jeudi 8 janvier 2015

La connerie humaine s'illustre à nouveau

J'avais mis en garde, hier, sur "la connerie humaine". Quelques illustrations :

- Le Premier ministre grec Antonis Samaras en campagne pour les législatives a opéré mercredi un rapprochement entre l’attentat contre Charlie Hebdo et les propositions sur la politique migratoire de la gauche grecque Syriza qui « encourage l’immigration illégale ».
« Aujourd’hui à Paris, un massacre s’est produit avec au moins douze morts. Et ici certains encouragent encore davantage l’immigration illégale et promettent la naturalisation », a-t-il déclaré.

"Le Pen réclame peine de mort pour des djihadistes qui ne rêvent que de mourir en martyr Quand la démagogie et la bêtise se font concurrence "


- Egalité Réconciliation, le site d'Alain Soral, relaie, en le commentant, le propos du président-fondateur de Réseau-Voltaire, Thierry Meyssan (vous savez celui qui dénonçait les attentats du 11 septembre comme étant une "imposture"), les 2 sites étant proches l'un de l'autre : 
Alors que de nombreux Français réagissent à l’attentat commis contre Charlie Hebdo en dénonçant l’islamisme et en manifestant dans les rues, Thierry Meyssan souligne que l’interprétation jihadiste est impossible. Alors qu’il aurait tout intérêt à dénoncer lui aussi une opération d’Al-Qaïda ou de Daesh, il envisage une autre hypothèse, beaucoup plus dangereuse.
[...]
Ce n’est pas au Caire, à Riyad ou à Kaboul que l’on prône le « choc des civilisations », mais à Washington et à Tel-Aviv. Les commanditaires de l’attentat contre Charlie Hebdo n’ont pas cherché à satisfaire des jihadistes ou des talibans, mais des néo-conservateurs ou des faucons libéraux.

- je rappelle ce que j'ai déjà publié, ce matin, dans le même ordre d'idée :
"Greta Berlin, militante propalestinienne (Free Gaza) : “le Mossad a frappé Paris aujourd’hui pour endommager les rapports entre Paris et la Palestine." "Sans commentaire..."

-  Commentaire non validé sur mon blog :
Un musulman n'est pas un compatriote sur notre terre de chrétienté s'il abuse ,dans tous les sens du terme,des lois de la république ;droits sociaux ,séjour illégal,trafics en tout genre,nuisances diverses etc...sont en majorité le fait de personnes arabes ou d'origines arabes .

Charlie Hebdo



- Liste complète des 12 personnes assassinées (Le Figaro) :
- Charb, de son vrai nom Stéphane Charbonnier, 47 ans, dessinateur, directeur de la publication de «Charlie Hebdo».

- Cabu, de son vrai nom Jean Cabut, 76 ans, dessinateur, pilier de «Charlie Hebdo» et du «Canard enchaîné», ancien du journal «Hara-Kiri», l’ancêtre de «Charlie Hebdo».
- Georges Wolinski, 80 ans, dessinateur, membre de la bande d’Hara-Kiri dans les années 1960 puis pilier de Charlie Hebdo.
- Tignous, de son vrai nom Bernard Verlhac, 57 ans, dessinateur, pilier de «Charlie Hebdo» et de «Fluide glacial».
- Bernard Maris, alias «Oncle Bernard», 68 ans, économiste, chroniqueur à «Charlie Hebdo» et sur France Inter.
- Honoré, 73 ans, dessinateur à «Charlie Hebdo».
- Michel Renaud, fondateur du Rendez-vous du carnet de voyage de Clermont-Ferrand, ex-directeur de cabinet du maire de la capitale auvergnate.
- Franck Brinsolaro, 49 ans, policier du service de la protection (SDLP), affecté à la protection de Charb.
- Ahmed Merabet, 42 ans, policier, membre de la brigade VTT du commissariat du XIe arrondissement.
- Mustapha Ourrad, correcteur.
- Frédéric Boisseau, agent d'entretien.
- Elsa Cayat, psychanalyste et chroniqueuse.







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 Le dernier dessin de Charb 


- Greta Berlin, militante propalestinienne (Free Gaza) : “le Mossad a frappé Paris aujourd’hui pour endommager les rapports entre Paris et la Palestine ». Sans commentaire...


- Un attentat qui va mettre la France « face à ses pires fantômes »

Le Monde.fr | 



L'annonce de l'attaque de la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo par trois hommes armés, mercredi 7 janvier, a fait réagir la presse internationale. Au-delà des nombreux messages de soutiens en faveur de la liberté d'expression, beaucoup mettent en garde sur les conséquences politiques de cette affaire.

Dans un éditorial, le New York Times salue ainsi la « féroce détermination » dont ont fait preuve les Français pour « défendre leurs libertés », après ce massacre. Le quotidien américain souligne dans le même temps, que « ce n'est pas le moment pour les colporteurs de xénophobie d'essayer de salir tous les musulmans en les décrivant comme des terroristes ».
L'éditorial s'emporte notamment contre les propos de Marine Le Pen, et estime que « c'est une honte » que la présidente du Front National ait transformé le drame en fonds de commerce électoral. Le New York Times estime qu'en parlant de « déni et d'hypocrisie » à propos du fondamentalisme islamique, elle « attise les craintes anti-immigrés et anti-musulmanes ». Et le quotidien d'insister sur le fait que « cette attaque est une agression contre la liberté, où que ce soit ».

Dans une tribune intitulée « Le terrorisme islamiste vote Le Pen », le journaliste Luis Matias Lopez du quotidien espagnol Público déplore « une attaque brutale à la liberté de critique et de satire ».  « L'hebdomadaire français a toujours utilisé ces instruments inhérents aux valeurs républicaines (...). Il se moque autant de Mahomet que de Jésus-Christ », poursuit-il. A ses yeux, l'attentat de mercredi va mettre la France « face à ses pires fantômes ». « Cela n'était sans doute pas l'intention des terroristes, mais la première conséquence de son acte est de jeter l'opprobre sur les immigrants et les étrangers » et de conduire à une nouvelle montée de l'extrême-droite. 

