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mardi 12 avril 2011

Economies d'énergie: comment une commune peut faire...

 Après la proposition faite la semaine dernière d'instaurer des repas bio dans les restaurants scolaires, voici un autre projet qui concerne la politique énergétique de la ville où comment réduire ses factures et en même temps aider les plus modestes à en faire de même. J'ai pris l'exemple ci-dessous d'une ville de même taille qu'Hénin-Beaumont. En fin d'article, un cadre pour appliquer cela.


André Bastier est le plus calme des hommes, ce qui ne l'empêche pas d'avouer qu'il a "toujours eu la passion de l'énergie". Mais au lieu de se vouer au vent, au pétrole ou au nucléaire, il a consacré sa vie à trouver les moyens d'utiliser l'énergie de la façon la plus efficace possible, donc de l'économiser. En mettant en pratique la règle selon laquelle "l'énergie la moins chère est celle qu'on ne produit pas". Sa démarche ne brille pas, elle n'est pas spectaculaire, mais elle constitue sans doute un moyen prioritaire de répondre au défi énergétique du XXIe siècle : penser l'énergie en fonction de la consommation et non pas de la production.

M. Bastier est chef du service énergie de la ville de Rochefort (Charente-Maritime). Depuis plus de vingt ans, il pilote une politique de maîtrise de l'énergie unique en France, qui a fait économiser près de 12 millions d'euros à sa municipalité. " Quand je suis arrivé en 1975, il n'y avait rien : une planche sur deux tréteaux, raconte-t-il. J'ai commencé par aller à la pêche aux informations, pour connaître les consommations des différents services de la ville. Quand je les ai eues, j'ai promis au maire qu'on réaliserait 25 % de mieux dans l'année, sans investissement matériel. Et j'ai réussi. " Aucune recette magique, mais une méthode, dont le principe de base est de compter précisément les consommations, de les comparer d'une année sur l'autre en tenant compte des différences météorologiques, et de chercher les domaines où le gaspillage est le plus important.

S'en est suivi un travail patient d'inventaire et d'analyse technique, de collège en bâtiment municipal, de chaufferie en station d'épuration, de serres horticoles en école maternelle. Puis d'appliquer systématiquement des moyens de réduire la consommation : ici, modifier une simple vanne, là changer la chaudière, ailleurs installer des détecteurs de mouvement pour déclencher l'éclairage. Partout, des compteurs de consommation ont été posés.

Des équipements ont aussi été installés, associant souvent efficacité énergétique et énergies renouvelables. Par exemple, la chaufferie à bois alimente le quartier des Fourriers et les serres municipales - dont la plus grande collection au monde de bégonias, une des fiertés de Rochefort. Comme la rénovation thermique des Fourriers a progressé, la chaudière est devenue surdimensionnée. Elle va permettre d'installer de nouvelles serres, pour des professionnels, sur un terrain voisin.
De même, des panneaux photovoltaïques sont installés sur plusieurs établissements scolaires. Au collège Libération, ils ont été posés en casquette sur les fenêtres, afin de briser la lumière trop vive qui conduisait les enseignants à baisser les rideaux en permanence et donc à allumer la lumière. La fierté de la ville reste cependant la station d'épuration des eaux par lagunage : les eaux sont nettoyées par la lumière et la dégradation bactérienne, en passant par plusieurs bassins, avant de rejoindre la Charente. Ce système, qui évite les dispositifs usuels consommateurs d'énergie, a divisé la facture énergétique du traitement des eaux par sept. Et les bassins offrent un refuge apprécié des oiseaux migrateurs.

Mais plus que des équipements, c'est la méthode qui est essentielle, selon l'ingénieur. D'abord, le comptage. Mais aussi un service énergétique permanent. " Il faut des gens pour gérer les régulations, dit M. Bastier, sinon, ce n'est pas la peine de faire des investissements."
Et puis, point central, avoir le soutien des élus. Ça tombe bien, les maires successifs de Rochefort ont toujours soutenu cette politique énergétique. "A vrai dire, dit Bernard Grasset, le maire de cette sous-préfecture de 28 000 habitants, on fait des économies parce qu'on est obligés d'en faire." Ancien centre de construction navale, la ville a perdu de sa vitalité après la seconde guerre mondiale, lorsqu'elle comptait près de 50 000 habitants. " Rochefort est la ville la plus pauvre du département, poursuit l'édile. Elle compte des poches de pauvreté importantes et souffre terriblement de la crise."
 
Dans ce contexte, la politique de maîtrise énergétique est tout simplement un outil de bonne gestion, et parfois de politique sociale : "Les habitants les plus pauvres sont dans des logements mal isolés et consomment beaucoup d'électricité avec des mauvais radiateurs radiants. Cela se retrouve dans les factures qu'on couvre par le centre communal d'action sociale." Il faudrait donc rénover thermiquement tous les quartiers. Il reste que, si la municipalité elle-même a de longue date une forte politique de maîtrise énergétique, cela n'est pas vraiment le cas des habitants de la ville ou de ses entreprises. "Les gens n'ont pas conscience que l'énergie prend une part importante de leur budget", selon Bernard Grasset. A quoi André Bastier ajoute : "C'est un problème de bonne gestion, ça ne fait pas rêver."

Sans doute est-ce pour cela que ces politiques sont assez peu visibles, et le plus souvent menées par des collectivités locales. La pression légale commence pourtant à se faire sentir. " La loi Grenelle a défini les plans climat énergie et territoires, explique Jean-François Mauro, délégué de l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) en Poitou-Charentes. Ils visent à décliner sur les territoires la division par quatre des émissions de gaz à effet de serre. Toutes les collectivités groupant plus de 50 000 habitants doivent établir ces plans avant fin 2012. " Il s'agira d'abord d'un travail d'inventaire visant à évaluer les émissions et les secteurs qui en sont à l'origine.

Peu à peu, les collectivités locales s'imprègnent de cette nécessité. Un des outils les plus efficaces a été mis en œuvre en Basse-Normandie, avec les chèques éco-énergie. " Il fallait aider les particuliers, mais aussi aider les professionnels du bâtiment à acquérir les compétences ", explique Annie Motte, chargée de projet Energie et qualité environnementale à la région. Car le tout n'est pas de vouloir économiser l'énergie, encore faut-il savoir le faire. Et les techniques de rénovation thermique doivent s'apprendre avant de se pratiquer. Dans le système bas-normand, le particulier consulte l'entreprise référencée, fait son choix de travaux, celui-ci est analysé par les conseillers énergie de la région. Si l'accord est donné, la région envoie un chèque éco-énergie au particulier, qui le donne à l'entreprise en déduction de la facture. L'entreprise envoie le chèque à la région, qui lui en verse la contrepartie. " Le succès a dépassé ce qu'on imaginait " : 6 000 chèques d'un montant moyen de 800 euros ont été distribués.

Mais il n'existe pas encore de collectivité qui ait une politique aussi systématique de maîtrise de l'énergie que la commune de Rochefort. Les outils sont le plus souvent ponctuels. Et cela semble être aussi le cas au niveau national : "La politique d'économie d'énergie peut paraître disparate, parce qu'elle implique une foultitude de petites actions aux niveaux local, national, européen, et selon les différents secteurs, observe un spécialiste du ministère de l'écologie. Une difficulté est qu'il n'y a pas de lobby pour la défendre. J'ai beaucoup de mal pour avoir des interlocuteurs pour parler d'économie d'énergie - ou alors il y a en trop : ce matin, j'avais une réunion sur les certificats d'économie d'énergie, on était 25 autour de la table."
Pourtant, les objectifs généraux existent bien, ainsi que nombre d'outils. " En 2016, on vise à économiser 9 % de la consommation finale d'énergie par rapport à 2005, indique-t-on au cabinet du ministre de l'énergie, Eric Besson. Et en 2020, l'objectif européen est de réduire la consommation d'énergie de 20 %. Le Grenelle nous a aussi fixé plusieurs objectifs, notamment sur l'habitat."

Nombre d'instruments existent, comme la réglementation thermique 2012. Elle va imposer aux constructions neuves de ne pas consommer plus de 50 kilowattheures par mètre carré et par an (contre une moyenne actuelle de 260). Autre outil, les certificats d'économie d'énergie : " Les économies d'énergie réalisées sont converties en certificats par les entreprises qui doivent atteindre un volume quantifié, explique Frédéric Utzmann, de CertiNergy, une société de conseil en énergie. Si elles n'en ont pas suffisamment au regard de l'objectif, elles doivent des pénalités."

Reste qu'il manque une vision d'ensemble qui rendrait les économies d'énergie perceptibles par le public. " Il faut un vrai plan national, secteur par secteur, mesure par mesure, et avec les moyens de l'atteindre ", plaide Bernard Laponche, de l'association Global Chance.

Si elle déplaît aux producteurs d'énergie, cette maîtrise des consommations est avantageuse, comme on l'a expérimenté après le choc pétrolier de 1973. La France avait alors engagé une double politique d'économie d'énergie et de développement du nucléaire. Le ministère de l'industrie en a tiré le bilan en 1987 : 100 milliards de francs (15 milliards d'euros) investis à cette date dans les économies d'énergie ont permis de réduire de 34 millions de tonnes par an les importations de pétrole ; 500 milliards de francs investis dans le nucléaire ont réduit l'importation de 56 millions de tonnes. Cela signifie que les économies d'énergie ont alors été trois fois plus efficaces que l'énergie nucléaire.

