mardi 13 septembre 2011

Le poids de l'Etat

J'ai trouvé, dans le Monde du 7/9, ce courrier fort intéressant d'un lecteur: faut-il supprimer la part obligatoire des héritages ?



"Dans son analyse " Pourquoi les Français les plus riches préfèrent l'Etat à la philanthropie " (Le Monde du 1er septembre), Sylvie Kauffmann explique les causes de la timidité des riches Français face à la philanthropie. J'ajouterai une donnée qui relève aussi des " tréfonds du subconscient français ". Il s'agit de la conception de la famille, et en particulier du devoir de transmettre ses biens à ses enfants. A la différence du monde anglo-saxon, particulièrement américain - Carnegie estimait que le plus mauvais usage que l'on pouvait faire de sa fortune était de la laisser à ses enfants -, les Français ne veulent pas déshériter leurs enfants. D'ailleurs, ils ne le peuvent pas, puisque le code civil, depuis Bonaparte, limite très strictement la " quotité disponible ". En cas de legs à des fondations ou associations reconnues d'utilité publique, le Conseil d'Etat veille sur les droits des " héritiers réservataires ". Du plus modeste au plus riche, ce comportement s'impose, renvoyant à une conception de la famille protectrice et solidaire. L'Etat défend la famille, alors qu'il a considéré depuis l'Ancien Régime avec méfiance les fondations et associations philanthropiques, leur concédant chichement le statut d'utilité publique. Certes, la situation a rapidement évolué depuis une quinzaine d'années, mais on peut penser que les mentalités n'ont pas changé au même rythme. Dans l'inconscient collectif des Français, celui qui donne ses biens à une institution ou à une fondation plutôt qu'à ses enfants, sous couvert de générosité, enfreint une règle sociale et morale. Quelles seraient les réactions de l'opinion si une proposition d'abolition des articles du Code civil sur la réserve héréditaire et la quotité disponible - c'est-à-dire la liberté testamentaire - était suggérée ?"
J-L M Angers
Spécialistes de l'extrême droite, Caroline Monnot et Abel Mestre, journalistes au " Monde ", décryptent les divers jeux d'influence qui se tiennent autour de la présidente du Front national
Le Système Le Pen
Enquête sur les réseaux du Front national
Denoël, 208 p., 14,50 ¤. Sortie le 8 septembre


Quelques extraits:




Quand on travaille sur Marine Le Pen, il y a un double piège à éviter. Reprendre le discours frontiste qui consiste à expliquer en quoi " le FN n'est plus d'extrême droite ". Ou reprendre les slogans des années 1990 qui dressaient un parallèle avec les " fascistes " et les " nazis ". Comme souvent, la vérité se situe dans un entre-deux, chez ces hommes qui évoluent dans une zone grise où se mêlent modérés et radicaux, assimilationnistes et racialistes, étatistes et partisans d'une " grande Europe de Brest à Vladivostok ", admirateurs de " Marine " et apparatchiks cyniques.
(...)
De sa jeunesse d'étudiante en droit à l'université d'Assas, Marine Le Pen a conservé des amitiés sulfureuses. Frédéric Chatillon, président, à partir de 1991, du GUD, est de celles-ci. A l'époque, c'est-à-dire au début des années 1990, la jeune fille appartient au Cercle national des étudiants de Paris, organisation plus " convenable " car plus sage - mais toutefois proche du FN.
(...)
Frédéric Chatillon marque alors son époque. Il est plus qu'un président du GUD, il est le GUD. Dans l'esprit : culte du corps, pratique des arts martiaux, violence, antigauchisme primaire, goût prononcé pour la provocation. Mais aussi dans l'ascendant qu'il exerce sur ses semblables : chef de bande, c'est lui qui fait prendre au GUD un tournant dit " antisioniste " radical - il travaillera d'ailleurs dans une librairie diffusant des écrits négationnistes et néonazis. Comme d'autres gudards, il s'est engagé aux côtés des nationalistes croates, au début des années 1990.
Aujourd'hui âgé de 43 ans, Frédéric Chatillon dirige Riwal, une entreprise de communication qui travaille essentiellement avec le FN. Pour le reste, il n'a pas beaucoup changé. Il adore l'humour potache et veille, comme un " grand frère ", aux destinées du GUD.
(...)
Frédéric Chatillon, fervent supporteur du Hezbollah, a des amitiés syriennes haut placées et solides. Quand la contestation a commencé à gagner en Syrie, fin mars 2011, il a apporté son soutien au régime de Bachar Al-Assad en ces termes : " Le lobby sioniste (aux ordres duquel est la presse française) rêve de déstabiliser votre magnifique pays. Tous ceux qui participent directement ou indirectement à ces manifestations se font complices de ce lobby - Page Facebook du groupe We Are Syria, 26 mars 2011 - . " Un peu plus tard, en juin, à mesure que le pouvoir syrien s'enfonçait toujours plus dans la répression violente, il a même créé le site Infosyrie.fr, organe " de réinformation " au profit du régime syrien.
(...)
Reprendre la recette mégrétiste et y apposer la marque " Le Pen ", voilà l'enjeu pour la nouvelle présidente. Entourée d'anciens partisans de Bruno Mégret, Marine Le Pen a donc fait de la " dédiabolisation ", qu'elle s'est appropriée, un axe majeur de sa stratégie électorale. Et dit ne pas vouloir se faire piéger par le paradoxe Mégret. " Probablement que Bruno Mégret faisait le même constat que moi : la diabolisation est un plafond ", reconnaît-elle.
Un plafond à quoi ? A la progression électorale du FN. Laquelle sert un but : arriver au pouvoir. L'idée, dans l'immédiat, n'est pas de passer des alliances avec la droite. Mais bien de faire exploser la majorité présidentielle. Et de ramasser une partie des morceaux d'une UMP détruite. En somme, il s'agit d'affaiblir l'UMP jusqu'à rendre possible son éclatement pour se poser, alors, en force alternative, voire en force de substitution.
Pour y parvenir, le FN doit se transformer en un " parti crédible " et surtout " normalisé ", devenir " attractif " aux yeux d'éventuels transfuges, aujourd'hui élus de la droite classique. " Petit à petit, ça viendra. On est au début d'un processus lent. On doit revenir sur vingt ans de diabolisation. Les gens s'habituent à voter pour nous. Parmi nos électeurs, beaucoup ne reviendront jamais à leur famille politique d'origine, assure Louis Aliot. L'UMP a un grave problème. Ils sont victimes de leur inaction. Et la nature a horreur du vide. "
(...)
Le " nouveau FN " considère les élections législatives de 2012 comme son vrai rendez-vous, misant sur un piètre score de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Le parti pourra alors exercer une pression maximale sur les élus de la droite parlementaire. Ses bons scores aux cantonales de mars 2011 l'ont confortée. " Les états-majors des partis ont compris qu'il y a un seuil au-delà duquel la résistance à notre progression ne sera plus possible ", s'est convaincue la présidente du FN.
(...)
La défense de la laïcité présente bien des avantages pour le parti d'extrême droite. Fini les accusations de xénophobie, ce n'est pas à l'immigré, à l'étranger que l'on s'attaque, mais à " l'islamiste ", au nom des valeurs de la République. Pour les marinistes, il y a un vide politique autour de cette question que leur championne entend occuper, et le plus vite possible. (...) Ainsi, les frontistes entendent bien faire le lien entre les vieilles revendications du FN - la lutte contre l'immigration - et le nouveau ton porté par Marine Le Pen, le social et " l'islamisation ". (...) Il fut un temps où l'ennemi de l'extrême droite était le " Juif ". Décrit comme une " cinquième colonne ", au service de " forces étrangères et apatrides ", des " internationales capitalistes et marxistes ". Aujourd'hui s'est substituée à cette figure haïe celle du " musulman ". Dans les mêmes outrances, avec les mêmes amalgames. Ainsi, un communiqué de presse, signé de Marine Le Pen et diffusé en septembre 2010, est passé totalement inaperçu.
Intitulé " Pour les apatrides, la France doit devenir "chariacompatible" ", la future candidate à l'élection présidentielle y fustigeait la " finance islamique " et ses complices, à savoir " les institutions internationales (ONU, G20...) - qui - soutiennent discrètement l'installation de la charia dans notre nation peuplée d'irréductibles Français qui refusent de se soumettre au courant mondialiste ".

