vendredi 25 juin 2010

Portugal/Brésil: 0-0; Corée du Nord/Côte d'Ivoire: 0-3

Le 2 pays lusophones se sont très bien compris! On a eu l'impression qu'il y avait un non-dit (!) explicite: partager le nul permettait de ne pas se faire "bobo": le Brésil terminait premier (mais comme on ne connait pas le premier de la poule G dont les matchs se jouent ce soir, le Brésil pensait-il éviter l'Espagne...même pas sûre de se qualifier!) et le Portugal assurait sa qualification.. D'où ce match viril dont les défenses, très solides, prirent le dessus. D'où ce match dont on ne peut pas tirer d'enseignement. D'autant moins que les vedettes furent discrètes ou absentes : C.Ronaldo n'a pas été aussi déterminant qu'il sait l'être habituellement, Deco était blessé. Quand au Brésil, Kaka et Robinho ne jouaient pas...

La Côte d'Ivoire a enfin gagné un match et quitte ce Mondial déçue. Les 3 buts qu'elle a marqués (Touré 14’ Romaric 20’Kalou 82’) sont insuffisants.Même les autres occasions gâchées par les Ivoiriens n'auraient servi à rien...Dommage!


AA




Pas de changement dans ce groupe G à l’issue de cette troisième et dernière journée ! Brésil et Portugal tenaient, respectivement, les deux premières places qualificatives en 1/8ème de finale. Le duel entre les « faux frères » cet après-midi n’a pas bouleversé la hiérarchie déjà établie dans cette poule. Pour la Côte d’Ivoire, le miracle ne pouvait, quoi qu’il en soit, pas avoir lieu. Les Eléphants quittent néanmoins la compétition sur une bonne note.

On attendait beaucoup de l’opposition entre la Seleção brésilienne et la Selecção portugaise, qui s’apparentait à un match au sommet. L’enjeu était quand même présent : la première place du groupe qui pourrait éventuellement permettre d’éviter l’Espagne en 1/8ème, si, bien sûr, cette dernière se qualifie ce soir. Mais la rencontre fut âpre et assez fermée. L’organisation tactique des Lusitaniens a bien su contrer l’animation offensive brésilienne, très souvent bloquée dans les trente derniers mètres. Résultat : les hommes de Dunga durent tenter des frappes lointaines qui ne furent pas d’un grand danger. Autre constance : les gros duels. Les deux sélections, historiquement et footballistiquement très proches, n’y allèrent pas avec le dos de la cuillère, notamment en première mi-temps où pas moins de sept cartons jaunes furent distribués par l’arbitre ! Heureusement, la deuxième période fut plus calme à ce niveau. Dominés dans la possession du ballon, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo se procurèrent néanmoins les plus grosses occasions de but. La plus chaude alerte fut assurément ce tir de Raul Meireles (60ème) dans les six mètres que l’excellent Júlio César détourna du bout des doigts en corner. Le gardien brésilien, qui évolue en Italie à l’Inter de Milan, est certainement le meilleur portier de ce premier tour. Voilà encore une idée reçue qui part en éclat car, en effet, le poste de gardien est historiquement considéré comme le point faible des Auriverde. Avec ce score nul et vierge, le Brésil termine devant son adversaire du jour qui a assuré, définitivement, sa deuxième place. Le match fut quelque peu décevant mais il a mis en lumière le fait que sur le plan défensif, les deux équipes sont prêtes aux confrontations à élimination directe. On espère que leurs individualités seront également plus inspirées et motivées dans ces mêmes prochaines confrontations…

La Côte d’Ivoire quitte donc l’Afrique du Sud sur une belle victoire 3-0 (buts de Touré 14ème, Romaric 20ème et Kalou, 82ème) face à la Corée du Nord. Le résultat aurait pu être bien plus large même si au final, cela n’aurait rien changé au destin des Ivoiriens, irrémédiablement éliminés de ce premier tour. Pauvres Ivoiriens qui, pour la deuxième fois consécutive, ont été reversés dans un groupe, à défaut d’être de la mort, très relevé. Les coéquipiers de Didier Drogba ont sans doute raté le coche dans le match inaugural contre le Portugal (0-0), un match qui était à leur portée. Le carton lusitanien face aux Nord-Coréens (7-0) sonnait le glas des espoirs des joueurs dirigés par Sven-Göran Eriksson. Dommage, c’était sans doute le dernier Mondial de la génération Drogba…

La Corée du Nord a fait ce qu’elle a pu mais que pouvait-on espérer de plus d’une sélection venant d’un pays fermé, coupé du monde entier ? Après avoir séduit face au Brésil, l’équipe nord-coréenne a sombré corps et âmes contre le Portugal et la Côte d’Ivoire. Il faut souligner que cette sélection asiatique a joué avec ses moyens mais n’a jamais bétonné. Ce qui est tout à leur honneur. Mais que vont devenir les joueurs après cette Coupe du Monde au bilan statistique difficile ?...

A suivre ce soir, les chocs Chili-Espagne et Suisse-Honduras afin de déterminer les prochains adversaires des Brésiliens et Portugais. La péninsule ibérique est en grand danger ! Les Champions d’Europe en titre seront-ils relever le défi chilien et continuer leur chemin en Afrique du Sud ? Tout pourrait se jouer à la différence de but si la Suisse bat le supposé « petit » Honduras…

PL

jeudi 24 juin 2010

Japon/Danemark: 3-1; Pays-Bas/Cameroun: 2-1

Si les Pays-Bas étaient d'ores et déjà qualifiés, le Japon et le Danemark restaient en course pour le deuxième billet qualificatif pour les huitièmes de finale dans le groupe E. Un nul suffisait aux Nippons alors que les Scandinaves devaient impérativement s'imposer pour passer.

Les Japonais se révèlent la grande surprise de ce Mondial, avec les USA. Très bons  techniciens, rage de jouer et de marquer, ils firent plaisir aux spectateurs, ne relâchant jamais la pression. 3 buts (Honda 17’ Endo 30’ Okazaki 87’) dont les 2 premiers sur coups francs, le 3ème sur un slalom de Honda, le meilleur joueur de la partie et concurrent de L Messi et C. Ronaldo pour le titre de meilleur joueur de ce Mondial. Tomasson à la 81’ après un penalty repoussé par le gardien, mais repris victorieusement, entretint l'illusion pendant...6 minutes.

Les Pays-Bas terminent cette phase de poules avec trois victoires, le Cameroun quitte la Coupe du Monde avec trois défaites. Le contraste est cruel, les joueurs de Paul Le Guen et Samuel Eto'o n'ont pas réussi à redresser la tête et sauver l'honneur. Van Persie 36’ et Huntelaar 83’, ce dernier suite à un tir sur le poteau de Robben, enfin revenu, pour les 20 dernières minutes du match. Sans Robben, les Pays-Bas étaient forts. Avec lui, ils seront très forts! Eto'o avait égalisé sur penalty.

Pays-Bas/Slovaquie, lundi prochain et Paraguay-Japon mardi, voilà un programme original en 1/8 ème de finale...

AA



Dans l’unique match à enjeu de la soirée, le Japon a maté le Danemark et s'est qualifié pour les 1/8èmes de finale ! Pourtant, avant le début de la compétition, ils n’étaient guère nombreux à miser le moindre yen sur la capacité de cette sélection à sortir de cette poule E équilibrée. Comme en 2002, le pays du soleil levant accompagnera la Corée du Sud à ce stade de la compétition. C’est une confirmation, plus qu’une surprise. Le football asiatique a le vent en poupe !

Les Japonais ont prouvé que l’on pouvait mettre des buts sur coups francs directs avec Jabulani, le ballon du Mondial si décrié. D’un coup franc légèrement excentré à droite de la surface de réparation danoise, Honda ouvrit les hostilités (17ème) : le gardien danois, Sørensen, fut surpris par la trajectoire flottante de la frappe et accompagna du plongeon le ballon logé dans le petit filet. Coup de chance me direz-vous ? Que nenni ! Endo se chargea de convaincre les derniers sceptiques (30ème). Cette fois-ci, point de frappe flottante du gauche, place au coup franc brossé du droit ! Avec deux buts d’avance à la mi-temps, la sélection nippone repartait sereine en deuxième période. Obligé de prendre des risques, le Danemark sortait plus et revint quelque peu à la marque sur un pénalty, que l’on qualifiera de généreux, transformé en deux temps par Tomasson (81ème). Mais la Danish Dynamite devait absolument battre le Japon pour se qualifier… La mission devenait encore plus impossible quand Okazaki paracheva le triomphe nippon (87ème) après un festival technique de Honda, la vedette de cette étonnante équipe asiatique. 3-1, la victoire et la qualification des Japonais ne souffrent d’aucune discussion. En dominant à la régulière un Danemark vieillissant, le Japon s’inscrit dans la lignée des autres qualifiés pour les 1/8èmes de finale (Corée du Sud, Etats-Unis, Uruguay, Paraguay, Ghana, Mexique) qui bousculent l’échiquier du football mondial. Rafraîchissant !

