jeudi 12 avril 2012

J moins 10


A 10 jours des élections présidentielles, je vais tenter un petit tour d'horizon politique personnel des candidats et de leur campagne. Bien entendu, tout cela est subjectif et n'a d'intérêt que si on compare ses propres impressions avec celles que j'exprime. Je ne revendique aucune objectivité, mais le droit de faire valoir un regard: le mien.

Au préalable, j'ai trouvé cette campagne plus terne que les précédentes...Chaque candidat semble avoir des objectifs très précis ce qui le laisse prisonnier de ce qu'il ne faut pas dire pour ne pas effrayer tel ou tel électorat. Certains sont obnibulés par la première place dès le 1er tour ou la préservation de leurs chances pour le second tour, d'autres veulent être le "troisième homme". Enfin, les espoirs de beaucoup sont de dépasser les 5%, minimum pour être remboursés de tous les frais engagés: ceux-là ont peu de chances d'y arriver, selon les sondages. Justement, je me demande si la multiplication des sondages n'enlèvent pas de la spontanéité aux candidats, les yeux rivés quotidiennement sur les écarts par rapport aux autres ou par rapport à eux-mêmes...Faire attention à ne pas prononcer le mot fatal, inventer l'expression qui fera exploser les compteurs, trouver dans tel ou tel segment de la population celui qui leur permettra de justifier telle ou telle prise de position: voilà comment les sondages limitent les expressions de chacun. Pour ou contre les sondages? Vaste débat, mais il parait difficile, aujourd'hui de les ignorer...

Les candidats (ordre retenu: les résultats des sondages à ce jour...):

- Nicolas Sarkozy: il aura tenté le tout pour le tout, à partir du moment où il s'est retrouvé loin derrière Hollande dans les sondages. Il aura utilisé toutes les ficelles du métier pour remonter et dépasser son adversaire au 1er tour: impasse sur son bilan et son mandat en général, utilisation de l'actualité pour donner une focale à son action (Montauban, Toulouse), mises en scène peu crédibles et indignes (arrestations d'islamistes présumés), attaques frontales sur son adversaire principal. Peut-on croire en des promesses d'un président sortant, contraires souvent à son action passée?

- François Hollande: il a beaucoup de mal à respecter les balises qu'il s'est fixées, à savoir ne pas être trop centriste pour ne pas effrayer les électeurs de gauche, tentés par Mélenchon, ne pas être trop à gauche pour faire voter pour lui, au second tour, les électeurs du premier tour de Bayrou...Discours donc très classique...Hollande ne fait pas rêver: mais un Président potentiel ne doit-il pas être réaliste? Il a modifié, en cours de campagne, son attitude mitterrandienne, très froide, pour revenir au Hollande pétri d'humour, mais trop conventionnel pour susciter l'enthousiasme...

- Marion (dite Marine) Le Pen: elle a cru bon commencer sa campagne sur les thèmes économiques, mais son peu de crédibilité sur le sujet l'a rapidement fait abandonner ce créneau. Prise entre 2 feux: à savoir les positions de Sarkozy liant immigration et délinquance, et celles de Mélenchon se positionnant fortement sur le plan social, elle n'a pas su trouver le ton, ni le créneau et sa chute dans les sondages en est la preuve...
Difficile de concilier des discours extrêmistes pour s'attirer les électeurs traditionnels et des paroles rassurantes pour les déçus de Sarkozy, tout en voulant séduire un électorat peu favorisé et désespéré par les Politiques.

- Jean-Luc Mélenchon: heureusement qu'il était là pour sortir la campagne de sa monotonie! Excellent tribun sachant galvaniser et faire rêver, il a tenu son habituel discours réellement laïque (que Le Le Pen avait essayé de préempter), tout en étant le seul à s'opposer frontalement au FN. Il a également été le seul, avec E.Joly, a tenir un discours écologique. Certes, son programme parait quelquefois irréaliste et démagogique, mais son objectif est clair: établir un rapport de force avec le PS...Il faut reconnaitre qu'il a permis de dégonfler quelque peu les prévisions des sondagesconcernant le FN.

- François Bayrou: il a beaucoup déçu pendant cette campagne. Difficile de maintenir un discours balançant entre la gauche et la droite, tout en essayant d'équilibrer ses critiques contre Sarkozy et Hollande...Inconfortable d'autant plus qu'il ne peut compter sur un électorat de gauche déçu par son candidat (comme avec S. Royal en 2007). Que fera-t-il au soir du 22 avril? Il ne donnera probablement pas de consigne de vote, mais son avenir politique est en jeu. Il n'a pas de troupe et les législatives pourraient signifier son arrêt de mort politique, sauf si...

- Eva Joly: certes, elle a pâti de la mise en berne de l'écologie...Sarkozy a voulu montrer que l'économique était plus important que l'écologique. Hollande n'est pas un écologiste, même dans l'âme! La personnalité d'Eva Joly ne plait pas aux Français, alors que c'est la seule qui sorte du moule traditionnel. A croire que les Français râlent contre leurs hommes politiques; mais dès que quelqu'un ne leur ressemble pas, ils le rejettent! Certes, Eva Joly ne fait pas rêver comme aurait pu le faire Nicolas Hulot...Mais les écologistes n'ont pas voulu tromper les Français en faisant croire que l'écologie, c'est facile...

