de ma part, il n'y a jamais eu de recours à ce sujet, de la part de l'opposition, alors que la communication du maire existe, de manière détournée, depuis presque 8 ans).
Je ne sais si toutes ces déclarations suffiront à juguler la tentative de révolution de palais en cours au sein de la majorité, mais son meneur connaît suffisamment bien la situation réelle pour ne pas se laisser berner par des propos lénifiants...
4- Enfin pour me faire pardonner toutes ces médisances, je vous confie une adresse de restaurant dont le rapport "qualité/prix" n'a pas d'équivalent dans le Nord-Pas-de-Calais (menus à 13,80 le midi, en semaine; 16€ pour un menu régional 3 plats, autres menus à19 et 24€): l'Eden des Saveurs, 20 avenue Alfred Maes Lens; tel: 03 21 75 21 45; ouvert le midi; le soir les vendredi et samedi. Réservation nécessaire, vu le succès.
En ces temps difficiles où il faut se serrer la ceinture, je ne peux que vous conseiller quelques sacrifices pour profiter de cette excellente cuisine.
samedi 10 janvier 2009
Réflexions sur un conflit qui nous préoccupe tous
Parmi les situations politiques les plus complexes à analyser, figure celle du conflit au Proche-Orient, et plus particulièrement, ce qui se passe actuellement à Gaza.
En fonction de son histoire personnelle, de ses préjugés, de l'information que l'on reçoit, chacun défend une opinion, souvent empreinte de passion, et c'est bien son droit: il est vrai également que ce sujet fait l'actualité depuis si longtemps...
En ce qui me concerne, je ne comprends toujours pas comment on ne peut concilier le droit à l'existence et à la sécurité d'Israël avec les droits des Palestiniens à vivre dans un Etat viable. Bien sûr, je ne suis pas naïf, et je connais bien ce qui s'oppose à la solution de ce hiatus. Sans entrer dans les détails, je résumerai en écrivant que ce sont les extrémistes des 2 camps qui dressent des barrières à la paix: la focalisation sur le grand Israël biblique pour les ultra-orthodoxes juifs, l'application de la Charia intégrale (antisémite, mais également anti-chrétienne, en tout les cas, anti-laïque) des islamistes. Ce raccourci brutal a pour mérite de mettre en avant le rôle des religions, disons surtout des ultras, dont l'influence politique ruine les espoirs de résolution de ce conflit.
J'ai entendu, ce main, à 8H45, sur France-Info, s'exprimer Leïla Shahid, la déléguée de l'autorité palestinienne auprès de l'Union Européenne, que nous avons bien connue en France, et je dois dire combien je me suis senti en phase avec une grande partie de ses propos, à savoir:
- les 2 peuples ont droit à l'existence;
-Israël doit arrêter immédiatement cette guerre, dans laquelle, quelles que soient ses justifications, meurent autant de civils, mais le Hamas doit cesser ses tirs de roquettes sur la population civile israélienne des environs de Gaza.
- ce conflit ne doit donner lieu en Europe, et, en particulier, en France, à aucun débordement religieux, car des affrontements communautaires justifieraient les positions des ultras.
C'est pourquoi, bien sûr, un cessez-le-feu immédiat est la seule solution pour faire entendre raison à chacun des belligérants. En effet, c'est, ensuite, autour d'une table que tous ceux qui sont impliqués dans ce conflit, soit parce qu'ils soutiennent plutôt les Israëliens (UE, USA surtout), soit parce qu'ils ont toujours couvert les extrêmistes palestiniens ( je pense surtout à l'Iran et la Syrie), peuvent exercer leur influence pour mener des discussions afin d'aboutir à la paix.
Cela dit, tant de choses compliquent ce processus raisonnable: la guerre civile larvée entre les Palestiniens modérés (maintenant acquis à l'idée de l'existence d'Israël) et le Hamas, la folie nucléaire iranienne, mais aussi la "fixation" d'Israël sur Jérusalem (bien que dans le pays beaucoup soient très ouverts sur le sujet, et notamment l'excellent site israëlien: Shalom Arshav http://www.lapaixmaintenant.org/) et sur certaines portions des territoires occupés.
Je me prends, souvent, à rêver des bienfaits, pour cette partie du monde, que serait la coexistence pacifique de ces peuples qui ont déjà fait la preuve, dans leur histoire séculaire, de vivre ensemble et d'apporter au monde entier leur culture partagée (ceux qui sont allés, par exemple, au Maroc ou en Andalousie, peuvent en témoigner...).
mercredi 7 janvier 2009
A quoi cela vous fait-il penser?
La commune était proche d'une situation de « quasi faillite »
mercredi 07.01.2009, 04:44 - La Voix du Nord
| COUDEKERQUE-BRANCHE |
Hier soir, salle Jean-Vilar, un conseil municipal exceptionnel a permis à la population, venue en nombre, de découvrir les conclusions de l'audit financier commandé par la nouvelle équipe municipale, élue en mars dernier. Édifiant !
Promesse de campagne, cet audit financier a nécessité deux mois d'enquête au cabinet Ernst & Young qui a communiqué ses conclusions à l'équipe municipale le 31 décembre. Lui prédisant quelques « bonnes » années d'austérité et lui décrivant une santé chancelante. « C'est pire que ce que nous avions craint », témoigne le maire, David Bailleul, glacé par les conclusions du document d'une soixantaine de pages prévoyant un état de « quasi faillite » (si la gestion demeurait identique) et pointant quelques irrégularités susceptibles de donner lieu à des poursuites pénales.
« Durant la campagne, nous avons essuyé des critiques terribles, on nous a traité de "Judas". Mais notre but n'était pas de prendre la place d'André Delattre, de le traîner devant les tribunaux. Nous avions simplement la volonté, au vu de ce que nous soupçonnions, d'aider notre ville. Les résultats de cet audit nous confortent, même si nous éprouvons une forme de tristesse d'avoir eu raison », reconnait le maire.
Mettant en avant des pratiques financières douteuses, un pouvoir du maire basé sur « un système alliant pressions et sanctions », les rapporteurs de l'audit ont établi un document accablant.
Alors que la situation de 2001 est décrite comme défavorable, la gestion opérée jusqu'en 2007 a conduit à une dégradation continue des finances de la commune. La capacité de désendettement est passée de 2,4 à 13 ans, un niveau proche du seuil d'alerte. « La dégradation de la santé financière aurait dû appeler des arbitrages dès 2002. La situation doit être assainie sous peine de risque d'insolvabilité », précise l'audit qui ajoute que si la ville avait poursuivi sur le même rythme, elle aurait été « dans une situation d'impasse financière, de quasi faillite dès 2009, soumise à un risque de mise sous tutelle. » Cela s'est joué à 143 voix en mars dernier...
Les auditeurs ont pointé deux causes majeures à cette dégradation qui n'est nullement consécutive à l'investissement : la hausse des dépenses de fonctionnement (+26%) due en grande partie à l'explosion des dépenses de personnel (+ 53%). « Le nombre de titulaires est passé de 193 personnes (fin 2001) à 383 fin 2007. » L'audit pointe par exemple le doublement du personnel dans les crèches alors que durant le mandat, il n'y a pas eu d'ouverture ni modification d'amplitude horaire dans les structures existantes.
Diagnostic terrible
Cette augmentation des effectifs n'a, paradoxalement, pas fait baisser le nombre d'heures supplémentaires qui a même augment sensiblement chaque année. « De plus, malgré la hausse des effectifs, les travaux externalisés et non réalisés en interne sont très conséquents et ne diminuent pas... Ces dépenses pèseront durablement sur l'équilibre financier de la ville, compte tenu de la pyramide des âges : 236 agents ont moins de 45 ans, seulement 80 devraient partir à la retraite dans les dix ans.
» Le diagnostic est terrible. Le remède guère souriant. « La nouvelle majorité hérite de finances qui laissent peu de latitude et appellent à des arbitrages forts. » Les Coudekerquois vont donc devoir se serrer fermement la ceinture car, en raison du niveau déja très élevé des taux d'imposition, la ville ne dispose plus d'une grande marge de manoeuvre sur le plan fiscal.
Les rapporteurs de l'audit ont également mis en perspective hier soir l'état des finances de la ville et les indemnités versées aux élus. « Alors que la situation financière de la collectivité connaissait une phase de détérioration, les dépenses à destination des élus ainsi que des dépenses à caractère somptuaire ont été dynamiques. Les indemnités versées aux élus ont progressé de plus +65% entre 2001 et 2007.
