mercredi 7 juillet 2010

Espagne/Allemagne: 1-0

Nous savions que 2 pays européens disputeraient la finale de ce Mondial, mais, ce soir, nous pouvons ajouter que le vainqueur l'emportera pour la première fois: ni l'Espagne, ni les Pays-Bas n'ont été champions du monde, depuis 80 ans.

L'Espagne a dominé cette demi-finale contre l'Allemagne: ses joueurs ont virevolté dans la défense allemande, en se créant plusieurs occasions, mais sans pouvoir conclure, soit par maladresse, soit par excès d'individualisme. Il a fallu un coup de tête rageur de leur arrière-central Pujol, sur un corner, pour marquer l'unique but de la partie, à la 73'.
Oui, j'aime ce football, fait de passes courtes, de diagonales précises et de une-deux virtuoses dans les 18 mètres adverses. Oui, Pedro est un grand joueur, un peu personnel, certes, et X.Alonso, Villa et Inesta sont talentueux. Quant à Pujol, non seulement il marque, mais il a tenu toute la défense à lui seul!

L'Allemagne n'a pas été au niveau de ses matchs précédents, mais la jeunesse et le talent seront ses atouts et en feront un favori de l'Euro 2010. L'absence du jeune Muller, injustement suspendu, fut certainement un handicap pour la Mannschaft...

J'avais fait de l'Espagne, dès le début du Mondial, mon favori. A un match de la fin, je maintiens que le Champion d'Europe devrait devenir Champion du Monde, dimanche soir!

AA



Si 1492 est la date de la « Reconquista » espagnole, 2010 est partie pour être l’année de la « Conquista » du titre mondial en…football ! C’est en tout cas une Espagne conquérante qui a disposé d’une Allemagne fatiguée ce soir en demi-finale de cette Coupe du Monde. Logique sur la vue du match. Tellement logique que l’on peut se sentir un peu frustré du spectacle offert par ces deux sélections certainement les plus agréables à regarder depuis le début de la compétition. Ainsi, et ce n’est qu’un malheureux rappel, une rencontre entre deux belles équipes ne donne pas forcément pas un beau et grand match. Dommage. Après le Portugal, le Paraguay, c’est la Nationalmannschaft qui repart avec une courte défaite. Cette Espagne version 2010 n’écrase personne mais domine tout le monde ! Une nuance mais de taille ! Ces Espagnols donnent toujours l'impression de calquer à chaque match leur leçon de technique et de fluidité collective. Bluffant de mimétisme et d’efficacité. Privée de l’un de ses meilleurs éléments offensifs, Thomas Müller, l’équipe allemande n’a pas trouvé les moyens de contrarier la belle mécanique de jeu de l’Espagne. Les hommes de Joachim Löw étaient, à l’évidence, moins frais physiquement. Et face aux champions d’Europe en titre, cela ne pardonne pas…

Crainte. S’il fallait un mot pour résumer cette partie, remake de la dernière finale de l’Euro 2008, c’est bien celui-ci qu’il faudrait utiliser. Oui, ces deux sélections se connaissaient parfaitement et se craignaient mutuellement. La première mi-temps fut fermée, très fermée. Une fermeture sans éclair. Les vingt premières minutes furent entièrement en faveur de la Roja qui aurait pu ouvrir le score dès la 7ème minute de jeu par Villa qui, bien servi en profondeur, buta sur Neuer, sorti fort à propos. Mais surtout, les Espagnols confisquaient le ballon et le faisaient tourner comme à leur habitude, à l’image d’un Pedro remuant. Peu en jambes, les joueurs allemands remontèrent petit à petit dans ce match où le ballon vivait (première faute sifflée par l’arbitre à la…27ème minute !) à perte. A deux reprises, Casillas, le portier espagnol, montra qu’il était parfaitement concentré sur son sujet. Il repoussa admirablement en corner une frappe dangereuse de Trochowski (32ème) et s’imposa comme il le fallait dans les airs (34ème). La mi-temps se termina sur une décision arbitrale contestable quand Mevlüt Özil fut stoppé irrégulièrement par Sergio Ramos à la limite de la surface de réparation. M. Kassai ne broncha pas.

La seconde période fut un tantinet plus animée. Les joueurs de Vicente Del Bosque appuyèrent plus leurs attaques et tentèrent des frappes en dehors de la surface plutôt que de s’enfoncer tête baissée dans la surface allemande. Les tirs de Xabi Alonso (49ème) et de Pedro (58ème) donnèrent des sueurs froides à Neuer. La Nationalmannschaft réagit de belle manière avec une énorme action de l’entrant Kroos (69ème) dont la reprise de volée fut stoppée par un Casillas toujours aussi concerné. Ce fut La grosse occasion allemande du match. A force de faire tourner, en vain, le ballon, façon équipe de handball, l’Espagne prit tout le monde à revers en marquant sur un corner par le capitaine Carles Puyol dont le coup de boule rageur fusilla un Neuer impuissant (73ème). Cette équipe espagnole est étonnante, elle réussit toujours à trouver une faille dans le jeu défensif adverse. A la surprise générale, la solution passa ce soir par un coup de pied arrêté, spécialité historique des Allemands ! Le monde à l’envers ! Après ce but, les coéquipiers de Philipp Lahm jetèrent leurs dernières forces mais cela n’inquiéta pas vraiment la défense espagnole. C'est même l'Espagne qui aurait pu regretter les occasions de contre lamentablement gâchées, notamment par Pedro (82ème). Avec sept buts en six matchs, la « force tranquille » de la Roja atteint sa première finale d’une Coupe du Monde.

Cette Espagne-là n’arrive pas à réitérer ses festivals offensifs de l’Euro 2008. En revanche, elle ne prend que très peu de buts (deux depuis le début du tournoi) et parvient toujours à trouver la clé pour marquer le but qui donne la victoire. Cette Espagne-là partira favorite en finale, dimanche, face aux Pays-Bas, au vu de ses prestations d’ensemble et en sa qualité de champion d’Europe en titre. En revanche, les Néerlandais ont peut-être les armes et les individualités offensives pour perturber la Furia Española. Les Allemands sans Müller ont échoué, les Oranje avec Robben peuvent-ils réussir ? Le titre mondial est à ce prix…

PL

Il y a un an...(2)

Malgré son splendide isolement, nombreux étaient ceux qui étaient prêts à faire confiance et à travailler avec la majorité...En quelques semaines cette confiance fut ébranlée et anéantie: je reviendrai un jour sur le stupéfiant retour au MRC de G. Bouquillon (Alexandre avait soutenu jusqu'au bout Dalongeville), les relations FN/AR, l'incroyable repli sur soi de la majorité et la prise de décisions aberrantes, etc...

Quel est le bilan de ces 12 mois de mandat de la majorité actuelle? Par souci d'objectivité (je sais, c'est difficile!), j'ai repris le programme électoral de l'équipe victorieuse des élections et j'ai essayé de voir ce qui a été fait et pas fait...Vous me pardonnerez les oublis que vous ne manquerez pas de combler...Il s'agissait de 10 engagements.

* Engagement 1: impôts. Maîtriser les dépenses pour diminuer la pression fiscale.

- L'augmentation des impôts de plus de 10% en septembre sera reconduite en 2010...Le maire ayant argué que le budget 2009 n'était pas son budget. C'est vrai et, d'ailleurs, la forte réduction des dépenses (surtout de personnel, mais aussi des mesures mises en place, d'avril à juin, sous la menace de la CRC) n'est pas à mettre au bénéfice de la nouvelle équipe, même s'il faut reconnaître qu'elle a maintenu le cap. Il a donc déjà été annoncé, pour 2010, qui est le véritable premier budget de la majorité, que la fiscalité ne diminuera pas...C'est déjà pas mal...surtout que les commerçants ont failli être taxés sur les enseignes...Il est fort probable que la majorité fera un effort: les impôts locaux diminueront les années suivantes, ce qui devrait annuler l'augmentation 2009 et 2010.
- Maîtrise des dépenses: l'augmentation des indemnités des élus (22%) a été reportée, devant le tollé général! Daniel Duquenne ayant été déclaré inéligible, on n'a aucune nouvelle, pour l'instant, de la récupérations des sommes qu'il a perçues. Le remboursement devrait être d'environ 30 000 euros (outre plus de 10 000€ à l'Agglo). Cela fera du bien à la trésorerie que l'on dit encore très tendue...

* Engagement 2. Gestion des affaires Moraliser l'action publique et agir dans la transparence. La ville se portera partie civile pour toutes les infractions commises dans un passé récent.

- ville partie civile: à voir en 2011.
- moraliser l'action publique et agir dans la transparence: "réduire l'effectif du cabinet du maire" (en sachant qu'une direction communication joue le rôle officieux d'un cabinet, nul n'a jamais été dupe à HB), "désigner un comité des sages ayant un pouvoir de surveillance", "réaliser un inventaire du patrimoine communal". Tout cela n'a pas encore commencé, mais il reste plus de 3 ans (quoique le comité des sages "chargé de donner ses avis au conseil municipal"...)
- la gestion du personnel: la municipalité s'est mise à dos une grande partie des agents, pourtant bien disposés à son égard...au lendemain de l'élection). Les embauches nécessaires de cadres n'ont pas été faites sur les critères exceptionnels de grande compétence (et pourtant vu la situation, ce n'était pas un luxe) . En outre, la majorité a préféré maintenir un DGS et un Directeur des RH très fortement décriés. Tout cela a donné des couacs mémorables, le dernier en date étant cette délibération inutile, et retirée, sur les enseignes, entrainant un conseil municipal inutile...
Quant à l'organigramme, la formation, la réorganisation: il y a encore 3 ans pour cela, on a le temps...
Pour la gestion des fins de contrats aidés, malheureusement il est trop tard...


* Engagement 3 Citoyen et quartier Écouter-entendre-comprendre la vie du quartier pour mieux servir le citoyen

" Installer chaque comité de quartier dans un bref délai", "planifier des réunions de quartier régulières, prévoir un budget permettant l'organisation d'activités et le développement des projets", "rendre compte régulièrement de la vie des quartiers dans un bulletin municipal", "instaurer des conseils municipaux dans les quartiers".