Cameroun/Pays-Bas était sans enjeu particulier car les Africains était d’ores et déjà éliminés et les Bataves qualifiés. Les Néerlandais se sont, néanmoins, fait un plaisir d’asseoir leur domination sur ce groupe E en disposant de Camerounais démobilisés. Van Persie (36ème) et Huntelaar (83ème) concrétisèrent la supériorité des Oranje, qui enregistrait la rentrée (en cours de partie) de  leur star Robben, remis de blessure. Les hommes de Paul Le Guen sauveront l'honneur par Eto’o sur un pénalty sévère (65ème). Mais Eto’o et ses coéquipiers repartent la tête basse avec trois défaites et une élimination logique. Depuis la Coupe du Monde 1990 en Italie où le Cameroun avait étonné le monde entier en atteignant les quarts de finale, on en attend souvent monts et merveilles des Lions Indomptables. Et on est souvent déçu également. L’édition 2010 n'a pas dérogé à la règle. Dommage. Paul Le Guen avait déjà réussi la performance de qualifier le Cameroun à ce Mondial, une qualification largement compromise à l’époque. Il a malheureusement échoué à donner un collectif solide à une sélection composée d’individualités de grande qualité.

Pour l’instant, les Pays-Bas sont la seule équipe avec l’Argentine à avoir remporté ses trois matchs de poule. Les hommes de Bert van Marwijk se positionnent encore plus comme un favori au titre suprême. La Slovaquie se dressera sur son chemin en 1/8ème de finale. Attention à l’excès de confiance, un défaut récurrent de la sélection hollandaise ! Quant aux Japonais, ils se frotteront au rugueux Paraguay dans une rencontre à la destinée incertaine…

PL




M. Bouquillon sur FR3: "Le FN n'est pas un parti fachiste"

 Pour voir le JT du 23/6 et la déclaration du 1er adjoint, cliquez sur le lien ci-dessous:

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=JOURNAUX_LES_EDITIONS_REGIONALES_NORD_PAS_DE_CALAIS_1920

Slovaquie/Italie: 3-2; Paraguay/Nouvelle-Zélande: 0-0

 
Après les vice-champions du monde français, c’est au tour des champions du monde italiens de sortir dès le premier tour de cette Coupe du Monde sud-africaine ! La Squadra Azzura réédite une performance peu courante : une équipe championne du monde en titre qui ne passe pas le premier tour du Mondial suivant. Comme le Brésil en 1966 ou la France en 2002 ! Triste constat pour les hommes de Marcello Lippi mais une élimination qui n’a rien d’illogique… A l’instar de la France, l’Italie termine dernière de ce groupe F finalement remporté, sans briller, par le Paraguay suivi de la surprenante Slovaquie, bourreau des Italiens cet après-midi !

L’Italie a livré un match cauchemardesque. Incapables de se sublimer, les coéquipiers de Fabio Cannavaro ont été punis par le froid réalisme slovaque. Une qualité que l'on prête souvent aux Italiens. Deux buts de l'ancien Lillois Robert Vittek (11ème et 73ème) démontrèrent l’inattention criante de la défense italienne. Entre ces deux buts, les Italiens eurent toutes les peines du monde à se montrer dangereux, bien qu’ils monopolisèrent le cuir. Ils crurent même revenir à 1-1 quand l’attaquant réserviste Quagliarella vit sa frappe sauver sur la ligne par le défenseur Martin Skrtel (67ème). Le ballon avait-il franchi entièrement la ligne ? Les ralentis proposés en Mondiovision furent dans l’impossibilité de nous donner une réponse exacte. Ce qui donne du poids à l’argument des « anti-vidéo ». En effet, dans le cas d’espèce, la vidéo n’a pas apporté de réponse. Quoi qu’il en soit, l’arbitre du match, qui, lui, ne possède pas d’écran de télé, refusa le but sans tergiverser. En fait, les Italiens jetèrent toute leur énergie du désespoir à 2-0. Fatiguée, la sélection slovaque recula et les coups de boutoir italiens se montrèrent, par la même occasion, plus percutants. A la 81ème, Di Natale redonna espoir à toute l’Italie. Quatre minutes plus tard, Quagliarella pensait avoir apporté une égalisation inespérée à son équipe. Mais l’arbitre de touche leva promptement son drapeau afin de signaler une position de hors-jeu peu évidente. Les Italiens crièrent au scandale car ce but, en fonction du résultat de l’autre match, les aurait qualifiés in-extremis. Au contraire, c’est Kopunek qui ajouta en contre un troisième but, d’un subtil lob, pour la Slovaquie (89ème) sur une nouvelle faute d’inattention de la défense italienne. Mais le match entra dans un dénouement fou : à la 92ème, Quagliarella réduisit la marque d’un lob magnifique. Il restait alors trois minutes dans le temps additionnel mais le score allait en rester là. Les Italiens ont réagi bien trop tard dans cette rencontre pour pouvoir obtenir mieux et passer, ric-rac, ce premier tour.

Dans l’autre match du groupe, Paraguay et Nouvelle-Zélande se sont quittés sur un score nul et vierge qui élimine les Océaniens. Les joueurs du bout du monde repartent invaincus d’Afrique du Sud, ce qui représente une petite surprise. Mais leurs trois matchs nuls s’avèrent insuffisants au final car c’est la Slovaquie qui aura droit de disputer les 1/8èmes de finale. Enfin, un petit mot sur le Paraguay qui termine en tête de ce curieux groupe F. Les Sud-Américains ont bien géré leur affaire mais il leur faudra plus d’entrain offensif avant d’entamer les matchs à élimination directe. Sous peine de vite disparaître...

Ce soir, on connaîtra les adversaires du Paraguay et de la Slovaquie avec la troisième journée du groupe E et un Danemark-Japon décisif pour la deuxième place qualificative aux 1/8èmes de finale…

PL

mercredi 23 juin 2010

Allemagne/Ghana: 1-0; Australie/Serbie: 2-1

Encore du suspens, ce soir! Si la Serbie avait arraché le nul, elle se qualifiait au détriment du Ghana!

Allemagne/Ghana fut un match entre 2 équipes solides qui opposa une attaque technique allemande (mais il manquait Klose, suspendu) à une impressionnante défense africaine: John Mensah est une forteresse à lui tout seul. La Manschaft mérite sa victoire, acquise par un but de Ozil à la 60ème minute. Non pas que les Ghanéens aient démérité: ils eurent de nombreuses occasions de marquer, mais on sentait les Allemands plus organisés et stables et finalement on a de quoi être satisfait, pour l'équité sportive, que les 2 équipes se qualifient.

L'Allemagne rencontrera l'Angleterre dans un choc qui, on l'espère, se déroulera uniquement sur le terrain...
Le Ghana se mesurera aux Etats-Unis, révélation de ce premier tour. Nul doute que ce sera une rencontre pleine de générosité et certainement attrayante. Notons que les Black Stars seront probablement la seule équipe africaine qualifiée pour les 1/8èmes de finale, car la Côte d'Ivoire devrait être éliminée...Dommage, car ce Mondial a lieu en terre africaine et, de plus, les joueurs d'Afrique noire et du Maghreb apportent tellement au football européen...
Mes 2 favoris: l'Allemagne et les USA.

L'Australie signe la seconde victoire de son histoire en Coupe du monde, la 1ère sur une nation européenne. Et ma foi, malgré son élimination, elle fut autant une surprise que la Serbie (malgré sa victoire peu probante sur 10 joueurs allemands) fut une grosse déception: rappelons que cette dernière emporta la poule éliminatoire dans laquelle la France se qualifia grâce à la main de T. Henry (cela augurait déjà de la future prestation des Français...).
Après que Cahill 69’et Holman 73’ eurent marqué, Panelic réduisit la marque à la 84'.

Reprise en main

Après l'éviction de Stéphane Guillon de France Inter (annoncée par Jean-Luc Hees, le PDG de Radio France), dans un entretien au "Monde", Didier Porte confirme à l'AFP que le directeur de l'antenne, Philippe Val, ne renouvellera ni sa chronique dans la tranche info du matin ni sa participation au "Fou du roi".
Cela s'appelle une reprise en main par le pouvoir. A 2 ans des élections présidentielles, le Président de la République n'accepte plus d'être la cible des chroniqueurs d'une radio publique. 
A quand l'interdiction des Anne Roumanoff, Laurent Gerra et autres... ? A quand la déprogrammation de l'émission de Laurent Ruquier sur FR2 "On a tout essayé"?

Il va falloir réagir...

Il y a tous ceux...

Il y a tous ceux qui se sont moqués des Français depuis plusieurs années: je veux parler des footballeurs, de Domenech et de la Fédération. J'écris ces lignes une heure avant le coup d'envoi du match France-Afrique du Sud. Et que la France gagne ou perde, joue bien ou mal, ce qui s'est passé depuis tout ce temps ne pourra être effacé de nos mémoires. Je n'insiste pas...la colère est encore trop vive...

Il y a tous ceux qui se sont aussi moqués de nous, ces dernières années, qui nous ont menti, fait le contraire de ce qu'ils ont promis, se sont montrés arrogants, donneurs de leçons: nos gouvernants ont, comme les footballeurs, à moins que ce ne soit ces derniers qui aient suivi l'exemple de Sarkozy, bafoué nos espoirs et l'honneur de la France.

