Affichage des articles dont le libellé est La saga héninoise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est La saga héninoise. Afficher tous les articles

mardi 2 décembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (24) : nombreux furent les responsables, à commencer par les Politiques...

Je résume ci-dessous les principaux griefs que j'exposais le 8 mai dans l'article http://alpernalain.blogspot.fr/2009/05/pele-mele-heninois6.html. Était mis en avant le silence de la majorité dalongevilienne quant à la gestion quotidienne. Résumé :




"- moins spectaculaire que les"affaires", la désorganisation ou l'inorganisation des services a coûté cher aux Héninois. Et on s'attend à ce qu'elle coûte plus chère encore, puisque le Préfet fixera, autoritairement, la nouvelle augmentation des impôts locaux (après 85%, en 2004, 10% en 2008, combien en 2009?)!
- la responsabilité  de l'inorganisation des services en incombe aux élus de la majorité (le Maire en tête, bien sûr), qui, depuis 2003, pour les plus anciens, jusqu'à 2009, pour les plus récents (ces derniers s'étaient quand même, je le suppose, renseignés sur ce qui s'était passé avant leur arrivée) avaient été mis au courant par les différents avis et rapports de la CRC. Qu'ont-ils faits? Rien
- qui, dans la majorité, s'est enquis, en 2008, de l'inaction face aux remarques de la CRC? Personne ! Si les élus majoritaires, aujourd'hui, essayaient de se défendre en disant qu'ils pensaient que le travail était en cours (!!!), on pourra leur rétorquer que l'opposition avait, elle, élevé la voix, et peut-être auraient-ils pu l' écouter: cela sert à cela une opposition !
Je suis d'autant plus en colère, en écrivant ce qui précède, que les blogs fourmillaient de remarques sur la gestion de la ville, et que tous les éléments étaient entre les mains de ceux qui voulaient s'en saisir !" 


Ne manquent pas de sel non plus les commentaires sous cet article. J'en retiendrai un, celui de Cimares qui nous décrivait les rapports entre un DGS et son maire en terre minière. Un DGS, "ça ferme sa g... ou ça démissionne" pourrait-on paraphraser. Evidemment, sous couvert d'anonymat, Cimares savait de quoi il parlait, en tant qu'ex-DGS sur le territoire...


C'est vrai que se trouve posé le pouvoir du directeur général des services dans un tel système.
Pour avoir été une décennie sur le territoire héninois, je puis assurer qu'un DGS doit disposer d'une sacré volonté et surtout d'une santé morale de fer s'il veut sortir indemne d'une telle épreuve. Que lui reste-t-il une fois qu'il a mis en garde fois, deux fois, 10 fois, cinquante fois son, autorité territoriale? eh bien il lui reste le droit de se faire mettre au placard avec la complicité de la totalité des élus et, souvent à la grande joie de nombre d'employés territoriaux, plus occupésà s'intéresser à la politique locale qu'à assurer leur mission professionnelle. Surtout quand le DGS interpellait ce type d'employés en les priant de se mettre au travail: Ces derniers disposent souvent d'un accès direct ou indirect au patron. Alors, si le DGS s'obstine à vouloir créer des règles de fonctionnement interne aux services, à vouloir assurer un plan de formation,un suivi individualisé de la formation ou toute autre mesure visant à professionaliser les services, alors il trouve des élus pour lui faire remarquer que c'est le maire qui décide (mais qui en avait douté) et que, seul, il décidera de ce qui est bien pour chacun. Si le DGS s'obstine à jouer son rôle de mise en garde, alors, là c'est le crime de lèse maire... Et l'on confie ses taches à un directeur de cabinet qui, lui, est forcément meilleur que le DGS. Parce que, dans ce cas le DGS est forcément opposé à l'autorité territoriale et c'est intolérable.
Voilà comment ça se passe et si vous souhaitez des exemples plus précis, on vous lés déclinera au fur et à mesure. J'ai pu observer combien il était difficile, voire impossible d'assurer cette mission en terre minière. On s'y use la santé et s'il reste un peu de forces, on saisit le tribunal parce que, ni les instances professionnelles, ni les instances syndicales ne semblent vouloir se mobiliser sur de tels constats, Sauf qu'elle pratiquent l'empathie, ce qui ne fait pas avancer la question.
Et une fois le tribunal saisi, inutile de vous dire que la vie dans votre administration ne vous est pas facilitée. Quant au tribunal, il n'échappe pas lui-même à la règle de la culture régionale: pour avoir porté plainte sur des faits très graves au pénal, je n'ai pu que constater comment le juge décidait de refuser de donner suite !
Alors que reste-t-il au DGS ? se soumettre à la règle du milieu... ou dégager.
Voilà, cher lecteur, comment ça se passe dans le si joli pays ch'ti. Et s'il y en a encore qui ont un doute, il leur suffit de m'interroger. Ils auront l'explication nécessaire, faits à l'appui.
cimares


mercredi 29 octobre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (23) : les leçons du passé éclairent le présent et l'avenir...

Encore récemment, sur ce blog, on me disait qu'il ne servait à rien de remuer le passé et qu'il fallait regarder vers l'avenir. On se doute d'où vient cette critique ou ce conseil, comme on voudra... Si je me livre à cette exploration de ce passé si proche, c'est bien parce que le présent et le futur de la vie héninoise sont directement concernés par ces événements.Ne serait-ce que pour les raisons suivantes :
- l'ancien maire a été condamné en première instance, notamment pour détournement de fonds publics. Ou est passé cet argent détourné ? Le procès de Béthune n'a pas répondu à cette question... Espérons qu'il en ira autrement devant la cour d'appel de Douai en décembre; 
- je remarque d'ailleurs que les Héninois ont bien compris ce qu'avait fait G. Dalongeville (le procès et les médias y ont amplement contribué), puisqu'ils lui ont accordé moins de 10% des suffrages exprimés quand GD eut l'outrecuidance de se représenter devant eux en mars 2014... Rappeler ce qui s'est passé peut être un barrage efficace à une nouvelle réapparition, dans l'avenir, de celui qui a ruiné la ville et favorisé, ainsi, l'arrivée du FN;
- je n'oublie pas, également, que la mise à l'écart de GD en avril 2009, a conduit une nouvelle majorité au pouvoir. Que cette majorité n'a fait qu'accumuler erreurs sur erreurs (nous y reviendrons par la suite) et a permis, malgré tous les cris d'alarme, de rendre majoritaire le FN en  5 ans (voire moins puisqu'il semblerait que c'était déjà le cas à l'issue des cantonales de 2011). 