lundi 12 septembre 2011

De bien curieuses révélations

Curieux à plus d'un titre ce déballage de l'avocat Bourgi dévoilant les mallettes de billets apportées à Chirac et Villepin et provenant de pays africains. Je rappelle que Bourgi travaille pour le Président de la République...Curieux, parce que:
- il n'a bien sûr, aucune preuve de ce qu'il avance;
- ces déclarations arrivent quelques jours avant l'arrêt de la Cour d'appel chargé de statuer dans l'affaire Clearstream et qui, peut-être, confirmera la relaxe de Villepin. Ce dernier pourrait alors se présenter aux Présidentielles et handicaper fortement Sarkozy (qui, par ailleurs, lui voue une haine tenace);
- elles arrivent après une série d'accusations qui empoisonnent le climat politique depuis quelques mois: Woerth, DSK, Guérini...Chacun son tour?
- en même temps se déroule le procès de l'absent (Chirac) qui, je le rappelle a déjà échappé à la justice, dans plusieurs affaires: les faux électeurs du RPR, le scandale de l'appartement de la rue du Bac loué à bas prix, les marchés truqués de l'imprimerie municipale, la " cassette Méry " (des accusations de versements occultes " abracadabrantesques "),  l'abus de biens sociaux pour des billets d'avion gratuits ( " pschitt "), les " frais de bouche " exorbitants de la mairie de Paris, toutes prescrites...

Curieuses, n'est-ce pas,  ces révélations hic et nunc? Tout cela ne semble pas très fortuit...et augure mal des mois prochains et de leur lot d'affaires!

Une explosion sur le site nucléaire de Marcoule pourrait entraîner des fuites radioactives

Un four a explosé lundi 12 septembre sur le site nucléaire de Marcoule (Gard), faisant un mort et plusieurs blessés. L'accident pourrait entraîner un risque de fuite radioactive, ont indiqué les pompiers et la préfecture. (AFP)

Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a assuré qu'il n'y avait "pas de rejets à l'extérieur". Peut-on encore faire confiance à ce genre de déclaration?

Reste à espérer que le gouvernement jouera la carte de la transparence...  

 

Nouvelle information à 16H20:

 L'accident qui a fait un mort et quatre blessés lundi matin dans l'installation nucléaire Centraco, dans le Gard, "est terminé", a annoncé l'Autorité de sûreté nucléaire, qui a suspendu son organisation de crise. (AFP)

Après le Préfet au tribunal administratif, le tour de la Chambre des Comptes?

"La majorité actuelle a récupéré une commune dans une situation financière exsangue. 12,7 millions de déficit". Combien de fois faudra-t-il répéter que cette nouvelle déclaration du maire est erronée! Persister dans ce sens, c'est soit volontaire (effet de communication, mais en désinformant) ou involontaire (mauvais conseils donnés au Maire, ce qui est possible, car les chiffres donnés n'ont aucune réalité).

Pour faire cesser cela, la Chambre régionale des comptes a, une nouvelle fois, rappelé la vérité, dans son avis du 4/8/2011, en page 8, sur un ton solennel pour bien montrer qu'elle réprouve les annonces étonnantes du maire:
 " Rappelle que, dans ses avis précédents des 8 juin 2009 et 24 juin 2010, la Chambre avait arrêté le déficit global et consolidé:
- à la fin de l'exercice 2008 à un montant total de - 9 056 744,54€[...]
- et à la fin de l'exercice 2009, à un montant de - 1 718 712,03€"

Rappelons que la majorité a été élue le 5/7/2009, s'est mise au travail en septembre, après le départ en vacances des principaux élus et que, peu de temps après, est arrivé l'accident malheureux de Daniel Duquenne qui a handicapé le fonctionnement de la mairie pendant de longs mois. Bref, fin 2009, le déficit avait diminué, en un an, de 80%! 

Le Maire va-t-il menacer la CRC de poursuites devant le Tribunal, comme il l'a promis pour le Préfet?

11 anomalies...

Rappelons que le Préfet, auprès de qui je sollicitais des explications concernant le report d'un conseil municipal, parce que je ne les obtenais pas, m'avait répondu, notamment
"Quelques anomalies présentées par le budget primitif détectées dans le cadre du contrôle budgétaire rendaient en outre nécessaire un contrôle approfondi de l'équilibre réel par la CRC. Cette saisine emporte des conséquences pour le conseil municipal qui se trouve dessaisi de ses pouvoirs budgétaires jusqu'au règlement du budget."
Par transparence, j'ai publié cette réponse et en ai fait part aux habitants d'Hénin-Beaumont, dans une lettre d'information (cosignée avec David Noël et Pierre Ferrari). C'était le moins que l'on puisse faire.
Dans les jours suivants, le maire d'HB répliquait à plusieurs reprises
qu'il s'agissait de "quelques petites rectifications de la Chambre"; " vous verrez lors du conseil municipal, qu'on n'a pas à rougir de ce budget. Deux ou trois erreurs techniques s'y sont juste glissées" . Il s'élevait contre l'attitude du Préfet, le menaçant même de Tribunal administratif, lors du dernier conseil municipal.
Une nouvelle fois, devant ces dénégations, je suis obligé de faire part à nos concitoyens qu'en réalité, l'avis du 4/8/2011 de la Chambre régionale des comptes relève pas moins de ...11 anomalies dont vous trouverez la liste et les références ci-dessous. Certes, pas de malversation, mais un nombre d'erreurs important et une rectification de plus de 4 300 000 euros du budget, qui posent question sur la qualité de la gestion administrative. Je trouve d'ailleurs que le terme "anomalie" utilisé par le représentant de l'Etat est faible s'agissant d'un tel nombre d'erreurs et d'un tel montant de rectifications.
(les "anomalies" sont numérotées de 1 à 11). Les rectifications négatives sont en rouge et les rectifications positives en bleu.
I-  Sur le résultat global et consolidé de la commune à la fin de l'exercice 2010 (compte administratif 2010,  soit le résultat réel 2010):

1 (page 4 de l'avis de la CRC): "absence d'inscription au budget principal des intérêts courus non échus, à hauteur de 948 487, 09€". Intérêts courus non échus: fraction des intérêts non échus (parce que l'échéance est postérieure à l'exercice) qui doit être intégrée dans le budget de l'exercice.

2 (page 4):  "une écriture majorant le déficit du compte de la régie municipale des pompes funèbres d'un montant de 1914, 92 € et relative à une régularisation sur TVA intracommunautaire" (c'est à dire de l'Union européenne).

II- sur le Budget Primitif ("prévisionnel") 2011

II-I Corrections concernant les budgets annexes

3 (page 4): "réintégrer et consolider les résultats et prévisions" du budget annexe des Pompes funèbres (clos par une délibération du conseil municipal du 17/12/2009). Je ne ferai plus mention des différentes écritures afférentes à cette réintégration dans le budget principal, considérant qu'il s'agit d'une seule et unique rectification.