- Quant aux autres candidats (Cheminade, Arthaud, Poutou, Dupont-Aignan), ils n'ont pas pu (ou su?) se faire entendre. Probablement dommage, parce que certains avait quelques idées à reprendre, mais notre société fortement médiatisée n'est pas faite pour que la diversité puisse se faire entendre, surtout quand elle est ultraminoritaire... 

mercredi 11 avril 2012

Journal de campagne de Nico (90)


Puisque personne n'en parle, moi je vais vous dire quelques mots de politique internationale. Au lieu de se regarder le nombril, comme le font mes adversaires, je pense qu'il est de la dimension d'un chef de l'Etat de voir ce qui se passe ailleurs pour comprendre ce qui se passe chez lui. Vous voyez le niveau de ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions, sans même jeter un coup d'oeil par-delà nos frontières...
Que penser de la Syrie où nous nous faisons mener en bateau par le dictateur en place, soutenu seulement par 2 pays: la Russie et la Chine. Et nous, que faisons-nous? Nous dépêchons le secrétaire général de l'ONU pour supplier Assad d'arrêter de massacrer sa population et nous nous faisons ridiculiser...Il faut envoyer une force d'interposition sur place, même sans l'accord de l'ONU, paralysée par les vetos russe et chinois. Dès que je serai réélu, je le proposerai!
Aux USA, Obama va gagner les élections de novembre. Les démocrates sont classés à gauche...Je suis donc, moi, d'extrême-gauche si on suit ce critère. Romney n'est pas loin du FN français...Je soutiens Barack qui est un copain et sa femme Michelle s'entend très bien avec Carla.
On ne parle plus beaucoup de ces 2 pays européens en faillite alors qu'ils en sont arrivés là parce que gouvernés par des socialistes. La Grèce et l'Espagne sont bien les exemples de la faillite des PS. Regardez ceux qui s'en sortent le mieux: l'Allemagne et la France...Vous connaissez leur étiquette politique...CQFD

Rien ne change, semble-t-il.


J'ai reçu le texte suivant d'un lecteur de ce blog. Ecrit en termes mesurés, il me semble correspondre aux pratiques en vigueur dans notre région NPDC. Bien sûr, ce système de "fléchage" et de recommandations existe un peu partout en France et à tous les niveaux. Il est facilité chez nous par le fait qu'un seul parti détient tous les pouvoirs. Cela pourrait, à la limite, se concevoir si il y avait des contre-pouvoirs, organisés directement par le pouvoir dominant, à défaut de la Constitution...Ou encore si l'éthique régnait parmi nos gouvernants: mais nous savons qu'en la matière, nous en sommes encore loin!
Comme vous pourrez le lire, l'auteur fait le parallèle avec la tentative de N. Sarkozy d'imposer son fils à l'Epad. L'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense est un établissement public à caractère industriel et commercial ayant pour mission d'aménager le site de la Défense pour le compte de l'État et des collectivités locales concernées. La tentative avait échoué. En sera-t-il de même au Louvre-Lens?


L'Epad du Pas de Calais

Les suspicions qui pèsent sur les modes de gestion et d'administration des organismes parapublics du bassin minier n'empêchent pas la perpétuation des privilèges accordés aux héritiers et héritières des grands élus du territoire.

Dans quelques jours, un jury va se réunir pour attribuer le poste d'administrateur adjoint du Louvre-Lens.
Le profil du poste a été publié sur le site du Louvre-Lens et un jury a été constitué pour sélectionner le meilleur candidat. En apparence, les règles sont respectées.

A ceci près que les membres du dit jury sont proches du Président du Conseil Régional et que le représentant de la communauté d'agglomération Lens-Liévin présidée par Jean Pierre Kucheida y tient un rôle primordial pour la sélection de l'heureux élu.

Et qui est déjà, avant même toute audition, la favorite recommandée au jury? Elvire Percheron, la fille de Daniel Percheron, président du conseil régional.
Quel est le brillant cursus de cette jeune impétrante ? Tout simplement d'être la fille de son père. Elle fut son assistante parlementaire avant de devenir sa conseillère technique, dans son cabinet au Conseil Régional, chargée de la culture et donc du suivi du projet du Louvre.
Avec un tel CV il va de soi que le poste doit lui échoir. Daniel Percheron est indiscutablement le bâtisseur du Louvre à Lens. Ce recrutement constitue-t-il un retour sur investissement? D'autant que le fauteuil présidentiel à la Région est un trône dont l'occupation est à durée de plus en plus limitée.

In fine, de telles pratiques, de tels comportements dynastiques, en rappellent fâcheusement d'autres du côté de Neuilly-sur-Seine. Que le Louvre Lens devienne le (petit) Epad du Pas de Calais a de quoi surprendre et attrister à moins qu'il s'agisse d'une déclinaison locale de "la liberté guidant le peuple".

On pensait le Louvre symbole de rayonnement d'une civilisation éclairée, signe d'ouverture à la Culture pour tous, et à Lens il pourrait demeurer un Palais royal comme avant Louis XIV. Henri Loyrette peut-il l'accepter?