Avec l'augmentation programmée des prix de l'énergie, la politique d'économie d'énergie va s'imposer. Mieux vaudrait qu'elle soit portée par le désir plutôt que par la contrainte.

Hervé Kempf
Le Monde 8/4/2011


AA: L'exemple est transposable chez nous suivant le processus suivant:

- audit des consommations énergétiques;
- coût et gains des solutions envisagées pour pallier aux gaspillages;
- recherche de partenaires;
- programmation des actions.

Encore une fois, rien de très compliqué à faire, mais il faut une volonté politique...

On y va?



dimanche 10 avril 2011

Du bio dans les cantines scolaires à Hénin: on y va?


Rappelons d'abord que 20 % de repas bio seront obligatoires d'ici à 2012, objectif assigné à la restauration collective publique, donc aux cantines scolaires, par le Grenelle de l'environnement.
Ce rappel réglementaire ne me semble pas l'argument essentiel pour décider qu'il faut donner des repas de qualité à nos enfants. Rappelons-nous que nous sommes, encore plus que les autres régions de France, touchés par l'obésité chez les jeunes du fait d'une mauvaise alimentation. En outre, 70 % des cancers sont liés à l'environnement, dont 30 % à la pollution et 40 % à l'alimentation. "L'homme est le seul mammifère qui empoisonne sciemment ses enfants".

Je suis partisan qu'à Hénin-Beaumont, nous mettions en place 100% de repas bio dans les écoles (ce n'est pas utopique, puisque quelques villes en France s'y sont lancées). Cela doit être progressif, le temps de tout maîtriser (circuits, coûts, organisation...).

Dans cette proposition, je ne prends pas parti sur la décision politique de mettre en place une gestion en régie (exercée par la ville directement) ou déléguée à une société privée (à ma connaissance une seule peut fournir ce type de prestation mais on peut voir avec Dupont Restauration, actuelle prestataire de la ville, s'il est prêt à se lancer dans l'aventure). Mais, en dehors des raisons de défense du service public, de meilleur contrôle et de moindre coût, je pense qu'une gestion par la ville aurait un autre intérêt: y associer non seulement les autres établissements scolaires (il faut des accords avec les conseils général et régional), mais aussi les écoles  des communes avoisinantes. Je ne parlerai pas ici des problèmes liés à l'approvisionnement, aux circuits courts difficiles à mettre en place, mais sachez qu'une telle expérience permettrait de reconvertir des agriculteurs et créer des emplois de service. 

- Question coûts: les prix sont légèrement supérieurs, surtout si on passe par un prestataire:

*.Pourquoi?: "l'aliment biologique est un aliment de qualité, qui nécessite plus de main-d'œuvre, pour un rendement à l'hectare inférieur. Le prix inclut aussi les frais de certification et de contrôle du produit. Enfin, les agriculteurs bio perçoivent moins de subventions que les autres agriculteurs" (Ekopedia)

* Mais ce surcoût est relatif, et maîtrisable (Ekopedia):
  • Un repas bio n'est que de 10% à 15% plus cher qu'un repas normal, soit entre 0,48 € et 0,60 € par repas. En effet, l'augmentation ne concerne que les matières premières, qui ne représentent que 20 à 30% du coût total d’un repas ;
  • Remplacer des protéines animales par des protéines végétales, d'aussi bonne qualité, permet de réduire sensiblement les coûts ;
  • Privilégier les aliments de saison, beaucoup moins chers ;
  • Privilégier les produits locaux, pour diminuer les frais de transport 
.
* Cela suppose, certes, que la ville mette la différence avec le prix d'un repas actuel, le temps que l'organisation se mette en place pour obtenir des prix peu ou prou identiques, par une rationalisation...Il s'agit là d'un véritable investissement dans l'avenir de nos enfants! D'autre part, on peut imaginer des partenariats avec certaines collectivités.

Certes, il n'est pas toujours facile de préparer un menu de cantine. Il faut faire plaisir aux parents, soucieux de la santé de leurs enfants, faire plaisir aux enfants, qui préféreront les frites aux brocolis, mais qui doivent aussi finir leur assiette. 

- Evidemment il s'agit de rompre avec les habitudes: fini les aliments industriels " classiques " bien connus des cantines comme le cordon-bleu, le flan pâtissier, les fromages fondus ou les produits déjà sucrés (yaourts, compotes...). Par exemple, la loi prévoit (mais les décrets tardent): sur vingt repas, il faudra prévoir au moins dix fois des légumes cuits et autant de crudités et de fruits, et huit fois du fromage, mais pas de la pâte fromagère à tartiner (trop d'emballages...).

- Un responsable dans le sud fait part de son expérience:“En travaillant avec les producteurs locaux, on baisse les coûts de transport. Et puis en bio, on mange des légumes de saison, ils sont moins chers. La viande fond moins, les légumes sont moins gorgés d’eau et l’assiette est plus remplie. Quand des écoles pratiquent la cantine bio au quotidien nous leur apprenons à changer les habitudes alimentaires, comme par exemple, retirer dans un repas la viande ou le poisson au profit de céréales. Cette formule végétarienne appliquée une fois par semaine baisse les coûts."

- la Fédération nationale des agriculteurs biologiques des régions de France (FNAB) définit les valeurs que les agriculteurs bio souhaitent partager avec leurs partenaires de la restauration collective : des aliments de culture biologique certifiée, un approvisionnement de proximité, des produits de saison, frais et peu transformés, des emballages réduits, le choix de variétés locales pour aider la biodiversité, des menus équilibrés...

- enfin, bien entendu, on travaille à une mise en place avec les personnels (de service, éducatifs...), les parents et les...enfants. On n'oublie pas, non plus, une formation permanente des parents à l'équilibre alimentaire...

Certes, le bio dans les cantines scolaires, ce n'est pas facile à mettre en place. Mais, comme toujours, il s'agit de volonté politique...Et ici, il s'agit de nos enfants...

Je propose même la démarche à suivre:

- étude de faisabilité: l'existant, les coûts.
- Régie ou prestation de service? Décision politique...
- les objectifs: en combien de temps on passe au bio 100%?
- les partenaires: Conseil Général, Conseil Régional, d'autres communes ou la CAHC.

On y va?

mercredi 16 mars 2011

Lettre au Maire d'Hénin-Beaumont


Ci-dessous copie de la lettre recommandée adressée au Maire d'Hénin-Beaumont

Objet: réparation du préjudice causé aux habitants d'Hénin-Beaumont du fait de la faute commise par l'État et engageant la responsabilité de ce dernier. Recours exercé par un citoyen en l'absence d'action de la commune (article L 2132-5 du Code Général des Collectivités Territoriales)



Monsieur le Maire,

Je souhaite, en ma qualité de contribuable de la Commune, que celle-ci, compte tenu de l’intérêt matériel suffisant qui est en jeu, exerce son droit de recours en justice, dans le dossier concernant la responsabilité de l'État qui n'a pas, entre 2006 et 2008, suivi les comptes de la ville, après avoir, pourtant, constaté, en 2004, un déficit important qui fut résorbé par une augmentation d'impôts de 85% et des cessions immobilières. Ce n'est qu'en juin 2008 que la Chambre Régionale des Comptes, qui avait rendu un rapport de "satisfécit" en 2006, (sur le compte administratif de 2005 et le Budget Primitif de 2006) s'aperçut que le déficit était de 12 877 000 euros (creusé, principalement, en 2 ans, par des embauches multiples et des diminutions d'impôts en vue des élections municipales de 2008). Cette absence de contrôle de l'État pendant ces 2 ans ainsi que le délai d'une année avant que le Préfet ne prenne des mesures adéquates (arrêté de suspension, puis décret de révocation) constituent une faute particulièrement grave, dont tous les Héninois sont victimes.

Je considère que le préjudice de la ville s'élève, a minima, au déficit que l'État a laissé se creuser, soit 12 877 000 euros, augmenté des intérêts légaux. Je rappelle que c'est ce déficit que les contribuables héninois payent via les augmentations d'impôts locaux décidés par le Préfet, et que ce préjudice affecte l'ensemble des habitants puisque la ville ne peut plus investir.
Je vous ai, à plusieurs reprises, demandé d'intervenir auprès de l'État pour que justice soit rendue. Mais rien n'a été fait...


Dans le cas où la Commune négligerait ou refuserait d’exercer ce recours qui présente des chances de succès indéniables, je vous invite à considérer les présentes, comme constituant la demande préalable prévue par l’article L 2132-5 du Code Général des Collectivités Territoriales, lequel dispose : "tout contribuable inscrit au rôle de la commune a le droit d’exercer tant en demande qu’en défense, à ses frais et risques, avec l’autorisation du Tribunal Administratif, les actions qu’il croit appartenir à la Commune, et que celle-ci préalablement appelée à en délibérer, a refusé ou négligé d’exercer".

Je vous remercie de bien vouloir me faire part de votre décision dans le délai d'un mois à compter de la réception de cette lettre recommandée

Croyez, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments distingués.

Alain Alpern

jeudi 6 janvier 2011

Lettre à Monsieur le Maire d'Hénin-Beaumont.



Monsieur le Maire, 

Lors du dernier Conseil Municipal, vous avez déclaré que vous aviez, lors d'un voyage en Suisse, découvert la gestion différenciée. 
Surprise pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui connaissent ce moyen écologique de gestion des espaces verts. D'ailleurs de très nombreuses communes dans notre Région Nord-Pas-de-Calais la pratiquent.

