samedi 23 mai 2009

Retour sur "Le retour"



La fiction "Le Retour" m'a donné l'occasion d'évoquer quelques grands axes de ce à quoi pourrait ressembler HB, dans une vingtaine d'années.

Bien sûr, cela n'a rien d'exhaustif et cela mériterait un travail plus technique (avec des spécialistes: urbanistes, architectes, écologues, thermiciens, paysagistes, juristes...). J'ai été flou, par moment (exemple: l'emplacement des parkings), parce qu'il faut débat, cohérence, assistance technique avant plus de précisions. Bref, c'est du défrichage...

Ont donc été abordés les points suivants:



1- Les transports

- le tramway, dont on mesure bien l'importance dans l'avenir urbain d'HB; pour cette raison, je demande que l'on gèle toute décision sur le passage du tram à HB jusqu'à ce qu'une nouvelle municipalité, avec une vision d'avenir, puisse intervenir à bon escient. Rappelons la règle: chaque citoyen doit se trouver à moins de 500 m d'un moyen de transport en commun (les bus pouvant servir de rabattement vers le tram, par exemple).

Ajoutons que je propose une jonction HB/Douai.



- les transports doux et non polluants: vélos, véhicules propres, la marche...

- installer l'auto-partage et le vélo-partage

- la gare TGV/RER: TGV, comme 3ème gare de Lille (à la place du projet de Seclin) pour l'étranger; RER, comme navette rapide et cadencée vers Lille, à Sainte-Henriette;

2- Des réaménagements

- le parc public (rue E. Gruyelle), auquel il faudrait donner un nom, à transformer en jardin botanique (à but pédagogique, notamment).
- la rue E.Gruyelle: à réanimer, tout en la conservant comme artère commerciale;
- le passage sous-terrain à supprimer et dans le prolongement,
- le boulevard Schweitzer à transformer en artère verte (adieu la pub!);

3- Quartiers: nouveautés et transformations

- rénovation des quartiers de la future ex-gare: rues Salengro, Hugo, Rousseau, etc... dont il faut mettre en valeur les belles demeures assoupies...

- Darcy: le programme ANRU (en logement social) aurait permis de tout refaire à moindre coût! Espérons qu'il soit encore temps de rattraper le coup (c'est une des priorités de la nouvelle équipe);

- sujet à polémiques, mais nous avons quelques années pour en débattre: suppression en tout ou partie du centre commercial, pour construire un éco-quartier (mixité sociale).

- le nouvel éco-quartier au bas du terril Sainte-Henriette (mixité sociale, évidemment).

4- Les Places: des lieux de vie

- utiliser la friche de l'actuel gare, comme restaurant (Hôtel?), en empiétant sur la place. (le grand parking actuel pourrait être utilisé pour du logement). Tout autour de la place, des échoppes (alimentation par exemple), cafés, restaurants...

- place Carnot: rénovation de l'église, place aménagée en jardin artistique (sculptures, par exemple). En face, l'ilot Carnot serait à aménager en lieu citoyen (Agora), avec une halle alimentaire (marché permanent), tout en conservant, autour, le marché traditionnel.

- place de la République: place festive. Les cafés et restaurants pourraient y étendre leurs terrasses et on pourrait construire un kiosque à vocation musicale.

- place Wagon: comme indiqué dans le texte, elle pourrait devenir un lieu de mixité sociale et de loisirs.


5-Plusieurs remarques disparates:


- a été pris en compte le changement climatique, qui, pour notre territoire, pourrait être bénéfique (ce qui, malheureusement, ne sera pas le cas presque partout ailleurs!): l'élevation de la température moyenne d'au moins 1 degré (autant qu'en près de 2 siècles!) devrait nous apporter un climat particulièrement favorable: d'où beaucoup de lieux ouverts, d'espaces de fraîcheur, de places, de transports "plein air"...

- bien sûr, nous avons 20 ans (et plus...) pour faire tout cela! Il faudra résoudre, tout d'abord, d'abord les problèmes actuels (financiers, voirie, etc), mais la démarche est là et nous travaillons pour nos enfants et petits-enfants.

- j'évoque la possibilité de construire une grande communauté urbaine de Bruay à Douai (près de 700 000 habitants sur moins de 50 km) pour faire équilibre à la métropole lilloise. Pourquoi pas y inclure l'Arrageois, d'ailleurs?

- bien sûr, je n'ignore pas l'influence du Louvre-Lens: il faut y travailler spécifiquement;

- points importants à creuser: culture, sports, éducation, jeunesse, social, activités économiques et commerciales, etc...

- vous avez remarqué l'importance accordée au logement: l'emplacement privilégié d'HB (avec toute l'infrastructure de transport à venir), les projets d'avenir vont attirer une population nouvelle (à condition de baisser la fiscalité!);

- enfin place encore plus à l'imagination: un circuit gastronomique à travers tout le bassin minier! De quoi retenir, attirer les touristes, mais aussi pour nous!

C'est ce vaste programme sur lequel travaille "Espoir et Vérité" et qui sera mis à la disposition de tous, dans quelques jours, au fur et à mesure de son élaboration, sur un blog dédié: non seulement vous pourrez y contribuer, mais, en outre, ceux qui sont concernés pourront l'inclure, en tout ou partie, dans leur programme...


vendredi 22 mai 2009

Le retour (suite et fin)

Notre pèlerin "anonyme", après un détour par la cité Darcy, manifestement démolie, puis reconstruite en un éco-quartier exemplaire (dixit une plaque apposée à l'entrée), déposa son vélo devant la belle "église néo-byzantine Saint-Martin, ce monument historique rare dans la région, très longtemps négligé et aujourd'hui complètement rénové et mis en valeur (les premiers projets dataient de sa splendeur, mais en 8 ans il n'avait pu rien entreprendre...). "Il croisa ensuite des touristes anglais qui, venant de visiter le Louvre-Lens, en profitait pour découvrir HB avant de reprendre un train rapide pour Lille à Ste Henriette". Ils étaient allés le matin visiter Douai, le musée de la mine à Lewarde, avait assisté à un spectacle à l'Escapade et se promettait de revenir pour naviguer sur le canal de la Deule de Lens à Lille et d'écouter un concert au 9/9bis à Oignies; GD apprit également qu'un circuit gastromique entre Béthune et Douai avait beaucoup de succès auprès des étrangers, notamment les Japonais et les Anglais.

Cela le rendit nostalgique: les années étaient passées et, en 20 ans, la Communauté urbaine du Bassin Minier (de Bruay à Douai) s'était érigée en parfait pendant de celle de la Métropole lilloise: il aurait tellement voulu en être à l'origine!

Il traversa la Place Carnot au milieu des statues, reproductions de Giacometti, Brancusi et autres Calder, ainsi que d'artistes locaux...et se retrouva dans l'îlot Carnot transformé en jardin paysager, avec, au milieu, une halle alimentaire permanente, et tout autour (on était vendredi, jour de marché), des marchands forains à la mine réjouie. Il se rendit compte de la présence à l'arrière, d'un théâtre de plein air et releva que cette "Agora" était le lieu des réunions publiques de citoyens. Il s'aperçut que ce mélange d'Antiquité (l'Agora), de réminiscence orientale (l'Eglise) et de modernité (la Halle en verre) n'avait rien de disparate. Il ne fut pas surpris de voir, au bas des gradins du forum (son latin prit le pas sur les bribes grecques qu'il avait essayées de retenir), son ex-ami Georges, en compagnie de celui qui (GD ne le savait certes pas, à ce moment) était le dernier communiste du Bassin Minier, haraguant, de concert, la foule (en réalité, quelques jeunes alanguis sous les rayons du soleil): la constance du laïque et du marxiste l'émut l'espace d'un instant...

Il fit le grand tour et comprit que les voitures, bannies de ce centre ville, étaient garées, non loin de là, dans un parking souterrain, dont les issues permettaient de sortir rapidement de la ville.
La Place de la République lui sembla irréelle: les terrasses de café et de restaurants avaient pris la place des voitures et un orchestre, juché sur un kiosque en fer forgé qui lui rappelait les grilles de la place Stanislas à Nancy, déversait une musique d'ambiance douce et légère...

Il décida de reprendre le tramway, mais ne résista pas à aller jeter un coup d'oeil à la Place Wagon: il ne croyait pas qu'il fût possible de mêler jeunes et moins jeunes autour de fontaines jaillissant à plusieurs endroits et havres de fraîcheur, autour desquelles se rassemblaient joueurs d'échecs, internautes en réseaux, couples de tous âges, boulistes, lutteurs de Rokkakus (cerfs-volants de combat), jeunes admirant le mini-terril reconstitué...


Il fut hélé par un petit vieux qui lui rappela que, depuis son arrivée à HB, en provenance de Béthune, en 2005, après l'avoir combattu pendant 4 ans, il s'était jeté dans le challenge de faire d'Hénin-Beaumont le symbôle de la ville durable, au milieu d'un Bassin minier devenu, lui aussi, durable et marquant le renouveau et la fierté de ses habitants. Il lui fit part de son seul regret: que la place Wagon ne soit pas devenue un lieu célébrant les 4 éléments, mais il ne désespérait pas... parce que l'air (cerfs-volants), l'eau (les fontaines), la terre
(le terril) étaient présents; ne manquait plus que le feu...

GD se promit de revenir...


Qu'il semblait bon de vivre à Hénin...



Nota bene: merci à ceux qui m'ont donné quelques idées pour imaginer HB en 2030.

mercredi 20 mai 2009

Révocation du Maire

Nord Eclair et France Bleue font part d'une déclaration du Préfet, Pierre de Bousquet, hier, précisant qu'il avait proposé la révocation du Maire au Ministre de l'Intérieur. La révocation, rarissime, inévitable et attendue, fera l'objet d'un décret en Conseil des Ministres.

Rappelons que la révocation peut intervenir après le délai de 1 mois de suspension en cours qui échoit le 30 mai : si la révocation n'est pas intervenue, au 30 mai, gageons que la suspension sera reconduite, sinon la situation deviendrait ubuesque: le maire en exercice en prison...

Plusieurs situations possibles:

1- Le Conseil d'Etat annule les élections suite aux recours de D.Duquenne et S.Briois. De nouvelles élections auront lieu: voir, ci-dessous, cas A.

2- Le Tribunal Administratif de Lille fait droit aux demandes de MN Lienemann et D.Noël d'annuler les délibérations leur retirant leurs fonctions d'adjoints. En ce cas MNL redevient 1ère adjointe et exerce les fonctions du Maire, empêché, à la place de JB Deshayes. 2 solutions:

2-1: tout se passe bien et le conseil continue à fonctionner; le maire est révoqué et on élit le nouveau maire en son sein (voir cas B);
2-2: il y a des contestations au sein de l'équipe municipale et la situation est bloquée: il y aurait dissolution du conseil pour dysfonctionnement grave (impossibilité de voter des délibérations);

3- Si les 2 jugements ( séances prévus le 5 juin) laissent les choses en l'état: après la révocation, il y a élection du nouveau maire au sein du conseil municipal:voir cas B, ci-dessous

Pour résumer:

A- Il y a annulation des élections (cas 1) ou dissolution du Conseil Municipal (cas 2-2): une délégation provisoire est désignée par le Préfet pour gérer les affaires courantes et préparer les élections dans un délai de 2 mois.