Notes AA:
- Henri Loyrette est président directeur de l'établissement public du musée du Louvre.
-  "La Liberté guidant le peuple", immense tableau d'Eugène Delacroix, «fera» l'inauguration du Louvre-Lens le 4 décembre prochain, à défaut de la Joconde réclamée par D. Percheron;
- le jury se réunit à la fin de cette semaine ou au début de la suivante; le poste est à pourvoir non plus le 1er mai, comme prévu primitivement, mais le 7, et donc au lendemain du 6 (second tour des Présidentielles: on ne prend jamais assez de précautions!)
- il n'est pas question ici de dénier les qualités d'Elvire Percheron, qui possède une maitrise d'histoire et est chargée du dossier Louvre-Lens au cabinet de son père: elle a probablement le potentiel pour concourir. Non, il s'agit ici de s'indigner de l'indécence, de l'inconscience d'élus qui profitent de leurs fonctions pour faire entrer leurs proches auprès de collègues... Evidemment, ces derniers sont dejà des obligés, à moins que l'introducteur ne deviennent le leur... Je suppose que les qualités personnelles de Mlle Elvire P lui suffisent pour postuler à un poste en dehors du NPDC, même si elle fait appel à un coup de pouce de papa.
Les exemples sont nombreux d'élus qui propulsent leurs proches dans une collectivité voisine ou une société dépendante d'une collectivité. L'erreur la plus grave est celle du Maire qui fait embaucher sa progéniture auprès d'un de ses fournisseurs...ou celle de l'élu le plus connu du Bassin Minier (cité plus haut) qui se débrouille pour que son fils obtienne des marchés dans une société  ou il siège toujours, après en avoir été administrateur et même Président et vice-Président! Bien sûr que nos enfants doivent vivre, mais les élus doivent savoir respecter un minimum d'éthique...Voyez ce maire du coin, néophyte en politique, mais qui a tout compris des méthodes, qui fait embaucher son gendre dans un syndicat intercommunal au sein duquel il siège...Sans scrupule!

mardi 10 avril 2012

Dernière minute: suspension des pouvoirs budgétaires du conseil municipal de Liévin


On apprend que la CRC a suspendu les pouvoirs budgétaires de la commune de Liévin.

Le compte administratif de la ville de Liévin est apparu déficitaire de 7,21% des recettes de fonctionnement qui se montent à 48 193 704,61 €, taux supérieur à celui de 5 % prévu à l’article L. 1612-14 du code général des collectivités territoriales. Comme le compte administratif de 2011 n'a pas encore été publié, on ne sait donc pas si ce déficit a été résorbé en 2011. Quand ce dernier aura été approuvé, et si les comptes n'ont pas été redressés en 2011, le conseil municipal devra voter un budget supplémentaire 2012 à transmettre à la chambre pour rectifier le budget primitif (prévisionnel) 2012, voté le 15 décembre 2011 et qui n'a donc pas tenu compte du déficit enregistré en 2010.
En fait, le déficit provient de la mauvaise prise en compte des "restes à réaliser" à la fin d'un exercice (dépenses engagées et non mandatées à la clôture de l'exercice et recettes certaines n'ayant pas donné lieu à l'émission d'un titre).
Techniquement, les rectifications ne poseront pas de problème, même si on peut se poser la question de savoir si ces restes à réaliser ne correspondent pas à de la cavalerie comme l'avait fait G. Dalongeville pour masquer des déficits beaucoup plus importants. Je pense que l'on n'en est pas là.

Par contre, politiquement, le coup est rude pour JP Kucheida:
- cela ternit sa réputation de bon gestionnaire qu'il se plait à répandre;
- cet avis de la CRC vient au mauvais moment, alors que la Soginorpa (dont il assure la Présidence) annonce des départs à la retraite anticipés et volontaires, ce qui ressemble fort à un plan social déguisé...Cela, après des rapports de la CRC très défavorables, des utilisations de cartes bleues professionnelles à des fins privées et la confirmation d'une enquête judiciaire sur cette société; 
- une autre enquête est en cours sur la gestion d'Adevia (dont il fut vice-Président) avec notamment des remarques de la CRC sur des marchés publics attribués au fils de JPK, dans des conditions que la chambre trouve étonnantes;
- nous noublions pas non plus l'échec annoncé du tramway et des millions d'euros d'études et autres dilapidés, alors que JPK, Président de l'Agglo, était le véritable patron de sa mise en oeuvre...  
- comme la candidature de JPK pour les législatives est gelée, on peut penser que, suite à cette nouvelle "affaire" de budget déficitaire, le PS ne puisse plus le désigner comme son candidat. Le parti socialiste pourra-t-il même admettre qu'il soit candidat dissident?

Un brûlot pour François Hollande! Depuis des mois, nous avions suggéré que le PS soit ferme à l'égard de JPK afin d'éviter de se retrouver dans la situation d'aujourd'hui! Quel gâchis!

