lundi 22 décembre 2014

Recueil (probablement) définitif des binaissades (2)

Binaissade (rappel) : "une formule proférée par l'ex-Maire Eugène Binaisse, qui, soit tombe à plat, soit se veut être un bon mot, soit est une expression involontairement irresponsable".
Sur les 2 binaissades (3/102012) qui suivent, la seconde ressort bien de cette définition, mais la première mérite une attention particulière:

* lors d'un conseil de quartier, le maire est assis à côté d'un habitant-élu de quartier et lui demande son âge: "56 ans", répond notre citoyen. Et le maire de se tourner vers un de ses collègues, élu, en désignant le citoyen: "Et lui, il à l'air de ne jamais avoir beaucoup travaillé !"
Alors oui, toujours cet humour "à 2 balles", mais qui, pour le coup, est méchant, Monsieur le Maire...

* à la salle des fêtes, où l'on parle "fitness", notre bon maire, qui pense au manque de musiciens dans les harmonies, parle des grosses "caisses" manquantes (fitness/grosse caisse, si vous n'avez pas saisi!). Personne, devant ce mauvais goût, ne s'est permis de rétorquer : "binaisse"... Heureusement!



Toutes les binaissades suivantes ont été publiées le 19/10/2012 :


- Lors des journées du patrimoine, un bus empruntait un circuit vers différents lieux héninois remarquables. Probablement agacé par toutes les manifestations (maire, ce n'est pas une sinécure, contrairement à ce qu'on pense), Eugène Binaisse, montant dans le véhicule, interpelle le conférencier et lui assène: "Vous savez, Monsieur Bétrémieux, il va falloir faire vite, car ces dames ont mis un rôti au four et elles ne souhaitent pas qu'il brûle!". Ambiance...

- Lors de l'assemblée générale de la FNACA (anciens combattants), le maire est fortement chahuté (voir ci-après) et, agacé, se fend d'une pure binaissade: "Pendant que vous dormez, moi, la nuit, je vais à droite et à gauche pour un décès ou un incendie...". On espère que ces escapades nocturnes ne perturbent pas trop le sommeil de Madame Binaisse...

Autres soucis du maire:
Lors de cette AG qui "ne s'est pas très bien passé" (dixit un participant) pour lui, notre bon maire a dû subir pas mal d’assauts des anciens combattants (!). Aperçu:
- "on a mis trop de temps pour remettre en place une plaque déplacée". Certes...
- "après chaque manifestation, les drapeaux sont retirés de la façade de la mairie. Pourquoi ne les laisse-t-on pas en place?" "Ils sont abîmés", rétorque bravement le premier magistrat. "Pas vrai", houspille le Président, il y a des drapeaux neufs aux archives"(AA: tiens, ils n'ont pas été volés avec les dossiers?). Suit presqu'une binaissade de la part de notre édile: "à partir de 2014, vous aurez, en permanence, des drapeaux bleu-blanc-rouge sur l'hôtel de ville". Défaitiste, le maire? Pourtant avec le bilan dont il se targue, il se répand en certitudes sur sa victoire aux municipales...Peut-être que son horoscope lui a annoncé de mauvaises nouvelles...

A suivre.

dimanche 21 décembre 2014

Recueil (probablement) définitif des binaissades (1)

Je rappelle qu'une binaissade (néologisme que j'ai inventé) est une formule proférée par l'ex-Maire Eugène Binaisse, qui, soit tombe à plat, soit se veut être un bon mot, soit est une expression involontairement irresponsable. Je rappelle que ces "Binaissades" sont authentifiées, c'est-à-dire qu'elles émanent, soit des personnes concernées, soit de témoins (dont moi-même) ou encore, mais rarement, de personnes sûres à qui l'on a rapporté les propos tenus. Les dates indiquées indiquent le jour où je les ai publiées.


- «Éviter que les élèves ne redoublent pour éviter la surpopulation scolaire.» (26/9/11). Certes, on peut aussi ouvrir des classes...

- «  On fera admettre que la rénovation du quartier va commencer à prendre forme. »(26/9/11). Alambiqué ?

- «  Savoir que nous sommes au milieu des nigauds ne nous console pas. » (28/9/11) en parlant de ses collègues, maires de communes voisines!

- «  Si l'accueil des tout petits n'était pas presque une exception, les effectifs seraient plus nombreux. » (26/9/11). Décryptage? "s'il y avait plus d'enfants en maternelle, les effectifs seraient en augmentation en maternelle et primaire" (compétence de la ville). Interprétation à vérifier...

- « On me note qu'à Birembaut, on refait la peinture dans les WC du boulodrome... » (20/9/11). Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour vendre sa marchandise ! (Birembaut : un stade héninois)

- " Allez voter sur le registre "(28/9/11). Contraction de "position de vote" et "allez signer le registre des présences" (en conseil municipal).



Les 2 binaissades suivantes (24/9/12) relèvent du 3ème type  rappelé en introduction ("expression involontairement irresponsable") et concernent des commerçants:

1- Le maire rencontre une coiffeuse nouvellement installée à Hénin. Celle-ci lui propose de passer, un jour, voir son salon. Notre bon maire: "Oui, mais je ne me ferai pas coiffer chez vous, car mon coiffeur est installé dans la galerie marchande d'Auchan"!   

2- Le maire est invité à boire un verre dans un café. Quand le tenancier lui dit: "j'espère vous revoir un jour ici, Monsieur le Maire, celui-ci répond: "Non, car, en principe, je ne vais jamais dans les cafés"...
(Vous noterez que, cette fois-là, il n'a pas dit qu'il fréquentait les cafés du centre commercial !)



samedi 20 décembre 2014

La Dalida de l'extrême droite !

Les interviews (presque) imaginaires du "Canard".
Marine Le Pen : "Je ne resterai pas au milieu du gay"

La présidente du Front national nous reçoit dans un bar du Marais, à Paris.