B- On élit un nouveau maire au sein du CM (2-1 et 3). Pour cela il faut que le CM soit au complet. Si une liste démissionne en tout ou partie, l'assemblée ne pouvant être à 35, il ne peut y avoir d'élection du maire en son sein et le Conseil municipal est dissous; une délégation provisoire est nommée et on en revient au cas précédent.

Comme on le voit, il y aura des élections municipales. Dans quels délais?

- dans le cas A: cela pourrait être rapide et, même si le Préfet temporise pour ne pas à avoir à organiser un scrutin en août, les élections pourraient avoir lieu en septembre (fin du mois).

- dans le cas B: comme il y a le préalable de la séance du CM, les nouvelles élections pourraient avoir lieu, en octobre, avant les dates de vacances de la Toussaint ou juste après, en novembre:
voir cas A.

Le retour (suite)

Notre anonyme revint sur ses pas, profitant d'une jeune femme qui lui enseigna les vertus de l'autopartage (un véhicule partagé par tous, démarrant au moyen d'une carte de crédit). Repassant derrière le parc public pour atteindre la gare, il vit de loin une silhouette qu'il ne pouvait pas avoir oublié, et dont il se souvenait qu'elle habitait dans le quartier. Il changea de trottoir pour ne pas croiser l'individu, même s'il se souvenait de rencontres discrètes dans un parking de centre commercial; cet homme s'était acharné contre lui, mais, au moins, avait-il eu la satisfaction d'apprendre que son parti , honni, n'existait plus; après son chant du cygne, suite à sa propre déchéance. Disparue l'extrême-droite, comme lui-même avait disparu. De toutes les façons, l'autre n'avait même pas détourné son regard vers lui...

Il avait aimé ce quartier et, en revoyant ces rues Salengro, Barbusse, Victor Hugo transformées, il regretta de ne pas avoir fait rénover, lui-même, ces maisons bourgeoises, vieilles de plus d'un siècle et convergentes vers la gare. La gare, justement, il ne la trouva point! Elle aussi avait disparu, et à sa place, un restaurant pimpant neuf, devant lequel on dressait les tables et les parasols pour le déjeuner. Autour, des commerces alimentaires donnaient vie à un quartier autrefois délaissé...Mais la gare? Il s'en enquit auprès du serveur, disposant les assiettes et c'est comme s' il eut un coup de massue sur la tête: la gare avait été transférée près du terril Sainte-Henriette!

Il s'engouffra dans le premier tram venu pour vérifier les dires du restaurateur. En 5 minutes, en site propre et verdoyant, il se retrouva au pied du terril et ne put que constater que, non seulement la gare était bien là, mais qu'autour une animation grouillante régnait dans ce nouveau quartier. Il apprit, en regardant un plan, que convergeaient en cet endroit, les tramways, en provenance de Lens et Douai, mais aussi qu'un train rapide reliait, par cadencement, toutes les 5 minutes en heure de pointe, la ville, sur laquelle il régna pendant 8 ans, à la capitale régionale. Stupéfait, il découvrit qu'il s'agissait également d'un arrêt pour les TGV reliant Paris à Amsterdam et à Hambourg, via Cologne! Hénin-Beaumont, carrefour international!

Une nouvelle ville semblait s'être bâtie tout autour: un vieux panneau indiquait qu'il s'agissait d'un éco-quartier...des immeubles de 3 ou 4 étages, des maisons individuelles installées dans un écrin de verdure, sillonné par ceux qui se rendaient vers la gare, à pied ou en navette collective. Le terril majestueux et boisé surplombait le tout: rien n'indiquait que l'on se trouvait à proximité de l'autoroute. Il emprunta une des voies piétonnières et se retrouva sur une petite place où jouaient des enfants en attente de leurs parents faisant leurs courses dans les nombreuses échoppes ceinturant ce quasi terrain de jeux...Un monsieur juchait un jeune enfant sur le toboggan: il reconnut en lui le journaliste qui avait si souvent dénoncé ses errements passés. Ils croisèrent leurs regards et GD comprit qu'il était découvert, le journaliste étant probablement au courant de sa récente libération. Il fit le tour du quartier dont il évalua sommairement la population à 3 ou 4000 personnes. Une école et un collège le persuadèrent qu'il était en même temps en dehors et dans la ville d'Hénin.
Avec sa carte de crédit, il put s'emparer d'un vélo et rejoindre le centre ville


A suivre

mardi 19 mai 2009

Le retour

En ce 5 juin 2030, il déambulait dans cette rue Elie Gruyelle et n'en croyait pas ses yeux: plus de 20 ans qu'il n'était pas revenu et cette rue, si fantomatique naguère, était emplie de vie.

Trois jours qu'il était sorti de prison et GD (nous indiquerons seulement ses initiales afin de préserver son anonymat) ne s'était toujours pas fait à la réalité. Mais, ce jour, dans Hénin-Beaumont, il lui semblait qu'une fée avait, de sa baguette magique , transformé la rue du désespoir en rue de l'espoir. Des façades refaites, laissant souvent apparaître la brique locale, des vitrines aguichant le chaland, des trottoirs élargis, dont le macadam avait laissé place à un revêtement absorbant, des voitures électriques cheminant au milieu des vélos, il ne reconnaissait pas cette rue qui portait le nom d'un de ses prédécesseurs: il en profita pour sortir son
phonordine, ouvrit le GPS et constata, mi-attristé, mi-compréhensif, qu'aucune rue ne portait son nom; une recherche rapide sur l'appareil lui indiqua qu'il était bien le seul ancien maire à ne pas rester dans la mémoire des Héninois...A cet instant, le tramway qu'il n'avait pas vu arriver, manqua de l'accrocher et il ne dut son sauvetage qu'à l'anticipation d'un monsieur âgé: il le remercia et il fut tout surpris de reconnaître une personne qui avait travaillé avec lui, du temps où il était directeur de cabinet du maire de l'époque, et qui devint un adversaire politique acharné. Mais ce dernier ne le reconnut pas: sa barbe avait disparu et son grisonnement le rendait méconnaissable. Tant mieux, il ne tenait pas à ce qu'on sache sa présence. Son ex-opposant lui sourit, toujours aussi affable, s'enquit de son état, et le salua.

Il continua son chemin, fut heureux que les personnes, assises sur les bancs, devisant entre elles, ne lui prêtent attention, et se reposa quelques instants à l'ombre d'un palmier. Son regard enveloppa la rue dans son ensemble et il s'aperçut alors qu'elle était bordée de pleins de palmiers comme dans une ville du midi. Il comprit alors ce qu'avait produit ce fameux changement climatique: ses 20 ans d'incarcération l'avaient en quelque sorte sorti du monde réel, même s'il regardait de temps en temps l'immense écran de télevision fixé sur le mur de sa cellule: mais, souvent, il se réfugiait dans les films de ses 20 ans, ceux des années quatre-vingt-dix du siècle dernier.

Il reconnut le petit parc public qui ressemblait, maintenant, plus à un jardin botanique: un groupe d'enfants écoutaient les explications de leur maître qui leur parlait de biodiversité, de nécessité de préserver la nature, d'avenir incertain de la planète...Et soudain son regard se fixa sur une grand-mère, devant un landeau et qui promenait son regard des enfants vers lui: se put-il qu'elle l'ait reconnu? Après tout, elle était un peu plus âgée que lui, et ils s'étaient souvent rencontrés, non seulement comme élus municipaux, mais également lorsqu'elle était Directrice d'école. Leurs regards se croisèrent un instant, puis elle fixa, à nouveau, les enfants, fronçant les sourcils, pour mieux se souvenir.

Il fit demi-tour rapidement avant qu'elle ne recouvrit la mémoire, se dépêcha et fut interloqué de voir que le fameux souterrain qui menait vers le Boulevard Schweitzer avait été remplacé par un rond-point abondamment planté. A proximité, il héla un taxi collectif et grande fut sa surprise, quand il demanda si le véhicule se rendait au Centre Commercial, de se voir répondre: "vous voulez dire au Parc?". Le boulevard, qu'il avait connu bordé de locaux commerciaux plus ou moins délabrés, et de panneaux publicitaires disparates, accrocheurs et sans âme, était devenu une large allée, bordée de haies et d'arbustes, qui sous ce soleil de printemps, offrait aux promeneurs et aux cyclistes, un peu d'ombre. La nature devenait de plus en plus dense, et à l'endroit où il s'attendait à voir surgir le centre commercial, tout un village en bois se lovait dans un véritable havre de paix. La circulation étant interdite dans ce parc résidentiel, le taxi le déposa à l'entrée, près d'autres véhicules indiqués comme "autopartage", et de vélos. Les enfants gambadaient, les chiens se reposaient sous un tilleul et notre visiteur se demanda où les gens pouvaient bien faire leurs courses et ce qu'ils faisaient maintenant le samedi, sans centre commercial où se promener.


A suivre

lundi 18 mai 2009

Grippe : l'OMS en fait-elle trop ?


LEMONDE.FR | 18.05.09

aris, septembre 2009. Des réservistes de l'armée patrouillent sur les Champs-Elysées, les frontières de l'Hexagone sont fermées, les aéroports placés en quarantaine. En ce mois de rentrée, les rues paraissent anormalement calmes. Des millions de salariés ont été invités à travailler à domicile, les transports publics tournent au ralenti, les écoliers, les collégiens et les lycéens ont repris les cours, mais chez eux : sur France 5, des vidéos préenregistrées remplacent les professeurs, priés d'éviter les établissements scolaires. Ces derniers ont d'ailleurs été transformés en hôpitaux de fortune, pour faire face à l'afflux de malades. Cela va sans dire, la tournée d'adieux de Johnny Hallyday est annulée, comme tous les spectacles et manifestations publiques prévus sur le territoire national.


Scénario catastrophe sorti des esprits pervers des scénaristes d'Hollywood ? Conséquences d'une attaque massive d'Al-Qaida ? Non, cette France paralysée et sous haute tension a simplement été placée en état d'alerte pandémique de niveau six, et tente de faire face à la menace d'une propagation massive du virus de la grippe porcine.

L'adoption de ces mesures drastiques n'a rien d'automatique. Elles doivent être prises au cas par cas, par une cellule interministérielle de crise. L'objectif : assurer, dans un pays fortement touché par une épidémie, la continuité de l'État, de la vie sociale et de l'activité économique. Toutes ces mesures sont contenues dans le document rédigé par le Secrétariat général de la défense nationale, un service qui dépend du premier ministre et a été chargé de doter la France d'un plan anti-pandémie grippale "applicable à toute souche grippale, quelle qu'en soit l'origine". Une première version a été établie en 2004 pour préparer le pays à une pandémie grippale d'origine aviaire. La quatrième édition du plan a été publiée le 20 février. C'est elle qui priverait Johnny Hallyday de concerts et renverrait les écoliers devant la télévision.