Ce rappel du passé, je continuerai à le faire puisque les deux derniers maires, responsables donc de la situation d'aujourd'hui, fourbissent leurs armes pour 2020 ! Evidemment, l'inéligibilité probable de l'un et l'âge avancé de l'autre devraient, naturellement, avoir raison de leurs prétentions... En attendant, il faut faire place nette et laisser la place à de nouveaux démocrates pour restaurer la crédibilité de la politique à Hénin-Beaumont.

"Pour enfoncer le clou", je fais référence, ci-dessous, à 2 affaires, qui ont, en leur temps, défrayé la chronique locale. En effet, elles font bien comprendre comment les élus de l'époque ont fermé les yeux ou se sont tus devant les agissements de leur maire. Rappeler cela devrait inciter les lâches d'alors à ne plus se représenter aujourd'hui...



Dans la première affaire, sous l'article cité ci-dessous, je rappelais combien était évidentes les compromissions du maire de l'époque :
Des surfacturations manifestes, des prestations facturées non effectuées: pas besoin d'être grand clerc pour se douter que l'argent n'allait pas entièrement dans les poches de ADG-Sécurité...
On aurait pu également se poser des questions sur le saucissonage (le fait de faire plusieurs marchés en dessous de certains seuils, pour éviter un autre seuil) pour ne pas avoir à recourir à une procédure au niveau européen.
Un peu plus de recherches (mais quand on cherche on trouve) auraient permis de déceler une autre fraude aux règles de la commande publique. Une société toulousaine a été sollicitée 2 fois en 2006 (25 000€ environ) et en 2008 ( plus de 90 000€) pour des prestations sur le terril du Pommier. Des prestations identiques, en d'autres circonstances, ont été sollicitées auprès de ADG Sécurité, pour des tarifs presque identiques.
Et qu'auraient découvert de zélés et curieux élus? Que les représentants légaux des 2 sociétés étaient les mêmes...Comme des élus, c'est perspicace, ils se seraient poser des questions sur cette division artificielle de commandes...
Je ne veux plus entendre l'argument: "on ne pouvait pas savoir". Les exemples que j'ai cités montrent que les élus de la majorité ont agi, soit, dans le meilleur des cas, par incompétence, soit par paresse, soit par la pratique de la politique de l'autruche...
Dans les 3 cas, c'est hautement condamnables!

Dans un second article de l'époque, je faisais allusion à 2 dossiers dont la justice ne s'est pas saisie, on se demande bien pourquoi !

Sur le legs d’un particulier à la ville

C’est, à mon avis un dossier choquant, parce qu’il ne respecte pas la volonté d’un citoyen décédé, et parce qu’on a fait fi de l’information correcte du Conseil municipal :

- Concernant ce dernier point, les conseillers municipaux, le 15/7/2006, ont voté une délibération les informant que la commune avait été désignée comme légataire universelle par une habitante, mais sans connaître le contenu et les montants de ce legs. A vrai dire, aucun élu n’a posé de questions à ce sujet…

- Sur la volonté de la légataire, les terres ne devaient pas être revendues pendant 99 ans. Comme elles n’ont pas été inscrites dans les actifs de la ville (qui perçoit pourtant les loyers), le jour où on les revendra, personne ne sera à même de vérifier si la volonté du défunt a été respectée. De même la légataire avait souhaité que son legs soit utilisé « pour améliorer l’aide aux personnes âgées à domicile ». Bien sûr les 1,9 millions en jeu n’ont jamais été affectés au CCAS, comme il se devait et l’argent a servi à combler le déficit de la ville ! D’ailleurs l’immeuble, qui aurait dû être inscrit dans le patrimoine, a été vendu (175 000 euros), et le montant n’a jamais servi au but noble auquel il aurait dû être consacré…


Et pourtant certains élus (et agents administratifs) étaient au courant (c'est par eux que j'appris cette "captation d'héritage")

Concernant la résidence de Léon:

Celle-ci fut bien évoquée lors du procès de Béthune en 2013, mais sans qu'il n'y ait eu de suites judiciaires, alors que les responsabilités semblent établies... Je vous livre ma conclusion de l'époque (4 mai 2009)  :

"Une gestion déplorable, l’argent des contribuables une nouvelle fois bradé, des personnes peu recommandables ayant tourné autour de ce dossier pour des raisons que l’on ignore : il s’agit là d’une belle illustration de la gestion de la ville ces 8 dernières années !"







vendredi 17 octobre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (22) : nouvelles élections en vue et espoir d'un renouveau.

J'avais, en cette fin avril, évoqué presque les mêmes propositions qu'aujourd'hui :

"il est clair aujourd'hui que le Parti Socialiste à Hénin-Beaumont doit se reconstruire à partir de militants n'ayant pas été compromis avec les pseudos gens de gauche qui ont géré la ville, sans scrupules. Il faudra être patient pour cela: nettoyer les écuries d'Augias prendra du temps, mais les militants pourront s'investir, travailler et se former, dans un Parti propre . J'ai bien l'intention d'y apporter ma contribution". Les années qui ont suivi ont montré que le PS était incapable de se corriger... et pourtant l'idée y était : débarrassons-nous de ceux qui ont cautionné, par leur participation, les errements passés...à savoir les élus de 2008 et 2004. Maintenant il faudrait y ajouter ceux de 2009 !

- le PS 62, dans le Bassin Minier, a, trop longtemps, vécu sur des schémas figés, sans renouvellement régulier de ses cadres politiques, ce qui a nuit à son dynamisme et empêché l'osmose entre les dirigeants et les militants. Je suis prêt à participer à ce changement" . Même incapacité du PS

- "je maintiens qu'à Hénin-Beaumont, c'est autour du PS (revu et corrigé) et de l'AR que l'union de tous les démocrates doit se faire". J'y ai cru...... Mais le PS62 n'ayant pas fait son aggiornamento, cela devint vite illusoire...


Le 2 mai, la machine se mettait en route : Gérard Dalongeville, récemment mis en examen et écroué pour "détournement de fonds publics", a été suspendu de ses fonctions de maire d'Hénin-Beaumont pour un mois par la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, annonce la préfecture.