Question. Marine, que faites-vous là, au milieu de tous ces hommes ?
Marine Le Pen. - Je drague les homos. Après les enseignants, les pieds-noirs, les paysans, j'attaque ce nouveau segment.
Q.- Mais c'est du communautarisme !
MLP. - Tout à fait ! Et ça marche ! Je viens de recruter Sébastien Chenu, fondateur, en 2001, de GayLib, une association homo de l'UMP. J'espère vous présenter bientôt d'autres trophées : une lesbienne, un trangenre, un bisexuel.
Q.- Jean-Marie Le Pen doit être furieux.
MLP. - Pas du tout ! Quand je lui rappelle qu'Ernst Röhm, fondateur des SA hitlériennes, était homo, il se calme immédiatement.
Q.- J'ai du mal à vous croire. En février 1984, sur Antenne 2, votre père déclarait : "L'homosexualité constitue une anomalie biologique et sociale (...). L'activisme homosexuel fait peser une menace mortelle sur notre civilisation." En 1995 : "Je confesse qu'il doit y avoir des homosexuels au FN, mais il n'y a pas de folles. Les folles, on les envoie se faire voir ailleurs."
MLP. - C'est fini ! Aujourd'hui, je tends la main à tous les électeurs folles de ce pays.
Q. - Physiquement, vous attirez les gays ?
MLP. - En effet, j'ai l'ambition d'être la Dalida de l'extrême droite. J'apprends à danser. D'ailleurs, vous aurez des surprises le 8 mai, lors de notre défilé national. Ce sera une Gay Pride patriotique.
Q. - Devant la statue de Jeanne d'Arc ?
MLP. - Oui ! Ras le bol du politiquement correct ! Il est temps que la France admette que Jeanne d'Arc était transgenre. Les garçons, tournée générale !

Propos (presque) recueillis par Frédéric Pagès. 

Je suis arrivé sur ces entre faits et j'avais quelques questions à poser à la Dalida de l'extrême droite, et j'obtins, tout surpris, des réponses :

AA : Pourquoi, pensez-vous, que le FN attire autant les gays ?
MLP : Parce que nous sommes un parti d'ordre, ce qui plait à ceux qui ont toujours vécu, cachés, dans l'interdit... 
AA : Mais, au FN, on a toujours fait la chasse, aux "pédés", comme l'expriment encore vulgairement beaucoup de militants...
MLP : Ils savent que je vais les protéger, que je suis leur mère en quelque sorte...
AA : Et quand vous vous rendrez à Vienne à la fête des néo-nazis européens, en emmènerez-vous ?
MLP : Bien sûr, et j'espère qu'ainsi un nouvel essor de nos idées naîtra des rencontres sur place... 
AA : Et votre grand ami, Poutine, cela ne vous dérange pas qu'il soit homophobe ?
MLP : Vous savez, c'est un Slave, et leur culture est différente... on ne peut pas comparer.

vendredi 19 décembre 2014

"Bassin miné" sur La Chaîne Parlementaire

Version courte du documentaire (1h au lieu de 1h22)

Politique par

Synopsis de Bassin miné
Au premier tour des élections municipales de 2014, le Front national emporte la maire d'Hénin-Beaumont. Le nouveau maire, Steeve Brivois, a su profiter des défaillances et des erreurs de ses adversaires. L'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite est aussi le résultat d'un stratégie politique qui a prospéré sur le terrain de la désespérance sociale dans une région traditionnellement de gauche.

La critique TV de télérama du 20/12/2014

On aime beaucoup
23 mars 2014. Au soir du premier tour des élections municipales, Steeve Briois, candidat du Front national, l'emporte à Hénin-Beaumont avec 50,26 % des suffrages exprimés. Comment le parti d'extrême droite a-t-il fait pour rafler ce bastion ­socialiste du Nord-Pas-de Calais ? « Par quel mystère ce berceau du mouvement ouvrier français est-il devenu en l'espace d'une décennie une terre de mission » du parti frontiste ? s'interroge en exergue le film.
Observateur familier de la vie politique d'Hénin-Beaumont, Edouard Mills-Affif mettait au jour, dès 2003, avec Au pays des gueules noires. La fabrique du Front national, les méthodes d'implantation et de quadrillage militant de Briois, alors conseiller municipal d'opposition. A l'époque, l'ancien vendeur d'abonnements Numéricable n'est pas avare en confidences sur sa stratégie d'enracinement : « Comme dans le commerce, il faut convaincre le client qu'on a le produit qui convient. C'est un peu... l'offre et la deman­de, en fait... En quelque sorte, il y a un marché, c'est l'électorat. » A l'échelle locale, il teste alors les recettes de la conquête, de la dédiabolisation du parti. Ne rien oublier de l'idéologie du Front, mais se tourner vers les couches populaires, surfer sur la souffrance sociale de l'ancien bassin minier déserté par les emplois...
Entremêlant séquences de 2003 et tournage contemporain, Mills-Affif décortique avec force les mécanismes convergents qui ont scellé l'ascension du Front. A l'efficacité des techniques de marketing répond le vide laissé par le PS, empêtré dans des affaires de corruption, le terrible sentiment de trahison et d'abandon de la population. Mais au-delà de l'état des lieux, le film, au commentaire très écrit, se veut chambre d'écho de la moitié des Héninois, qui ne votent pas FN. Faisant paradoxalement de la ville le laboratoire de la riposte au parti d'extrême droite. — Marie Cailletet


Prochaines diffusions TV de l'émission Bassin miné

Bassin miné
samedi 20/12/2014 à 22:00 sur La Chaîne parlementaire Ajouter ´ mes alertes
Showview : 37457117
voir dans le programme TV
169 -TP

dimanche 21/12/2014 à 18:00 sur La Chaîne parlementaire Ajouter ´ mes alertes
rediffusion
Showview : 16250421
voir dans le programme TV
169 -TP

jeudi 18 décembre 2014

Que dire après 6 jours d'audiences à la Cour d'appel de Douai ? (2)

Un autre grand mystère de cette affaire n'a pas été levé et je suis obligé, une nouvelle fois, de poser la question : où est passé l'argent détourné par ceux qui ont été condamnés pour détournement de fonds publics ? A commencer par Gérard Dalongeville qui a détourné de l'argent public, dont on n'a pas retrouvé la moindre trace... Pourquoi n'a-t-on jamais reparlé de ses voyages à Saint-Domingue, paradis fiscal ? Quid des 800 000 euros déposés chez un notaire pour un achat immobilier, par la mère de GD ? Donc, ce cher Gérard a soustrait beaucoup d'argent de la poche des Héninois et, jamais depuis le début du procès, en juin 2013, on ne lui a posé la question de savoir ce qu'il a fait de ce "pognon". Pourquoi tant de discrétion ? Il a bien avoué, en se désistant de l'appel, qu'il était coupable, non ? Coupable, mais il n'a rien touché ! Je ne crois pas à la thèse du financement du PS. D'ailleurs cette accusation a fait pschitt... Mais je suis toujours aussi fermement persuadé que les élus locaux se sont constitués des "caisses noires" pour utilisation lors des campagnes électorales (ce que GD a d'ailleurs reconnu pour sa campagne de 2008), le surplus pouvant rejoindre certaines poches, dont les leurs...