Absolument rien de tout cela n'a été fait, ni même entamé. Remarquez, je comprends cette abstention, parce que, pour se présenter devant les habitants, il faut un projet. Depuis 1 an, il n'y a ni projet, ni priorité...

* Engagement 4 L'emploi. Agir avec détermination, favoriser l'accueil et l'aide à l'installation des entreprises. Soutenir les initiatives locales et les travailleurs.

Le développement économique est de la compétence de la CAHC. Notons quand même les initiatives malheureuses prises en ce domaine:
- suppression des Pompes funèbres municipales, parce que non rentables. Depuis, 5 entrepreneurs sont venus remplacer les PF d'HB. Il serait inconvenant de sourire!
- décision unilatérale et secrète (donc sans concertation) de refuser une entreprise désireuse de s'installer avec 500 emplois (dont création de 300). Là, ce sont les chômeurs qui ont envie de pleurer;
- les commerçants ont de quoi également s'émouvoir: agonisants, ils voient la mort se rapprocher de près. Ils viennent d'échapper (pour l'instant) à une taxe (probablement grâce... au FN) et ils n'ont été ni consultés, ni informés sur les indemnisations consécutives aux longs mois (entre 12 et 24, semble-t-il) de travaux pour le tramway, rendant difficile, voir impossible la circulation en ville. .

Je relève, dans le programme de l'AR: "Privilégier les partenariats avec la CAHC, initiatrice de l'implantation d'entreprises d'envergure. Veiller à ce que le quota d'embauches réservées aux habitants d'HB ne soit pas qu'un effet d'annonce" (ceux qui pensent que j'affabule peuvent me contacter pour vérification de cette volonté affichée).

* Engagement 5 La solidarité "Ne laisser personne au bout du chemin. Mobiliser toutes les énergies étatiques et bénévoles pour renforcer l'aide. Chaque citoyen devient élément de la chaine solidaire."

Comme nous n'avons aucune information sur ce que fait la municipalité (en un an, nous avons eu le droit à 2 "magazines" municipaux), il m'est impossible de confirmer l'impression que rien n'a été fait en ce domaine (CCAS, personnes âgées, personnes handicapées, création d'un service seniors, partenariat renforcé avec les services à l'enfance: voilà ce qui figurait au programme de D. Duquenne). Mais si vous avez une information sur une réflexion, une étude, voire même une réalisation, merci de nous le faire savoir. Après tout, "Rome n'a pas été construite en 1 jour"! Il nous reste 44 mois (moins 8 mois de vacances d'été...).

A suivre

mardi 6 juillet 2010

Pays-Bas/Uruguay: 3-2


Les Pays-Bas ont vaincu sans convaincre face à une valeureuse équipe uruguayenne. Certes, ils n'ont pas volé leur victoire, mais on est déçu par une équipe qui possède autant de talents (Kuyt, Sneijder, Van Persie, Robben...) mais qui n'arrive pas à exploser. Peut-être contre l'Allemagne ou l'Espagne, dimanche prochain, en finale de ce Mondial 2010.

Comme souvent depuis le début des matchs à élimination directe, celui-ci est allé crescendo: poussif jusqu'à ce que van Bronckhorst ouvre le score, à la 18', d'un superbe tir des 38m, dans la lucarne gauche du gardien sud-américain. Probablement le plus beau but, jusqu'ici, de cette coupe du monde.
Puis les Uruguayens s'enhardissèrent et virent leurs efforts récompensés par Forlan, un grand parmi les grands, qui des 20 mètres trompa le gardien adverse, pourtant sur la trajectoire, mais probablement masqué...
En seconde mi-temps, on sentit que le match pouvait basculer d'un côté ou de l'autre, entre des Hollandais puissants, mais besogneux, à la défense mal assurée, et des Uruguayens courageux, volontaires, mais de plus en plus fatigués...
Délivrance des Bataves par Sneijder, à la 70 ème minute, dont le tir est légèrement dévié; selon les commentateurs de TF1, Van Persie, qui faisait action de jeu, était hors-jeu, ce dont je ne suis pas sûr du tout...
A la 73ème mn, Robben, d'une tête parfaite, reprit un centre de Kuyt et mit le ballon hors de portée du portier uruguayen. La Céleste poussa autant que son courage et sa volonté le permettaient et marqua à la 90' par Pereira et les 4' supplémentaires faillirent voir l'égalisation; mais les Oranje préservèrent leur victoire signifiant une troisième finale de Mondial (les 2 premières ayant été perdues, en 1974 et 1978).

Le petit Uruguay (3,7 millions d'habitants) s'est surpassé et a presque rejoint ses 2 devancières, victorieuses en 1930 et 1950. Furlan restera une des vedettes de ce Mondial.

Quant aux vainqueurs de ce soir, s'ils veulent l'emporter devant l'un des demi-finalistes de demain, il lui faudra dépasser cette retenue qui l'empêche de s'exprimer totalement. 
En tous les cas, la finale sera à 100% européenne et ce sera la première fois qu'un pays du Vieux-Continent emporte cette coupe disputée hors Europe...

AA





Ça y est, on en a eu la confirmation, le feu est passé à l’Oranje ! Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que cette équipe néerlandaise n’a pas le feu sacré en elle… Un nouveau match minimaliste, chanceux mais une nouvelle finale pour les Pays-Bas aussi. Loin du glorieux héritage technico-tactique de ses devancières (Mondial 1974 et 1978, Euro 88, entre autres), cette sélection hollandaise n’a pas peut-être jamais été aussi près de remporter un titre mondial ! Paradoxe quand tu nous tiens ! Au cours de cette demi-finale d’un niveau général décevant, l’Uruguay aura démontré que son retour à ce stade de la compétition n’était pas du tout usurpé. Vaillante, joueuse et collective, la Céleste a plus qu’embêté le favori batave. Malheureusement, oui malheureusement, ce fut insuffisant malgré une fin de match un peu folle. De nombreux spectateurs et téléspectateurs neutres ont même dû espérer une égalisation de la dernière seconde de l’Uruguay, cette sélection souvent présentée comme truqueuse, bagarreuse voire violente ! Paradoxe quand tu nous tiens (bis) ! Néanmoins le froid réalisme des Oranje très mécaniques aura suffi. Encore une fois…

Ce match ne fut pas un grand match, soyons clairs, mais il y eut quand même cinq buts au final. Paradoxe quand tu nous tiens (ter) ! La rencontre partit sur des bases lentes et sur des options tactiques prudentes. Il fallut un éclair pour ouvrir les débats. Cet éclair sortit du pied gauche du capitaine néerlandais, Giovanni van Bronckhorst. De plus de 25 mètres, « Gio » déclencha une diagonale d’une grande pureté dans la lucarne de Muslera, un peu court (18ème). Un but venu d’ailleurs ! Il fallait bien cela pour donner un avantage au score. Malheureusement, ce but ne décomplexa pas les Oranje, statiques, mal inspirés, en un mot frustrants. Diminuée par les absences de Luis Suarez (suspendu), Jorge Fucile (suspendu), Diego Lugano (blessé) et de Nicolas Lodeiro (blessé), l’équipe uruguayenne quadrillait bien le terrain et s’autorisa des sorties toujours menaçantes dans le camp néerlandais (35ème et 36ème). La mi-temps arrivait tout doucement quand un nouveau missile fit mouche (41ème) ! En faveur des Uruguayens, cette fois-ci. Un missile du gauche signé Diego Forlan, bien entendu. A l’instar de Muslera sur le premier but, Stekelenburg parut bien juste sur cette frappe soudaine, sous la barre mais également en plein centre du but. Un autre but venu d’ailleurs, encore ! Il fallait bien cela pour que l’Uruguay revienne à la marque.

La deuxième période débuta à nouveau sur un faux rythme endormissant. Aucune des deux équipes ne prit le jeu en main. Les efforts de Cavani et les frappes de Forlan ne payèrent pas. Du côté des Bataves, les attaques furent toujours brouillonnes mais on sentait que sur une accélération inspirée, cela pouvait faire craquer la défense sud-américaine. Mais point d’accélération inspirée, une action anodine suffit pour que les Pays-Bas reprennent les rênes de la partie. Grâce à un tir placé du gauche, à l’entrée de la surface de réparation, de Sneijder (70ème). Van Persie, qui se trouvait sur la trajectoire de la balle (sans la toucher), semblait en position de hors-jeu. Cependant, l’arbitre ouzbek M. Irmatov, par ailleurs bon directeur du jeu, accorda sans sourciller le but. Ce but plomba le moral des Sud-Américains. Et trois minutes plus tard, les hommes de Bert van Marwijk prirent le large avec un troisième but d’Arjen Robben (73ème) de la tête après un centre ajusté de Kuyt. Les carottes semblaient cuites pour la Céleste, fatiguée. Les Néerlandais eurent plusieurs occasions d’ajouter un quatrième but qu’ils ne méritaient pas. Ils échouèrent par individualisme et suffisance. C’est au contraire les Uruguayens qui revinrent dans le coup avec un but de Pereira qui d’une frappe précise du gauche trompa Stekelenburg (90ème). Malgré trois minutes de panique chez les Oranje, l’arbitre siffla la fin de la rencontre sur ce score de 3-2 !

Les Pays-Bas disputeront donc leur troisième finale de Coupe du Monde de leur histoire après celles perdues de 1974 et 1978. Mais ces Pays-Bas-là sont froids, réalistes avec un zeste de suffisance, leur défense paraît fébrile, leurs « vedettes » individualistes. Bref, cette équipe n’a pas le profil d’un futur champion du monde. Pourtant, elle disputera la finale face à l’Espagne ou l’Allemagne (deuxième demi-finale qui se jouera demain). Deux équipes qui seront, à l’évidence, une opposition bien plus élevée que la valeureuse, la vaillante, la courageuse équipe d’Uruguay qu'il faut féliciter. Dire que ces Oranje très mécaniques ne sont plus qu’à une victoire du titre suprême… Quoi qu’il en soit, ce sera la première fois qu’une équipe européenne remportera une Coupe du Monde en dehors du Vieux Continent !

PL
 

Nicolas Sarkozy pressé de s'expliquer sur les soupçons de financement illégal


7 juillet 2010

Le chef de l'Etat réfléchit à une intervention télévisée sur l'affaire Woerth-Bettencourt.


