jeudi 12 janvier 2017

Les mensonges du FN

A de nombreuses reprises, on avait signalé que M. Le Pen, dans ses efforts de dédiabolisation, en arrivait à énoncer des positions, en contradiction complète avec ce que pensent les militants et, pire encore, avec les agissements sur le terrain local de ses élus et adhérents. On rappellera ici 2 exemples concernant le "faire de la politique autrement" : selon un décompte de l’AFP, environ 28% des conseillers municipaux frontistes élus en 2014 ont aujourd'hui démissionné, soit environ 400 élus, sur 1 500 en France ! Une élue d'Hénin-Beaumont, responsable des affaires sociales (CCAS) est accusée par le président du conseil départemental d'avoir continué à percevoir le RSA parce qu'elle n'avait pas déclaré ses indemnités d'élu... Elle est toujours en poste...

Là où le FN vient de dépasser les bornes de la crédibilité, c'est celui de la liberté d'expression et notamment la liberté de la presse. Dans ses vœux à la presse, mercredi dernier, elle s'est posée en garante de la liberté de la presse.
"J'ai une attention toute particulière à la liberté de la presse car la liberté de la presse est un élément consubstantiel de la démocratie. Je ne vous cache pas, d'ailleurs, mes craintes à ce sujet. La liberté de la presse recule dans notre pays puisque selon le classement établi par Reporters sans frontières, la France est passée de la 38e à la 45e place. Cette évolution n'est pas acceptable. Elle est extrêmement inquiétante pour une vielle et grande démocratie comme la nôtre."
Au même moment, S. Briois, maire d'Hénin-Beaumont et vice-président du FN, au sujet du plan social annoncé par la Voix du Nord, dénonce, dans un communiqué, "la malheureuse conséquence d’une ligne éditoriale qui s’est radicalement politisée ces dernières années, au risque de ne plus faire d’information et d’imposer un militantisme rebutant. Nous avions prévenu la rédaction du dangereux fossé qu’elle était en train de creuser entre elle et son lectorat. Et de prôner un "retour à une information pluraliste, réaliste, éloignée des idéologies, sans compromis avec les forces politiques qui la subventionnent. Eu égard à l’attitude de certaines antennes locales, et au sectarisme des éditorialistes, ce n’est pas pour demain " 
La Voix du Nord avait courageusement, à la veille des élections régionales fin 2015, appelé à ne pas voter pour la liste FN...
On sait que Marion (dite Marine) Le Pen a, depuis, plusieurs années, voulu rompre avec la "ligne" de son père en donnant une image plus présentable de son parti : elle accueille les homosexuels, les Juifs et les francs-maçons, en suscitant, certes, l'ire de sa base. Dorénavant elle met en avant la liberté ddue la presse, alors qu'un de ses sbires fustige un journal régional qui exprime son opinion. Je rappelle que, depuis son élection, Briois (le sbire en question) boycotte l'antenne locale du journal : aucune information sur les manifestations locales, aucune réponse aux questions posées par les journalistes, pléthore de droits de réponse demandés, sans parler de mesquineries dignes des pires dictatures... 
On attend toujours que les médias français apportent leur soutien à La Voix du Nord...

Pour mesure "l'état d'esprit" de la base du FN sur le sujet de la liberté de la presse, voici quelques commentaires publiés suite au communiqué de Briois sur sa page Facebook : 

Jean-michel Gras Normal les journaux ne doivent prendrent partis pour l'un oû l'autre et raconter des conneries
Brigitte Richard journal récupéré dans la poubelle d'un voisin ,juste pour mettre au fond de ma volière, je prend même pas la peine de le lire , après tout dans le temps on utilisait le journal en guise de papier toilette ,mdr !
Vincent Desforges Moi je suis heureux. Que ce torchon et tous ceux qui contribuent à le faire paraître disparaissent.
Jean-François Leblanc Que le autres journaleux se méfient... Qu'ils soient un peu plus journalistes et un peu moins militants...
Adela Jean-Marc Quesnoy il faut virer bretonnier etces pseudos journalistes a la solde du ps
André Ramiro Dommage pour ces salariés, mais qui sème le vent récolte la tempête. Qu ils aillent voir le président de la région.
Thierry Lefebvre Je ne vais pas pleurer et même m'en réjouir. Ce pseudo journal n' a jamais été objectif et a passé son temps à taper sur Marine, alors tant mieux si le bâton leur revient dans les dents
Lolo Denngutwasser C'est malheureux pour ces 178 salariés. Mais cela éclaircira le paysage médiatique.
Alain Lavoye du Vivier Il ne donnait plus envie d'être lu ce journal, dommage pour les salariés .

mercredi 11 janvier 2017

Le besoin d'Europe...

En Europe, le Brexit ne fait pas envie

Editorial. La victoire du « out » au référendum du 23 juin au Royaume Uni n’a pas sonné le début de la fin de l’Union européenne.
LE MONDE | 10.01.2017

Il y a bientôt sept mois, les Britanniques votaient en faveur du Brexit. A près de 52 % des suffrages, les sujets du Royaume-Uni décidaient de quitter l’Union européenne. Le reste de l’Europe a pris peur. Cette manifestation de rejet sonnait le début de la fin de l’UE. A tout le moins, elle portait un coup terrible à l’image de l’Union. Elle allait susciter des vocations, marquer le début d’un détricotage de ce que les Européens ont mis plus d’un demi-siècle à bâtir. Grosse vague de « blues » sur le Vieux Continent. A tort.

Car la vérité est que le Brexit ne fait pas envie. L’europhobie ne traverse pas les eaux froides de la Manche. Au contraire. L’Europe est cette chose bizarre qui ne suscite guère d’enthousiasme dans les opinions de ses membres mais, pour autant, que personne ne veut quitter. Moins que jamais. Le référendum du 23 juin 2016 chez nos cousins britanniques a même plutôt renforcé l’attachement à l’Union européenne. AA : "nos cousins" se posent d'autant plus la question que l'Ecosse et l'Irlande ont voté contre la "sortie" de l'UE. C’est une bonne nouvelle, à la veille des élections qui doivent avoir lieu cette année aux Pays-Bas, en France et en Allemagne. AA : législatives dans les 3, plus présidentielle et sénatoriales en France.