» Membre de l'équipe municipale d'André Delattre, Benoit Vandewalle, premier adjoint de David Bailleul, se veut serein à ce sujet. « Quand, en 2005, j'ai pointé les dérives concernant les charges de personnel, j'ai été mis à l'écart. J'étais rapporteur du budget et je n'avais plus le droit de voir les comptes. Ce mode de fonctionnement autocratique ne supportait aucune remise en cause. C'est pourquoi nous avons été certains à nous lever. » Reste désormais à son équipe à trouver des solutions. L'audit a proposé deux hypothèses. Dans la première, qui se base sur une évolution conforme à celle du premier mandat, la capacité de désendettement ne peut plus être calculée et, dès 2010, la ville doit emprunter pour rembourser, « ce qui est contraire à la règle des finances locales ».
Dans la seconde, qui table sur une évolution conforme à celle de la moyenne des collectivités, l'impasse financière serait repoussée d'un an. « Sa capacité de désendettement serait alors de l'ordre de 45 années. » La solution est donc ailleurs, dans un plan drastique d'austérité (depuis mars, un prêt « toxique » a été renégocié, les indemnités des élus ont baissé...). « Sans toutefois avoir recours à une augmentation de l'imposition, nous nous y sommes engagés », a affirmé David Bailleul.
Je remercie le lecteur anonyme qui a communiqué cette information
Sur des commentaires récents
1- L'un portait sur les élus soumis à déclaration de patrimoine
La loi n° 95.126 du 8 février 1995 relative à la transparence de la vie financière dispose:
- Le Président du conseil régional
- Le Président du conseil général
- Le Maire d'une commune de plus de 30.000 habitants
- Le Président d'un groupe de communes de plus de 30.000 habitants
doivent adresser dans les deux mois qui suivent leur entrée en fonction une déclaration de situation patrimoniale à la commission de transparence financière de la vie politique.
Il en va de même, s'ils sont titulaires d'une délégation de signature, pour les :
Conseillers régionaux, Conseillers généraux ou adjoints aux maires des communes de plus de 100.000 habitants.
Pendant l'exercice de leurs fonctions les personnes précitées doivent avertir la commission de toute modification substantielle de leur patrimoine. De toutes les façons, les élus doivent, deux mois avant l'expiration de leur mandat, adresser à la commission une nouvelle déclaration de leur situation patrimoniale.
Le commentaire faisait allusion au Maire d'Oignies: celui-ci est donc bien soumis à une déclaration de patrimoine, à double titre.
2- En ce qui concerne la soi-disante augmentation d 'indemnités que se seraient octroyés les parlementaires , voyez par exemple, 2 mises au point de députés (UMP et Verts), mais il y en a d'autres:
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/elections_2007/20070614.OBS1902/indemnites_des_deputes__ollierporte_plainte_pour_fausse.html
et:
http://libertesinternets.wordpress.com/2007/04/23/indemnites-pour-les-deputes-non-re-elus-une-reponse-de-martine-billard/
mardi 6 janvier 2009
La Voix du Nord, ce jour et...encore
Son contenu même paraîtra obscur pour ceux qui ne sont pas initiés aux subtilités héninoises. J'essayerai donc, dans ce qui suit, de traduire ce dont il s'agit, pour ceux qui s'intéressent aux méandres de notre politique locale. Je remercie, à l'avance, les lecteurs qui pourraient m'aider à décrypter et compléter mes observations.
L'article en question s'intitule: "Chambre régionale des comptes: le temps des questions" (mon marchand de journaux m'a mis obligeamment le quotidien de côté, "au cas où des agents de la Mairie serait requis pour venir en acheter tous les exemplaires"...).
Il s'agit, en fait, du contenu d'un questionnaire adressé au Maire: beaucoup de rappels de demandes antérieures, jamais honorées de réponses.
Les questions portent souvent sur des sujets qui ont déjà fait beaucoup de polémiques et donc de suspicions à Hénin (la Maison de Léon par exemple, centre de vacances dans le Sud-Ouest, laissée à l'abandon). Plus précise est la question sur JP Chruszez, dont la CRC se demande si le cumul de ses fonctions de Directeur de Cabinet et de Directeur de Campagne était compatible (en fait, je ne suis pas sûr que JPC était Directeur de Cabinet).
D'autres questions sont plus classiques dans la démarche de la CRC: sur la passation des marchés publics et sur l'utilisation des véhicules municipaux. Des questions également sur les relations avec le Journal du Pays (aujourd'hui disparu), journal local dirigé par un homme, jadis bien connu dans le Béthunois, pour les ardoises laissées..., journal donc, dont les encarts publicitaires faisaient jaser beaucoup de monde. D'ailleurs cette publication privée, à la gloire du premier magistrat (le "Canard enchaîné" l'avait d'ailleurs épinglé, en son temps, pour le nombre record de photos sur lesquelles apparaissait...Gérard Dalongeville) dispensait le Maire de la publication d'un journal municipal et donc de l'expression obligatoire accordée à l'opposition...
De même, les questions posées sur le restaurant "Le Cèdre bleu" n'étonneront personne, tellement l'implication de la Mairie fut souvent dénoncée. Je passe sur les autres questions...
Et le journaliste de la Voix du Nord, Pascal Wallart, de conclure: "C'est pour quand le bout du tunnel?". On ne peut mieux résumer l'état d'esprit des habitants d'Hénin-Beaumont...
3 remarques:
- La Voix a pu se procurer ce questionnaire adressé au Maire: bien entendu, nous respectons le droit au secret des sources des journalistes. Fuite interne ou copie fournie par une CRC désespérée? Dans les 2 cas, le bateau tangue...
Mais j'en profite pour ajouter, après la publication, en page régionale, d'un article sulfureux de Nord-Eclair, il y a quelques semaines, sur un sujet similaire, combien me paraît bon pour la démocratie, le maintien de la diversité de la presse régionale (même si les "locales" des 2 quotidiens sont identiques).
- Attention! Ce questionnaire n'est rien de plus qu'une procédure normale dans l'exercice du contrôle mené par la CRC, et on ne peut rien préjuger des questions posées, ni des réponses qui y seront apportées. Certes, beaucoup des sujets évoqués font l'objet des rumeurs les plus diverses, depuis plusieurs années...
- Encore une fois, seule la transparence est gage de démocratie... Espérons donc que les suites données à ce questionnement seront publiques...
lundi 5 janvier 2009
La Voix du Nord, ce jour
Rien à redire sur l'analyse (contrairement au FN...). 3 remarques:
- pour les lecteurs "non initiés": la situation du Maire, en abordant les élections municipales, n'était pas évidente du fait d'une augmentation des impôts locaux de 84 % à mi-mandat (!), d'un exercice critiquable et critiquée de la démocratie, d'un bilan quasi-inexistant, etc...
- quand le quotidien régional parle de "fin manoeuvrier", à propos du Maire, cela concerne la manière dont il a" géré" Marie-Noëlle Lienemann. Cette dernière, envoyée par le PS, pour être une véritable "caution" politique, a bien rempli son rôle: elle parlait de "cadrer" Gérard Dalongeville et de le neutraliser dans ses mauvais penchants! GD, toujours énigmatique, avait l'air, à ses côtés, de penser: "cause toujours!". A raison d'ailleurs, puisque, outre le fait que le Maire a tout pouvoir dans notre droit local, MNL, absente des affaires communales, car prise par ses autres mandats, fut également lâchée par ses colistiers PS.
- il est exact ( argument du FN) qu'une part importante de la victoire de GD (outre la peur de l'extrême-droite, l'absence d'une opposition républicaine réelle et la caution de MNL), réside dans le clientélisme douteux dont il a fait preuve: l'embauche, en CDD, quelques semaines avant les élections, de centaines de personnes, résidant dans les quartiers défavorisés dans lesquels on ne paye pas d'impôts (et donc peu sensibles à leur augmentation) , a eu un impact très fort dans les résultats. A noter que le tribunal saisi à ce sujet s'est contenté de parler de "manoeuvres", s'en en tirer les conséquences...
"On lui promettait l’enfer et il a pourtant, en fin manœuvrier, su s’entrouvrir les portes du paradis. Gérard Dalongeville n’aura finalement guère tremblé au terme d’une campagne martelée sur le thème bien connu du front uni contre le FN où il sut marier à merveille carpe et lapin.