"Cette décision se fonde sur les manquements graves et réitérés de M. Dalongeville aux devoirs qui lui incombent en sa qualité de maire et d'ordonnateur et qui ont conduit à une profonde détérioration de la situation financière de la commune", explique la préfecture dans un communiqué.
L'arrêté en date du 27 avril a été publié samedi dans le Journal officiel, ajoute la préfecture précisant que "cette suspension est effective depuis sa notification à l'intéressé le 30 avril 2009".

J'en concluais que le Maire pouvait être ensuite révoqué après le délai d'un mois démarrant le jour où le décret est définitif: par décret motivé pris en Conseil des Ministres (art 2122-16 du CGCT).
On savait que suite à la révocation, le conseil municipal doit désigner un nouveau maire (en application de l'article L-2122 du CGCT).
J'annonçais alors que, vu les délais et les vacances d'été, les élections auraient lieu en septembre... le Préfet fit diligence et les élections eurent lieu dès la fin juin !

jeudi 16 octobre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (21) : on en savait suffisamment en 2008 pour ne pas soutenir Dalongeville.


Il m'est reproché, de temps en temps, de ne pas avoir dénoncé suffisamment tôt les agissements de G. Dalongeville. Ne doutons pas que ceux qui s'expriment ainsi veulent se disculper de leur inaction de l'époque. D. Percheron a toujours affirmé, par exemple, qu'il ignorait, jusqu'à l'arrestation de son protégé, ce qu'il avait fait. Nombre de conseillers régionaux socialistes ont entendu mes rapports alarmistes relayés depuis 2007 sur ce blog : j'ai bien peur que, à part Stella Duneufjardin, aucun ne témoignera de ce que j'ai pu raconter (peut-être MN Lienemann ?). 
Ce que je savais, à l'époque venait d'employés municipaux outrés, des rapports et avis de la CRC, dont les visites s'interrompirent en 2006 et 2007 (et là, la responsabilité de l'Etat est énorme), de la fureur de fournisseurs évincés ou non payés. A l'époque, l'Alliance Républicaine et La Voix du Nord rapportaient également les dérives dalongevilliennes...

Les 28 et 29 avril 2008, je mettais sur la table les affaires dont on parlait dans les milieux informés : ainsi l'intermédiation d'un entrepreneur condamné lors du procès de Béthune, en 2013. L'affaire du Cèdre bleu n'a jamais été évoquée en justice, on se demande bien pourquoi, tant la ville a favorisé (et c'est un euphémisme)  le locataire qui était cet entrepreneur. L'affaire était bien connue (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/pele-mele-heninois-3.html). Par ailleurs, le véreux Guy Mollet était connu comme le loup blanc et l'on se racontait les affaires douteuses en liaison avec la mairie, à travers le Journal du Pays. Sans connaître les détails, tout le monde savait qu'il y avait là une pompe à fric (voir le même post que ci-dessus). 
Le lendemain (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/pele-mele-heninois-4.html) j'évoquais d'autres affaires aussi connues depuis quelque temps, et que la CRC a évoqué plus précisément : l'histoire de la SARL Tilloy (sans suites judiciaires) et les taxis aériens, évoqués à Béthune.
Et encore n'évoque-t-on qu'une partie des dossiers, un lecteur en énumérant d'autres bien connus depuis plusieurs années : "Quid de la voiture de fonction de P.Darchicourt, Quid du Centre Pedestre, Quid de la Saemic, Quid de la Carpe Héninoise, Quid de la Course cycliste Hénin/Dourges, Quid du Tournoi International de football Hénin/dourges, Quid de l'organisation des Médiévales, feu d'artifice..."
Cimares donnait une réponse indirecte : "Curieusement, les autorités socialistes de ce département et de la région ont fait fi de ces faits pourtant rapportés par A. Alpern en leur temps. A Alpern n'était pas le seul à dénoncer ce système et d'autres militants socialistes l'on payé puisqu'ils se sont trouvés radiés de fait de la section avec beaucoup moins d'égards que ceux développés aujourd'hui par le national pour statuer sur le maintien de Dalongeville dans les rangs du PS.
Cela me rappelle le système féodal de la preuve où il fallait dix témoins du tiers état pour valoir un seul témoignage de la noblesse.
Le parti socialiste du Pas de Calais a amélioré le système féodal: même cent témoignages des militants ne valent jamais les dires de du maire socialiste d'Hénin Beaumont
Ce qui est vrai pour Dalongeville vaut pour les autres.
Étonnons nous après de l'estime et de la crédibilité portés au monde politique par le commun des mortels...
Vous faites tâche dans ce monde, M. Alpern, et permettez moi de vous féliciter. Votre action permet de sauver l'idée que l'on peut avoir du parti Socialiste. L'on peut alors imaginer que ses dirigeants locaux ne sont pas qu'une association de malfaiteurs puisqu'ils n'ont pas encore osé demander votre exclusion.
Bravo! vous êtes l'exception à la règle de soumission que je ne cesse de vilipender et qui a fait la force (et la faiblesse) de la fédération de ce département."
Je vous invite à lire les autres commentaires sous l'article du 29 avril.

Je réitère donc ce que je disais précédemment : beaucoup des turpitudes de Dalongeville étaient connues avant 2008. Je n'ai fait que les rapporter en menant des enquêtes pour préciser leur ampleur et c'est la CRC qui a donné les détails.
C'est pourquoi j'en veux à ceux qui ont suivi Dalongeville en 2008 et qui ont réitéré en 2014. Les premiers étaient autant au courant que moi, et pourtant ils ont fait liste commune avec l'aval de la Fédé du Pas-de-Calais, les seconds ont dû être frappés de surdité lors du procès de Béthune, puisqu'ils ont accepté d'être sur sa liste 9 mois plus tard !

vendredi 10 octobre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (20) : les errements du PS.


