Ainsi une dame de petite vertu, comme on disait encore il y a quelques années, par opposition à celle de grande vertu (heureusement cette dernière n'existe plus...), a défrayé la chronique parce qu'elle accordait ses faveurs à quelques-uns de nos footballeurs...Certes, elle était encore mineure...à un moment donné. Certes, Madame Ribéry n'a pas dû être contente d'apprendre que, non seulement elle était cocue (encore un mot passé de mode), mais que, de plus, des millions de personnes étaient au courant de son infortune: seule consolation pour l'épouse trompée, la catin (terme plus joli que prostituée, putain ou pute) semble, elle aussi, être musulmane...
Je souhaiterais prendre fait et cause pour Zahia: puisque son nom est maintenant connu de tous, je peux le citer.
Sur son métier d'abord: non seulement, en l'ayant choisi, elle contribue à tirer les chiffres du chômage vers le bas, mais, de plus, elle participe à la lutte contre l'inflation. Pensez donc: 2000 euros la nuit, mais c'est donné! Tout est relatif, d'accord, mais réfléchissez un peu: d'abord, pour une nuit normale (!) de 8 heures, cela revient à 250 euros l'heure (la passe), ce qui, on en conviendra, n'est pas exagéré, la jeune fille étant particulièrement séduisante (je sais:il n'y a pas que cela, mais on conviendra que cela peut aider). Mais surtout: cela représente 1/400ème du futur salaire mensuel de Ribéry (un peu moins pour Govou et Benzéma, je le concède), ce qui reviendrait pour un smicard à 2,50 € de l'heure. Ce qui ne veut pas dire que j'encourage les smicards (et les autres, bien sûr) à demander aux consœurs de Zahia un prix équivalent en proportion de leurs revenus. Non, bien sûr, on ruinerait un pan important de notre économie (on estime le nombre de professionnelles en France à 30 000, et au double celui des "occasionnelles"). Je pense donc que Zahia a sous-tarifé (soldé) la vente de ses charmes. Pour quelle raison? Cette offre promotionnelle est peut-être purement marketing: d'ailleurs, la publicité qui lui été faite la paye largement des remises qu'elle a concédées à nos vedettes du ballon rond...Je vais peut-être vous choquer, mais je me demande si ce tarif bradé est "tout compris" (je ne parle pas du pourboire, bien sûr)d'une part, et si, d'autre part, il est avec ou sans préservatif...
Je suis surpris, en second lieu, que l'on n'ait pas insisté sur le rôle positif que jouent des demoiselles comme Zahia dans la politique sociale de la France. Imaginez un autre Ribéry, fidèle à son épouse, astreint à des règles qui ne souffrent aucun écart de conduite et de comportement: il ne mène pas la grande vie, ne gaspille pas son argent en vêtements, voitures de luxe et autres dépenses somptuaires. Que fait-il des millions qu'il perçoit? Ce Boulonnais d'origine (aujourd'hui résident allemand) pourrait les placer auprès de financiers avides de profits rapides et tirer avantage du casino mondial de la finance, où l'argent va à l'argent, les pauvres particuliers comme nous servant de matelas aux banques (la moitié des profits des banques proviennent des frais bancaires ahurissants qu'elles nous prélèvent!). Et bien, non! Ribéry et consorts préfèrent redistribuer leur argent, à travers ces demoiselles qui, soulignons-le, ne leur procurent aucun mal. Et ces femmes, que font-elles de cet argent (tout au moins celles qui n'ont pas de souteneurs...)? Elles le dépensent pour le plus grand bien de notre économie. Elles consomment, comme on dit. Et je suis sûr qu'une partie de cet argent est répartie dans la famille de notre quasi-agent économique. Ainsi donc, Zahia, comme ses collègues, participent à une politique keynésienne qui ne dit pas son nom: leur petite vertu stimule la demande de footballeurs aux bourses bien remplies qui alimentent les besoins de consommation de tout un réseau. Il s'agit bien là d'une politique de redistribution des revenus.
Vous me direz, pourquoi ne pas multiplier ces réseaux qui puiseraient dans les revenus des sportifs et plus généralement des vedettes du star system. Pas si simple que cela. D'abord ces acteurs essentiels de la vie économique n'ont qu'une carrière éphémère et doivent, a un moment donné, épargner et cesser ainsi cette politique généreuse. Ensuite, beaucoup de gens traquent ces pourvoyeurs de bonheur et de revenus: le fisc, la sécurité sociale, la police, la morale, les épouses délaissées, les souteneurs potentiels...
Je me permettrai, non seulement de dire bravo à Zahia pour son altruisme, assez rare dans notre société, qui lui permet de dispenser plaisirs à nos jeunes gens et revenus autour d'elles, mais aussi de lui donner 3 conseils:
- votre œuvre de justice sociale et économique doit être affinée en modulant vos tarifs en fonction des revenus de vos clients ou mécènes;
- prenez soin de vous et surtout de votre avenir: battez-vous pour bénéficier des assurances sociales et du droit à la retraite. Pour cette dernière, au même titre que certaines catégories de la population française, vous devez bénéficier d'un régime spécial et notamment de la retraite à 45 ans. C'est le moins que l'on puisse faire pour celles qui ont participé activement au développement de la France, sans parler des services éminents rendus à la France sportive.
- enfin, conseil plus délicat: rapprochez-vous de Madame Ribéry et expliquez-lui pourquoi vous faites œuvre utile...