II-2 Corrections concernant le budget principal

a) Fonctionnement 

Dépenses
4 (page 5): dans les charges à caractère général, diminution de 80 000 euros de l'article "fêtes et cérémonies" (pour compenser des surplus d'intérêts de la dette). Il s'agit non pas d'une erreur, mais d'une rectification...

5  (page 5): majoration de 600 000 € pour des intérêts d'emprunts toxiques (emprunt 631)

6 (page 5): majoration de 770 000 € pour des intérêts d'emprunts toxiques (emprunt 626)

Recettes 

7 (page 6): plus 33 345€ (versement relatif à la garantie individuelle de ressources)

8 (page 6): moins 60 euros (allocations compensatrices)

9 (page 6): plus 47 975€ (remboursement d'un trop versé à la partie adverse sur un contentieux!!!)

b) Investissement

Dépenses

Réduction de 3 319 190, 13€ pour tenir compte de la réduction des recettes d'investissement (à cause de l'ajustement de la section de fonctionnement et de la prévision de recette d'emprunt voir ci-dessous). Je n'ai pas considéré cette rectification comme une erreur, car résultant d'autres erreurs, mais... 

Recettes

10 (page 7): une recette d'emprunt de 2 millions d'euros ne peut être inscrite car les négociations avec l'établissement prêteur sont en cours;

11 (page 7): une opération dite d'ordre ("un transfert entre sections") donc erreur purement administrative

En résumé: 11 anomalies dont les conséquences financières sont les suivantes:

- compte administratif 2010: diminution de l'excédent de 950 402,01 euros (948 487,09 plus 1914,92)


- budget primitif 2011: rectification négative de 3 368 740€ (80 000+600 000+770 000+60+2 000 000 moins les recettes supplémentaires: 33 345 et 47 975)
Soit au total: les 11 anomalies ont généré des rectifications négatives de 4 319 142,01 euros

Remarques: 
- comme déjà indiqué, je n'ai pas tenu compte des rectifications concernant la réintégration du budget annexe des pompes funèbres dans le budget général, car il y a neutralité des comptes
- l'emprunt de 2 millions d'euros, dont l'inscription est refusée par la CRC, pourrait être réintégré en décisions modificatives si cet emprunt devenait effectif.

Je ne suis pas sûr que le Maire doive assigner le Préfet devant le tribunal administratif pour excès de sévérité!


 


dimanche 11 septembre 2011

Difficile la démocratie...


A Sains en Gohelle, le maire, Monsieur Jean-Luc Wéry a décidé de changer le nom de la rue "Nationale" en avenue François Mitterrand, par décision du Conseil Municipal du 28 juin et annoncé par courrier daté du 11 août...

Et cela sans consultation des riverains! Passe encore les frais occasionnés par le changement d'adresse (cartes de visite, tampons encreur, flocage des véhicules des commerçants, etc), mais les riverains n'en reviennent pas de ne pas avoir été consultés...Si vous passez à Sains, par la rue qui traverse la ville, cette fameuse rue Nationale, vous verrez sur chaque habitation (sauf celles des élus de la majorité...) une affichette ("Non à l'avenue François Mitterrand") qui montre l'ire des habitants.
Jean-Luc Wéry, c'est également le Président du SMT, maitre d'ouvrage de "feu le tramway", dont la politique de concertation sur ce sujet n'a pas été une réussite. On se souvient qu'à la seule réunion d'information à Hénin-Beaumont, il avait laissé Briois prendre la parole pendant près de 15 minutes, monopolisant le temps que de simples citoyens voulaient utiliser pour s'exprimer. J'avais demandé que l'on interrompe l'élu frontiste: peine perdue...Un démocrate, quoi!



Les riverains se sont déplacés jusqu'à la mairie pour montrer leur colère. Les riverains se sont déplacés jusqu'à la mairie pour montrer leur colère.(photo l'Avenir de l'Artois)

Sagesse et réalisme

 Je fais entièrement mienne la conclusion de David Noël concernant le conseil municipal d'Hénin-Beaumont de jeudi:

"Au final, on ressort du conseil municipal avec un sentiment ambivalent. La majorité a sans doute de bonnes intentions et on ne peut que s'accorder sur la défense de l'école ou la lutte contre les emprunts toxiques, mais les réponses évasives, l'autosatisfaction affichée, le manque de hauteur d'une majorité qui s'attaque à ses opposants républicains simplement parce qu'ils réclament de la concertation pose toujours problème. La majorité AR peut-elle changer un mode de fonctionnement marqué depuis deux ans par le repli sur soi et le refus du dialogue avec ceux qui auraient pu être ses partenaires si l'AR l'avait voulu ? On l'espère dans l'intérêt de la ville et de ses habitants..." 

Pour les lecteurs peu au courant des pratiques héninoises, quelques précisions:
- une gestion des affaires municipales problématique (euphémisme);
- un FN passé en 2 ans de mandat de 48% à plus de 55% (projection des cantonales 2011);
- un refus de discussion de la part de la majorité (invitée à 2 reprises à des réunions républicaines), préférant des relations courtoises avec le FN, malgré les insultes de cette dernière, à son égard.

Garçons et filles ont des têtes aussi bien faites

(à partir d'un texte paru dans le Monde du 3/9)

"Pourquoi les filles seraient-elles plus douées pour apprendre à lire et à écrire, tandis que les garçons auraient la bosse des maths et s'orienteraient plus facilement ? Y a-t-il une fatalité à ce que les femmes expriment davantage leurs émotions, soient plus empathiques et prennent moins de risques, alors que les hommes seraient plus ambitieux, plus agressifs, et plus doués pour lire une carte routière ? Hommes et femmes se comportent donc différemment. Mais quelle est la part de l'inné et de l'acquis ?
Démontant les clichés et les stéréotypes, la neuroscientifique Lise Eliot, maître de conférences en neurosciences à l'université Rosalind-Franklin de Chicago (Illinois), publie, le 5 septembre, un livre captivant qui fait le point sur les travaux les plus récents sur la différence des sexes, Cerveau rose, cerveau bleu : les neurones ont-ils un sexe ? (Robert Laffont, 507 p., 22 €).
Pour certains aux Etats-Unis, la théorie de la primauté de l'acquis sur l'inné a fait long feu. "Si vous avez un garçon "normal" - c'est-à-dire pourvu des chromosomes XY et d'un corps et d'un cerveau masculins ayant reçu la testostérone nécessaire -, il est dominé par l'hormone qui l'a fait ce qu'il est", et l'on commence à voir le retour des écoles non-mixtes
D'après Lise Eliot, par contre:" Dans l'ensemble, quoi qu'il en soit, les cerveaux des garçons et des filles sont remarquablement similaires."
Notre cerveau se transforme du fait des apprentissages, des émotions : c'est ce qu'on appelle la plasticité cérébrale.
Exemple du langage: Les filles parlent un peu plus tôt que les garçons. La petite fille de 9 mois comprend environ cinquante mots, alors que le petit garçon possède le même volume de vocabulaire à 10 mois. La plupart des bébés prononcent leurs premiers mots autour de leur premier anniversaire, mais la petite fille a tendance à les prononcer un mois plus tôt. A 2 ans et demi, les filles conservent cette avance. Cette différence se maintient durant toute la période préscolaire.
Mais, si ces variations sont réelles, elles sont pour le moins ténues. "l'écart se creuse petit à petit parce que les deux sexes ne vivent pas les mêmes expériences."
Pour éviter ce fossé, la neuroscientifique conseille aux parents de garçons en âge préscolaire de renforcer leur maîtrise du langage en leur lisant des albums à haute voix, des comptines, en les faisant parler, en identifiant les sons. Ces conseils valent aussi pour les filles.

