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jeudi 9 février 2017

Un point commun entre Fillon et Le Pen : le fric !

Quel mimétisme ! Quelle obsession commune (le fric) ! Quel esprit de famille chez les Fillon et les Le Pen ! Quelle faculté de mensonges par omission ! Qu'on en juge :
- Ils ont, tous les deux,  embauché leur conjoint comme attaché parlementaire.
- Ils ont également recruté la famille: les 2 enfants Fillon, une fille Le Pen (Yann) et une ex-belle-sœur Le Pen.
- Ils les ont, tous les 2, gracieusement payés : en tous les cas, beaucoup plus que la moyenne des assistants... Avec un plus chez les Le Pen.
- De forts soupçons d'emplois fictifs pèsent sur les 2 clans...

Une différence de traitement, quand même. F. Fillon est l'objet d'une campagne médiatique intense. M Le Pen, même si on en parle, est relativement épargnée... A quand le réveil de la presse pour traiter ces 2 affaires qui se ressemblent beaucoup, sur un pied d'égalité ?

Ci-dessous l'article du Canard sur les Le Pen 

Le Canard Enchaîné 8/2/2017
Les Le Pen, une famille d'assistés... parlementaires

Le conjoint de Marine, sa sœur et son ex-belle-sœur, ont bien vécu, au Parlement européen. La cheftaine du Front dénonce la droite du fric, la gauche du fric, mais pas l'extrême droite du fric...

Un conjoint assistant parlementaire, un gros salaire, des petites cachotteries... Cela ne vous rappelle rien ? Non, il ne s'agit pas de Fillon, mais de Marine Le Pen. On comprend pourquoi elle n'a pas trop envie de s'attarder sur sa propre politique d'embauche familiale et se montre d'une discrétion de violette sur les exploits du candidat LR.
Le 27 janvier, alors qu'elle est en campagne à Denain, sur ses terres du Nord, des journalistes de BFMTV lui tendent un micro dans l'arrière-salle en ébullition d'un bistrot et l'interrogent sur cette casserole : l'embauche de son compagnon, Louis Aliot, à ses côtés au Parlement européen. Mediapart avait raconté en 2013 cette belle histoire qu'il n'est visiblement pas bon de rappeler en 2017. Devant ses partisans et la caméra, la Marine lâche alors ce vilain bobard : "On s'est connus au FN, on faisait tous les deux de la politique ensemble. Ah, j'ai peut-être eu le malheur de tomber amoureux de mon assistant parlementaire ! Je suis désolée, mais c'est comme ça...". Et  d'envoyer gentiment paître le confrère de BFMTV, en lui demandant s'il a "une autre question désagréable" de ce genre...

Mi-temps juteux
Problème : réélue députée aux européennes le 14 juillet 2009, la Marine embauche, deux ans plus tard- le 1er juillet 2011-, le vice-président du FN et élu du conseil régional du Languedoc-Roussillon. Aliot est bel et bien son compagnon. La preuve : le 20 juin 2010, les deux tourtereaux ont créé à parts égales la SCI Palouma pour acquérir leur villa de Millas, dans les Pyrénnées-Orientales. D'ailleurs, tout le monde connaît leur idylle : dans les journaux, Aliot est présenté comme le "conjoint" ou le "compagnon" de la patronne. Pour sa douce, il sera "assistant local". Avec des obligations minimales. Il n'est pas contraint de vivre à Bruxelles ni de pointer au Parlement. Il est censé assister la députée dans  sa "circonscription". Et, comme il n'y a pas de permanence obligatoire non plus, difficile de cerner l'effectivité du boulot de l'amoureux ! Miracle de cette Europe : l'assistant Aliot est basé dans son fief de Perpignan, alors que sa députée Le Pen est élue de la circonscription du... Nord-Ouest. Pour ce grand écart qui force le respect, le fidèle second est correctement dédommagé : 5006 euros brut par mois, pour un travail à mi-temps. On ne badine pas avec la rémunération, au Front !
Excès de pudeur, sans doute, dans aucune de ses biographies, Aliot ne fait état de son activité d'attaché parlementaire. Pas même lorsqu'en 2012, il travaille d'arrache-pied comme directeur opérationnel de la campagne de Marine Le Pen à la présidentielle. L'Olaf, l'organisme antifraude de l'Union européenne tousse lorsque Mediapart révèle l'embauche du cher et tendre, car, à l'Assemblée de Strasbourg, il est précisément interdit de recruter son conjoint. Marine Le Pen argumente alors : avec Aliot, ils ne sont ni mariés ni pacsés, et, précise-t-elle, il ne s'agit pas d'"une relation stable" (laquelle va bien depuis, que l'on se rassure). Devant l'incrédulité générale, la présidente du FN s'en tire finalement avec ce compromis : Aliot ne finira pas la mandature, et le Parlement passe l'éponge. Aliot affirme au "Canard" qu'il n'y a pas eu de "deal", mais il est bien parti fissa à l'été 2013.