« DE NOMBREUSES VALEURS VONT ÊTRE MISES À L'ÉPREUVE »
Dans les colonnes du Guardian, Natalie Nougayrède (ancienne directrice de la rédaction du Monde) loue le « courage » de Charlie Hebdo. « À une époque où le dogmatisme et l'intolérance de toutes sortes semblent prospérer, de nombreuses valeurs – celles de pluralisme, de diversité, de l'État de droit et la liberté d'exercer ses droits fondamentaux – vont être mises à l'épreuve. » Et si de nombreuses manifestations de soutien ont été organisées un peu partout en France, « des mouvements populistes, dont celui de Marine Le Pen, vont tenter d'instrumentaliser cette tragédie pour alimenter plus de ressentiment à l'encontre l'islam et des populations immigrées ». 

Même son de cloche pour The Daily Telegraph qui évoque dans son éditorial le risque des retombées de l'attentat. Il cite ainsi dans ce contexte le nouveau livre de l'écrivain français Michel Houellebecq, dans lequel un musulman devient président et introduit la charia en France : « Une telle paranoïa peut facilement être attisée par les meurtres de Paris. Il faut y résister, sinon les terroristes auront vraiment gagné. »

LES CARICATURES DU PROPHÈTE MAHOMET
Voix « discordante » dans ce concert de solidarité, celle du journal turc d'opposition Cumhuriyet. Celui-ci a choisi de publier, à la « une » de son site, les tweets de personnes favorables aux attaques en les qualifiant de « preuves de la mort de l'humanité ».
L'un d'eux, émanant d'un certain Ibrahim Yöruk, montre le journal satirique turc Penguen et dit : « Vous avez vu ? On ne peut pas faire de la satire en humiliant les croyants. Inch Allah j'espère que ça sera bientôt le tour de Leman (autre hebdomadaire satirique turc), car il y a à Leman beaucoup plus que douze têtes à couper. » Dans un tweet, Kerem Cenk, écrit : « Leman, un jour toi aussi tu paieras ton islamophobie ». Sur le site de Akit, journal progouvernemental, l'attentat de Paris est évoqué sous le titre : « Attaque contre la revue qui a insulté notre Prophète ».

Dans une tribune publiée sur le site du Financial Times (FT), un journaliste dénonçait la ligne éditoriale « irresponsable » et « stupide » de Charlie Hebdo. Dans un article d'opinion mis en ligne en début d'après-midi mercredi, Tony Barber, rédacteur-en-chef du département Europe estimait qu'« il ne s'agit pas de suggérer que la liberté d'expression ne devrait pas s'appliquer à la représentation satirique de la religion », mais fustigeait des publications « qui prétendent remporter une victoire pour la liberté en provoquant des musulmans ».
Face aux critiques des lecteurs, le papier a été actualisé et amendé dans la journée. L'éditorial de jeudi du quotidien économique défend cependant sans réserve Charlie Hebdo et le principe de liberté d'expression : « L'assaut sanglant (...) ne peut que provoquer la répulsion la plus profonde. »

Dans un éditorial publié sur son site Internet, la radio espagnole Cadena Ser souligne que « les caricatures ne sont coupables de rien, ni les blagues, ni le dernier livre de [l'écrivain français Michel] Houellebecq qui pronostique une France islamiste en 2022. » « Non, affirme le texte, ne nous trompons pas de remède : la solution n'est pas de mutiler les libertés, mais de combattre le fanatisme, la haine irrationnelle, l'obscurantisme et l'ignorance. »

REPRODUIRE LES CARICATURES ?
Alors que le Guardian se demandait quelles répercussions une telle attaque pouvait avoir sur les choix pris dorénavant au sein des rédactions européennes, des médias ont fait savoir dès mercredi qu'ils allaient republier les caricatures du prophète Mahomet, parues dans le journal danois Jyllands-Poste en 2005 et reprises par Charlie Hebdo quelques mois plus tard.

C'est le cas du danois Berlingske, comme l'a indiqué sa rédactrice en chef : « Nous allons les reproduire afin de montrer quel genre de magazine a été la cible de ces événements tragiques. » Elle a indiqué que la décision de son journal de republier ces caricatures n'étaient pas une forme de protestation. Une initiative prise également par l'italien, Corriere della Sera, ou des sites d'informations en ligne américains Daily Beast et Slate. En revanche, les principaux médias du pays, comme le New York Times, le Wall Street Journal, les agences de presse Reuters ou Associated Press ont choisi de ne pas suivre cette voie.
Sur le site du quotidien Estadao de Sao Paulo, une sélection des dernières unes de Charlie a très vite été le document le plus recommandé du site, suivi par les séquences filmées de l'attentat. Marqués par une forte tradition de caricaturistes, les journaux du pays ont largement donné la parole à leurs collaborateurs. Un hommage qui s'est retrouvé dans de nombreuses rédactions latino-américaines, de l'argentine La Nacíon à la colombienne El Tiempo

mercredi 7 janvier 2015

La connerie humaine

Les cons sont ces terroristes qui ont commis cet attentat contre Charlie Hebdo et ont assassiné des journalistes qui exprimaient ce qu'ils pensaient, librement et à découvert.
Les cons sont ces Français qui montrent du doigt nos compatriotes musulmans, afin de dresser les Français contre les Français : les Feneux, les Zemmour, les Camus, les Houellebecq qui discriminent à longueur d'écrits les Musulmans...
Les cons sont ceux qui, sur Internet, toutes opinions politiques confondues, se défoulent en propageant leur islamophobie et leur racisme...
Les cons sont ceux qui se taisent par peur d'avouer ce qu'ils pensent...

Nous, qui refusons la connerie, devons exiger la plus grande fermeté vis-a-vis des terroristes. 
Nous, qui refusons la connerie, devons exiger que les Etats se mobilisent contre le terrorisme. Ils veulent la guerre. Allons-y, faisons-là, plutôt que de continuer à ramasser les victimes en France et ailleurs !
Nous, qui refusons la connerie, exigeons que l'Etat fasse le ménage sur Internet et prennent des sanctions contre les sites qui propagent des paroles racistes. 
Nous, qui refusons la connerie, demandons que l'on éradique la connerie ! 