Les sept phases prévues dans le document correspondent aux étapes de l'Organisation mondiale de la santé – la septième correspondant, dans les deux cas, à la fin de la pandémie. La France, signataire d'un Règlement sanitaire international assez peu contraignant, n'a pas l'obligation d'adopter les mêmes niveaux d'alerte que l'OMS. Mais, depuis l'apparition du virus, elle l'a toujours fait. Si l'OMS passe en niveau six – celui d'une pandémie déclarée – la France, selon toutes vraisemblance, suivra le mouvement.

"PANIQUE INUTILE"

Réunis à l'occasion de l'assemblé annuelle de l'organisation, lundi 18 mai, les experts de l'OMS ont décidé de maintenir leur alerte au niveau cinq – celui d'une pandémie "imminente". L'OMS passe au niveau six lorsque le virus se transmet de façon soutenue dans plus d'une région définie. En théorie, l'évolution récente de la maladie au Japon, où un foyer autonome du virus semble se développer, pourrait justifier un passage au niveau six.

Seulement voilà, les soixante-quatorze morts recensés depuis l'apparition du virus, il y a un mois, justifient-ils de faire tourner la planète au ralenti ? Margaret Chan, numéro un de l'OMS, l'a reconnu dans une interview accordée lundi au quotidien espagnol El Pais : "Lorsque nous annoncerons que nous passons au niveau six, cela provoquera une panique inutile."

Cette inquiétude est partagée par plusieurs pays membres de l'organisation, qui craignent de devoir prendre des mesures de vigilance trop lourdes à supporter. La Grande-Bretagne, le Japon ou la Chine ont demandé à l'OMS plus de "flexibilité" dans ses décisions. La plupart des pays développés ont des plans similaires au plan français et leur mise en place aurait des conséquences économiques et sociales disproportionnées au vu de la gravité de la crise.

C'est justement la question de la "gravité" de la maladie qui est cœur du débat, explique Aphaluck Bhatiasevi, porte-parole de l'OMS, au Monde.fr : "C'est vrai que l'OMS ne prend en compte que la façon dont le virus se répand pour déterminer son niveau d'alerte. Nous ne pouvons pas faire autrement, le degré de gravité est un critère subjectif, qui varie selon les pays. Tous n'ont pas le même nombre de morts. Et les pays du Sud, qui ont une population plus vulnérable, sont favorables au maintien des critères actuels." L'organisation, par la bouche de Mme Bhatiasevi, se dit toutefois "disposée à étudier la requête des Britanniques, des Chinois et des Japonais et à prendre une décision rapidement". Toutefois, assure-t-on, la décision de maintenir le niveau d'alerte à cinq n'a rien à voir avec d'éventuelles pressions de certains membres.

Reste que le virus est toujours considéré comme hautement dangereux. Lundi, devant l'Assemblée des 193 Etats membres de l'organisation, Mme Chan a lancé une ferme mise en garde. "Le virus nous a peut-être accordé un répit, mais nous ne savons pas pour combien de temps. Personne ne sait s'il ne s'agit pas du calme avant la tempête", a-t-elle insisté. "Nous avons toutes les raisons de craindre des interactions du nouveau virus A(H1N1) avec d'autres virus", a-t-elle averti, en évoquant la possibilité d'un échange de gènes avec le virus de la grippe aviaire "aujourd'hui solidement établi chez les volailles dans plusieurs pays". Une interaction pourrait donner naissance à un virus aussi contagieux que le A(H1N1) d'origine porcine et aussi virulent que le A(H5N1) aviaire.


Benoît Vitkine


dimanche 17 mai 2009

Précisions

Quelques réflexions ou réponses à des questions directes ou indirectes.

1- Georges Bouquillon (Alliance Républicaine et fidèle soutien de Daniel Duquenne) s'interrogeait sur l'opportunité de parler de la Présidence de la CAHC, alors que GD est toujours maire; le même GB faisait remarquer, que, peut-être, le maire allait revenir. Bon sens? Prudence? Provocation? Et bien tant pis, je réponds fermement ceci:

- il est certain que GD ne reviendra jamais sur la scène politique;
- il y aura des élections, presque sûrement avant la fin de l'année (plutôt septembre/octobre, pour des raisons maintes fois expliquées);
- il y aura donc une nouvelle munipalité qui désignera 9 délégués à la CAHC; ces délégués, par leur vote, peuvent confirmer le Président actuel ou en changer;
- ceux qui composeront la nouvelle majorité se seront mis d'accord sur une position à prendre, dans ce cas, lors de la conclusion des accords électoraux préalables à une alliance. Si ce n'était pas le cas, cela serait ne pas faire preuve de responsabilité.
Ce qui veut dire, mon cher Georges, que c'est un sujet à aborder rapidement entre alliés du 1er ou second tour, quels qu'ils soient. Et donc, que préalablement, il ne sert à rien déluder le sujet et autant en discuter publiquement (notamment sur les blogs).

2- Le Modem, par l'intermédiaire de Patrick Piret, se posait la question de savoir s'il était bon, on parle toujours de la CAHC, de revenir à la stratégie de décision d'avant mars 2008, c'est à dire celle où les délibérations se prennent par consensus, ou bien continuer comme aujourd'hui avec le système de groupes politiques votant en bloc. J'avais indiqué ma préférence pour la seconde solution, parce que je pense que, le moment venu, il ne faudra pas se déchirer sur des sujets pareils (pas de "déstabilisation" de la CAHC), mais aussi parce que le premier système peut coûter cher, la recherche de consensus imposant des contreparties, d'une part, et "tiédit" les décisions, d'autre part. Je prendrai un seul exemple: les communistes ne sont pas d'accord sur une subvention de la CAHC pour le projet Louvre-Lens. Dans le système Facon, pour amener le PC à voter pour, il aurait fallu offrir quelques contreparties aux communes communistes. Dans le système actuel, le groupe PS a décidé d'apporter son soutien à cette aide, sans le OK des collègues PC. Le cas est, bien entendu, caricatural et l'on peut imaginer d'autres solutions intermédiaires. Mais le consensus mou n'a jamais permis d'avancer efficacement...

Par contre, il y a peut-être une 3ème solution, nulle part appliquée, mais qui mériterait que l'on se penche dessus: laisser la liberté de vote à tous les délégués...

3- Dans un commentaire paru sur le blog du Modem et repris sur le mien, un scénario de "politique fiction" était suggéré, et on me demandait ce que j'en pensais. Vous pouvez trouver ce scénario sous l'article précedent et je le résume ainsi: j'essayerais de me faire désigner par le PS pour rassembler tous les républicains (l'accord avec l'AR serait déjà acté). Pour cela je disposerais du soutien de Stella Duneufjardin, conseillère régionale, grande amie de JP Corbisez ...
Sachant que je ne peux m'exprimer pour ma collègue, et que JPC peut difficilement sortir de son rôle de neutralité, et qu'il est tenu par les décisions du PS, je ne peux dire que ceci:

- il n'y aucun accord entre l'AR et moi-même;
- j'ai toujours dit que le noyau dur (et, en cela, le commentaire est exact) de l'union des républicains passait par un accord entre l'AR et le PS;
- le PS national, sur proposition de la fédération du 62, décidera de qui il propose comme tête de liste: normalement, il doit tenir compte de l'avis des militants locaux, mais...,
- quant à moi, j'ai, aussi, toujours dit que je n'irais pas sur une liste "suicidaire", dont la tête de liste désignée serait manifestement rejetée par les habitants. Par exemple, puiqu'un message d'un Anonyme signalait qu'Albert Facon "aurait fait connaître sa volonté de "sauver"Hénin, s'estimant le seul à pouvoir le faire...", je peux dire que, outre que je ne pense pas que A. Facon ait pu faire une telle déclaration même si elle provient "d'une source bien informée", une telle candidature, imposée par le PS, tout le monde le sait, est vouée à l'échec. Dans ce cas improbable, je ne participerais pas à une telle liste...

samedi 16 mai 2009

Pêle-mêle

1- Après les dizaines de milliards de dollars que Barack Obama a décidé de consacrer aux énergies renouvelables (sans compter l'aide privée) et qui constituent, au-delà des bienfaits pour la planète, un formidable levier pour relancer l'économie états-unienne, le milliard et demi d'euros que JL Borloo annonce comme investissement sur 3 ans en matière de photovoltaïque paraît largement dérisoire.
Comme d'habitude, les effets d'annonce priment. Alors que les 270 mesures prévues par le Grenelle de l'environnement ont du mal à se mettre en place, le ministre nous annonce que, d'ici 2020, 440 milliards d'euros devraient être dépensés (par qui?). Sur 2009-2011, 19 milliards ont été programmés et 7,3 milliards engagés: on voit bien que ce n'est pas très bien parti, alors que les tiroirs des collectivités sont pleins de projets... Et les promesses du développement durable dans les programmes ANRU du même ministre, restent en travers de la gorge de beaucoup... Quand aux 535 000 emplois annoncés pour 2020, ils montrent bien l'insuffisance, même des effets d'annonces....
Même surprise du côté de la biodiversité: 23 milliards pour 2020, mais 162 millions seront dépensés jusqu'en 2011!

2- On ne peut que féliciter la CAHC et le Lycée Pasteur pour l'organisation du Salon des énergies renouvelables de ce jour. Outre l'aide technique du Lycée et celle des élèves, l'Agglo, en pointe, en ce domaine, depuis quelques années, accélère ses initiatives. Nous aurons l'occasion d'en reparler, à l'occasion du Plan climat territorial. Si Monsieur Borloo investit peu jusque 2011, probablement avec l'argument qu'il faut laisser le temps aux projets de remonter, je peux vous dire que le NPDC est prêt, à lui tout seul, à utiliser, sur son territoire, l'enveloppe prévue pour toute la France, et je pense qu'il en est de même dans les 21 autres régions!

3- Le Racing Club de Lens de retour en Ligue 1: une excellente nouvelle, même si je suis déçu par une saison en-deça du potentiel de la valeur des joueurs. L'essentiel est là, mais il va en falloir des changements pour bien figurer l'an prochain...
J'en profite pour faire 2 suggestions:

- vu les problèmes financiers des équipes de foot masculines et féminine héninoises (la dernière évoluant au plus haut niveau...), un rapprochement avec Lens devrait pouvoir être négocié: par exemple, "mise en couveuse de jeunes joueurs" (je l'ai fait lorsque je fus Président du Stade Béthunois, il y a presque 20 ans), ou mise en valeur de l'équipe féminine en association avec le RCL (je suis à la disposition du Président pour échanger sur le sujet).

- pour la saison prochaine, je propose que l'on installe un écran géant dans une salle municipale pour retransmettre les matchs du RCL. Les frais seront minimes si l'on joue la carte du sponsoring...