Frangine bien au chaud
Mais, outre le père, Jean-Marie, après la fille et le gendre, le clan Le Pen s'est occupé de caser la soeur. En 2009, le Menhir demande à son vieux compagnon Gollnisch de mettre au chaud sa fille Yann. Ses désirs sont des ordres, et Yann est embauchée pour 6 mois à la fin de la mandature 2004-2009, puis pendant la suivante (2009-2014), à l'exception de quelques mois. Un joli pactole à l'actif de la deuxième fille Le Pen, puisque Yann a été embauchée pour 7000 euros brut par mois, dans la plus grande discrétion.
Le tableau serait incomplet si l'on omettait Catherine Griset, fidèle collaboratrice de la présidente et assistante au Parlement européen de décembre 2010 à février 2016. Pas une forcenée du boulot non plus : selon les relevés de l'administration européenne, elle a travaillé 3 heures en 3 mois en 2014. Pour se défendre, elle a expliqué à "L'Obs" que nombre de ses heures n'avaient pas été comptabilisées car elle rentrai(t) par le parking" du Parlement. Pas dupe, Bruxelles réclame 298 497 euros à Marine Le Pen. Petit rappel : Catherine Griset, c'est l'ex-belle-soeur de Marine Le Pen, la soeur d'Eric Iorio, son ex-mari.
Le FN, c'est "les Français d'abord" mais la famille avant...


Anne-Sophie Mercier et Christophe Nobili.

dimanche 31 janvier 2016

Je ne me lasse pas de cette histoire sur l'origine des Le Pen actuels


J'ai écrit cette histoire, après de longues recherches généalogiques, en 1992. Je l'ai actualisée en 2008 et vous en trouverez le texte, ci-dessous. Mais dans un post du 18/9/2015, suite à des découvertes en génétique qui ont démontré qu'une grande partie de l'Humanité a transité par l'Arabie (avant d'être, pour certains islamisés), je me demandais si les Le Pen et les Alpern n'avaient pas une origine commune, vu la proximité sémantique (nous serions, en quelque sorte, de très lointains cousins !). Evidemment, cela nous emmène très très loin dans l'origine exacte de la famille Le Pen... Je continue mes recherches et ne manquerai pas de vous tenir au courant...


En l’an de grâce 732, vous le savez tous, Charles Martel arrêta les Arabes à Poitiers…

Parmi ces derniers, certains, charmés par la région ou, plus probablement, par certaines autochtones, ne firent pas demi-tour et s’y installèrent. L’un d’entre eux retiendra plus notre attention : il s’agit d’un dénommé Ben Ali ben Youssef, dont, par commodité, nous réduirons le nom à Ben Ali (c’est d’ailleurs ainsi, que l’on finit par l’appeler). Ce " nouvel immigré ", plus instruit que la plupart des habitants, la civilisation arabe étant très en avance, s’intégra assez facilement dans la région poitevine, en apportant ses connaissances à une société toujours avide d’apprendre. Sa prestance et son apparence physique différente séduisirent une jeune paysanne : il semblerait qu’alors les mariages exogames ne rebutaient personne, sauf, bien entendu, les familles nobles, où la consanguinité était de règle.

Notre Ben Ali et sa belle se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, pour parodier les contes, mais il faut croire ces derniers, puisque l’on retrouve, dans les registres paroissiaux locaux, trace de nombreux Ben Ali. Il ressort de ces (rares) archives que, vers 960, un dénommé Charles Ben Ali était devenu échevin d’un petit bourg près de Poitiers.