Confronté à une accumulation chaque jour croissante d'accusations, de révélations et de soupçons dans le sillage de l'affaire Woerth-Bettencourt, le président de la République est pressé, par la droite comme par la gauche, de s'exprimer pour lever le doute.
Ce doute pénètre maintenant jusque les rangs de la majorité. Jean-François Copé, le chef de file des députés UMP, a estimé nécessaire, mardi 6 juillet, que Nicolas Sarkozy " parle aux Français ", afin de " remettre les choses en perspective ". Certains, à droite, jugeraient opportun un remaniement gouvernemental au-delà des démissions d'Alain Joyandet et de Christian Blanc.
L'Elysée a démenti les dernières révélations, publiées par le site Mediapart, qui visent directement le chef de l'Etat. Selon l'ancienne comptable de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, le ministre du travail, Eric Woerth, aurait reçu, en tant que trésorier de l'UMP, 150 000 euros en liquide pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy au printemps 2007. Ce don, s'il était confirmé, serait illégal, puisque le montant maximal autorisé par la loi est de 7 500 euros pour un parti et de 4 600 euros pour un candidat.
De son côté, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, interrogée par Le Monde, estime que le pays est " confronté à une crise de confiance majeure ". Elle demande au président de la République de " s'expliquer " et réitère sa demande de création immédiate d'une commission d'enquête parlementaire.

Il y a un an...(1)

Le 5 juillet dernier, l'équipe de Daniel Duquenne emportait le second tour des élections municipales partielles, consécutives à la révocation du Maire et à l'impossibilité de réélire un maire..

Pour faire échec à la liste FN, largement en tête à l'issue du 1er tour avec 39% des votants, l'Alliance Républicaine, arrivée en 2ème position à l'issue du 1er tour, avec 20% (soit un peu plus de 10% des électeurs inscrits),  aurait dû, comme elle s'y était engagée, avant le 1er tour, faire l'union avec les listes arrivées derrière elle. Elle ne le fit pas, au prétexte que la liste du Nouvel Elan comportait 2 ex-adjoints de G.Dalongeville, le maire déchu. Pourtant ces 2 derniers étaient prêts à se désister et à laisser leur place à leurs colistiers...
L'AR (qui, je le rappelle, avait caché ses relations ambigües avec le FN) partit seule et l'emporta avec plus de 52% des voix, une déperdition provenant du fait qu'elle n'avait pas joué le jeu avec les autres partis républicains, ce qui mécontenta nombre d'électeurs...

Avant de passer au bilan d'une année de mandat ("nous sommes très contents de cette 1ère année", a dit E. Binaisse, maire, lors du dernier conseil municipal...), j'ai relu mes écrits du moment et vous propose de vous "remettre dans l'ambiance" de ces jours là...

* 28/6/2010 (soir du 1er tour): " Les Héninois ont fait payer aux candidats leur incompétence , leur opportunisme, leur manque de crédibilité et leur manque d'expérience." "L'AR a à peine fait mieux que l'année dernière: c'est dire l'enthousiasme qu'elle a su soulever..."Les Verts et l'UMP, alors que le contexte local leur était favorable, ont fait moins qu'aux Européennes: les Héninois n'aiment pas que l'on se moque d'eux en présentant des candidats n'habitant pas la ville." Une des solutions possibles, pour l'AR, à l'issue du 1er tour, c'est  "de partir seule en profitant des reports de voix déjà signalés, et de tout ou partie de celles de la liste Ferrari. Solution dangereuse, non seulement parce que le report des voix n'est jamais assuré, et que, d'autre part, face aux défis qui se posent à la ville d'Hénin, je ne suis pas sûr que l'on trouvera 13 adjoints compétents et expérimentés dans la liste".

* 30/6, après la décision de D. Duquenne de partir seul, je posais la question: "Faut-il jouer au poker avec la démocratie?":
"- Hénin-Beaumont est une ville en quasi-faillite qui aura besoin de tous pour s’en sortir. La décision prise de partir seul augure mal d’un avenir qui devra faire place à l’ouverture…
- Comment se priver d’un renfort, même un peu « léger » (en qualité et en quantité), alors que, soi-même, on a besoin d’un peu plus de consistance (euphémisme).
-  l’inexpérience politique totale (3 ex-élus, dont l’un vient de faire sa seule année de mandat, et un autre, seulement 2 ans), le manque de compétence criant et la moyenne d’âge sont autant de critères qui auraient dû interpeller D.Duquenne, au moment où il a pris sa décision.
- La constance de l’AR, c’est le « splendide isolement », qui n’a pas toujours été une réussite dans l’Histoire. S’ouvrir et se renouveler, est pourtant gage de créativité…"
 
Comme on vient de le lire, tout cela commençait très mal:

- après avoir refusé l'union avec les autres partis républicains, la majorité refusait de tendre la main à tous ceux qui étaient prêts à l'aider: je me souviens avoir fait des propositions sur l'urgence de se plonger immédiatement, en sus des problèmes financiers, sur "le tramway et la rénovation urbaine", ainsi que sur "la démocratie locale". D'autres ont fait des approches pour travailler ensemble...

- irresponsabilité ou inconscience, la plupart des élus partit en vacances...et l'on en resta là jusqu'en septembre.

Le début de mandat était donc placé sous le double signe du "splendide isolement" et de l'ambiguïté (inexpérience, mensonge sur les relations avec le FN). Beaucoup espéraient encore qu'à partir de septembre, un travail intelligent pourrait être mis en place..
J'avais même écrit le 8/7:  "Nous devons être attentifs à ce que va mettre en place la nouvelle majorité. Si cela va dans le bon sens, nous le dirons. Si nos espérances étaient bafouées, nous le ferons savoir, également. Mais laissons leur au moins une chance!"

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A suivre

lundi 5 juillet 2010

LA RILANCE

6 juillet 2010

Oxymore

Billet

VOULANT conjuguer rigueur et relance, Christine Lagarde a lancé un nouveau concept, la " rilance ". Son annonce a fait l'effet d'un coup de tonnerre. L'Histoire - avec un grand H - s'écrit souvent avec des formules. Franklin D. Roosevelt avait inventé le New Deal. La ministre française de l'économie, elle, entrera dans les manuels scolaires avec la rilance.
On imagine tout ce qu'a dû demander l'élaboration de ce mot-valise : réunions de travail au ministère, notes de synthèse, consultations de spécialistes, sondages secrets, allers-retours avec l'Elysée... Contrairement à " stagflation ", qui associe deux données négatives (stagnation et inflation), nous nous trouvons ici devant l'alliance subtile de notions contradictoires. Le mot rigueur étant tabou, les grammairiens de Bercy n'en ont retenu que la première syllabe, qui évoque le rire, la gaieté, la joie d'être bien gouverné. " Lance " vient compléter ce tableau, et l'équilibrer en même temps, par l'image d'une arme à bout pointu, incarnant le combat contre les forces du mal.
Rilance... Que Christine Lagarde se rassure : le ridicule ne tue pas forcément.
Robert Solé
© Le Monde



Lettre à mes enfants, à l'étranger.

Mes chers enfants,

Je ne sais comment vous avez vécu les quolibets et autres moqueries à la suite de la performance de l'équipe de France de football au Mondial: j'ai lu des commentaires de la presse étrangère qui ont dû vous blesser profondément...
Je ne puis, malheureusement, que constater que cette catastrophe annoncée est le reflet de ce qu'est la France aujourd'hui: un pays déboussolé, sans point de repère...

- Le dédain et la surdité, dont a fait preuve Domenech, n'ont rien à envier au comportement du Président de la République. Persuadé d'avoir raison, Sarkozy n'écoute que les privilégiés pour mener la politique anti-sociale la plus éhontée. Ainsi la réforme des retraites et la réduction des déficits: plutôt que faire payer ceux qui, aujourd'hui, échappent, en tout ou partie, aux cotisations et impôts (du fait d'un bouclier fiscal qui permet aux détenteurs de patrimoine de ne pas payer leur dû, ou d'une taxation très basse des revenus financiers, sans parler de niches fiscales, de taux d'imposition maximum trop faibles...), on va faire payer les moins nantis et les classes moyennes. On crie casse-cou, mais, de la même façon que la Fédération française de football n'avait pas bronché, on n'écoute pas et le réveil risque d'être douloureux, comme à l'occasion de l'élimination des Bleus.

- L'éthique est absente de la politique française: les ministres bafouent les règles morales, se croyant tout permis; de même le Président s'augmente tout seul ses indemnités, veut imposer son fils sur le trône, comme dans une république bananière, ou s'offre un avion personnel de 180 millions d'euros...Pendant ce temps-là, il laisse le pouvoir d'achat des Français se détériorer (voir les hausses au 1er juillet) ou dégraisse la fonction publique, alors que le chômage ne cesse d'augmenter. On ne comprend toujours pas pourquoi Domenech a imposé Anelka et Govou, tout en punissant Malouda: le fait du prince, certainement. On ne peut admettre que malgré l'incompétence de cette équipe (de foot), ses joueurs vont se partager de 150 à 300 millions d'euros...

- L'omnipotence de Domenech, face à laquelle personne n'a pu opposer de contre-pouvoirs (Fédération, presse, licenciés, opinion publique), est également celle de Sarkozy: Parlement inaudible, médias surveillés (la direction de France-Inter inféodée, la nomination du Président du CSA par l'Élysée, la tentative de prise en main du journal Le Monde...), la manipulation de l'opinion publique...

Cela fait 8 ans que l'Etat français s'incarne dans Sarkozy (ministre puissant, puis Président) et que les Français ne s'y retrouvent pas: grossier personnage (ses insultes méprisantes, du "Karcher" au "pauv'con", sont légendaires), sa vie privée confondue avec sa vie publique, sa fascination pour les puissants (entrepreneurs du Fouquet's, people fraudeurs fiscaux...) et son obséquiosité envers ses "collègues" (Obama, Merkel ou Berlusconi) ont donné une image désastreuse d'une France méprisante, dictatoriale (népotisme, prébendes, privilèges sont le lot de tous les jours). Mais cette image, les Français la ressentent aussi: ils sont bafoués dans leurs droits, et ils savent bien que  l'unité nationale est mise en cause parce qu'on les dresse les uns contre les autres: la laïcité n'est plus le ciment de la société.