Pas d’effet « domino »
Un sondage réalisé par l’institut Win Gallup du 25 novembre au 7 décembre – auprès de 14 969 Européens – indique que le Brexit n’a pas produit d’effet « domino » : dans tous les Etats membres, la majorité des Européens souhaitent que leur pays reste dans l’UE. Dans la plupart des pays, les chiffres sont même plutôt en hausse à la suite du Brexit. Détail qui a son importance : seuls 46 % (et non plus 52 %) des Britanniques voteraient aujourd’hui pour le Brexit.
Une étude IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès témoigne du même phénomène en Allemagne et en France. Dans ces deux pays, qui sont au cœur de la construction européenne, l’appartenance à l’UE est cotée à la hausse. Commandées par la Fondation Robert-Schuman, une série d’enquêtes menées en novembre par l’IFOP au sein de l’UE (Allemagne, Espagne, France, Italie, Pologne) témoignent d’un regard réaliste porté sur le Brexit. Une majorité des sondés n’y voient pas une catastrophe pour l’Europe, mais une affaire qui affaiblira l’économie britannique. AA : relativisons les sondages, mais, d'une part, l'impression que je ressens dans mon entourage va dans ce sens; d'autre part, les difficultés politiques auxquelles se heurte la première ministre anglaise sont visibles : on a l'impression qu'elle ne sait pas par où prendre le problème (rappelons quand même qu'elle était pour le non au Brexit... cela sans mettre en doute sa loyauté !). Enfin, le Conseil européen a décidé de faire front uni dans les négociations et d'être inflexible...

L’UE n’est plus une histoire d’amour
L’Italie apparaît comme le maillon européen le plus faible. Elle est le pays où l’euroscepticisme est le plus fort. Et, pourtant, même en Italie, les partis anti-européens sont obligés de tenir compte de l’état de l’opinion : l’europhobie ne fait pas un programme de gouvernement. A tel point que le Mouvement 5 étoiles de l’Italien Beppe Grillo a esquissé une vaine tentative de rapprochement avec le groupe le plus « européiste » du Parlement européen ­celui du Belge Guy Verhofstadt. AA : c'est ce groupe fédéraliste qui a refusé l'union... Grillo est-il maintenant "grillé" auprès de ses électeurs, après ce faux-pas ?

Mais, aux Pays-Bas comme en France, les formations d’extrême droite, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilder ou le Front national de Marine Le Pen, ont bien compris aussi que leur tropisme anti-européen était minoritaire : elles ne prônent plus la sortie de l’UE. Il en va de même en Allemagne, où l’AfD a changé de bouc émissaire, passant de l’UE aux immigrés en général.
L’UE n’est pas, n’est plus, une histoire d’amour : elle ne stimule guère notre libido politique. Mais tout se passe comme si les Européens saisissaient bien le profil du monde qui s’annonce, marqué par le réveil d’un nationalisme brutal, dans l’Amérique de Donald Trump, la Chine de Xi Jinping, la Russie de Vladimir Poutine, l’Inde de Narendra Modi. Dans cet univers de blocs de puissance, le seul instrument qu’ont les Européens pour tenir leur place, c’est l’UE. Pas romantique, mais efficace. AA : La conclusion est donc bien la nécessité de renforcer l'Europe...

mardi 10 janvier 2017

Stop ou encore ?


Lundi 9 janvier, Donald Trump a nommé son gendre, Jared Kushner, 36 ans, sans expérience politique, haut conseiller à la Maison Blanche, officialisant le rôle-clé que joue déjà à ses côtés le riche mari d’Ivanka. Aux USA, on ne s'est jamais étonné que Bill et Hillary Clinton aient brigué la présidence ou que Bush père et fils soient devenus présidents du pays. On a, certes, tiqué quand John Kennedy avait nommé son frère ministre de la Justice et on avait ensuite légiféré...
Historiquement et étymologiquement, le népotisme est une forme de favoritisme qui régnait au Vatican, en particulier au XVIe siècle, consistant pour un pape à attribuer des titres, des donations ou des faveurs à ses parents, notamment à ses neveux, d'où l'origine du mot (latin nepos, neveu).

Victor Hugo (dans Lucrèce Borgia) nous rappelle ainsi que Alexandre VI Borgia nomma son fils César Borgia cardinal à l'âge de 18 ans...

De nos jours, et par extension, le népotisme désigne une pratique qui, pour un responsable (élu, haut fonctionnaire, notable, dirigeant d'entreprise...), consiste à distribuer des honneurs, des avantages ou des emplois à des membres de sa famille, à des amis ou à des proches, plutôt qu'aux personnes qui y ont droit (logement, par exemple) ou qui sont les plus compétentes (promotion, attribution de postes).

Le népotisme est donc un abus d'influence et d'autorité qui génère des injustices en écartant "ceux qui ne sont pas de la famille". Il s'apparente au clientélisme, voire à des pratiques mafieuses.

Aujourd'hui en France et ailleurs (en Afrique, particulièrement), cette"'attitude de quelqu'un qui use des privilèges liés à sa fonction pour favoriser ses proches" est monnaie courante. On se souvient de la tentative de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad, un l'établissement public majeur qui gère le quartier d'affaires de la Défense).
Remarquez, cela ne semble pas offusquer les Français vu le nombre de "dynastie" municipales où l'on se succède de père en fils (ou fille) : les Médecin à Nice,  les Ceccaldi-Raynaud à Puteaux, les Zucharelli de Bastia, etc. Sans parler des députés : les Dassault, Debré, Abelin, Andrieux, Alduy, Giscard d'Estaing, Zucarelli, Narquin/Bachelot, etc.

Népotisme de tout temps, de tout lieu... Faut-il empêcher un fils de succéder à son père, dans une fonction politique, s'il en a les capacités ? Surtout si les électeurs le décident ainsi ? Doit-on interdire la pratique courante d'embaucher un membre de sa famille comme assistant parlementaire ?
Que penser de ce parti politique "qui lave plus blanc que blanc" où la fille succède au père, où la nièce joue les premiers rôles en attendant mieux, sans parler du compagnon de la fille à la direction dudit parti, et du numéro 2 qui propulse frère et père...

Borgia, Trump, Sarkozy, Le Pen, Bongo... Stop ou encore ? Aux citoyens de répondre...

lundi 9 janvier 2017

A ne pas prendre au sérieux !