Avis de la CRC:

Journal de campagne de Nico (89)



Oh quelle journée! Je suis allé ce matin, vers 10h30, à un débat de la CGPME, la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises, dans le quartier d'affaires de la Défense, juste avant de me rendre discrètement en banlieue, à Drancy, la ville dont Jean-Christophe Lagarde est maire. J'ai tenu à ce que ce déplacement soit tenu secret jusqu'au bout, mais je l'ai fait annoncer sur Twitter par Salima Saa, la secrétaire nationale de l'UMP au développement urbain. Vous savez, Salima vient du Nord et sera candidate aux législatives à Wattrelos et elle préside le conseil d'administration de l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances, l'Acsé, depuis février 2011. J'aime bien Salima, c'est ma nouvelle Rachida, en moins teigneuse!
Bref, à midi, j'ai rencontré vers 12 heures les responsables religieux de la ville et j'ai ensuite visité le centre culturel berbère et j'ai déjeuné avec les jeunes du service civique et des responsables associatifs. Vous voyez, je suis toujours sur le terrain, avec les jeunes notamment. C'est pour cela que je suis étonné du sondage paru ce matin: M. Le Pen en tête chez les 18-24 ans, suivi de près par Hollande et moi largement derrière! Ah ces sondages, ils ne disent pas toujours la vérité...
Cet après-midi, je serai face aux lecteurs du Parisien. Si vous avez le temps, venez me rencontrer sur le site du journal et n'hésitez pas à me poser des questions...



Décryptage



L'article consacré par le quotidien régional, dans son édition locale, ce dimanche 08.04.2012, est dur, très dur pour les édiles héninois...La concision, l'usage de termes bien choisis, la sobriété du texte pourraient faire penser à des lecteurs extérieurs qu'il s'agit là de propos convenus...Et pourtant, derrière cet écrit, se cachent des faits concrets et des vérités bien perçues par le journaliste. A la fin de ce constat qui restera dans les annales héninoises, je me suis senti obligé de décrypter les termes et expressions très fortes utilisés...
Pour ceux qui auraient oublié ou seraient des habitants récents, le 7 avril 2009, le maire G.Dalongeville fut embarqué par la police pour avoir démantelé les finances de la ville, mais également la ville elle-même...


La Voix du Nord: Trois ans, trois ans déjà, ce samedi 7 avril, que la terre a tremblé à Hénin-Beaumont et que la vie politique locale a depuis lors perdu toute stabilité pour s'engouffrer dans une terrible spirale dont nul ne sait à l'heure actuelle où elle terminera son harassante course folle. Trois ans jalonnés de questions majeures, de mises en accusations, de découvertes ahurissantes, de confiance mise au clou, et, surtout, de désespérance. Trois ans de rupture progressive avec des valeurs que l'on pensait, ici, intangibles, de pertes de repère et d'un terrible sentiment d'abandon. Trois ans à attendre que jaillisse la lumière au bout d'un tunnel qui semble désormais sans fin. Et vraiment, vraiment pas envie de dire « Bon anniversaire » !P.W


AA: 
- "Terrible spirale" signifie que le tourbillon est encore actif... Actif parce que la ville continue à sombre désespérément! 

Mais personne ne sait où se terminera cette "course folle".

- "Les questions majeures" concernent  la gestion pitoyable de la ville, l'absence de projet, les relations désastreuses de la municipalité avec son personnel...

- " Les mises en accusation" rappellent les relations cordiales et laborieuses entre le 1er adjoint et le FN...

- "Les découvertes ahurissantes"  font echo aux 2 vols dans les archives municipales et le laxisme ou la désinvolture complice de la gestion de cette affaire par le Maire (pas de mise en sécurité des locaux, pas de dépôt de plainte immédiat...).

- " La confiance mise au clou" se réfère aux dissensions rendues publiques, dans la majorité municipale...

- " La désespérance" se manifeste dans l'absence de perspective qui jette les gens dans les bras du FN.

- " 3 ans de rupture progressive avec des valeurs que l'on pensait, ici, intangibles": depuis 3 ans, la majorité a ignoré la population (valeurs de proximité et de partage), privilégié ses intérêts personnels au dépens de l'intérêt général (augmentation des indemnités des élus, véhicules de fonction généreusement attribués...), a sabordé l'esprit républicain (en ignorant l'opposition républicaine et en privilégiant l'extrême-droite), etc...

- ..."de pertes de repère et d'un terrible sentiment d'abandon": après avoir vécu le drame Dalongeville, la population, malgré ces 3 dernières années, ne connait toujours pas ses élus et se rend compte que rien n'a été fait dans la ville (à part quelques routes...). La ville est déserte, désolée et abandonnée et cela rejaillit sur le moral de ses habitants... 

- "Trois ans à attendre que jaillisse la lumière au bout d'un tunnel qui semble désormais sans fin". Le journaliste est pessimiste sur l'issue. Dalongeville avait mis la ville en redressement judiciaire, ses successeurs l'ont précipitée dans la liquidation généralisée, autant financière que morale... 

En conclusion, La Voix du Nord ne souhaitera pas "bon anniversaire" aux responsables de cette faillite!

L'écologie, parent pauvre du débat présidentiel, recèle des centaines de milliers d'emplois...(2)


Biodiversité

Lors du vote de la loi Grenelle 2 en juillet 2010, la "trame verte", avait fait les frais de la détermination des élus UMP, hostiles à voir cet outil de protection de la biodiversité entraver la réalisation de leurs projets d'infrastructures.