Hénin-Beaumont, ville gérée par le FN ? La perspective était suffisamment alléchante pour attirer, plusieurs mois durant, le ban et l’arrière ban de la presse nationale et internationale à l’ombre de l’hôtel de ville. D’autant que,
joker médiatique dans la manche de Steeve Briois, Marine Le Pen, surexposée numéro 2 de la liste FN, aura opportunément joué les blondes sirènes. Une situation qui, paradoxalement, aura finalement desservi les desseins frontistes et forcé la main des différents appareils des formations de gauche (à l’exception des Verts), contraints et forcés de partir en rangs serrés derrière ce Gérard Dalongeville qui, quelques mois plus tôt, était l’ennemi à abattre.
Revenu dans les bonnes grâces du PS, avec une marraine de guerre du nom de Marie-Noëlle Lienemann, censée dompter le personnage, et apportant sa caution politique à l’attelage final, Gérard Dalongeville jouera finalement
sur du velours (43,09 le 9 mars puis 51,94 une semaine plus tard). L’autre liste que le maire sortant pouvait redouter,
l’Alliance républicaine, ne trouvera finalement pas sa place dans le concert final. Victime d’un pseudo-vote utile, souffrant d’un discours brouillé par une première aventure commune avortée avec l’UMP et insidieusement minée par quelques dissensions internes (qui apparaîtront en plein jour à l’automne), la liste de M. Duquenne devra finalement
se contenter de la troisième marche du podium (19,23 % au second tour). Devant, le FN, après avoir totalisé 28,53 % des suffrages au premier tour fera du sur place le 16 mars avec 28,83 %). Enfin, le flop de ces municipales restera incontestablement la première liste UMP jamais montée à Hénin, atomisée dès le premier tour avec 5,49 %.
Tête de liste controversée, guérilla interne et final en queue de poisson entre les deux tours où Laurent Bocquet se mettra les 3/4 de sa liste à dos. Il ne s’en relèvera pas"
vendredi 2 janvier 2009
"Le Canard enchaîné" est bien informé...
Razzia sur la presse
Gérard Dalongeville, le maire socialiste de Hénin-Beaumont, adore la presse. Il n'y avait plus aucun quotidien régional dans les kiosques de la ville, le 11 décembre. Idem dans le centre commercial voisin. Ce jour-là, les Héninois et Beaumontois auraient pu lire, dans les colonnes de "Nord Eclair", que les limiers de la brigade financière du Nord avaient effectué une descente à l'hôtel de ville. A la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes, la justice soupçonne, en effet, la municipalité de quelques fraudes et abus de biens sociaux.
"Le Canard" a également ses acheteurs inconditionnels. Ainsi, les amis de Christian Estrosi ont raflé tous les numéros du "Canard", daté du 3 décembre, en vente dans la vallée de Saint-Martin de Vésubie (Alpes-Maritimes). Il y était conté par le menu comment le maire de Nice, qui voulait placer son poulain à la présidence du conseil général, avait embauché, opportunément, à son cabinet, et fort cher, le conseiller général sortant.
Voilà de riches idées à transmettre aux états généraux de la presse, chargés de réfléchir à la crise des ventes de journaux...
Si "Le Canard" s'y met aussi...
jeudi 1 janvier 2009
Israël et Gaza (3)
- beaucoup d'états arabes ont modulé leur opposition à l'existence d'Israël: d'un antisionisme (terme masquant leur antisémitisme toujours latent), ils sont passés à une sorte de neutralité, pour 2 raisons: souvent sunnites, ils ont peur d'être renversés par les islamistes, le plus souvent chiites, d'une part; d'autre part, et, en raison de cela, ils ont besoin du soutien des Etats-Unis, traditionnel soutien des Israéliens, et protecteurs de leurs richesses pétrolières (émirats notamment, mais cela est vrai, également, pour les Etats du Maghreb, la Jordanie et l'Egypte)
- la Syrie, proche du Hamas, est en cours d"aboutir dans une négociation avec Israël, pour la restitution du plateau du Golan: en contrepartie, il lui est demandé de cesser de favoriser les islamistes palestiniens. Le Liban, longtemps inféodé à la Syrie, semble aussi se distancier du Hamas, bien que le Hezbollah, milice chiite sur son sol, reste une menace latente sur le flanc nord israélien.
Quant à l'Iran chiite, ses appels à l'anéantissement d'Israël, la fourniture de matériel militaire au Hamas, la menace nucléaire qu'il fait peser, ne font qu'attiser le conflit.
- traditionnellement, la Turquie et les Etats africains ont toujours entretenu une collaboration plus ou moins (plus pour la première, moins pour les seconds) officielle avec Israël. Cela compte lors des votes à L'ONU.
- les Européens, plutôt pro-israéliens, ont depuis longtemps essayé de se positionner en tant que médiateurs, sans succès aucun!
- les USA, très proches d'Israël, ont eu, souvent, les clefs du succès entre leurs mains: malheureusement, en vain.
4- Qu'en penser?
- aucune solution durable ne passera par la violence. Israël ne doit pas s'engager dans une nouvelle guerre, qui ne résoudra rien. Le Hamas doit cesser ses tirs.
- il faut un cessez le feu immédiat: l'Union Européenne s'est positionnée, mais rien ne sera résolue tant que les USA, l'Egypte, la Syrie ne s'y joignent pas.
- la suite doit correspondre à un processus global, comme l'a annoncé Barack Obama. En échange d'une reconnaissance officielle d'Israël, cette dernière doit s'engager à la création de l'Etat Palestinien, viable (continuité territoriale). Les questions afférentes à cette création sont connues et les solutions ébauchées depuis quelque temps (sur le retour des réfugiés, à compenser financièrement; sur Jérusalem: capitale des 2 états, avec internationalisation; statut des Arabes israéliens; sécurité garantie d'Israël; mise en place d'une coopération économique et sur le problème de l'eau; etc, etc...)
- quand on dit solution globale, cela signifie que soient également mises sur le tapis, les questions irakiennes, iraniennes, voire afghanes et pakistanes. Ce processus doit entraîner la participation de l'Inde et de la Russie, concernées également.
- pour ne pas retomber dans la succession de guerres et de négociations inabouties, dont pâtissent, en premier, les populations, seule la prise en compte de tous les foyers de guerres larvées a une chance de réussite. N'oublions pas que le conflit au Proche-Orient, né en 1947, date, en fait, déjà, de la déclaration Balfour de 1917 (accordant un "foyer national "aux Juifs) et que beaucoup de conflits locaux, depuis, ou mondiaux, même, ont été plus ou moins liés à cet antagonisme.
Espèrons donc, en cette période de vœux, que 2009 marquera le début de cette paix universelle que j'évoquais dans mon propos d'hier. Nul doute que nous soyons responsables, chacun, à notre petit niveau, pour apporter notre pierre à cette réconciliation universelle.
mercredi 31 décembre 2008
Meilleurs voeux!
Chacun d'entre nous, attelons-nous au respect des autres, seul garant de l'harmonie .
Aux Héninois et Beaumontois, engageons-nous pour faire briller la petite lumière annonciatrice d'espoir.
Aux Français que nous sommes, battons-nous pour défendre notre liberté.
En tant qu'Européens, levons haut le drapeau de la solidarité, pour assurer la nécessaire cohésion.
Habitants de la Planète, œuvrons pour la fraternité universelle, gage de paix.
Tâches difficiles, mais oh combien exaltantes!
Bonne année 2009.
mardi 30 décembre 2008
Israël et Gaza
L'article a été écrit par le grand écrivain David Grossman (qui a perdu son fils durant la guerre de 2006 au Liban).
Haaretz 30/12/08
sévère. Il nous faut maintenant agir à l'inverse de la dynamique de
l'escalade, et verrouiller les armes
http://www.haaretz.co.il/hasite/spages/1051161.html
Arrêter, verrouiller les armes, se retenir
David Grossman
Trad. : Charlie Szlakmann pour La Paix Maintenant
serait une bonne chose d'arrêter et de s'adresser aux chefs du Hamas pour
leur dire : jusqu'à samedi dernier, Israël a fait preuve de retenue face aux
milliers de roquettes Kassam tirées depuis la bande de Gaza. Maintenant,
vous comprenez à quel point notre réaction peut-être dure. Cependant, afin
de ne pas ajouter aux morts et à la destruction, nous avons l'intention de
cesser-le-feu de façon unilatérale et absolue pour les prochaines 48 heures.