Mélange de vraies informations et d'inventions de ma part, ce qui suit n'a que pour but de se remettre en douceur du week-end...

- Trop fort le Florian Philippot ! Le bras droit de Marion (dite Marine) Le Pen est en passe de réussir son pari ! Il s'était fixé comme objectif que la famille Philippot devance la famille Le Pen au sein du FN. On se souvient que c'est lui qui avait poussé la leader du parti à éliminer Jean-Marie Le Pen. Entreprise diabolique pour le chantre de la dédiabolisation du FN ! Mais, ces derniers mois, il a encore fait plus fort ! Il a poussé son père Daniel à devenir conseiller régional FN dans les Hauts-de-France...  De plus, on a appris que son frère Damien  venait de quitter ses fonctions de directeur d'études à l'institut de sondages IFOP pour rejoindre le dispositif de campagne de Marine Le Pen.
Trois Philippot contre deux Le Pen plus Louis Aliot, le compagnon de la présidente, le pari de Florian Philippot semble en voie d'être gagné ! Pour assurer le coup, le Florian a même réussi à débaucher un autre Philippot (également prénommé Daniel), présent primitivement sur la liste d'Estrosi en PACA mais qui a rejoint le FN. Un comble quand on sait qu'il n'y a aucun lien de parenté avec les Philippot du Nord (originaires de Croix). Un conseil au stratège Florian : il y aurait 2843 Philippot en France. Suffisant pour mettre la main sur le FN et bousculer la Marine dont le patronyme ne serait porté que par 895 personnes en France !

- L’ex-président de la République français, Nicolas Sarkozy, a été arrêté, le 31 décembre dernier, par un policier municipal, alors qu’il roulait à contresens sur son vélo. L’homme politique a remonté tout le quai Gabriel-Péri de la ville de Saint-Tropez (Var) en sens inverse de la circulation. Il n'a pas été verbalisé et a obtempéré "courtoisement" à la demande de descendre de sa bicyclette et de continuer son chemin à pied. Au moins, n'a-t-il pas subi d'alcootest, ce qui peut paraître un traitement de faveur en ce dernier jour de l'année...

- On annonce que Jean-Vincent Placé tentera, dans les prochains jours, une médiation entre les 3 candidats écologistes à la présidentielle (Benhamias, Rugy et Jadot) pour qu'il n'y ait qu'une seule candidature afin d'éviter le suicide collectif de l'écologie politique. On prête l'intention au membre du gouvernement de se sacrifier en proposant sa propre candidature pour sauver l'écologie !

- Donald Trump défend l'intervention de la Russie en Syrie. Il assure que l'intention de Poutine était de freiner Assad. L'armée russe a ainsi empêché le président Syrien de liquider une grande partie de la population. "Les 350 000 victimes civiles ne sont rien à côté des millions de morts que l'intervention russe a permis d'éviter", a déclaré le président élu.

- Manuel Valls a surpris son entourage, en lui avouant qu'il avait accepté d'être premier ministre pour mesurer jusqu'où Hollande était capable d'aller dans le reniement de ses promesses. Il est maintenant certain, a-t-il ajouté, que seule une politique de gauche pouvait sauver la France. 

- François Fillon est fort chagriné que l'on ait mal interprété son programme. En matière de sécurité sociale, ce qu'il a promis c'est que les frais de soins soient entièrement remboursés pour tous les Français. Pour les fonctionnaires, l'ex-premier ministre n'a pas l'intention de diminuer leur nombre de 500 000, mais bien d'augmenter de ce même chiffre les effectifs de la fonction publique. Qu'on se le dise ! 

dimanche 8 janvier 2017

Revue de presse

- Dans son ancien fief électoral, le président Hollande a adressé samedi ses derniers vœux aux Corréziens :

« Ici, nous sommes au centre [du département]. Vous m’avez dit un jour : au paradis. Beaucoup se demandent où je vais aller, ce que je vais faire… Vous avez la réponse. Non pas à l’Ehpad [la future maison de retraite médicalisée, dont il est venu samedi matin poser la première pierre] de Corrèze. Mais au paradis ! »
AA : en passant par le purgatoire ?

- A Aquilino Morelle, ancien conseiller du président, a qui on demandait son regard sur F. Hollande, l'homme et le président : "Toutes les qualités de l’homme, celles qui lui ont permis de conquérir le pouvoir, se sont retournées contre lui, une fois à l’Elysée. Ce qui faisait la force du candidat a signé l’échec du président. Son intelligence ? A force de tout comprendre, il lui est arrivé trop souvent de ne rien décider. Son habileté ? La ruse ne sert plus au pouvoir, il faut alors la force, celle de s’imposer aux autres et aux événements. Son art de « la synthèse » ? Vain et illusoire quand on est aux commandes, et qu’il faut trancher.

AA : en somme, F. Hollande est un homme remarquable, mais il possède trop de qualités pour être président de la république... 


- M. Le Pen : « Il y a largement moins de différences aujourd’hui entre Florian [Philippot] et Marion [sa nièce] qu’il n’y en avait en 1995 entre [Alain] Madelin et [Philippe] Séguin » parmi les soutiens à Jacques Chirac.
AA : On en reparlera...


- La Voix du Nord ("les perles des tribunaux" 8/1) : "On ne voulait pas cibler que des femmes mais il n'y avait que des femmes avec des sacs à main". (un Héninois, devant le TGI de Béthune qui essaye de s'expliquer sur l'agression de 6 femmes pour leur voler leur sac à main).
AA : depuis que le FN est à la tête de la mairie, il n'y a pas à dire, le sentiment de sécurité règne à Hénin-Beaumont...

- Le Canard Enchaîné (4/1) : "Le PS vient de voter une loi pour prohiber la fessée. Mais rien pour interdire la déculottée ?
AA : Au préalable : envoyer une mission à ...Cu(l)ba !

samedi 7 janvier 2017

Les Fillon (comme les Le Pen) châtelains malgré eux...

Château de François Fillon

Photo non parue dans le Canard Enchaîné.


Le Canard enchaîné  04.01.2016

"Un château et quelques oubliettes".
Heureux propriétaire de cette demeure, le Premier Ministre Fillon avait posé pour Paris-Match devant la façade. Le candidat Fillon, lui, n'a pas de château : tout juste une "maison" vouée à l'oubli.