Bien sûr je n'oublie pas les autres sports, dont ceux de haut niveau, à Hénin (gymnastique, escrime...), pour lesquels les problèmes financiers sont énormes: là aussi un peu d'imagination des uns et des autres doivent permettre de trouver des solutions, et notamment pour nos jeunes...

4- Puisque l'on parle de sports, je crois que beaucoup ont été choqués par les propos du 1er adjoint, JB Deshayes, rapportés ce jour par La Voix du Nord, au sujet du basket, lui aussi en difficulté : "On voit que M. Philippe est un nouveau président. C'est l'Office municipal des sports qui décide des subventions". 2 phrases indignes d'un "faisant office de maire"! Quel mépris pour le Président du basket et pour le Conseil Municipal (réduit à un rôle de faire-valoir)...

vendredi 15 mai 2009

Pastichons (2)




Je rappelle que ces pastiches n’ont pas la prétention de refléter les idées politiques des uns et des autres, mais de grossir certains traits. Ils sont tous de la même longueur avec 3 commentaires, et concernent tous le même évènement.
Après le FN et le Modem, voici le PC ...


3-A la façon du PCF





Le blog de la section d'Hénin-Beaumont du Parti Communiste Français


Par ce beau dimanche, David Noël et les militants communistes héninois étaient sur le terrain et ont assisté à l’inauguration de la fête foraine. Ils ont pu apprécier la diversité des manèges pour enfants, mais ne se sont pas risqués sur ceux pour adultes.
Ils ont dégusté les produits habituels qui font le régal de tous, dans ce type de manifestation : barbes à papa, nougats, croustillons et autres pommes d’amour.

Ils ont seulement regretté les prix de plus en plus élevés, alors que le pouvoir d’achat des Français diminuent, tout cela à cause de la politique inégalitaire du gouvernement Sarkozy, qui privilégie les riches et laisse tomber les plus pauvres ! Le Parti communiste dénonce le bouclier fiscal et les dividendes honteux versés aux actionnaires !


Etaient présents à la fête : Jean-Bernard Deshayes, premier adjoint en remplacement du maire suspendu et incarcéré pour détournement de fonds publics, faux en écriture et corruption, qui était entouré des élus de la majorité : Roger Lenfle et Jean-Pierre Wirtgen, vice-présidents de la CAHC, Annick Genty, Claude Duberger, Guy Creuze, Jean-Marc Legrand, Maryline Carlone et Richard Gonzalès, adjoints au Maire, Micheline Rudi et Yves Martel, conseillers municipaux.

Parmi les autres forces politiques, on notait la présence Pascal Wallerand pour Debout La République, Christine Coget du Modem, Daniel Duquenne et Georges Bouquillon (Alliance Républicaine), Pierre Ferrari et Anne-Sophie Taszarek pour le MJS.

Une bien belle journée !

par David NOËL publié dans : Inaugurations communauté : Parti Communiste Français


Commentaires :



JACKUSE Says:
15 mai 2009 at 13:08

heureusement que le ridicule ne tue plus,sinon mr ALPERN serait mort.
lors de sa premiére réunion,ils étaient 3 dont lui.
amélioration pour la deuxieme,ils étaient 5,dont lui et 2 U.M.P
perséverez…..dans 20 ans ,vous serez à 35 pour faire une liste.
félicitation pour un homme de gauche ex P.S et ex VERT,la majorité de vos réunions publiques étant de droite,j’y vois une ouverture.pourquoi pas vous inscrire à ce parti qui semble vous porter interet et qui manque énormement de troupe.en plus l U.M.P à HENIN-BEAUMONT,a un avantage,c’est qu’il appelle à voter socialiste au 2é tour,ce qui pourrait vous ravir.je vous invite donc à faire une liste avec l’excellent MR. BOCQUET…



15 mai 2009 at 18:49

JACKUSE Says:
réponse à alain alpern
à rolande
et à cerise,
celui qui ment n’est pas celui qu’on croit.je vous invite à vous rendre sur le blog d’alain alpern à la date du 24 mars 2009.il nous indique qu’il invente avec quelque amis”vérité et espoir”.c’est donc sa premiere réunion,je suppose qu’il ne l’a pas fait seul…..
dans “autant vous le dire” de la voix du nord du 13/05/2009,nous apprenons qu’il fait une réunion(donc la deuxieme) dans un café à l’ombre de l’église st martin,soit “l’univers” pour les non-avertis ou pour les émigrés, POUR RAISON PROFESSIONNELLE , comme CIMARES.en rentrant de mon travail,j’ai vu mr boquet et un de ses acolytes,assis à sa table.(soit 2 U.M.P,sur 5).apres le F.N. ,on fricote avec un vert-p.s) bin voyons.
j’accepterais donc les excuses de ce trio de corbeaux baveurs,bien volontier.j’invite donc mr alain alpern a retourné à béthune,ville dans laquelle il a déja sévi pour le malheur des habitants



15 mai 2009 at 19:49

CIMARES Says:

Et si,tout simplement, une majorité des Français appréciait le courage de N Sarkozy à aller à la rencontre de l'évènement. l'individu en tant que tel énerve singulièrement d'autant qu'il est le prototype de la droite en action... mais chacun comprend qu'il cherche à trouver des solutions. Il y a donc à droite un réel dynamisme qu'on a du mal à discerner à gauche.
Ah oui, je n’habite pas Hénin-Beaumont, et je n’ai pas pu voir M.Bocquet (qui ne me semble pas être un adhérent de l’UMP), en rentrant de mon travail, pour des raisons professionnelles ( !). Il est vrai que je suis un émigré, et je ne connais pas le café en question…

Par contre j'ai lu ceci sur le blog de M.Alpern, en date du 9/5/09:

Je rappelle que, lundi à 18H30, le groupe de travail "Vérité et Espoir"se réunit, pour la première fois.




A suivre

jeudi 14 mai 2009

Séance du Conseil Régional du 14/05/09



4 délibérations très importantes ont été votées, ce jour. Le Conseil Régional, dans son rôle de « bouclier social », a voté, presque à l’unanimité, des mesures de protection pour les salariés victimes de la crise.


1- Création du Contrat de Reclassement Personnalisé régional

La Région a souhaité renforcé la protection des salariés licenciés pour motif économique..
Rappelons qu’il existe au plan national, 2 conventions :

- le contrat de transition professionnel (CTP) qui garantit une formation, un accompagnement renforcé et une garantie de salaire pendant 12 mois à 80% du dernier revenu brut. Applicable, jusqu’à présent, seulement sur les 3 territoires UMP de la Région (Valenciennes, Arras et Douai, ce dernier venant d’être étendu au bassin d’emploi Hénin-Carvin, ce qui a permis d’en faire bénéficier Mécastamp), mais depuis très récemment sur Roubaix-Tourcoing. Ce CTP aurait permis à 70% de ses bénéficiaires de retrouver un emploi.

- Le contrat de reclassement personnalisé (CRP), applicable sur les 11 autres bassins d’emploi de notre région, permet de suivre une formation et le bénéficiaire perçoit 80% de son ancien salaire pendant 8 mois, puis, pendant 4 mois, 70%..

Le CRP régional a pour but de mettre le CRP au niveau du CTP, en permettant un accueil personnalisé, et une indemnisation supplémentaire de 10 % pendant les 4 derniers mois. Pour 2009, on estime que ce contrat touchera 5000 personnes et coûtera 2 819 500 €.

2- Signature par le Conseil Régional du Pacte Régional de Continuité professionnelle.

Pacte signé par tous les partenaires sociaux (salariés et employeurs), la Région et l’Etat (ces 2 derniers en étant à l’initiative).
L’ensemble des signataires met ses compétences en commun sur l’anticipation et l’accompagnement volontariste du développement économique au bénéfice des entreprises et des salariés.
La contribution du CR s’élève à 7 millions (dont 3 690 000€ de nouveaux financements, notamment pour la formation).

La Région était jusqu’à présent compétente pour la formation des personnes au chômage. En décidant de participer de façon importante à la formation des salariés, elle franchit une nouvelle étape, que les circonstances économiques imposent.

3- Signature d’ un protocole d’accord sur le projet ADEC (Actions de développement des emplois et compétences) sur la Vente à distance

Ce protocole sera signé par l’Etat, Lille Métropole Communauté Urbaine, le Conseil Régional, et la profession de la Vente à Distance en NPDC.

Il traduit la volonté des contractants d’être présents aux côté des entreprises et des salariés de la profession (12 000 emplois directs), dans les mutations structurelles qu’ils rencontrent et dont ils doivent anticiper les effets afin de maintenir leur position de leader sur le marché de la vente à distance (2 volets : le développement économique et la valorisation du capital humain).

Le même type de protocole a été proposé au secteur automobile, qui, pour l’instant, a refusé.

3- Pour permettre de créer 3 000 emplois, dans le domaine de léconomie sociale et solidaire, le Conseil Régional décide de réserver 5 000 000 d’euros à cet effet.



2 informations complémentaires :

- Devant les questions pressantes des conseillers régionaux, sur les 13 000 intérimaires sans travail et qui, jusqu’à présent ont servi aux Entreprises de variable d’ajustement de l’emploi, l’Etat a informé qu’il a mis en place une plate-forme pour le secteur automobile, chargée de les accompagner. On espère que cette plate-forme sera étendue à d’autres domaines.

- Le Préfet et le Directeur régional de la Banque de France nous ont confirmé les annonces qui seront faites demain, à savoir : la situation économique s’est encore dégradée en avril, avec 2 très petites lueurs d’espoir : le niveau des commandes ne diminue plus, les prévisions des chefs d’entreprises sont, pour le 1ère fois depuis longtemps, en redressement.

Mais, prudence...

mercredi 13 mai 2009

Séance plenière du Conseil Régional 13-05-09

La séance de ce jour était consacrée à 3 sujets:

1- Le Plan Forêt (dans le cadre du schéma régional Trame verte et bleue).

Avec 90 000 ha de couverture forestière, le Nord Pas-de-Calais est aujourd'hui la région la moins boisée de France (7% de la superficie contre 28% en moyenne nationale).

Le Conseil Régional propose un plan très volontaire d'extension des zones boisées et forestières, pour atteindre à terme un doublement du taux de boisement. Ce plan pourrait avoir un véritable impact dans la lisibilité du paysage régional dès 2020 et palpable à partir de 2050 dans l'économie régionale

5 finalités:
- reconquête des espaces pour la biodiversité;
- participation à l'épuration de l'air, de l'eau, des sols et à la lutte contre les changements climatiques;
- aménagement équilibré entre zones urbanisées, agriculture, forêts et autres espaces naturels;
- renforcement de la filière bois (construction et énergie);
- espaces de promenade et de loisirs.

Une conférence régionale associant tous les acteurs devrait dégager des orientations stratégiques en répondant aux questions suivantes:
- où et comment rendre les terrains disponibles?
- qui va planter, entretenir et gérer?
- Quels financements?

2- Les canaux secondaires

L'État n'ayant plus les moyens de gérer correctement les canaux secondaires, le Conseil régional se propose de participer aux financements bien identifiés et portés par des collectivités (tourisme, transports...).