Sarkozy/Fillon, Domenech/Escalettes: vous nous avez tant bercés d'illusions, de promesses et de fausses certitudes qu'il nous faudra puiser dans nos ressources pour que nous nous mettions à aimer à nouveau le foot et la politique.

Il y a tous ceux qui sèment la haine contre tous ceux qui sont différents, qui insufflent les pires sentiments dans l'âme des Français, qui se repaissent de fausses solutions pour nous faire croire qu'il est simple le monde d'aujourd'hui: dehors les Arabes, les Noirs, les basanés quelles que soient leurs origines ou leurs religions; fermons les frontières pour qu'ils ne reviennent plus, que la France reste cloitrée dans son splendide isolement en refusant les hommes de l'extérieur, mais aussi les idées, les marchandises...Ces accents démagogiques, nationalistes et racistes, nous n'en voulons pas.


Enfin, il y a tous ceux qui disent aux Domenech, Sarkozy, Le Pen: nous voulons une France bigarrée, bagarreuse et belle et non pas votre France triste, tricheuse et terne. Nous nous battrons pour une France pétrie d'amour, d'amitié et d'attention pour l'Autre. A votre France haineuse, harassée, hagarde, hébétée et hautaine, nous préférons la nôtre: hédoniste, harmonieuse, hardie, halée et humaniste.


Nous faisons confiance au talent, à la tolérance et à la tradition pour reconstruire la France

Etats-Unis/Algérie: 1-0; Angleterre/Slovénie: 1-0

A la 90 ème minute, l'Angleterre et la Slovénie étaient qualifiées. Une minute plus tard, les E-U ayant marqué par leur vedette Donovan, la Slovénie était éliminée au profit des Nord-Américains! Le football est cruel!

Les Etats-Uniens, sous l'œil de Bill Clinton, n'ont certainement pas démérité: bien au contraire, leurs multiples attaques se sont heurtées à un grand gardien algérien, M'Bolhi. N'oublions pas non plus qu'ils furent volés d'une victoire contre les Slovènes...Justice est faite. Dommage que ce soit aux dépens d'une excellente équipe d'Algérie...
J'ajoute que nous avons assisté à un match plein, les 2 équipes s'illustrant par des actions offensives, le plus souvent en profondeur et donc d'actions dangereuses.

Quant aux Anglais, ils se qualifient difficilement, en ayant marqué à la 23ème minute par l'entrant Defoë. Songez que si les Slovènes avaient égalisé, ils se seraient qualifiés aux dépens...de l'Angleterre!

Il se pourrait fort que nous assistions à un Allemagne/Angleterre au prochain tour!

 AA


Quel final extraordinaire cet Etats-Unis/Algérie vient de nous offrir ! Un but « assassin », mais tellement mérité, dans le temps additionnel de Landon Donovan a changé le destin de ce groupe C. Avant le but de l’Américain, les Slovènes étaient qualifiés pour les 1/8èmes de finale ; après, ils n’avaient plus que leurs larmes pour manifester la détresse de leur élimination… C’est cruel mais c’est aussi toute la beauté du football !

Ce match entre Américains et Algériens restera, sans conteste, comme un des moments forts de ce Mondial sud-africain ! Les deux équipes, joueuses, ont offert un spectacle enthousiasmant cet après-midi. L’Algérie d’abord. Elle se montra bien plus animée d’intentions offensives que lors des deux matchs précédents. Et comme par hasard, elle délivra, de loin, sa meilleure performance. Malheureusement, elle repart avec une nouvelle courte défaite. Le scénario de la journée fit que les Algériens auraient pu entrevoir la qualification. Au petit jeu des calculs, il aurait fallu gagner par deux buts d’écarts. Hélas, les Fennecs ont été incapables d’inscrire le moindre but dans cette Coupe du Monde, malgré de nombreuses occasions, et notamment une barre (Djebbour à la 6ème), aujourd’hui face aux Etats-Unis. Une statistique « nulle » qu’ils partagent, pour l’instant, avec les Honduriens (à qui ils restent encore un match à disputer). Les hommes de Rabah Saadane peuvent, cependant, repartir la tête haute. Après 24 ans d’absence, l’Algérie a fait un retour honorable en Coupe du Monde. Espérons que ce Mondial 2010 marque le début d’une nouvelle ère pour le football algérien !

Les Américains, eux, reviennent de loin. Du diable vauvert, pourrait-on dire, si l’on se réfère à la couleur du maillot algérien ! La délivrance est arrivée à la 91ème minute, mais qu'est-ce que les Etatsuniens ont pu galérer pour venir à bout d’un gardien algérien, M'Bolhi, en feu ! Une fois encore, l’arbitrage fut en leur défaveur avec un nouveau but refusé (20ème) pour un hors-jeu imaginaire. On en était à désespérer de voir cette belle sélection d’outre-Atlantique repartir chez elle quand survint le miracle ! Un miracle signé Landon Donovan, l’un des meilleurs joueurs de ce Mondial. Cette victoire, à l’arraché, face à l’Algérie et cette qualification relèvent de la justice sportive tant les Yankees séduisent avec leur football dirigé constamment vers l’avant. On retrouvera avec plaisir les Howard, Bocanegra (le Rennais), Bradley, Dempsey (un super, celui-là !), Donovan et autre Altidore en…1/8ème de finale !

Dans l’autre rencontre, les Anglais ont battu petitement la Slovénie grâce à un but de Jermain Defoe (23ème). Ce but qualifie une Angleterre, qui aura été, dans ce groupe C, tout sauf souveraine. Les Anglais passent par la petite porte et ont intérêt à montrer autre chose s’ils veulent voir plus loin dans ce Mondial… Finalement, ce sont donc les Slovènes qui restent à quai. Pour le deuxième Mondial de son histoire, l’équipe des Balkans a laissé une impression mitigée ici en Afrique du Sud. Pourtant en position favorable avant cette dernière journée, elle est la grande perdante de ce groupe. Réaliste face à l’Algérie, chanceuse face aux Etats-Unis et malheureuse tout à l’heure face à l’Angleterre. Voilà les trois adjectifs qui résument la Coupe du Monde de la Slovénie.

A suivre Ghana-Allemagne et Australie-Serbie pour connaître les adversaires des Etats-Unis et de l’Angleterre…

PL

mardi 22 juin 2010

Argentine/Grèce: 2-0 et Nigéria/Corée du Sud: 2-2

Une équipe d'Argentine dominatrice, un Messi que l'on a vu sur quelques accélérations seulement, mais décisives: la Grèce a confirmé qu'elle n'était plus au niveau et son élimination est normale.
Buts: Demichelis 77’; Palermo 89’
A noter que Maradona a permis à Tevez et Higuain de se reposer. A vrai dire, les remplaçants étaient de luxe: Milito, l'Interiste, et Aguero. Certes, l'Argentine sans Messi est une équipe de bon niveau. Avec sa vedette, elle est capable de tout et notamment de devenir Championne du Monde.

Le Nigéria et la Corée du Sud nous ont offert un match techniquement moyen, mais intense. Il aurait suffi que le Nigéria marque un but de plus pour se retrouver qualifié.
Buts pour le Nigéria: Uche 12’; Aiyegbeni 69’ (pen.). Pour la Corée: Lee 38’; Park 49’.

En1/8 ème de finale: Argentine/Mexique et Uruguay/Corée du Sud. 3 équipes sur 4 d'Amérique du Sud ou Centrale. Il reste encore le Brésil, le Chili, le Paraguay...sans compter les Américains du Nord que sont les Etats-Unis!

AA


 
Le groupe B a rendu son verdict : Argentine et Corée du Sud continuent leur chemin dans cette Coupe du Monde ! Un résultat final qui n’a rien de surprenant, ces deux sélections partaient en ballotage favorable avant cette dernière journée aussi bien au niveau comptable qu’au niveau de l’impression générale dans le jeu.

A tout seigneur, tout honneur, l’Argentine a géré tranquillement son affaire ce soir contre la Grèce. Maradona s’est même payé le luxe de faire une large revue d’effectif. C’est donc une Argentine-bis qui a disposé, sans forcer, d’une équipe de Grèce fidèle à son image : frileuse, peureuse et purement athlétique. L’entraîneur de la sélection grecque, Otto Rehaggel, n’aura jamais pris un seul risque dans cette rencontre pourtant décisive. Le pauvre attaquant Samaras courut dans tous les sens mais ne fut jamais aidé par ses coéquipiers, trop occupés à défendre. Le scénario et le résultat final de l’autre match aurait dû amener à plus d’audace côté grec. Il n’en fut rien, les Grecs sont éliminés. Tant pis pour eux et tant mieux pour nous et le spectacle !