Or, la débandade de l'équipe de France de football est le reflet de cette déliquescence: un sélectionneur honni depuis plusieurs années, n'en a fait qu'à sa tête et a ridiculisé l'honneur national. Il s'est cru au-delà de ce que son mandat lui permettait et a mis en péril l'unité nationale: les racistes en profitent pour suggérer leurs relents nauséabonds. Sarko a donné l'exemple à Domenech et la France est désarticulée, s'enfonçant dans la méfiance, le repli sur soi-même, dans une période économique difficile...et propice à tous les errements...

J'espère que ce message pessimiste pourra se transformer bientôt en un message d'espoir en une France meilleure...

Je vous embrasse.

dimanche 4 juillet 2010

"Le FN n'est pas un parti fachiste" (5)

2- Quel avenir pour Hénin-Beaumont?


Le Machiavel sans foi, ni loi a donc réussi son coup: Dalongeville, quoique ce dernier en pense, est mort politiquement, au moins jusqu'en 2020, voire même 2026 ( le "tarif" de l'inéligibilité est au minimum de 5 ans), et il est au pouvoir et...et quoi?


A- Haine et Fhaine . Je ne m'étendrai pas ici sur la gestion désastreuse de la ville, mais sur le fait que la ville dispose, en théorie, d'une majorité élue, mais qu'elle est gérée, sinon en sous-main, mais avec l'aval (ce n'est même plus un jeu de mots...) du FN. Toute décision doit avoir le blanc-seing (je censurerai toute allusion non juridique) de Marion Le Pen, et c'est le FN qui dicte le tempo.   Je n'en prendrai que 4 exemples très récents:


* Kiabi: cette entreprise propose à la CAHC, ayant la compétence en matière de développement économique, de créer 500 emplois et serait intéressée par des terrains à Beaumont. E. Binaisse, maire, semble d'accord et en réfère en Bureau Municipal (réunion des adjoints et du DGS, en général) qui manifeste son désaccord parce que le programme de l'AR mentionnait la préservation du caractère rural du village de Beaumont. Soit! Mais tout démocrate "normal" aurait informé les habitants de Beaumont et plus généralement de la ville elle-même, pour lui exposer la proposition de Kiabi et là, 3 possibilités: les habitants refusent fermement; ou les habitants pensent que, non seulement le projet préserve leur cadre de vie, mais que 300 créations d'emplois, ce n'est pas négligeable; soit, enfin, les habitants demandent à ce que le projet soit revisité...Le Maire aurait mis, ensuite, le projet en discussion en Conseil Municipal et se serait mis d'accord avec la CAHC pour envisager la suite...Tout cela paraît tellement évident que l'on se demande encore pourquoi on n'a pas procédé ainsi! Tout simplement parce que le FN est majoritaire à Beaumont, ayant surfé sur le ras-le-bol légitime des habitants devant ce que l'on a fait de ce village. Le FN a donc fait savoir qu'il s'opposerait à cette implantation. Et la majorité a obtempéré, le petit doigt sur la couture du pantalon, au diktat frontiste...d'autant plus qu'elle pouvait habiller ce refus au nom de ses promesses. La seule qu'elle aura tenue, d'ailleurs. Mais à quel coût et sous quel abandon de légitimité!

* la majorité a voté une motion du FN, mercredi, en conseil municipal, sur le projet de gare TGV à HB: motion non réglementaire (pas déposée préalablement), non urgente (la décision sur la gare est loin d'être prise) et cerise sur le gâteau, inutile (le maire d'Arras aurait souhaité que la gare s'installe dans sa ville, ce qui est aux antipodes du projet d'ensemble du Bassin Minier, d'autant plus que la Préfecture est reliée à Lille par de nombreux trains, TER et TGV).  Question: soit le Maire n'y connait rien dans ce dossier et le ridicule de cette motion pourrait être un point négatif dans l'évolution du dossier (ouf! ce n'est pas la ville qui va gérer, mais la CAHC). Soit le Maire et sa majorité ont accepté pour des raisons que nous ne connaissons pas, mais qui en disent long sur l'emprise du FN sur les décisions...

*  Monsieur Briois, vous n'avez pas la parole maintenant" se permet de dire le Maire, au cours du dernier conseil municipal. Mais le leader de l'opposition n'en a cure et continue de parler, le Maire s'avouant finalement impuissant. "Monsieur Briois, sur ce sujet, nous n'entamerons pas de débat". Le sieur Briois prend la parole quand même et nous inflige une litanie (pendant laquelle beaucoup sont sortis se dégourdir les jambes) et M.Binaisse, ancien Principal de collège, ravale sa salive et son autorité.  Fermez le ban! Vous avez compris qui mène la danse! Et heureusement Marion Le Pen n'était pas là, car elle ne s'embarrasse pas, elle, de tact, ni de politesse: je parle, taisez-vous! Il faut dire que le minimum républicain de respect, le FN ne connait pas! Ainsi Bruno Bilde, conseiller de M. Le Pen, a fait un bras d'honneur, la semaine dernière, en séance plénière du Conseil Régional, au Préfet, au Président de l'institution et aux conseillers régionaux!


* dernier exemple: le conseil municipal avait été convoqué d'urgence pour voter, avant le 1er juillet; une délibération, qui n'avait aucune raison d'exister, et concernant une taxe locale sur les enseignes, dont les commerçants avaient déjà reçu l'avis de payer, la veille. Cette taxe étant la transformation d'une taxe préexistante, le texte du Ministère était clair: soit on continue et pas besoin de délib', soit on arrête et on doit voter en ce sens. Comme l'intention était claire, le CM n'avait aucune autre raison de se tenir!
La délibération a été retirée en dernière minute et fera l'objet d'une concertation! Vous me direz: "bravo les commerçants, ils ont agi et fait reculer la Mairie". Sauf que les commerçants avaient commencé à se remuer, depuis la veille, sonnés par l'annonce de cette taxe (facultative pour les communes) au moment où ils sentent que leur commerce va mourir, la mairie restant sourde à leur demande de réparation du préjudice, suite aux travaux consécutifs à la construction du tramway. Cette taxe était le coup de grâce. Si les commerçants n'ont pas eu le temps de réagir, dans les 24 heures (si cela avait été le cas, le Maire l'aurait dit), qui croyez-vous a pressé le Maire pour changer d'avis?  Décision, je le rappelle, prise et appliquée (avant mercredi!), sans concertation, à l'encontre de commerçants demandant à être considérés! Des vaches à lait, disait l'un d'entre eux!
(Pour l'anecdote, sachez que le jour où les commerçants ont reçu l'annonce de la taxe, ils étaient contactés par une entreprise mandatée par la ville, pour insérer des publicités de 300 euros pour un plan municipal! Il vaut mieux en rire qu'en pleurer, mais dans le style "n'importe quoi", on ne fait pas mieux!).

B- Et maintenant?  La ville est pieds et mains liés au FN, pour des raisons que l'on ne connait pas, mais que l'on subodore malheureusement...Les membres de la majorité ne bronchent pas non plus: on pouvait penser que certains étaient démocrates, mais ils obtempèrent et sont des jouets entre les mains de GB et du FN.
Qu'est-ce qui explique ce silence? Comment GB, lui-même tenu par le FN, tient-il ses colistiers? D'aucuns prétendent que les indemnités, les honneurs sont plus forts que les valeurs, ces valeurs dont certains en faisaient, pourtant, une règle de vie. Je n'en suis pas sûr, car au fond de chacun sommeille une part de dignité et se regarder en face de la glace, chaque matin, ne doit pas être chose facile quand on sait que l'on se compromet...

Malgré mon optimisme, il nous faut bien envisager le pire, si l'honneur manque à nos élus...Le pire, je l'ai déjà suggéré: c'est qu'à la co-gestion officieuse, dont plus personne ne doute, sauf ceux qui y ont intérêt, succède une alliance électorale en 2014. Quoi de plus inéluctable: l'AR, marquée du sceau de l'infamie, responsable d'un début de mandat calamiteux, incompétente, n'a aucune chance de remporter des élections seule ou alliée à ses derniers espoirs (droite et Verts). Abandonnera-t-elle la ville au FN, ou tentera-t-elle un coup de poker: une alliance officielle, cette fois, avec le FN? E. Binaisse qui aura 75 ans en 2014, probablement pas très content au fond de lui-même, de jouer le rôle du vieux Maréchal Pétain, ne fera pas don de sa personne à la ville d'HB. Seul le Laval héninois pourrait se proposer comme tête de liste AR/FN, mais le parti frontiste n'en aura pas besoin et condescendra peut-être à le prendre sur sa liste, pour services rendus à...A qui?

En tous les cas, ce serait très ingrat de la part du FN de laisser tomber comme une vieille chaussette quelqu'un qui déclarait, il y a peu encore:
"Je suis un homme de débat et j’aime à échanger avec d’autres dont les idées sont différentes des miennes. Et ce, sans aucune exception... Par ailleurs, je suis fier de lui (Briois) avoir proposé mon témoignage lorsqu’il fut diffamé... Je suis fier de l’avoir fait et si c’était à refaire, je le referais."

Vous vous rendez compte, laisser tomber un homme qui vous décerne un brevet de respectabilité: 
"Le FN n'est pas un parti fachiste"!

Machiavel dépassé par un Machiavel frontiste?

FIN (?)

samedi 3 juillet 2010

Espagne/Paraguay: 1-0

"Errare humanum est"! J'avais cité , cet après-midi, les pays qui allaient devenir de futurs grands du foot et j'ai omis le Paraguay! Alors que ce dernier a failli battre l'Espagne, championne d'Europe!

Ce fut un drame de penaltys en 2 actes...
Acte 1: à la 58ème minute, l'arbitre accorde un penalty justifié au Paraguay, Piqué balançant Cardozo. Ce dernier veut se faire justice et son tir est magistralement arrêté par Casillas. Ce penalty aurait du être retiré parce que des joueurs espagnols avaient pénétré, avant le tir, dans la surface de réparation!

Acte II: dans la minute suivante, l'arbitre accorde un autre penalty à l'Espagne, cette fois, pour une faute d'Alcaraz sur Villa! But pour l'Espagne mais c'est à retirer, pour la même raison que précédemment! Villar repousse la 2e tentative de Xabi Alonso !!! Mais le gardien fauche un joueur espagnol qui avait récupéré le ballon et... l'arbitre ne siffle pas ce nouveau penalty évident!