J'avais critiqué ici-même, et je ne fus pas le seul, la méthode utilisée par l'avocat de la ville pour réclamer 6 millions d'euros de dommages-intérêts. La ville, en première instance, avait repris l'ensemble des factures litigieuses et avait estimé que cela représentait son préjudice matériel. Outre que, sur certaines de ces factures, Dalongeville fut relaxé, il apparut (comme le souligna l'avocat de l'ancien maire), que l'on réclamait la TVA... D'autre part, le favoritisme ou le détournement de fonds ne concernait qu'une partie des factures puisque les prestations furent, dans la plupart des cas, exécutées. Pour clore la critique de la méthode, les tribunaux n'aiment pas qu'un préjudice soit évalué forfaitairement. Et il est vrai qu'en prenant chaque facture séparément, on pouvait fixer le préjudice subi : par exemple, quand il y avait surfacturation ou lorsque on avait retenu l'offre la plus chère (!). Pour cette raison, certains avocats préconisaient un audit sur l'ensemble des factures incriminées... En ce qui me concerne, je considère que le préjudice matériel de la ville est assez simple à cerner. En 2004, la CRC concluait que le déficit cumulé de la ville était de 12 millions. En 2008, rebelote : déficit de 12 millions. Qui a payé les 24 millions nécessaires à la remise à flot des finances : les contribuables héninois ont payé 24 millions d'impôts supplémentaires pour renflouer la ville. C'est un préjudice certain ! Concernant le préjudice moral, c'est un peu plus compliqué... Mais, là, le montant est moins élevé et relève de l'appréciation des tribunaux : comment quantifier la détérioration de l'image de la ville... En tous les cas, la ville a eu tort de conserver la méthode d'évaluation présentée en première instance, car le préjudice risque d'être réévalué à la baisse... Dommage que le nouvel avocat ne se soit pas cassé la tête en ne faisant qu'un copié-collé" du travail de son prédécesseur. De plus, comme il fut absent lors des audiences, il n'a pas entendu les critiques...

Aussi bien à Béthune qu'à Douai, on a pu se rendre compte à quel point la mise en charpie des finances de la ville fut facilitée par le silence des uns et des autres : en interne, quels sont les agents qui ont utilisé les possibilités et le devoir qui leur est fait de dénoncer les malversations, par l'article 40 de leur statut ? Je pense qu'il n'y en a eu aucun, même si certains se sont épanchés auprès de citoyens élus ou pas. Aucun élu n'a dénoncé ce qui s'est passé : même sans élément probatoire, un élu se rend compte de ce qui se passe et il a le droit de poser des questions et, in fine, il peut démissionner. J'ai toujours dit que les élus majoritaires étaient tous coupables, car tous savaient que des choses anormales se passaient, même s'ils n'en avaient pas le détail. Bien sûr, certains nous font le coup de la "résistance intérieure", mais nous savons ce qu'il faut en penser... Même chose pour le FN, alors dans l'opposition, qui n'a absolument pas bougé, sauf quelques petits cris étouffés, mais jamais plainte ne fut déposée ou alors ce fut bien discret et pas suivi...

Quant à la justice, elle ne fut pas à la hauteur : instruction partielle, procès béthunois n'allant pas à l'essentiel (où est passé l'argent ?), ordonnance de renvoi truffée d'erreurs, audiences douaisiennes sans pouvoir d'investigation réel (manque de pugnacité de l'avocat général, absence de GD qui, peut-être, aurait pu être cité comme témoin ?). Une occasion gâchée de montrer que les élus ne peuvent pas faire n'importe quoi...

Lorsque l'arrêt sera rendu, dans à peine 2 mois, nous entendrons, une nouvelle fois, des mises en causes de la justice et des partis "pourris"...

mercredi 17 décembre 2014

Que dire après 6 jours d'audiences à la Cour d'appel de Douai ? (1)


Le constat est toujours le même : "Tout ça pour ça !"
Une instruction qui a duré 4 ans, un procès de 3 semaines, à Béthune, ultra-médiatisé, 6 jours d'audience à Douai, et tout cela pour constater que, finalement, le responsable du dépeçage des finances de la ville ainsi que ceux qui l'ont aidé (activement ou passivement) vont pouvoir vaquer à d'autres occupations... Oh, bien sûr, certains auront passé quelques mois en détention préventive, d'autres ont vu leurs affaires péricliter. Ceux qui écoperont de prison ferme verront cette peine aménagée (la présidente à Douai a demandé à Guy Mollet s'il était prêt à porter un bracelet électronique !). Quant aux amendes et dommages-intérêts, il y a longtemps que les "durs à cuire" que nous avons vu défiler, ont organisé leur insolvabilité (l'un de ces protagonistes a avoué qu'il remboursait 1,70 euro par mois pour une condamnation...).  Quand on pense que les 24 millions de déficit cumulé (voir les rapports de la CRC en 2004 et 2008) ont été payés par le contribuable héninois (hausses d'impôts) et que là se trouve le préjudice de la ville, on est abasourdi à l'avance par ce que sera la réparation des préjudices matériel et moral qui sera finalement allouée à la ville. Pas besoin d'être grand clerc pour deviner que la réclamation de son préjudice par la ville sera balayée par la Cour tant son mode de calcul est complètement "à côté de la plaque"(voir ci-dessous).