Les deux buts de l’Albiceleste arrivèrent tardivement : Demichelis, en deux temps, fusilla Tzorvas sur un corner (77ème) et Palermo, le vétéran de Boca Junior, se trouva à l’affût pour reprendre victorieusement un tir repoussé de Messi (89ème). L’addition aurait pu être plus lourde mais les coéquipiers de Lionel Messi assurent l’essentiel : ils restent sur une dynamique, toujours importante, de victoires et ont prouvé à leur(s) futur(s) adversaire(s) que l’Argentine possédait un banc de très grande qualité. On a hâte de revoir les Sud-Américains sur les tours à élimination directe ! Une toute autre compétition commence. Prochaine étape : le Mexique. Une belle affiche en perspective !

L’autre match, lui aussi décisif pour les deux équipes, a connu un scénario prenant. Vite mené au score (but d’Uche à la 12ème), les Coréens retournèrent la situation en égalisant sur un but heureux de Lee (38ème) et en prenant l’avantage sur un coup franc malin du Monégasque Park (49ème). En revenant à 2-2, suite à un pénalty d’Aiyegbeni (69ème), les Nigérians ont donné au match une tournure folle dans le dernier quart d’heure. Les Africains jetèrent toutes leurs forces pour inscrire les deux buts qui les auraient qualifiés pour les 1/8èmes de finale. En vain, malgré des occasions énormes. Mais saluons le panache du Nigéria ! C’est la Corée du Sud qui termine donc deuxième de ce groupe. Au vu de leurs matchs, toujours ouverts et intéressants, ils méritent ce sésame qui leur ouvre le droit d’affronter l’Uruguay en 1/8ème de finale. Une opposition de style qui promet !

PL

France/Afrique du Sud: 1-2

L"équipe de France aura bu le calice jusqu'à la lie.

Un début poussif, l'exclusion de Gourcuff (26e) méritée, puis 2 buts de l'Afrique du Sud (Khumalo (20e), Mphela (37e) et de multiples occasions qu'elle ne concrétisa pas. Anecdotiquement, Malouda réduisit la marque à la  70e.
Les Bafanas Bafanas ont cru qu'ils pouvaient se qualifier, l'Uruguay menant pendant une grande partie de la rencontre par 1 à 0 et se qualifiant, finalement, avec le Mexique. La France terminant dernière de ce groupe réputé le plus facile...
Des Français très faibles, à l'image de Lloris et du 1er but sud-africain dont il est responsable, du fait d'une mauvaise sortie sur un corner. Seuls, Malouda, entré à la mi-temps, et Henry entré en milieu de seconde mi-temps, ont émergé quelque peu du naufrage.

Domenech s'est même permis de faire entrer Govou, le plus mauvais joueur français des 6 dernières rencontres...Pourquoi cette mansuétude envers ce joueur? Domenech n'a toujours rien compris: "Générosité, cœur, solidarité; cette équipe a un vrai potentiel", voici ses premiers mots à la fin du match! En outre, il a refusé de serrer la main de l'entraineur sud-africain; le Brésilien champion du monde, Pereira...Personne ne sait pourquoi...

Supplice, calvaire, désastre, cauchemar, drame...voilà les mots qui nous vinrent pendant ce match de la part d'une équipe française ridiculisée...

Nous allons maintenant assister à l'hallali finale...



Après France-Afrique du Sud, voici les notes (sur 10) des joueurs de l'Equipe de France :





Hugo Lloris : 4. Une sortie hasardeuse qui coûte le premier but sud-africain (20ème). Complètement sonné par son erreur, il erra dans ses cages jusqu’à la fin de la première mi-temps même s’il repoussa de belle manière une frappe de MPhela (43ème). Ayant repris ses esprits en deuxième période, il fut crédité d’une performance plus digne de son statut avec des parades décisives (57ème, 72ème et 92ème). Un match difficile pour le Lyonnais, qui, on l’espère, aura beaucoup appris de cette première compétition internationale…



Bacary Sagna : 4,5. Comme à son habitude, il a plutôt bien bouché son couloir droit et s’est bien battu. En revanche, son apport offensif fut inexistant en première mi-temps. Il amène le but par une belle montée décidée. L’un des rares joueurs français à qui on ne peut pas reprocher son attitude sur le terrain dans ce Mondial.



William Gallas : 3,5. Il n’a toujours pas donné de gage de confiance à sa défense et est apparu bien hésitant sur certains ballons, notamment en première mi-temps. Un tantinet plus à l’aise dans les quarante-cinq dernières minutes quand les Bafana Bafana baissèrent nettement d’intensité. Un Mondial indigne, sur le terrain, de son statut d'ancien.



Sébastien Squillaci : 3,5. Une entrée difficile. Dans son style caractéristique, il a bien dégagé quelques ballons dangereux mais il n’a pas paru à l’aise en compagnie de Gallas. Son jeu de tête n’aura pas été utile aussi défensivement qu’offensivement. Difficile de le juger positivement sur ce match très particulier.



Gael Clichy : 4. Un bon début de match jusqu’à l’expulsion de Gourcuff puis un peu de malchance dans son duel qui aboutit au 2ème but (37ème) et une activité moindre dans la relance et la construction du jeu. Il n’a pas beaucoup plus convaincu qu’Evra sur son côté gauche.



Alou Diarra : 3. En très grande difficulté tout au long du match où il aura beaucoup couru dans le vide. Peut-être inhibé par son rôle exceptionnel de capitaine. En cause sur le deuxième but des Sudafs où un raté permet à l’excellent Tshabalala de centrer… Un match à oublier pour le Bordelais, capable de peser beaucoup plus sur le jeu et dans l’impact.

Remplacé à la 82ème minute par Sidney Govou. Le joueur « symbole » de l'ère Domenech a fait une entrée fantomatique. Sur les quelques ballons touchés, il a montré, si besoin était, que sa place de titulaire en Bleu était un malentendu…



Yohan Gourcuff : 0. Le grand malheureux de ce France-Afrique du Sud… Un début de match prometteur avec de l’envie, de la volonté de diriger le jeu et d’amener le danger sur coups de pied arrêté. Stoppé brutalement dans son élan par une incompréhensible expulsion (25ème), qui méritait tout au plus un jaune. Un mondial cauchemardesque pour le meneur de jeu des Girondins de Bordeaux !



Abou diaby : 3,5. A l’image de son compère Diarra, il fut souvent pris en défaut à partir du moment où les Bleus évoluèrent en infériorité numérique. Devenu titulaire sur le tard, le Gunner ne pouvait pas supporter toute la charge des espoirs qu’il avait fait naître de son match face à l’Uruguay. Une performance quelconque aujourd’hui.



André-Pierre Gignac : 3,5. Des appels, du mouvement mais rien de bien concret ou de dangereux. Il a gâché aussi quelques bons ballons devant le but. Moins en vue, forcément, après l’expulsion de Gourcuff. On est en droit de s’interroger sur son réel niveau international…

Remplacé par Malouda (46ème) : 5,5. Auteur d’une entrée intéressante sur le plan technique et de la puissance physique. Il marque l’unique but français de ce Mondial et permet à la France de ne pas repartir « Fanny » d’Afrique du Sud. Très certainement, le Français le plus en forme de ce Mondial mais…



Franck Ribéry : 3,5. Invisible en première mi-temps, il a raté beaucoup de dribbles. Un peu mieux en deuxième, il a continué sur sa lancée des derniers matchs en faisant constamment les mauvais choix. Il s’arrache néanmoins pour offrir sur un plateau le but de la réduction du score à Malouda. Sur le terrain, le joueur du Bayern Munich aura énormément déçu au cours de cette Coupe du Monde…



Djibrill Cissé : 4,5. Il a fait du « Cissé » : des longues courses, des tirs impossibles, des positions de hors-jeu. Cependant, il a gagné quelques duels intéressants dans la zone de vérité et a été plus facilement trouvé par ses partenaires que son prédécesseur. Lui, au moins, resta bien en place à la pointe de l’attaque. A dix, ce fut plus difficile pour lui de voir le ballon. Vite sorti en deuxième mi-temps, Djibrill a quand même montré qu’on aurait dû un petit peu plus compter sur lui…

Remplacé par Thierry Henry à la 55ème. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus a fait une entrée digne de sa carrière internationale. Même s’il ne fait plus la différence comme avant, son apport technique et « mental » mérite d’être souligné pour ce qui est très certainement sa dernière apparition en équipe de France. A l’instar d’anciens de 1998, « Titi » termine sa carrière en Bleu d’une drôle de manière. Dommage…






Bah voilà, la Coupe du Monde est déjà finie pour les Bleus… Ils terminent à une peu glorieuse dernière place de ce groupe A. Dire que certains avaient annoncé que l’on avait « touché le jackpot » au moment du tirage au sort des poules (décembre 2009)… Le match nul inaugural face à l’Uruguay avait été pourtant rassurant sur la consistance de cette sélection à tenir tête à de bonnes équipes. Mais minés par des problèmes internes et par des insuffisances criantes dans le jeu et au niveau des individualités, les hommes de Raymond Domenech ont explosé, avant même l’envol. Si l’on ne s’en tient qu’au terrain, les Bleus ont montré une bien piètre image d’eux-mêmes et du football français. Auréolé d’un titre officieux de « vice-champion du monde » au départ, la France repart, un peu comme en 2002, la tête bien basse et le regard honteux. Personne en France et dans le monde ne regrettera cette équipe et ce sélectionneur. Une page noire se tourne… Pas sûr que les suivantes annoncent la couleur…



Finalement, c’est l’Uruguay qui termine en tête de ce groupe A après sa victoire face au Mexique. Il aurait été dommageable que l’indigence française permette aux Bafana Bafana de voir les 1/8èmes de finale. Le Mexique prend le deuxième ticket pour la seconde phase de la Coupe du Monde. Et c’est loin d’être immérité… Quant aux Sudafs, ils rentrent dans l’histoire comme étant le premier pays organisateur à ne pas passer le premier tour de la Coupe du Monde. Bien limités (malgré leur victoire face à la France), les Sud-Africains n’ont pas été ridicules et ont fait honneur, eux, à leur pays !