Pour François Fillon, la modestie reste une vertu cardinale quand il s'agit d'évoquer son patrimoine immobilier. "Je suis propriétaire d'une maison dans la Sarthe, que j'ai achetée 440 000 euros il y a une vingtaine d'années", confesse-t-il le 8 avril 2013 au journal de France 2. Précisant, au passage, que sa masure en vaut désormais "à peu près 650 000 euros". 

La chapelle du père François
Quelques mois plus tard, comme le découvrent les lecteurs de "Paris Match", la "maison" se transforme en "manoir". 
Fillon match Manoir


Fillon, en effet, vient de céder aux sirènes de la presse pipole et a accepté de se confier à une journaliste de l'hebdomadaire dépêchée en son domaine de Solesmes. Il était difficile de continuer d'évoquer un simple "Sam'suffit" tout en posant en famille devant une tourelle du XVe siècle et une façade majestueuse ... 

En fait les Fillon n'ont acheté ni une maison, ni un manoir, mais bien un "château", un vrai comme le stipule l'acte notarié. Le futur candidat à l'Elysée avait apparemment oublié la célèbre sentence de Pompidou, qui, après avoir découvert dans le "Canard" que son protégé Jacques Chirac possédait le château de Bity, avait lancé : "Quand on prétend faire de la politique, on s'arrange pour ne pas avoir de château, sauf s'il est dans la famille depuis au moins Louis XV."
Mais voilà : à l'époque où Fillon paradait en famille devant sa résidence, il ne se voyait sans doute pas candidat à la présidence de la République. A présent, suffrage universel oblige, il lui faut être près du peuple. La maison du jardinier est-elle libre ?
L'emplette de François et Pénélope remonte au 17 mai 1993, quand une certaine sœur Marie-Renée, religieuse de son état, leur vend pour 2,4 millions de francs (366 000 euros) le "château de Beaucé, sis commune de Solesmes, comprenant au rez-de-chausséehall d'entrée, grande salle à manger avec cheminée, cuisine, arrière-cuisine, office, bureau, lingerie, buanderie, grand salon, lampisterie, bibliothèque, petite bibliothèque en bout". 14 chambres et quelques salles de bain, situées dans les étages, complètent l'humble agencement du bâtiment principal, entouré de plus de 6 hectares de terrain. 
Château Fillon Canard enchaîné


Blé tendre et viande de bœuf

Ce n'est pas tout. Le même jour, le futur candidat à la présidence de la République acquiert pour 400 000 francs (61 000 euros) la ferme du grand domaine de Beaucé" (composée de bâtiments historiques), attenante au château, , avec 7,2 hectares de terres. Ironie du sort et de la généalogie , ces champs et ces prairies sont alors mis en fermage auprès d'un couple d'agriculteurs, lointains cousins de Dominique de Villepin ! 
Le contrat stipule que, pour jouir de ces terres, la famille de paysans doit verser chaque année au nouveau seigneur de Beaucé un fermage à l'ancienne. Celui-ci est composé de "21 quintaux de blé tendre de qualité saine, loyale et marchande (et de) 218 kilos de viande de boeuf de première qualité, poids vif". Pour mettre toute cette bidoche en réserve, Fillon peut toujours demander à Sarko sa collection de crocs de boucher...

Au total, les nouveau hobereaux règnent sur 3000 m2 de bâtiments et près de 14 hectares de terre s'étendant jusqu'aux rives de la Sarthe. De quoi laisser courir à l'aise les cheveaux shetland de Pénélope et les rêves élyséens de son François...

Hervé Liffran, 

vendredi 6 janvier 2017

A moins de 4 mois des présidentielles...

Il est très difficile de désigner un favori à un peu plus d'un trimestre des élections présidentielles françaises (23 avril et 7 mai)... Tenons-nous en à quelques considérations sur l'état des forces en présence...
A gauche, on semble s'acheminer vers plusieurs candidatures, lors du premier tour: un candidat issu de la primaire PS et "autres" (candidatures de "témoignages"), Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. En d'autres termes, celui qui représentera la "vieille maison" (Valls est favori, mais Montebourg et surtout Hamon n'ont pas dit leur dernier mot), celui qui veut déborder le PS sur sa gauche et celui qui veut en faire de même sur la droite... Cela s'apparente à un suicide collectif, puisque aucun des 3 candidats ne semble capable de réunir suffisamment de voix pour terminer deuxième du premier tour de l'élection, seuls les 2 premiers étant qualifiés. Peut-on imaginer qu'ils se mettent d'accord pour que l'un d'entre eux concourt , les 2 autres se sabordant ? Hautement improbable, et pourtant...
Rappelons également que la même désolation règne chez les écologistes : JL Benhamias (ex-secrétaire général des Verts) et François de Rugy (député ex-EELV) se présentent à la primaire, tandis que Yannick Jadot est candidat, indépendamment, au nom de EELV. La sanction risque d'être terrible pour l'écologie, dès le soir du 23 avril !
Ce soir de premier tour, faudra-t-il titrer : "la gauche est morte, vive la gauche" ? Fort probable...
Certains estiment que Macron prendra suffisamment de voix à Fillon et que ce dernier en perdra au profit du FN pour laisser un boulevard à un candidat issu de la gauche... Je n'y crois pas, à vrai dire !

A droite, Fillon, après une victoire sans bavure aux primaires, a très mal commencé sa campagne et a même dû revenir en arrière sur certaines propositions très dures qui avaient pourtant assuré sa victoire sur Juppé : démantèlement de la sécurité sociale, suppression de 500 000 fonctionnaires... Le personnage est austère et son image de "collaborateur" de Sarkozy ne l'avantage pas... Il a pourtant de fortes chances d'être présent au second tour et d'incarner le seul capable d'empêcher le FN de gagner l'élection... Beaucoup refuseront de voter pour lui et favoriseront M. Le Pen si elle est en tête au premier tour...