Vous l'avez compris : le bilan, même avant l'énoncé de la décision, est un fiasco complet. Non seulement, les peines et amendes prononcées à Béthune pourraient être rabotées, mais les réparations dues par les responsables seront fortement diminuées et probablement jamais payées.
Quant on voit les protagonistes qui s'en donnent à cœur joie durant les suspensions de séance, que ce soit dans le prétoire, dans les parvis, ou dans les cafés, on les imagine repartant bras dessus, bras dessous, vers un repas bien arrosé du côté de chez Mimi (près de la Camargue) où ils rejoindront mardi midi Jean Guasti, absent cette semaine, pour, lors d'une grande fête bien arrosée, célébrer une amitié complice et le fait que la justice pourrait leur être clémente. Certains ne sont plus en état pour recommencer à chercher des élus compatissants auprès de qui ils pourraient faire de bonnes affaires, mais nul doute que les plus jeunes sont déjà à l’affût de collectivités où "il y a des opportunités" (c'est suite à cette indication prononcée au Luxembourg que le lorrain Bertholdi avait rencontré Dalongeville) : on se donne le mot et l'on flaire le bon coup. Vous vous rendez compte : un maire qui octroie des marchés sans passer par les règles contraignantes du Code des marchés publics, une collectivité à qui vous pouvez facturer ce que vous voulez, à vous voir même payé en priorité, même, dans certains cas, sans effectuer de prestations. Et puis, si, par hasard, il y avait une mise en concurrence, qu'importe ! Même le plus cher, parmi les concurrents, vous serez choisi, en fonction de critères dont vous vous moquez éperdument. Vous n'oublierez pas, mais cela vous le savez, qu'il faudra bien graisser quelques pattes, parmi les administratifs et les élus. Que dis-je là ? A la mairie d'Hénin-Beaumont, on pourra même vous dire le nom des 2 cadres qui en ont bien profité. Ils ont pourtant été entendus comme témoins, à l'époque, mais aucun des 2 n'a été cité. Aujourd'hui, c'est trop tard, ils sont morts... De même, n'a-t-on pas entendu, depuis le début de l'instruction, les noms des sociétés EBTM, Masquelier, Ramery... Qui travaillaient avec la ville d'Hénin-Beaumont et bien d'autres collectivités... Et-ce pour cette raison que l'on n'a pas entendu parler d'elles ? Il est un fait que parmi la trentaine d'entreprises mises en cause dans l'affaire d'HB, aucune n'a travaillé avec d'autres collectivités du secteur... Tiens, tiens, EBTM, Masquelier et Ramery auraient été vertueuses quand elles travaillaient sur HB ? Tout cela, ces embrassades (et je pense à certains baisers entre certains de ceux qui ont défilé devant la barre de la Cour), fait irrésistiblement penser à la Mafia : le Parrain, on le connait, ses complices on les a vus, tous de connivence. Preuve supplémentaire : on n'a jamais chargé le Parrain, alors qu'il était absent des débats... J'ai même entendu un avocat rabrouer son client pour qu'il ne mette pas en cause l'ex-maire : il faut dire que, s'il l'avait fait, il s'enfonçait lui-même également... Je ne dis pas que des avocats faisaient partie de la Famille, mais on ne peut que s'étonner que l'un d'entre eux ait mis en cause les journalistes (sans parler de moi-même) comme si la liberté de parole n'était pas une garantie de la démocratie...

A suivre


mardi 16 décembre 2014

Affaire "Dalongeville" : 6ème jour du procès en appel.

Dernier jour du procès en appel, ce mardi... La décision sera rendue le 12 février à 9 heures.
Plaidoiries pour les derniers appelants ou non :
- Bertholdi : celui qui avait obtenu des commissions de E Clean avant toute prestation... Son avocat demande la relaxe de touts les préventions.
- Bellahcène : relaxe demandée vis-à-vis de Pauchet. Il n'y a pas eu de préjudice moral.
- Mazzolini : demande de relaxe sur toutes les préventions.
- Calogero Alaimo : il s'était désisté de son appel. Il comparait suite à l'appel de M. Pauchet, notamment sur le préjudice moral.
- Guasti : Conteste les dommages-intérêts.
- Chartier (Camargue et location de meublés) appel sur les dispositions pénales et civiles. Pas d'accord également sur les dommages-intérêts réclamés par la ville. Il ne veut pas qu'on le stigmatise en raison de son impressionnant casier judiciaire (il donne même quelques cours de droit à la Présidente, lui l'autodidacte qui a passé près de 30 ans en prison !). A noter que l'avocat général avait pris soin de préciser que la peine demandée ne tenait pas compte du casier... mais "Mario" est sourd, dans tous les sens du terme (c'est même Guy Mollet qui a servi d'interprète, avec des traductions souvent... très libres !).
- Les avocats des frères Foughali ("intimés" suite aux demandes de réparation des préjudices de la ville) estiment que les dommages-intérêts auraient dû être fixés suite à un audit sur les préjudice matériel et moral. Incroyable de constater que l'ensemble des préjudices moraux réclamés aux 2 frères s'élève à 199 900 euros, ce que la jurisprudence n'alloue pas, même aux victimes des crimes les plus crapuleux. Ils s'étonnent également que le tribunal de Béthune n'ait pas motivé les condamnations concernant le préjudice de la ville.

Dans l'ensemble, pour ceux qui avaient fait appel, les avocats ont demandé des relaxes, notamment sur les recels de détournement de fonds publics et les recels de favoritisme, en s'élevant contre les requalifications de recel en complicité, les premiers étant difficilement soutenables quand l'auteur principal a été relaxé du délit de favoritisme ou de détournement pour certaines factures.
L'ensemble des avocats a porté la même critique que l'avocat de Dalongeville sur les dommages-intérêts réclamés par la ville. Le mode de calcul, à savoir reprendre l'ensemble des factures (même celles pour lesquelles aucune prévention n'a été retenue) comme représentant le préjudice de la ville, même quand la prestation a été réalisée, avait paru farfelu à beaucoup. Il est étonnant que le nouvel avocat de la ville se soit prêté à ce jeu-là. J'ai déjà dit combien ce conseil n'a servi à rien : il a repris idiotement les conclusions de première instance et a brillé surtout par son absence. Je pense que ses honoraires devraient être fixés à hauteur d'un pourcentage relativement bas (1/4 à un tiers) de ceux qui ont été payés en premier instance au conseil précédent de la ville. Cela ne vaut pas plus... Je n'ai pas hésité à ce propos de parler de copinage car l'arrivée de cet avocat, proche du FN, ne doit pas conduire à dépenser des sommes importantes au détriment des Héninois qui ont été très mal défendus. On sait pourtant que l'on ne doit pas jouer avec l'argent des contribuables...
D'autant plus qu'il ne fait aucun doute que les dommages-intérêts alloués à la ville seront réduits dans de fortes proportions...

Je reviendrai, dans les heures prochaines, sur les leçons à retenir de ces 6 jours d'audience.  

lundi 15 décembre 2014

Affaire "Dalongeville" : 5ème jour du procès en appel.

Réquisitoire de l'avocat général.