"Les socialistes sont gênés aux entournures"  Le bureau national du Parti socialiste a prononcé, hier soir, la « suspension » du maire de Hénin-Beaumont, Gérard Dalongeville, titre Nord-Eclair du 22 avril, qui continue ainsi :
"Certains socialistes n'ont toujours pas digéré la réintégration du maire, en juin 2008. « Les élections étaient gagnées contre le FN, quel besoin avait-on de le réintégrer ? », s'était alors interrogé l'un des membres de la majorité municipale. « J'ai émis les plus vives réserves sur cette décision », explique d'ailleurs Serge Janquin, à l'époque premier fédéral PS du Pas-de-Calais. AA : C'est effectivement ce qu'il m'avait déclaré quand j' étais allé le voir en 2007, m'offusquant que le PS s'apprête à soutenir Dalongeville, voire même à le réintégrer; Il m'avait dit textuellement : "Tant que je serai 1er Secrétaire, il ne reviendra pas au parti et il a tenu parole car c'est sous la direction de C. Génisson que GD fut réintégré en juin 2008. Nord-Eclair : " C'était un processus mécanique, explique Christophe Borgel, secrétaire national du parti aux fédérations. Il donnait alors l'impression de vouloir redresser les comptes. » Ce que ne confirme pas Serge Janquin : « En juin, des rumeurs circulaient sur les affaires judiciaires. J'ai demandé à Gérard Dalongeville des preuves de sa bonne foi, et je ne les ai jamais reçues ». AA : Hum ! Depuis 2007, j'écrivais et disais la réalité aussi bien à Janquin qu'à Percheron."Sauf qu'au PS, ils sont toujours nombreux à jurer avoir découvert le pot aux roses lors de l'interpellation du 9 avril. C'est le cas de Daniel Percheron, président de région (AA : il ment). C'est aussi celui de Jean-Pierre Kucheida, député-maire de Liévin. « Comment a-t-il pu tromper autant de monde aussi longtemps ? », s'interroge celui qui a pourtant employé Gérard Dalongeville au Conseil supérieur de l'électricité et du gaz. De fait, le maire de Hénin-Beaumont a croisé beaucoup de monde depuis son baptême du feu électoral, en tant que directeur de campagne du député Albert Facon, en 1997. Pour Guy Delcourt, le député-maire de Lens, « on s'est servi de la menace du FN pour obtenir sa réintégration au PS ». Qui est-ce « on » ? Guy Delcourt botte en touche : « C'est le manque de lucidité et de courage. ». AA : Il avait raison, G Delcourt et il savait qui "manquait de lucidité et de courage", nous en avions parlé librement, à plusieurs reprises. Lui et Frédéric Cuvillier (maire de Boulogne et futur ministre) en discutaient régulièrement et nous devions nous rencontrer sur le sujet... Mais l'opposition, à l'intérieur du parti, ce n'était pas chose facile, surtout quand on "doit" beaucoup au véritable patron, qui du haut de son Conseil Régional, aide les communes concernées, Lens (Le Louvre) et Boulogne (le port).
J'ai résumé tout cela dans : http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/pele-mele-heninois-2.html. Voir notamment le passage sur les errements du PS.

Pendant ce temps-là, on parle beaucoup du "repas pizza" que M. Le Pen, a dévoilé lors du dernier conseil municipal en mettant en cause Christine Coget. Sur mon blog, on assure que d'autres responsables de l'AR y participaient (pas Daniel Duquenne).

Le 26 avril, j'expliquais comment procéder pour qu'il y ait de nouvelles élections :  "si le Maire est révoqué, le Conseil Municipal réélit un Maire parmi ses membres, mais il faut que le conseil soit au complet, au moment du vote (Article L2122-9 CGCT). Cela ne devrait pas poser trop de problème: il suffit que les membres de l'opposition démissionnent et que leurs suivants de liste ne les remplacent pas tous". C'est effectivement ce qui allait se passer, quelques jours plus tard, sur conseil du Préfet à MNL Lienemann, en la prévenant de la révocation imminente de GD pour que les démissions soient effectives avant cela, sinon le conseil municipal, pouvant siéger légalement, élirait en son sein son nouveau maire...

dimanche 28 septembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (19) : Mellick et Dalongeville...

Dans un post encore très lu aujourd'hui (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/bethune-mellick-et-henin-dalongeville.html), j'avais fait la comparaison entre ces 2 hommes que j'ai côtoyés, en relevant les points suivants :

"- JM et GD ont en commun d'être affables, courtois et à l'écoute. D'avoir été "poulinés" par Daniel Percheron. Ils ont accédé au pouvoir, pour GD, à moins de 30 ans, JM à 36 ans.
L'ex-Maire de Béthune était d'un abord plutôt froid, le futur ex-Maire d'HB, toujours jovial.
- JM était un "tueur" (j'en ai été la cible...), je ne suis pas sûr que GD arrive à sa cheville.
- JM n'a jamais connu la prison...
- JM savait bénéficier des subventions. Par exemple, concernant le programme ANRU : HB était éligible et nous n'en sommes nulle part, aujourd'hui. JM a monté des projets ANRU de qualité, même si le Maire actuel a repris, en l'étendant et en l'améliorant, semble-t-il, le projet d'éco-quartier de la friche Testut.
- JM était un développeur et un bâtisseur. Inventif, GD ne le fut pas...
- Même mépris des 2 hommes pour tous ceux qui ne sont pas de leur avis .
- JM s'est entouré de personnalités de qualité et se débarrassait de ceux qu'il pensait lui faire de l'ombre . GD a préféré, jusqu'en 2008, s'entourer de personnes plutôt pâlottes...
- le clientélisme: l'embauche de proches, pour les 2. Mais aussi la distribution de billets de banque. Pour JM, cela est bien connu. Pour GD: c'est une hypothèse;
- le détournement de fonds: JM ne fut jamais mis en cause, malgré la rumeur publique, GD, par contre, d'après les chefs d'inculpation, se serait laissé aller à des méthodes grossières de surfacturation, ou de facturation bidon... 
- financements douteux: Guy Mollet (qui avait sévi dans le Béthunois auparavant) avec son Journal du Pays à Hénin-Beaumont, pressait les Entreprises pour qu'elles financent des encarts publicitaires. Le Journal du Sivom (communauté du Béthunois) utilisait les mêmes méthodes pour faire payer les Entreprises fournisseurs dont le DGS et responsable de la publication était  JPC .
- A Béthune, les rumeurs bruissaient autour des "affaires" et JM ne fut jamais inquiété. A Hénin-Beaumont, les affaires de La Carpe Héninoise, des terrains à Beaumont et du Journal du Pays, qui faisaient la une de "radio-trottoir", depuis ces dernières années, ont éclaté. 
- les sections PS ont été des sections "captives" dans lesquelles aucune divergence n'était admise. La différence est qu'à HB personne n'a regimbé, même si la durée de vie de la pseudo-section a été très courte.
- Grande différence de situation: l'état financier catastrophique à HB... 