Rappelons-nous les propos du Pasteur Niemöller (dans sa version Badinter) qui venait d'être emprisonné à Dachau :


Quand on a arrêté les communistes, je n'étais pas communiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les socialistes, je n'étais pas socialiste, je n'ai rien dit ;
Quand on a arrêté les Juifs, je n'étais pas Juif, je n'ai rien dit ;
Quand on est venu m'arrêter, il n'y avait plus personne pour protester.




Restons dignes !

Je suppose que nous sommes tous choqués et abasourdis devant ce qui vient de se passer à Charlie-Hebdo.
L'horreur est trop forte pour se laisser aller, à froid, à toute imputation, généralisation, accusation ou autre anathème.
Un symbole de la liberté d'expression a été attaqué lâchement. Ne tombons pas dans le jeu que l'on veut nous imposer. Sachons conscience garder. 
On ne peut appeler qu' à l'unité de tous les démocrates. N'attisons pas les haines que l'on tente de distiller en dressant les Français les uns contre les autres. 
Ne soyons pas dupes de ce qui se passe mais sachons rester dignes.

Prédictions politiques (2)

Suite des événements 2015 : "à prendre avec des pincettes", rappelons-le.

France :

- janvier : JL Mélenchon se rend en Grèce pour "mesurer la situation" après les résultats des législatives et la victoire de la gauche radicale. M. Le Pen demande un référendum sur la sortie de l'Euro.
François Hollande  décide de supprimer la TVA pour les chômeurs.

- février : Suite à la démission de Laurent Fabius du ministère des affaires étrangères (pour des "raisons personnelles) François Hollande propose le poste à François Bayrou. Ce dernier, après quelques hésitations refuse.
Edouard Balladur sort de son silence : il pense que la candidature de N. Sarkozy pour les élections présidentielles est "une très mauvaise chose pour la France". Il fait circuler une pétition à signer par un maximum de Français. Premiers signataires : Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing.

- en mars, les résultats des élections départementales ont été conformes aux résultats des négociations engagées dès avant le premier tour, entre les partis de droite et de gauche, afin de ne laisser aucune place au FN. 48 départements de la France métropolitaine seront présidés par un président de gauche et 47 par un président de droite.
François Hollande se déclare satisfait des résultats de ces élections et félicite M. Valls.
Jean-Louis Borloo reprend de l'activité en devenant président du VAFC (football) et se déclare intéressé par les régionales et les primaires organisées par Le Rassemblement (ex-UMP).

- en avril : Ségolène Royal démissionne de sa fonction de ministre de l'écologie, "ne se sentant plus en phase avec le gouvernement". JV Placé, malgré le refus de son mouvement (EELV), donne son accord pour la remplacer.
Nicolas Sarkozy souhaiterait que Carla Bruni joue un rôle important dans sa stratégie de reconquête du pouvoir. Elle pourrait lui succéder, à la tête du parti, s'il était désigné candidat lors des primaires de 2016.

- mai : Le FN annonce qu'il a obtenu un nouveau prêt de 15 millions d'euros d'une banque russe, à un taux préférentiel de 11%. MLP affirme qu'elle a essuyé un refus des banques françaises. L'Union européenne décide d'enquêter sur les conditions de ce prêt.

- en juin : le parti communiste, meurtri par son échec aux élections départementales, décide de changer de nom. Il deviendra le "parti démocrate de France" (PDF).
A la suite de la Palme d'or attribuée au film français "Qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu ?", Jack Lang interpelle le Premier ministre afin que la Légion d'honneur soit attribuée d'office à toutes les familles qui marierait au moins trois de leurs enfants avec des personnes d'origine étrangère (première génération), de religion ou de couleur différente de la leur. Eric Zemmour s'oppose véhémentement à cette proposition.

- août : François Hollande se sépare de Julie Gayet. Valérie Trierweiler souhaite, néanmoins, que le film tiré de son livre à succès, soit réalisé.

- en juillet : lors de l'ouverture du 100ème congrès mondial de l'Espéranto qui a lieu à Lille, le président Hollande évoque l'idée que cette langue soit enseignée dès le primaire en France. Il proposera que les autres pays européens agissent de même pour que la langue inventée par le Docteur Zamenhof devienne langue officielle des institutions européennes.

- septembre : JL Borloo renonce à reprendre une activité politique et démissionne de la présidence du VAFC, pour "raisons de santé".
Dany Boon se lance dans la politique. Il se déclare prêt à figurer sur une liste de gauche aux prochaines régionales. Avis aux amateurs !

- octobre : François Hollande décide que la France doit mettre en place un système d'éco-taxe sur les poids lourds empruntant les routes sans péage. Il envisage de renégocier avec Eco Mouv, la société qui avait, précédemment, installé les portiques. L'échec qui s'en était suivi, dit le Président, était de "la seule responsabilité de Ségolène Royal".

- novembre : un Limougeaud, portant une longue barbe, met le feu à une église de sa ville. Selon certains témoins, il aurait crié : "A la barbe". M. Le Pen demande que soit interdit, à toute personne, le port d'une barbe de plus de 8 jours. Elle préconise que des fonctionnaires municipaux soient chargés de la tonte des barbes de ceux qui ne posséderaient pas de rasoir. Les villes FN feront cette expérience et des arrêtés municipaux prévoiront des sanctions pour ceux qui contreviendraient à l'interdiction préconisée. A suivre.

- en décembre, seule la région Auvergne-Rhône-Alpes n'avait pas fait l'objet d'un accord entre les partis : la gauche l'a emporté à la suite d'une triangulaire droite/gauche/FN. Dans les 12 autres régions, la droite et la gauche, qui présentaient une liste unique, au second tour, bâtie sur les résultats du premier, se sont partagées les présidences. Ainsi, dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Daniel Percheron se succède à lui-même, mais sera secondé par Xavier Bertrand (Le Rassemblement, ex-UMP), comme 1er vice-Président.
La conférence de Paris sur le réchauffement climatique ne parvient pas à un accord, mais les négociations continuent et une nouvelle conférence est prévue en 2019 à Singapour. Cécile Duflot parle d'un échec retentissant et n'en est pas étonnée; François Hollande, selon elle, n'ayant jamais eu la fibre écologique.