Epilogue: alors que les Paraguyens avaient opposé, à la domination espagnole, une véritable ligne Maginot dans laquelle les Ibériques venaient s'empaler, ils réussissaient quelques incursions dangereuses: un but leur fut même refusé pour un hors-jeu loin d'être évident. Pourtant, après la séquence des penaltys manqués, Villa vint inscrire le but de la victoire, à la 83ème minute, soulageant l'Espagne. 

Petite victoire, certes, mais logique...
Mais il faudra jouer autrement, mercredi, pour inquiéter l'Allemagne...

Quant au Paraguay, il aura réussi un exploit: être éliminé après n'avoir encaissé que 2 buts, en tout et pour tout!

AA



Ric-rac ! L’Espagne a passé ric-rac ce quart de finale face au Paraguay. Minimaliste à souhait, la Roja a eu très chaud ce soir dans un match sans saveur qui n’aura connu que trois minutes de folie (59ème à 62ème). Les Espagnols s‘en sont remis au talent de leurs individualités (Iniesta, Villa, Casillas) pour se sortir du guêpier sud-américain. Luttant avec ses armes, le Paraguay a joué crânement sa chance et n’a finalement pas été loin de créer une énorme sensation en éliminant les champions d’Europe en titre. Malheureusement pour eux, leur style de jeu ne leur permet pas de multiplier les occasions de but. Ils en ont eu quelques-unes ce soir et les ont ratées. A ce niveau-là, cela ne pardonne pas ! Cela dit, il y a eu une certaine forme de justice à ce que le parcours du Paraguay s’arrête là. Les Guarani n’ont mis que trois buts en cinq rencontres. Trop peu pour espérer atteindre une demi-finale d’un Mondial ! Sans génie et sans convaincre, l’Espagne arrive donc dans le dernier carré… Mais Dieu que ce fut dur !

La première mi-temps fut monocorde. Au son d’un vuvuzéla enrhumé ! Gênés par le pressing haut des Paraguayens, les Espagnols monopolisèrent le ballon, comme d’habitude, mais ne trouvèrent jamais Villa et Torres, leurs deux artilleurs. Excepté un bel enchaînement de Xavi (28ème), les Ibériques ne créèrent aucun danger. Surprise, ce sont même les Sud-Américains qui donnèrent quelques sueurs froides dans l’arrière-garde espagnole. Nelson Vadez crut ouvrir le score suite à un long ballon aérien récupéré dans la surface espagnole mais il fut signalé, à tort, hors-jeu. Dommage ! Il eut été intéressant de voir l’Espagne menée à la pause…

Les Paraguayens reculèrent d’un cran en début de deuxième période et eurent encore plus de mal à sortir et à approcher le but de Casillas. Mais les Espagnols, moribonds, donnaient cette impression qu’ils n’y arriveraient jamais quand se produisirent trois minutes de douce folie ! Le Paraguay obtint un pénalty mérité sur une incompréhensible faute de Piqué (59ème). Cardozo ne profita pas de cette occasion en or : son tir fut bloqué par un Casillas inspiré ! Dans la foulée, Villa s’échappa dans la surface sud-américaine et fut stoppé par l’excellent Alcaraz. Irrégulièrement, selon, l’arbitre guatémaltèque, Carlos Batres. La sentence fut réussie par Xabi Alonso (61ème). Mais M. Batres ne l’entendit pas ainsi et fit retirer le coup de pied de réparation en raison de l’entrée massive de joueurs espagnols dans la surface avant la frappe du Madrilène. Peu évident ! Xabi Alonso s’élança une deuxième fois mais cette fois-ci, le portier paraguayen, Villar, repoussa son tir (62ème) ! Suivant le ballon relâché par Villar, Cesc Fabregas aurait même pu obtenir un troisième pénalty de suite mais l’arbitre ne broncha pas ! Ces trois minutes de folie animèrent quelque peu la fin de rencontre. Les Paraguayens allaient-ils tenir longtemps ? Non ! A la 83ème, Iniesta, jusqu’alors éteint, s’infiltra dans la défense adverse et décala Pedro dont la frappe rebondit sur le poteau. Mais le ballon fut récupéré par Villa qui tira d’une frappe enroulée du droit. Le ballon toucha les deux poteaux avant de finir, enfin, sa course dans le but de Villar ! Ah David Villa, le buteur providentiel de la Roja ! En dépit d’une dernière action sud-américaine fomentée par Barrios et Santa Cruz bien repoussé par Casillas (89ème), l’Espagne tint sa qualification. A l’arraché !

On aura droit à la revanche de l’Euro 2008. En effet, Allemagne et Espagne se retrouveront en demi-finale de ce Mondial sud-africain. Cette fois-ci, la Nationalmannschaft partira avec les faveurs des pronostics, malgré l’absence de Thomas Müller. L’Espagne n’a pas rassuré en défense et semble avoir perdu de sa superbe. Iniesta, Torres voire Xavi paraissent émoussés. Mais leur maîtrise technique est telle que la Furia Española peut bien renverser l’ouragan allemand qui souffle sur cette Coupe du Monde ! Le remake de la finale de l’Euro 2008 s’annonce passionnant. Avantage à l’Allemagne !

Allemagne/Argentine: 4-0

Angela Merkel incarnait le bonheur des Allemands, après cette victoire sans équivoque de son équipe, devant l'Argentine. 

Je suis désolé pour la comparaison, mais la chancelière semblait rayonnante à la mesure de ce que l'Allemagne représente en Europe: solidité, confiance en soi, dynamisme...A comparer, malheureusement, avec l'image de la France, dont le drame de l'équipe de football illustre bien le climat de morosité, voire de déclin, du pays: un Président honni, une classe politique décrédibilisée, une économie qui part à vau-l'eau et un manque de confiance dans l'avenir...On ne dira jamais assez combien sont liés football et climat ambiant d'une société...

La Mannschaft a remporté un net succès grâce à une ouverture rapide du score de Müller (3e), puis des buts de Klose (68e et 89e) et de Friedrich (74e). Elle a dominé la première mi-temps, avec un jeu clair et sans fioriture, contrôlant les opérations de façon quelquefois démoralisante pour son adversaire. Les Messi, Higuain et autres Tevez n'existaient pas...Un court réveil des Argentins en début de seconde mi-temps laissa penser que le match allait devenir plus équilibré. Les Allemands étaient sûrs d'eux et Klose se chargea de le rappeler en 2 occasions (devenant ainsi le 2ème buteur de l'histoire de la Coupe du Monde, à un but de Ronaldo) avec, entre les 2, un superbe but de Friedrich. Petit bémol, la suspension (sévère) pour la demi-finale contre l'Espagne ou le Paraguay (qui se rencontrent ce soir), du jeune Müller, le meilleur joueur sur le terrain.

L'Argentine but le calice jusqu'à la lie avec ces 4 buts qui confirmèrent son impuissance. Messi, malgré quelques exploits techniques, ne pouvait, à lui seul, pallier aux carences de son équipe. A ce point dominée, l'Argentine, qui avait, jusque là, donné beaucoup d'espoir à tous ses supporters et même aux autres, a bien montré, en décalque, la force de cette équipe d'Allemagne...

Allons-nous vers une finale 100% européenne, Allemagne ou Espagne contre les Pays-Bas? Sans nier les qualités de l'Uruguay (adversaire de la Hollande mardi) ni du Paraguay (qui joue dans quelques heures contre l'Espagne), cela est fortement probable. Malgré les carences de l'Italie, de l'Angleterre et de la France, la vieille Europe est encore bien présente, mais le Japon, le Ghana,  les USA et la Corée du Sud...ont montré
que de nouvelles forces arrivaient...

AA


KO-LOS-SAL ! Cette équipe d’Allemagne a été « kolossal » cet après-midi ! Les joueurs de Joachim Löw ont tout simplement donné une leçon de football à l’Argentine de Diego Maradona ! En quart de finale de Coupe du monde, s’il vous plaît ! On attendait un match ouvert, on a assisté à un cavalier seul d’une Nationalmannschaft supérieure dans tous les compartiments du jeu ! 4-0, l’Argentine quitte le Mondial la tête basse. Pour le premier gros test des Sud-Américains dans ce Mondial, les Allemands ont rappelé au monde entier leurs nombreuses insuffisances. Des insuffisances défensives et collectives, notamment, que d’aucuns avaient feint de les ignorer depuis le début du tournoi de l’Albiceleste. Des insuffisances offensives aussi, Messi n’étant pas l’organisateur attendu. Bref, des insuffisances qui ont éclaté au grand jour et qui mettent fin brutalement à la « Diegomania » en Afrique du Sud ! « Don’t cry for me Argentina ! » Ne pleure pas pour moi Argentine, l’Allemagne était trop forte !

Le calvaire argentin commença dès la troisième minute ! Sur un coup-franc excentré de Bastian Schweinsteiger, Thomas Müller surgit le premier sur le ballon et l’accompagna de la tête dans le but de Romero, surpris. 1-0, pas de round d’observation, on pensait alors que cela allait débrider encore plus la rencontre. Mais les Argentins ne réussirent pas à réagir et à prendre les rênes du jeu. Au contraire, Klose rata le break (24ème) en mettant au-dessus un caviar de Müller. Les coéquipiers de Lionel Messi furent trop statiques et manquèrent de profondeur pour inquiéter l’arrière-garde allemande. Ils égalisèrent bien à la 37ème par Higuain mais l’attaquant madrilène était très nettement en position de hors-jeu. En fait, la Nationalmannschaft géra tranquillement son avantage acquis très tôt, surprise sans doute par l’incapacité des hommes de Maradona à élever les débats et à se surpasser.

