Politique de la ville : une nouvelle carte des quartiers aidés bien peu resserrée (extraits Le Monde 18/6)
300 communes sortent définitivement de la carte des territoires aidés, 100 y entrent. Un seul critère a été retenu pour la dessiner, celui de la faiblesse du revenu des habitants. De 2 500 quartiers aidés, mêlant les zones urbaines sensibles, les contrats urbains de cohésion sociale et zones franches, les " quartiers prioritaires " sont passés à 1 300.
La cure d'amaigrissement qui devait concentrer les crédits sur les banlieues les plus démunies s'est, entre-temps, heurtée au lobbying des maires peu désireux d'afficher qu'ils avaient perdu des crédits en période de restriction budgétaire généralisée.
Des villes comme Paris, Nice, Cannes (Alpes-Maritimes) ou Nantes, pourtant considérées comme assez riches pour s'occuper de leurs quartiers populaires, vont continuer à recevoir des crédits du ministère de la ville. La nouvelle carte permet de découvrir certaines aberrations des différents empilements de politiques. Et surtout des cadeaux faits à certains maires par les différents gouvernements depuis 2006, dans des communes où les besoins n'étaient pas flagrants. C'est le cas de villes balnéaires comme Biarritz, Anglet, Hendaye en Aquitaine, de Bayeux et Granville en Normandie, Guingamp, Plérin et Vitré en Bretagne, et Caluire-et-Cuire et Ecully dans le Rhône. De La Madeleine et Croix dans l'agglomération lilloise ou encore Cagnes-sur-Mer, Saint-Raphaël, Saint-Maximin ou Saint-Martin-de-Crau en région PACA.
AA : C'est à travers les quartiers aidés que s'est bâtie la politique ANRU, mise en oeuvre par JL Borloo. Dans le Nord-Pas-de-Calais, le Conseil régional a fortement abondé cette politique et en a élargi le périmètre. Une ville du 62 avait même la possibilité de faire rénover 2 quartiers. Malheureusement, le maire en place de 2001 à 2009 ne s'est pas occupé du dossier. Son successeur, qui aurait pu négocier un "rattrapage", n'a même pas essayé de faire réouvrir les dossiers. Devinez de quelle ville il s'agit ?
Juan Carlos et les femmes (Le Monde 18/6)
Ce qui inquiète surtout, depuis l'avènement du nouveau Roi, ce sont les risques de voir se multiplier les demandes de reconnaissance de paternité. Le goût des femmes de Juan Carlos n'a jamais été un secret. Mais ses écarts ne sont pas tant le problème qu'un " possible bouleversement de l'ordre dynastique ", explique le professeur de droit constitutionnel à l'université du Pays basque Javier Tajadura. Que se passerait-il si l'un des fils illégitimes possibles du roi était né avant le prince Felipe, qui a 46 ans ? " C'est un problème très grave, insiste M. Torres del Moral. La Constitution ne mentionne pas si l'héritier au trône doit être un enfant légitime ou non. Et le gouvernement devrait y remédier car un simple aforamiento n'empêche pas les plaintes. "
En 2012, deux personnes, un Catalan de 58 ans et une Belge de 48 ans avaient déposé des demandes de reconnaissance de paternité devant les tribunaux espagnols. A l'époque, la justice les avaient rejeté en rappelant l'irresponsabilité juridique du monarque…
AA : s'il n'y avait qu'une seule raison de ne pas souhaiter un régime monarchique, c'est bien celle-là...
Lens au Hainaut: rien n'est tranché VDN Valenciennes 19/6 (extraits)
Il y a plusieurs manières d'interpréter la sortie musclée de Jean-Raymond Legrand, président de VAFC, à l'égard du conseil régional, au moment où les tergiversations de FINORPA, sorte de banque publique d'investissement à l'échelle du Nord- Pas-de-Calais, menaçait de tout faire capoter. «Je lance un appel à Val'Métropole: que l'agglo réfléchisse bien, et veille à ne pas laisser venir Lens, car Lens est soutenu par le conseil régional AA : actionnaire principal de Finorpa) qui, ce soir, nous laisse tomber», tempêtait-il sur le site Internet des supporters de VA, lundi. Pour mettre la pression à la veille du bureau communautaire, on n'aurait su mieux faire. Le maire de la ville centre, Laurent Degallaix a fait entendre sa voix, à ce sujet. D'accord pour accueillir six matches des «Sang et Or» avec VA en Ligue2, si possible pendant l'été, afin de limiter les perturbations, mais pas un de plus.
AA : combien de dizaines de millions le Conseil régional a investi dans la rénovation de 3 stades! Cela est indécent quand on sait que :
- celui de Lille (stade Pierre-Mauroy) n'est que rarement plein et que les spectacles qui devaient compléter les recettes sportives se font très rares, pour des problèmes variés (chauffage...)
- celui de Valenciennes, avec une équipe qui va évoluer en Ligue 2, voire en CFA2 (pour des raisons financières) ne fera jamais le plein...
- celui de Lens, rénové à grands frais pour 2 matchs du Championnat d'Europe en 2016, ne sera que très rarement totalement occupé (heureusement que Lens est remonté...).
Si on ajoute que le stade couvert de Liévin, après de dispendieux travaux, est toujours fermé, sans parler des investissements à Roubaix (vélodrome), Harnes, Orchies... la note payée par les contribuables est salée : peut-être que tout ou partie de ces investissements auraient pu être consacrés à d'autres secteurs d'activités, avec une plus grande efficacité...
D'autres "news" de la région NPDC
- Quand les patrons "picolent"
Une vingtaine de policiers casqués ont dû intervenir dans une gare SNCF des environs de Tours. Des membres du Centre des jeunes dirigeants d'entreprise (CJD), en effet, se rendaient à Lille pour leur congrès national et en ont profité pour consommer beaucoup d'alcool. Éméchés, les jeunes dirigeants ont semé un sérieux trouble dans le TGV qui les emmenait de Bordeaux à Lille.
AA : "les affaires sont les affaires", n'est-ce pas ?
- Le PS 62 à nouveau fréquentable ?
Gilles Pargneaux était le seul Nordiste au bureau national du PS, en tant que secrétaire national chargé des relations Nord-Sud. Deux députés du Pas-de-Calais l'ont rejoint : la Boulonnaise Brigitte Bourguignon, secrétaire nationale adjointe aux sports, et le Winglois Nicolas Bays secrétaire national adjoint chargé des élections auprès de Christophe Borgel.
AA : finalement, tout rentre dans l'ordre dans le Pas-de-Calais... la mise sous tutelle est terminée, deux "jeunes" députés entrent au "Saint des Saints". Sauf que certaines instructions judiciaires doivent être maintenant terminées et que l'ex-député-maire de Liévin et patron officiel et officieux de structures (avec participations publiques majoritaires) doit se faire beaucoup de soucis (il n'y aurait pas que lui...)