Je me dis que, si vous lisiez mon blog, vous auriez pu noter que, depuis plusieurs années, je préconise cette gestion écologique et économique pour notre ville. Vous pouvez toujours vous référer aux 4 références suivantes:
- "priorité à la préservation de la biodiversité (ex: gestion différenciée des espaces verts, végétaliser la ville plutôt que la minéraliser)", en date du 16/2/2008. Rappels le 20/4/2010 et le 9/11/2010
- "Elle pratiquera la gestion différenciée des espaces verts".30/10/2009  Dans un paragraphe intitulé: "comment une ville peut être durable".

Pour votre information, sachez  que la gestion différenciée  est une façon de gérer les espaces verts en milieu urbain qui consiste à ne pas appliquer à tous ces espaces la même intensité ni la même nature de soins. Cela signifie que certains espaces seront fauchés plus rarement (1 fois par an, par exemple) pour laisser des refuges pour la biodiversité ou une plus grande diversité des paysages. On n'utilisera plus de pesticides et de désherbants. On pourra, de plus utiliser, les produits de tonte pour le compostage. Vous découvrirez de nouveaux mots comme le "binage" (avec une binette ou une bineuse électrique, on déracine les mauvaises herbes) ou le "désherbage thermique" (on brûle les mauvaises herbes avec une machine spécifique). Comme vous le voyez, vous y gagnerez sur tous les tableaux: des économies en produits phytosanitaires, mais également, vous n'aurez plus besoin de sous-traiter l'entretien des espaces verts, comme vous et votre prédécesseur l'avaient fait, auprès d'entreprises privées. Il faudra seulement former le personnel (je connais d'ailleurs un formateur extraordinaire qui gère ainsi pour le compte d'une ville du Pas-de-Calais, et que la Maire se fera un plaisir de nous prêter, probablement gratuitement).
Je vous passe, bien sûr, la gestion des plans d'eaux et de leurs abords, la gestion des zones prairiales, des zones arbustives, des bords de route... tout ce que permet une "gestion différentiée".
J'ajoute que, de plus, il s'agit là d'un formidable outil d'éco-citoyenneté, puisqu'il permet d'initier les citoyens à la nécessité de conserver et de favoriser la biodiversité..
En résumé donc: économies de gestion, apprentissage de la citoyenneté, préservation de la biodiversité, voire même restauration et enrichissement. Cela s'appelle le "Développement Durable", dont vous avez peut-être déjà entendu parler...

Dans le même état d'esprit, vous pourrez continuer à découvrir le développement durable, lors des articles précités et dans bien d'autres encore, puisque j'avais proposé, à l'occasion des 2 dernières élections municipales, des projets simples, mais il est vrai que le mot projet est un gros mot à HB et que vous ne l'employez jamais.
C'est dommage parce que c'est fou le nombre d'idées que j'avais formulées pour gérer écologiquement et économiquement la ville. Il aura fallu que vous alliez en Suisse pour découvrir la "gestion différenciée" (il est vrai que ce n'est pas dans votre équipe que l'on aurait pu vous aider, ni même parmi vos principaux cadres!)
Reportez-vous donc aux économies d'énergie que je préconisais (bâtiments, véhicules, éclairage public, etc...), sans oublier que tout cela s'inscrit dans ce fameux "Développement Durable", à condition de faire participer les habitants à tous ces projets (désolé, une nouvelle fois, pour ces gros mots!). Vous pourrez d'ailleurs lire avec profit un programme complet, sur cette participation des habitants, que j'avais écrit à votre usage (l'AR) dans 3 articles des 21, 22 et 24 juillet 2009...

J'espère que nous ne devrons pas attendre votre prochain voyage en Suisse pour que vous découvriez les vertus républicaines de la participation des habitants...

Veuillez croire...

mardi 9 février 2010

Euralens: assemblée générale du 5 février

Citation du jour:" Celui qui reconnaît consciemment ses limites est le plus proche de la perfection".
Johann Wolfgang van Goethe (écrivain allemand; 1749-1832).




Compte-rendu des points évoqués durant cette réunion où l'absence d'Hénin-Beaumont fut très remarquée, démontrant une nouvelle fois l'incompréhension de nos élus face à des dossiers capitaux; absence également du Vice-Président culture de la CAHC; cette dernière étant représentée, sauf erreur de ma part, par MM Vendeville, Defrancq, Haja et Kemmel (remplaçant M.Corbisez).


Je rappelle qu'Euralens est l'association (créée suivant l'exemple d'Euralille)destinée à fédérer toutes les initiatives publiques et privées dans le cadre de l'arrivée du Louvre-Lens. En dehors des projets initiés par les collectivités, 3 dossiers structurants constitueront l'épine dorsale de cette révolution dans le Bassin Minier, mais plus généralement dans toute la Région: le tramway, le lien fixe Bassin-Minier/Lille, les cités-jardins (cités minières). La ville de Lens (avec parmi les projets: rénovation de l'Apollo et du Stade Bollaert) va se transformer. Cela aurait pu être le cas de la ville d'Hénin si une volonté politique s'était manifestée, mais l'incapacité des équipes actuelle et précédente vont peser lourdement sur notre avenir et celui de l'Agglo (une ville-centre dynamique est essentielle pour une intercommunalité: or l'inefficacité de l'ex-Président d'Agglo s'est ajoutée à l'inexistence politique d'Hénin).

- Le projet Louvre-Lens se rattache à ceux ayant réussi à Bilbao, dans la Ruhr et à Liverpool. Il s'agit bien d'un projet culturel, levier d'un projet économique. Dans ces différents lieux, il a fallu des investissements publics à hauteur de 3 milliards d'euros, déclencheurs des investissements privés qui ont permis leur développement. Nous en sommes à peu près à ce niveau: 110 millions pour la rénovation du stade Bollaert, 400 pour le tramway Lens/Hénin, 1 milliard pour la liaison type RER Bassin Minier/Lille, 1 milliard pour le musée et les collections (prêtées par le Louvre Paris)

- N'oublions pas que l'autre grand projet culturel, Bassin Minier Uni (BMU) doit être soumis à l'UNESCO, en 2011, avec de grandes chances de voir pour la première fois un paysage retenu comme patrimoine culturel (sites miniers, terrils, habitats...). De même, en parallèle, le rêve fou du Président Percheron est en train de prendre corps: Mineurs du Monde, pour mettre en synergie toutes les mémoires minières du monde. Si l'on songe que le dossier, les Chemins de la Mémoire, concernant les lieux de sépultures des victimes de la 1ère Guerre Mondiale (attirant des centaines de milliers de visiteurs étrangers, chaque année) est bien entamé, on voit que notre territoire est véritablement en ordre de marche. Comme le titrait le Monde, la semaine dernière, le NPDC fait le pari du culturel comme base de son essor économique.

- Dans le cadre d'Euralens a été constitué un cercle de qualité comprenant de grands noms de l'urbanisme, de l'architecture et des sciences humaines, françaises et étrangères. Ce cercle sera chargé de donner son avis sur la stratégie proposée et de labelliser les différents projets qui lui seront soumis (le Parc des Îles et le site 9/9bis sur le territoire de la CAHC, pour l'instant, mais rien d'autre ne vient poindre!).

- Faut-il créer une grande métropole urbaine de Bruay/Béthune jusqu'à Hénin, en passant par Lens, pour faire poids face à l'Eurométropole lilloise? Beaucoup le pensent (que pèsera Hénin dans les négociations qui s'annoncent? Encore une fois notre avenir s'annonce mal, car comme le montre notre incapacité à appréhender le dossier tramway, nous n'existons plus!). Ou alors, comme le disent certains urbanistes, une seule métropole de 2,5 millions d'habitants est envisageable? Tant, aujourd'hui, une métropole, ce n'est pas une grande ville, mais un ensemble d'habitats diffus. Le débat s'annonce passionnant pour les prochaines années (mais se fera sans nous).

- D'autres sujets d'avenir ont émergé, comme celui du rôle de l'Université et de la Recherche, alors que les 7 universités du NPDC annoncent leur fusion, pour jouer un rôle mondial (à ce sujet, les accords avec l'université américaine de Stanford, la plus prestigieuse au monde, sont prometteurs).

Ainsi, le territoire est en mouvement, et cela prendra du temps. En ce qui nous concerne, les décisions seront prises ailleurs: dommage!

samedi 21 novembre 2009

On efface tout et on recommence ! Les 100 premiers jours du Maire d’Hénin-Beaumont (2)


SEPTEMBRE

- 2 : Conseil municipal ordinaire

- 3 : Réunion sur le Développement Durable : services et adjoint avec délégation spécifique (transversale)

- 4 : Position à prendre sur l’éventuelle réponse du Préfet sur les impôts : continuer à négocier ?

- 7 : Point Presse . Réunion du Comité des Sages : mise en place et objectifs

- 8. : Réunion de l’Atelier d’Urbanisme : mise en place et objectifs

- 9 : 1ère réunion des Conseils de quartier (C Q) : rôle, compétences, budget

- 11 : Point sur la mission d’audit (avec DGS)

- 14 : Point Presse

- 15 : Espoir n°2 : parution

- 16 : 2ème CQ :

- 18 : Conseil municipal rôle, compétences, budget

- 21 : Point Presse

- 22 : Conseil des Jeunes : mise en place et objectifs

- 23 : 3ème réunion de CQ : : rôle, compétences, budget :

- 24 : Résultats de l’appel d’offres pour désignation des 3 cabinets HB 2030

- 28 : Point Presse . Point Audit

- 30 : 4ème réunion CQ : rôle, compétences, budget :


OCTOBRE

- 1 : Conseil municipal extraordinaire pour faire le point sur les priorités fixées

- 5 : Point Presse. Conseil Municipal

- 6 : Programme Formation des élus

- 7 : 5ème réunion CQ :

- 8 : Rapport final audit

- 12 : Point Presse. Conseil municipal extraordinaire : Présentation du rapport d’audit


Cet agenda ne tient pas compte des dossiers CAHC, des commissions municipales, des dossiers avec la Région et le Département, etc.