Opposée aux écoles non mixtes, Lise Eliot préconise d'adapter davantage les classes aux garçons. Ils ont besoin d'avoir la possibilité de se mouvoir à travers la classe et de fréquentes coupures pour se dépenser. Par ailleurs, la maîtrise de soi peut être stimulée par des jeux comme "Jacques a dit" ou "1, 2, 3, soleil".Par ailleurs, estime-t-elle, il faut davantage de maîtres.
Quant aux filles, elles ont besoin d'activités pour exercer leurs aptitudes spatiales : jouer à des jeux "de garçons" (construction, logiciels de jeu, ballon, etc.) et, entre autres, qu'on leur montre l'importance des sciences et des maths dans les carrières les plus rémunératrices.

Commentaires de lecteurs (sur lemonde.fr):

CD: Heureusement que je n’ai pas lu cet article et les commentaires avant d’avoir eu et "élevé" deux filles. Je n’aurais pas su comment m’y prendre et j’aurais eu peur de gâcher leurs talents. L’une était douée en maths et elle est docteur en histoire. L’autre était douée en lettres et elle est informaticienne. C’est fou ce que les rencontres et les contacts à l’adolescence peuvent avoir comme conséquences imprévisibles en déjouant tous les pièges de la prédestination.

AR:  "Par ailleurs, estime-t-elle, il faut davantage de maîtres." Eh oui. Voilà pourquoi l'affaire Strauss-Kahn est une tragédie pour notre pays. un gouvernement socialiste, c'était la fin des suppressions de postes dans l'enseignement. DSK président, c'était plus de maîtresses.

samedi 10 septembre 2011

Explications

Depuis fin août, je reçois beaucoup de commentaires que je suis obligé... de ne pas passer.
J'ai déjà expliqué que je censure ceux qui sont diffamatoires (par exemple: untel a fait telle chose, sans preuve aucune) ou injurieux (untel est un c...).
D'autre part, certains commentaires reviennent en boucle, mettant en cause principalement des élus, notamment régionaux et locaux. Mais ils n'apportent rien de plus que ce que nous savons déjà à leur sujet (cf à HB)...Je sursois donc à la publication de ces commentaires sauf s'ils apportent quelque chose de nouveau, bien entendu...(vous verrez la semaine prochaine, qu'il y a matière...).

Je rappelle que la priorité est d'empêcher le FN de continuer sa progression sur Hénin-Beaumont. Il ne s'agit pas d'occulter ce combat, même si la carence de nos élus favorise les frontistes...

Bouches-du-Rhône et Pas-de-Calais: même combat!

Il y a un an, Arnaud Montebourg se fendait d'un rapport dénonçant des "dérives" dans le fonctionnement de la fédération.des Bouches-du-Rhône du PS. Personne ne l'a suivi. A peine, a-t-on encommissionné l'affaire pour s'en débarrasser."On ne peut pas combattre l'affairisme du sarkozysme (...) si nous-mêmes ne sommes pas intraitables avec les nôtres" a-t-il déclaré récemment.
Sauf qu'aujourd'hui, comme hier, le PS a demandé à Guérini, après l'annonce de sa mise en examen à Marseille dans une affaire de marchés publics présumés frauduleux impliquant également son frère Alexandre, de se mettre en congé du parti et de démissionner de ses fonctions de Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.
Dans des menaces à peine voilées ("Qui peut me faire démissionner aujourd'hui ? Personne") il fait comprendre qu'il connait beaucoup de choses... En pleine campagne des présidentielles, évidemment...cela fait tâche...On lui a quand même demandé de se mettre en congé du parti (ce qu'il a fait) et de démissionner de sa Présidence du CG (ce qu'il n'a pas fait)...

Comment ne pouvons-nous pas, dans le Pas-de-Calais, faire les rapprochements avec un système peu ou prou identique de fonctionnement de "parrains et obligés". Ni Hollande, ni Aubry (Premiers secrétaires successifs) n'ont bougé devant les dérives de la Fédération. Mieux même, on a protégé des gens comme Dalongeville et Kucheida! Et pourtant les rapports successifs de la Chambre Régionale des Comptes ne laissent (ou ne laissaient) aucun doute sur les dérives maffieuses de l'un et de l'autre! 

Certes, Montebourg a eu du courage à Marseille, mais, à part un accusé de réception, quand je lui ai écrit (http://alpernalain.blogspot.com/2011/03/lettre-ouverte-arnaud-montebourg.html), il n'a pas bronché sur notre système...

Dur, dur d'en arriver aux mêmes scandales qu'à l'UMP!

Brèves d'humour

Repérées sur le site du Monde.fr (par un dénommé Hervé Le Tellier, dans une rubrique intitulée "Papier de verre") quelques "brèves" d'actualités, sous une forme humoristique.


- Chirac a des problèmes d'anosognosie : il oublie, il ne reconnaît plus bien. Un exemple : hier encore, alors que je discutais avec lui, il a commencé par "Nicolas, je vous aime bien"...
AA: N'empêche qu'il a annoncé qu'il votera Hollande...Au fait Chirac est-il inscrit à la Primaire du PS?

- Une équipe française a obtenu des globules rouges à partir de cellules souches. La technique arrive tard, mais le PCF cherche une cellule souche pour recréer quelques rouges;
AA: il suffit pourtant d'une seule cellule...Ne mélenchon pas tout!
- Sénatoriales : Pierre Charon conduit une liste "complémentaire" à la liste UMP de Jouanno. Dans la mythologie, Charon conduit la barque des Enfers. S'il s'entête, il va y retourner.
AA: Charon, l'ancien conseiller de Sarko, aurait donc été embarqué pour travailler auprès de Lucifer...

- Où est passé Khadafi ? Dans le Sud libyen? Au Burkina Faso ? Seuls les spécialistes de l'anagramme l'ont trouvé : il se cache dans l'adhésif kaki.
AA: mais non il est auprès d'une de ses compagnes: Rachida K Dafi...

- Le mètre carré à Paris vaut 8 150 euros. Sans capital, au salaire moyen (2 600 €), vous pouvez acheter 15 m2 sur 15 ans. Et à la fin, petit veinard, ce cagibi est à vous.
AA: qui dit qu'il n'y aura pas une plus-value dans quinze ans? Ou une moins-value...

Quelques bons mots de politiciens (tiré du Press-Club-humour et politique):

- "Il ne faut pas se tromper sur les connaissances économiques des Français. Pour 53% d'entre eux, l'autofinancement est le financement de leurs voiture" (Jean-Yves Chamard, ancien député de la Vienne).

- "Christine Deviers-Joncour: Pour ce que j'avais à faire, je n'avais pas besoin de diplôme.
Roland Dumas: elle est sortie de mon orbite affective" (échange au cours du procès Elf).

- Laurent Fabius: "Nous passons un temps considérable à préparer nos décisions, un temps faible pour les prendre et un temps nul pour les appliquer" (avant un congrès du PS)

  

vendredi 9 septembre 2011

Des anomalies à Hénin-Beaumont?

Extraits de La Voix du Nord de ce matin (signé PW et CLC):

"Un rapport qui pointe du doigt certains oublis ou dysfonctionnements, non négligeables en matière budgétaire. Et tout d'abord le provisionnement à même d'amener la commune à faire face aux intérêts des emprunts toxiques contractés par l'équipe Dalongeville : à savoir une majoration de 1 370 000 E destinés à rétablir « la sincérité de la provision » dans un contexte de forte dégradation de la parité Euro/Franc suisse. Un péril pas suffisamment pris en compte par la copie budgétaire du printemps dernier. Autre pan sur les doigts concernant les 1,8 M E de déficit de fonctionnement constatés par les juges financiers, notamment dûs à la non intégration d'ICNE 2010 (intérêts courus non échus) au budget principal (plus de 948 000 E) et la présentation erronée d'un budget annexe pour les défuntes pompes funèbres municipales, budget pourtant clôturé depuis décembre 2009, les résultats ayant été réintégrés dans le budget principal. Des rééquilibrages qui s'accompagnent de plusieurs recommandations : entre autres, incitation aux économies à la Caisse des écoles et au CCAS engagement d'une négociation sur l'encours de dette constitué de produits structurés... Une suspension des pouvoirs budgétaires de l'équipe municipale vécue comme une humiliation par Eugène Binaisse." " La bévue de ses services en ce qui concerne les intérêts courus non échus, le maire l'assume, tout autant que l'erreur d'imputation concernant les PFM".