Même si vous continuez de tirer sur Israël, nous ne reprendrons pas les
opérations. Nous serrerons les dents, comme nous l'avons fait jusqu'à
récemment, et nous ne nous laisserons pas entraîner à répliquer par la
force. En même temps, nous appellerons solennellement les États qui le
souhaitent, proches et lointains, à un arbitrage entre vous et nous afin de
rétablir le calme. Dès lors, si vous cessez également le feu, nous ferons de
même par la suite. En revanche, si au terme de ces 48 heures, vous continuez
à tirer alors même que nous nous imposons la retenue, eh bien, nous
répliquerons. Mais même dans ce cas, nous laisserons la porte ouverte à la
négociation, tant pour revenir au calme, que pour envisager un accord
élargi.
C'est ainsi que doit être conduite aujourd'hui la politique d'Israël. Cette
option est-elle possible ? ou bien sommes-nous déjà prisonniers de
l'habituel rituel de la guerre ?
Jusqu'à samedi dernier, Israël a fait preuve sous la direction militaire de
Ehoud Barak d'un impressionnant sang-froid. Il ne faudrait pas que ce
sang-froid se perde dans la tourmente de la guerre. Il nous est interdit
d'oublier, même un instant, que les habitants de la bande de Gaza
continueront à être nos proches voisins, et que tôt ou tard il faudra bien
conclure avec eux des accords de bon voisinage.
Gardons-nous de les frapper de façon aussi violente, même si le Hamas,
pendant des années, a rendu insupportable la vie des habitants du sud
d'Israël, et même si ses dirigeants ont refusé toute tentative israélienne
comme égyptienne de conclure un compromis, qui aurait pu éviter
l'embrasement auquel nous assistons actuellement.
Aujourd'hui encore, il faut s'en tenir à une ligne de retenue, et tout faire
pour épargner la vie de ceux des innocents parmi les habitants de Gaza,
justement parce que la force d'Israël est quasi-illimitée, en comparaison de
la leur. Israël doit examiner sans cesse à quel instant la force qu'il met
en œuvre franchit les limites de la réaction légitime et efficace, dont
l'objectif est la dissuasion et le retour au calme, et à partir de quel
moment il se trouve à nouveau prisonnier du classique tourbillon de
violence.
Les dirigeants israéliens savent bien que, vu la configuration actuelle dans
la bande de Gaza, il sera difficile d'aboutir à une victoire militaire
décisive et absolue. Nous risquons alors de nous retrouver dans un flou
indécis et sans fin, situation que nous avons déjà connue : Israël frappe le
Hamas, frappe et reçoit des coups à son tour, reçoit des coups et frappe à
son tour, et se trouve enlisé malgré lui dans tous les pièges inhérents à ce
genre de confrontation, sans pouvoir atteindre ses objectifs justes et
vitaux. Bien vite, il risque de découvrir qu'il est entraîné, puissance
militaire forte mais démunie face à l'enlisement, dans un cycle de violence
et destruction.
C'est pourquoi - arrêter, verrouiller nos armes. Pour une fois, essayer
d'agir à l'inverse du réflexe habituel ; à l'inverse de la terrible logique
de la force et de la dynamique de l'escalade. Il y aura toujours une
occasion d'ouvrir le feu à nouveau. La guerre, comme a dit Ehoud Barak, il y
a deux semaines, ne s'enfuira pas. L'appui international à Israël n'en sera
pas atteint et même se renforcera, si nous manifestons une retenue calculée.
Nous pourrions alors inviter la communauté internationale et arabe à
intervenir et arbitrer.
Il est vrai que le Hamas pourrait alors bénéficier d'une période de
réorganisation. Mais de toute façon, il a déjà bénéficié de longues années
pour ce faire, et deux jours de plus ou de moins ne changeraient pas
fondamentalement la donne. En revanche, une trêve pourrait modifier sa
conduite, en lui fournissant une porte de sortie honorable, lui permettant
d'échapper au piège où il s'est enfermé.
Encore une réflexion, que je ne peux m'empêcher de livrer : si nous avions
adopté cette façon de faire en juillet 2006, après le rapt des soldats par
le Hezbollah, si nous avions alors manifesté de la retenue après notre
première frappe, et proclamé le cessez-le-feu pour un jour ou deux afin de
laisser place aux tentatives d'arbitrage et d'apaisement, il est possible
que la situation eut été complètement différente de celle que nous
connaissons aujourd'hui. Cela aussi est un enseignement que le gouvernement
doit tirer de la précédente guerre. En fait, c'est peut-être là
l'enseignement le plus important.
samedi 27 décembre 2008
Diplômes universitaires catholiques...
Je prends l'initiative de vous faire part d'un communiqué de la Libre Pensée: ce nouveau dérapage n'est que la suite programmée de la remise en cause de la spécificité française de la laïcité. La séparation des Eglises et de l'Etat n'est pas pas attentatoire à la liberté de croire (et de ne pas croire): bien au contraire, l'histoire nous l'a prouvé.
Quand un Président de la République se permet de mettre en avant les vertus des croyants, de vanter le mérite du curé par rapport à l'instituteur, non seulement il manque à son devoir de neutralité, mais en plus, et c'est encore plus grave, il met en péril le consensus national qui s'est établi, difficilement, mais avec succès, depuis 1905.
Après la collation des diplômes universitaires par les facultés catholiques (ou d'autres religions), les idées créationnistes vont-elles être enseignées en France?
Je ne suis pas croyant et ne pratique donc aucune religion (c'est pour cela que Noël ne représente rien pour moi, en réponse à un commentaire me reprochant d'avoir écrit un article le 25/12 au moment du repas...sic!). Mais je respecte ceux qui croient et ceux qui pratiquent, à condition qu'ils ne m'imposent rien! Comme disait Voltaire, je me battrais même, s'il le fallait, pour garantir cette liberté de croire...
J'ai, bien entendu, fait le nécessaire, comme indiqué en fin de communiqué, pour interpeller les parlementaires
FEDERATION NATIONALE DE LA LIBRE PENSEE
Membre de l’Union Internationale Humaniste et Laïque
10/12 rue des Fossés-Saint-Jacques 75005 PARIS
Tel : 01 46 34 21 50 – Fax : 01 46 34 21 84 – Courriel : »Libre.Pensee@wanadoo.fr"
- COMMUNIQUE DE PRESSE –
Diplômes catholiques reconnus par la France :
L’Union européenne antilaïque est en marche !
Le 18 décembre 2008, la France et le Saint-Siège (nom diplomatique et hypocrite du Vatican) ont signé au Quai d’Orsay un accord sur la reconnaissance des diplômes de « l’enseignement supérieur » catholique.
Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur…
Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».
Il apparaît donc clairement, qu’une fois de plus, l’Union européenne est une machine de guerre contre la République laïque. Elle mérite bien le surnom, donné par la Libre Pensée dès 1954, « d’europe vaticane ».
Une duperie gouvernementale sans nom
Le vendredi 25 janvier 2008, une délégation de la Fédération nationale de la Libre Pensée, conduite par Marc Blondel (Président) avait été reçue par Monsieur Faugère, directeur de Cabinet du Premier ministre, assisté d’une collaboratrice.
La délégation remettait alors une note à Matignon. Celle-ci indiquait : « Dans son discours au palais du Latran, Le Président de la République Nicolas Sarkozy a évoqué le rôle de l’Église catholique dans l’enseignement supérieur : « Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie… »
Nicolas Sarkozy fait explicitement référence au processus de Bologne, instauré par l’Union européenne et inspirateur des deux réformes les plus récentes de l’Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités). Le processus de Bologne est effectivement contraire à l’esprit laïque et républicain de l’institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non.
Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d’autres religions) est contraire à la loi de séparation des Églises et de l’État (1905), mais également des plus anciens fondements de l’Université Française : son institution (1808) posant en principe le monopole de la collation des grades universitaires par l’État, restauré et réaffirmé par la loi de 1880 corrigeant la loi de 1875. » Ajoutons aussi que, manifestement, cet « acte diplomatique » s’inscrit dans la mise en œuvre grandissante de l’autonomie des universités.
Faisant écho à ce discours de Rome du Président de la République, la Libre Pensée s’est ainsi inquiétée d’une possible remise en cause de la loi du 18 mars 1880 décrétant le monopole de la collation des grades par l’État, pour permettre aux établissements religieux d’en faire de même. Le Cabinet nous a alors répondu qu’il fallait comprendre cette déclaration dans le sens d’une prise en compte des diplômes de théologie délivrés par d’autres universités européennes. Le Cabinet du Premier Ministre nous a cependant indiqué que la loi de 1880 ne sera pas modifiée.