Il tient compte de ce que nous avions proposé depuis plusieurs mois, à savoir :

- les priorités (gestion interne, Projet de ville, implication des citoyens)
- l’impératif de communiquer pour donner l’Espoir à nos concitoyens

Est-il trop tard pour s’y mettre ?

vendredi 20 novembre 2009

On efface tout et on recommence ! Les 100 premiers jours du Maire d’Hénin-Beaumont (1)

Voici ce qu’auraient pu être les 100 premiers jours (les 3 premiers mois plus la semaine "non officielle du 6/7 au 12/7) de la nouvelle mandature (13/7 au 12/10)…

JUILLET

- semaine du 6 juillet (avant élections du Maire) : rencontre avec le personnel (agents, syndicats, cadres)

- 13 : Remerciements aux électeurs (lettre, presse)

- 15 et 16 : séminaire élus et cadres sur les priorités

- 17 : premières décisions d’économies de gestion. Choix d’une assistance pour élaborer le cahier des charges HB 2030 pour le choix de 3 cabinet d’études chagés de nous présenter chacun un projet (toutes ces études et assistance prises en charge par le SMT)

- 20 : Réunion Presse. Décisions sur les nouvelles procédures d’engagement

- 21 : lettre au Préfet sur l’augmentation des impôts et demande de RV

- 22 et 23 : suite du séminaire sur les priorités

- 24 : RV avec le nouveau DGS pressenti (libre à partir de la fin octobre)

- 27 : Point presse. Lettre au centre de gestion pour mettre en place une équipe d’audit sur les procédures internes et conseil sur l’organigramme (stagiaires encadrés par des enseignants)

- 29/30 : suite et fin du séminaire sur les priorités

- 31 : RV avec D.Dupilet (Président du Conseil Général) pour mise à disposition, par voie de détachement, pour 2 ans, de cadres expérimentés (juriste, ingénieur Travaux, Directeur administratif et financier)

AOÛT

- 3 : Point Presse. Consultations (élus, société civile) sur les priorités)

- 4 : suite consultations

- 5 : RV Préfet sur les impôts : demande de dotation extraordinaire , en compensation de la responsabilité de l’Etat pour manque de surveillance des finances d’HB, malgré tous les clignotants.

- 6 : RV D.Percheron, Président du Conseil Régional (voir 31/7)

- 7 : conseil municipal extraordinaire sur les priorités : gestion financière et administrative, projet urbain HB 2030 (y compris Tramway), démocratie participative locale (voir propositions AA 22, 23, 24 juillet sur son blog).

- 10 : Point Presse. Consultation élus et Société civile sur le cahier des charges pour l’étude HB 2030

- 11 et 12 : suite consultation

- 13 : mise en place du comité consultatif permanent pour HB 2030

- 14 : RV Mission audit (avec élus, cadres et futur DGS)

- 17 : Point Presse. Finalisation cahier des charges pour choix des 3 bureaux d’études HB 2030

- 18 : Conseil municipal extraordinaire sur « La démocratie participative locale »

- 19 : Parution du Journal municipal n°1 (Espoir)

- 20 : 1ère réunion du CC HB 2030

- 21 : Réunion sur la formation du personnel, avec futur DGS, mission d’audit, syndicats. Réunion pour faire le point sur la mission d’audit (avec DGS)

- 24 : Point presse. Lancement appel d’offres projet HB 2030

- 25 : Réunion CAHC et Conseil régional pour faire le point sur les projets ANRU sur HB

- 27 : réunion des associations

- 28 : réunion des associations sportives

- 31 : Point Presse. Réunion des commerçants



A suivre

mercredi 14 octobre 2009

Appel aux élus d'Hénin-Beaumont

Le projet de tramway Lens/Hénin-Beaumont présente pour la ville d’Hénin 2 formidables avantages :

- Il permet de porter un projet de ville, qui ne coûtera rien à notre commune.
- Il nous offre une opportunité extraordinaire de redonner, à la population, goût à la politique.


1- Un projet de ville « gratuit ».


En effet tous les travaux afférents aux travaux (immobiliers, voiries, mobilier urbain, etc) seront pris en charge par les financeurs (État, Région, SMT). Nous rappelons que, éventuellement , d’autres travaux concernant l’avenir de notre ville seront financés par d’autres collectivités (éco-quartier, nouvelle gare…).
Voilà une formidable opportunité de redessiner la ville, sans bourse déliée.
D’autant plus que le Syndicat mixte des Transports prendra en charge toutes les études et qu’il s’en remettra à la décision des élus héninois quant au tracé en ville.
Ce projet doit être, impérativement, esquissé avant juin 2010.

2- Une opportunité citoyenne.


La population doit être informée du projet, parce qu’elle est la première intéressée par l’avenir de sa ville.
Certes, de la communication- papier est prévue, ainsi que des réunions de quartier.
Mais c’est nettement insuffisant, même si c’est nécessaire.
Nous savons comment sont lus les documents déposés dans les boites aux lettres et nous savons combien les réunions de quartiers ne concernent qu’une minorité de citoyens.

Il faut pouvoir informer tous les habitants oralement ! Les moyens existent (réunion en petits comités, débats sur Internet, etc, etc…). Il s’agit bien d’information, préalable à tout débat en connaissance de cause.


Nous ne pouvons nous permettre de manquer la formidable occasion qui nous est donnée :

- d’avoir un espoir à donner à nos concitoyens. Il est impensable que les prochaines années soient scandées uniquement par les termes rigueur, rigueur et encore rigueur. L’Homme ne peut vivre sans espoir, sans espérance disent certains.

- de penser la ville de demain : reconquête d’un centre-ville animé, quartiers où il fait bon vivre, lien social rétabli. Il n’est pas possible que cette formidable opportunité soit laissée entre les mains de gens extérieurs à la ville. C’est aux élus et aux habitants de prendre en charge leur futur.

Mais attention !

- il faut une volonté politique affirmée ;
- il faut agir vite ;
- il faut associer tout le monde ;

Mesdames, Messieurs les élus, nombreux sont les citoyens prêts à travailler sur ce dossier. Saisissez-en l’occasion !


mercredi 23 septembre 2009

Hénin-Beaumont devrait candidater, Monsieur le Maire!

François Brottes, député de l'Isère et président du comité opérationnel chargé des expérimentations relatives à l'abaissement de l'exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile, a lancé un appel à candidatures, du 17 septembre au 31 octobre, pour identifier et sélectionner des communes pilotes volontaires.

Pour postuler, les communes pourront remplir, après lecture d'un document d'information sur les expérimentations menées sur le terrain, un questionnaire de candidature en ligne sur www.developpement-durable.gouv.fr .
Installé le 7 juillet 2009 par Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, pour mettre en oeuvre les mesures prises lors de la table ronde sur les radiofréquences qui s'est tenue en mai dernier, le comité opérationnel a pour mission :

- « de modéliser et d'expérimenter une diminution de l'exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile. Pour cela, une simulation numérique 3D d'abaissement des seuils d'exposition sera réalisée. Elle sera complétée par une étude sur le terrain de la diminution de la puissance des antennes relais. Ces études conjointes permettront d'évaluer l'impact d'un abaissement de l'exposition sur la couverture des territoires d'expérimentation, sur la qualité du service et sur le nombre d'antennes ;

- de définir et d'expérimenter de nouvelles procédures de concertation et d'information locales lors des projets d'implantation d'antennes relais de éléphonie mobile ».

Les différentes modélisations et expérimentations sur l'abaissement de l'exposition aux ondes électromagnétiques et la concertation seront menées entre novembre 2009 et avril 2010.
Le comité opérationnel dispose d'un million d'euros alloué par l'Etat pour concrétiser les deux phases d'expérimentations conduites par le comité et pour lesquelles les communes se portent candidates.

Cela ne coûte donc rien et cela peut permettre d'améliorer la santé de nos concitoyens...

Je propose donc que la ville candidate!
De plus, cela pourrait être bon pour le moral, si HB était retenue...

lundi 27 juillet 2009

A Monsieur Daniel Duquenne, Maire

Comme je l'avais précédemment annoncé, j'ai adressé le courrier suivant au Maire d'Hénin-Beaumont, courrier auquel j'ai joint les propositions que je vous avais exposées et que j'ai amendées des remarques qui ont pu être faites.

Je tiens ce nouveau texte à disposition de ceux qui le souhaiteraient (alainalpern@gmail.com).


Monsieur le Maire,

Vous trouverez, ci-joint, un projet de démocratie locale participative. Celui-ci a fait l’objet d’un débat sur mon blog et a été amendé en en tenant compte.