3- La Directive Régionale d'Aménagement "Maîtrise de la Périurbanisation" (il s'agit pour l'instant d'une proposition).

La périurbanisation désigne 2 modes d'urbanisation non durable (à noter que le NPDC est la 2ème région la plus urbanisée de France):
- un déploiement à grande échelle, principalement résidentiel, généré par une agglomération, mais localisé dans des espaces en discontinuité spatiale avec celle-ci (communes de 2ème ou 3ème couronne)

- un étalement urbain

Les conséquences indésirables sont très nombreuses: : consommation foncière au dépens des espaces naturels et agricoles (3500 ha de terres agricoles en moins chaque année), priorité du mode routier (consommation d'énergie), coût d'extension des réseaux publics, dégradation de la qualité de vie et patrimoniale des plus éloignés, perte de mixité sociale, éloignement des ménages les plus fragiles économiquement, etc.

La DRA envisage, en l'absence, pour l'instant, d'obligation législative de mise en conformité des SCOT (et des PLU) avec le schéma d'aménagement du Territoire mis en place par la Région, d'amener les collectivités territoriales disposant de compétences réglementaires, et les autres collectivités et institutions concourrant à l'aménagement du territoire, à se mettre d'accord sur un engagement de progrès. Cet engagement respectera:
- des valeurs communes appelées "biens communs" (enjeux climatiques et environnementaux, intégration sociale)
- le bien-être collectif et individuel ( à travers de nouveaux espaces urbains)

4 objectifs:

- Favoriser la densification et le renouvellement de la trame urbaine des villes, bourgs et villages pour limiter l'extension urbaine;

- organiser l'armature urbaine autour des réseaux de transport en commun;

- proposer au sein des agglomérations une offre urbaine plus attractive et socialement accessible;

- proposer aux territoires ruraux un autre avenir que le périurbain;


Nous aurons l'occasion de revenir sur cette évolution vers une cohérence entre les grandes options régionales et les politiques réglementaires des collectivités territoriales. Dit plus crûment: les financeurs institutionnels veulent bien continuer à s'engager, à condition que les règles d'aménagement du territoire, à travers les différents schémas régionaux (économiques, formation, touristique, environnementaux, etc...), soient respectées (ex: pas de constructions en zone humide, éviter les habitations loin des transports en commun).

On voit combien l'avenir d'Hénin est concerné dans l'hypothèse où on repense l'urbanisme (et à très court terme, le passage du tramway doit être réfléchi en ce sens). On voit ainsi les dégâts causés par l'insensé aménagement industriel et commercial autour de Beaumont...

Bien sûr, ceci n'est qu'une synthèse. Si vous souhaitez en savoir davantage et échanger, vous pouvez me contacter et nous organiserons une séance de travail autour de ces sujets (alainalpern@gmail.com).

mardi 12 mai 2009

Discriminations à la CAHC

L'Agglo d'Hénin-Carvin a eu l'excellente idée d'abriter, ce jour, un Forum: "Lutte contre les discriminations et pour l'égalité des droits", organisé par l'Association pour le Développement Interculturel (ADI), la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et l'association Pupilles de l'Enseignement Public (PEP)

Rappelons une définition du mot discrimination: "inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, comme l'origine, le sexe, le handicap, etc, dans un domaine visé par la loi, comme l'emploi, le logement, l'éducation, etc..."

A cette occasion, j'ai fait 3 propositions à la CAHC, basées sur notre devise républicaine:

1- Liberté: les résidents étrangers non communautaires (non-union européenne) ne peuvent voter aux élections municipales.
A partir du territoire de la CAHC, soyons le fer de lance d'une action de pression auprès des pouvoirs publics et du Parlement français pour faire adopter une législation sur le sujet (pétitions, pression, initiatives auprès des parlementaires...). Le fait qu'un territoire, suivi par un département, puis une région, puis d'autres collectivités mobilise les populations, pourrait constituer une lame de fond pour faire évoluer une législation rétrograde.


2- Egalité: malgré l'énorme travail effectué par les associations et les institutions, malgré la création de la Halde, beaucoup reste à faire et notamment un travail de proximité au plus près des victimes.
Créons un conseil consultatif territorial, placé auprès de la CAHC, et qui soit un observatoire des discriminations locales. Il serait composé des différents partenaires déjà mobilisés, de jeunes et d'élus locaux (les 14 communes de la CAHC désignant chacune un élu délégué en la matière). Un rapport annuel serait adressé à l'Agglo. L'objectif étant la sensibilisation des citoyens et des entreprises.

3- Fraternité: une des causes les plus importantes des discriminations est la méconnaissance de l'autre, de sa spécificité et de sa diversité
La CAHC pourrait organiser annuellement la journée de la Fraternité: on peut imaginer que, ce jour-là, se réunissent, les citoyens, les victimes de discriminations autour de stands, d'animations, de débats et d'un banquet républicain (chaque participant apportant un plat à partager, en toute fraternité...). Cette journée pourrait avoir lieu le 14 juillet, jour oh combien symbolique de la République!

Un courrier en ce sens est adressé au Président de la CAHC, pour lui confirmer mes propositions faites publiquement, ce jour.

lundi 11 mai 2009

Glanés ce 11 mai au soir...

Des échanges fructueux avec quelques amis (qui se reconnaîtront), j'ai tiré ceci:

- à force de dire qu'il manque des cadres en Mairie, on pourrait penser que c'est la qualité du personnel qui est visée. Il n'en est rien, bien sûr: est mise en cause, simplement, la non-gestion des agents depuis des années! Une analyse des besoins de formation de chacun, un climat de confiance à restaurer, un encadrement près des gens, devraient suffire, pour que, dès le changement de l'équipe municipale effectué, motivation, service aux citoyens et efficacité soient de nouveau à l'ordre du jour.

- on se demandait pourquoi la Procureure de Béthune avait été si prolixe lors de la mise en examen de GD. Par exemple, le fait qu'elle précise, ce qui n'est pas habituel, que l'on avait trouvé 13 000 euros dans un coffre caché dans le bureau du Maire, en avait surpris plus d'un! Ces détails ont-ils été donnés pour masquer la vérité? La somme trouvée ne serait-elle pas beaucoup plus importante, et l'on aurait voulu, ainsi, éviter un mouvement de révolte (de révolution?) de citoyens-contribuables en colère?
De toutes les façons, l'annonce de l'augmentation des taux d'imposition risque d'être également un détonateur du même acabit. Nous l'annoncera-t-on autour du 15 août, dans la moiteur de l'été, afin qu'elle passe inaperçue?

- peu de gens ont noté que lors du 1er mai, la manifestation parisienne du FN n'aurait recueilli que 1200 personnes au lieu des 10 000 habituellement présentes... Du souci pour JM Le Pen, qui doit déjà faire face à la scission de C. Lang... Si, effectivement, les listes FN ne dépassaient pas 3 % (minimum pour être remboursé de certains frais) aux Européennes du 7 juin, les finances, déjà mal en point, du parti risquent gros...

Pastichons (1)

Un peu d'humour ne faisant pas de mal, j'ai tenté de pasticher chaque blog héninois en relatant un même évènement, à la façon de chacun d'entre eux, commentaires compris (le plus souvent réels): il s'agit de l'inauguration de la fête foraine (sujet oh combien neutre!). Loisir à chacun de vérifier l'adéquation du ton, en allant consulter les différents vrais blogs...

1- A la manière du FN

" Marine Le Pen et Steeve Briois se sont rendus à l'inauguration de la fête foraine ce samedi. Marine et Steeve savent combien les Héninoises et les Héninois leur font confiance, parce que, depuis 2001, le FN a toujours dénoncé les malversations de G.Dalongeville. On a pu mesurer l'extraordinaire succès de Marine: des habitants qui veulent se faire photographier en sa présence, qui lui disent que seul le FN ne s'est pas compromis et a toujours su dire la vérité. Steeve, Héninois depuis toujours, avait un mot gentil pour chacun, et l'on sentait bien qu'il était dans la peau d'un futur maire. Vous verrez, ci-dessous, les photos de l'accueil convivial et chaleureux de nos concitoyens.
Dans la foule, beaucoup nous ont dit tout le mal qu'ils pensaient de Christine Coget, et nous avons mesuré combien elle n'était pas aimée dans le quartier de son école, où elle a réalisé son plus mauvais score lors des dernières élections. Quelle différence avec Marine, qui, elle, sait se mettre au service des gens: cela se lisait dans les yeux de ceux que nous croisions.
Nous avons eu également beaucoup de remarques sur MN Lienemann, responsable et complice du Maire: après Athis-Mons, Béthune, Bruxelles, Lille, elle n'a pas beaucoup été présente dans les conseils municipaux, et Marine ne s'est pas privée de le faire remarquer.
L'UMPS a ruiné la France et Hénin-Beaumont: seul le FN peut reprendre les rènes!
Nous avons croisé Daniel Duquenne, qui avec Steeve, est le seul Héninois de souche, dans le paysage politique héninois.

Commentaires (Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés).


Superbes photos, conviviales,amicales,géniales, phénoménales ça rime avec Front National !

Marine Le Pen tu accentues la beauté de la fête, l'équipe qui t'accompagne en est de même,ta mine est radieuse car tu sais à quel point on t'aime !

Steeve Briois même si pour nous tu es le roi, le bleu te va comme le ciel de chez toi, comme la mer qui est derrière toi, comme le bleu de mes yeux quand tu es devant moi !



Vive Steeve et Marine, les seuls à avoir les mains propres!

Rédigé par:Cathy | dimanche 10 mai 2009 at 14H31


Ferrari et Noël se montrent avec les soutiens d'assassins et de terroristes.

Ben oui tout ton contraire Steeve, voilà pourquoi ils ne veulent pas de FN dans notre ville,toi tu soutiens les Héninois et Beaumontois,par ton courage ta pugnacité tu as mis à jour l'affaire Dalongeville et ça ne les arrange pas les deux élus"sans délégation" qui ont fermé les yeux sur les magouilles de leur patron .





2- A la manière du Modem (Alterecho)

"L'occasion d'une fête foraine est un bon moyen de vérifier combien la population hénibeaumontoise est en phase avec le Modem, centre de la scène médiatique. Loin de nous de penser que les autres n'existent pas, mais il convient de remarquer combien Christine Coget, dont la pugnacité lors de son combat pour les parents d'élèves d'une école, à l'occasion d'un voyage scolaire, est un exemple de compétences que les autres sont bien obligés de reconnaître.
Seul le Front National, dont on ne connait pas le programme, mais qu'on subodore par les idées fascistes qu'il veut imposer aux Hénibeaumontois, n'est pas capable de comprendre le sens des responsabilités des militants du Modem.

Dans un tel contexte, les prochaines municipales auront la valeur d'un sérieux avertissement. Ne nous y trompons pas, celui-ci pourrait bien être le dernier pouvant conduire, s'il n'était pas entendu, à de profondes et durables ruptures. Un avertissement lancé aux démocrates et aux républicains désireux d'endosser des responsabilités, mais aussi et surtout, de les assurer sérieusement et respectueusement.