Conseil municipal du 8/9/2011

Conseil municipal ennuyeux (durée 3H30) à tel point que le Maire, s'apercevant que le public très nombreux au début, était réduit à moins de 10 personnes à la fin, eut un instant de lucidité: "la salle se vide. Le spectacle ne doit pas être à la hauteur des attentes". Effectivement, les délibérations lues par les élus concernées, sur un ton monotone, hachuré d'hésitations, sont un pur jargon administratif incompréhensible, à faire fuir les plus obstinés! Il serait plus agréable qu'elles soient résumées avec des mots simples. Comme de plus, les élus ont lu et préparé la séance, il ne sert à rien de lire le texte qu'ils ont devant les yeux...C'est vraiment à revoir! j'avais déjà fait des suggestions à ce sujet: notamment de mettre à disposition des citoyens les textes...



On a pu constater qu'il y a des messages qui ne passent pas ou sont volontairement revus avec beaucoup de mauvaise foi. 3 exemples:
- devant le manque d'information fournie par la municipalité, le Préfet avait décidé de mettre sur la place publique (par mon intermédiaire) des éléments permettant aux citoyens héninois de savoir ce qui se passait derrière leur dos. Ainsi, pour expliquer que le budget primitif avait été refusé, il avait signalé qu'il y avait des "anomalies", que les élus avaient aussitôt traduites par "seulement 1 ou 2 erreurs techniques". En fait, il y avait beaucoup d'erreurs dans ce budget, pas très graves, d'ailleurs, mais le nombre de rectifications nécessaires avait dû excéder le Préfet. En tous les cas, l'avis de la CRC (que l'on pourra bientôt trouvé sur son site) justifiait que je rende public le courrier du Préfet (qui n'attendait que cela!). Comme je l'ai, à plusieurs reprises, affirmé, il n'était pas question de malversations, mais bien d'un manque de sérieux dans l'élaboration du budget (de l'amateurisme, a osé dire un élu d'opposition...). Je veux bien croire que l'on puisse être penaud de se faire "remonter publiquement les bretelles" par le représentant de l’État, mais il faut bien avouer que si, dès juin, le Maire avait joué la carte de la transparence, aucune suspicion n'aurait été possible... Encore une fois, le nombre d'anomalies étaient plus important que ce que l'on nous a affirmé! On ne peut pas nous faire prendre des vessies pour des lanternes!
Un élu de l'opposition se permit même des commentaires désobligeants pour le maire: "autosatisfaction", "enfumage", "incompétence généralisée", "amateurisme", "maquillage des comptes", "présentation insincère du budget", "manque d'expérience politique"...Décidément le FN se permet des choses!

- les emprunts toxiques: cela aurait dû être une priorité en début de mandat. La majorité, qui n'est pas responsable de la souscription de ces emprunts dits "structurés" (la majorité des nôtres étant indexés sur la parité euro/franc suisse), avait été prévenue, de toutes parts, du danger sous-jacent. Mais on a traîné et aujourd'hui que le franc suisse est haut, les taux d'intérêt sont très très élevés et cela va coûter très cher, beaucoup plus cher que si on avait pris le taureau par les cornes, dès juillet 2009...

- j'ai, à plusieurs reprises, signalé que l'équilibre budgétaire retrouvé de la ville l'avait déjà été à 80% dès 2009, soit au moment de l'arrivée de l'équipe actuelle. La CRC rappelle,  dans ce nouvel avis communiqué aux élus, qu'"elle avait arrêté le déficit global et consolidé: à la fin de l'exercice 2008, à un montant global de 9 056 744,54[...]; et à la fin 2009, à un montant total de 1 718 712,033". Si la CRC reprend pour la énième fois ces élements, c'est pour que les choses soient claires et non déformées. Or, le Maire a affirmé qu'"en juillet 2009, il avait trouvé un déficit de 12,5 millions d'euros" et qu'il l'avait résorbé lui-même (son équipe) ! Méconnaissance des dossiers? Méthode Coué? 

Verbatim de ce CM: qui ne se veut pas exhaustif, mais essaye de retracer et faire partager, chronologiquement, l'ambiance:

- je ne m'étendrai pas sur l'humour balourd de S Briois. Néanmoins, le Maire, qui rappelait à son opposant la gestion des villes FN, s'est vu inviter à aller visiter Bollène et Orange (sauf que les 2 maires, le couple Bompard, ne sont pas au FN et aurait même tendance à s'y opposer...): évidemment à Marignane, Toulon et ailleurs, les maires FN ont été virés  à la fin de leur mandat, aurait pu rétorquer E. Binaisse!
- moment de surprise, quand le Maire a parlé de "communauté urbaine d'agglomération". Le 1er Vice-Président de l'Agglo venait-il de révéler un scoop? On a vite compris qu'il voulait parler de communauté d'Agglo: il finira bien par s'y habituer...
- toujours de l'étonnement, quand le même maire parla d'une "subvention à un salarié". Dans le brouhaha, un collègue rectifia par "une indemnité à un salarié"...Belle preuve de solidarité entre élus majoritaires;
- humour involontaire? Un élu, ayant proposé aimablement à une conseillère du FN de lui fournir des documents, ajouta que finalement il le ferait dès qu'il serait de retour de vacances (sic!);
- humour volontaire qui ...tomba à plat quand le premier adjoint se fendit, après une intervention du Maire sur l'école: "je vais faire de l'humour: c'est un ancien principal qui vous le dit..." Heureusement, il avait prévenu que c'était de l'humour!
- mes voisins étaient très intrigués parce que le Maire parlait toujours de M.Boquillon, alors qu'ils pensaient que le nom de l'adjoint en question était Bouquillon. J'ai défendu le maire en arguant que la salle était mal insonorisée...
- vivacité du maire, quand S. Briois s'étant absenté, les autres conseillers FN hésitèrent avant de s'abstenir sur une délibération. Espiègle, E.Binaisse demanda, ingénument, s'il y avait des explications de vote: chacun des conseillers baissa la tête et l'un d'entre eux bredouilla que non...
- autre moment embarrassant, quand un adjoint lut une longue délibération assez complexe (sur un leasing immobilier ou crédit bail): non seulement il mangeait ses mots, mais manifestement il ne comprenait pas ce qu'il lisait. Conscient de la situation, il s'essaya, en 2 occasions, à un "je suis très clair, n'est-ce pas?" destiné à faire sourire...Le maire vint à son secours en résumant le tout en quelques mots. Je ne suis pas sûr que cela reflétait exactement le contenu de la délibération, mais comme personne ne suivait...
- s'emmêlant les pinceaux dans les pages, oubliant de faire voter à de nombreuses reprises, E.Binaisse semblait fatigué...
- numéro personnel de JM. Bureau: après avoir lu une note reprenant une série de questions, auxquelles on avait, en partie, déjà répondu précédemment, comme le signala, à juste titre, le maire agacé, il déclara ne pas voter la délibération (cela concernait une décision sur "les gens du voyage sédentarisés" sic!). Soit! Mais Briois, qui ne s'était pas opposé au texte, se fit un malin plaisir de préciser qu'il suivrait Bureau. Ce dernier, troublé de se voir ainsi voter avec le FN, décida finalement de voter favorablement!
- le même élu qui se plaignait que l'on ne réfléchisse jamais sur un certain sujet, se fit rétorquer par un maire exaspéré: "Vous avez raison, on y pense quand vous n'êtes pas là..." 
- la connivence entre le Maire et son 1er adjoint connut une petite faille quand il a fallu voter pour un nouveau Directeur des ressources humaines ("on avait un problème à ce niveau-là", déclara, fort imprudemment, l'adjoint chargé des finances, car Briois, lui, se fit, à juste titre, critiquer pour avoir attaqué le fonctionnaire en place, actuellement). G. Bouquillon, après maintes précautions de langage qui fit craindre le pire, déclara solennellement qu'il souhaitait que le cabinet chargé du recrutement (un contractuel, car on ne trouve pas de fonctionnaire), ne décide pas, mais soumette une sélection de candidats aux élus qui choisiront...
- petite erreur du Maire: sur une critique de S.Briois concernant le désert commercial de centre ville, il eut une réponse malheureuse. "On aimerait maitriser l'installation des commerces. On aurait ainsi évité qu'il y ait 8 magasins de pompes funèbres à Hénin". Mauvais exemple ! Parce que si il y a prolifération de ce type de commerces, c'est bien parce que la municipalité a supprimé les Pompes Funèbres Municipales, sous prétexte que ce service n'était pas rentable! Sans commentaire...