A suivre

mardi 6 janvier 2015

Prédictions politiques (1)


En ce début d'année où les voyantes s'en donnent à cœur joie, je me suis dit que, moi aussi, je pouvais imaginer ce que serait l'année politique 2015. Bien entendu, ne disposant d'aucune boule de cristal, je ne pourrai masquer mon ignorance de ce que sera demain, que par l'humour... Et si une prédiction se réalisait, ce ne serait que pur hasard...

Pas-de-Calais :

Hénin-Beaumont : l'opposition municipale annoncera, début mars, qu'elle est maintenant potentiellement majoritaire, dans la ville. Eugène Binaisse, l'ex-maire, confirme sa candidature comme tête de liste, en 2020, fort de son expérience qu'il aura d'octogénaire.
Lens : Guy Delcourt ne se représentera pas aux législatives de 2017. Par contre, il sera candidat aux départementales de mars car il veut devenir président du conseil général, afin de consolider son CV. Il ne fait, en effet, pas mystère, de son intention d'être l'ultime recours pour le PS, aux présidentielles de 2017. Il sera donc candidat aux primaires du parti, l'an prochain...
Béthune : Olivier Gacquerre, maire Modem, soutient Jacques Mellick comme candidat aux départementales et le voit bien président du conseil départemental.
Arras : Frédéric Leturque, maire Modem, déçu qu'Arras ne devienne pas capitale de la nouvelle région, NPP (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), démissionne de toute ses fonctions. Il ne veut pas que l'on considère que ce soit un chantage de sa part...
Le Touquet : le maire UMP Daniel Fasquelle, trésorier de son parti, demande qu'en cas d'indisponibilité de Nicolas Sarkozy, il soit désigné comme candidat aux présidentielles. Il met sa ville à disposition de l'UMP.

Nord :

Lille : Martine Aubry, maire PS, décide de passer aux 25 heures payées 35, à la mairie. Elle en attend 250 nouvelles embauches. Les mauvaises langues prétendent qu'il s'agit d'un pas vers sa candidature aux primaires présidentielles.
Roubaix : un référendum sur la fusion entre Roubaix et Tourcoing est prévu pour septembre. 
Tourcoing : le député-maire UMP, Gérard Darmanin, démissionnera de son mandat local, dans le courant de l'année, pour prendre la présidence de l' UMP si N. Sarkozy est désigné comme candidat à la présidentielle. Si c'est Juppé, il partira s'investir à Bordeaux.
Valenciennes : JL Borloo, se sentant mieux, s'investit dans le club de foot de Valenciennes et se déclare partant pour les Régionales. Il ne dit pas non aux Présidentielles.
Dunkerque : Michel Delebarre abandonne la politique et se consacrera désormais à ses 22 présidences associatives et para-publiques (voir liste  ci-dessous *). 

Elections départementales : J'ai peu de chances de me tromper en prédisant que beaucoup de conseillers généraux de gauche sortants vont mordre la poussière, que des alliances improbables droite/gauche vont fleurir un peu partout et que, enfin, la parité sera effective...

Elections régionales : devant les candidatures socialistes à sa succession (Saintignon, Cuvillier, Kanner), la "résurrection" de Borloo et la menace FN, Daniel Percheron est prêt à "remettre" ça.
La menace FN semble pourtant écartée : Marion (dite Marine) Le Pen ne se présentera pas, accaparée par son mandat de député européenne, de conseillère régionale en poste, de candidate aux présidentielles et de présidente de son parti. Elle pourrait, quand même figurer sur la liste, pour "pousser" et pour conserver son mandat. Steve Briois, pressenti, ne semble pas en mesure de galvaniser les troupes frontistes. Une autre possibilité est étudiée : celle de faire venir l'autre Marion Le Pen (la nièce de la première), pour jouer sur le nom de Le Pen. Mais la benjamine de l'Assemblée nationale, ne semble pas très chaude non plus pour se brûler les ailes loin de sa région...






* Association des communautés urbaines de France, Commission « Cohésion Territoriale » (COTER), Mission opérationnelle transfrontalière (MOT), Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), Centre hospitalier de Dunkerque, Syndicat mixte pour le Scot de la région Flandre-Dunkerque, Agur, agence d'urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque, Spad, société publique de l'agglomération dunkerquoise, SMCO, syndicat mixte de la Côte d'Opale, Dunkerque Neptune, organisme gestionnaire des ports de plaisance, Smaerd, syndicat mixte d'alimentation en eau de la région de Dunkerque, Association des Flandres pour l'éducation de la jeunesse et l'insertion socioprofessionnelle, Association Cités unies France, Association des Flandres pour l'éducation de la jeunesse et l'insertion socioprofessionnelle, Dunkerque Promotion, Entreprendre ensemble, Réseau d'élus nordistes Rafhael, Conférence de territoire du littoral, S3D, société de développement du Dunkerquois, Société coopérative de production d'HLM le Cottage social des Flandres, TV Côte d'Opale, Oxalia, réunion de quatre bailleurs sociaux régionaux.

lundi 5 janvier 2015

Revue de presse

- À résultat exceptionnel, tribune exceptionnelle. Après la victoire historique (25%) de son parti aux élections européennes, la chef du Front national s’est exprimé dans les colonnes de Libération. Trois doubles pages dans lesquelles elle réagit sur ce score exceptionnel tout en remerciant les Français « les plus faibles et les plus perdus ».
« Nous ne serions rien sans ces attardés »


Elle assure que rien n’aurait été possible sans eux. Eux, ce sont les électeurs français qui sont allés voter F.N. hier, permettant au parti d’extrême-droite de décrocher une victoire sans précédent. Dès le début de son intervention, Marine Le Pen s’adresse à ces soutiens « stupides mais utiles » comme elle les appelle avec tendresse.
« Ils sont déçus, ils comptent sur les autres pour assurer leur propre confort social, et ils sont désespérés à cause de leur faiblesse d’esprit. 
Mais c’est ce dernier trait qui les rend si importants à nos yeux. C’est grâce à eux que nous pourrons redresser la France. Grâce à leur détresse et à leur manque de recul ou d’implication politique. A vrai dire, nous ne serions rien sans ces attardés. C’est pour ça que je tiens à remercier les Français les plus faibles psychologiquement d’avoir voté pour nous » déclare la femme politique. 
Le Gorafi.fr

AA : Analyse très fine de son électorat par la présidente du FN. On comprend maintenant le programme de ce parti qui permettra de "redresser la France". Nul doute que la cible suivante sera celle des QI légèrement inférieurs à 100. Ensuite, si la stratégie se révèle payante, les Frontistes pourront s'attaquer à la classe moyenne, mais cela risque de ne pas être aussi "facile".