Le Modem est prêt à discuter avec tous (sauf le FN), mais à condition qu'il soit considéré à sa juste valeur. Ceux qui se réclament d'un score de 19% aux municipales de mars dernier ne peuvent pas ignorer qu'une partie de ce résultat est à mettre à l'actif de ceux qui ont quitté la structure, pour enfin exposer aux Hénibeaumontois, les principes de ce qui anime les nombreux militants qui viennent, chaque jour, grossir nos rangs et exprimer ainsi la méfiance et l'amertume que leur inspirent ceux qui ont soutenu Gétrard Dalongeville, que CC a toujours combattu, car elle n' a pas été élue au côté du maire déchu.

Tel est le sens de notre combat pour les Hénibeaumontois: ne vous y trompez pas!


Commentaires
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.


Et si même le MoDem fait "alliance" avec le PS, le principal, l'essentiel est que les idées et les valeurs que veut faire passer le MoDem héninois soient réellement représentées, que les Hénibeaumontois soient enfin pris en compte et respectés....Je ne pense pas que le MoDem fasse "alliance" à tout prix juste pour la gloriole... L'enjeu est bien au delà de ça, l'enjeu c'est de remettre Hénin-Beaumont sur pieds !!! Donc si alliance il y a avec le PS, c'est que le MoDem aura eu l'assurance de ne pas être un faire valoir, bien au contraire !
Le MoDem Héninois a "carte blanche" pour remettre Hénin sur pieds... Et ses membres ne sont pas détachés de la réalité sociale des Hénibeaumontois.
Le MoDem oeuvre dans le sens d'un vrai renouveau,d'une vraie transparence, d'une vraie participation démocratique de tous les citoyens Hénibeaumontois...

Ecrit par : nemrod | samedi, 09 mai 2009


Alliance Républicaine. Admettons le "Républicaine", mais "Alliance". Alliance de quoi ou de qui ?

Ecrit par : Juste une question | dimanche, 10 mai 2009


Tenons nous en aux faits politiques et à la morale qui devraient aller de pair. Je maintiens que cette ville a besoin d'un sacré renouveau moral et culturel; l'agitation de Mme Lienemann et de son compère Ferrari n'améneront rien de bon tant qu'ils n'auront pas assumé leur erreur passée et l'humilité qui devrait les animer. Le fait de se mettre au premier rang comme chevaliers blancs merite aussi d'être combattu. parce que, si l'expérience de l'ancienne ministre peut être utile, ce n'est certainement pas en tête de liste... Parce que, dans ce cas, raison serait donnée à Marine Le Pen qui a désigné son adversaire depuis longtemps.

Ecrit par: Cimares dimanche, 10 mai 2009"


A suivre


samedi 9 mai 2009

Rappel

Je rappelle que, lundi à 18H30, le groupe de travail "Vérité et Espoir"se réunit, pour la première fois.

- Son objectif: établir les priorités pour l'équipe municipale qui sera élue prochainement lors d'éventuelles élections. Ce travail sera à disposition de tous.

- Sa méthode: auditions et travail en sous-groupes sur, par exemple, les thèmes suivants: problèmes financiers, gestion de l'administration (rationalisation, renforcement des compétences), projets (urbanisme, centre-ville, attractivité...), etc...

Ce groupe n'a pas vocation à se présenter aux élections (évidemment les participants auront toute liberté pour figurer sur des listes).
Il s'agit d'une expérience innovante (je n'ai pas connaissance d'autres cas) de travail collectif, démocratique et transparent.

Contact: alainalpern@gmail.com

Pêle-mêle héninois (7)

S'il est bien un domaine qui nécessite une gestion rigoureuse, c'est celui de la gestion d'un parc automobile. C'est d'autant plus aisé aujourd'hui que les logiciels de gestion existent, mais encore faut-il que les élus fassent des choix.

A Hénin, rien de tout cela! Au-delà des responsabilités des élus et de l'administration communale (je ne sais pas si un DGS a proposé quelque chose en ce domaine, mais qu'importe, le sujet est tellement polémique que je suis effaré qu'aucun des 27 élus de la majorité n'ait bougé; et si l'un d'entre eux l'a fait, encore une fois l'inertie du Maire n'a pas fait réagir publiquement...Il serait intéressant d'avoir l'avis, sinon de la majorité en place, mais au moins celui des plus critiques aujourd'hui (les"rebelles" du 30 mars: MNL, PF, DN) afin de nous éclairer sur les pratiques à l'intérieur de cette majorité. L'un d'entre eux pourrait-il nous expliquer:
1- si le sujet du parc automobile a été abordé;
2- si non: pourquoi, d'après eux; si oui: qui l'a fait, pourquoi n'y a-t-il pas eu de suites (je ne parle pas des mesurettes de janvier dernier)?

Voyons cela de plus près, en tant qu'illustration de la "non gestion"municipale, très coûteuse pour les citoyens.

Quelle est l'importance du parc auto et son coût?


Au 31/12/2008, la ville disposait de 81 véhicules, tous usages et modèles confondus, soit 21 de plus qu'à la fin de 2004 (il semblerait qu'en janvier 2009, on en soit revenu au chiffre de 2004, déjà important). Depuis cette date, on en a acquis pour 526 000€ soit une moyenne de 25 000€, ce qui paraît beaucoup, même si il y a quelques engins techniques.,.. Il eût été intéressant que la CRC mette son nez dedans, ce qu'apparemment elle n'a pas fait...(vous me direz peut-être que la police s'en occupe!)

Sans compter les frais de péage et d'entretien, la ville a dépensé 311 000 €, dont:

- 172 000 € de carburant, soit 2123€ en moyenne par véhicule, soit un peu moins de 10€ par jour, soit 8 l par jour minimum (il y a des diésels) et donc 120 km par jour et par véhicule, en sachant que les tondeuses, grues et autres outils techniques consomment et parcourent des distances beaucoup moindres!!!

- 111 000€ d'amortissement

- 28 000€ de frais d'assurances, ce qui me paraît beaucoup pour une flotte auto, composée en majorité de petits véhicules...


La CRC faisait remarquer que si l'on avait versé des indemnités kilométriques à ceux qui utilisent un moyen de transport personnel, cela aurait coûté 257 201 euros, soit 20% moins cher que les dépenses de 2007. Je reconnais que cela peut être discutable. Mais il est vrai que la gestion actuelle ne permet aucun contrôle sur la nature des déplacements (on se doute que des agents se servent du véhicule de fonction comme véhicule personnel: il ne s'agit pas de les blâmer car aucune procédure n'était en place...ce qui est inadmissible, s'agissant d'argent public!).

La CRC écrit: "La ville a assumé jusqu'à présent des charges qui ne devraient pas lui incomber et dont elle ignore l'incidence budgétaire."

Quels sont les contrôles mis en place?

- Légalement, et, souvent, cela est repris dans le règlement intérieur des collectivités ("l'Arlésienne"d'HB!), le conseil municipal fixe les véhicules qui sont de fonction (nominativement attribués) et ceux de service attribués à un service.

En 2008, 21 véhicules (plus celui du DGS) étaient des véhicules de fonction. A noter qu'une Mégane Renault (qui n'est pas un utilitaire...) était affectée au service du courrier.

Le grand nombre de véhicules de fonction implique un "surdimensionnement" du parc, puisque l'on ne peut les mutualiser. On se doute également qu'ils sont, quelle que soit la probité des agents, en partie, utilisés à usage privé...
De plus, s'agissant, pour ceux de fonction, d'avantages en nature, la ville aurait dû les déclarer. Ces avantages sont prévus par la loi et une partie est assujettie aux cotisations sociales pour la Mairie et pour les bénéficiaires (agents et élus). Évidemment, cela devrait constituer une charge supplémentaire pour la commune, et, encore une fois, cela remet en cause le principe d'un si grand nombre de véhicules de fonction.

Une note de service de début 2009 rappelait que "les usages des véhicules de service à titre personnel sont formellement proscrits" (défense de rire...).

- Je reviens sur les kilomètres , qui ont augmenté de 24% entre 2006 et 2007. Aucun contrôle n'est effectué: ainsi, on assiste à des aberrations non détectées: l'auto du courrier, au vu des états de consommations de carburant, a consommé en 2008...122 litres aux 100 kilomètres! On veut bien entendre qu'il s'agisse d'une mauvaise saisie du kilométrage, mais on frise le ridicule et surtout on se demande quelle est la véritable explication...
La CRC dit sobrement: "Rien dans le mode de fonctionnement de la ville ne permettait jusqu'alors d'exclure un usage personnel par certains personnels des cartes d'essence"!

Bien sûr, je le répète, des mesurettes ont été prises, en 2009, mais si aucun dispositif de suivi n'est mis en place, on continuera jusqu'au prochain contrôle de la CRC...


Quelle gabegie!


vendredi 8 mai 2009

Les errements juridiques du secrétaire général de l'Elysée


Note Terra Nova (groupe de réflexion travaillant pour le PS, mais accessible à tous sur abonnement) 08 mai 2009



Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a récemment annoncé sa volonté d'interdire les liste "anti-sionistes" qui seraient déposées en vue des élections européennes. Ces annonces, visant en particulier la liste conduite par Dieudonné, peuvent surprendre : les pistes juridiques évoquées ne permettent pas d'interdire cette liste. En fin de compte, on ne peut que regretter la publicité ainsi garantie à Dieudonné.

Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, a annoncé que le gouvernement recherchait les moyens d’interdire les listes « anti-sionistes » qui seraient déposées en vue de l’élection des représentants français au Parlement européen, et en particulier celle que devrait conduire Dieudonné. Il est curieux que l’exécutif s’avance autant, alors que les voies juridiques sont fermées et que l’instauration, en extrême urgence, d’une interdiction par le législateur à quelques jours du scrutin n’est ni envisageable, ni souhaitable, quel que soient les réserves très fortes que les positions de Dieudonné appellent.

1. AUCUNE DISPOSITION APPLICABLE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES NE PERMET D'INTERDIRE UNE LISTE A CAUSE DES POSITIONS QU'UN DES CANDIDATS AURAIT ADOPTÉES.

La loi du 7 juillet 1977 relative à l’élection des représentants au Parlement européen organise un système de contrôle pré-électoral par le ministre de l’Itérieur et le Conseil d’Etat, qui est un contrôle de pure régularité des déclarations de candidature.

Une déclaration de candidature est obligatoire pour chaque liste de candidats, et doit être déposée au ministère de l’Intérieur.

L’article 12 de la loi prévoit que « si une déclaration de candidatures ne remplit pas les conditions prévues aux articles 7 et suivants, le ministre de l'Intérieur saisit dans les vingt-quatre heures le Conseil d'Etat, qui statue dans les trois jours. »

Or les conditions posées par ces articles de la loi sont purement formelles (interdiction d’être candidat sur plus d’une liste, obligation de parité des listes, fixation du nombre de candidats par circonscription, formalités et délais de dépôt des listes, informations particulières pour les candidats ressortissants d’autres pays de l’Union, etc.). La loi ne pose aucune condition de fond au regard de laquelle les listes devraient être conformes.