Il comporte 3 volets sur la bonne gouvernance démocratique : l’information, la concertation et la participation de nos concitoyens. Mots galvaudés, mais dont l’ignorance peut coûter cher…

Pourquoi vous présenter ces propositions, aussi rapidement après votre élection ? Les raisons en sont les suivantes :

- cela correspond, à mon avis, à un besoin de communication urgente : il s’agit, en effet, de redonner confiance à nos concitoyens, confiance en l’action publique et envers les hommes politiques. C’est un problème général, mais encore plus exacerbé à Hénin-Beaumont, pour les raisons que vous connaissez;

- c’est un projet qui ne coûte pas très cher, si les financements adéquats sont utilisés et si les redéploiements de personnel effectués. En cette période de restrictions budgétaires, vous pouvez prouver aux Héninois que l’on peut quand même aller de l’avant.

Mais je suis obligé d’attirer votre attention sur les contraintes imposées par la mise en place d’une telle politique :

- elle ne peut faire l’objet d’un « tronçonnage » : c’est un tout cohérent et lisible. Il ne s’agit pas de gadgets à utiliser pour assurer une quelconque promotion;

- elle impose un important effort de formation. Formation de vos administrés : c’est la seule façon de les motiver et de leur donner confiance. Formation de vos collègues élus, tous néophytes en la matière. Ecouter, motiver, réaliser ne s’improvise pas.

- Elle demande, de votre part, un investissement personnel réel et une volonté politique sans faille. Vous connaissez la théorie des «jours de grâce» des nouveaux élus : la réussite d’un mandat se joue dans les cent premiers jours…

Bien entendu, c’est en tant que citoyen que je mets à votre disposition cet outil, fruit d’une expérience personnelle lors de fonctions électives antérieures, et d’un intérêt personnel pour l’avenir de nos sociétés.

Je n’insisterai pas sur le fait que mettre en place un tel dispositif pourrait anticiper sur l’immobilisme que certains pourraient, éventuellement, vous reprocher bientôt…

Meilleures salutations…

Alain Alpern
26/7/09

vendredi 24 juillet 2009

La démocratie locale participative.3ème partie: la participation des citoyens

3- LA PARTICIPATION DES CITOYENS

3-1 : Les conseils de quartier (CDQ)

Observations préalables :

a) l’intérêt des conseils de quartier est triple :

- le CDQ est un outil de gestion locale : on écoute des citoyens ;

- il développe le lien social : en favorisant les liens élus/citoyens, mais aussi ceux entre habitants ;


- il relégitime le politique : c’est une école de la démocratie, car il associe le citoyen aux décisions

b) la réussite des CDQ passe par un véritable esprit démocratique... Si ces conseils ne peuvent s’autosaisir de problématiques, d’être maîtres de leurs ordres du jour, de choisir leurs relations extérieures, alors ils auront de grandes chances de péricliter, car la participation sera vide d’enjeux et de sens !

A- Organisation des CDQ

- leur nombre, leur territoire sont à reprendre en fonction de l’existant. Il pourrait être judicieux de fixer temporairement ou définitivement leur implantation dans les lieux scolaires auxquels les gens accèdent plus facilement ;

- leur composition : 20 personnes tirées au sort sur les listes électorales (parité hommes/femmes), plus au minimum 2 élus municipaux, sans droit de vote. Après des réunions préparatoires (formation ; rédaction d’un règlement intérieur ; apprendre à se connaître), le CDQ élit un bureau de 6 membres dont un Président, un Vice-Président, un Secrétaire et un Trésorier. Les 6 premiers mois, un expert assistera le bureau pour lui apprendre à maîtriser les réunions du CDQ.

- Les membres du CDQ sont élus pour 2 (ou 3) ans.

- Rôle des élus : l’élu est présent pour prendre en compte les opinions ou problématiques évoquées et, en tant que représentant du projet municipal, il peut être amené à préciser et à défendre les valeurs et les grandes priorités politiques de la municipalité. Ce qui sous-entend que chaque élu doit être porteur du projet politique municipal, sous peine d’apparaître imprécis, dans l’incapacité de répondre, ou politiquement faible. En dehors de son implication c’est donc une vraie formation de l’élu qui est nécessaire !

- La ville dote les CDQ des moyens logistiques nécessaires : informatique (espace sur le site de la ville…), d’un secrétariat, d’un interlocuteur/animateur…

- Le bureau et les élus municipaux établissent les ordres du jour et valident les compte-rendus

- Le CDQ est doté d’un budget de fonctionnement (minime) et d’un budget d’investissement, pour les travaux qu’il jugerait prioritaires (10 000 euros la première année, par exemple)
- Tous les habitants du quartier peuvent assister aux réunions. A la fin de ces dernières, un espace temps sera prévu pour des débats avec la salle.

B- Compétences du CDQ :

- Le conseil de quartier fait des propositions au maire. Une réponse motivée sera fournie à chaque.

- Le Maire peut le consulter sur toute question concernant le quartier ou la ville.

- Le maire peut l’ associer à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des actions intéressant le quartier. (dans ce cas, l’avis du conseil de quartier est joint au projet de délibération transmis aux membres du conseil municipal).

- Le Maire vient présenter son projet de Budget Primitif, dans les CDQ, et lors du vote en Conseil Municipal, il fait part des remarques. Le Maire vient de la même façon évoquer le Compte administratif, après adoption par le Conseil Municipal

- Le CDQ dispose d’un budget pour les petits investissements prioritaires.


En conclusion sur les Conseils de Quartier :

Attention de ne pas enfermer le quartier sur lui-même et sur ses problèmes récurrents, en limitant la participation aux seuls aspects locaux, perdant ainsi l’âme et l’identité de la commune. Pour éviter cet écueil le Maire réunira les bureaux des conseils, 2 fois par an, pour un échange sur le fonctionnement des CDQ, et pour leur exposer ses projets municipaux.

3-2 Les Associations


Elément essentiel de la vie locale, le Maire privilégiera les rapports avec les associations existantes, tout en favorisant la création de nouvelles.

4 points sont mettre en œuvre :

- une charte sur les relations Mairie/Associations reprendra les droits et devoirs des 2 partenaires ;

- toutes les associations subventionnées doivent être liées par une convention avec la Ville. Cette dernière prendra accord avec les autres financeurs publics pour que cette convention soit, sinon mutualisée, mais au moins cohérente, avec les autres. La subvention sera soumise à la fourniture, par l’association, du projet de l’année et au bilan de l’année précédente. Bien sûr, tout doit être fait pour que les subventions soient versées en temps et en heure ;

- le maire réunira tous les ans les Présidents d’association pour un échange ;

- cette réunion pourrait avoir lieu à l’occasion du Forum annuel des associations.

mercredi 22 juillet 2009

La démocratie locale participative.2ème partie: la consultation des citoyens

2- LA CONSULTATION DES CITOYENS

2-1 Les référendums locaux

Il en existe effectivement 2 types (je n’entrerai pas dans les détails, ce n’est pas le but).

- le référendum consultatif qui existe depuis longtemps et qui est d’initiative municipale : le Maire demande l’avis de ses concitoyens sur tel ou tel sujet ;

- le référendum décisionnel local, qui date de 2003, et qui permet, avec des conditions strictes (décision de la majorité du conseil municipal, la majorité des électeurs inscrits doivent avoir pris part au vote, accord du Préfet…) de prendre des décisions entrant dans le cadre des compétences communales, par consultation des électeurs.

Ces référendums sont donc uniquement d’initiative municipale, sauf à utiliser un droit de pétition qui permet de faire inscrire un sujet (et donc une demande de référendum) à l’ordre du jour du Conseil Municipal, par des citoyens. Mais encore une fois la décision revient au conseil.
Bref, le référendum d’initiative populaire n’existe pas en France (il a du succès en Suisse).

Libre donc au Maire de l’utiliser sur un sujet ponctuel, consultatif ou non. Généralement le référendum consultatif est utilisé, politiquement, pour montrer que la population est hostile à un aménagement décidé par une autre autorité ( enfouissement de déchets, usine polluante…).
Je ne proposerai donc pas d’en faire un outil de démocratie locale important ; c’est plutôt un instrument au service du Maire pour faire avaliser une décision, et la plupart du temps, à visée démagogique…

2-2 Les comités consultatifs

2 raisons principales à leur existence :

- véritable apprentissage citoyen à la démocratie
- richesse des points de vue exposés… à condition d’y prêter attention

Dans tous les cas, ces organes ne fonctionneront que s’ils sont pilotés par un animateur et un élu, et que le conseil municipal s’y intéresse de fort près. Ils n’existeront pleinement que si il y a une volonté du maire de les faire exister, sinon ils ne sont que des gadgets…


A- Le Conseil municipal de jeunes (CMJ)


- Objectifs : apprendre la démocratie, la citoyenneté, le travail collectif, l’intérêt général, aux conseillers, mais également à leur faire partager cette expérience autour d’eux.

- Le CMJ peut soumettre des initiatives pour les jeunes au conseil municipal ; ce dernier peut lui soumettre certains projets de délibération ayant un impact sur la jeunesse.

- Il est en contact avec les centres de loisirs et les associations ( culturelles, sportives, etc) fréquentées par des jeunes ( dans les expériences que je connais, on oublie ce point essentiel).

- Le CMJ est généralement composé de collégiens, élus pour 2 ans.

- Un organisme spécialisé (l’ANACEJ) aide à la constitution d’un CMJ, notamment parce qu’il a une base de données des différentes expériences, dans toute la France.