Car force est de constater que MLP pourrait virer en tête le soir du 23/4. Malgré les nombreuses affaires qui sont autant d'épées de Damoclès (assistants fictifs à Bruxelles, détournement de fonds publics...), malgré les démissions d'élus municipaux, malgré l'incompétence confirmée des majorités municipales FN, malgré les dérapages de militants ou sympathisants frontistes... malgré tout cela, le FN reste haut dans les sondages. Et l'on en vient à se demander si la démocratie est vraiment le meilleur des systèmes ! Fillon est-il le meilleur des candidats pour empêcher MLP de l'emporter le 7/5 ? Probablement pas... Les abstentions pourraient faire la différence dans ce second tour et favoriser l'extrême-droite...
En admettant que MLP gagne la présidentielle (ce qui est peu probable...), la France devrait se retrouver dans une position délicate. En effet, le FN est incapable (je pèse mes mots) d'emporter les législatives (3 et 17 juin) qui suivront... Principalement par manque de candidats compétents... Comment gouverner notre pays quand on n'a pas de majorité au Parlement ? A quoi donc cela sert-il de voter Le Pen pour aboutir à un imbroglio politique dans les mois qui suivent ? D'autant plus que le renouvellement en septembre d'une partie des sénateurs confortera la majorité de droite au Sénat... 
Qui prendrait alors la responsabilité de s'allier au FN pour former un gouvernement ? 
Aux candidats aux présidentielles d'être clairs sur ce point, dès maintenant : sont-ils prêts à gouverner avec la FN ?

jeudi 5 janvier 2017

Pour ceux qui ne croient toujours pas en ce que représente le FN...

Nouveau témoignage sur le FN, vu de l'intérieur. Rien de neuf, mais confirmation de l'escroquerie que représente ce parti... Entre l'image qu'il essaye de se donner et ce qu'il est en réalité, il y a tout ce que l'on a déjà accumulé pour prévenir ceux qui seraient tentés de porter le FN au pouvoir. Et l'on n'admettra pas que l'on nous dise, un jour : "je ne savais pas... ". Si, on sait et depuis longtemps !


http://www.huffingtonpost.fr/achraf-ben-brahim/en-immersion-dans-les-partis-politiques-front-national_b_7762232.html

En immersion dans les partis politiques: Front national, ou le faux messie

 12/07/2015  | Actualisé  05/10/2016
Achraf Ben BrahimAuteur en sciences politiques et chef de projet multimédia
Après une déception militante aux législatives de 2012, Achraf Ben Brahim a pris sa carte dans 10 partis politiques pour rejoindre celui qui serait le plus en cohérence avec ses convictions, ne voulant pas être à nouveau déçu. Désabusé par ce qu'il y a vu et rencontré, il a voulu partager son expérience dans un livre afin d'alerter les Français sur la dérive actuelle des partis et tenter de dessiner les contours d'une alternative, se basant sur la société civile, qui devra passer par l'auto-politisation et prendre ses responsabilités.