Dans la loi actuelle, la "trame verte" qui propose de créer des corridors écologiques reliant les espaces naturels protégés doit donc seulement être "prise en compte". Les ONG ont critiqué cette régression qui ne permet pas de freiner la fragmentation des habitats naturels. Nicolas Sarkozy se dit prêt à revenir sur cette position et à rendre la trame verte "opposable" (AA: à toute décision sur le plan urbanistique). Les autres formations sont sur la même ligne, confirmant l'ambition défendue lors de la discussion parlementaire.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Le projet d'aéroport à 30 kilomètres de Nantes sur 1 600 hectares agricoles dans le village de Notre-Dame-des-Landes reste le point de clivage majeur, non pas entre la droite et la gauche, mais entre les socialistes et les écologistes. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont à l'unisson pour demander la poursuite des travaux. Les autres y sont opposés, y compris le candidat centriste, François Bayrou.
(AA: la création de cet aéroport est la négation de l'écologie, notamment en matière de préservation de la biodiversité en luttant contre l'artificialisation des terres agricoles, ainsi qu'en matière de lutte contre le changement climatique).
En novembre 2011, lors de la signature de leur accord électoral, le PS et EELV, incapables de surmonter leur divergence, avaient choisi de laisser de côté le dossier du futur aéroport du Grand Ouest. Malgré l'hostilité de ses possibles alliés, François Hollande, très proche du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, qui porte le projet, estime que le "débat public a eu lieu". AA: l'hypocrisie de F. Hollande et sa tièdeur vis-à-vis de l'environnement, sont ici évidentes.

OGM

Les Français se méfient des organismes génétiquement modifiés (OGM). Les candidats sont comme eux et se prononcent presque unanimement en faveur du maintien de l'interdiction de plantes transgéniques en France. Seul Nicolas Sarkozy se distingue en préférant ne pas se prononcer, ce qui peut sembler paradoxal, puisque c'est sous son mandat que la France a interdit sur son territoire la mise en culture du Mon810, le maïs transgénique de Monsanto. AA: les lobbys agricoles et ceux des industries agro-alimentaires orientent les décisions de N. Sarkozy.
"Je n'aime pas les approches idéologiques", justifie-t-il, estimant préférable de procéder au cas par cas à une analyse des bénéfices et des risques pour chaque OGM. François Hollande et Nicolas Dupont-Aignan se rejoignent pour estimer nécessaire de poursuivre des essais confinés et sécurisés sur les OGM afin, pour le premier, d'effectuer "une évaluation rigoureuse de ces produits" ou, pour le second, "d'étudier leur éventuel intérêt à long terme".

Pesticides

Alors que les études démontrent la nocivité des pesticides sur la santé et l'environnement, le plan Ecophyto 2018, adopté dans le cadre du Grenelle de l'environnement, prévoit de réduire de moitié leur usage "si possible" d'ici à 2018. Cette conditionnalité affaiblit le dispositif. Ainsi, l'utilisation des pesticides est restée stable depuis 2008, selon les chiffres d'octobre 2011 du ministère de l'agriculture. AA: encore une fois la politique sakozienne se détermine à l'aune des lobbys très influents auprès du candidat/Président: on se demande bien pourquoi...
La majorité des candidats se disent prêts à rendre cet objectif obligatoire. Parmi eux, François Bayrou le souhaite seulement si la mesure est aussi adoptée "au niveau européen". François Hollande précise qu'il faudra assortir cet objectif obligatoire "des modalités d'action définies en concertation avec les agriculteurs et les différents partenaires intéressés."

Algues vertes

Fin février, Bruxelles a décidé de traduire la France devant la Cour de justice de l'Union européenne pour ses efforts insuffisants dans la lutte contre la pollution de l'eau. Les marées d'algues vertes dues à l'eutrophisation des eaux dans les estuaires gorgés de nitrates agricoles se trouvent au coeur du conflit. En cause : les épandages d'effluents d'élevage et d'engrais chimiques.
Les réponses des candidats montrent un vrai clivage. Philippe Poutou et Eva Joly sont favorables à une réduction coercitive de la taille des élevages en Bretagne, tout comme Jean-Luc Mélenchon, qui propose en contrepartie "des mesures fortes d'accompagnement des agriculteurs et des salariés concernés". A droite et à l'extrême droite, c'est l'unanimité pour ne pas soutenir une mesure jugée défavorable au monde agricole. Nicolas Sarkozy, qui a plusieurs fois râlé contre les règles "tatillonnes" de protection de l'eau qui gênent le travail des agriculteurs, précise "qu'environnement et agriculture ne sont pas incompatibles".
Le seul à ne pas se prononcer est François Hollande, qui préfère "faire d'abord respecter les règles fixées" et souhaite "un plan ambitieux, en lien étroit avec les professionnels, car la diversification est souhaitable mais ne se décrète pas".



AA: Le journal Le Monde a omis 4 sujets importants:

- la transformation de l'agriculture: la question des pesticides, de la biodiversite, des algues vertes et des OGM ne sont que quelques-uns des aspects (importants, certes) de cette évolution nécessaire. En plus du respect de l'environnement, l'avenir de l'agriculture doit prendre en compte l'avenir de la profession ainsi que la protection du consommateur. Seuls EELV et Mélenchon ont des idées précises sur le sujet...
- l'avenir énergétique de la France n'est évoquée qu'à travers l'angle du nucléaire. Mais chaque parti y va de son programme de rénovation thermique des logements. Les seules idées vraiment développées sur le sujet viennent des 2 seules partis déjà cités: ce qui est regrettable quand on sait qu'un programme d'envergure an ce domaine créerait des centaines de milliers d'emplois, sans compter ceux qui proviendraient de l'émergence d'une industrie spécialisée...
- l'économie sociale et solidaire, défendue uniquement par E. Joly et JL Mélnchon, est également un réservoir d'emplois, mais également de liberté et de fraternité...
- les transports: qui parle de développements massifs des transports publics et de diminution drastique de la consommation de carburants? Tout le monde en parle, mais de façon très très timide alors que les 2 mêmes partis (plus le NPA) en font des axes prioritaires de leur politique environnementale, mais aussi de création d'emplois (rappelons à ce sujet que les centaines de milliers d'emplois "verts" ne sont pas délocalisables...



