Les Argentins allaient-ils se réveiller après la causerie de leur sélectionneur à la mi-temps ? Pas vraiment. La seconde période débuta sur le même rythme que la première avec des Argentins trop lents et des Allemands qui attendaient les occasions de contre. Cela dit, ce fut dans le déroulé logique du match que l’Allemagne inscrivit un deuxième but par Miroslav Klose (67ème). Ce diable de Müller, décidément dans tous les bons coups, s’arracha pour offrir le ballon à Lukas Podolski qui centra intelligemment pour Klose, qui n’eut plus qu’à marquer dans le but vide ! Un but d’école ! A 2-0, on imaginait mal l’Albiceleste relever la tête et retourner la situation. Et le K.O. arriva vite ! Après un slalom spécial signé Schweinsteiger, le défenseur central Friedrich marqua de près (74ème). Cette partie tournait tout doucement à la correction pour les Sud-Américains qui tentèrent individuellement de sauver l’honneur. Mais ce fut bien insuffisant. L’Allemagne séduit par son jeu d’attaque inspiré et collectif mais également par sa capacité toute « teutonne » à annihiler les offensives adverses, mêmes les plus réputées ! Jamais rassasiés, les Allemands mirent un point d’honneur à enfoncer le clou argentin en ajoutant un quatrième but par l’intermédiaire de Klose (89ème) bien servi par l’organisateur du jeu allemand, Mevlüt Özil. Un Klose qui égale le nombre de buts marqués par Gerd Müller en Coupe du Monde, à savoir quatorze ! 4-0, la démonstration fut totale !

Eternelle en Coupe du Monde, l’équipe d’Allemagne se construit un parcours digne des plus beaux champions du monde de l’histoire. Après l’Australie, l’Angleterre, c’est l’Argentine qui a été victime des foudres de cette jeune équipe insouciante et qui repart avec quatre pions dans les valises ! Pour l’Argentine, le camouflet est énorme mais sur le match de cet après-midi, il n’y avait tout simplement pas photo entre les deux sélections. Maradona n’aura pas fait de miracle avec cette équipe qui, rappelons-le, s’est qualifiée par un trou de souris à ce Mondial. Diego restera-t-il à la tête de cette sélection ? A suivre. En tout cas, l’avenir de ce Mondial est allemand. Les triples champions du Monde attendent de pied ferme l’Espagne ou le Paraguay en demi-finale. Sans Thomas Müller, suspendu pour avoir, injustement, obtenu un deuxième jaune sur une main imaginaire, l’ouragan allemand continuera-t-il à emporter tout sur son passage ?

PL

Brèves d'humour


Repérées sur le site du Monde.fr (par un dénommé Hervé Le Tellier, dans une rubrique intitulée "Papier de verre") quelques "brèves" d'actualités, sous une forme humoristique.

- L'étau se resserre, mais notre président a confiance en Erik Woerth. Si vous avez confiance en notre président, alors Eric Woerth est sauvé. Révisons ensemble la transitivité. 

- Notre président, qui volera cet été dans son "Air Force one" à 180 M €, va revendre ses deux moyen-courriers. C'est vrai, "on réduit le train de vie". Mais personne n'a parlé d'avion.

- Le système Sarkozy est-il "corrompu" ? ", "haineux", "injurieux", "Démagogique", s'indignent des experts. Disons qu'un mot existera bientôt pour ce mélange trouble entre public et privé: woerthueux.

- Ce jour, augmentent le ticket de métro (6%), le timbre (3,5%), le train (2,5%), le gaz (4,7%), etc. Pour la lassitude, on ne sait pas le pourcentage exact.



 Quelques citations politiques de Guy Bedos:

- « Il y a des gens qui ont des indignations sélectives. Moi, j'ai des indignations successives » 

- « Ça devient difficile d'être de gauche. Surtout quand on n'est pas de droite »

- « La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas »

Les restaurateurs dispensés de régime minceur




Edito du Monde

LE MONDE

l y a un an tout juste, les restaurateurs français savouraient leur victoire. Après dix ans de plaidoyers pro domo - les charges écrasantes qui tuent l'emploi, la concurrence de la restauration rapide déjà bénéficiaire de cet avantage fiscal -, ils venaient d'obtenir la baisse de 19,6 % à 5,5 % de la TVA à laquelle ils sont assujettis. Jacques Chirac le leur avait promis en 2002, avant que l'Europe ne dise "nein !". Nicolas Sarkozy le leur avait re-promis en 2007 et avait obtenu gain de cause à Bruxelles.


A l'époque, bon nombre d'analystes, y compris dans la majorité, s'étaient inquiétés de ce coûteux marché de dupes. En échange d'un cadeau qui représente un manque à gagner pour l'Etat de 2,5 à 3 milliards d'euros en année pleine, les restaurateurs avaient pris quelques engagements, auxquels le gouvernement avait feint de croire : ils baisseraient leurs prix de 3 %, embaucheraient 40 000 salariés en deux ans, amélioreraient les salaires de la profession et moderniseraient leurs établissements.Un an plus tard, on est loin du compte. Selon les chiffres de l'Insee, la baisse des prix n'a été que de 1,3 % et la moitié seulement des restaurateurs ont effectivement réduit leurs tarifs. Quelque 21 000 emplois ont bien été créés, mais le rythme antérieur de créations d'emplois dans le secteur était déjà de l'ordre de 15 000 par an. Et, si un coup de pouce salarial a été accordé, l'effort de modernisation est en deçà des prévisions des pouvoirs publics.
Bref, le bilan est des plus mitigés. En décembre 2009, déjà, la commission des finances du Sénat avait piqué un coup de sang devant le manque de bonne volonté des restaurateurs et proposé de rétablir la TVA à 19,6 %. Cet avertissement sénatorial avait été sèchement balayé par le président de la République : "Jamais je ne reviendrai sur la baisse de la TVA dans la restauration", avait alors tranché Nicolas Sarkozy.
Six mois plus tard, la question se repose de façon d'autant plus insistante que la crise des finances publiques contraint le gouvernement à une rigoureuse politique d'économies. Mais la réponse sera la même : pas touche aux restaurateurs ! Chargé de passer un sérieux "coup de rabot" sur l'ensemble des niches fiscales, le ministre du budget, François Baroin, l'a compris un peu tard. Le 27 juin, il qualifiait encore la TVA réduite dans la restauration de "très, très grosse niche fiscale". Rappelé à l'ordre par sa ministre de tutelle, Christine Lagarde, il vient de renvoyer le débat à la présidentielle de 2012.
Tant pis si la contradiction est évidente. Tant pis si les chiffres sont cruels : la suppression annoncée de 100 000 postes de fonctionnaires d'ici à 2013 fera économiser 3 milliards d'euros à l'Etat, soit le coût annuel du cadeau fait aux restaurateurs ! Tant pis, enfin, si cette politique gouvernementale apparaît totalement clientéliste. A deux ans de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy préfère essuyer ces critiques plutôt que d'être accusé de se renier et risquer de voir les restaurateurs gonfler l'électorat du Front national. C'est un choix politique. A courte vue.

Article paru dans l'édition du 01.07.10

vendredi 2 juillet 2010

Uruguay/Ghana: 1-1; 4-2 aux penaltys


Quel final dramatique pour le Ghana et toute l'Afrique qui espérait qu'enfin un pays africain atteindrait les demi-finales d'un Mondial!

A la dernière seconde des prolongations, alors que le score est de 1-1, le meilleur joueur uruguayen, Suarez, sur sa ligne, arrête, de la main, le ballon qui aller franchir la ligne de but. Carton rouge et penalty! Le penalty de la victoire et de la qualification...
Gyan, la révélation de cette Coupe du Monde, tire ce penalty et l'envoie sur la barre! Qu'importe, les Ghanéens pensent se rattraper aux tirs au but. Las, 2 de leurs joueurs manquent leur cible et l'Uruguay est qualifiée.

Imaginez les conséquence de la main de Suarez:
- elle empêche le Ghana de gagner et elle permet à son équipe d'avoir le droit de terminer par la séance de penaltys qu'elle emporte! 
- cet acte d'anti-jeu, non seulement a privé le Ghana d'une qualification méritée, mais de plus, on peut très bien imaginer que l'Uruguay se débarrasse des Pays-Bas en demi-finale et gagne ensuite la finale! L'Uruguay vainqueur du Mondial grâce à un acte d'anti-jeu? Pour préserver ce qui reste de moralité au football, il vaudrait mieux que cela n'arrive point. On peut se demander si il ne vaudrait pas mieux, dans de telles circonstances, qu'au lieu du penalty, le but soit accordé. Encore un beau sujet à traiter par la FIFA...

Certes les 2 équipes étaient proches l'une de l'autre, mais à la mi-temps, après le but ghanéen (Muntari 45'), on pensait bien que l'Afrique allait avoir son premier demi-finaliste. Mais l'Uruguay survoltée et le gardien Kinston, hésitant, changèrent la donne dès la 55', Furlan (auteur avec Suarez d'un grand match) expédiant un superbe coup-franc qu'il semblerait que Kinston aurait pu arrêter s'il n'avait d'abord esquissé un geste dans le sens opposé à celui de la direction du ballon...Les 2 équipes, 1 heure durant (prolongations comprises), tentèrent le KO jusqu'au dénouement dramatique évoqué plus haut!

L'Uruguay, privée de Suarez, aura du mal contre les Pays-Bas, mardi prochain!

Au revoir et félicitations au Ghana qui fut la révélation de ce Mondial!

AA



 
Jamais une équipe africaine n’avait été aussi près d’une demi-finale de Coupe du Monde ! Malheureusement, sur le fil, le Ghana rate le dernier carré et s’en souviendra longtemps... Pourtant, Asamoah Gyan l’a eue, cette balle de match, avec ce pénalty à la dernière minute de la prolongation ! Mais la barre écrasa tous les espoirs africains… C’est ensuite la séance de tirs au but qui acheva ces mêmes espoirs, définitivement envolés dans le ciel du Soccer City Stadium… Bénie du ciel, la Céleste, revenue de nulle part, aura donc le droit de disputer une place en finale contre les Pays-Bas. Après un match qui ne voulait pas de vainqueur. Cela aurait pu être le Ghana, ce sera l’Uruguay. La fin de match complètement folle a fait entrer ce quart de finale relativement moyen dans une tout autre dimension… L’Afrique a vibré, le monde du football a vibré mais les partisans du Ghana doivent être bien tristes ce soir. La France a eu son Séville (1982), le Ghana aura désormais son Johannesburg (2010)… Fou ! Du côté de Montevideo, le héros s’appelle Fernando Muslera !