La Libre Pensée était reçue ensuite, quelques semaines après, au Ministère de l’Education nationale, par deux collaborateurs de monsieur Xavier Darcos. A la même question posée, ils apportaient la même réponse qu’à Matignon, néanmoins la note précitée fut déposée. La Libre Pensée comprend enfin pourquoi monsieur Darcos, contrairement à tous ses engagements répétés, refuse toujours de nous recevoir.
Après les diplômes catholiques, la reconnaissance du créationnisme ?
Le monopole de la collation des grades a mis la France relativement à l’abri des errements que l’on connaît aux États-Unis à propos du créationnisme. Dans ce pays, les facultés religieuses délivrent des diplômes sanctifiant « la création du monde en six jours ». Ces diplômes sont reconnus comme ceux délivrés par les Universités publiques. En France, cela est encore impossible.
Est-ce cela que le Président de la République veut détruire ? On peut légitimement le penser en lisant le discours présidentiel du Latran en direction de l’Eglise catholique : « Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue interreligieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance. »
Mais la messe n’est pas encore dite. Même la Croix le reconnaît : « Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les réactions laïques : aux lendemains du discours du Latran, quand le Président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».
La Libre Pensée demande à tous les parlementaires (députés et sénateurs) d’interpeller le gouvernement sur cette question et de refuser de ratifier cet acte antilaïque.
Paris, le 22 décembre 2008
jeudi 25 décembre 2008
Pêle-mêle
- les Etats-Unis n'avaient pas signé le Protocole de Kyoto, sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et, de ce fait, avaient fragilisé cet accord (ils émettent la moitié des GES). L'on savait que le jour où Bush passerait la main, ils mettraient le paquet. Ce sera fait dans quelques jours.
Cela rend d'autant plus obsolète le récent accord de Bruxelles entre les 27 Européens et qui sera à entériner l'an prochain à Copenhague. Bien sûr, il fallait l'unanimité des pays, ce qui a obligé à beaucoup de concessions pour obtenir l'accord. Notre Président a crié victoire, mais je crains que, face à la volonté d'Obama, l'Union Européenne ne soit obligée de revoir ses ambitions à la hausse.
- sur le plan français, il est très dommage que nous n'ayons pas pris le taureau par les cornes, pour montrer l'exemple. Le Grenelle de l'Environnement avait tout acté et même au-delà, puisque, outre les problèmes climatiques, il se préoccupait de la sauvegarde de la biodiversité, des conséquences sanitaires des pollutions, et même de la bonne gouvernance.
Au lieu de cela, nous accouchons d'un minable plan de relance de 26 milliards €, dont la plus grande partie correspond à des investissements déjà prévus et avancés, ou à des remboursements de dettes de l'Etat (TVA). Peut-être que l'exemple US donnera des idées au gouvernement français, ou plutôt au Président, le 1er ministre n'existant pas (d'où , d'ailleurs, son excellente côte de popularité!). Constructions durables, énergies renouvelables, économies d'énergie: la recette semble pourtant facile...
2- Le Président français vient, à nouveau de démontrer à quel point il s'asseyait sur les principes républicains, en réduisant la peine de prison de l'ex-Préfet Marchiani, qui, certes, avait rendu des services à la France, mais avait été condamné à 3 ans de prison ferme, pour des malhonnêtetés. Que Marchiani soit lié avec Pasqua, que ce dernier fût une sorte de mentor du Président (l'élève a, d'ailleurs, dépassé le maître!), qu'ils soient tous les 3 du même parti politique, il faut, à nouveau, constaté que le pouvoir républicain se délite et on ne prend même plus de gants pour favoriser les gens de son clan (qui parlait de "république des copains et des coquins"? Rappelez-vous, ces dernières semaines, les affaires Clavier et Tapie).
3- On vient d'apprendre que les mesures prises cette année contre le tabagisme (interdiction de fumer dans les lieux fréquentés par le public, et augmentation des prix) n'ont pas fait diminuer la consommation de tabac!
Si l'on peut se réjouir qu'au moins les tabagistes passifs soient maintenant épargnés (et l'on attend d'ailleurs confirmation des chiffres prématurés annonçant une diminution des décès dus au tabagisme passif), on ne peut que s'interroger sur les coûts supportés par l'assurance-maladie (c'est à dire: vous et moi) du fait des maladies liées au tabac (c'est la même chose pour l'alcool).
J'entends les cyniques me dire que ces maladies et décès permettent de payer moins de retraites et de construire moins de maisons de retraites! Au-delà de ce débat digne du café du commerce, nous sommes fortement interpellés par la consommation tabagique accrue chez les jeunes (et notamment chez les filles): une partie de nos forces vives est en péril!
Les mesures coercitives ne faisant plus effet (nous sommes maintenant dans le "noyau dur"), seules l'information et l'éducation peuvent combattre ce fléau.
mercredi 24 décembre 2008
Hénin-Beaumont a-t-elle un avenir?
La question posée était: vu sa situation financière catastrophique, comment HB peut-elle s'en sortir? Serrage de ceinture et augmentation de la fiscalité n'hypothèqueront-ils pas l'avenir de la ville?
J'ajoute, pour ceux qui ne connaissent pas Hénin, les éléments suivants: ville centre déserte (sauf les jours de marché), urbanisme et voiries délabrés, chômage élevé...la situation est effectivement gravissime.
Il est probable qu'avec la nouvelle augmentation des impôts, l'an prochain, la ville détiendra le record de France en matière de taxes locales.
Cela s'inscrivant dans le contexte économique ambiant et particulièrement les fermetures d'entreprises et la baisse du pouvoir d'achat.
Je n'ai malheureusement pas toutes les données en mains. Même la Chambre Régionale de s Comptes est incertaine, puisqu'à 4 mois d'intervalle, elle a noté un déficit de 12 millions d'€, puis, semble-t-il, de 18 millions!
Je me bornerai donc à des questions de méthode:
1- La vérité et la transparence
La situation est telle que la vérité sur les comptes doit être dite aux habitants:
- des explications sur la réalité financière: par l'écrit certes, mais aussi en allant à la rencontre des habitants et en faisant preuve de pédagogie. Il convient également de lister les solutions, aussi douloureuses soient-elles...
- en écoutant ces habitants: quelles sont leurs préoccupations et leurs priorités?
- revenir vers eux et leur présenter les propositions pour le reste du mandat. Une nouvelle fois, il faudra les entendre avant d'élaborer le plan de rétablissement des finances et plus largement le plan d'avenir de la ville
- enfin jusqu'à 2014, tous les ans, il faudra recommencer le même travail: le suivi du budget en cours et l'élaboration partagée du budget suivant.
Bien entendu, il s'agira d'établir un climat de confiance permanent et réciproque si l'on veut que cela fonctionne.
2- Les partenaires
Parallèlement, il faudra rencontrer les services de l'Etat, et les partenaires publics (CAHC, Département, Région) afin d'obtenir toute l'assistance possible (pas uniquement financière: voir ci-dessous).
Là aussi, il faut rétablir la confiance.
Cela suppose que, pendant toute cette période, le Maire ne se porte pas candidat à un autre mandat, afin de se consacrer entièrement aux affaires communales.
Bien entendu, encore une fois, toutes les démarches devront être l'objet de compte-rendus à la population et aux élus.
3- La compétence
- aujourd'hui, HB ne peut pas recruter de cadres compétents. La mauvaise réputation de la ville empêche les candidatures.
Les agents aujourd'hui font ce qu'ils peuvent et il ne s'agit surtout pas de leur jeter la pierre, mais le peu de cadres A posent question, même à eux.
C'est dans ce domaine que le partenariat, évoqué ci-dessus, peut apporter des solutions, transitoires ou même pérennes, si la politique de formation et de recrutement est bien prise en mains.
Il ne s'agit pas, bien sûr, de bouleverser l'organigramme, mais de faire venir chez nous quelques cadres de qualité.
- J'en profite pour dire qu'il faudra agir avec doigté, en matière de réduction des frais de personnel: départs à la retraite dans les 5 ans, avec remplacement partiel, tout en préservant une pyramide des âges préservant l'avenir, et encore une fois, l'assistance des partenaires, pour une priorité d'embauches, chez eux, de nos effectifs pléthoriques. N'oublions pas non plus que l'on peut négocier avec nos partenaires privés l'embauche d'agents non titulaires.
Un point plus particulier: parmi les cadres essentiels, on veillera à spécialiser une, voire deux personnes dans la chasse aux gaspillages et dans la réduction des coûts (contrôle de gestion) , mais aussi dans la recherche de financements.
Ces problèmes délicats de gestion de personnel ne devront pas être éludés auprès de nos concitoyens.