PL



Vérité et Espoir

L'association Vérité et Espoir, dont l'objet est l'éducation citoyenne, organise une information sur:
Le Conseil Général et les Maisons départementales des Solidarités, le 1er juillet à 19H.

Si vous souhaitez y participer, merci de prendre contact avec moi: alainalpern@gmail.com

La démocratie à Hénin-Beaumont (sic)

1- Je reviens sur la scandaleuse décision unilatérale du Bureau Municipal de refuser l'implantation d'une entreprise, Kiabi, avec 500 emplois à la clef, dont 300 créations. Quelques points méritent d'être préalablement rappelés:

- le développement économique est une compétence communautaire: l'attitude des adjoints héninois a éloigné l'Entreprise qui irait s'installer dans l'Arrageois. Il est étonnant que rien n'ait été fait pour la retenir sur notre territoire;

- je n'insisterai pas sur le taux de chômage sur le territoire de la CAHC (supérieur à 20%) un des plus importants de France;

- le lieu de décision d'une commune, c'est son conseil municipal;

- Beaumont a été dévastée, ces dernières années, par des décisions d'implantations commerciales et industrielles, sans aucune prise en compte du cadre de vie des habitants et sans aucune concertation.

La décision de quelques élus héninois de repousser la création de 300 emplois est irresponsable et constitue une atteinte à la démocratie.

Irresponsabilité, parce que quelques personnes ne peuvent prendre une décision de cette importance sans avoir étudié le dossier. Quand 300 emplois sont en jeu, on négocie avec l'entreprise concernée la façon dont le projet peut s'inscrire dans le cadre harmonieux d'un quartier, d'une ville ou d'un territoire plus étendu. Des mesures compensatoires environnementales sont souvent acceptées par les entreprises soucieuses de leur image, surtout lorsqu'elles sont engagées dans des processus de développement durable.

Déni de démocratie, parce que ce dossier est complexe: création d'emplois et préservation de l'environnement paraissent s'opposer. Accepter ou refuser l'installation de cette entreprise est un choix cornélien: on a vu que le premier pas consistait à voir dans quelles conditions Kiabi pouvait s'intégrer dans Beaumont. Qu'il paraissait ensuite respectueux des habitants de leur demander leur avis après les avoir informés. Que ce soit à Beaumont ou plus généralement dans toute la ville, nos concitoyens ont leur mot à dire sur ce qui les concerne directement.

Que l'on n'ait même pas pensé demander l'opinion de la population démontre l'irrespect que nos élus portent aux citoyens, dans un dossier aussi emblématique que l'emploi. Cela dénote une conception de la démocratie d'un autre âge.

Que de plus, certains (un "traître" diraient les Bleus) ait crû bon de faire savoir que le Maire avait été mis en minorité, dans cette affaire, prouve que rien ne va dans cette majorité et que les coups bas en sont la règle de fonctionnement. Qu'en outre, la décision non motivée de quelques-uns privent l'Agglo d'un développement économique oh combien nécessaire, démontre bien l'incapacité des élus héninois à se hisser au-delà de leurs intérêts particuliers. Il est vrai que blanchir la barbe du Géant, s'octroyer une augmentation de 22% de ses indemnités ou folâtrer avec ses amis frontistes est du niveau de leurs préoccupations.

Au fait, le FN ne s'est pas élevé contre ce "fait du prince" consistant à passer à la trappe 500 emplois. Son accord implicite prouve que la décision a probablement été prise en commun ou avec son aval. Mais de cette collaboration, nous sommes maintenant habitués.

2- Autre exemple de gouvernance  antidémocratique: le tramway. J'avais écrit à Daniel Duquenne, en juillet 2009, qu'il avait la chance de pouvoir inscrire son mandat dans un projet d'urbanisme qui ne coûterait pas cher à la ville. Que ce projet devait être bâti avec les habitants. Que le choix du tracé du tramway devait s'inscrire dans ce projet plus large. Qu'a fait la majorité municipale?

- elle n'a pas bâti de projet pour la rénovation de la ville;
- elle n'a pas informé les citoyens (sauf à organiser une mini-exposition sur les tracés possibles, un mois seulement avant la décision à prendre par elle);
- elle a organisé une pseudo-concertation avec les commerçants, dans les dernières semaines. Bien sûr, fiasco complet et les commerçants ont manifesté leur refus du tramway. Même si je pense que le tram est une bonne chose pour HB et le Bassin Minier, comment ne pas donner raison à ceux qui tremblent pour leur avenir parce que l'on n'a pas pris la peine de travailler avec eux, bien en amont!

Même les dictateurs ne se permettent pas de tels agissements!

Manque de vision et de courage, irrespect  vis à vis des citoyens, incompétence, amateurisme...nous sommes habitués, certes...Mais la question reste de savoir comment arrêter cette inexorable descente aux enfers?

Espagne/Honduras: 2-0

Voici une rencontre dont l’issue ne laissait aucun doute. Victoire espagnole donc. La Furia Roja a gagné 2-0 mais on ne peut pas dire que les joueurs de Vicente Del Bosque ont fait preuve d’une grande furie pour soigner leur différence de but, qui pourrait entrer en compte au moment de faire les bilans dans ce groupe H…

Comme à son agréable habitude, la sélection espagnole a offert un jeu très léché qui a abouti à de nombreuses occasions nettes de but. Dès les premières minutes de jeu, elle prit les commandes des opérations en monopolisant le ballon et en se procurant tout de suite des situations chaudes, pour preuve cette superbe frappe de David Villa (7ème) qui s’écrasa sur la barre hondurienne. Le premier but arriva dès la 17ème minute. L’ouverture du score de David Villa constitua le premier exploit individuel concrétisé en but : en effet, l’attaquant du FC Valence se joua de trois défenseurs honduriens par des dribbles irrésistibles avant de frapper en déséquilibre dans la lucarne de Valladares, le portier du Honduras. Un but splendide ! Malgré une supériorité évidente, les coéquipiers d’Iker Casillas échouèrent dans leurs nombreuses tentatives dans le camp hondurien. La mi-temps était sifflée sur cet avantage d’un but pour l’Espagne. Sur ce même laps de temps, les Honduriens eurent du mal à s’approcher du but de Casillas sans toutefois fermer le jeu.

La seconde période démarra en trombe. David Villa doubla d’entrée la mise d’une frappe des 18 mètres malencontreusement contrée par un défenseur hondurien (50ème). Allait-on vivre un scénario similaire au Portugal-Corée du Nord de ce début d'après-midi où le petit poucet coréen s’effondra dans les quarante-cinq dernières minutes ? Eh bien, non ! Malgré un nombre incalculable d’actions franches, dont un pénalty tiré à côté par le même David Villa (63ème), les Honduriens gardèrent leur cage inviolée jusqu’au coup de sifflet final. Avec plus de conviction dans leurs attaques, les Centroaméricains auraient même bien pu causer quelques soucis à l’arrière-garde espagnole, parfois trop facile. Finalement, le Honduras ne repart qu’avec deux buts dans l'escarcelle. Point de valise, les Espagnols ont été indulgents, la victoire aurait pu ou dû être bien plus large...

Evidemment, avec trois points au compteur, les champions d’Europe en titre repartent sur des bases plus rassurantes avant de jouer gros lors du troisième et dernier match de poule face au Chili. Un match décisif qui n’est pas gagné d’avance, comme cela était le cas ce soir face à un adversaire relativement modeste. En effet, en préjugeant d’une victoire suisse face au Honduras, il y a des chances pour que les trois équipes du groupe finissent à 6 points. Le cas échéant, la différence de but prendrait alors toute son importance. En gaspillant beaucoup de gâchettes aujourd’hui face au Honduras, l’Espagne, favorite de ce Mondial, ne vient-elle pas d’effectuer un péché d’orgueil qui pourrait lui coûter cher ? Réponse le 25 juin…

PL

lundi 21 juin 2010

Karachi : un scandale au plus haut niveau de l'Etat!

Selon un avocat des parties civiles, Me Morice, le juge, M.Trévidic, chargé de l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 (dans lequel 11 ingénieurs français de la DCN ont perdu la vie) a confirmé aux familles des victimes l'existence de "rétro-commissions illicites" (28 millions d'€) en lien avec le contrat de vente, en 1994, de sous-marins au Pakistan (d'un montant de 820 millions d'euros).