Elle brosse, dans son introduction, un tableau réaliste de ce qui s'est passé. Malgré le rapport de la CRC en 2004, le système Dalongeville s'est mis en place sans obstacle. Personnel en augmentation, endettement croissant... "On ne se prive de rien malgré les difficultés financières". Un système de détournement de fonds publics (DFP) fonctionne avec une trentaine d'entreprises, sous la houlette de GD et Claude Chopin (CC), système dans lequel est impliqué G. Mollet (GM) avec son carnet d'adresses. Commissions, opérations immobilières avec des bandits locaux, clientélisme... cela s'est passé à HB
Elle rappelle (après que la présidente l'eût fait également jeudi matin), que la mise en cause de Dalongeville fut le fait de la police judiciaire qui intercepta une conversation téléphonique entre GD et le fameux Angelo Argentino, et que ce ne sont pas ceux des élus qui participaient au système qui sont à l'origine de ce procès. J'y reviendrai, ci-après, plus en détails, avec l'avocat de G. Mollet qui fit la même remarque pour la troisième fois...
L'avocat général revint sur les affaires ISA et E Clean et les condamnés de première instance : C. Watteau, André Mazzolini et Bartholdi pour demander confirmation des condamnations de première instance (condamnations : http://alpernalain.blogspot.fr/2013/08/ce-jour-au-tribunal-de-bethune.html, réquisitoire :  http://alpernalain.blogspot.fr/2013/06/proces-dalongeville-jour-11-2.html).
De même pour les dossiers Bouche (VAG, ICS, Deberdt), ceux impliquant GM (Chartier, Réveillon) et celles le concernant directement (G2M, Dipi et Sequoia). A quelques exceptions près (requalifications de certaines infractions de recel transformées en complicité de recel), Madame l'avocat général requit la confirmation des peines prononcées par le tribunal correctionnel de Béthune. Même chose pour ATS (avions-taxis), Guasti et extorsion de fonds, affaires dans lesquelles GM était fortement impliqué.
La magistrate précisa que "GM est apparu calme pendant toutes les audiences, mais vendredi, il s'est montré sous son vrai jour, menaçant et violent à l'égard de l'avocat de L. Bocquet".
Elle conclut concernant Mollet : "Eu égard au rôle central de GM, de la révocation de son contrôle judiciaire (contact pris avec GD), de son casier judiciaire (menaces, plus 15 ans d'interdiction de gérer), je demande la confirmation des peines prononcées à Béthune. Certes, il a fait amende honorable, lundi dernier, auprès des Héninois".

Plaidoiries des avocats 

1) Concernant Madame Watteau : gérante de droit, elle n'avait aucun pouvoir.

2) Pour T. Réveillon: "il a fait son métier" : ses taux de marge n'étaient pas anormaux. Il a répondu à une demande de fournitures (bacs) formulée par un maire pressé et il n'y a donc pas de recel de DFP, le concernant.

3) Pour G. Vairon, un des 2 avocats de JM Bouche, toute cette affaire est "un énorme malentendu". "Pourquoi GD n'est-il plus là tout en étant tellement là ?". Il avait promis des révélations et, en fait, "l'affaire GD est un leurre". "J'ai participé à un système, mais aujourd'hui, je suis un repenti" dit GD. G. Vayron demande la relaxe pour les 2 affaires "pôle de la petite enfance" et "candélabres Chicago".
Le second avocat, Me Squillaci,  commença très fort, en mettant en cause la pression médiatique des journalistes et de AA ("il se prend pour un journaliste...") ! Il tenta de convaincre qu'il n'y avait pas de favoritisme dans l'affaire "pôle de la petite enfance". Que les loyers du Cèdre bleu avaient bel et bien été payés (par compensation) et que pour ICS (convention sur les relations internationales de la ville), il n'y avait pas de faux constitué... Je n'aurais pas la cruauté d'écrire qu'il se prend pour un avocat, mais cela me démange fortement. Et pourtant, c'est un avocat, associé au prestigieux Dupont-Moretti (et, moi, je ne suis qu'un modeste blogueur...).

4) Maître Bréham nouvel avocat de GD intervenait sur les dommages-intérêts réclamés par la ville. Il tint, au préalable, à préciser pourquoi GD s'était désisté de son appel. "Par lassitude" et "il tient à tourner la page". Peu convaincant sur le sujet, il le fut davantage sur le sujet spécifique du préjudice invoqué par HB. Rappelons que le montant de la réclamation de la ville est fondé sur le montant total des factures contestées. Le nouvel avocat de la ville (encore absent ce jour) n'a fait que reprendre, purement et simplement, la demande formulée par Maître Feutrie à Béthune. Comme beaucoup d'autres, j'avais contesté cette évaluation fortement critiquable et Me Bréham a balayé d'un revers de main la méthode d'évaluation. Sa brillante démonstration est la suivante : s'il y a relaxe, il n'y a pas préjudice ! s'il y a condamnation, la Cour devient juge civil et est tenue par les dispositifs du jugement. D'autre part, la ville ne peut réclamer la TVA comme préjudice !
Concernant le préjudice moral, c'est l'emballement médiatique qui a gonflé le préjudice moral. Un arrêt de la Cour de Rouen donne un bon exemple d'évaluation du préjudice moral. Par exemple, pour HB, cela s’élèverait à 5 000 euros, au lieu des 50 000 réclamés à la louche, et correspondrait à l'image de vénalité et de corruption donnée à la ville...
Il donne des exemples d'évaluation de préjudice matériel et conseille à la Cour de reprendre la méthode (on verra, pour ATS, ce qu'en pense l'avocat de GM):
- pour la crèche (Deberdt) le préjudice est acquis. Son quantum peut être calculé par rapport à une expertise de Mme Cuvillier (future directrice de la crèche) qui pensait que la surfacturation était de 100% (soit 23 000 HT à réclamer au lieu des 208 000 euros).
- Tilloy : le préjudice est constitué par les pertes financières dues au retard de paiement...
- Réveillon : il convient de calculer le taux de surmarge  (soit 35 558 au lieu des 404 000 réclamés par la ville !)
- Dipi et Séquoïa : le préjudice est constitué par l'externalisation de l'impression du journal. Combien coûte l'internalisation ? Difficile d'y répondre pour l'ex-municipalité Binaisse, aujourd'hui que le Parquet de Béthune a ouvert une enquête sur le journal municipal...
Élémentaire, non ? Et dire que la ville a changé d'avocat pour reprendre la même évaluation très critiquable de l'avocat remplacé... J'aimerais connaître le montant des honoraires de l'avocat du FN...

5) Belle plaidoirie de Me Benssoussan, avocat de G. Mollet.
Il remarque un grand nombre d'erreurs dans l'ordonnance de renvoi et pointe un manque de rigueur.
- ADS (avions-taxis): la CRC ayant déjà condamné GM (solidairement avec GD et CC), il ne peut y avoir de cumul de sanctions administratives et pénales. La chambre criminelle de la Cour de Cassation fait de la résistance, malgré les décisions de la justice européenne.
- vol mobilier Léon : non seulement il y a prescription, mais le vol n'est pas commis au préjudice de la mairie, et plus encore, le mobilier n'avait plus de valeur
- Journal du pays : les coordonnées des factures ne sont pas rappelées dans l'ordonnance de renvoi !
- Camargue : aucune preuve que les locataires étaient tous des amis de GM. Le receleur ne peut-être Mollet (à la rigueur les locataires...)
- ESM (sonorisation) : G2M perçoit l'argent, mais c'est GM, à titre personnel, qui est poursuivi !
- Valderose (Réveillon) : le taux de marge n'est pas exagéré. De plus, GM est poursuivi à titre personnel, au lieu de G2M !
- Extorsion : pas d'extorsion car pas de menace.