Il est possible que de par mes origines, on vienne dire que mes écrits ne sauraient être objectifs. Je peux le comprendre. Tout au long de mon immersion et de mes interventions médiatiques, j'ai pourtant mis un point d'honneur à ne m'intéresser qu'aux idées de ce parti et à la manière dont elles s'articulent. Je me moquais éperdument de la croustillante et tant recherchée parole xénophobe, bien que ce n'est pas ce qui manquait.
Mais je n'y ai jamais été tourmenté. La seule victime au Front national, c'est le militant lui-même.
Militant FN: un puissant combustible
L'implacable détermination du militant FN m'a vite surpris. Il tracte, colle et participe activement aux réunions. Le parti abonde d'une véritable frénésie. Tout le monde s'y connait et s'y tutoie. Après l'intervention politique du mercredi, ils restaient boire un verre pour discuter de leur quotidien. Aux diners, les militants étaient placés aléatoirement pour encourager la discussion.
Signe de cette volonté d'intégrer les primo-arrivants, le FN remet en main propre sa carte au nouvel adhérent et organise des buffets de connaissance, mettant de la proximité là où les autres partis l'envoient par voie postale avec une lettre de bienvenue photocopiée. Le contact entre parti et militant y est donc permanent et les actions militantes notifiées à l'avance par mail et sms.
Les militants de longue date semblaient former une petite famille. Le FN n'étant pas souvent bien accueilli, les insultes et mises à l'index les ont soudés, forcés à se protéger mutuellement. Je comprenais cette dévotion. Sans mépris, la plupart des camarades vivaient modestement et occupaient des postes peu qualifiés: peintres en bâtiment, concierges, petits artisans ou restaurateurs. Soit un ensemble de métiers durement touchés par la précarité.
Ils avaient peur du lendemain. Aucun n'était à l'abri d'une maladie soudaine, d'une faillite ou d'un licenciement. UMP et PS avaient promis amélioration et avenir mais aucune politique depuis 30 ans n'a fait bouger quoi que ce soit dans leur quotidien. De là précisément est née cette détestation de l'UMPS. Beaucoup étaient d'anciens socialistes ou UMP.
Ce désespoir, cette colère servaient de moteur, d'où leur détermination. Galvanisés par les récents scores du FN, ils pensaient pouvoir renverser ce quotidien composé de privations et d'inquiétudes.
Il n'y a que là que j'ai croisé des Français du quotidien. Logique que le salarié ou l'ouvrier vote FN. UMP et PS les ont fait fuir par la complexité de leurs séances plénières et motions discriminantes.
Le militant populaire préfère de loin matérialiser son engagement par des actions concrètes où la position sociale n'entre pas en compte comme le collage ou le porte à porte. N'importe qui préfère un collage joyeux et sportif aux interminables heures à amender et modifier des articles pour une charte ou déclaration. De ce fait, personne ne se sent lésé ou diminué. Des bras suffisent pour militer au FN.
Mais si on y trouve une parole attentive et apaisante, on est souvent pris dans une spirale de la sympathie qui altère fortement le discernement politique. Je n'ai jamais entendu une déviance concernant les positions du parti. Tout était génial, rien ne pouvait être contestable.
Et pour cause, la divergence et le débat n'ont pas leur place au FN. Les motions n'existent pas. Les primaires pour désigner un candidat encore moins. Tout est imposé par les bureaux. Ce n'est pas un hasard si Aymeric Chauprade, Sébastien Chenu et tant d'autres opportunistes aux dents longues obtiennent des investitures dorées sans jamais avoir mis un pied au FN au détriment des militants.
Cela explique le glissement du FN, à la base libéral et identitaire rugissant contre l'impôt, les syndicats et la grève, en un FN désormais revendiqué défenseur des couches défavorisées.
Une nomenklatura synonyme de dictature
Il ne faut donc pas se leurrer. La base militante est certes populaire mais les cadres ne partagent rien avec eux. À commencer par Jean-Marie Le Pen, millionnaire astreint à l'ISF. Louis Aliot, Bruno Gollnisch, Marine Le Pen et Gilbert Collard sont tous avocats. Florian Phillipot, haut fonctionnaire.
Pour preuve, tout ce beau monde est allé fêter le score historique du parti aux Européennes à l'Elysée Lounge au cœur du modeste VIIIe arrondissement. Le champagne coulait à flot ce soir-là mais les militants n'étaient évidemment pas conviés. La fédération parisienne qui avait sué pour ce score s'est contentée de pizzas surgelées terrée dans son miteux local. L'oligarchie FN ne connaît pas le quotidien de ses militants. Et ne s'en sert que du fait de son potentiel lucratif.
Ainsi, Marine Le Pen rémunérait Louis Aliot 5000 euros par mois pour être assistant parlementaire à mi-temps. Délirant. Celui-ci cumulait déjà une vice-présidence, un mandat de conseiller régional et un cabinet d'avocat à Perpignan où il a été candidat aux municipales et aux européennes. Idem pour Wallerand de Saint-Just, conseiller régional, trésorier, avocat du FN, membre des instances et président de la fédération parisienne où il fut candidat. Malgré 100.000 euros net par an, il ira pleurnicher dans une interview du Parisien comme quoi il gagnait mal sa vie. Même le garde du corps de Marine Le Pen est conseiller régional de Normandie.
Voilà comment est partagé le pouvoir, les mandats et les rémunérations qui vont avec. S'il y a bien une chose que le FN sait faire, c'est téter les fertiles mamelles de la République.
Entre racket et contradictions
Puisqu'il faut bien financer les gras du parti, les réunions au FN sont payantes: 2 euros par personne. Lorsqu'un VIP intervient, 5 euros. À cela s'ajoute les diners au prix exorbitants dans des restaurants amis du FN, des demandes de don incessantes et même une campagne de prêt pour la société de Jean-Marie Le Pen qui demandait minimum 1500 euros pour "lutter contre l'immigration, l'insécurité, les impôts" et bien évidemment "l'islamisme". Même le siège parisien du FN a été légué en héritage par une défunte militante.
Côté business, le site du FN n'a rien à envier aux grandes enseignes car doté d'une e-boutique où il vend livres, vêtements, fournitures, coque Iphone, champagne, etc. Mais attention, ces bonnes affaires ont un coût: un misérable stylo coûte 4 euros avec en plus 6,30 euros de frais de port. Vu le jackpot touché par le financement public des partis (5,5 millions en 2013) une telle avarice était consternante. Pour un parti qui revendique la défense des défavorisés, le FN adopte surtout une stratégie marketing redoutable. À quand l'entrée en bourse de FN&Filles? Nul doute que ses actions s'envoleraient rapidement.
Autre exemple, le FN martèle sans arrêt son amour du travailleur français, dénonçant la concurrence et la mondialisation.Sauf que ses T-shirts ne sont pas fabriqués en France mais au Bangladesh voire au Maroc. Enième hypocrisie, il ose vendre 24 euros un guide des produits français pour "lutter contre le chômage" et "consommer français".
En bref, le FN est devenu un parti comme les autres avec à sa tête des vautours pressés de devenir à leur tour de bedonnants cumulards, à l'instar de Marine Le Pen briguant la région Nord-Pas-De-Calais mais qui s'achète une luxueuse maison à La Celle Saint Cloud. Marion Maréchal Le Pen aussi en PACA ou encore Stéphane Ravier pour les Bouches-du-Rhône alors qu'il cumule un mandat de sénateur-maire.
Tout comme LR, le FN ne fait que dénoncer en externe des agissements qu'il pratique lui-même en interne. Il n'a rien d'un messie qui pourrait sauver la France comme le pensent naïvement tant de Français. C'est même parfois l'antéchrist.
En ce qui me concerne, j'ai quitté le FN avec la certitude suivante: la manière dont un parti est tenu par ses dirigeants prophétise la manière dont ces mêmes dirigeants géreront un pays une fois au pouvoir. Vu comment le FN est administré, je laisse le lecteur se faire lui-même une idée de ce que cela donnerait à l'échelle nationale.

mercredi 4 janvier 2017

Ils vous souhaitent une bonne année 2017 ! (suite et fin)

Parmi les innombrables vœux à vous transmettre, j'ai sélectionné, pèle-mêle, les suivants :

- Christine Lagarde : Mes bons vœux à tous ceux qui m'ont soutenue et même à ceux qui m'ont vilipendée... Passez me voir à mon bureau...
AA : Vous nous payez le billet jusque Washington ?

- Johnny Halliday : Bonne année 2018 à tous !
AA : Et 2019 ?

- Dany Boon : Bonne année à tous, aux ch'tis biloutes et même aux Français pendant qu'j'y suis !
AA : T'es pas Français, ti ?

- Zsa Zsa Gabor, Michèle Morgan et George Michael ont adressé des vœux anti-datés (début décembre). Bizarre non ?
AA : Attendez-moi, j'arrive !

- Jérôme Cahuzac : Bonne année à tous, "les yeux dans les yeux". Je suis pressé, car je rentre de Suisse et repars cet après-midi à Singapour...
AA : Et la Santé, Jérôme, tu y penses ?

- Charles Trénet : Je vous embrasse d'où je suis...
AA : Et t'es où, Charles ?

- Nicolas Sarkozy (encore !) : Alors, les Français, ça va ? 
AA : Lache-nous un peu les baskets, Nico !

- Cathlrine Jacob (qui interprète M. Le Pen dans le film "Chez nous" qui sort le 22 février) : Meilleurs vœux aux Français qui viendront me voir dans mon dernier film... De fiction, bien entendu. Je remercie ceux qui disent que MLP a beaucoup de chance d'être incarnée par moi !
AA : Heureusement que MLP ne vous ressemble pas, parce qu'elle ferait un malheur en avril et mai prochains !

- Charles de Gaulle : Français, Françaises, je vous ai compris ! Meilleurs vœux pour cette année 1970 (AA : poste restante ? Il est décédé le 9/11/1970).
AA : Mon Général, bonne santé et tout le reste ! Dites-donc, on vous avait presque oublié !