lundi 9 avril 2012

Journal de campagne de Nico (88)



François Hollande est aujourd'hui l'otage de M. Mélenchon après avoir été celui d'Eva Joly et des factions du Parti socialiste alors que moi je veux parler au peuple français dans son ensemble. Je me demande quel prix le candidat PS devra payer au deuxième tour pour rassembler la gauche. Soyons clairs: moi, je rassemble la droite et bien au-delà; nombreux sont ceux qui me disent qu'ils voteront Bayrou ou Le Pen et qu'au second tout, ils me choisiront. Même des mélenchonistes me disent pareil.
La stratégie du candidat socialiste c'est l'esquive, l'ambiguïté, la faiblesse de dire oui à tout le monde. M. Hollande, c'est j'imite François Mitterrand le matin, et j'en appelle à l'antisarkozysme le soir. Le problème, c'est que l'antisarkozysme, ce n'était pas ce qu'il croyait et n'est pas François Mitterrand qui veut. On peut d'ailleurs se demander pourquoi les électeurs socialistes ont choisi le Corrézien. Ils avaient d'autres candidats de qualité. J'aurais eu beaucoup plus de mal avec Martine Aubry. Le combat aurait été âpre avec la Maire de Lille qui a un fichu caractère. Elle est ferme alors que F. Hollande est toujours dans l'hésitation, la mollesse, le consensus. Remarquez: tant mieux pour moi! D'ailleurs, Carla qui perçoit bien les choses m'a dit: "avec Aubry, j'aurais eu peur pour toi. Avec Hollande, je dors sur mes deux oreilles". Et comme vous le savez, les femmes ont le plus souvent raison!





Début de la campagne officielle : des règles encore plus strictes pour le temps de parole



Le Monde.fr avec AFP
09.04.2012

Affichage officiel, spots télévisés, règles encore plus contraignantes sur l'égalité du temps de parole : ce lundi 9 avril marque le début d'une troisième et dernière période de la campagne présidentielle, la campagne officielle, qui prendra fin à la veille du premier tour, le samedi 21 avril à zéro heure.

Dès ce lundi, les panneaux d'affichage électoral aux abords des bureaux de vote mis en place par les mairies pourront être recouverts par les affiches des candidats. Tout est strictement encadré avec précision, jusqu'à la taille des affiches. Ainsi, chaque candidat a droit, pour chaque tour de scrutin, à deux affiches par emplacement, l'une pour exposer leurs programmes, l'autre pour annoncer les réunions électorales ainsi que la date et l'heure des émissions qui sont réservées au candidat à la radio et à la télévision. Ces affiches doivent être uniformes pour l'ensemble du territoire et placardées dans un ordre précis, défini par tirage au sort. Dans les deux cas sont interdites les affiches imprimées sur papier blanc (réservé à l'administration) ou comprenant une combinaison de couleurs bleu, blanc, rouge, à l'exception de la reproduction de l'emblème d'un parti ou groupement politique.
Les candidats peuvent aussi envoyer aux électeurs une déclaration sur un feuillet double : là c'est jusqu'au grammage du papier qui est déterminé, entre 60 et 80 grammes au mètre carré.

Côté audiovisuel, les spots de campagne des candidats à l'élection présidentielle ont commencé à être diffusés sur les radios et chaînes publiques ce lundi matin dans un ordre également défini par tirage au sort : François Bayrou a ouvert le bal à 7 h 40 sur France Ô. Chaque candidat a droit à 43 minutes entre le 9 et le 20 avril, soit dix spots de petit format (une minute et trente secondes) et huit de grand format (trois minutes et trente secondes).

"UN JT DE 20 HEURES N'EST PAS ÉGAL À UNE ÉMISSION À 4 HEURES DU MATIN"

Par ailleurs, en cette nouvelle période, les régles d'égalité du temps de parole deviennent encore plus contraignantes. Depuis le 20 mars, les radios et chaînes de télévision devaient respecter une stricte égalité de temps de parole entre les dix candidats à la présidentielle, mais pouvaient décider dans quelles émissions ces derniers s'exprimaient. Désormais, télévisions et radios devront donner aux candidats des conditions de programmation comparables : "Un JT de 20 heures n'est pas égal à une émission à 4 heures du matin", souligne-t-on au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).

Selon un bilan d'étape publié jeudi par le CSA, pendant le début de la période d'égalité, entre le 20 et le 30 mars, "presque toutes les chaînes de télévision et de radio ont donné la parole aux dix candidats à l'élection présidentielle ou à leurs soutiens". Les télévisions généralistes ont diffusé neuf heures d'interventions, les radios généralistes 37 heures, et les chaînes d'information en continu 65 heures.