B- Le Conseil des Anciens (ou des Sages) :

- objectifs : donner son avis sur des projets de délibérations spécifiques (sur les personnes âgées) qu’on lui soumet. Il peut se saisir de tout projet pour donner son avis. Il peut faire toute proposition sur tout sujet . Comme le CMJ, il se doit d’être en relation avec toute institution ou association concernant les personnes âgées.

- Il est composé de personnes de plus de 65 ans (la limite pouvant être repoussée), élues par leurs pairs, pour la durée du mandat municipal.

C- Les Ateliers d’Urbanisme


Le projet urbanisme d’HB sera un chantier permanent, pendant très longtemps.

Pour sensibiliser les habitants aux problèmes d’urbanisme durable, mais également pour les rendre acteurs du renouvellement de leurs quartiers (et de leur ville, bien sûr), il faut créer un lieu consacré uniquement à cette thématique (ce lieu pouvant être transféré temporairement dans les quartiers (notamment sur demande des conseils de quartier).
La réussite de la rénovation ou de la transformation du tissu urbain dépend essentiellement de l'adéquation entre les solutions proposées et les attentes des usagers de la ville. L'objet des ateliers d'urbanisme est de soumettre les projets aux habitants au cours de séances thématiques et d’expositions permanentes.


En conclusion de cette partie sur la consultation des habitants :

- Tous ces comités entraîneront des dépenses peu importantes, certes ; en tous les cas, elles seront le prix à payer pour sensibiliser les Héninois à la démocratie locale, et, ainsi leur redonner confiance en la Politique au sens premier du terme (la gestion de la cité).

- Ces dépenses consisteront en frais de personnel : les animateurs spécialisés seront un des garants de cette politique. Des financements divers peuvent être obtenus.

- Les autres garants seront les élus. Sans volonté politique, ces sujets seront considérés comme des gadgets. L’implication du Maire (présence à des séances de restitution, prise en compte des propositions) et des élus (non seulement celui qui sera en charge de cette délégation, mais d’autres) sera une condition sine qua non de la bonne marche de ces différents comités.


A suivre (La participation des citoyens)

mardi 21 juillet 2009

La démocratie locale participative.1ère partie: l'information des citoyens

Il me paraît opportun, puisque nous sommes en début de mandat, de mettre en place les outils d’une démocratie locale participative (DLP).

Pour ce faire, je vous propose de vous soumettre un texte de base, à parfaire par les commentaires des uns et des autres, et que, au nom de tous ceux qui y auront participé, je transmettrai au Maire. Suivant le nombre et la qualité des remarques, je ferai une synthèse, à discuter.

Certes, on pourrait penser que la période estivale n’est pas propice à un tel exercice, mais :

- le nombre de visites sur ce blog n’a diminué que de 20% par rapport à celui de l’entre-deux tours. De plus en plus de personnes consultent le Net, même quand elles sont en vacances ;
- nous avons, en cette période de l’année, peut-être un peu plus de temps pour réfléchir et apporter nos contributions ;
- bien sûr, je compte sur les Héninois pour commenter, mais également, sur les lecteurs extérieurs, qui vivent peut-être des expériences locales intéressantes.

Pour la clarté de l’exposé, je diviserai cette contribution en 3 parties, portant sur : l’information, la consultation et la participation des citoyens.

1- L'INFORMATION DES CITOYENS

1-1 Informations sur les décisions

A- Les délibérations du Conseil Municipal

- elles doivent être publiées sur le site Internet de la Mairie, en même temps qu’elles sont communiquées aux conseillers municipaux ;

- elles doivent comporter des explications simples sur les motifs de leur présentation ;

- à partir de leur publication sur le site, des questions peuvent être posées au Maire, qui répondra ;

- les débats étant filmés, ceux qui n’y auront pas assisté, auront tout loisir de voir, en direct ou en podcast (différé), la séance. La Ville prendra toute disposition pour que le public puisse être présent, soit dans le salon d’honneur, soit dans uns salle connexe où sera installé un écran ;

- sur le site de la ville, les délibérations adoptées figureront avec les résultats des votes.

- Un classement thématique sera organisé (urbanisme, culture…), afin de pouvoir se référer rapidement à une décision. Les délibérations antérieures seront reprises.



B- La Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin (CAHC)

- Le Maire demandera à la CAHC de fournir les mêmes informations, dans les mêmes conditions, que celles données par la commune d’HB à ses habitants.

- 3 fois par an, en Conseil Municipal, et, donc en direction de ses concitoyens, le Maire fera un rapport sur l’activité de la CAHC. Ce rapport sera en ligne et pourra faire l’objet de questions/réponses.

C- Autres instances

Le Maire demandera aux conseillers généraux et, éventuellement, régionaux de présenter sur le site informatique de la ville un rapport d’activités 2 fois par an.

1-2- Accès aux documents

- Les documents budgétaires seront mis en ligne et chaque citoyen pourra en réclamer une copie gratuite. Une présentation pédagogique de l’Adjoint en charge, analysera les différents budgets (budget primitif, compte administratif, décisions modificatives) ; il répondra aux questions ;

- Tout rapport devra figurer, pour information, sur le site. Non seulement tout rapport commandé par la Mairie, mais également tout rapport officiel (par exemple sur la gestion des services publics locaux)

1-3 La communication locale

A- Presse municipale

Il s’agit d’un journal d’information et d’échanges, mensuel

- un comité de rédaction composé du Maire ou de son représentant, de l’adjoint chargé de la communication, d’autres élus, du responsable interne de la communication et de représentants des Conseils de quartier, pilotera le contenu

- comme il s’agit d’un journal d’information, il sera tourné vers les associations, la vie dans les quartiers. Il reprendra les informations du site informatique concernant les délibérations du Conseil municipal et des autres instances ;

- il comprendra une partie réservée à l’expression des groupes politiques municipaux;

- ce sera un lieu d’échanges, avec questions-réponses.

B- Site Internet


Le site est actuellement de qualité.

- Comme indiqué précédemment, il doit être un lieu d’échanges sur la vie municipale. Il sera demandé aux élus une forte implication ;

- La Ville mettra à la disposition des quartiers, dans des lieux bien précisés (maisons de quartiers, établissements scolaires), des ordinateurs reliés à Internet (avec des formateurs).

C- Communication dans les quartiers

Les Conseils de quartier qui le souhaitent pourront publier une information-papier concernant le quartier. De même s’ils souhaitent ouvrir un site internet.

La Ville mettra, à leur disposition, les moyens nécessaires.


A suivre

dimanche 17 février 2008

Axes du programme municipal (Fin)

Parmi les priorités évoquées depuis avant-hier, nous avons souhaité développer un point spécifique:
manger mieux pour vivre mieux
Ou : prévenir plutôt que guérir

Notre région possède des records peu enviables :
- durée de vie inférieure à la moyenne nationale ;
- nombre de cancers supérieur de 30% à cette même moyenne ;
- en outre, nous sommes la dernière région pour l’obésité et le surpoids des habitants

Nous devons donner à nos concitoyens les moyens de bien s’alimenter, condition essentielle pour garantir une bonne santé, et notamment pour éviter les problèmes de surpoids, générateurs de maladies cardiovasculaires et de cancers
:
1- Dans les établissements scolaires, nous devons proposer des repas équilibrés et apprendre aux enfants le goût des aliments :

- des repas équilibrés : quand elles n’existent pas (très rares à Hénin-Beaumont), nous créerons dans les écoles maternelles et primaires, des commissions repas associant parents, élèves, enseignants, cuisinier et diététicienne pour établir les repas, avec des explications à disposition des élèves. Nous prendrons contact avec les collèges et les lycées pour proposer les mêmes dispositions. Il s’agira, par exemple, que les enfants ne se nourrissent pas de sandwich ou ne boivent pas ces boissons gazeuses si nocives. Il s’agira également de réapprendre à manger des fruits et légumes frais. Des journées seront organisées régulièrement pour permettre aux parents de partager les repas avec leurs enfants
Nous pourvoirons à la distribution gratuite de fruits dans les écoles.

- l’apprentissage du goût : il existe aujourd’hui toute une pédagogie du goût pour les enfants et nous l’appliquerons. Nous mettrons à disposition des écoles, des terrains pour créer des jardins potagers. Nous ferons venir de grands chefs, nous demanderons aux parents de préparer leurs plats favoris, en associant leurs enfants. On développera des repas à thème (spécialités régionales et étrangères), etc…
2- Nous souhaitons que chacun à Hénin puisse s’alimenter de façon saine :

- Nous souhaitons remettre à la mode des cours de cuisine pour tous, afin de réapprendre à manger bien, de façon saine et économique

- Pour permettre à tous de profiter d’une nourriture biologique (pas de pesticides ni d’engrais chimiques, produits locaux), nous inviterons commerçants, marchands de marché et agriculteurs à s’associer à la mise en place d’une filière à la portée de toutes les bourses; de même, demanderons-nous aux commerçants (y compris les grandes surfaces), de nous aider à offrir aux habitants tous les conseils pour bien se nourrir, à moindre frais

- Nous privilégierons les circuits courts (ventes directes), en réservant une place importante aux biocabas ( ventes régulières de produits bio pour ceux qui se sont inscrits)

- Nous participerons à la mise en place d’un restaurant bio, et nous aiderons ceux qui n’en ont pas les moyens, à en profiter

samedi 16 février 2008

Axes du programme municipal (seconde partie)

Il faudra mettre en place:

4- Une politique de la jeunesse concernant:


- la santé et l’alimentation (voir annexe)

- la citoyenneté (approche par quartier).