- Fabrice Lucchini : En deux mots, je vous souhaite à tous une année 2017 de feu, de plaisirs insensés, de rêves énamourés, de fantasmes libidineux, de sens exacerbés, d'amours licites ou non, de créativité et de réparties triviales... 
AA : Merci pour tout !

- Francis Tricoton : Bonne année à tous ! Ben quoi, c'est pas parce que je ne suis pas connu que je ne peux pas m'adresser aux Français !
AA : C'est bon pour une fois, hein !

mardi 3 janvier 2017

Briois, chantre des "identitaires" ?

La dédiabolisation du FN ? Qui y croit vraiment ? Une fois au pouvoir, comme dans les villes où il l'est, il fait la preuve de ce qu'il est vraiment : incompétent, intolérant, raciste... Facho, quoi ! Pas étonnant donc qu'il intégre les racistes identitaires...

Les identitaires investissent le Front national

Plusieurs cadres de cette mouvance radicale d’extrême droite obtiennent des promotions au sein du parti frontiste.

LE MONDE | 02.01.2017 Par Gilles Rof et Olivier Faye

Dimanche 6 novembre. Steeve Briois est à Antibes pour une réunion publique face à près de 150 militants du Front national des Alpes-Maritimes. Le maire de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) commence son discours avec un mot pour Philippe Vardon, assis à sa droite sur la tribune. « Je ne regrette pas d’avoir été un des rares à faire ta promotion, alors qu’il y avait une sorte de fatwa lancée contre toi », revendique le vice-président du FN. Le conseiller régional de PACA, 36 ans, reçoit l’hommage d’un hochement de tête timide.
La marque de soutien n’est pas anodine pour l’intéressé, connu pour son physique massif et son parcours politique radical : il a chanté pour le groupe de rock identitaire Fraction – qui charriait dans ses concerts des skinheads et des saluts fascistes – et a été un des deux principaux dirigeants du Bloc identitaire. En 2013, son adhésion au Rassemblement Bleu Marine avait été retoquée du fait de ce pedigree.
Aujourd’hui, l’homme est devenu un élément-clé de la direction de campagne de Marine Le Pen en vue de l’élection présidentielle, nonobstant sa condamnation à six mois de prison ferme en octobre 2016 par le tribunal correctionnel de Draguignan (Var) pour sa participation à une rixe à Fréjus en 2014. Condamnation dont il a fait appel.

« Ce sont nos trotskistes »
Son ascension au sein du FN illustre la relative lune de miel qui unit le parti lepéniste et une frange de la mouvance identitaire. L’affaire peut sembler paradoxale, avec d’un côté une formation politique qui cherche à se normaliser et de l’autre une minorité radicale qui lutte en faveur de la « rémigration » – le retour des immigrés dans leur pays d’origine –, contre l’islam et contre la « fracture ethnique » (en clair, contre le métissage). Entre, d’un côté, un parti jacobin et souverainiste, et, de l’autre, un groupuscule de quelques milliers de militants revendiqués qui ne cache pas son régionalisme.
Mais, après une brève période d’affrontement électoral, chacun voit son intérêt dans cette alliance de circonstance. Pour la plupart jeunes, rompus à la communication numérique et à l’agit-prop, les militants identitaires trouvent un débouché professionnel dans les collectivités administrées par le FN. Et ce dernier, en plein essor électoral, est trop heureux de récupérer des cadres correctement formés, dont il manque cruellement.
« Depuis 2012, la stratégie du Bloc identitaire [rebaptisé “Les Identitaires” en juillet 2016] est de pratiquer l’entrisme, relève l’historien Stéphane François, spécialiste des droites radicales. Le deal, c’est d’un côté pour le FN de récupérer des militants avec un savoir-faire, et de l’autre, pour les identitaires, la possibilité de pratiquer l’entrisme idéologique. »
Au Front national, certains plaisantent à ce sujet : « Ce sont nos trotskistes. » L’entreprise n’est pas sans efficacité. Comme le note Stéphane François, les thématiques portées par les identitaires dominent au sein de l’extrême droite, même si la direction du FN rechigne, pour l’instant, à calquer sa ligne sur la leur.

« C’est un tueur en com’ »
La députée de Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, elle, assure n’avoir « jamais eu de problèmes » avec ces militants. La jeune femme a rameuté un certain nombre d’entre eux au sein du parti et n’hésite pas à populariser leurs thèses. « Philippe Vardon, c’est un tueur en com’, il est très bien formé politiquement. C’est leur maître à penser », assure Mme Maréchal-Le Pen à propos de celui qu’elle a poussé comme tête d’affiche de ses listes aux élections régionales en 2015.
Pas étonnant, donc, de retrouver le « tueur » au sein de la cellule « idées-images » de Marine Le Pen. Ou comme prestataire de services, avec son frère Benoît Vardon, du député européen Nicolas Bay. Ce dernier a d’ailleurs embauché comme assistant parlementaire l’ancien patron des identitaires marseillais, Guillaume Pradoura. Et la nièce de Marine Le Pen, quant à elle, a salarié au conseil régional de PACA Damien Rieu – un pseudo –, chef de file de Génération identitaire (la branche « jeunes » du Bloc identitaire) et contributeur du site de la fachosphère « Fdesouche ». Le jeune homme a aussi cofondé la société de communication Janus, prestataire de la députée.
Malgré cette porosité, le mot « identitaire » sent encore le soufre au FN. « Il n’y a pas de traitement de structure à structure, tient à préciser un dirigeant frontiste. Quelques éléments raisonnables travaillent avec nous. D’autres sont plus folkloriques. La mouvance est assez hétérogène. » Si Mme Maréchal-Le Pen se félicite du fait que les identitaires « s’associent » aux manifestations frontistes sur le terrain – « le FNJ [Front national de la jeunesse] est souvent avec eux » –, le directeur du FNJ, Gaëtan Dussausaye, assure pour sa part qu’il n’y a « aucun travail commun »« Ce sont des associations qui défendent des visions et des objectifs différents », affirme ce proche du vice-président du FN, Florian Philippot. Entre la « fatwa » et l’amour fou, il reste une marge.


Ils vous souhaitent une bonne année 2017 ! (suite)

Quelques hommes politiques étrangers m'ont demandé de vous transmettre leurs vœux, ce que je fais bien volontiers... J'en ai profité pour leur répondre personnellement...