- De jeunes militants UMP vont devoir s'expliquer après la révélation de leur présence à un réveillon du Nouvel An organisé par des jeunes du FNJ. Le PS demande même à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé d'intervenir.
Était-ce un simple réveillon entre jeunes ou faut-il y voir un message politique plus profond? C'est la question à laquelle une poignée de jeunes militants de l'UMP va devoir répondre après avoir participé à un réveillon avec des militants du Front national de la Jeunesse (FNJ). Réception lors de laquelle Florian Philippot, vice-président du FN, a fait une apparition. Plusieurs photos de cet événement ont été publiées sur les réseaux sociaux par les participants. Il a ensuite été médiatisé par un article publié sur le site Internet de Marianne.
La soirée dérange à l'UMP, où toute alliance avec un candidat frontiste est punie d'exclusion. Les cadres du parti de droite présents ce soir-là, Pierre Gentillet (président des Jeunes du courant de la Droite populaire), Maxime Duvauchelle et Alexandre Moustafa (tous deux conseillers nationaux du parti), ont été sommés de s'expliquer de leur présence par le président des jeunes UMP, Stéphane Tiki  Le Figaro 4/1/2015
AA : Empêcher les jeunes UMP de vouloir se mélanger avec des jeunes d'autres partis limite l'horizon de ces futurs responsables. Et ce n'est pas seulement avec les jeunes frontistes qu'ils doivent ripailler et échanger, mais également avec les jeunes socialistes, communistes, voire trotskistes. Voilà une façon de réformer les mœurs politiques dans notre beau pays !
- Le Président de la République a choisi de s’exprimer lundi dans la matinale de France Inter, en répondant aux questions des journalistes mais aussi des auditeurs. La stratégie de communication de François Hollande privilégie désormais le contact et la proximité. les sondages lui donnent plutôt raison. La batterie d’enquêtes publiées au cours du mois de décembre montrent que, par rapport au mois de septembre, il a gagné 5 points de «jugement positif» (Ipsos), 2 points de «confiance» (TNS-Sofres), 4 points de «popularité» (Ifop), 5 points de «confiance» (Harris interactive), 6 points de «popularité» (BVA) et 4 points d’«opinion positive » (LH2). Certes, le Président reste à des niveaux historiquement bas dans l’histoire de la Cinquième République, mais il est indéniable, comme nous en évoquions l’hypothèse en novembre dernier, que l’opinion évolue positivement. Libération 2/1/2015
AA : C'est probablement la meilleure stratégie pour FH afin de gagner les prochaines élections. Quelle lucidité d'avoir choisi cette nouvelle façon de plaire aux Français ! On savait que FH était intelligent et doué d'un flair politique à nul autre pareil. Si je pouvais me permettre un petit conseil modeste, je dirais qu'adjoindre, à la nouvelle stratégie de communication du président Hollande, l'idée suivante qui peut paraître saugrenue, donnerait un coup de pouce supplémentaire à l'irrésistible montée du candidat socialiste pour 2017. Il suffirait de diminuer, très très légèrement, le chômage tous les mois pour affermir le frémissement actuellement constaté dans les sondages. Il faut "manager" avec doigté, cette stratégie complémentaire : pas de diminution forte, mais pas de sur-place non plus... Difficile, mais faisable... à condition que le pilotage soit très fin.
- La décision de la Cour d'appel de Bruxelles, en septembre, y avait relancé le débat sur l'euthanasie. Emprisonné depuis vingt-six ans – essentiellement dans des institutions psychiatriques – pour un assassinat et de multiples viols, Frank Van Den Bleeken, 52 ans, avait obtenu le droit de mourir.
Le journal De Morgen a rapporté, samedi 3 janvier, que ce dernier allait être euthanasié le 11 janvier dans une prison de Bruges, dans le nord-ouest de la Belgique.
Depuis 2011, M. Van Den Bleeken a intenté une procédure pour qu'il soit mis fin légalement à ses jours. Ce dernier s'estimait incurable et refusait, selon son avocat, de faire d'autres victimes. Il a été examiné par divers psychiatres qui ont conclu qu'il souffrait de manière insupportable, mais ne pourrait être réellement soigné. Le Monde 4/1/2015

AA : C'est probablement une bonne solution pour résoudre le problème de la surpopulation carcérale en France. Si tous les condamnés à de longues peines, dans notre pays, pouvaient être euthanasiés, sur base de volontariat, bien sûr, j'ai calculé qu'en 4 ans, chaque condamné à de la prison ferme serait seul dans sa cellule. Plus besoin de construire de nouvelles prisons, moins de bouches à nourrir, sans parler de l'épanouissement moral des détenus, propre à favoriser leur insertion : rien que du positif ! A vous de jouer, Madame Taubira...

dimanche 4 janvier 2015

Une solution pour enrayer la montée du FN ?

La Suède, un des pays les plus tolérants au monde, doit faire face à la montée du populisme et surtout à la montée de l'islamophobie. Certes, on ne peut assimiler le parti d'extrême droite, les démocrates de Suède (SD), au FN français.Ainsi, les partis d'extrême-droite scandinaves ont refusé de constituer, avec le parti extrémiste français, un groupe au parlement européen, estimant que le FN était trop raciste et surtout très antisémite. 
La stratégie politique suédoise d'union contre le SD est-elle transposable en France ? Cela me paraît difficile aujourd'hui, tant les antagonismes entre la droite et la gauche paraissent insurmontables, même en cas de danger. Il en sera probablement autrement après les élections régionales et départementales qui marqueront une nouvelle avancée du FN, un écroulement du PS et de ses alliés, ainsi qu'un résultat très mitigé de la droite. 
2015 nous permettra d'observer comment fonctionne le "cordon sanitaire" suédois. On enregistrera également la façon dont les municipalités frontistes françaises gèrent leurs communes... 