jeudi 8 septembre 2011

Un livre...

Je n'ai pas encore lu ce livre (il serait d'ailleurs, déjà, en rupture de stock!), mais la qualité d'un des auteurs (François Veillerette, connu pour ses travaux sur les pesticides et en particulier leurs  relations avec la santé) ne me laisse aucun doute sur l'intérêt de ce travail...


Le vrai scandale des gaz de schiste

François VEILLERETTE , Marine JOBERT , préface de José BOVE

Texte d'introduction:

Le vrai scandale des gaz de schiste !

Pourquoi ce livre sur les gaz de schiste alors que certains pensent que le dossier du gaz et du pétrole de schiste est définitivement clos dans notre pays, depuis l'adoption d'une loi prévoyant l'interdiction de la technique de fracturation hydraulique ?

Après avoir rappelé l'extraordinaire mobilisation contre les gaz de schiste notre livre démontre que la loi adoptée ne règle… rien. Car l'appétit des sociétés pétrolières et des investisseurs pour ces gaz de schiste est plus important que jamais. Partout dans le monde, de la Pologne à l'Argentine, de la Chine aux Etats-Unis, des projets gigantesques d'exploitation de gaz et pétrole de schiste voient le jour. Notre pays fera t-il longtemps figure de « village gaulois » ?

Alors que les dérèglements climatiques s'amplifient et qu'une mutation énergétique planétaire devient chaque jour plus urgente, ces projets d'exploitation des gaz de schiste contribuent à retarder dramatiquement un indispensable changement de paradigme. Notre livre place la question des choix énergétiques au cœur de sa réflexion, alors que nous entrons dans une période politique cruciale qui devrait, pensons-nous, mettre cette problématique au centre du débat public. Ce livre révèle aussi qu'iI y a bien une histoire secrète des gaz de schiste, qui mène de l'ancien vice-président américain, Dick Cheney, au demi-frère d'un certain Patrick Balkany, en passant par la haute administration de notre pays. Au final cette affaire des gaz de schiste est aussi un formidable révélateur de nos appétits de consommation, de notre aveuglement devant la crise climatique et de l'affaissement de l'esprit démocratique.

Enfin, il faut que vous sachiez que Julien Balkany, demi -frère de Patrick Balkany et ex vice-président non exécutif de la société Toréador (titulaire d'un permis d'exploration de pétrole de schiste dans le bassin de Paris) a fait pression sur l'éditeur et les auteurs de ce livre : il nous menace de poursuites en diffamation. Pour quel motif ? Nous aimerions bien le savoir… L'intimidation est une arme, mais bien entendu, nous n'avons rien modifié à notre livre sur les gaz de schiste suite à ces pressions inacceptables.

Renouvellement au PS (humour...)

Sénatoriales: ci-dessous, la liste du PS et ses alliés (PRG, MRC) dont l'intitulé  "Ensemble pour respecter, protéger et développer toutes nos communes du Pas-de-Calais", est paradoxal, puisque sur les 4 premiers, seuls potentiellement éligibles, une seule (Odette Duriez, maire de Cambrin) est élue locale!

La liste est composée de : 1. Daniel Percheron (sénateur et président de Région), 2. Catherine Génisson (députée, conseillère régionale et secrétaire fédérale du PS dans le Pas-de-Calais), 3. Jean-Claude Leroy (député), 4. Odette Duriez (députée), 5. Hervé Poher (conseiller général), 6. Sabine Van Heghe (MRC, conseillère générale), 7. Dominique Dupilet (président du conseil général du Pas-de-Calais), 8. Cathy Clément, 9. Jean-Marie Roussel.

Il y a du boulot !

 

 Commentaires AA à la fin de l'article:


Un adolescent entretient un climat de terreur, cité Darcy : six familles brisent le silence !

mercredi 07.09.2011 - La Voix du Nord
 
C'était jusqu'alors, cité Darcy, une souffrance tue au quotidien : harcèlement, humiliations, insultes et dégradations régulières. Tout cela du fait d'un adolescent qui « pourrit » littéralement la vie de son voisinage depuis plusieurs années, dans les rues Demuynck et Dominiak. Après l'abattement, depuis quelques mois, ras le bol oblige, les plaintes pleuvent... et les langues se délient..PAR PASCAL WALLART



« On ne vit plus ! » confie, des poches sous les yeux, un habitant de la rue Demuynck qui avoue ne plus arriver à fermer l'oeil depuis une semaine. Sa crainte ? Celle de voir sa voiture et son habitation détériorées, pendant son sommeil, par un gamin de la cité jouant aux caïds et « pourrissant » la vie de ses voisins. Par trois fois, il a dû changer sa barrière, vandalisée, sans compter les carreaux de cuisine brisés, la piscine du jardin éventrée ou les pneus de la voiture crevés.
Une tension palpable au quotidien à Darcy où un gamin de 14 ans, pas vraiment du type costaud, a fait de sa rue « son » territoire exclusif. « Il m'a déjà dit, c'est ma cité ici, tu n'as qu'à dégager ! » confie une dame, démunie face à ce gamin qui, lorsqu'on essaie de le sermonner ou de le raisonner, répond systématiquement par un crachat généreux au visage. Et déroule un flot continu d'insultes qui n'épargnent pas plus les enfants que les personnes âgées. Pour preuve, l'enfer quotidien d'un voisin, de 86 ans, ancien FFI, que l'ado se plaît à affubler du sobriquet de « nazi ». Sous assistance respiratoire, le pauvre homme, complètement démuni, a déjà vu sa porte maculée d'excréments canins, des papiers enflammés jetés sur les herbes sèches de sa cour ou ses clés dérobées... Il note tout sur des petits papiers, jour après jour, et peste de ne pouvoir rien y faire.
Un harcèlement perpétuel face auquel six familles ont décidé de réagir, ayant déposé un certain nombre de plaintes au commissariat. Quant à la situation, elle a depuis longtemps été repérée via la cellule de veille communale où Ville, polices nationale et municipale, la Soginorpa en tant que bailleur ou l'assistance sociale en charge du turbulent gamin ont, pour la majeure partie d'entre-eux, pris la mesure d'une cohabitation à haute tension. D'autant que tous se sentent démunis face à un gamin et sa famille apparemment imperméables à tout appel à la raison.