Le Conseil d’Etat a en outre jugé que le contrôle préalable des déclarations qu’il effectue sur la base de ces dispositions « n’inclut pas la vérification de l’éligibilité des candidats », puisque cette condition ne figure pas dans les articles 7 à 10 de la loi de 1977 (CE, 21 mai 2004, Ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales c/ Liste "Automobiliste vache à lait Ras‑le‑Bol, liste apolitique ») – alors que, pour les élections locales et parlementaires nationales, il exerce bien un contrôle sur l’éligibilité des candidats, en application du code électoral.

2 - LES AUTRES TEXTES QUI ENCADRENT LES ACTIVITES SUSCEPTIBLES DE PORTER ATTEINTE A L'ORDRE PUBLIC SONT ÉGALEMENT INAPPLICABLES.

2-1 La loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées permet de dissoudre des groupements de fait pour risque d’atteinte à l’ordre public.

En matière d’incitation à la haine raciale, son article 1er dispose que : « Seront dissous, par décret rendu par le Président de la République en conseil des ministres, toutes les associations ou groupements de fait : (…) 6° (…) qui, soit provoqueraient à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propageraient des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence (…) ».

Cette loi peut éventuellement être utilisée pour dissoudre un parti politique. On recense ainsi un cas, dans la jurisprudence du Conseil d’Etat, de dissolution d’un parti qui prônait, dans les années soixante, l’instauration d’une république indépendante en Polynésie… (CE, 15 juillet 1964, Dame Tapua et autres, p. 407).

Mais on voit mal comment cette loi pourrait s’appliquer à une liste électorale, peu assimilable à un groupement de fait.


2-2 Une autre piste évoquée est celle de l’inéligibilité de l’intéressé...

Encore faudrait-il qu’il ait fait l’objet d’une condamnation définitive par le juge répressif, et que cette condamnation ait été accompagnée d’une peine complémentaire le privant de son droit de vote ou le rendant inéligible (articles L. 131-10 et L. 131-26 du code pénal).


Tout porte donc à croire que le secrétaire général de l’Elysée s’est avancé trop vite sur un terrain qu’il est pourtant sensé maîtriser. Il a, en tout cas, assuré à Dieudonné une publicité certaine avant le scrutin, d’autant plus regrettable que, sur le fond, l’exécutif a choisi un mode mineur pour la campagne qui ne sert pas l’Europe

Pêle-mêle héninois(6)

Après avoir vu les principaux dossiers (Cèdre bleu, Tilloy, gardiennage, Léon...) qui donnent ou vont donner lieu à enquêtes sur des malversations que les Héninois subodoraient depuis quelques années et que la France entière découvre, penchons-nous sur la gabegie de l'organisation interne de la ville.

Quelques observations préalables:

- moins spectaculaire que les"affaires", la désorganisation ou l'inorganisation des services a coûté chère aux Héninois. Et on s'attend à ce qu'elle coûte plus chère encore, puisque le Préfet fixera, autoritairement, la nouvelle augmentation des impôts locaux (après 85%, en 2004, 10% en 2008, combien en 2009?)!

- la responsabilité en incombe aux élus de la majorité (le Maire en tête, bien sûr), qui, depuis 2003, pour les plus anciens, jusqu'à 2009, pour les plus récents (ces derniers s'étaient quand même, je le suppose, renseignés sur ce qui s'était passé avant leur arrivée) avaient été mis au courant par les différents avis et rapports de la CRC. Qu'ont-ils faits? Rien (je passe sous silence le fantomatique comité de suivi)!

- qui, dans la majorité, s'est enquis, en 2008, de l'inaction face aux remarques de la CRC? Personne! Si les élus majoritaires, aujourd'hui, essayaient de se défendre en disant qu'ils pensaient que le travail était en cours (!!!), on pourra leur rétorquer que l'opposition avait, elle, élevé la voix, et peut-être auraient-ils pu l' écouter: cela sert à cela une opposition!

Je suis d'autant plus en colère, en écrivant ce qui précède, que les blogs fourmillaient de remarques sur la gestion de la ville, et que tous les éléments étaient entre les mains de ceux qui voulaient s'en saisir! On peut véritablement parler de complicité par abstention, malheureusement difficilement punissable, en droit français. Et, pourtant, dans les plus de 80 personnes dont on dit qu'elles vont être mises en examen, se trouveraient des fonctionnaires qui, cela est vrai, juridiquement, peuvent être inquiétés, parce qu'ils étaient au courant et n'ont pas dénoncé les faits délictueux...

Certes, Messieurs Chopin et Demarquilly, élus, ont été mis en examen, mais leur participation était très active! Il est probable que, mis à part les élus qui ont œuvré, dans le cadre de leurs délégations, aux malversations avérées (en matière de sécurité, par exemple), les autres seront épargnés: et pourtant ne croyez-vous pas que les élus chargés des finances et du budget ont une responsabilité égale à celle du futur ex-maire? Qui, en effet, a participé à l'élaboration du faux budget primitif de 2008, remanié à la demande du Préfet, mais, une nouvelle fois, sur des éléments sciemment faux? Sur ce dernier point, d'ailleurs, qui s'est élevé, dans la majorité, en novembre-décembre, contre la preuve irréfutable des magouilles budgétaires (quand il a fallu ajouter 2,2 millions de crédits, parce que l'on avait sous-évalué, en juillet, les frais de personnel, pourtant faciles à prévoir à la mi-année!)? Personne, mais vraiment personne!

Comme, je l'ai déja écrit, espérons que les lampistes ne paieront pas pour les vrais responsables...

Demain, nous verrons le premier dossier du laxisme de nos élus majoritaires.


mercredi 6 mai 2009

Et cela continue! Le début de la fin?

Hier, nous apprenions 3 nouvelles gardes à vue: celles de 3 associés de la Société de gardiennage ADG-Sécurité installée à Hénin depuis 1997. Il s'agit de "vérifier la réalité de prestations très importantes réalisées par ADG-Sécurité par rapport aux réglements émis par la Mairie" dixit la PJ de Lille.
Il s'agit encore d'une de ces affaires dont on parlait beaucoup à HB, sans en connaître le fond , mais dont on supposait qu'il y avait "anguille sous roche": ne serait-ce que parce que la ville employant 61 personnes (dont 23 agents titulaires) pour les missions de sécurité, il était étonnant que l'on paye, en sus, à une société de gardiennage (qui plus est, toujours la même) des sommes importantes, surtout quand on connaît les difficultés financières de la commune: 284 000€ en 2006, 397 000 euros en 2007 et au minimum (vu les reports de charges sur 2009!): 373 000€!
Encore une fois, je regrette que, s'agissant de doutes bien connus (l'opposition avait posé des questions), la nouvelle majorité n'ait pas mis son nez dans ces affaires! N'était-ce pas le but de ceux qui se sont associés au Maire en mars 2008? Pourquoi n'ont-ils pas posé les questions, et s'ils ont eu portes fermées, pourquoi ne sont-ils pas intervenus publiquement?
En effet, ils avaient, eux, plus la possibilité que l'opposition, de se poser les questions suivantes:
- pourquoi s'agissant de prestations de sécurité et d'intervention d'urgence, a-t-on privilégié le critère "rapidité d'intervention" (60% du total des critères) plutôt que le prix? On aurait eu rapidement la réponse: il s'agissait de privilégier une entreprise locale (ce critère étant, bien entendu, interdit). Il suffisait de regarder un marché, où sur 9 offres, celle qui fut retenue (vous vous doutez laquelle) était la seconde offre la plus chère: 216 000€ alors que la moins chère était de 170 000€, mais provenait d'une société hors région (et donc défavorisée par le critère "rapidité d'intervention").
- pourquoi y-a-t-il eu 45 sites concernés par, en même temps, outre les 61 personnes de la Mairie, des prestations de gardiennage et des prestations de vidéo surveillance? Pourquoi n'a-t-on pas posé de questions?
- Plus difficile à décéler, je vous l'accorde, dans plusieurs cas, pourquoi des prestations ont-elles été facturées au tarif de jours ou de nuits fériés pour des périodes ne comprenant pas de jours fériés?
Alors évidemment on peut toujours répondre qu'il fallait faire travailler des entreprises héninoises, ou qu'il y a eu des erreurs des services, ou que la commission d'appel d'offres a manqué de vigilance. Moi, je veux bien, mais beaucoup d'élus de la majorité sont des élus expérimentés: comment n'ont-ils pu "fouiner", alors que la rumeur publique s'étonnait de la prolifération de "sécuritarisme" à HB?
Des surfacturations manifestes, des prestations facturées non effectuées: pas besoin d'être grand clerc pour se douter que l'argent n'allait pas entièrement dans les poches de ADG-Sécurité...
On aurait pu également se poser des questions sur le saucissonage (le fait de faire plusieurs marchés en dessous de certains seuils, pour éviter un autre seuil) pour ne pas avoir à recourir à une procédure au niveau européen.
Un peu plus de recherches (mais quand on cherche on trouve) auraient permis de déceler une autre fraude aux règles de la commande publique. Une société toulousaine a été sollicitée 2 fois en 2006 (25 000€ environ) et en 2008 ( plus de 90 000€) pour des prestations sur le terril du Pommier. Des prestations identiques, en d'autres circonstances, ont été sollicitées auprès de ADG Sécurité, pour des tarifs presque identiques.
Et qu'auraient découvert de zélés et curieux élus? Que les représentants légaux des 2 sociétés étaient les mêmes...Comme des élus, c'est perspicace, ils se seraient poser des questions sur cette division artificielle de commandes...
Je ne veux plus entendre l'argument: "on ne pouvait pas savoir". Les exemples que j'ai cités montrent que les élus de la majorité ont agi, soit, dans le meilleur des cas, par incompétence, soit par paresse, soit par la pratique de la politique de l'autruche...
Dans les 3 cas, c'est hautement condamnables!

lundi 4 mai 2009

Pêle-mêle héninois(5)


Concernant la gestion (?) du patrimoine communal, nous avons déjà parlé des affaires du Cèdre bleu et du Tilloy (j’en profite pour signaler que, dans cette dernière affaire, l’intermédiaire dont j’ai parlé, me demande de préciser qu’il agissait en tant que "conseil ": dont-acte), 2 autres dossiers méritent d’être évoqués :

1- Le legs d’un particulier à la ville

C’est, à mon avis un dossier choquant, parce qu’il ne respecte pas la volonté d’un citoyen décédé, et parce qu’on a fait fi de l’information correcte du Conseil municipal :

- Concernant ce dernier point, les conseillers municipaux, le 15/7/2006, ont voté une délibération les informant que la commune avait été désignée comme légataire universelle par une habitante, mais sans connaître le contenu et les montants de ce legs. A vrai dire, aucun élu n’a posé de questions à ce sujet…

- Sur la volonté de la légataire, les terres ne devaient pas être revendues pendant 99 ans. Comme elles n’ont pas été inscrites dans les actifs de la ville (qui perçoit pourtant les loyers), le jour où on les revendra, personne ne sera à même de vérifier si la volonté du défunt a été respectée. De même la légataire avait souhaité que son legs soit utilisé « pour améliorer l’aide aux personnes âgées à domicile ». Bien sûr les 1,9 millions en jeu n’ont jamais été affectés au CCAS, comme il se devait et l’argent a servi à combler le déficit de la ville ! D’ailleurs l’immeuble, qui aurait dû être inscrit dans le patrimoine, a été vendu (175 000 euros), et le montant n’a jamais servi au but noble auquel il aurait dû être consacré…

Captage d’héritage ?