Nous nous attarderons plus particulièrement sur un sieur Philippe Ben Ali, tout simplement parce que nous avons pu reconstituer sa lignée et que nous avons repéré sa descendance jusqu’à aujourd’hui ! PBA (désolé pour l’anachronisme, mais efficacité et modernisme obligent), donc, eut une vie assez agitée, à tel point qu’il dut s’éloigner de Chauvigny près de Poitiers (il semblerait qu’il fut le seul Ben Ali dans ce bourg), et l’on retrouve trace de ses arrière-petits-enfants à Ecommoy, à quelques lieues du Mans, en 1138 . Probablement pour échapper à l’Inquisition, bien qu’elle n’ait pas sévi dans cette partie de la France, il apparaît (il appert, comme on disait) que le dénommé Pierre Ben Ali se soit converti au catholicisme, en 1377. A signaler que certains Ben Ali y avaient déjà procédé auparavant (c’est pourquoi, à travers des registres de baptême, nous avons pu suivre certaines branches de la descendance de l’immigré arabe de 732). Notons, sans nous y appesantir, car nous manquons d’informations, que 2 Ben Ali ont intégré le judaïsme. L’un, vers l’an 1000, parce qu’un érudit hébraïque a mentionné son apostasie musulmane, et l’autre, parce qu’il a collaboré à une école cabalistique à Bordeaux en 1143, époque de la munificence de cette œuvre ésotérique et mystique : d’ailleurs, il n’est pas étonnant qu’un descendant d’un peuple, qui a inventé les nombres et l’algèbre, ait participé à la Cabale, dans laquelle on pratiquait la Gematria (exégèse propre à l’ Ancien Testament des Juifs dans lequel on additionne la valeur numérique des lettres et des phrases afin de les interpréter). Merveilleuse synthèse de l’esprit humain !

La christianisation des Ben Ali eut 2 conséquences : autour du Mans, dès la fin du XIVe siècle, les Ben Ali sont devenus Ben (ainsi un Christophe Ben est baptisé en l’église de Brûlon, près de Loué, en 1399) ; et ce Ben (notamment la lignée de Philippe ex Ben-Ali) se mit à traverser la Bretagne : au fil des siècles, et notez cette pérégrination vers l’Ouest, on les retrouve à Saint Meen le Grand, Josselin, Locminé : dans cette dernière ville, pour des raisons obscures, mais ayant à faire probablement avec le soutien minoritaire de la famille avec la Révolution, pas très bien vu dans ce coin de la France ( !), la famille prend le nom de Le Ben, plus breton certes, mais n’empêche, les Le Ben furent considérés comme des pourfendeurs de la Royauté, et des mécréants révolutionnaires…
1832 : les voilà à Baud et Azaro (un Le Ben devint prêtre et se mit à dos toute la famille). Le passage à la seconde République fut-il un détonateur ? Toujours est-il que la descendance de Philippe Ben Ali changea alors de fusil d’épaule et s’ancra dans le catholicisme, et peut-être pour marquer ce virage, transforma-t-elle son nom en Le Pen, en arrivant à La Trinité-sur- Mer, quelques années plus tard. D’autres interprétations de ce changement de nom ont été soulevées et notamment celle, assez crédible, d’un mariage d’un Le Ben avec une demoiselle d’origine anglaise, dont la famille avait du mal à prononcer le nom : plus facile de dire Pen, un mot que les Anglais connaissent bien ! Une autre interprétation fut qu’il fallait se démarquer de plusieurs " sodomites " dans la famille, l’homosexualité étant particulièrement mal vue dans cette région ultra-catholique.


En tous les cas, parcours exceptionnel d’une famille arabe à l’origine, dont une partie s’enjuiva, une autre devint catholique, pendant que certains furent des révolutionnaires (politiques, mais aussi de mœurs) ou qu’une partie de la famille s’allia avec les ennemis jurés de la France. N’est-ce pas là un exemple extraordinaire de ce qui constitue la France : une diversité, un métissage propre à générer notre génie si particulier… Puissions-nous continuer à contribuer au métissage universel : en accueillant, non seulement des Arabes, mais également d’autres populations étrangères, elles-mêmes métissées ! L’exemple de cette famille est la preuve que notre politique d’intégration est la bonne, même si parfois les parcours ne sont pas linéaires.