Mais si ces dernières ont donné la parole à tous en conséquence, c'est parfois en utilisant quelques subterfuges. Alors que les rassemblements de Nicolas Sarkozy ou François Hollande étaient diffusés en journée, BFM TV ou iTélé ont diffusé la nuit des extraits, parfois un peu longs, de meetings des candidats moins bien placés dans les sondages sur les intentions de vote : 40 minutes de Philippe Poutou ou 20 minutes de Jean-Luc Mélenchon entre 2 heures et 4 heures dans la nuit de jeudi à vendredi sur iTélé, 5 minutes de Nathalie Arthaud ou 10 minutes de retransmission d'émission avec Jacques Cheminade sur BFM TV...

A partir de cette semaine, les chaînes d'info vont donc équilibrer le temps de parole par tranche horaire.


L'écologie, parent pauvre du débat présidentiel, recèle des centaines de milliers d'emplois...(1)



Ecologie : radicalisme de Mélenchon, paradoxes de Hollande et Sarkozy
LE MONDE
07.04.2012
Par Marie-Béatrice Baudet, Laurence Caramel, Sophie Landrin, Pierre Le Hir et Gilles van Kote

Face au peu d'attention accordée à l'environnement au cours de la campagne présidentielle, Le Monde a décidé d'interpeller les candidats en leur posant des questions précises. Sur l'avenir énergétique de la France, mais aussi sur les chantiers du Grenelle de l'environnement.

[AA: sans caricaturer, on peut dire que:
- Le seul programme prenant pour base l'écologie est celui d'EELV, malheureusement inaudible.
- JL Mélenchon, sous l'influence de Martine Billard, ex-Verte, fait une large part à l'écologie (comme le NPA d'ailleurs).
- Le PS n'a pas su rénover ses idées en faisant du social et de l'écologie les 2 piliers de son projet. Il a fait le strict minimum pour signer un accord a minima avec EELV.
- Sarkozy a finalement décidé de se débarrasser des quelques avancées environnementales (après avoir soulevé un immense espoir avec le Grenelle...]

Nucléaire

La série d'incidents survenus, jeudi 5 avril, à la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime) a ravivé le débat sur la sûreté du parc français, le plus important d'Europe. Treize mois après l'accident de Fukushima (Japon), qui a poussé l'autorité de contrôle à prescrire un renforcement de la sûreté "dans les meilleurs délais", les candidats sont quasi unanimes... à rejeter l'idée d'un référendum sur le nucléaire. Seuls Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan y sont favorables. (AA: EELV est pour un débat national).
Cette hostilité partagée, sur ce sujet, à la pratique référendaire, n'empêche pas de vrais clivages sur la place de l'atome. Alors que Nicolas Sarkozy campe sur la défense du nucléaire, gage d'indépendance énergétique (AA: alors que cette indépendance est illusoire, puisqu'il nous faut importer l'uranium), François Hollande s'est engagé à réduire de 75 % à 50 % la part de l'électricité d'origine nucléaire à l'horizon 2025. Et à organiser, dans les premiers mois suivant son élection, "un débat national sur la transition énergétique", débat également promis par François Bayrou. Mais le candidat socialiste se refuse à arrêter l'EPR de Flamanville (Manche) que réclame Eva Joly. Le plus radical est Philippe Poutou, partisan de "l'abandon de la filière nucléaire dans les dix ans".

Energies fossiles

Au niveau mondial, l'Agence internationale de l'énergie plaide pour la fin des subventions aux énergies fossiles (238 milliards d'euros en 2011) pour mieux faire émerger les sources non émettrices de CO2. En France, ces aides - de multiples niches fiscales - représentaient 5,8 milliards d'euros en 2011.
L'ensemble des candidats, à l'exception de Marine Le Pen (AA: qui est la seule à ignorer ce que signifie le mot "écologie"!), sont favorables à "réorienter" ces subventions vers les renouvelables. Nicolas Dupont-Aignan précise toutefois que ce transfert ne doit pas pénaliser le pouvoir d'achat des ménages les plus modestes (bénéficiaires, par exemple, de la prime à la cuve).
Nicolas Sarkozy est le seul à ne pas se prononcer sur cette question, précisant que la "France ne subventionne pas les énergies fossiles, mais les taxe au contraire". Or le ministère de l'économie a chiffré officiellement ces subventions en 2011 à 5,8 milliards d'euros, chiffre identique à celui donné par l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Gaz de schiste

La mobilisation en France des collectifs anti-gaz de schiste a conduit la classe politique à s'opposer à l'exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels. Pas question donc pour les candidats interrogés de revenir sur la loi du 13 juillet 2011 qui interdit la fracturation hydraulique, seule technique de forage disponible aujourd'hui mais dont les conséquences sur l'environnement sont néfastes.
Ce consensus cache des nuances : François Hollande envisage de renforcer la loi du 13 juillet, tandis que Jean-Luc Mélenchon se prononce pour l'abrogation des permis accordés. Nicolas Sarkozy précise que, "pour être autorisées, l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l'environnement", laissant ainsi la porte entrouverte (AA: bien sûr, les lobbys étant très puissants!). Cette position est cohérente avec le rapport d'une mission gouvernementale, publié le 22 mars, qui se déclare favorable, sous contrôle public, à des forages scientifiques utilisant la fracturation hydraulique. Objectif ? Ne pas gâcher les richesses du sous-sol français susceptibles de réduire la facture énergétique de l'Hexagone.