- Barack Obama (futur ex-président des USA) : "Yes, we can" toujours. Et je vous souhaite à tous de croire en "Yes, we can". Mais ne vous "trumpez" pas d'ennemi ! "Putine de Putine" de m... comme on dit chez vous, ne nous "fillon"pas trop aux apparences... Tapie new year ! 
AA : Cher ami, dommage que vos compatriotes soient obligés de casser le Barack ! Meilleurs vœux à vous et à Michelle.

- Donald Trump (futur président des USA si "D. le veut") : " Yes, we are !" Nous sommes le peuple contre les élites ! Comme Le Pen père, Le Pen fille, Le Pen nièce, nous savons ce que vous voulez ! Nous ne voulons plus d'étrangers car ils mangent notre pain et violent nos femmes, nous ne voulons plus de cet "establishment" corrompu ! Nous, the people, nous savons ce qui est bon pour nous ! Nous sommes le peuple ! "Yes, we are !" 
AA : Donald, je n'oublie pas que votre nom signifie "atout" en français... Dans certains jeux de cartes, avec un "atout", on coupe l'adversaire... Meilleurs voeux... quand même !

- Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie) : au nom de mon ex-épouse, Lioudmila Alexandrovna Poutina et de nos enfants, Yekaterina Putina et Mariya Putina, je vous souhaite une bonne année 2017. Nous fêterons, cette année, le centième anniversaire de la révolution russe, ce qui est un heureux présage pour votre probable nouvelle présidente !  
AA : Vladimir, "la poutine est un mets d’origine québécoise constitué de frites et de fromage en grains (cheddar frais) que l’on recouvre d'une sauce brune". Beurk, beurk. Meilleurs vœux à Yekaterina et Mariya !

- Angela Merkel (chancelière allemande) : l'Allemagne (y compris ses immigrés) vous présente ses meilleurs vœux pour 2017. Nous perdons en François H un grand ami. François F sera-t-il aussi "ein große Kamerad" ? Je l'espère, plutôt que la "grosse"...
AA : Angela, je n'aime ni le "große", ni la "grosse", mais cette dernière n'est pas si imposante que cela... pour le moment, tout au moins... 






lundi 2 janvier 2017

Ils vous souhaitent une bonne année 2017 !

J'ai reçu pas mal de vœux à vous transmettre, ce que je fais avec plaisir. Commençons par les femmes (pas nombreuses puisqu'il n'y en a qu'une, et encore...) et les hommes politiques français :

- François Hollande (futur ex-président) : Je vous souhaite que, comme pour moi, 2017 soit une année de renouveau. De nouveaux horizons personnels apparaissent et  une nouvelle vie peut commencer ! 
- Manuel Valls (ex-premier ministre) : Si je suis élu président de la République, j'entends rendre à notre pays sa vie démocratique et pour cela je ferai voter un article 49-1 qui abrogera le sous article-3 et donc interdira toute possibilité de passer outre l'avis du Parlement. Je vous souhaite donc une année 2017 toute en démocratie...
- Bernard Cazeneuve (actuel premier ministre) : Je n'ai pas beaucoup de temps, mais je souhaite une bonne année à tous les Français. Je serai entièrement disponible à partir de début mai et je vous en dirai plus...
- Nicolas Sarkozy (ex-candidat et ex-président) : avec Carla, on vous souhaite quand même une bonne année. Mais c'est pas gagné, quel que soit le candidat que vous désignerez les 23 avril et 7 mai prochains. Un seul aurait pu vous éviter ce qui va arriver... Ce n'est que partie remise !
- François Fillon (ex-premier ministre et candidat) : 2017 sera une grande année ! Surtout si je suis votre président. Meilleurs vœux aux assurés sociaux qui verront leurs remboursements de frais de soins augmenter, et aux fonctionnaires en place et à tous les nouveaux fonctionnaires que j'embaucherai.
- Alain Juppé (ex-premier-ministre et ex-candidat) : Mes bons vœux aux Bordelais pour 2017. Dommage que les autres Français ne pourront profiter de mes compétences ! La prochaine fois, peut-être...
- François Bayrou (ex-candidat) : 80% des Français "centristes" n'auront personne pour qui voter en avril ! Dommage... Je leur souhaite quand même une année pas trop difficile à vivre...
- Marion (dite Marine) Le Pen (candidate) :  Je souhaite aux Français qui me rejoindront dans cette année de libération de la France, de bonnes retrouvailles avec des concepts d'antan : le "franc", la "douane", la "peine de mort", la "femme au foyer", le "protectionnisme", la "censure", le "non-remboursement de l'avortement", et tant d'autres qui feront votre joie si vous votez pour moi !
- Jean-Luc Mélenchon (candidat) : Je souhaite que les Français fassent un choix courageux en m'élisant président de la République. Comme les Anglais, les Russes, les Etatsuniens et tant d'autres, il faut voter pour celui qui représentera le peuple et entendra sa voix. 
- Arnaud Montebourg (candidat) : Achetons français, votons français, démondialisons français... Bonne année aux Français et notamment à ceux qui voteront pour moi !
- Benoit Hamon (candidat) : A tous ceux qui veulent voter vraiment à gauche, c'est-à-dire pas à l'extrême-gauche, ni à droite de la gauche, il n'y a qu'une seule solution : votez pour moi. Mais, à tous les Français, je souhaite une bonne année !
- Emmanuel Macron (candidat) : Je ne suis ni à droite, ni à gauche, je marche vers l'avant, je suis neuf et jeune, dynamique et créatif... Si vous votez pour moi, vous ne le regretterez pas !  Bonne année à tous !
- Yannick Jadot (candidat Europe-Ecologie-Les Verts) : Je vous souhaite une bonne année, c'est-à-dire marquée par le combat écologique... Je connais les Français et leur ai évité Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé et Eva Joly. Profitez-en !




dimanche 1 janvier 2017

2017

Bonne année à tous ceux qui, en 2017, auront à cœur de se battre pour que la France continue à rayonner par sa culture et son respect des droits de l'Homme. En d'autres termes, meilleurs vœux à tous ceux qui refusent l’isolationnisme et le repli sur elle-même de la France, mais croient en l'Homme et à la solidarité entre tous les hommes...
Quant aux autres, qu'ils réfléchissent avant de commettre l'irréparable !