Les commissions (légales à l'époque et d'un montant de 10% environ) versées sur ce contrat, pourraient avoir donné lieu à des rétro-commissions (illégales, elles) pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, selon des témoignages et rapports versés au dossier. La justice soupçonne que l'arrêt du versement des commissions au Pakistan (décision de Jacques Chirac qui venait de battre son "ami de 30 ans") a été à l'origine de l'attentat le 8 mai 2001 à Karachi.  L'avocat a suggéré que l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre du budget de M. Balladur (1993-1995) puis directeur de campagne de l'ancien premier ministre, serait au fait des raisons ayant conduit à l'arrêt du versement de commissions. "Il est clair qu'au plus haut niveau de l'Etat français, on sait parfaitement les motifs qui ont conduit à l'arrêt du versement des commissions", a dit Me Morice, rapportant les propos du juge d'instruction.

Cette affaire démontre bien la tentative de main-mise de l'Etat sur la justice. En effet, le Procureur de Paris, M.Marin (très proche de N.Sarkozy et nommé par lui, suscitant des craintes à l'époque) qui avait été saisi, tente par tous les moyens, d'étouffer l'affaire. Heureusement, les familles des victimes se sont constituées parties civiles, auprès du juge d'instruction, Monsieur Trévidic, qui vient de faire avancer le dossier, comme le rapporte, on vient de le voir, l'avocat des parties civiles, Maître Morice (propos non infirmés).
On comprend la volonté du Président de la République de vouloir supprimer le juge d'instruction: ce dernier est en effet le seul en mesure de s'opposer au Procureur de la République, c'est à dire l'Etat.

Résumons donc cette affaire en termes peu langue de bois: le Président de la République tente par tous les moyens de bloquer un dossier dans lequel sont morts des civils, parce que cette affaire met en cause 2 personnes:
- E.Balladur qui finança illicitement sa campagne présidentielle de 1995 (Directeur de campagne: Nicolas Sarkozy, donc complice, voire acteur principal).
- Jacques Chirac qui interrompit les versements des rétro-commissions  puisqu'elles avaient servi d'armes de guerre contre lui de la part du duo Balladur/Sarko, lors de la Présidentielles de 1995. Pourquoi NS protège-t-il son ennemi juré? Tout simplement parce que si l'on prouve que cette interruption de versements est la cause de l'attentat de Karachi, cela démontre l'existence de rétro-commissions et donc l'illégalité dans laquelle Balladur, certes, mais surtout le Président, a baigné!

C'est du lourd, comme dirait quelqu'un...J'ajouterai: du très lourd!
Il est important que la justice puisse aller jusqu'au bout...

Chili/Suisse: 1-0

Les Suisses ont joué à 10, suite à  l'expulsion sévère de Behrami à la 32ème minute. Incapables de se mettre à l'abri jusqu'au but de la 75ème minute de Gonzales, les Chiliens n'ont pas bien joué, gâchant un nombre incalculable d'occasions, par simple maladresse. Les Suisses n'ont pas su prendre leur chance, notamment sur la fin, avec un "ratage" incroyable de Derdiyok, à la dernière minute. Outre le spectacle peu intéressant, l'arbitre s'est distingué par des cartons jaunes distribués en dépit du bon sens.

Le Chili n'est pas loin de la qualification (sauf si l'Espagne les bat ainsi que le Honduras, et que les Suisses gagnent contre le Honduras, cela en fonction de l'écart de buts), la Suisse n'est pas éliminée, mais doit gagner contre le Honduras (quoique un nul pourrait également suffire). Quant à l'Espagne, elle n'a pas le droit à l'erreur...Parions sur la qualification des 2 pays hispanophones...


AA


Le Chili a forcé le verrou suisse ! Petit exploit des Sud-Américains qui sont venus à bout de l’extrême rigueur défensive de la Suisse. Petit exploit parce que les Helvètes ont battu, juste avant le but de González (75ème), le record d’imperméabilité en Coupe du Monde : 558 minutes sans prendre de but, le tout chevauché sur deux éditions, 2006 et 2010. Ce record était détenu, jusqu’alors, par l’Italie avec 550 minutes quasi-exclusives du Mondial 1990. Cependant, les joueurs d'Ottmar Hitzfeld auraient sans doute échangé ce record contre un bon résultat face au Chili...

Cette victoire chilienne a été longue à se dessiner. En effet, l’expulsion méritée de Behrami (32ème), pour un coup de coude volontaire, aurait dû faciliter les desseins de la Roja. Par maladresse et précipitation, ils ont dû attendre la 75ème minute, donc, pour marquer l’unique but de la rencontre. Celui-ci fit suite à un débordement de Paredes qui évita la sortie du gardien suisse, Benaglio, avant de redresser un centre sur la tête de Gonzalez qui marqua, malgré la présence de Lichtsteiner, l’ancien Lillois. Entré en jeu à la 65ème, ce Paredes donna plus de percussion à l’attaque chilienne. Il offrit un caviar sur le but mais il vendangea aussi deux énormes actions (84 et 88ème). Les hommes du sélectionneur Bielsa, de nationalité argentine, auraient pu être punis pour ces occasions de break ratées car l’attaquant Derdiyok gâcha une énorme balle d’égalisation (90ème) ! Cela dit, et en dépit de leur rapide infériorité numérique, la Suisse n’a rien montré et n’aurait pas mérité d’empocher le point du match nul cet après-midi.

Les Chiliens n’ont pas été flamboyants mais ils sont récompensés par leur volonté permanente d’aller vers l’avant et par la technique de leurs joueurs. Décidément, les équipes Sud-Américaines sont bien présentes à l’appel de ce premier Mondial africain ! Avec six points, le Chili est en pôle position de ce groupe H avant la dernière journée. Mais prudence car on pourrait bien faire face au cas de figure suivant : trois équipes, Chili, Suisse et Espagne, à six points. La différence de buts départagera très certainement les concurrents aux 1/8èmes de finale. Par conséquent, les Espagnols ont plus qu’intérêt à gagner et à marquer le plus possible, ce soir, face au Honduras…

PL
 

Portugal/Corée du Nord: 7-0

Enfin, nous les Européens, avons eu l'occasion de voir une équipe du Vieux Continent briller. Nous nous sentirons donc maintenant portugais, à défaut  d'être français, voire anglais ou italien. Nous espérerons, certes, encore en l'Allemagne et en l'Espagne. Cela doit être cela se sentir européen... 
Les Ibériques ont marqué 7 fois par 6 joueurs différents (Raul Meireles 29’Simão 53’Almeida 56’Tiago 60’, 89’Liedson 81’Cristiano Ronaldo 87’), alors qu'ils ne menaient que 1-0 à la mi-temps. Autant pendant la 1ère mi-temps, le Portugal fit preuve de sa solidité, avec notamment sa défense centrale Carvalho/Alves, autant ils nous firent admirer leur maestria technique, en seconde mi-temps. Christiano Ronaldo attendit la 87 ème minute pour enfin marquer un but en équipe nationale, alors qu'il est si efficace avec le Real Madrid. Il avait pourtant tout essayé, multipliant les tirs (dont un sur la barre), tout en restant très collectif. Avec Messi, ils vont probablement lutter pour obtenir le titre symbolique de meilleur joueur de ce Mundial: cela promet du bonheur, surtout pour nous, Français, qui sommes sevrés de bon football! Avec sa gueule d'ange, son sourire, ses aphorismes à la Cantona ("les buts c'est comme le ketchup, quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps", annonciateur de nombreux buts...), il a pris une option!

Les Nord-Coréens ne méritèrent pas cette "déculottée": ils furent courageux et auraient pu marquer avant l'avalanche portugaise, mais la chance était plutôt du côté de leurs adversaires...

Le Brésil est déjà qualifié, le Portugal l'est pratiquement aussi (à moins d'être écrasé par le Brésil, pendant que la Côte d'Ivoire massacre les Nord-Coréens...): leur rencontre prochaine sera plutôt symbolique, mais peut préfigurer...une finale à venir.

Vive le foot pratiqué par d'autres que les Bleus!

AA



Waouh ! Quel déluge au Green Point Stadium ! Le Portugal vient de donner sept bonnes raisons de se relancer dans ce groupe G et dans cette Coupe du Monde ! En demi-teinte face à la Côte d’Ivoire, les hommes de Carlos Queirós ont, aujourd’hui, atomisé une pauvre équipe de Corée du Nord qui ne méritait pas une telle fessée. Mais les Portugais n’avaient aucune raison de faire de cadeaux aux Nord-Coréens, et pour la beauté du spectacle et l’esprit du jeu, ils n’ont eu de cesse de poursuivre leur festival offensif. Une certaine forme de respect envers les Asiatiques, qui repartent quand même avec une « valise » très très lourde…

Pourtant, le Portugal n’avait qu’un but d’avance à la mi-temps. Jusqu’à l’ouverture du score de Meireles (29ème), la Corée du Nord se défendait bien et était partie pour réitérer leur étonnante résistance du match contre le Brésil. Mais en deuxième période, les Nord-Coréens vont soudainement craquer en prenant trois buts en sept minutes. Simão (53ème), Almeida (56ème) et Tiago (60ème) offrirent une leçon d’efficacité collective devant le but. 4-0 et une demi-heure encore de jeu, on pouvait craindre la déculottée pour les Asiatiques. Et c’est ce qui arriva… Les dix dernières minutes furent un calvaire car les Portugais, jamais rassasiés, ajoutèrent trois nouveaux buts par Liedson (81ème) Cristiano Ronaldo (87ème) et Tiago (doublé à la 89ème).