En fait, aucune des deux équipes n’a pu prendre véritablement l’ascendant dans cette rencontre. La première mi-temps fut bizarre. Après vingt-cinq premières minutes dominées outrageusement par les Uruguayens, le Ghana sortit petit à petit de sa torpeur, due certainement à la pression d’être le dernier représentant africain, et prit l’avantage avant le repos grâce à une frappe brossée du gauche de Muntari. Une frappe étonnante décochée de plus de 30 mètres avec une trajectoire fuyante qui trompa Muslera, masqué au départ. 1-0 juste avant la mi-temps : un bon test pour le mental des Sud-Américains ! Et les hommes d’Óscar Tabárez le réussirent, ce test, et avec célérité, qui plus est. A la 55ème minute, Diego Forlan ramena le score à la parité en inscrivant un coup franc excentré là aussi étonnant. Le caractère flottant de Jabulani, le ballon du Mondial, surprit Kingson, lobé. Ensuite, les occasions furent partagées mais ni les Uruguayens ni les Ghanéens arrivèrent à provoquer la décision...

Direction la prolongation qui ne changea pas beaucoup la donne. Brouillons, les Africains appuyèrent mais échouèrent dans leurs tentatives de K.O. ; fatigués, les Sud-Américains ne furent pas en mesure de suivre leurs occasions de contre. Bref, on se dirigeait tout doucettement vers les tirs au but quand un dernier coup franc ghanéen amena le danger dans la surface adverse. Un gros cafouillage faillit profiter au jeune Adiyiah dont la tête fut repoussée admirablement de la main par…Luis Suarez ! L’Attaquant de l’Ajax d’Amsterdam se sacrifia en suppléant Muslera sur sa ligne. L’arbitre portugais, M. Benquerença, montra fort logiquement le point de pénalty et expulsa le petit attaquant uruguayen. La suite, vous la connaissez ! Gyan toucha du bois. Point de but, point de qualification pour Gyan mais une séance de tirs au but assassine où le rapport de force fut dans la suite des choses en faveur de la Céleste. Même si Maxi Pereira tira dans les nuages, Fernando Muslera repoussa les tentatives bien molles de Mensah et d’Adiyiah. Cent vingt minutes et quelques tirs au but plus tard, l’Uruguay est qualifié pour les demi-finales de cette Coupe du Monde !

Mais dans quel état l’Uruguay sera-t-il au moment d’affronter les Oranje ? Sans Suarez, suspendu automatiquement, et sans doute sans Lugano, le capitaine, sorti blessé, cela s’annonce extrêmement compliqué… Mais après le ciel, les dieux du football seront peut-être toujours du côté de la Céleste… Qui sait ? 
 
PL

Pays-Bas/Brésil: 2-1

Sur le terrain, à Port-Elizabeth, comme chez nous, la température était très élevée. Et la partie, là-bas, comme ici, s'est achevée sur un coup de tonnerre....

Là-bas, ce fut la victoire des Hollandais éliminant les favoris, les quintuples champions du monde, les Brésiliens. Oh, certes, ce ne fut pas simple: la première mi-temps fut belle et brésilienne, ponctuée, dès la 10', par un superbe but de Robinho retrouvé, sur une passe en profondeur de Mélo, star éphémère, car ses exploits suivants en feront un joueur honni par tous les Brésiliens...Donc le Brésil retrouvait son jeu... à la brésilienne, succession d'exploits techniques que l'on ne se lasse pas de revoir...Que se passa-t-il à la mi-temps? Croyaient-ils avoir match gagné ou eurent-ils un passage à vide? En tous les cas, à partir de l'heure de jeu, leur sort fut scellé...A la 58ème minute, Julio César, le gardien brésilien, et Felipe Melo se gênèrent et le second nommé signa son deuxième exploit de l'après-midi, en marquant contre son camp. Le Brésil alors déjoua et c'est tout naturellement que Kuyt, à la 68', prolongea un corner sur Snijder qui marqua de la tête, comme à la parade. A un partout, on sentit le football brésilien partir en vrille et la machine batave se mettre en route. C'est alors que Melo commit l'irréparable, en s'essuyant les pieds sur Robben, à terre, et fut justement expulsé, à la 73', enfonçant définitivement le Brésil, qui, en infériorité numérique ne put redresser la barre, tandis que les Pays-Bas contrôlaient cette victoire-surprise...

Certes, on est triste de voir éliminer une équipe qui fait encore rêver (ah! les exploits techniques de Kaka et Robinho!), mais un match de football dure 90 mn et se joue à 11 contre 11! Et les Brésiliens, en oubliant cela, se sont montrés indignes d'aller plus loin...

Quant aux Hollandais, ils jouèrent... à la hollandaise et firent monter la sauce (!) et la pression. Sans génie (Robben n'en est pas un, même s'il est capable de faire basculer un match), mais solides et solidaires, ils représenteront l'Europe en demi-finale et seront peut-être le seul, si, demain, l'Espagne et l'Allemagne se faisaient éliminer respectivement par le Paraguay (peu probable, quand même) et l'Argentine (très probable, par contre!).

Beau début que ce premier quart, intense et de qualité...Les 3 autres pourraient également constituer autant de spectacles...On s'en réjouit à l'avance!

AA



 
Incroyable ! Quel match incroyable ! Cette équipe du Brésil s’est suicidée ! Les Pays-Bas n’en demandaient pas tant, eux qui ont su profiter d’une erreur monumentale et inattendue de la défense brésilienne (53ème) pour revenir dans un match tendu qui semblait leur échapper. Ce fut le véritable tournant du match, un rebondissement inespéré pour les Oranje qui prirent ensuite définitivement les devants dans cette rencontre « top mondial ». Un rebondissement qui appartient désormais à l’histoire de la Coupe du Monde. Car on a assisté à un nouveau match de légende entre ces deux sélections !

La Seleção pourra se mordre les doigts éternellement car elle domina copieusement pendant près d’une heure une équipe néerlandaise sans munition. Le début de la partie était très nettement à l’avantage du Brésil qui marqua un but par Robinho (6ème), un but judicieusement invalidé pour une position de hors-jeu de Dani Alves au départ de l’action. Ce ne fut que partie remise. Robinho sembla dans un grand jour quand il convertit en but, tout en vivacité et technicité, une longue ouverture de Felipe Melo. La défense néerlandaise était mal alignée et l’attaquant du Santos FC trompa Stekelenburg, impuissant (10ème). Si les Oranje réagirent tout de suite après par l’intermédiaire de Kuyt (11ème) dont le tir fut contré au dernier moment par Julio Cesar, le portier auriverde, ils furent paralysés par ce but rapidement encaissé et ne furent pas loin de sombrer totalement. En effet, les Brésiliens multiplièrent les actions offensives inspirées, et notamment ces tirs de Kaka (31ème) et Maicon (45ème) superbement détournés par Stekelenburg, mais n’arrivèrent pas à doubler la mise. 1-0 à la pause, la « Tulipe » hollandaise perdait de ses pétales mais n’était pas encore tout à fait fanée…

Au retour des vestiaires, les Néerlandais continuèrent de buter sur le bloc défensif brésilien quand arriva le véritable tournant du match. Sur un centre dangereux de Sneijder dans la surface des Sud-Américains, Julio Cesar ne communiqua pas assez avec son défenseur Felipe Melo qui détourna malencontreusement le ballon dans ses propres filets alors que le gardien brésilien semblait pouvoir le cueillir tranquillement (53ème). Un but idiot. La sélection de Carlos Dunga ne nous avait pas habitués à ce genre de but, sur une erreur défensive aussi grossière. Ce but liquéfia les Auriverde et fendit leur armure défensive, déboussolée par ce coup du sort. Incroyablement, les Pays-Bas revinrent dans la partie. Avec chance et réussite. Les quintuples champions du monde eurent, néanmoins, une occasion de reprendre les commandes de ce match mais le lob astucieux de Kaka passa de peu à côté (66ème). Deux minutes plus tard, les Bataves donnèrent du sens à l'expression « tournant du match » en ajoutant un deuxième but ! Suite à un corner de Robben, intelligemment dévié par le crâne de l’infatigable Kuyt, c’est le « petit » Wesley Sneijder (1m70) qui marqua à bout de portant de la tête (68ème). Un véritable hold-up à la hollandaise ! Moins sereins depuis l’égalisation, les Brésiliens pétèrent alors littéralement les plombs à l’image de Felipe Melo qui marcha volontairement sur Robben (73ème) et fut logiquement expulsé par l’arbitre japonais, M. Nishimura. La tension monta de plusieurs crans avec de nombreux actes d’antijeu de part et d’autre. Les coéquipiers de Lúcio tentèrent le tout pour le tout mais rien n’y fit… Ce sont bien les Pays-Bas qui disputeront les demi-finales de ce Mondial ! Au fait, hold-up, ça se traduit comment en néerlandais ?

Car, oui, il s’agit bien d’un hold-up ! Les Pays-Bas ne se sont pas réellement procuré de grosses occasions de buts mais ce sont eux qui passent. Il faut le reconnaître, c’est aussi pour cela qu’on aime le football ! Le Brésil était supérieur à son adversaire aujourd’hui. Il s’est sabordé, de manière incompréhensible. Au petit jeu du réalisme, l’élève néerlandais a dépassé son maître brésilien ! Petite surprise, y compris pour votre serviteur qui avait misé sur Robinho & Co… En tout cas, les deux équipes nous ont offert un très gros match, cet après-midi, dans la lignée de leurs précédentes confrontations en Coupe du Monde. Après 1974, 1994 et 1998, il y aura désormais 2010 ! Pas sûr que cela satisfasse les Brésiliens, auteurs aujourd’hui de leur meilleure performance du tournoi mais éliminés pour la deuxième fois consécutive en quart de finale d'un Mondial…

En demi, la sélection de Bert van Marwijk rencontrera le vainqueur d’Uruguay-Ghana (à suivre ce soir). Et si, après les finales malheureuses de 1974 et 1978, c’était l’année des Oranje ?

PL

"Le FN n'est pas un parti fachiste" (4)

Comme écrit précédemment, il n'est pas question de sonder la conscience de celui (ou ceux) qui clame "Le FN n'est pas un parti fachiste".
Par contre, il nous est possible de revoir, à la lumière de ce que l'on sait (et il y a tout ce que l'on ne sait pas), l'histoire de ces dernières années et de se poser la question essentielle: quel avenir pour Hénin-Beaumont?