Procédure en cours

Un placement, six mois durant, dans un foyer fermé n'a d'ailleurs pas fait évoluer d'un iota le comportement du jeune homme également en déshérence scolaire.
Un tour de table a eu lieu, voici quelques jours, avec les riverains ayant déposé plainte et les institutionnels. « C'est un sacré problème sur ce quartier d'autant plus que la police nationale a tout essayé par rapport à ce gamin et qu'elle semble aujourd'hui démunie en solutions. Plusieurs courriers ont été adressés au procureur de la République et on attend maintenant le passage au tribunal de ce garçon même si, à son âge, on ne peut pas en attendre grand-chose. Seul couac de mon côté, c'est qu'on a aussi affaire dans cette histoire à un voisin provocateur qui ne facilite pas la tâche de la police municipale lorsqu'elle cherche à calmer le jeu » explique l'adjoint à la sécurité, Marcel Germe. Quant au bailleur, Soginorpa, il semble avoir décidé de prendre le taureau par les cornes comme l'explique Sylvain Lemang-Catel. « Il s'agit ici d'une série d'incivilités qui pourrissent complètement la vie du quartier. On a tout essayé côté médiation, avec tous les acteurs, et même le délégué du préfet, sans le moindre résultat.
Tout ça a pris beaucoup de temps pour rien. Après une réunion avec tous les plaignants, on a donc pris la décision de lancer une procédure au civil de résiliation de bail et expulsion éventuelle. Et là-dessus je peux vous assurer que la Soginorpa ne risque pas de tempérer ! La situation est telle (on a reçu de la part de locataires au bout du rouleau des demandes de mutation en urgence) qu'on est intervenus auprès du procureur de la République pour appuyer le dossier monté par la police nationale ! » Une lamentable affaire dont la clé, au vu des 14 ans de ce gamin est sans doute sociale et familiale. Mais encore faut-il qu'elle soit actionnée ! 

AA:
Ayant eu à connaitre le fond de cette affaire, je souhaiterais faire les remarques suivantes:

- l'article décrit parfaitement l'atmosphère qui règne à Darcy. Il est à souhaiter qu'il contribue à "réveiller" d'autres habitants terrés actuellement dans la peur, des représailles notamment.
- ce que n'a pas voulu écrire le journaliste (pour ne pas alimenter le feu), c'est que l'hystérie régnant actuellement est favorable à toute bêtise de la part de gens excédés...Raison supplémentaire pour être présent auprès d'eux pour canaliser les esprits avant qu'un geste irréparable ne soit commis...
- il faut dire que tous les services et institutions concernés sont disponibles: la police municipale se déplace dès le moindre appel, la police nationale se manifeste, l'adjoint chargé de la sécurité, Marcel Germe, ne ménage pas ses efforts, la Soginorpa est consciente du problème, les services du Conseil Général s'activent...Tous se réunissent régulièrement dans une cellule de veille...Mais rien n'avance!
- Risquons une explication: chacun est cantonné dans ses propres compétences et personne ne peut prendre de décision ferme et définitive. Les polices se font voir ou enregistrent les plaintes, la mairie veut bien jouer les facilitateurs et n'en peut mais, le bailleur social va expulser la famille (solution ponctuelle),  le conseil général dit avoir fait...ce qu'il pouvait faire, etc. Aujourd'hui, malheureusement, la solution n'est plus seulement d'ordre éducative et sociale, mais pénale. Le gosse doit être enfermé, non pas en prison, mais dans un centre où il sera encadré pendant plus que les six mois déjà faits, et où des repères lui seront enseignés. Une audience pénale est prévue prochainement, mais la parole des habitants ne sera pas entendue et il y a fort à craindre que les mesures décidées ne soient pas à la hauteur...Il est fortement conseillé aux familles concernées de s'inscrire dans la procédure...
- En attendant, les élus doivent être visibles dans un quartier qui ne sait plus à quel saint se vouer...Cela ne signifie pas que le Maire doive aller à la rencontre du jeune caïd, quoique...

mercredi 7 septembre 2011

Le sénateur Michel Sergent dénonce « irrégularités » et « tricheries » au PS


mardi 06.09.2011 La Voix du Nord (édition de Boulogne)
 
Il a la réputation d'un homme discret et travailleur. Aujourd'hui, Michel Sergent (PS) sort de sa réserve. Dans une lettre, l'ancien maire de Desvres dénonce « irrégularités » et « tricheries » lors de la désignation des candidats socialistes aux sénatoriales dans le Pas-de-Calais, dont il a été écarté. Hier, il nous a confirmé qu'il présenterait sa propre liste, en face de celle menée par Daniel Percheron.
PAR MATTHIEU DELCROIX

1.Un sénateur « amer » et « scandalisé » Dans une lettre de quatre pages datée du 22 août, et adressée à 450 maires et secrétaires de sections socialistes du département, Michel Sergent sort la sulfateuse. Le sénateur sortant, évincé de la liste menée par le président de la Région Daniel Percheron, se dit « amer et scandalisé ». « Mon écoeurement est grand car aucun de ceux que je côtoie depuis plus de trente ans n'a eu le temps... ou le courage de me dire ce qu'on me reprochait », écrit-il.
Il cherche d'ailleurs toujours à comprendre les raisons de sa mise à l'écart. Joint hier par téléphone, il enfonçait le clou : « Parmi les trois sénateurs sortants (avec Daniel Percheron et Michèle San Vicente - Baudrin), et sans immodestie, je suis le seul à avoir une vraie présence et à y avoir travaillé, notamment avec mon poste de secrétaire de la commission des finances. » 

2.L'objet du courroux « Cher camarade, (...) je tiens à t'informer de toutes les irrégularités (le mot est faible) que j'ai constatées », annonce Michel Sergent. L'homme est blessé d'avoir été évincé des places éligibles (la cinquième place lui aurait été proposée, selon Catherine Génisson, la première secrétaire fédérale), alors, il décrit une « parodie de désignation » : un conseil fédéral réuni à la hâte en novembre dernier « pour empêcher toute velléité de liste alternative » un quorum non atteint lors de ce conseil fédéral, « se moquant des statuts nationaux » des votes à mains levées dans les sections pour élire les candidats aux sénatoriales, « en violation de nos statuts »... Il conclut : « Si un scrutin se déroulait de cette façon dans une commune, il y aurait de multiples motifs d'invalidation. » Catherine Génisson, en position éligible derrière Daniel Percheron, proteste : « Les résultats ont été transparents », clame-t-elle. Elle nuance également les affirmations de Michel Sergent, qui relate des propos que lui aurait dits en substance le secrétaire national aux élections : « En face de (t)oi, il y a la fédération du Pas-de-Calais et à quelques mois des primaires, il ne faut pas faire de vagues ». « Ce ne sont pas ces propos exacts qui ont été tenus », conteste Catherine Génisson. 

3.La bataille des sénatoriales Michel Sergent assure recevoir « beaucoup » de coups de fil de soutien, de la part d'élus qui lui font part de « leur indignation ». Le sénateur sortant a donc décidé de lancer sa propre liste, concurrente à celle menée par Daniel Percheron et Catherine Génisson. Il en prendra la tête, afin de dépasser cette « humiliation » dont il dit avoir été victime. Une liste qu'il devrait déposer en fin de semaine ou en tout début de semaine prochaine à la préfecture, mais qu'il souhaite garder secrète pour le moment, en raison de « pressions ». À 67 ans, le discret Michel Sergent (« Je me suis peut-être trop tu », admet-il) est bien décidé à monter au front.