Sur GM: " Il vendrait une paire de lunettes à un aveugle !" "Il a profité du système, mais pour une infime partie". "La ville est en dérive depuis plus de 10 ans et ce n'est pas la faute de GM !"
"Le maire actuel d'HB fut conseiller municipal d'opposition depuis 1995 et il n'aurait rien vu ? Et le rapport 2004 de la CRC, Briois ne l'avait pas lu ? D'ailleurs, aucun Héninois et encore moins les élus, n'ont vu quoi que ce soit..."(pas d'accord ! nous sommes quelques-uns à nous être élevés contre les dérives... mais c'est vrai qu'aucun élu n'a dit quoi que ce soit !). Lui aussi, pour la troisième fois (après la présidente et l'avocate générale) rend à César ce qui est à César : c'est bien la justice qui a levé le lièvre (voir plus haut) et non pas ces élus qui ont accompagné GD et maintenant lui tape dessus, en se considérant comme des lanceurs d'alerte. Il devait, certainement, penser à cette personne, arrivée à HB, envoyée par le PS pour conseiller GD en 2007, puis une fois élu en 2008, délégué aux finances et qui donc aurait dû être au courant des pratiques de GD et ne les dénonça pas pendant son mandat ! http://alpernalain.blogspot.fr/2012/04/jean-pierre-chruszez-restera-toujours.html. 

Pour terminer, Me Benssoussan compara les 3 ans de prison ferme prononcés contre GM avec les 4 ans de prison ferme de ce maire responsable de la mort de 29 personnes pour avoir délivré des permis de construire en zone inondable...
"GM ne doit pas retourner en prison !"
Demain dernière journée de ce procès en appel, assez décevant malgré l'audience de ce jour...






Bien vu, DailyNord ! (2)

Je vous rappelle que vous pouvez continuer à voter (http://dailynord.fr/2014/12/alors-qui-merite-une-fricadelle-dor-en-2014-12/#comment-228244) ce qui vous permet de découvrir les vainqueurs...


2/ La Fricadelle d’Or du feuilleton qui nous a tenu en haleine cette année

Une année, et fort heureusement pour les médias, ce sont aussi de nombreux feuilletons. Des affaires, des sujets qui reviennent régulièrement au cours des semaines. Alors, lequel a été votre préféré ?
- L’accueil du RC Lens à Lille, Valenciennes, Amiens ou Paris. AA : Vive la solidarité Nord-Pas-de-Calais-Picardie... Heureusement qu' Amiens était là !
- La recherche des fonds de Bakou par Gervais Martel. AA : A défaut d'or noir, il a rapporté d'Azerbaïdjan de très rares pépites...
- L’ouverture de l’Apple Store à Lille allègrement couverte par la presse régionale. AA : cette dernière s'est rééquipée entièrement en Apple... allez savoir pourquoi !
- Les plaintes, mises en examen, et tutti quanti dans le dossier du Grand Stade qui décidément anime chaque année la grisaille nordiste. AA : d'ici à ce que l'on soit obligé de changer le nom du stade Pierre Mauroy...
- La vraie-fausse signature de Sébastien Corchia au LOSC l’hiver dernier. AA : au fait, vous savez le bruit qui court ? Des parents lensois se seraient suicidés en découvrant que leur fils de 12 ans était supporter du Losc ! Il est vrai qu'il y a de quoi pleurer : Thauvin, Corchia, débaptiser le stade Pierre Mauroy...
- La fusion du Nord – Pas-de-Calais et de la Picardie. AA : et on a évité la fusion avec l'Île-de-France !
- Le sauvetage ou pas de la Ferme aux Avions à Steenwerck. AA : pas beaucoup d'importance, même pour les habitants du coin...

3/ La Fricadelle d’Or du plus beau retournement de veste

Le charme de la politique et d’une campagne municipale ? L’art de retourner sa veste. Vite fait, bien fait. Sauf qu’évidemment, DailyNord n’a rien oublié.
- Marie-Hélène Quatreboeufs-Niklikowski qui se rabiboche avec Françoise Prouvost à Douai, entre les deux tours. AA : Douai, une des rares villes de France où la gauche a battu la droite sortante, après une guéguerre entre les 2 femmes précitées ! 
- Arnaud Sanchez qui écrit le soir du premier tour qu’il est hors de question de faire un accord avec Sébastien Plociniczak à Lens… et le fait quand même. AA : C'était temporaire... l'accord a été rompu quelques semaines plus tard, le temps de laisser passer le second tour...
- Les élus dunkerquois qui votent pour l’abandon de l’Arena… après avoir voté pour il y a quelques mois. AA : voir ci-dessous
- Le PS qui réintègre le député-maire de Wattrelos deux ans après l’avoir exclu. Ben ouais, un socialiste élu au premier tour dans sa ville… AA : en fait, c'était cela la solution pour éviter la déroute ! Le PS aurait dû faire démissionner (ou mieux même : virer) du parti les candidats socialistes pour les réintégrer plus tard, après leur éventuelle victoire...
- Steeve Briois qui est contre le cumul des mandats mais pour celui des sénateurs-maires FN. AA : il est lui-même député européen et le cumul député-maire n'est pas un problème pour lui (il est rarement à Bruxelles)



Le gagnant de cette fricadelle pourrait être, très largement, un Héninois...


4/ La Fricadelle d’or de l’interviewé que DailyNord attend toujours

On vous rassure tout de suite : l’essentiel des interviewés dont vous pouvez découvrir les propos sur DailyNord sont faciles à avoir. Mais il y en a quelques-uns dont on attend toujours les retours. Le gagnant de cette Fricadelle sera d’ailleurs relancé par DailyNord.
- Pierre de Saintignon (à propos des Régionales). AA : trop occupé avec le sauvetage d'entreprises en difficulté...
- Frédéric Cuvillier (à propos de son ministère et des Régionales). AA : Entre Boulogne et Paris, pas le temps de faire un détour par Lille. Amiens ce serait plus simple, c'est sur la route...
- Florent Ladeyn (à propos de cuisine) AA : il a la dent dure !
- Le Comité régional du tourisme Nord – Pas-de-Calais (qui ne veut pas s’exprimer sur la fusion). AA : la Présidente est la compagne de D. Percheron qui n'a toujours pas digéré la fusion !
- François Decoster (maire de Saint-Omer, a priori très occupé…) AA : ben oui, il déchiffre le Shakespeare retrouvé dans la bibliothèque... 
- La quasi-intégralité des députés nordistes (quand on leur parle d’IRFM, sont exclus de cette Fricadelle, Daniel Fasquelle et Jean-Pierre Allossery, on y reviendra la semaine prochaine). AA : c'est vrai que c'est casse-pieds de leur parler de la suppression de cette indemnité forfaitaire, nette d'impôt...