7-0, l’addition est salée, très salée pour des Coréens qui ont baissé pavillon en deuxième mi-temps, sans doute épuisés par leurs efforts du match précédent mais aussi par la fluidité du jeu portugais, qui aura régalé l’assistance.

On y voit plus clair dans ce groupe G : le Brésil est officiellement qualifié pour les 1/8ème de finale et le Portugal, à moins d’un cataclysme (défaite face au Brésil et carton des Ivoiriens face à la Corée du Nord), sera encore de la fête après ce premier tour. Car c’est la différence de buts générale qui est prise en compte en cas d’égalité de points. Les sept buts du jour qualifient donc presque d’office le Portugal… Quant à la Corée du Nord, on espère qu’elle saura relever la tête et sortir plus dignement de ce mondial lors du troisième match face à la Côte d’Ivoire…

PL
 
 

dimanche 20 juin 2010

Brésil/Côte d'Ivoire: 3-1

Après le triste spectacle offert par les joueurs français au monde entier, un autre Français s'est malheureusement mis en vedette ce soir, à savoir l'arbitre boulonnais M Lannoy qui a commis des erreurs inadmissibles à ce niveau:
- Il a accordé le deuxième but brésilien marqué par Fabiano, à l'issue de 2 mains successives du joueur!
- Il n'a pas sanctionné d'un carton rouge l'agression de Kader Keita contre son ex-partenaire lillois, Michel Bastos
- Il s'est laissé abusé par K Keita qui a simulé une agression de la part de Kaka: ce dernier a été expulsé par M. Lannoy qui n'a pas vu... l'action, mais s'est fié aux déclarations de joueurs ivoiriens (j'espère que ce n'est pas à celle du juge de touche...) et aux contorsions de l'ex-Lillois se plaignant du visage alors que Kaka l'avait à peine touché...à la poitrine! Ces images feront le tour du monde, car elles sont sans pitié sur les responsabilités...

Si on ajoute que M. Lannoy a constamment oublié la règle de l'avantage, en sifflant des fautes, au lieu de laisser le match se poursuivre...on se dit qu'il a fait pire que l'arbitre malien qui a refusé un but valide à un joueur états-uniens...
Le football français aura du mal à s'en remettre...

Donc, le Brésil a marqué 3 buts par Fabiano (25', 49') et Elano (62'); Drogba a réduit le score à la 78ème minute. La Côte d'Ivoire n'a fait illusion que quelques minutes, mais le talent de ses joueurs n'est pas suffisant pour compenser un manque de rigueur dans l'organisation. Dommage, parce que l'on espérait beaucoup de cette équipe et de Drogba qui a pris le risque de jouer malgré une fracture du bras récente.
Face à elle, le Brésil monta en puissance au fil du match pour jouer "à la brésilienne" une grande partie de la seconde mi-temps (jusqu'au triste spectacle offert par Keita). Quel régal que ces passes à une touche de balle, ces exploits techniques et ces percées dans la défense adverse...cela nous a rappelé de grands moments...Quand il joue comme cela, la Seleçao est imbattable, en dépit d'un mauvais arbitrage ou de tricheries adverses...
Le Brésil est qualifié. La deuxième place qualificative est ouverte, même la Corée du Nord peut encore se qualifier. Mon pronostic: le Portugal!

Kaka ne jouera pas le match suivant, mais ce n'est pas trop grave (Brésil déjà qualifié). K. Keita sera  durement sanctionné. Pour M. Lannoy, comme pour les Bleus (en tous les cas, il le vaut mieux...), le Mondial est terminé! 

Pour nous, Français, déjà fortement perturbés par la situation sociale et économique, l'image du ridicule que nous offrons à la terre entière, ne va pas nous remonter le moral...Et pourtant, ce n'est que du football!

AA



 
La montagne brésilienne a-t-elle accouché d’une souris ivoirienne ? Un peu, oui. Car on attendait un vrai match serré entre ces deux sélections. Et de ce côté-là, on a été un petit peu déçu. La faute, entre autres, à un réalisme froid des Auriverde. Cela dit, ne boudons pas notre plaisir, nous avons vu quatre (beaux) buts ce soir !

La première mi-temps ne fut pas très excitante, loin s’en faut. Le seul élément à signaler fut tout simplement…le but brésilien (25ème) de Luis Fabiano ! Une grosse frappe sous la barre de l’attaquant brésilien après un bon service de Kaka. On attendait une révolte ivoirienne tant les Eléphants sont parus timorés dans les quarante-cinq premières minutes. Mais à peine le temps d’espérer un retour des coéquipiers de Didier Drogba que Luis Fabiano doubla la mise (50ème) par un enchaînement individuel typiquement brésilien : double coups du sombrero suivis d’une frappe du gauche imparable ! Problème : ce but spectaculaire est entaché d’au moins une main (deux ?) de la part du Sévillan et éventuellement d’une faute sur le duel aérien initial ! Dommage. Le coup de grâce fut signé Elano (62ème) sur un centre en retrait, une fois encore, de Kaka.

La dernière demi-heure fut bizarre : les Brésiliens, faciles, jouaient libérés et les Ivoiriens tentaient de revenir au score. A la 80ème, Drogba réduisit la marque d’une tête placée après une belle ouverture de Yaya Touré. La fin de match fut tendue, en raison notamment de l'agressivité de Kader Keita, entré en jeu. Ce même Keita obtint d’ailleurs l’expulsion de Kaka (88ème), en exagérant, de manière honteuse, une petite charge du numéro 10 brésilien. L’expulsion est sévère même si Kaka, quelque peu énervé, a fait un geste d’humeur dont il aurait pu s’abstenir. Cela rappelle l’expulsion de Laurent Blanc lors de la demi-finale de 1998 : le croate Bilic avait exagéré un coup et Blanc fut exclu et privé de finale. Il sera intéressant de voir si l’ancien Lillois et Lyonnais sera suspendu rétrospectivement pour simulation.

A signaler l’arbitrage moyen du Nordiste Stéphane Lannoy qui a eu la malchance de retomber sur un des matchs les plus tendus depuis le début du Mondial. Sans passer à côté du sujet, la gestion de certaines situations « chaudes » pourrait bien raccourcir son parcours arbitral en Afrique du Sud. Dommage…

La victoire des quintuples champions du monde ne souffre d’aucune contestation. Leur première rencontre face aux Nord-Coréens avait été laborieuse. Là, les hommes de Dunga ont remis les pendules à l’heure et ont envoyé un signal aux autres équipes de ce Mondial. Ils sont quasiment qualifiés pour les 1/8ème de finale. Ce Brésil réaliste et solide derrière semble, en tout cas, paré pour aller très loin… Les Ivoiriens, eux, joueront leur qualification face à la Corée du Nord. Cela pourrait bien se jouer à la différence de buts avec le Portugal. A moins que les Asiatiques nous étonnent demain…

PL

Humour seulement footballistique...

- Tout le monde en veut à R. Domenech. Un peu de compassion pour celui qui souffre, haï par une majorité de Français. L'avez-vous vu, triste, ébranlé et désespéré. Je crains le pire: la dépression, voire plus. Croyez-vous vraiment que ce soit épanouissant pour un futur papa? Je vais créer un groupe sur Facebook: "Aimons Raymond Domenech". Pour les Héninois: cette haine envers un homme ne vous fait-elle pas penser à quelque chose?

- Comme je pense que Domenech est un homme bon, je suis persuadé qu'il va aligner Anelka et Govou contre l'Afrique du Sud. Il a d'ailleurs demandé à la Fédération de faire revenir Nicolas de Londres!

- Il a, de plus, demandé à ne pas percevoir ses primes et à doubler celle des joueurs. Bon et généreux, je vous dis...

- Question de courtoisie: est-il normal de ne pas se saluer, entre gens de même culture? Il semblerait que c'est ce qui se passe au sein de l'équipe de France, où certains choisissent qui ils saluent ou pas! C'est comme si, dans le monde politique, par exemple, certains ne disaient pas bonjour à ceux avec qui ils ne partagent pas les mêmes idées, mais tombaient dans les bras des gens du Front National. Impensable? Mais c'est pourtant ce qui se passe!*

- Pour en finir avec Domenech (au sens figuré, bien sûr...): quels sont ses véritables rapports avec Anelka? Il l'a rappelé en équipe nationale, l'a imposé, maintenu envers et contre tout. D'ailleurs, si les fameux propos n'avaient pas été ébruités, il est probable qu'il aurait joué en seconde mi-temps contre le Mexique et le match prochain contre l'Afrique du Sud. Je pense qu'il y a une sorte de fascination de Raymond pour Nicolas (A, pas S), peut-être du masochisme, voire même de l'amour...Vous voyez bien que RD est un homme bon. Et tant pis si je suis le seul à le penser, j'ai toujours été du côté de ceux qui souffrent, surtout en silence, parce que cela fait encore plus mal...