30 décembre 2014

Contre le populisme, l'exemple suédois



Une fois de plus, la Suède donne l'exemple. Confrontés à la perpective d'une crise politique prolongée, les partis politiques traditionnels, de gauche à droite, ont décidé de s'unir pour permettre au gouvernement de fonctionner en neutralisant la capacité de nuisance parlementaire du parti populiste d'extrême droite.
Cet " accord de décembre ", conclu le lendemain de Noël à Stockholm, est doublement intéressant. D'abord par sa volonté d'assurer la stabilité du pays : l'accord englobe l'ensemble des partis dits " de gouvernement ", c'est-à-dire ceux qui ont participé jusqu'ici à des coalitions gouvernementales sous une forme ou une autre, depuis les sociaux-démocrates jusqu'aux libéraux et chrétiens-démocrates, en passant par les Verts. Les élections législatives de septembre avaient mis fin aux huit ans de règne d'une alliance de droite et de centre droit et avaient porté au gouvernement une coalition minoritaire de sociaux-démocrates et de Verts, qui avait recueilli 43,6  % des voix. Le nouveau premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, s'est cependant rapidement heurté au pouvoir de blocage des députés du parti d'extrême droite SD (Les Démocrates de Suède), qui, représentant 13  % des électeurs, ont décidé de voter contre tout projet de budget non accompagné d'une réduction de l'immigration.
Le premier ministre a, dans un premier temps, choisi l'arme institutionnelle en convoquant des élections anticipées pour mars. Mais les sondages ont vite montré que ce nouveau scrutin, si près du précédent, ne ferait que figer la situation. Des négociations se sont donc engagées entre les partis pour faire bloc contre l'extrême droite. Elles ont abouti à cet accord à long terme, puisqu'il couvre deux législatures, jusqu'à 2022. Les élections anticipées sont annulées. Cette union sacrée, qui permet à M. Löfven de rester premier ministre et de garder son budget, porte sur trois autres domaines : la politique des retraites, la défense et l'énergie.
Le second mérite de cet accord exemplaire est d'offrir aux autres Européens, tous peu ou prou confrontés à la montée des partis populistes, de gauche ou de droite, un modèle de résistance. Nationaliste, partisan d'un référendum sur l'appartenance de la Suède à l'Union européenne (le pays n'est pas membre de la zone euro), le SD est surtout ouvertement hostile à l'immigration et réclame une baisse de 90  % du nombre de demandeurs d'asile accueillis. Fidèle à sa tradition, la Suède a ouvert grandes ses portes aux réfugiés syriens. Mais cette politique, soutenue par les principaux partis, de droite et de gauche, rencontre des résistances croissantes dans l'opinion publique.
Un récent sondage a révélé que le sentiment anti-immigration avait gagné une partie de l'électorat de la droite traditionnelle, comme en France et en Grande-Bretagne. Plutôt que d'épouser le discours de l'extrême droite sur ce sujet, la droite suédoise a choisi, elle, la stratégie inverse : s'unir avec les forces modérées de l'autre camp pour faire rempart contre le populisme. Elle ne fera pas, pour autant, l'économie de l'indispensable débat sur l'immigration, en particulier lors du congrès du parti conservateur, en janvier. Mais l'accord de décembre permet au moins d'aborder ce débat en laissant le gouvernement gouverner, sans que le fonctionnement des institutions risque la paralysie. Puissent les dirigeants de nos partis politiques, en France, faire preuve d'autant de maturité !

samedi 3 janvier 2015

Cela m'a fait bondir !

1- Thomas Picketty refuse la légion d'honneur. L'écrivain à succès (1,5 million d'exemplaires vendus pour un livre d'économie: même Marx et Keynes n'en avaient pas fait autant) n'est pas le premier à refuser cet honneur (Brassens, Camus, P Curie, L. Ferré, etc). Sur le principe, je suis tout à fait d'accord, parce qu'il s'agit là d'un honneur dont plus personne ne connait les raisons : pourquoi Johnny H ou Mireille M, par exemple ? En outre, et surtout, la décoration m'a toujours donné l'impression d'être un moyen de fondre le récipiendaire dans un moule de conformité; en somme, on décore un citoyen pour le rendre redevable à la nation.

2- Ecomouv. Cette mesure d'éco-taxe décidée par le Grenelle de l'environnement a été abandonnée dès que des "Bonnets rouges", représentants minoritaires de mouvements réactionnaires bretons, ont commencé à manifester et à détruire les portiques installés par Ecomouv, société choisie pour récolter la taxe contre la pollution émise par les camions et qui devaient rapporter plus de 2 milliards par an. Cette taxe devait servir à mettre en place des projets de transport moins polluants  (métro, tram et autres infrastructures...). Le coût total de cet abandon du contrat se situera à plus de un milliard d'euros pour le contribuable, sans compter qu'il va falloir trouver des taxes de substitution (la nouvelle augmentation sur le diesel en vigueur depuis jeudi, par exemple). "Pollueur/payeur, c'est pourtant le principe sur lequel toute politique environnementale doit reposer, et le gouvernement a renoncé rapidement à l'application de cette règle, dès les premières rodomontades des manifestants bretons. Comment la France peut-elle être crédible, alors qu'elle organise en décembre prochain, à Paris, une conférence mondiale sur le climat pour aboutir à un accord sur les mesures à prendre pour lutter contre l'inéluctable réchauffement climatique ?

3- Grève des médecins libéraux. Les médecins veulent, principalement, que l'Etat renonce au tiers payant généralisé. Trop de tracas administratifs, paraît-il... De plus, ils réclament une hausse du montant des honoraires gelés depuis plusieurs années, mais ils oublient qu'ils reçoivent, de la sécurité sociale, depuis 2013, une moyenne de 550 euros par mois, en fonction de certains critères reposant sur l'efficacité. Cela me fait penser aux Bonnets rouges et j'ai bien peur que, une nouvelle fois, l'Etat ne finisse par céder... 