5/ La Fricadelle d’or du plus beau craquage financier de l’année

L’argent roi. Cette année n’a pas dérogé à la règle. Avec quelques craquages financiers qui méritent bien une fricadelle, notamment avec les changements de majorités municipales.
- Les 24 à 28 millions d’euros perdus par la communauté urbaine de Dunkerque pour l’abandon de l’Arena. AA : ou comment les Dunkerquois ont viré Delebarre et tous ses projets, particulièrement l'Arena, objet d'un partenariat public/privé (PPP). 
- Les 7 à 8 millions d’euros perdus par la Ville de Maubeuge pour l’abandon de l’extension du zoo. AA : allez pourtant voir ce zoo situé en pleine ville...
- Les 500 000 euros perdus par Nausicaa dans une arnaque au virement. AA : ou comment on peut se faire berner par des fausses signatures...
- Les 400 000 euros de plus pour les travaux de la salle des fêtes de Saulzoir… pour une salle qui n’était pas conforme aux normes de sécurité. AA : à Saulzoir, on ne fait plus la fête !
- Les 500 000 euros lâchés par LMCU pour accueillir la Coupe Davis. AA : surtout que la France a perdu... Mauvais investissement de la part de la communauté urbaine...
- Les 27 millions d’euros pour deux salles de basket à Boulogne-sur-Mer et Le Portel (une info DailyNord d’ailleurs). AA : les 2 villes font partie de la même Agglo et la Région a beaucoup donné (notamment au Portel). cela ne vous rappelle pas quelques rénovations de stades de foot (probablement à fonds perdus, puisque les 3 clubs en question pourraient se retrouver en Ligue 2 l'an prochain...) 


6 / La Fricadelle d’or du fait-divers insolite de l’année publié sur DailyNord

Vous le savez : DailyNord n’a pas vocation à parler des chiens écrasés. Mais néanmoins, nous compilons quelques-uns des faits-divers les plus insolites de la région sur notre carte du Petit Banditisme. A vous de choisir le meilleur.
- La famille denaisienne qui se retrouve enfermée dans un cimetière à la fin de la journée
- La Caisse d’Epargne qui envoie une carte de voeux à la mère d’un Tourquennois décédé depuis… 1970 !
- Le promeneur condamné pour avoir cueilli trop de jonquilles en forêt d’Hardelot
- Le Méricourtois qui déclenche son alarme de maison pour voir en combien de temps les forces de l’ordre rappliquent.
- Ce jeune homme qui laisse sa carte d’identité en dégradant une salle municipale de La Bassée
- Cet homme qui n’a pas pu retenir son envie d’uriner… dans la fontaine face à la gare de Lille-Flandres un samedi après-midi
- Cet ex-prisonnier qui a coupé son bracelet électronique pour pouvoir retourner derrière les barreaux à Bethune
- Ce coureur qui trouve un obus et le ramène en courant dans le centre-ville de Wissant
- Ces six avocats dépêchés par des associations pour défendre un lapin… alors que la femme battue n’en avait qu’un.
- Cet agriculteur qui a détruit une motte féodale car il avait besoin de terre
Retrouvez l’intégralité de ces faits-divers dans notre rubrique Petit Banditisme.


7/  La Fricadelle d’Or de l’événement qu’on n’attendait pas cette année

Chaque année, il y a des choses qu’on ne peut pas prévoir. 2014 n’a pas dérogé à la règle. A vous de voter pour l’événement le plus improbable de l’année.
- François Lamy débarque à Lille. AA : Normal, Martine prépare l'avenir : ce sera un destin national ou la retraite...
- Patrick Kanner devient ministre des Sports (et du reste) AA : c'est "le reste" qui est important : ministre de la Ville et de la Jeunesse... 
- Jean-Louis Borloo se retire de la vie politique. AA : on notera que l'on parle quotidiennement de son retour prochain...
- L’entreprise de Carvin  fait le buzz parce qu’elle vend le casque que François Hollande porte pour aller voir Julie Gayet. AA : c'est d'autant plus cher que le droit d'aller voir Julie est inclu dans le prix !
- Damien Castelain, maire de Péronne-en-Mélantois  devient président de LMCU. AA : ça c'est un coup de... Pierre Mauroy !
- Gérald Darmanin devient la nouvelle star des députés nordistes. AA : star pour qui ?
- Un Shakespeare rare est retrouvé dans la bibliothèque de Saint-Omer. AA : il en reste 243 connus dans le monde entier... C'est dire si l'exemplaire audomarois est rare...
- Francis Holder vend un appartement parisien à 46 000 euros le mètre carré à Paris. AA : c'est là qu'il entreposait les pains de ses boulangeries Paul parisiennes !
- Le raz-de-marée de la droite lors des Municipales dans la région. AA : il y a quand même des survivants, mais le changement climatique c'est quand même quelque chose : même nos régions ne sont pas épargnées !
- Camille Cerf, une Nordiste qui devient Miss France. AA : à négocier avec la Picardie...

dimanche 14 décembre 2014

Bien vu, DailyNord ! (1)


Allez voir sur DailyNord, cet excellent journal numérique. Surtout allez voter pour désigner la Fricadelle d'Or (si vous choisissez, vous verrez le résultat, en cours, du vote). http://dailynord.fr/2014/12/alors-qui-merite-une-fricadelle-dor-en-2014-12/

Ma contribution consiste (en dehors de vous envoyer sur le site) à apporter quelques précisions pour ceux qui ne suivent pas l'actualité nordiste quotidiennement...
J'ai découpé cette première partie en plusieurs morceaux pour que vous puissiez mieux les déguster, chacune...

Alors, qui mérite une Fricadelle d’Or en 2014 (1/2)?

C’est le grand retour des Fricadelles d’or. Soit nos Nordistes de l’année à nous, mais bien plus drôles que ceux du journal que vous connaissez. Quatorze catégories en jeu. Sept cette semaine, sept la semaine prochaine. Partagez, votez !

Miam, la bonne Fricadelle ! Photo : Stéphane Dubromel.