- Toujours sur Anelka. Avez-vous la pub de Quick depuis 3 jours avec Nicolas A? La marque de hamburgers va la suspendre. Vous savez que "quick" en anglais signifie "rapide, rapidement, vite, en vitesse". Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'en argot ("slang") états-uniens,  quickie (sexuel) signifie une "passe" ou "un "petit coup": vous voyez donc toutes les interprétations qui auraient pu être faites à ce sujet...Quick a bien fait d'agir "vite" ("quickly").

- William Gallas aurait fait un doigt d'honneur au journaliste de TF1 venu l'interviewer à la fin du match contre le Mexique...Pas de sanction prévue, pour l'instant...Bizarre, n'est-ce pas? Non, si on imagine que des actionnaires de TF1 seraient sponsors de l'équipe de France...Chut! Cela suffit comme cela...

- Enfin, 2 réflexions idiotes entendues: 1- Pour en terminer avec Anelka (oui, je sais, c'est déjà fait...): que se serait-il passé si ses insultes n'avaient pas été connues du grand public? 2- Il parait que le Président de la Fédération Française de Football aurait déclaré qu'il ne démissionnerait pas: " Pourquoi voulez-vous que j'en tire des conséquences personnelles?". Je crois que je vais miser sur sa démission ou son éviction avant 3 mois, sur les sites de paris en ligne...

* en équipe de France

Humour politicofootballistique

1- Il voulait être un leader...mais il s'est laissé enfermer dans ses certitudes. Il s'est montré incapable d'assumer ses ambitions. Un patron, ce n'est pas ça. Il a tiré ses équipiers par le bas. Dans cette équipe, et au milieu de ses cadres de pacotille étouffés par leur suffisance, l'exemplarité est une valeur à respecter. Mais la charge était trop lourde à supporter pour lui et il n'est pas parvenu à l'assumer. Il a souhaité colmater les fissures d'un bateau ivre, soutenir ses collègues. Il s'est perdu dans sa fonction...Complètement dépassé, il a tout fait à l'envers. Il a agi comme un homme malveillant et venimeux.Il a cassé un jouet qui ne lui appartenait pas. Il ne faudra pas qu'il cherche à réécrire l'histoire*

2- Quel Ministre des sports (et de la Jeunesse), nous avons! Quand elle était Ministre de la Santé, elle avait souhaité montrer l'exemple en se faisant vacciner contre la grippe H1N1. Hier, elle a enfilé un survêtement (griffé?) et a organisé un point presse dans le luxueux hôtel où logent les Français. Non seulement pour faire la nique à Rama (dont, à mon avis, les jours sont comptés), mais aussi afin de marquer sa confiance dans l'équipe nationale pour son match contre l'Afrique du Sud. Comme on dit vulgairement (désolé, Roselyne, mais l'expression te va comme un gant!): "elle en a! ". Imaginez-là Ministre de l'Agriculture (elle traira une vache) ou Ministre des Finances (elle payera 4 fois son tiers provisionnel!).
Au fait, le vaccin anti-grippe nous a coûté 500 millions d'euros: et si on transférait Madame Bachelot à l'étranger? Le mercato est ouvert...M'est avis que dans les émirats, on aimera les rondeurs (d'esprit) de Roselyne. Où si ce n'est pas possible, on pourrait la louer, je veux dire louer ses services: vu sa notoriété, on
pourrait en tirer un bon prix...Mille excuses aux féministes, mais je pense aux intérêts des contribuables français...

3- Pas de chance pour le Président de la République! Il espérait faire passer sa réforme sur les retraites, en catimini, pendant que les Français ("ces veaux", disaient le Général, pas Bigeard, voyons, mais de Gaulle!) se pâmeraient devant l'équipe de France de football... Maintenant, à part les véritables footeux, tout le monde va s'apercevoir de ce qui se passe...avant les départs en vacances. Nicolas n'a pas été très bon sur ce coup: il aurait dû s'occuper du Mondial! Anelka ne l'aurait pas traité comme il l'a fait à l'encontre de Domenech. Pour ceux qui ne sont pas au courant, Nicolas (Anelka, pas Sarkozy, voyons!) a dit à Raymond (Domenech, bien sûr: qui aurait l'idée de s'appeler Raymond, depuis Barre?): " Va te faire enc..., sale fils de p...!". Et Nicolas (Sarko) s'y connait dans ce langage raffiné: il lui aurait répondu quelque chose du genre: "descends si tu es un homme" ou "casse-toi, pauv'con!", ou même " fais pas l'malin toi , fais pas l'malin "....Raté! Il faut bien se rendre à l'évidence: Domenech pourrait avoir fait capoter les retraites

4- Les Français auront passé de belles vacances en Afrique du Sud. Au calme, dans des hôtels de luxe, visitant différents lieux de ce pays, comme pendant la préparation de ces vacances: Lens, Tunisie, Réunion..Visites féminines: épouses ou assimilées, Rama, Roselyne...On va rentrer mercredi, après 12 jours de farniente et maintenant: 1 mois de vacances! Et en prime: 150 à 300 000 euros, par joueur, pour les faux-frais (cadeaux-souvenirs, extras, notamment).


* vous avez tous compris qu'il s'agit d'extraits du journal l'Equipe de ce jour, au sujet de joueurs de l'équipe de France de football...Ne me dites pas que vous aviez pensé à autre chose!

Italie/Nouvelle-Zélande: 1-1

Mamma mia ! L’Italie, accrochée cet après-midi par la Nouvelle-Zélande, se complique sérieusement la tâche et n’est pas du tout assurée de sortir de cette poule F bien indécise.

Dans ce genre de match où il y a un certain écart de niveau entre les deux équipes, il n’est jamais opportun pour le « Goliath » de se donner un handicap d’entrée. Car, stupeur au Mbombela Stadium, c’est bien le « David » néo-zélandais qui prend l’avantage dès la 7ème minute ! Sur un long coup franc qui arrive dans la surface italienne, le ballon fut dévié par Cannavaro dans la course de l’attaquant Shane Smeltz qui crucifia Marchetti, le remplaçant de Buffon dans les cages italiennes. Tactiquement, ce but ne changea pas grand-chose dans l’animation de ce match : les Italiens avaient de toute façon le monopole du ballon et les Océaniens avaient désormais une vraie raison pour former un mur de défense. Les hommes de Marcello Lippi égalisèrent assez rapidement sur un pénalty (29ème) transformé par Iaquinta, un pénalty consécutif à un tirage de maillot de Smith sur De Rossi. Une égalisation méritée car trois minutes avant le pénalty, la jolie frappe des 25 mètres de Montolivo toucha du bois ! Avec ce retour au score, on pensait que les champions du monde en titre allaient passer la surmultipliée. Il n’en fut rien. Curieusement, un faux rythme s’installait et les Transalpins abusaient de longs ballons en l’air qui furent du pain béni pour l’athlétique défense néo-zélandaise. Un partout à la mi-temps, pas de quoi s’inquiéter, pensait-on, pour l’Italie, les All White ne tiendront pas tout le match à subir derrière…

Pourtant, la deuxième période continua sur ce même rythme, lent, saccadé. La Squadra Azzura n’arrivait plus à emballer la rencontre. Tirs non cadrés, passes mal assurées dans les trente derniers mètres, absence de mouvements déstabilisateurs, l’Italie buta constamment sur le « mur » néo-zélandais. En plus, le gardien Paston était dans un bon jour : il multiplia les bonnes sorties aériennes et les arrêts décisifs (48ème, 70ème et 88ème). Plus le temps passait, plus on se disait que les Italiens, décidément, n’y arriveraient pas. Les Néo-Zélandais se procurèrent même deux très belles opportunités (63ème et 83ème) qui donnèrent le frisson aux tifosis, complètement dépités en tribunes ! Heureusement, les deux tirs de Vicelich et Wood frôlèrent le but italien.

Finalement, les joueurs du Pacifique, téméraires, repartent avec un nouveau point de match nul. Alors, ok, ils bétonnent et ne proposent qu’un jeu frustre mais ils jouent avec leurs armes, et sont très bien en place tactiquement. En tout cas, ils ont beaucoup gêné la Slovaquie et l’Italie, deux formations européennes de bon niveau. Gêneront-ils les Paraguayens ? Pour envisager une qualification en 1 /8ème de finale, il ne faudra plus se contenter de tenir en échec l’adversaire mais de le battre. Les
« Kiwis » en sont-ils capables ? Les voir toujours en compétition pour accéder aux matchs à élimination directe constitue, néanmoins, une réelle surprise !

Quant aux Italiens, ils restent fidèles à la légende des premiers tours laborieux. Aujourd’hui, ils n’ont pas été très convaincants mais il ne faut jamais enterrer la Squadra Azzura, qui devra battre la Slovaquie pour ne pas repartir prématurément au pays…

Suspense, suspense dans ce groupe F !

PL