- compétence du personnel, mais aussi compétence des élus. Le dernier conseil municipal a montré qu'il y avait du travail en la matière...Le Maire n'a que 2 solutions: choisir des élus potentiellement compétents et/ou les former.
Il paraîtra évident à tous que l'avenir d'Hénin-Beaumont passera forcément par l'application de ces 3 principes.
Et plus nous attendons, plus cela sera difficile.
mardi 23 décembre 2008
Le personnel municipal sera payé
En effet, le Maire a fait voter une délibération, lors du dernier conseil municipal, portant sur une dépense de 2 millions 200 mille euros, afin de pouvoir assurer la paye jusqu'à fin 2008. Je rappelle que le Préfet avait fait voter le budget, et donc l'augmentation de recettes subséquente, cet été, sur la base des informations qui lui avaient été fournies par la Ville; mais, manifestement, les dépenses de personnel étaient sous-évaluées (minorées diraient certains).
Le payeur, quand il recevra (si ce n'est déjà fait) le mandat administratif pour effectuer les virements sur les comptes des agents, constatera l'insuffisance de recettes correspondantes et ne payera qu à concurrence des crédits inscrits.
Certes, la délibération de novembre était illégale et aurait donc dû être "retoquée", mais...
Heureusement, dès le 1er janvier 2009, jusqu'à l'adoption du budget primitif (c'est à dire: prévisonnel) 2009, qui doit être voté avant le 31/3, des dépenses peuvent être faites dans la limite des crédits ouverts l'année précédente.
Donc, pas de problème, les agents municipaux seront payés, avec un petit décalage, certes...
Bien sùr, ces 2,2 millions viendront s'ajouter aux dépenses de personnel 2009 . Comme, à ce que l'on dit (le Maire a un courrier de la CRC, entre ses mains, à ce sujet) le déficit serait plus important que celui constaté cet été. Déficit qui avait justifié l'augmentation d'impôts locaux de 10% pendant 4 ans...
3 solutions pour le budget 2009:
- soit diminuer les dépenses: ce ne peut être, dans la pratique, que les dépenses de personnel et les subventions.
- soit augmenter les recettes: comme une grande partie du patrimoine a déjà été vendue, seule une augmentation des recettes fiscales peut être envisagée. Gageons que, cette fois-ci, le Préfet n'acceptera pas un étalement de cette hausse.
- enfin, bien sûr, reste la solution de mélanger les 2 précédentes.
En tous les cas, préparons-nous, l'an prochain, à de drastiques mesures: réductions de personnel, dimution ou suppression de subventions, hausse des impôts seront à l'ordre du jour.
Hénin-Beaumont: 2 fois à la une sur la 3
http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b59a_1920
1- jeudi 18 décembre: vers la 5ème minute du journal
2- lundi 22 décembre: premier titre du journal et reportage au bout de 3 mn 15
J'espère que l'augmentation de 18% déjà annoncée pour 2009 ne gâchera pas les fêtes de fin d'année de mes concitoyens!
lundi 22 décembre 2008
Cela continue!
Fréquence-Nord se fait l'écho régulièrement depuis ce matin, de l'annulation du Conseil Municipal de ce jour, "officiellement parce que l'ordre du jour est trop mince" (ce que nous savions depuis quelques jours). Mais la journaliste Claire Mesureur suggère que ce report est du au fait que le Maire ne souhaitait pas communiquer le nouvel avis de la Chambre Régionale des Comptes: celui-ci indiquerait que pour payer les salaires des agents (suite à la décision modificative votée lors du dernier conseil municipal, d'un montant de 2,2 millions d'euros), il fallait, après l'augmentation de 10% imposée par le Préfet en juillet, procéder à une nouvelle hausse de 18%!
On comprend qu'en ces périodes de fin d'année, il ne faille pas gâcher les fêtes des Héninois et des Beaumontois et nous apprécions beaucoup ce tact et cette prévenance...
Pêle-mêle
Alors, je tente d'expliquer que:
- après la succession de mauvaises nouvelles de ces dernières semaines (quasi mise sous tutelle par la Préfecture, puis nouveau déficit annoncé, puis l'annonce des factures impayées, puis la visite en Mairie de la police judiciaire, sans parler du ridicule achat de tous les exemplaires de Nord-Eclair qui faisait sa une des malheurs d'HB, véritable acte de censure), la population est groggy, d'autant plus qu'à cette situation spécifique, s'ajoute la morosité ambiante du fait de la catastrophe économique annoncée;
- le Maire n'est pas l'objet de poursuites judiciaires et que, pénalement, il est blanc comme neige;
- certes, on ne voit pas comment l'on pourra continuer encore plus de 5 ans comme cela: et notamment, comme il n'y a aucune transparence financière et que, depuis 8 mois, rien de concret ne se fait, tout est en place pour qu'il y ait une explosion, à la moindre étincelle;
- c'est pour cette raison, que j'ai demandé au Maire et à sa majorité de démissionner afin qu'on y voit plus clair: de nouvelles élections auraient pour mérite , soit de le relégitimer (ce serait très gaullien), soit de le "remercier"... Je suis certain que Gérard Dalongeville aura bien compris qu'il pourrait, éventuellement, s'agir d'un...plébiscite en sa faveur, s'il était confirmé dans ses fonctions. En cela il pourrait me remercier du conseil que je lui aurai donné...
- le paysage politique a un peu bougé, avec la scission de l'Alliance Républicaine. L'existence d'un Modem indépendant (par rapport à l'AR) pourrait donner lieu à des conséquences imprévisibles pour tous (ou... presque tous): l'entrée en jeu de M. Urbaniak, maire Modem de Noyelles-Godault, ancien député, et dont l'image est bonne, avec comme objectif une fusion des 2 communes et comme cadeau de mariage la bonne santé de sa ville bien gérée; cela d'autant plus que les 2 communes sont contiguës, et que la zone commerciale, une des plus fréquentées de France, se trouve en très grande partie sur le territoire de Noyelles. Politique-fiction? On verra... d'autant plus que, comme me le rappelait récemment Georges Bouquillon, il en avait déjà été question lors des élections municipales de 1995...
2- Excellente idée que ce Marché de Noël dans un parc, mais encore eut-il fallu se donner les moyens de le mettre en valeur: communication défaillante, si ce n'est inexistante (il ne figurait pas dans la liste des marché de Noël parue dans la Voix du Nord), pas de musique d'ambiance, etc...encore une chance qu'il n'ait pas plu jusqu'à présent. Voilà, pour l'année prochaine, un beau sujet de discussion avec tous ceux (notamment des jeunes) qui sont intéressés pour en faire un évènement original.
3- Je ne résiste pas à l'envie de vous faire part de la "une" du Canard Enchaîné de cette semaine:
"Marche arrière sur les lycées et le travail du dimanche:
Ce n'est plus Sarko, c'est Sarkule"!
samedi 20 décembre 2008
Débat budgétaire au Conseil Régional (3)
1- Note d'ambiance
- mise à part les invectives (très gênantes pour les autres conseillers) entre adversaires à l'intérieur de l'ex-groupe FN, beaucoup de politiques régionales faisant l'unanimité (santé, environnement, transports, culture, apprentissage, lycées, sports, tourisme, formation professionnelle, agriculture), l'ambiance était sereine, et même sympathique entre les groupes "républicains".
- il faut absolument revoir l'organisation de ces séances: nous avons terminé à 12 mercredi et 14 jeudi (sur 113!). Les absents ont pour la plupart des excuses fondées (beaucoup ont un conseil municipal). Il faudrait tenir compte de l'Internet, par exemple, pour la présentation des budgets des différentes politiques, et réduire le temps d'expression des groupes politiques.
2- Le problème des transports gratuits des lycéens.
Depuis très longtemps, les départements du Nord et du Pas-de-Calais, qui, par la loi, ont la compétence "transports scolaires", ont décidé, seuls en France, pendant longtemps, d'accorder la gratuité: formidable avancée sociale. Le Pas-de-Calais, il y a 6 ans avait décidé de répartir une grande partie de la charge entre les Communautés d'Agglomération. Le Département du Nord, ces derniers jours, sans concertation, a décidé d'abandonner cette compétence à compter de la rentrée 2009.
Il n'était pas question que le Conseil Régional abandonne les lycéens. Aussi avons-nous décidé, à l'unanimité, de demander qu'une négociation soit engagée avec les Départements et les Agglos (62 et 59) pour se répartir le coût de la gratuité, gratuité que nous nous engageons à maintenir.