Si vous voulez vous régaler, lisez les commentaires de l'époque, c'est du croustillant et encore, je me souviens avoir censuré..."

samedi 27 septembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (18) : l'ère post-Dalongeville commence.


On confirmait le 9 avril que GD, Claude Chopin et Guy Mollet était mis en examen pour détournement de fonds publics par personne chargée d'une fonction publique, complicité et recel de cette même infraction, faux en écriture privée et usage de faux, favoristime et recel de favoritisme. Des faits qui, s'ils sont confirmés, font encourir à leurs auteurs jusqu'à 10 ans de réclusion et 150 000 euros d'amende.
Le soir de ce 9/4, Gérard Dalongeville s'est vu signifier son placement en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention du tribunal de Béthune.

En vue d'élections prévisibles j'appelais, le 11 avril, à une union des forces républicaines : 
"Cette union doit se faire autour de l'Alliance Républicaine et du PS, mais le vrai PS (notamment les militants qui se sont opposés à GD). Bien entendu que les Verts, le Modem, le PRG, le PC voire le MDC ont toute leur place, mais également les personnes qui ont su rester dignes ces dernières années.
- L'AR est incontournable. Non seulement parce qu'elle a mené un combat implacable, depuis de nombreuses années, contre le futur ex-maire, mais aussi, parce qu'elle a réalisé un bon score de 19% en mars 2008.
- Le PS: parce que je suis convaincu que, malgré les erreurs, il reste, non seulement des socialistes prêts à s'investir dans l'avenir de la ville, mais, également parce que pour reconstruire HB, nous aurons besoin du Conseil Régional et du Conseil Général."

Les attaques commençaient à pleuvoir contre moi, alors que je me considérais plus comme un "facilitateur" que comme souhaitant mener une liste. Mes détracteurs mettaient en doute mon action politique à Béthune, ainsi que mon positionnement au sein du Conseil régional.
Aussi je décidais de raconter "ma vie politique" :

Le maire de Béthune me vint en aide dans un commentaire du 16 avril :

J'ai connu Alain ALPERN en arrivant à Béthune à la fin des années 80. Nous avons travaillé ensemble lorsque j'étais directeur de cabinet à la mairie de Béthune. Je peux témoigner de sa probité et de ses valeurs de démocrate animé par l'idée de servir les autres. La vie politique dans le Pas-de-Calais, je peux en témoigner, n'est pas un long fleuve tranquille. Quand on est à gauche et que l'on veut trouver sa place pour être le plus utile à la chose publique, les parcours sont parfois chaotiques. Et ce qui pourrait apparaitre ailleurs comme de l'opportunisme n'est souvent dans notre département que preuve de courage politique.

Stéphane SAINT-ANDRE
Maire de Béthune

Le 18 avril 2009, "honneur" suprême pour Hénin, paraissait un article dans Le Monde http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/paru-dans-le-monde-ce-jour.html, dont voici quelques extraits :

"Depuis que "M. le maire" a été écroué, le 9 avril, les élus de la majorité municipale ont d'un commun accord décidé qu'aucun d'entre eux ne franchirait le seuil de son bureau. Comme si l'endroit, au rez-de-chaussée de l'imposant hôtel de ville, évoquait la fameuse pièce secrète de Barbe-Bleue.
C'est d'ici que, pendant huit ans, Gérard Dalongeville (PS), mis en examen pour détournement de fonds publics, a dirigé Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), aujourd'hui au bord de la faillite. Dissimulé derrière une boiserie, on y a trouvé un coffre contenant 13 000 euros en liquide dont le maire a assuré aux enquêteurs ne pas connaître l'existence. "On découvre l'envers du décor. Ça peut paraître naïf, mais aucun élu ne s'y attendait", assure Jean-Bernard Deshayes, devenu premier adjoint la veille de l'interpellation du maire.
...
Ceux qui l'ont croisé évoquent la double personnalité d'un homme "qui s'est laissé pousser la barbe pour se vieillir". Secret, voire hermétique, Gérard Dalongeville sait aussi afficher une faconde très ch'ti et un redoutable sens du contact. "Il avait le souci de rendre service à tout le monde", souligne M. Deshayes. Multipliant les contrats d'embauche à durée déterminée, Gérard Dalongeville a organisé une forme de traitement municipal du chômage teinté de clientélisme.

Cette commune de 27 000 habitants dont les charges salariales pèsent 60 % du budget de fonctionnement comptera jusqu'à 765 employés.
...
Les premiers éléments de l'enquête vont bien au-delà de la dérive massive des finances de la ville que la cour régionale des comptes avait déjà pointé à plusieurs reprises. La procureure de laRépublique de Béthune fait état d'un système de fausses factures dont l'ampleur est évaluée à 900 000 euros, mais qui pourrait atteindre 4 millions d'euros. Des prestations (vidéo-surveillance, gardiennage, entretien des bâtiments et espaces publics) auraient été facturées sans réelle contrepartie.

Les enquêteurs, qui n'excluent pas un enrichissement personnel, s'intéressent aussi à des voyages en avion-taxi payés à un certain Guy Mollet, homme d'affaires controversé et organisateur de courses cyclistes, lui aussi mis en examen et incarcéré." 

jeudi 25 septembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (17) : Exit Dalongeville...

Après le conseil municipal du 30 mars et l'annonce imminente d'une procédure judiciaire contre Dalongeville, les supputations étaient légion. Par exemple dans le post du 1er avril (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/dans-le-maelstrom-heninois-1.html), différents scénarios étaient évoqués pour finir par aboutir à  la conclusion suivante : "dans tous les cas de figures, on va vers de nouvelles élections municipales. Et probablement en septembre" (ce fut fin juin, en réalité !).
Malgré tout ce que l'on pouvait anticiper, GD eut le temps de réunir un nouveau conseil municipal (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/04/conseil-municipal-de-ce-soir.html)  dans une ambiance hystérique (300 personnes) et de faire voter le retrait des délégations de MN Lienemann et D. Noël, et ce, à une très forte majorité (22 voix contre 12): ils furent remplacés par M. Chruszez et Mme Philippowicz. Contre toute attente, le poste de premier adjoint revint à JB Deshayes à qui je réservais la description suivante :  "beaucoup pensent qu'il ne fera pas d'ombre à celui qui tirera les ficelles derrière (devinez qui?). Un petit conseil à l'opposition: soyez gentils avec lui, sinon il se met à bafouiller, dès qu'on l'énerve...".  Quelques remarques à l'issue de ce CM, suivi par une douzaine de journalistes :

"- Marie-Noëlle Lienemann n'a donc pas été suivie par les élus PS (à part Pierre Ferrari), qui ont désobéi aux ordres de la Fédé (au sujet du communiqué PS, le journaliste P. Wallart a écrit: "le PS crie la bouche fermée"). Non seulement désaveu de MNL, mais la Fédé la soutenait-elle vraiment? Nulle menace d'exclusion; en tout cas, pas celle du Maire... 