1- De la haine au FN


Ce qui suit provient de témoignages et de mon expérience personnelle.
"Je n'ai de haine pour personne" ou "je ne connais pas le sentiment de haine" a coutume de dire Georges Bouquillon (GB, pour raccourcir, parce qu'il sera beaucoup question de lui, ici).

- Adjoint de Pierre Darchicourt, il ne peut plus le supporter et fait partie de ceux (nombreux) qui précipitent sa chute, en 2001, en s'alliant avec Dalongeville. Il n'est pas question ici de révéler les propos qu'a pu tenir l'actuel 1er adjoint à l'encontre du 1er des 3 D (Darchicourt, Dalongeville, Duquenne), mais beaucoup de témoins rapportent la violence des mots (le meurtre du père, diraient les psy?). Adhérent du MRC (MDC) de l'époque, il rejoindra  Dalongeville, la liste étant adoubée par JM Alexandre (avec la caution implicite du PS, d'ailleurs).

- Adjoint de Gérard Dalongeville, très rapidement, le torchon brûle avec le Maire, et GB perd ses délégations et rejoint l'opposition. Il quitte le MDC, et ses confidences et diatribes contre le "parrain" chevénementiste sont fameuses, à tel point que l'on pouvait s'interroger sur cette haine qu'il disait ne pas ressentir et qui pourtant transpirait à travers ses propos. Il est juste de dire que cet "écœurement" s'étendait à tous les partis politiques... Il vit alors (et on peut le comprendre) une véritable obsession vis à vis du Maire. Il multiplie les attaques, articles, dénonciations: ce qui n'était pas à son déshonneur, bien au contraire...Quand lui vint-il à l'idée que "la fin justifie les moyens" et quand se noue le pacte avec le diable (le FN)?. A part, peut-être, ses proches, personne ne le sait. Il a probablement été inspiré par les relations secrètes de Dalongeville avec Briois (les rencontres dans le parking de Babou), relations que GB dénonça, bien sûr, en 2002, quand la VDN les révéla... En tous les cas, dès 2005, le processus était en marche, puisque j'avais organisé, à cette époque, une conférence sur le FN, avec un spécialiste de la question et que GB avait interdit aux membres de l'AR de s'y rendre (un seul a désobéi!). Remarquez que j'aurais pu avoir la puce à l'oreille, GB me disant continuellement: "tu sais, ici le FN, ce n'est pas comme ailleurs: il faut comprendre...". J'aurais dû comprendre, effectivement! J'ai été trop naïf. Comme la fois où en plein mois d'août 2008, je découvre cette étude d'un sociologue lillois qui s'était infiltré dans l'entourage de Briois et qui signalait les visites de l'opposition au local du FN: l'indignation de GB sur ces mensonges m'a aveuglé jusqu'à ce que, longtemps après, j'ai une discussion avec l'universitaire qui me confirma ce qu'il avait écrit. Remarquez que, pour cacher ses mensonges et éloigner les soupçons (il devait effectivement trouver que ses relations avec le FN n'étaient pas avouables...), G. Bouquillon rédigea, discrètement, des fiches pédagogiques sur l'extrême-droite et opposa cela à tous ceux qui le taxaient de mollesse vis à vis du FN. Mieux encore, il me demanda de vérifier les conclusions d'un recours exercé contre Dalongeville: ce que je ne savais pas, à l'époque et que GB se garda bien de me dire, c'est que ce recours avait été rédigé par le FN! Mensonges, hypocrisie, duplicité...Bien entendu, jamais au cours des longues et nombreuses discussions que nous avons pu avoir, je n'ai eu l'impression que GB me mentait (par omission, certes...). Ce n'est qu'ensuite que j'ai compris que toutes les alliances avant et pendant les élections avaient échoué parce qu'il savait que la révélation des rapports de l'AR avec le FN ne serait pas admise. Je disais: machiavélisme! Ce mensonge permanent a continué entre les 2 tours des élections de 2009, puisque  l'AR s'est fendue d'un mail à P.Ferrari, réfutant le contenu d'un tract du FN décrivant leurs relations: moyennant quoi, les listes concurrentes ont toutes appelé à voter pour l'AR, ultime défenseur de la démocratie contre les fachos du FN!


- Enfin, adjoint de Daniel Duquenne, puis de Eugène Binaisse, depuis un an, GB ne cache pas sa haine envers une grande partie de l'opposition républicaine (étant entendu que les Verts font partie de la majorité). Même si je sais que GB répugne au mot haine, force est de constater qu'il refuse de serrer la main de beaucoup d'hommes politiques héninois. Mais les mots ont un sens et comment qualifier cette attitude méprisante de la part d'un homme qui saluait même son plus grand ennemi, G. Dalongeville et poursuit des relations amicales avec le FN? Quoiqu'il en pense, GB est un homme empli de haine. Certes, il sait revenir sur cette haine: ses retrouvailles avec JM Alexandre en sont un parfait exemple quand on sait que JMA a soutenu jusqu'à la dernière minute l'ennemi juré de Bouquillon, Gérard Dalongeville! "L'ami de mes ennemis est un ennemi" devenu "l'ami de mes ennemis est un ami" ou "la fin justifie les moyens", degré suprême de l'immoralité en politique...

Cette phrase: "le FN n'est pas un parti fachiste", prononcée lors de l'interview de GB faisant suite à notre point presse, ne semble pas choquer l'AR. Mieux même, elle la qualifie de "farce", sur son blog! La manipulation continue...

A suivre

jeudi 1 juillet 2010

Conseil municipal du 30 juin 2010


Ce conseil municipal fut inutile et consensuel, mais égayé par quelques bons mots (involontaires) du maire.

1- CM inutile

Ce conseil avait été convoqué, en urgence, parce que la Mairie s'est aperçue que, pour taxer les commerçants, au 1er janvier 2011, elle devait délibérer avant le 1er juillet pour faire adopter la taxe locale sur la publicié extérieure (TLPE). Taxe facultative d'ailleurs...Et l'incompétence de nos élus s'est encore manifestée:

- la commune percevant (partiellement, parce que la procédure de perception n'est pas appliquée rigoureusement) déjà la taxe sur les emplacements publicitaires fixes, il n'y avait pas besoin de délibération pour transformer cette dernière en TLPE. Comme il ressortait des lettres recommandées envoyées aux commerçants, que c'était le souhait des élus majoritaires de procéder à cette transformation, on ne voit pas pourquoi on a convoqué ce conseil, alors qu'il y en a un de prévu le 15 juillet et que les quelques autres délibérations pouvaient attendre. Finalement, à la stupéfaction des commerçants et du public, la délibération a été supprimée! On a quand même compris que la ville avait décidé de faire marche arrière devant les multiples interventions extérieures s'étonnant qu'une fois de plus, il n'y ait pas de concertation à HB. Comme, de plus, le feu couve chez les commerçants, ulcérés de ne pas être entendus sur le dossier tramway et notamment sur les conditions d'indemnisation de leur préjudice à prévoir du fait des travaux, la nouvelle de la taxe était encore une fois une décision malencontreuse...Cela nous a rappelé l'augmentation prévue (22%) des indemnités des élus, alors que concomitamment, on annonçait aux Héninois qu'ils devraient se serrer la ceinture et subir  à nouveau l'augmentation des impôts locaux de plus de 10%. Aucun sens des réalités!

- si la commune ne voulait pas percevoir la TLPE, il fallait délibérer pour ne plus percevoir de taxes sur la publicité; mais telle n'était pas l'intention municipale louchant vers les 150 000 euros de rentrée fiscale. La ville souhaite que la taxe soit perçue en 2012, et, en attendant, une commission de concertation sera mise en place...

- le Maire n'avait pas l'air très à l'aise sur ce dossier. Au lieu des 15 euros annoncés, ces derniers jours, aux commerçants, il a parlé de 30 euros au m2: erreur ou intention de vouloir récupérer en 2012, ce qui n'aura pas été perçu en 2011? Penchons pour l'erreur, sinon l'ire sera reportée d'un an...

2- CM consensuel

Courtoisie, consensus, amabilités entre majorité et opposition...quoi de plus normal quad on considère que "le FN n'est pas un parti fachiste". La majorité a même voté une motion d'urgence présentée par le FN, concernant la gare TGV à Sainte-Henriette, dont l'existence a été mise en cause par le Maire d'Arras qui souhaite qu'elle se situe chez lui. Outre que cette déclaration ne sera pas entendue, on se demande en quoi il y avait urgence à faire voter cette motion de suite, d'autant plus que personne n'était au courant du dépôt de ladite motion, en contradiction avec le règlement intérieur: cela aurait pu attendre le 15 juillet, et même septembre.
Pourquoi ce souci d'obéir au FN? Amabilités, naïveté, cogestion (l'exemple du refus commun de création de 500 emplois en est un exemple édifiant) ou tout simplement, le FN tient tellement la majorité que celle-ci ne peut rien lui refuser? Il faut dire que dès que S. Briois élève un peu la voix (qu'est-ce que cela aurait été si Marion Le Pen avait été là!), les demandes du maire de ne pas procéder à un débat ou ses refus de donner la parole, sont ignorées avec superbe par l'opposition! On finit par se demander qui a la police de l'assemblée!

3- Quelques bons mots involontaires du maire (ceux qui ont lu Freud se rappelleront que les lapsus ont toujours une signification enfouie dans l'inconscient: à vous de déchiffrer!):

- alors que le FN critiquait la bureaucratie municipale de type soviétique: "ce n'est plus comme avant, le soviétisme a beaucoup changé"... Il a même disparu, Monsieur le Maire, depuis une vingtaine d'années!

- pour marquer son accord avec le FN sur une réflexion de ce dernier: "vous savez que nous sommes dans la même mouvance, Monsieur Briois..." Est-ce cela la lepénisation des esprits? M. Binaisse en serait également atteint, semble-t-il...

- en annonçant la "bonne" nouvelle d'un feu d'artifice, le 14 juillet: "vous aurez la joie d'être à nos côtés"...Après tout, pourquoi pas, puisque "le FN n'est pas un parti fachiste"...Il est convaincant le 1er adjoint, n'est-ce pas?

(je réserve un dernier bon mot pour lundi!)



NB: suite et fin demain de " Le FN n'est pas un parti fachiste"