1/La Fricadelle d’Or de la phrase la plus stupide de l’année

Ou celle du « Il aurait dû tourner sept fois la langue dans sa bouche ». Soit les petites phrases qu’on retiendra soit parce qu’elles sont quelque peu stupides, soit parce que peu après, elles ne se sont pas vérifiées. La catégorie la plus disputée en cette année éminemment politique… (avis aux lecteurs : Gervais Martel n’y figure pas, le Président lensois aura le droit à une Fricadelle spéciale pour l’ensemble de son oeuvre la semaine prochaine).
- “S’ils nous rapportent la Coupe Davis, personne n’ira regarder où ils paient leurs impôts. Et ils seront les bienvenus s’ils veulent revenir en France.” Et maintenant qu’ils ont perdu, M. le Ministre des Sports, Patrick Kanner ?
- “Ce ne sont ni les mous, ni les neutres qui font l’Histoire mais les hommes qui s’engagent dans la lutte.” Stéphane Sieczckowski-Samier, maire d’Hesdin. Phrase… d’Hitler prononcée pour un discours sur la Libération. AA : personne, jusqu'à présent, n'avait osé citer Hitler... Il est vrai que tout le monde n'a pas ses œuvres sur sa table de chevet...
- “Il n’a aucune chance“. Marc-Philippe Daubresse, à propos de Francis Vercamer, maire UDI de Hem qui briguait la présidence de LMCU. Quand on voit le résultat de la droite à l’élection communautaire, la phrase est savoureuse. AA : comme il prédit la victoire de Sarko, on a une chance d'y échapper...
- “Par les temps qui courent, j’en ai marre de ces supporters ! Ce sont toujours les mêmes qui se plaignent. Ce sont les pauvres qui se plaignent parce qu’ils ne peuvent pas aller dépenser de l’argent…”. Patrick Lemoine, journaliste sur l’Equipe 21, qui s’est excusé depuis. AA : vous comprenez pourquoi les dépenses de consommation et, donc, la croissance, ne redémarre pas en France ? Pour leur peine, il faudrait leur faire payer des impôts !
- “Avant, c’était un problème Bygmalion. Depuis c’est un problème Bygmalion, Copé et Sarkozy.”Gérald Darmanin, avant de devenir porte-parole de la campagne de Sarko, puis secrétaire général adjoint de l’UMP. AA : Et qui va se retrouver Grosjean comme devant ?
- “J’ai bien compris les contraintes des grands clubs. J’ai reçu récemment le président de Valenciennes et je crois que nous allons vers un véritable accord.” Daniel Percheron, à propos de l’accueil du RC Lens à Lille ou Valenciennes. Visionnaire. AA : Bon, après avoir déversé de l'argent pour les stades, il est temps qu'il parte... Surtout si les 3 clubs nordistes se retrouvent en Ligue 2... Et pas un club picard en Ligue 1 pour compenser...
- “La propreté, c’est l’affaire de trois jours sans couche, au fond du jardin !”. Stéphanie Ducret, maire de Wasquehal, une mère comme on aimerait en voir plus (propos rapportés par des parents) AA : Madame Ducret fut probablement conseillée par son éphémère chef de cabinet (les couches...), Philippe Thibaut, ex-DGS d'Hénin-Beaumont... Je vois Madame Stéphanie sur le podium de la Fricadelle d'Or...
- “Rappeler surtout qu’il ne sera pas président de la communauté urbaine ni un de ces alliés de droite. La majorité sera à gauche qui est en train de forger son bloc grâce aux superbes victoires acquises dès le premier tour, dimanche ! Or, c’est à la CUD que se jouent les grands enjeux et les grands investissements… Elire maire le leader de Dunkerque en mouvement, ce serait obligatoirement isoler Dunkerque, la condamner à 6 ans sans nouveaux projets ni pour la ville ni pour les quartiers…” Michel Delebarre, juste avant sa défaite finale à Dunkerque. Tiens, c’est marrant, c’est qui aujourd’hui le président de la Communauté urbaine de Dunkerque ? AA : la bonne réponse : le nouveau maire de Dunkerque ! Et dire que Michel D était un visionnaire...
- “Voilà la vérité : pour eux, les futurs patrons de Maubeuge, c’est Borloo et Wilmotte ! Decagny est leur marionnette ! Ne laissez pas votre ville aux mains de ceux qui n’ont qu’une seule motivation : la mort de Maubeuge !” Rémi Pauvros, encore maire, durant l’entre-deux-tours à Maubeuge. AA : remarquez que s'il avait été élu, il n'aurait pu tout cumuler : député-maire et, cerise sur le gâteau, en charge d'une mission sur le canal Seine-Nord...
- L’INSEE « en veut manifestement à l’Avesnois ». Rémi Pauvros, un vrai champion, encore, à propos de la livraison des chiffres de l’Institut en début d’année. AA : on sait bien que les chiffres de l'INSEE sont trafiqués quand ils ne confirment pas les vôtres !
- “Malheureusement dans le Nord – Pas-de-Calais, il y a beaucoup d’hommes qui sont en état d’éthylisme (…)Particulièrement dans le Nord – Pas-de-Calais, j’affirme ce que je dis“. Pascal Clément, ex-Garde de sots. AA : L'ex-ministre de la Justice ne sait pas que suite à la fusion avec la Picardie, les chiffres vont nettement baisser...
- “Regardez Cambrai : c’est plus petit qu’ici, c’est bien plus vivant !”. “Regardez le dynamisme du Douaisis. Cambrai s’enfonce dans la misère” Signé respectivement Marie-Hélène Quatreboeufs-Niklilkowski, challenger aux Municipales à Douai, et Yves-Pascal Renouard, challenger à Cambrai, le même jour, lors de deux interviews à DailyNord. AA : YP Renouard n'a pas plus de chance, dans ses avis, que quand il a coaché Pierre Ferrari aux dernières cantonales à Hénin...
- “Ce serait une erreur stratégique de partir avec les socialistes : il faut rassembler notre électorat qui représentait 12 % à la présidentielle. Serrage de budget, partenariat public-privé… il est inenvisageable de s’allier avec les socialistes au premier tour !” David Noël, communiste Hénin-Beaumont, juste avant de fricoter avec les socialistes. AA : il a fait plus que "fricoter", il les a embrassés, en catimini, une semaine avant le dépôt des listes...
- “Je ne suis pas une girouette. Je n’ai pas changé d’avis. J’ai expliqué les difficultés que poseraient l’accueil du RC Lens. Le RC Lens aura la chance de venir jouer au Stade Pierre Mauroy pour le derby.”Michel Seydoux, président du LOSC, qui oublie qu’il a changé d’avis pour Florian Thauvin l’année précédente. AA : c'est la définition même de la girouette. Pour Thauvin, ce joueur dont il n'était pas question de se séparer, comme pour le derby... C'est pourquoi on va fusionner avec la Picardie, puisque Amiens a accepté d'abriter le match Lens-Lille
- « Vous la laissez être femme de ménage ? » Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 à propos de la mère de Gérald Darmanin qui vient de lui révéler le métier de sa mère. AA : comme si un député-maire de Tourcoing avait tous les pouvoirs, surtout sur sa mère... Et puis sa mère aime peut-être faire les ménages ? "Taisez-vous Elkabbach" disait déjà Georges Marchais...