Quelle était la crédibilité de MNL après cet échec ?

- A noter qu' il se confirme qu'Albert Facon exprime, à cors et à cris, son envie de sauver HB (et, incidemment, par là, retrouver la Présidence de la CAHC...). Il était présent au Conseil hier soir, puis est parti après le vote concernant MNL. Certains disent qu'il a filé directement à Lens, au siège de la Fédé: les mauvaises langues vont même jusqu'à y avoir entendu une nouvelle fois le message messianique... 
Le PS a-t-il lâché MNL pour soutenir Facon ?

- Mme Le Pen, et, une nouvelle fois, je suis bien obligé de l'écrire, a été juste dans son agressivité, et a fait mouche à chaque fois. Je regrette que personne n'ait pu se montrer à la hauteur, même si les différentes interventions des opposants étaient bonnes, mais encore, une fois, pas assez mordantes .

- La seule qui fut mordante: Christine Coget, qui s'est attaquée courageusement à Marine Le Pen, mais le retour de bâton fut immédiat: la candidate FN aux européennes lui rappela leur repas en tête à tête avant les municipales..."  
C'est l'histoire de la fameuse pizza qui aurait rassemblé d'autres personnes que ces 2 conseillères municipales... On en parle encore aujourd'hui et cela participa au discrédit de C. Coget et relança les interrogations sur les relations FN/Alliance républicaine...

Le lendemain matin, le 7 donc, on apprenait que G. Dalongeville avait été cueilli à son domicile et mis en garde à vue, de même que Guy Mollet et Claude Chopin. Voici le portrait que je dressais d'eux ce matin-là :
"Guy Mollet est cet affairiste de triste réputation qui avait sévi dans le Béthunois pendant pas mal d'années et que j'ai eu le plaisir (...) de retrouver sur Hénin, puisqu'il éditait le Journal du Pays, à la gloire de Dalongeville, avec toutes les dérives que vous pouvez imaginer, quant aux publicités. Guy Mollet était notamment l'organisateur du Grand Prix d'Isbergues. Je ne sais si c'est à ce titre là qu'il a été, en son temps, déclaré en faillite, mais il avait, je me souviens, interdit de gérer.
En 2004, agacé par un numéro de son journal qui comportait 16 photos de Gérard Dalongeville, j'en avais adressé un exemplaire au Canard Enchaîné qui avait publié un article sur le sujet...
Je rappelle que "Le journal du pays", qui a interrompu depuis quelque temps sa parution ("ça sent le roussi m'avait-on répondu en mairie"!), permettait à GD de s'affranchir de son obligation de laisser un espace à l'opposition. Le journal a été mis en liquidation judiciaire depuis janvier 2008.
Quant à Claude Chopin pendant longtemps 1er adjoint, chargé des finances, il est évidemment au courant de beaucoup de choses. Sauf erreur de ma part, il serait le beau-père du Président de la "Carpe héninoise" qui a été condamné, il y a peu, pour prise en charge de frais qui concernaient une activité municipale qui n'avait aucun rapport avec la pêche! Ce Président avait dit à époque qu'il avait agi sur ordre..."

A l'issue de cette garde à vue, prolongée de 24 heures, on apprit, le 8, que les trois hommes étaient de nouveau auditionnés par la section financière de la Police judiciaire de Lille au commissariat de Lens et seraient déférés le lendemain au parquet et pourraient être mis en examen pour infraction aux règles des marchés publics et détournement de fonds publics par le biais de fausses factures.

mercredi 24 septembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (16) : le 30 mars 2009, le début de la fin de G. Dalongeville


Le 30 mars était programmé un conseil municipal. Dans la journée, je confirmais " les rumeurs (et donc ce n'en sont plus) qui courent depuis quelques heures sur Hénin, à savoir que le Préfet à l'intention de demander au gouvernement de suspendre notre maire de ses fonctions".
Ce fameux conseil dura 5 heures et demie ! http://alpernalain.blogspot.fr/2009/03/conseil-municipal.html et http://alpernalain.blogspot.fr/2009/03/questions-apres-une-folle-soiree.html
Dans un jeu qu'a repris aujourd'hui la municipalité frontiste, lorsque le public put pénétrer dans la salle du conseil, cette dernière était déjà emplie de sympathisants du maire... MN Lienemann  annonça que, "sur instruction de son parti, elle ne prendrait pas part au vote du compte administratif 2008, ni à celui du Budget Primitif 2009, par manque de fiabilité des chiffres." Les 2 furent adoptés avec 2 voix socialistes "renégates" pour (dont celle de JP Chruszez devenu le factotum de Dalongeville comme il avait été, auparavant, celui de Melllck).
Comme les menaces de suspension du Maire étaient de plus en plus précises, et que, dans ce cas, le 1er adjoint exerce automatiquement les fonctions de maire pendant un mois, Dalongeville voulait éviter que MNL première adjointe, soit en position de devenir maire et il souhaita lui retirer ses délégations. L'intention de GD était donc de faire élire JP Chruszez comme premier adjoint,  ainsi récompensé de ne pas avoir trahi le Maire ! Mais, pour cela, il fallait réunir un nouveau conseil municipal, or le temps pressait car "le Préfet était décidé à aller très vite".
Concernant le personnage de G. Dalongeville, je le décrivais ainsi: " je comprends que certains puissent être ou avoir été fascinés par lui. Homme courtois, à l'écoute, affable, disant toujours oui, placide, imperturbable, une ironie prête à bondir à tout instant, c'est manifestement un velléitaire, dopé par le pouvoir, incapable d'aller de l'avant. Sans avoir jamais travaillé avec lui, je le soupçonne d'être paresseux et sans aucune envergure et vision de l'avenir."