- l’accompagnement scolaire (pour une meilleure réussite de ceux qui ont des difficultés),

- la diversité culturelle: de la culture pour tous et de qualité,

- la pratique sportive (compétition ou non)


5- Une véritable vie démocratique :


- transparence de l’action publique (sur les budgets, par exemple),
- participation effective des habitants (non pilotée par la mairie) : commissions extra-municipales, conseils de quartier avec budget propre
- droits de l’opposition, conseil des Anciens.


6- Une politique de développement durable


- revoir toutes les politiques de la ville sous cet angle : équilibre entre le social, l’économique et l’environnement. Par exemple, la politique sportive peut être l'occasion d'ouvrir la pratique à tous, de créer les emplois nécessaires, dans des lieux prenant en compte l'environnement

- éducation à l’environnement dans les écoles (liens avec Madagascar, aire de coopération avec le Conseil Régional)
- priorité à la préservation de la biodiversité (ex: gestion différenciée des espaces verts, végétaliser la ville plutôt que la minéraliser)
- lutte contre les nuisances sonores et attention portée aux problèmes de radio-fréquences (wi-fi, mobiles...)
- tous les bâtiments nouveaux seront réellement en haute qualité environnementale (cahier des charges stricts)
- programme de rénovation des bâtiments publics, avec une efficacité énergétique maximum
- même chose, sur 20 ans, sur l’immobilier existant
- revoir avec la Communauté d'agglomération la collecte soi-disante sélective


7- Un suivi des objectifs des politiques, pour une évaluation permanente, accessible à tous.




En d’autres termes : il faut faire en sorte que :


- socialement, la cohésion soit renforcée

- économiquement, chacun puisse trouver sa place dans la société

- écologiquement, la lutte contre les désordres climatiques et la préservation de la biodiversité soient exemplaires

- démocratiquement, chacun puisse s’intéresser et participer à la gestion de sa ville

vendredi 15 février 2008

Axes du programme municipal (1ère partie)

1- Il faudra réaliser des économies substantielles pour :

1-1 Rénover la ville :

- modifier l’urbanisme de la ville (plan sur 20 ans)
- recréer un lieu de vie agréable, où il fait bon vivre : ravalement de façades, remodelage de certaines rues, aménagement de certains quartiers, verdissement de la ville, attractivité commerciale, plan de circulation, etc…
- profiter de la venue du Louvre à Lens pour bénéficier des retombées
- HB doit redevenir la ville-centre de l’agglo : il faudra renégocier le contrat, car la ville-centre ne peut se contenter d’une seule Vice-Présidence à la CAHC.

1-2 Diminuer la fiscalité locale par :

- une maîtrise des dépenses de la ville : repenser la gestion de la ville, investir dans les économies d’énergie, revoir les dépenses du personnel, sans licenciement, chasse au gaspi (ex : éclairage public), véhicules propres, revoir la gestion de l’eau (remettre à plat le contrat avec Véolia)…
- appel à des fonds publics (départementaux, régionaux, européens) insuffisamment sollicités

2- Il faudra créer des emplois

Politique ciblée d’accompagnement et de création d’emplois : le Maire doit être le moteur de la vie économique, même si cette compétence ressort de la CAHC. Hénin , ville centre de l’agglo, possède un fort pouvoir d’attraction.

3- Il faudra retisser des liens sociaux :

- solidarité effective, en direction des plus démunis (actions sur le logement, micro-crédit, jardins ouvriers, aide au permis de conduire, création d’un centre social, carte fruits et légumes, etc…)
- appui des associations existantes (avec des plans pluri-annuels d’objectifs) et émergence de nouvelles associations, tout en respectant leur autonomie. Mise en place d'une Charte Ville/Associations, d'un Forum annuel des associations
- attention privilégiée aux personnes du 3ême et du 4ème âge (tutorat de jeunes, Conseil des Anciens…)
- mise en place de lieux de convivialité, dans les quartiers
A suivre

lundi 11 février 2008

Face à un bilan désastreux: des propositions (suite et fin)


3- Absence d’Hénin-Beaumont dans l’intercommunalité

  • l’intercommunalité est une bonne chose, parce qu’elle permet de mettre en commun des politiques communales et est donc gage d’efficacité. Elle constitue également un bon exercice de solidarité entre les communes

  • Les compétences de la Communauté d’agglomération Hénin-Carvin (CAHC) concernent des domaines fondamentaux des politiques locales : développement économique, équilibre de l’habitat social, aménagement du territoire communautaire, politique de la ville, certaines politiques environnementales (eau, assainissement, lutte contre certaines pollutions…) et d’autres plus ponctuelles (ex : refuge pour animaux, crématorium)

  • Hénin-Beaumont (ville centre : 26000 habitants sur 120 000), est représentée par son Maire au bureau, dans lequel ,siègent le Président et les 13 Vice-Présidents. Il est 1er VP, chargé du domaine économique. 9 conseillers communautaires titulaires (sur 44) représentent notre ville. Le Bureau est bien entendu l’organe de décision, le Conseil Communautaire jouant la plupart du temps un rôle de chambre d’enregistrement.

  • Malheureusement, HB fut inexistante pendant cette mandature. Non seulement, le Vice-Président n’a pas rempli son rôle (il est vrai difficile, à côté d’un Président omnipotent qui a porté tous les dossiers économiques), mais la ville-centre fut inaudible dans les politiques communautaires, ce qui est grave, car, notre poids dans la représentation au Bureau n’est que de1/14 soit 7%, alors que nous représentons environ 20% de la population : de ce fait, cela nécessite une voix forte. La solidarité intercommunale et l’aménagement du territoire sont une chose mais sachons nous faire respecter !


    Nous pensons qu’il y a au moins 3 dossiers prioritaires, à la CAHC, et qui nous concernent directement :
  • Le développement économique doit tenir compte du cadre de vie. L’exemple de Beaumont saccagée, embouteillée et niée par l’arrivée d’Ikéa, est caricatural. Mais le développement du centre commercial (certes, un des plus grands de France) se fait en dépit du bon sens. Le boulevard Schweitzer est une honte, tant cette sortie d’autoroute et cette entrée de ville est défigurée par un urbanisme commercial effarant, et une débauche publicitaire enlaidissante. Hénin- Beaumont (et Noyelles) doivent porter ce dossier qui participe de la dégradation de son cadre de vie.
  • Comme beaucoup d’autres territoires, nous avons délégué notre gestion de l’eau à un organisme privé. Tous ont, ces dernières années, renégocié les conventions et certains sont revenus à une gestion publique, d’autres ont obtenu des conditions plus avantageuses. Nous devons remettre le dossier sur la table.
  • Il faut absolument systématiser les politiques de développement durable (DD) dans le logement social. Le DD ce n’est pas que la HQE (haute qualité environnementale), et la HQE, ce n’est pas uniquement des espaces verts ou de la récupération d’eaux pluviales (comme clament certains élus qui font du HQE un slogan…électoraliste).

- pour la réhabilitation de logements sociaux, il faut exiger des performances énergétiques, qui permettent de réduire les factures des locataires. Mais il faut également gérer les pollutions sonores et la dégradation de l’air à l’intérieur des habitations (souvent plus pollué que l’air extérieur). La concertation avec les occupants doit commencer dès la conception des travaux, et se perpétuer pendant et après les travaux.

- les constructions nouvelles doivent faire l’objet d’exigences supérieures (on sait faire des habitations qui produisent plus d ‘énergie qu’elles n’en consomment). Le développement durable, c’est également intégrer les modes de transport, les commerces de proximité, prévoir les besoins scolaires, les services publics, etc…
Dans les 2 cas, on a aujourd’hui les moyens d’équilibrer les coûts, sur le plan financier
Et si l’on prend en compte les gains en matière de santé et de mieux-vivre, tout le monde est gagnant !

samedi 9 février 2008

Face à un bilan désastreux : des propositions (suite)



2- Absence de projet

Aux yeux du visiteur extérieur, Hénin-Beaumont frappe par quelques caractéristiques négatives : saleté ; immobilier dégradé au fil du temps, voire en péril ; centre ville sous perfusion ; centre commercial, verrue non maîtrisée, FN puissant, etc…

Vous avez beau argumenter sur le formidable potentiel de la ville : infrastructures culturelles, sportives…de qualité, situation géographique unique, population accueillante et travailleuse, renaissance de notre région…, rien n’y fait : le visiteur ponctuel repartira en hochant la tête, plein de compassion pour nous.
Bien sûr, nous, nous savons que la ville est ballottée dans tous les sens : pas d’argent, pas de capitaine pour mener le bateau, pas d’espoir, car pas d’horizon.

Notre projet part de 3 postulats :

- Nous avons besoin de nous fixer un objectif à long terme (disons 20 ans), qui sera celui de changer notre ville. Je ne veux pas anticiper la définition de cet objectif qui sera l’œuvre des habitants, mais nous sentons bien ce que cela veut dire : une ville où il fait bon vivre (de l’emploi, de la santé, de la solidarité, de l’environnement, de la démocratie). Pour atteindre cet objectif, il faudra bien programmer les différents aspects du changement. Par exemple, si l’on veut revoir tous les problèmes d’urbanisation, un travail sur le plan de circulation, sur les services au public, sur le commerce, sur les loisirs, etc doit être préalablement mené. C’est bien pour cela que tout projet " ficelé " qui vous est présenté est,soit un leurre, soit de l’amateurisme ou bien, tout simplement, pure démagogie. C’est une insulte aux citoyens que de présenter un parking en centre ville, sans avoir réfléchi à l’aménagement de la ville, à la circulation…

- Nous avons besoin de moyens financiers. Ce n’est pas uniquement en ne remplaçant pas les départs en retraite, que l’on dégagera des moyens suffisants : tout le monde sait bien, sauf les démagogues (mais nos concitoyens ne sont pas dupes), qu’il faudra compenser ces départs et étoffer le personnel de la ville, si nous voulons changer de braquet : fini le sur-place (et donc la régression), vive le mouvement.
Nous avons évoqué hier des pistes afin de nous donner les moyens de notre ambition.