Interview (imaginaire) de François Hollande

Rappel: A un peu moins d'un an des élections présidentielles de 2012, il m'a paru intéressant d''imaginer des questions et réponses adressées à 12 hommes et femmes politiques qui seront directement ou indirectement engagés dans ces élections: N. Sarkozy(31/5), M. Aubry (1/6), JL Borloo (3/6), N. Hulot (10/6), M. Le Pen (5/7), JL Mélenchon (23/8), D. de Villepin (30/8), F. Hollande, F. Bayrou, S. Royal, F. Fillon, E. Joly.


AA: Bardé de diplômes (Science Po, HEC, ENA), vous êtes devenu adhérent PS à l'âge de 25 ans. Pourtant votre parcours ne laissait pas présager un rapport aussi étroit au socialisme : père "Algérie française", études secondaires dans un établissement catholique, HEC formant les élites entrepreneuriales...Comment expliquez-vous cela?

FH: Vous avez énoncé vous-même cette formidable chance d'avoir évolué dans des cadres aussi diversifiés. On ne nait pas socialiste: on le devient. Et, heureusement que nous ne sommes pas façonnés par notre environnement! Pas de déterminisme, mais une formidable chance de pouvoir choisir, d'exercer pleinement sa liberté. J'ajoute que j'ai fait HEC et que j'ai enseigné l'économie et écrit sur le sujet. Pourquoi un socialiste ne pourrait-il pas être économiste? C'est quand même un des déterminants de notre société...

AA: Vous avez été 1er secrétaire national du PS de 1997 à 2008 et vous avez été accusé d'avoir été l'homme de la "synthèse molle". Vos partisans disent, plutôt, que vous êtes l'homme du consensus...Est-ce compatible avec votre ambition de devenir Président de la République?

FH: Le rôle d'un premier secrétaire socialiste est de tenir compte des idées et des ambitions de chacun. Ce n'est pas en favorisant untel ou untel que l'on fait fonctionner un grand parti, ce qu'est le PS. Pour convaincre le maximum de Français de nous suivre, il faut donner une image d'apaisement et de non-sectarisme. C'est ce que j'ai toujours essayé de faire. Alors, bien sûr, c'est difficile. Lors du référendum sur le traité européen, le "oui" l'avait emporté très largement au sein du parti. C'est donc ce "oui" que nous avons porté. Malheureusement, le "non" l'a emporté...

AA: Vous êtes donc candidat officiel à la primaire du Parti Socialiste, depuis le 31/3/2011. Vous êtes favori des sondages. Ne pensez-vous que vous avez eu la chance inespérée que DSK ne puisse se présenter?

FH: On ne saura jamais qui aurait été désigné par les militants et les sympathisants si Dominique avait pu être candidat. Il ne sert donc à rien de gloser la-dessus. Qui vous dit que cette consultation aurait tourné à son avantage? Les sondages à un moment x peuvent être différents, quelques mois plus tard, quand les électeurs doivent faire leur choix après avoir écouté les uns et les autres. Je rappelle que Dominique avait été nettement battu lors de notre primaire de désignation pour 2007. Certes, il est apprécié pour ses compétences économiques, mais vous avez également rappelé que c'est une partie de ma formation et de mon expérience professionnelle.

AA: Justement, pour parler de votre expérience, certains mettent, à votre passif, votre bilan aux commandes du PS et votre inexpérience ministérielle...

FH: Je rappelle qu'en 2004, les élections cantonales et régionales furent un triomphe pour le PS...Certes, je n'ai pas été ministre, mais l'expérience de l'administration, je l'ai acquise à la Cour des Comptes, à l'Assemblée Nationale, au Conseil Général de Corrèze, à la mairie de Tulle. Vous ne trouvez pas que c'est suffisant pour connaître les arcanes de l'Etat?

AA: Enfin, votre thème majeur de campagne, c'est la jeunesse. N'est-ce pas un peu clientéliste, d'une part, et d'autre part, ne pensez-vous pas que d'autres sujets majeurs méritent d'être débattus, comme la situation économique, les révolutions arabes, l'éducation ?

FH: D'abord, je voudrais dire que le choix de parler de la jeunesse a toujours été pour moi un sujet majeur de préoccupation, tout simplement parce que c'est l'avenir de la France qui se joue à travers notre jeunesse. Ensuite, c'est un sujet transversal : pour reprendre vos exemples, la jeunesse est concernée par le chômage et l'emploi, par l'éducation qui se délite, et par les révolutions arabes, emblèmes d'un espoir de faire bouger les choses. Nous sommes tous concernés, pas uniquement les jeunes: ainsi, qui paiera nos retraites demain ?

mardi 6 septembre 2011

Les co-prévenus de Jacques Chirac

Les 9 autres co-prévenus (avec J. Chirac) dans l'affaire des emplois présumés fictifs de la ville de Paris:

- Michel Roussin, 72 ans, est poursuivi pour complicité d'"abus de confiance". Il a été directeur de cabinet du maire de Paris du 15 février 1989 au 31 mars 1993. Ancien ministre de la Coopération du gouvernement Balladur, il a démissionné du gouvernement en 1994 après sa mise en examen dans l'affaire des HLM de Paris. Elle sera par la suite annulée. Il a été condamné le 27 février 2007 à quatre ans d'emprisonnement avec sursis et 80.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris pour corruption dans l'affaire dite des marchés publics d'Ile-de-France. On lui reproche 11 contrats  de chargés de mission signés
- Rémy Chardon, 64 ans, est poursuivi pour "complicité d'abus de confiance" et "complicité de détournement de fonds publics". Il a succédé à Michel Roussin du 1er avril 1993 au 1er août 1995 et on lui reproche la signature de 4 contrats d'engagement de chargés de mission. Il a présidé la Société d'exploitation du tunnel du Mont-Blanc. M. Chardon a été condamné à deux ans avec sursis le 27 juillet 2005 dans l'affaire de l'incendie du tunnel qui avait fait 39 morts en mars 1999.
- Jean de Gaulle, 58 ans, ancien député UMP. Ce petit-fils du général de Gaulle est soupçonné d'avoir bénéficié des emplois de trois chargés de mission entre octobre 1992 et mars 1995 alors qu'il était député.
- Marc Blondel, 73 ans, l'ancien secrétaire général du syndicat Force Ouvrière (1889-2004), est poursuivi pour "recel d'abus de confiance" et "recel de détournement de fonds publics". Le syndicaliste est renvoyé devant le tribunal pour avoir fait prendre en charge son chauffeur et garde du corps par la mairie de Paris. La période retenue va d'octobre 1992 à décembre 1998, pour un montant de 75 000 euros.
- François Debré, 69 ans. Le fils de Michel Debré, rédacteur de la Constitution de la Ve République, et frère de Jean-Louis, président du Conseil constitutionnel, est poursuivi pour avoir bénéficié d'un emploi présumé fictif de 1993 à 1998 (100 000 euros).
- Pierre Boué, 53 ans. Ce proche de la cycliste Jeannie Longo est renvoyé devant le tribunal pour avoir bénéficié, sans aucune contrepartie, d'un emploi au sein de la Ville de Paris entre octobre 1992 et mai 1996 (96 000 euros).
- Jean-Claude Mestre, 66 ans. Ancien président de l'office HLM du Val d'Oise, il est poursuivi pour recel de détournement de fonds publics et recel d'abus de confiance pour un emploi entre 1992 et 1996 sans aucune contrepartie pour la Ville de Paris (131 000 euros).
- Marie-Thérèse Poujade, 83 ans. L'épouse de l'ancien député maire RPR de Dijon, Robert Poujade, est soupçonnée d'avoir bénéficié d'un emploi fictif d'octobre 1992 à octobre 1993 (33 000 euros).
- François Musso, 76 ans. Cet ancien député européen RPR est renvoyé pour avoir fait salarier l'une de ses collaboratrices par la Ville de Paris entre août 1994 et mai 1995 (33 000 euros).