Ce soir-là, on me demanda "si j'étais satisfait d'avoir finalement eu raison. Certes, j'étais content que ce mauvais rêve prenne fin; certes, je regrettais que l'on ne m'ait pas écouté, non seulement avant les municipales, mais surtout depuis; je pensais, notamment à travers ce blog, mais également à travers moult rapports, avoir suffisamment averti, depuis juin, des turpitudes avérées de GD. Il est vrai qu'il était difficile pour le PS de le renier quelques semaines après l'avoir à nouveau adoubé."
Parmi les autres acteurs de la soirée, j'avais dépeint ainsi certains élus: "un P.Ferrari inspiré, un David Noël, un peu en retrait malgré ses votes courageux, un Daniel Duquenne sérieux, un Georges Bouquillon matois, une C.Coget goguenarde, mais étrangement disparue tôt dans la soirée (certes, il fallait aller travailler ce matin), une M.Le Pen pugnace et, cela me fait mal de l'écrire, la plus mordante de tous..."

Dans un commentaire du 31 mars, je répondais à une question sur mes intentions sur HB : 
- "je pense que depuis que je suis à HB (2005), je n'ai pas varié d'un iota sur mon attitude envers GD;
- j'ai refusé à plusieurs reprises de figurer sur la liste qui a finalement gagné. (A trois occasions, Dalongeville directement ou indirectement, m'avait proposé un poste d'adjoint)
- j'ai renoncé à mener une liste quelques semaines avant les élections municipales de 2008, estimant ne pas pouvoir atteindre un score qui aurait pu peser, et cela au grand dam de mes colistiers...
- même si j'ai soutenu l'AR, je n'estimais pas les conditions réunies pour y être actif;
- je m'enorgueillis, au même titre que l'AR, d'avoir vu juste sur le Maire. Mais je suis triste d'avoir eu raison, car j'aurais préféré un autre Maire que GD;
- ceux qui me connaissent savent ma haine vis-à-vis des idées portées par le FN (même si aujourd'hui elles sont édulcorées pour mieux passer, la nouvelle affaire du détail de JM Le Pen et le désaccord manifesté par sa fille, nous montre bien quel est le fond de la pensée de ce parti). Comme vous le savez, le FN joue son avenir national à HB. Je ne veux pas être de ceux qui n'auront pas résisté. Mon passé, mon histoire familiale et mon action actuelle (notamment dans les milieux éducatifs) sont les garants de ce combat que je continuerai à mener même après le temps de la politique; 
- aujourd'hui, je me sens en grande partie en phase avec l'AR et j'espère qu'un rassemblement autour du PS et de l'AR, de toutes les forces qui se réclament des mêmes valeurs pourra se constituer après le départ de GD. (Ce ne fut pas le cas, comme on le verra);
- quant à moi, mon ambition, pendant les quelques années qui me restent pour exercer une activité politique (j'ai 62 ans et j'ai beaucoup de projets personnels), sera de contribuer à remettre HB sur les rails... Je ne pense pas être un charognard, ni un opportuniste, comme vous le voyez, mais un citoyen soucieux de participer au rétablissement des valeurs républicaines sur HB." Cet objectif n'a pas été atteint...




dimanche 21 septembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (15) : au sujet d'un "jeune loup"...

A l'occasion d'un post (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/03/des-questions-sans-reponses.html) dans lequel je m'interrogeais sur certaines prises de position, je me posais des questions sur l'attitude de Pierre Ferrari. Le jeune socialiste (il allait mener une liste de gauche, quelques mois plus tard) qui s'était insurgé plusieurs fois contre des décisions de Dalongeville, avait procédé à la distribution d'un tract au même moment où un autre document l'était aussi : " Pourquoi celui de P.Ferrari aussi long? Pourquoi ce dernier, au lieu de critiquer de l'intérieur de la majorité, ne démissionne-t-il pas? Connait-il la formulation du courage politique par JP Chevènement ("quand on n'est pas d'accord, on ferme sa g...ou on s'en va")? Regrette-t-il de ne pas avoir porté plainte quand son local a été fracturé par des sbires du Maire? P.Ferrari se prendrait-il pour le nouveau Dalongeville?"

Ces questions furent relayées par un commentaire de Cimares (fonctionnaire contraint au devoir de réserve et commentateur averti de la vie politique locale). Ce commentaire pointait du doigt certaines "vérités" que l'on retrouvera plus tard :
"J'interviens sur ce blog compte tenu du sujet développé sur l'attitude du jeune Ferrari. J'ai rédigé un commentaire sur le blog du MJS dans lequel j'insistais sur le fait que Ferrari, salarié du parti socialiste, ne pouvait être considéré comme un militant du parti qui le sert et le rémunère. je rappelais aussi le fait que d'autres jeunes militants socialistes, fidèles à leur idéal, savent, eux, militer dans l'anonymat sans que leurs noms soient matraqués en permanence sur le blog contrairement à celui de l'ancien adjoint au maire d'Hénin(-Beaumont  (AA : il avait été démis de ses délégations).
Je précisais en outre que la succession était bien assurée et que le système pas-de-calaisien de reproduction "en famille" perdurait chez certains jeunes plus préoccupés de leur avenir personnel que des sujets variés sur lesquels ils prétendent donner des leçons.
Enfin le système est bien parti pour être reproduit par ceux-là mêmes dont le but semble être de se faire un nom pour une élection future qui, à n'en pas douter, rapportera plus qu'un emploi ordinaire de salarié.
Ce commentaire semble déranger puisqu'il a été retiré.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois: chaque fois que la situation salariale ou personnelle autre que celle "officielle" martelée en permanence du "membre de l'instance nationale " ( AA : Mouvement des Jeunes socialistes) est évoquée, cela dérange le modérateur (AA : Pierre Ferrari) qui retire le commentaire; commentaire qui n'est pourtant pas offensant, puisqu'il ne fait que donner un autre éclairage, au vu de la réalité des faits, sur la personnalité du jeune qui aspire à bénéficier d'un emploi électif. (AA : on notera l'humour concernant "l'emploi électif").


Dans un article spécifique sur le sujet (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/03/henin-ville-de-la-censure.html), quelques jours plus tard, j'ajoutais : "ayant dit qu'il s'agissait probablement d'une erreur plutôt que d'une censure, j'ai, moi-même, "posté" ladite réclamation sur le blog du MJS. Elle fut retirée dans les minutes suivantes avec l'indication que le post était en cours de modération! Près de 24h après, la mention est toujours la même!" Il s'agissait donc bien d'une censure pour "crime de lèse-majesté" ! Pratique que je mettais en parallèle avec le fait "qu'à 2 occasions le Maire a, l'an dernier, fait acheter, en ville, tous les exemplaires du quotidien Nord-Eclair, ce dernier ayant eu la mauvaise idée de commettre des articles sur sa gestion, suite aux différents rapports de la Chambre Régionale des Comptes (bien entendu, Nord-Eclair n'a jamais été autant lu que ces jours-là!)". Ma question : "P.Ferrari se prendrait-il pour le nouveau Dalongeville?" prenait toute sa saveur !