Financièrement, nous aurons la possibilité, également de pouvoir bénéficier de fonds dans le cadre des programmes européens, du contrat de projet Etat/Région, et surtout des fonds territoriaux (Bassin Minier) que le Conseil Régional, et l’Etat, en partie, mettent à notre disposition jusqu’2013, pour pousser à la rénovation que j’évoquais plus haut. Encore faut-il se donner les moyens d’y accéder, et je suis bien placé pour le savoir, notre ville n’a que peu bénéficié des moyens financiers du contrat de plan précédent, et des programmes européens (voir demain la partie sur l’intercommunalité)


- Enfin, rien de tout ce formidable projet ne pourra être mis en œuvre sans nos concitoyens. On pourrait se dire : " encore ce message sur cette démocratie participative dont on nous rebat les oreilles, et qui ne sert à rien ou n’est que pure démagogie ".
Pour moi, cette participation n’est pas : " je vous informe de ce que j’ai décidé "; ni : " je vous consulte, mais on ne peut rien changer au projet " ; et encore moins : " échangeons, c’est bon pour le moral "
Ce travail en commun, c’est plutôt :
a) un budget (pas élevé au départ, 10 000€ mais qui grossira avec l’expérience) pour les conseils de quartier, que la Mairie ne dirigera pas, et qu’ils géreront, notamment sur les problèmes de proximité
b) une concertation préalable sur tous les dossiers de proximité
c) une transparence sur les budgets : avis obligatoire des Héninois, sur le budget primitif (budget prévisionnel), et présentation annuelle du compte administratif (c’est à dire le bilan) de l’année précédente
d) une élaboration conjointe du projet à 20 ans : fixation des objectifs, des programmes ; évaluation permanente des résultats. Par définition, Hénin-Beaumont en 2030 sera notre œuvre, mais aussi celle de nos enfants, autant y associer, dès aujourd’hui, ceux qui nous succéderont


Il est vrai qu’il s’agit là, aussi bien pour les habitants, que pour les élus, d’une nouvelle façon de gérer collectivement (même si la décision finale revient aux élus) : ce n’est pas facile, mais il faudra que nous nous inspirions des quelques expériences réussies en France et ailleurs.

vendredi 8 février 2008

Face à un bilan désastreux: des propositions


Il m’est souvent demandé pourquoi je ne pense pas que la solution " Dalongeville " soit bonne pour Hénin-Beaumont. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire ici que notre Maire actuel a pêché durant ses 7 ans de mandature, de 3 façons :
- un désastre financier
- aucun projet
- absence d’Hénin-Beaumont dans l’intercommunalité

1- Un désastre financier

A la suite d’un contrôle de la Chambre Régionale des Comptes, cette dernière avait, en début de mandature, et devant la situation exécrable des finances (en partageant les torts entre le prédécesseur et le nouvel édile), proposé que l’on augmente les recettes ou que l’on diminue les dépenses : une combinaison des 2 eut été certainement une bonne solution. Toujours est-il que le Maire a opté pour une augmentation des recettes en aggravant la fiscalité des particuliers de 85% !
Résultat, en année pleine : les recettes fiscales ont augmenté de 13 millions d’euros environ. En outre, dans le même temps, les dépenses d’investissement ont diminué de moitié ! Cela laissait une " marge de manœuvre " d’environ 17 millions, malheureusement absorbée par l’embauche irréaliste de plus de 200 personnes en contrats précaires, et des dépenses somptuaires.
Le budget primitif (le budget " prévisionnel ") 2007 (les chiffres réels seront donnés dans le compte administratif, avant l’été), laisse apparaître une situation catastrophique : on vend le patrimoine de la ville pour boucher les trous…
Je vous livre, ci-dessous, la conclusion d’un expert en finances communales, qui a examiné les comptes de ces dernières années :

" L'effort fiscal particulièrement important rapproché de l'évolution atone des autres recettes et d'une évolution des dépenses de fonctionnement, notamment de celles relatives au Personnel, mal maîtrisée, conduit à dégager, malgré une réduction drastique des dépenses d'investissement et, donc de l'appel à l'emprunt, un autofinancement net négatif récurrent.
En d'autres termes le remboursement même du capital de la dette n'est pas assuré par des ressources pérennes de fonctionnement mais par des ressources propres d'autofinancement (FCTVA*, ventes de patrimoine...) normalement affectées à l'autofinancement des programmes d'investissement. ".
Il faudra, bien entendu, prendre les dispositions nécessaires , au lendemain des élections, pour assainir les finances locales et porter ce message d’espérance qu’attendent les habitants.

Les principales mesures sont clairement identifiées :
-éclaircir les comptes de la commune
-faire des économies, immédiatement (j’ai cité beaucoup d’exemples ces derniers mois, de mesures de bon sens : par exemple les économies d’énergie…)

-prendre les dispositions nécessaires pour réduire les frais de personnel, sans licenciement : à ce sujet, il y a des solutions à cette aberration d’embaucher au moment où les communes transfèrent une partie de leurs compétences aux intercommunalités : cela s’appelle, bien entendu, du clientélisme. Les possibilités sont nombreuses : certes, des départs à la retraite, mais aussi des emplois qui permettent de sortir de la précarité actuelle par des accords avec des entreprises et des institutions pour reprendre du personnel : avec des plans de formation adaptés. Tout cela se fera en concertation avec les syndicats et dans l’intérêt des personnes, sur 3 ans. Nous voulons, sur ce sujet, être un modèle de référence et exemplaires socialement

- Par contre, il faut attirer un encadrement de qualité, qui, jusqu’à présent, ne souhaitait pas venir chez nous. La bonne volonté et le sérieux des agents ne pourront que se trouver confortés.

L’objectif, bien entendu, est de pouvoir retrouver une fiscalité comparable à celles de villes qui nous ressemblent. Citer des chiffres, aujourd’hui, paraîtrait déraisonnable, parce que nous ne savons pas ce qui nous attend, quant à la vérité des comptes. Par contre, on peut dire que le poids de la fiscalité n’augmentera pas pendant le mandat, mais qu’il convient d’aller au-delà. Donnons-nous jusqu’à la fin de l’année pour fixer exactement, et en toute transparence, ce que sera notre avenir fiscal. Je me refuse à toute démagogie, sur le sujet.
Nous tiendrons compte, bien sûr, de la réalité des comptes, mais aussi des projets sur le court, moyen et long terme. Annuellement, ces sujets seront exposés et débattus, avant adoption, dans des réunions de quartiers.

Malgré la situation déplorable d’aujourd’hui, l’avenir d’Hénin-Beaumont pourrait devenir radieux, si…

*Fonds de compensation TVA qui permet de récupérer la TVA sur certains travaux d’investissement

mercredi 26 décembre 2007

Pêle-Mêle

Ci-dessous, quelques idées à inclure dans notre programme:

1- Economies de gestion sera un maître mot de la prochaine mandature: nous ferons "la chasse au gaspi".
Nous ferons faire un audit de tous les flux d'énergie: éclairage, chauffage, eau et prendrons les mesures nécessaires pour diminuer les factures, sans préjudice d'investissements dans ces domaines pour rationnaliser notre gestion.
Un exemple: les illuminations de Noël pourraient être moins énergivores (lampes à basse consommation, par exemple, comme sur les Champs-Elysées). De même, avions-nous déjà signalé que l'éclairage public, tel qu'il est, est un non-sens: il ne sert à rien d'éclairer le ciel! Diriger la lumière vers le sol paraît plus efficace!

2- Dans le cadre de l'accompagnement des personnes en recherche d'emploi, on pourrait aider ceux qui n'ont pas les moyens de financer l'apprentissage du permis de conduire (coût: plus de 1000€!)

3- Toujours dans le cadre des soucis quotidiens: les nuisances sonores de certains véhicules.
Le Maire a les pouvoirs de police nécessaires pour faire cesser les pétarades des pots d'échappement trafiqués en toute illégalité. Pourquoi ne pas les utiliser? Il en va de même pour ceux qui mettent la musique de leur véhicule, à fond, et roulent, vitres ouvertes, sans se préoccuper de la tranquillité des autres.

4- Le stationnement. Les commerçants sont, à juste titre, mécontents de la présence de voitures ventouses entravant le stationnement des clients. Avec les moyens technologiques modernes, rien n'est plus simple d'enregistrer, sur des terminaux, les numéros des véhicules contrevenants, de leur laisser un avertissement, dans un premier temps (voire suivi d'un second), avant de verbaliser!

5- Toujours au chapitre des nuisances, il est très dangereux de traverser à certains endroits de la ville: pourquoi avoir tracé des passages pour piétons, à la sortie d'un virage, souvent sans visibilité pour les piétons et les automobilistes. C'est tout le système qu'il faut revoir pour sécuriser les uns et les autres.
Je ne vous en souhaite pas moins une bonne année 2008!