4- Hausse de tarifs. Dans son édition du 31 décembre dernier, le journal Le Monde faisait sa une en fustigeant la hausse de tarifs réglementés supérieurs à l'inflation : "Forte hausse des tarifs réglementés dans une France sans inflation", c'était le titre barrant sa première page". En page intérieure, il insistait sur : "La forte hausse des prix réglementés contraste avec la baisse constatée dans les biens de consommation".  C'est vrai que cette augmentation des tarifs va diminuer notre pouvoir d'achat. Mais le quotidien ne s'est pas privé d'augmenter de 10% le prix du journal, hors abonnement (2,20 au lieu de 2 euros). Ses raisons sont entendables, mais autant que celles de La Poste, d'EDF ou de la SNCF... Un peu facile, la critique, non ? 


Vœux 2015 (3)

2- Vœux des personnalités artistiques


Julie Gayet : Meilleurs vœux à tous les Français et tout particulièrement à ceux qui aiment en secret, mais ne peuvent afficher leur amour au grand jour. 



Valérie Trierweiler : Meilleurs vœux à tous et particulièrement à ceux qui souffrent d'avoir été trahis. Un conseil à ceux-là : vengez-vous jusqu'à plus soif !



Johnny Halliday : Je vous souhaite une bonne année 2014, en attendant 2015 et les années suivantes...



Gérard Depardieu : A tous les Français, Belges et Russes, je brandis (!) mon verre de vodka, pour cette nouvelle année. Je salue particulièrement Madame Le Pen de la part de Vladimir. Prosit !



Nabila : allô, non mais allô quoi !?" T'es en prison et tu ne pourrais plus souhaiter une bonne année à tout le monde ?



Mireille Mathieu : Bonne année à tous et surtout à mes amis d'Avignon, mais également à mes camarades russes. Un clin d’œil à Vladimir, Gégé et Marine.



Zaz : Bonne année 2015, mais cela ne vaudra pas la légèreté des années 40...


jeudi 1 janvier 2015

Faux espoirs?

L'article ci-dessous met en relief les difficultés que rencontrera le FN en 2015 malgré des sondages favorables. 

Je voudrais en souligner deux :
- le nouveau mode de scrutin des départementales : le nombre de cantons a été réduit mais il y aura 2 sièges à pourvoir avec 2 suppléants, avec obligation de parité... Soit 4000 candidats "crédibles" à trouver... On a vu sur HB qu'il a fallu faire venir quelques colistiers de l'extérieur pour les municipales dernières, alors que le FN y est fortement implanté.
- je ne vois pas Marine Le Pen se présenter aux régionales dans la nouvelle région NPP (Nord-Pas-de-Calais-Picardie). Elle y a tout à perdre à  2 ans des présidentielles. Faute d'un autre candidat crédible (personne ne songe à S.Briois, seule autre personne connue), le FN, malgré ses espoirs, ne prendra pas la région !

Enfin, dans les 2 élections de 2015, le vent favorable actuel ne devrait pas donner de département et de région au FN. En effet :
- dans un scrutin uninominal comme celui des élections départementales (on ne dit plus "cantonales"), il faut être en tête au second tour, certes, mais pour y être présent, il faudra avoir obtenu 12,5% des voix des électeurs inscrits. ce qui ne sera pas évident à atteindre vu les forts taux d'abstentions prévisibles. Ainsi, avec 50% d'abstentions au premier tour, il faudra avoir réalisé 25 % pour être présent au second tour !  S'il y a 40% de votants, 31% sont nécessaires et 42,5 s'il y a 30% de votants. Autant dire qu'il n'y aura, sauf exception, pas de triangulaire qui est le cas où un candidat FN peut l'emporter. Un second tour FN/ autre parti, ne sera que très rarement favorable aux frontistes...
- dans les élections régionales, où il faut 10% des votants pour accéder au second tour, le FN sera très souvent présent. De l'attitude des autres partis qui peuvent se qualifier ou fusionner (5% des votants) dépendra le résultat. Si il y a triangulaire, cela donne une chance au FN de l'emporter. Ce qui arrivera certainement (et sera une novation) c'est qu'il y aura des négociations entre les 2 tours (localement et nationalement) sur des fusions de listes. Ce serait plus ou moins le scénario suédois où les partis de droite et de gauche viennent de constituer un gouvernement d'union pour lutter contre l'extrême-droite.


Le FN se prépare aux batailles électorales de 2015

LE MONDE | | Par 

Le cru des scrutins de 2015 sera-t-il aussi bon pour le Front national qu’en 2014 ? Le parti d’extrême droite aborde les élections départementales, en mars, et régionales, en décembre, en position de force, quelques mois après avoir remporté onze mairies aux municipales et être arrivé en tête aux européennes (24,85 % des voix), donnant à Marine Le Pen l’occasion de s’autoproclamer présidente du « premier parti de France ». Pour l’heure, la dynamique ne semble pas retomber, comme l’a confirmé le sondage Odoxa publié le 16 décembre. Selon cette enquête, le FN serait en tête des intentions de vote pour le premier tour des départementales de mars 2015, avec 28 % des voix devant l’UMP (25 %) et le PS (17 %).
Cette dynamique, si elle est indéniable, est toutefois en partie trompeuse. Malgré ses très bons résultats enregistrés aux scrutins de 2014, le FN n’est pas tout à fait prêt pour affronter les batailles électorales de 2015. Pour lui, quatre difficultés doivent en effet être résolues : le manque de cadres intermédiaires, possible handicap pour l’organisation des départementales ; la désunion de l’extrême droite dans le Vaucluse, qui pourrait empêcher le FN de présider un des départements où il est pourtant le plus fort ; et enfin la situation de ses deux principales figures, Marine et Jean-Marie Le Pen, dont les ambitions respectives pour les régionales ne sont pas sans poser quelques difficultés au parti.