3- Le vote du budget
A- Je rappelle les caractères principaux (voir article précédent) de ce budget:
- fiscalité zéro, malgré des dotations en baisse de l'Etat;
- maintien des investissements à haut niveau (salué par le journal Les Echos de vendredi);
- augmentation des frais de fonctionnement (hors coûts de décentralisation) inférieure à l'inflation.
B- Position des partis politiques:
- le groupe communiste s'est abstenu, trouvant que les politiques du CR ne faisaient pas résistance aux politiques désastreuses (notamment sur le plan social) du gouvernement.
- les groupes PS et Les Verts ont voté pour.
- le proupe centriste (Modem et Nouveau Centre réunis) s'est abstenu, estimant que la dette s'alourdissait trop
- le groupe UMP a voté contre, parce qu'il pense que les investissements devraient être plus importants, pour faire parallèle avec la relance annoncée par le Président de la République; la fiscalité zéro étant démagogique parce qu'il s'agirait du dernier budget voté en entier avant les élections régionales de 2010;
- les ex-FN du nouveau groupe REUNIR ont voté contre.
- je rappelle que les 4 conseillers FN restants (dont S. Briois, très peu présent comme d'habitude) ne peuvent s'exprimer, car ne pouvant plus constituer un groupe. Ils ont voté probablement contre, mais rien n'est moins sûr, le vote étant électronique, contrairement à ce que laisse penser la photo parue, ce jour, dans La Voix du Nord (qui était en fait un vote unanime à mains levées sur le transport scolaire évoqué précédemment).
Résultat: budget adopté par 54 voix contre 37.
jeudi 18 décembre 2008
Débat budgétaire au Conseil Régional (2)
En avant-propos, le Président Percheron donne quelques nouvelles:
- Les Universités de Lille ont été repêchées, et figureront dans les 12 labellisées "Campus International". L'Etat mettra pour commencer 154 milliards d'euros, et les collectivités abonderont à même hauteur. "Les Universités deviennent essentielles dans le cadre de l'Intelligence mondiale" (Daniel Percheron).
- Nous célébrons actuellement les 30 ans du TER, avec un train exposition dans 11 gares.
Rappel: le billet TER réduit est financé à 80% par le Conseil Régional.
- le groupe FN (16 membres) se divise en 2. L'un, composé de 12 personnes, appelé REUNIR, et composé d'exclus, de démissionnaires et de Carl Lang "suspendu". L'autre (dont S.Briois) n'atteignant pas le nombre de 5 (et ne pouvant, de ce fait, pas bénéficier de moyens), siègera en non-inscrits.
- 2 motions en urgence ( Centristes et PC) étaient présentées, concernant la décision du Conseil Général du Nord de ne plus subventionner le transport des lycéens: que fera le Conseil Régional?
Urgence votée et débat vendredi matin.
Eléments clés de l'intervention de Bernard Roman, Vice-Président chargé des finances:
- Le budget 2009 est un "budget volontariste" (et non pas de repli sur soi) avec le souhait d'aboutir à une fiscalité 0, au terme des débats.
- On conserve, malgré la crise, un haut niveau d'investissement ( 700 millions).
- Les impôts locaux ne représentent plus que 27% des recettes (le reste: cartes grises, 7%;dotations de l'Etat et TIPP). 1% de fiscalité en plus génère 2,7 millions d'€, soit un peu plus de un pour mille du budget, égal, lui, à 2 milliards. Nous sommes de plus en plus dépendants de l'Etat: 45% des recettes en 2003, 60% aujourd'hui.
- L'autofinancement, essentiel pour investir, s'élève à 195 millions.
- L'annuité de la dette représente 15% des dépenses de fonctionnement.
- La Taxe Professionnelle: le CR en perçoit 10%. Si on augmente de 10 points la part régionale de cette TP, cela représente 1% d'augmentation pour l'entreprise. La TP est maintenant plafonnée: ce qui a représenté un défaut de rentrées de 20 millions au CR en 2008.
- Pour la première fois, depuis des lustres, l'augmentation des dotations de l'Etat sera inférieure à l'inflation et même égale à 0%! Ce désengagement patent de l'Etat s'observe également au niveau des associations, dont la baisse des subventions pourraient entraîner des centaines de licenciements (évalués pour l'instant à une vingtaine de millions) dans la Région.
- Le CR vient de souscrire le 1er emprunt obligataire " socialement responsable" en Europe (50 millions d'€, à 4,45%).
Pour conclure, un joli mot du Président: "Notre devoir, c'est d'inventer l'avenir".
Ont également été passés en revue les budgets suivants:
- Universités et Recherche
- Coopération et Relations Internationales, Partenariats Associatifs, Economie Solidaire.
- Culture
- Tourisme, Parcs et Pays
- Transports et Infrastructures.
Je tiens à votre disposition les informations sur tous ces sujets. Vous pouvez m'écrire sur:
AlainAlpern@gmail.com
mercredi 17 décembre 2008
Billet d'humeur
L'affluence en gare d'Hénin aurait dû me prévenir que tout ne serait pas facile, ce matin.
Dialogue au guichet:
- AA: Il y a toujours grève?
- agent(e) SNCF: oui, oui...
- AA: des trains supprimés?
- agente: non...
- AA: pourtant, il y a du monde et en plus c'est mercredi!
- agente: silence
- AA: y-a-t-il moins de trains que d'habitude?
- agente (un peu excédée): oui...
- AA: mais vous me dites qu'il n'y a pas de train supprimé!
- agente (très excédée): je confirme que, sur le programme prévu aujourd'hui, aucun train n' a été supprimé!
Ca y est, j'ai compris!
Je monte dans le train bondé et m'excuse presque auprès d'une dame, en plein sommeil, de devoir lui faire retirer son sac, du siège vide, en face d'elle, pour m'asseoir. Cette passagère, de taille imposante, cale son bagage entre ses pieds et les miens, et replonge dans ses rêves, en me laissant me contorsionner pour éviter de la déranger une nouvelle fois!
A Libercourt, affluence et les voyageurs montés restent dans l'allée. Ma position étant celle décrite ci-avant, le monsieur debout, à côté de moi, porte un manteau imbibé d'un tabac froid à vous faire remonter le petit déjeuner!
J'arrive, tout heureux, à Lille, m'extirpe du tabagiste et de ma voisine que je sens fâchée de n'avoir pu terminer paisiblement sa nuit, me rue hors du train, et bravant la pluie drue (sans parapluie: il ne pleuvait pas à Hénin!), m'enfuis vers mon lieu de destination!
Ma joie matinale, un moment disparue, revint quand j'appris les énormes bouchons aux entrées routières de Lille.
Vive le train!
mardi 16 décembre 2008
Débat budgétaire au Conseil Régional (1)
RV sur http://nordpasdecalais.fr/
L'objectif de la majorité régionale est d'aboutir à une augmentation 0 de la fiscalité (taxe professionnelle, taxes foncières sur les propriétés bâties, taxes foncières sur les propriétés non bâties), alors que, dans la majorité des collectivités, les taux sont à la hausse. Ne disposant pas de la majorité (seule Région en France!), PS et Verts (le PC n'ayant pas voté un seul budget depuis 2004, bien que faisant partie de la liste élue...) doivent négocier ce budget pour obtenir une majorité des suffrages exprimés (les abstentions ne comptant pas). Augmentation 0 également souhaitée pour la taxe sur les cartes grises.
4 principes essentiels sont à la base du budget proposé:
1- Nous maîtrisons les dépenses de fonctionnement.
C'est la condition sine qua non pour continuer à investir.
En 2004 (début de mandat), le budget était réparti 50/50 entre fonctionnement et investissement. Aujourd'hui, la proportion est 1/3 2/3
Exemple: Le nouveau siège de région coûte en remboursement d'emprunt 7,6 millions d'euros pour 1500 agents. S'il fallait louer pour reloger ces agents, cela nous coûterait 9 millions, soit 1,5 million d'économies par an en fonctionnement.
Ainsi, en 2009, nous pourrons passer le "chèque lire" à 65€. En 2004, nous nous étions engagés à passer ce chèque lire de 35 à 70 euros sur la durée du mandat (l'objectif sera donc atteint en 2010)
Promesse tenue
2- Nous poursuivons l'effort d'investissement pour l'avenir de la Région
Investissements annuels: plus de 600 millions.
77% de nos investissements se font sur nos compétences obligatoires: formations initiales (177M€), apprentissage (6M€), formation permanente (1,7M€), transports (163M€) et ports (29M€).