2- La résidence Léon.

- Sur un terrain appartenant à la ville, dans les Landes, avait été édifiée, aux termes d’un bail à construction de 50 ans, par une société exploitante, une résidence pour personnes âgées. La résidence n’étant plus exploitée, la ville a souhaité résilier le bail, pour la vendre (besoins de trésorerie importants). Mais elle a attendu plus de 10 mois (en 2005), pour résilier le bail, ce qui a fait courir les intérêts moratoires (6077€). Pour obtenir un paiement échelonné, le Conseil Municipal a accepté que le rééchelonnement de la dette soit étalé, pour un coût de 37 000€ : heureusement, on s’est aperçu, à temps, que cette restructuration du paiement était illégale et que seuls les 6000 euros étaient dus !
En fait, donc, au moment de la résiliation du bail, la ville n’avait pas prévu de trouver un acheteur dont le prix proposé aurait permis de couvrir les frais de résiliation ! Bravo pour la gestion…

- Concernant la vente : en 2004 et 2006, le service des domaines avait évalué le bien à 800 000€ (« état d’entretien correct »). En 2008, le bien est évalué, par le même service à 1 600 000€, tout en constatant que les lieux avaient été vandalisés, et que la configuration des lieux ne permettrait même pas un « usage d’habitat social » ! A noter que le responsable du service des domaines a été promptement dégagé…
Ce qui est particulièrement troublant, c’est qu’une société du Pas-de-Calais a été dépêchée pour effectuer 81 268 € de « travaux » qui ont consisté en un démontage complet de ce qui restait (une véritable « démolition » dit la CRC), et, selon les mauvaises langues, on a retrouvé lavabos, bidets, radiateurs, tuyauterie, etc…disséminés autour d’HB!
A noter que le maire de Léon avait proposé de faire travailler des artisans locaux.
Toujours troublant, les nombreux voyages aériens (une dizaine) effectués, dans la région, pour des coûts très variés, de personnes se réclamant de la Mairie d’HB (G. Mollet par exemple, mais jamais seul), alors que la ville avait confié le mandat de vente à un intermédiaire local!

- Toujours est-il qu’un compromis de vente a été signé en mai 2007 pour 1,6 million, mais l’acquéreur supposé a retiré son accord et la ville ne lui a pas réclamé d’indemnité, alors qu’elle était contractuellement en droit de le faire !

- A fin janvier 2009, le Maire n’avait aucun élément concernant la vente de cet immeuble, complètement abandonné et dévasté. Donc, non seulement, les frais exposés jusqu’à présent s’élèvent à près de 700 000€, sans parler du manque à gagner (l’indemnité), mais le prix du bien n’atteint probablement plus le montant des frais engagés…

Une gestion déplorable, l’argent des contribuables une nouvelle fois bradé, des personnes peu recommandables ayant tourné autour de ce dossier pour des raisons que l’on ignore : il s’agit là d’une belle illustration de la gestion de la ville ces 8 dernières années !

dimanche 3 mai 2009

Pour lever certaines ambiguïtés

Quelques remarques sur des propos relevés ici ou là:

- "Suspension" du maire ne signifie pas destitution. En théorie, après cette suspension d'un mois, GD redeviendrait maire. C'est ce qui est arrivé à Noël Mamère, maire de Bègles, qui a été suspendu pendant un mois de ses fonctions pour avoir procédé à un mariage homosexuel et avoir bafoué la loi (alors qu'il essayait de la faire avancer...). Mamère a ensuite repris ses fonctions après cette suspension "symbolique". Il n'en sera pas ainsi pour GD, je vous rassure! La briéveté de la sanction me fait penser que l'Etat souhaite aller très vite et prononcera la révocation dans la foulée (juste avant les Européennes, tiens, tiens...).

- Les déclarations des uns et des autres tentant de récupérer les évènements héninois ne laisseront pas nos concitoyens dupes.
A côté des "vrais" résistants de la première heure, il y a ceux de la douzième heure, de la vingt-troisième heure et ceux bientôt de la vingt-cinquième heure qui tenteront de nous faire croire qu'ils sont restés jusqu'à la débâcle finale pour sauver les meubles!

- Je n'ai pas fait un peu d'humour vis-à-vis d'Albert Facon, pour m'en prendre à l'homme, mais seulement pour avertir que je ne me prêterai pas à un jeu qui consisterait à bouleverser les équilibres à l'Agglo, en profitant des voix des délégués héninois...

- De même, je ne me prêterai pas, non plus, à un jeu consistant à sauver le soldat Dalongeville, sous prétexte d'un éventuel jeu de dominos...

samedi 2 mai 2009

Dalongeville suspendu de ses fonctions pour un mois: et après?


Gérard Dalongeville, récemment mis en examen et écroué pour "détournement de fonds publics", a été suspendu de ses fonctions de maire d'Hénin-Beaumont pour un mois par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, annonce la préfecture.

"Cette décision se fonde sur les manquements graves et réitérés de M. Dalongeville aux devoirs qui lui incombent en sa qualité de maire et d'ordonnateur et qui ont conduit à une profonde détérioration de la situation financière de la commune", explique la préfecture dans un communiqué.

L'arrêté en date du 27 avril a été publié samedi dans le Journal officiel, ajoute la préfecture précisant que "cette suspension est effective depuis sa notification à l'intéressé le 30 avril 2009".


Et maintenant?

1- Le maire suspendu peut faire appel devant le Tribunal administratif. Ce sera probablement le cas. Le cas de suspension est rare en France. Celui de Noël Mamère avait fait beaucoup parler de lui (suspension pour avoir marié deux homosexuels). Mamère, après avoir été débouté dans ses différents recours, avait retrouvé son poste. La mesure de suspension ne prendra effet qu'après que les moyens de recours aient été épuisés.

2- Le Maire peut être ensuite révoqué après le délai d'un mois démarrant le jour où le décret est définitif: par décret motivé pris en Conseil des Ministres (art 2122-16 du CGCT).

Le décret est attaquable devant le Conseil d'Etat.

Cette révocation est la suite plus que probable de la suspension annoncée ce jour.
Comme on le voit, la suspension, puis la révocation prendront quelque temps avant d'être définitives.
Si les voies de recours sont utilisées, GD ne sera révoqué qu'au mieux dans 3 mois, soit fin juillet.

3- Ensuite 3 possibilités dont nous avons déjà parlé:

A-Le Conseil d'Etat saisi des recours du FN et de l'AR, et statuant fin mai, annule les élections: il y aura forcément des élections. Le temps pour le Préfet d'installer une Délégation provisoire (de 3 personnes probablement), et 2 mois après, nous revotons: ce serait donc en septembre

B- Suite à la révocation: le conseil municipal doit désigner un nouveau maire (en application de l'article L-2122 du CGCT: "Il y a dans chaque commune un maire et un ou plusieurs adjoints...").
Pour cela le conseil municipal doit siéger au complet, pour élire le Maire. Il sera facile alors pour l'opposition de démissionner afin d'empêcher l'élection et de provoquer la dissolution (L’article L.2121-6 du Code général des collectivités territoriales dispose: « un conseil municipal ne peut être dissous que par décret motivé rendu en conseil des ministres et publié au Journal officiel). Une circulaire a précisé les conditions cumulatives d'une telle décision:

a)- le conseil est définitivement hors d'état de régler les affaires communales (AA: puisqu'il ne peut désigner son maire!);
b)- cette situation n'est imputable qu'au conseil lui-même (AA: incapable puisque pas au complet) ;
c)- aucune autre solution n'est possible, la dissolution étant une mesure de dernier recours (AA: CQFD).

Ajoutons que, si la révocation intervient, apès épuisement des voies de recours, fin juillet, le CM doit se réunir dans la quinzaine...nous en revenons au cas A précédent et le retour aux urnes se ferait fin octobre.

C- Le Préfet propose, après la révocation, la dissolution immédiate (avec les 3 conditions précédentes, mais avec des motivations différentes que je vous laisse le soin d'imaginer...)
Nouvelles élections courant octobre (on peut supposer que le Préfet se donnera un délai de réflexion).

Considérant tous les cas de figures, les nouvelles élections sont à prévoir en septembre ou octobre.

Cumul de mandats et cumul de revenus

Cliquez sur le lien ci-dessous et vous aurez un aperçu des revenus de quelques élus les plus en vue.

Remarques:

1- Ces revenus n'ont rien d'indécents... si on les compare aux millions de revenus des footballeurs (stars et autres: le revenu moyen mensuel d'un joueur de Ligue 1 est plusieurs fois supérieur au revenu mensuel du politique le mieux pourvu; ce dernier reçoit probablement des émoluments égaux au joueur le moins bien payé de Ligue 2...), sans parler des revenus du "star system" et des patrons du CAC 40!


2-Nous sommes d'accord que le cumul de mandats permet d'atteindre ces montants, qui je le répète, sont ceux du haut du panier, et n'ont rien a voir, et de loin, avec ceux des personnalités qui exercent beaucoup moins de responsabilités: le système, dans lequel nous sommes, rétribue 10 à 50 fois plus le talent que la responsabilité...

3- ce qui signifie que le jour où on limitera le nombre et la durée des mandats, il faudra...revaloriser les indemnités des élus... Certes, grâce à cette limitation on y gagnera en efficacité, en renouvellement et donc en dynamisme, en représentativité de la société, etc...

4- Mais à une condition: que les élus soient véritablement contrôlés et pas uniquement par la sanction populaire du vote. On peut mettre en place:

- un bilan obligatoire et régulier du mandat;
- une déclaration de patrimoine en début et en fin de mandat. C'est déjà obligatoire, mais certains ne s'y soumettent pas et cela, sans sanction (nous avons un cas célèbre sur le territoire de la 14ème circonscription du Pas-de-Calais)!
- des audits internes de gestion financière et de procédure, dans les collectivités, payés par l'Etat.
- des droits de regard plus importants de l'opposition dans la gestion des collectivités (un système d'audition des responsables administratifs, par exemple);
- etc...
- en somme, une moralisation de la vie publique, tout simplement...


Voir mes articles sur le cumul des mandats avec des propositions de grille, en date des 27 et 29 mars, 5 et 12 avril 2008.





Cumul de mandats, cumul de revenus
LEMONDE.FR | 01.05.09

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