  • Le manque de cadres, handicap pour les départementales
C’est le principal défi que doit relever le FN, qui ne s’est jamais complètement remis de la scission de 1998, quand Bruno Mégret s’en était allé avec le gros de l’appareil du parti. Depuis, le FN tente de combler son retard en formant et en nommant des cadres locaux. Mais les élections départementales constituent un obstacle de taille. Cela avait été le cas en 2011 : le FN n’avait pu présenter que 1 440 candidats sur un total de 2 026 cantons renouvelables ; il avait été présent dans 402 cantons au second tour. En 2015, Marine Le Pen veut investir des candidats dans tous les cantons.
Or, avec le nouveau mode de scrutin, doivent désormais se présenter des binômes constitués d’un homme et d’une femme, ce qui fait 4 000 candidats titulaires à trouver, et autant de suppléants, le tout en respectant la parité. Il n’est pas sûr que le FN réussisse à relever le défi. Aux municipales de mars, le FN avait ainsi eu beaucoup de mal à boucler certaines listes, en particulier dans les zones où il est faiblement implanté, comme l’Ouest. « Ça ne va pas être facile, c’est un dispositif très lourd, mais ça reste notre objectif, commente Nicolas Bay, secrétaire général du FN. Mais on avance, on a une bonne cadence. »

  • La division dans le Vaucluse
Le FN, historiquement, réalise ses meilleurs résultats dans le sud-est de la France. Ses parlementaires – deux députés et deux sénateurs – en sont issus, ainsi que la plupart de ses maires. En mars 2015, il entend parachever cette implantation locale en faisant une entrée en force dans les conseils généraux où, malgré ses bons scores de 2011, il ne dispose pour l’instant que d’un seul élu. Son principal espoir se situe dans le Var, la première fédération frontiste en nombre d’adhérents, et seul département a priori gagnable.
En revanche, dans le Vaucluse, la situation est plus compliquée. Dans ce département où Marion Maréchal-Le Pen a été élue députée en 2012, un autre parti d’extrême droite pourrait en effet semer le trouble : la Ligue du Sud de Jacques Bompard. Le maire d’Orange et député du Vaucluse, est en guerre ouverte avec Mme Maréchal-Le Pen et ne veut lui faire aucun cadeau. Ainsi, il devrait présenter des candidats dans la moitié des cantons du département.
Une menace que Mme Le Pen ne prend pas au sérieux. « Les candidats de la Ligue du Sud seront balayés dès le premier tour », assure-t-elle. Nicolas Bay abonde : « Ce ne nous posera pas de problème. Nous serons au second tour. Et dans les duels, on peut gagner. » Il n’empêche : cette guerre intestine au sein de l’extrême droite vauclusienne pourrait empêcher le FN de diriger le conseil général. En septembre, c’est déjà en raison de ses divisions internes que le parti de Marine Le Pen avait échoué à arracher un siège de sénateur dans le Vaucluse.

  • L’incertitude Marine Le Pen pour les régionales
C’est le redécoupage rêvé pour le FN : une fusion entre le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Dans cette nouvelle entité territoriale, le FN a toutes les cartes en main pour gagner. Le parti d’extrême droite enregistre des scores records en Picardie et dans le Pas-de-Calais. C’est aussi dans ce département que Marine Le Pen s’est implantée et où son discours économique protectionniste et sa dénonciation de la mondialisation peuvent le plus porter. Problème : la présidente du parti n’est pas sûre de vouloir se lancer dans la bataille.
Au sein de la direction du FN, beaucoup la poussent à être candidate, y voyant quelle que soit l’issue un avantage pour elle. « Soit elle gagne, et c’est un booster pour la présidentielle. Soit elle perd au second tour face à l’UMPS. Et toute sa ligne se voit validée », analyse un membre de la direction du FN.
Pour les stratèges du parti, une telle candidature serait profitable à Marine Le Pen. Rien, selon eux, ne l’empêcherait en effet de dominer les débats, pas même une éventuelle candidature de Martine Aubry pour le PS. « Certes, Aubry est la seule à pouvoir contenir la poussée frontiste, analyse-t-on au siège du parti. Mais elle n’empêchera pas Marine Le Pen d’être en tête au premier tour. Et la droite ne voudra jamais s’allier avec Aubry. » Un proche de Marine Le Pen va encore plus loin : « C’est le meilleur des scénarios. Aubry est très anxiogène à droite et pas aimée à gauche, sauf à Lille. »
Reste qu’à ce stade la candidature de Marine Le Pen n’est qu’une hypothèse. Dans le cas contraire, le FN pourrait pâtir de l’absence d’une tête de liste charismatique dans une région où il est pourtant en fort développement. Steeve Briois serait le candidat le plus probable, mais le maire d’Hénin-Beaumont s’est jusqu’alors montré fort peu intéressé par une telle perspective.

  • L’entêtement de Jean-Marie Le Pen en PACA
Jean-Marie Le Pen le répète à qui veut l’entendre : il sera tête de liste en Provence-Alpes-Côte d’Azur aux élections régionales. « Je suis le candidat rêvé aux élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur », ne cesse-t-il d’affirmer. Problème : au FN, tout le monde ne voit pas d’un bon œil la candidature du vieux chef : âgé de 86 ans, il en aura 91 à la fin de son éventuel nouveau mandat. Surtout, le FN avait une candidate toute trouvée : Marion Maréchal-Le Pen. La députée du Vaucluse entend incarner le « Front du Sud », celui libéral-conservateur, qui parle aux patrons, aux commerçants et ne veut pas d’un FN « gaucho-lepéniste ».
Mais il n’est pas question pour la jeune élue d’aller contre la volonté de son grand-père. Elle lui laissera donc la place. Mais, au FN, on s’interroge. L’âge de M. Le Pen, outre le fait de l’empêcher de faire une campagne dense, pourrait aussi se transformer en argument politique pour ses adversaires. Une situation que les frontistes veulent éviter à tout prix.



Vœux pour l'année 2015


J'aimerais être optimiste à l'orée de 2015. Je ne le suis pas, car notre monde vit une période qui n'a jamais été aussi troublée. Les guerres se multiplient, les horreurs sont quotidiennes, la vie sur la planète est menacée... 
En France, 2015 est annonciatrice de bouleversements politiques, fruits de la haine, des populismes et des divisions.
Pourtant, je souhaite à chacun d'entre vous de trouver calme, sérénité et amour auprès des siens, pour œuvrer à retrouver une France plus fraternelle et solidaire. Il n'y a pas d'homme-miracle, ni de politique salvatrice. Il y a des Français de bon sens et épris de liberté. 
Bonne année 2015 à tous !