La part restante se répartit entre les compétences dites d'initiatives régionales, telles que le plan ANRU, la santé, l'environnement, le Louvre-Lens ou l'action économique.
Nous menons une politique d'investissement volontariste.
3- Un recours à l'emprunt et un autofinancement net qui nous permettent de travailler sur le long terme sans déséquilibrer la structure budgétaire.
Nous disposons d'une réelle capacité d'autofinancement supérieure à ce qu'elle était en 2004 et nous recourons à l'emprunt pour mener à bien nos politiques volontaristes (Région volonté, qui était un des slogans de notre campagne 2004)
La Chambre Régionale des Comptes , dont nous devrions recevoir le rapport provisoire avant la fin de l'année, soulignera la qualité de la gestion du CR.
4- A chaque fois que nous avons fait appel à la fiscalité, nous l'avons "affectée".
Nous n'avons jamais utilisé le levier fiscal par "confort".
A chaque augmentation de la fiscalité, nous l'avons affectée, soit à des politiques, soit à des prises en charge de manque de ressources liées à la décentralisation.
En 2005, par exemple, nous l'avions fléchée sur les 3 grands défis: la rénovation urbaine (15 millions d'euros), le plan cancer (10 millions) et les pôles de compétitivité (10 millions). Tout montre aujourd'hui que nous avions eu raison de le faire.
Les "bases" de fiscalité étant inférieures au niveau national, les collectivités du NPDC ont traditionnellement des taux de fiscalité supérieurs à la moyenne nationale.
- La taxe foncière: de plus 56% au dessus de la moyenne nationale, en 2004, nous sommes aujourd'hui à +46%.
- La taxe professionnelle: nous sommes descendus de +51% à + 38%.
- Même chose pour les cartes grises: nous sommes aujourd'hui à +95 % contre plus 116% en 2004, de la moyenne nationale.
A suivre
samedi 13 décembre 2008
Climat: alerte au méthane
Vous trouverez, ci-dessous, un point de vue paru dans Le Monde daté du 6/12/2008, et écrit par Benjamin Dessus, qui est, à mon avis, un des plus grands spécialistes du climat. Vous pouvez retrouver certains de ses articles sur un site, trop confidentiel, que je vous recommande particulièrement: http://www.rac-f.org/
Ce coefficient de chacun des gaz avec le CO2 varie au cours du temps. C'est ainsi que le GIEC propose aujourd'hui un coefficient 7 pour caractériser les effets sur le climat de l'émission d'un kilo de méthane par rapport à celle d'un kilo de CO2 sur une période de cinq cents ans, de 25 sur une période de cent ans et de 72 sur une période de vingt ans.
Très vite c'est le coefficient du méthane à cent ans qui est devenu la règle pour la plupart des décideurs, ignorants de sa variation rapide avec le temps. Ce gaz est alors apparu comme marginal par rapport au CO2, puisqu'il ne compte dans ces conditions que pour 15 % du total des émissions, loin derrière le CO2 crédité de 76 %. Le débat s'est donc focalisé sur le gaz carbonique.
Mais, si l'échéance 2030 devient primordiale, l'analyse change du tout au tout : sur la base du coefficient d'équivalence à vingt ans, les 360 millions de tonnes de méthane émises chaque année au niveau mondial ont un effet intégré d'ici à 2030 équivalent à 26 milliards de tonnes de CO2, autant que le CO2 émis par l'ensemble des énergies fossiles.
Pourquoi le mot même de méthane n'est-il même pas présent dans la loi post-Grenelle en discussion au Parlement ? Pourquoi le "paquet énergie climat" européen est-il si muet sur la question du méthane ? Pourquoi, à de rares exceptions près, la communauté scientifique reste-t-elle silencieuse ? Outre l'inertie propre à tous les systèmes lourds, du GIEC aux administrations nationales et internationales, on peut trouver quelques raisons à cette apathie dangereuse.
D'abord, la crainte de la communauté scientifique de brouiller le message qu'elle martèle depuis longtemps non sans difficulté et de voir l'action basculer vers la réduction des émissions de méthane au détriment de l'effort indispensable sur le CO2. Ensuite l'hostilité des tenants de la bourse internationale du carbone, qui mêle tous les gaz à effet de serre sur la base des coefficients d'équivalence à cent ans, de voir contester la pertinence du produit nouveau "la tonne équivalent CO2" qui promet aux financiers d'intéressantes spéculations.
Enfin, la résistance passive de tous ceux que cela arrange de limiter la lutte contre le changement climatique aux questions énergétiques, les promoteurs du nucléaire en tête et, inversement, la crainte du monde agricole, au Sud comme au Nord, de se voir soudain accusé de tous les maux... Sans compter qu'il est facile de culpabiliser le consommateur sur ses émissions de CO2 (sa voiture, son chauffage, etc.) mais plus difficile pour celles de méthane, dont la réduction suppose des actions collectives et engage donc la responsabilité politique...
LE PET DES VACHES
Est-il possible de réduire significativement les émissions de méthane ? La question reçoit en général une réponse facile : "Le méthane, c'est le pet des vaches et la culture du riz ; si vous y touchez, vous allez affamer le monde en développement." Alors que la rumination des animaux domestiques et la culture du riz ne comptent chacun que pour 15 % des émissions mondiales de méthane, moins que celles des décharges d'ordures ménagères (23 %) ou que les émissions fugitives du système énergétique (33 %).
En fait, le potentiel de réduction des émissions de méthane à horizon de vingt ans est de l'ordre de 30 %, dont plus des deux tiers dans le secteur énergétique et la gestion des déchets. Il est donc parfaitement possible d'engager à court terme des programmes ambitieux de réduction des émissions de méthane, la plupart du temps peu onéreux, en complément de l'action indispensable sur le CO2.
Il est crucial que l'Europe se mobilise rapidement sur cette question et la porte au niveau de la Convention climat en proposant de définir des objectifs séparés pour le gaz carbonique et le méthane. La présidence française de l'Europe tient une occasion unique, à la conférence de Poznan, de faire des propositions et d'engager le débat sur cette question majeure pour notre avenir proche.
Benjamin Dessus est ingénieur et économiste.
vendredi 12 décembre 2008
Revue de presse
Je tiens à préciser, suite à l'article d'hier:
- c'est en pleine responsabilité que j'ai demandé au Maire de démissionner (ainsi que sa majorité), bien que mon parti l'ait désigné en mars dernier pour conduire la liste des municipales. J'assume!
- bien entendu, ma position ne préjuge pas, comme je l'ai indiqué, d'une éventuelle culpabilité de Gérard Dalongeville. Mais, sur le plan politique, "trop, c'est trop!";
1- La Voix du Nord:
- Page régionale:
Pour Noël, la ville d'Hénin-Beaumont est « cuisinée » sauce financière
- Page locale:
Brigade financière : la charge de trop pour l'équipage héninois ?
2- Nord-Eclair
Page régionale:
Enquête et malaise
lundi 8 décembre 2008
J'ai honte!
Ces Musulmans, pour la plupart, sont morts pour la France et venaient des colonies françaises.
Au-delà de ce crime contre la mémoire de notre histoire, se profile malheureusement, aussi, un crime de l'intolérance.
Intolérance à l'égard de ce qui est différent de nous, de ce que nous pensons, de ce que nous vivons.
Quels que soient les auteurs de ces profanations, j'ai honte que nous en soyons encore à mépriser celui qui n'est ni chrétien, ni blanc ou français.
J'ai honte que le pays des Lumières puisse encore enfanter des racistes.
J'ai honte que nous puissions encore tolérer ceux qui propagent cette haine de l'autre, même si aujourd'hui, ils maquillent leurs vindicts et leurs amalgames contre ceux qui viendraient prendre le travail des Français et commettre la délinquance dont ils les rendent responsables, par des insinuations et des sous-entendus dont nous ne sommes pas dupes.
J'ai honte, et pourtant je suis agnostique, qu'aujourd'hui, croire en un Dieu puisse être une tare, parce que ce n'est pas le bon Dieu ou parce qu'on ne comprend pas une religion différente de la sienne.
J'ai honte parce que j'ai l'impression que cette spirale raciste ne semble pas avoir de fin...
A tous mes amis musulmans, sachez que nous continuerons notre combat pour tenter d'extraire de notre société, cette haine de l'autre.
A tous ceux qui luttent contre l'intolérance, croyants ou non, n'ayons pas peur de dénoncer ceux qui instillent le venin...Nous les connaissons, même s'ils avancent masqués en faux-républicains.