Le 8 mars, Cimares récidivait : 
"Bis repetita à quelques jours: j'ai rédigé hier samedi un texte d'intervention sur le blog du MJS, pas tendre certes, mais raisonné. Il a aussitôt été retiré sans commentaire comme d'habitude. Et comme le veut un système de censure, il n'y a aucune explication. On feint l'ignorance. 
La mise en garde d'A Alpern n'aura donc servi à rien et le rouleau compresseur de l'ex adjoint au maire MJS est bien en marche, ce qui tend à démontrer la réalité des analyses menées jusqu'à présent".

2 jours après, ce matraquage produisait un résultat :" le 2eme commentaire qui avait été encore censuré sur le blog du MJS et qui vous a fait réagir vient de réapparaître ce matin, par enchantement sur le blog sous la rubrique consacrée à Florence Cassez.
Sans commentaire de l'auteur de la censure... On ne peut guère tout demander", écrivait Cimares...

samedi 20 septembre 2014

Chronique d'une défaite annoncée (14) : les affaires continuent, les élus se font prier...

Lors du conseil municipal du 12 février, je remarquais ce qui suit (une conseillère municipale, Marion, dite Marine, Le Pen, est, d'ailleurs, intervenue sur le sujet) : "Comment un maire adjoint peut-il engager la ville au point de négocier le prix d'achat des terres agricoles, de signer le permis de construire, alors que l'exploitant, bénéficiaire de la cession, est l'adjoint lui-même (sans parler d'autres terres appartenant et/ou exploitées par sa famille)!!! Je ne pense pas beaucoup me tromper en qualifiant cela, au minimum de conflit d'intérêts, et pour ne pas dire plus... Le maire a été bien imprudent de soutenir son adjoint contre les attaques de Marine Le Pen, alors que tout cela relève apparemment de la justice pénale..." Cela vint effectivement devant la justice, mais le juge déclara alors l'affaire prescrite... à 8 jours près... Le juge s'appelait Pichoff. C'est celui même qui fut, peu de temps après, suspendu pour des faits présumés de corruption, dans différentes affaires au tribunal de Béthune. Il n'a toujours pas été jugé, depuis...

Le 22 février, je reprenais un interview que j'avais accordé pour expliquer la situation héninoise (http://alpernalain.blogspot.fr/2009/02/ayant-ete-interviewe-par-un-journaliste.html)  J'expliquais le fort vote FN (en recul ailleurs en France) par le fait que l'UMP n'existait pas à HB et ne pouvait, de ce fait, "pomper" l'électorat séduit par les idées sécuritaires qui se portait, à défaut, vers le FN. "Par ailleurs la médiocrité des personnels politiques, leur mauvaise gestion de la Ville, les rumeurs sur les malversations, ont fait penser aux électeurs que le "Tous pourris" des extrémistes se vérifiait". C'est ce même dernier argument que j'ai repris après les élections municipales de 2014 qui virent la victoire du FN, dès le premier tour.
Concernant les "affaires", je résumais ainsi la situation : 
- les rumeurs : cela fait plusieurs années que les bruits les plus fous courent dans la ville. En parallèle des multiples passages de la CRC, les interventions des brigades financières mêlant interrogatoires et fouilles en Mairie et à l’extérieur, font présager le pire, à tort ou à raison. Mais tant que la justice ne s’est pas prononcée, nous devons respecter la présomption d’innocence de chacun : même les mises en examen, semble-t-il avérées, de proches du Maire, ne seront pas une preuve de culpabilité.
- Les faits : outre les constats de la CRC, il y a eu des dénis de démocraties impossibles à soutenir pour des démocrates : l’achat, à 2 occasions, par du personnel de mairie, de tous les exemplaires d’un quotidien régional qui faisait sa « une » sur les affaires héninoises ; l’absence depuis 8 ans d’espace réservé à l’opposition dans la communication locale, pourtant une obligation légale; l’effraction du local des Jeunes Socialistes par un cadre de la Mairie ; l’embauche massive de personnel juste avant l’élection, etc, etc…sans parler de la probable mise en cause pour prise illégale d’intérêts d’un adjoint, de mensonges établis du Maire (sur un dossier appelé Parcolog, par exemple)…

Je répétais (voir le n°13 de cette chronique) le lendemain  ce que devaient faire les élus en place pour précipiter la fin de Dalongeville : "Je crois que GD et sa majorité, complice, doivent démissionner de leur mandat. Il est fort peu probable que le Maire le fasse, persuadé (?) que sa vision est juste ! Mais ses colistiers, qui ne peuvent pas ne pas savoir que leur responsabilité morale, et même pénale pour certains, est en jeu, sont mouillés et leur obstination à jouer les autruches pourraient entacher leur réputation pour très longtemps. En ce qui me concerne, je pense que l'on pourrait les accuser, malheureusement le délit n'existe pas, de non-assistance à ville en danger...
Comme tous les élus d'opposition sont prêts à démissionner le moment voulu, et que nous savons que certains élus de la majorité le sont aussi, reste à convaincre quelques hésitants pour arriver à un tiers de démissions (y compris les suivants sur la liste majoritaire). Je comprends d'ailleurs ceux qui se posent des questions: pris entre un maire rassurant, et des vérités difficiles à admettre pour des démocrates, le dilemme est cornélien: le courage politique n'est pas la "chose la mieux partagée du monde"!" 
J'ai déjà raconté que les élus hésitants, que j'avais pris soin de contacter individuellemen, ne furent pas très courageux. Aujourd'hui, certains disent (et réécrivent ainsi l'histoire) qu'ils démissionnèrent quand même quelques mois plus tard, mais s'ils se résolurent alors à le faire, c'est bien parce que le Préfet avait téléphoné à MN Lienemann la veille de la décision de révocation de Dalongeville, afin que la démission des élus (selon les modalités que j'avais exposées) empêche de réélire un maire en conseil municipal (maire qui aurait été une marionnette pour GD) et provoque de nouvelles élections.