Climat

Tous les candidats - à l'exception de Philippe Poutou - soutiennent la volonté de la Commission européenne de soumettre le transport aérien international à l'effort de lutte contre le changement climatique. Depuis le 1er janvier, les avions qui décollent ou se posent dans l'Union européenne doivent acquitter l'équivalent de 15 % de leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette décision suscite des menaces de rétorsion des pays émergents, de la Russie et des Etats-Unis. Et met à mal la cohésion entre les Vingt-Sept.

Péage urbain

En juin 2010, dans le cadre de l'adoption de la loi Grenelle 2, les parlementaires avaient autorisé l'expérimentation, sur la base du volontariat, du péage urbain dans les villes de plus de 300 000 habitants. Les socialistes n'avaient pas approuvé la mesure, l'assimilant à "un nouvel octroi" dressant "une nouvelle barrière entre les centres-villes et leurs banlieues".
François Hollande n'a pas cette réserve. Il se dit favorable, comme Nicolas Sarkozy et François Bayrou, au principe de l'expérimentation. M. Hollande conditionne cependant cette possibilité à l'existence d'un réseau de transports en commun. Le péage urbain, destiné à réduire le trafic routier et améliorer la qualité de l'air des agglomérations, est déjà en vigueur à Londres, Stockholm, Sydney ou encore Milan. Les autres candidats, dont Eva Joly, soulèvent le "caractère discriminatoire" d'une telle mesure à l'égard des banlieusards.

A suivre

dimanche 8 avril 2012

Journal de campagne de Nico (87)


J'ai promis à Carla et à Giulia qu'aujourd'hui je me consacre à elles. Bon, je profite d'un moment intime pour vous écrire ces quelques mots...mais cela sera plus court que d'habitude. J'ai été très clair ces 2 derniers jours: les électeurs tentés par le vote centriste ou lepeniste doivent voter utile dès le premier tour. Il me faut un maximum d'avance pour continuer une dynamique vers la victoire du second tour. Quant à ceux qui votent Mélenchon et qui ne veulent pas de Hollande, pas de problème: c'est le 6 mai qu'ils viendront me rejoindre, parce que ma politique est plus de gauche que celle du candidat socialiste.
Par le plus grand des hasards, Carla a rencontré une cartomancienne qui lui a, donc, tiré les cartes et qui l'a félicitée d'avoir autant d'influence sur son mari. Elle lui a confirmé un mois de joie et de réussite! Pile-poil jusqu'au 6 mai...Mais ne le dites à personne surtout...Champagne ce soir pour fêter cela! A votre santé et à ma, que dis-je: notre victoire...

Lettre ouverte à Gervais Martel



Monsieur le Président,

Au lendemain d'un nouvel échec du RCL contre Le Mans à domicile (défaite 3-1), je me sens obligé de prendre la plume (!) pour vous faire part de ma déception. Déception, bien sûr, que vous devez également ressentir et que ressentent des centaines de milliers de supporters dans le monde entier, mais plus particulièrement ceux de notre région.
Comme beaucoup, je me revois, enfant, dans les tribunes de l'ancien Bollaert, au côté de mon père, vibrant,  le dimanche après-midi, aux exploits des Wisniewski, Louis et autre Duffuler... Les années passèrent, les joueurs aussi, mais, ces derniers, toujours en adéquation avec l'environnement local, qu'ils furent originaires de la région ou non. Je fus fier de voir évoluer les Lech et Hédé au sommet du foot français, alors que je fus leur adversaire, sur le terrain, lorsqu'ils jouaient en minimes à Billy...Comment oublier les Stiévenard, Vercruysse, Six, Vercruysse, Boli et même l'ancien Siklo. J'appris que l' Autriche, ce n'était pas seulement Freud,  Romy Schneider ou Arnold Schwarzenegger, mais également Aurednik ou Habiltz, que la Pologne, ce n'était pas uniquement Walesa et Chopin, mais aussi Faber et Gregorczyk...
Et puis, vous êtes arrivé en 1988. Je revois votre père me parler, plein de fierté, de votre réussite professionnelle et de votre passion pour le football qu'il vous avait insufflée. Je me souviens de l'admiration que vous portait (et vous porte toujours) Gilles, votre frère. Et comment pouvait-il en être autrement après ce que vous fîtes de Lens. Que de souvenirs! Et puis ces folles soirées: le titre de Champion de France de 98, la coupe de la Ligue, les victoires de Wembley ou contre le Milan AC, le Lazlo de Rome, pendant ou avant votre Présidence...
Merci pour tout cela, Gervais!

Mais depuis quelques années la machine s'est enrayée: 2 descentes en Ligue 2, des entraineurs aux noms quelquefois prestigieux, mais inadaptés au contexte lensois, au détriment des Gillot et Wallemme, joueurs du crû (Brisson, Courbis et plus récemment cette succession de mauvaix choix: Roux, Papin, Bölöni, Garcia...) et cette possible descente en Nationale...A ces supporters, ivres de chanter "Les Corons", à ceux qui vibrent à chaque match (dans les tribunes ou ailleurs), à tous ceux qui savent ce que le Racing a apporté pour pallier la situation économique et sociale désastreuse de l'ex-Bassin Minier, pour tous ceux-là, malheureux aujourd'hui, vous vous devez de trouver une solution!
A quelques matchs de la fin du championnat, que pouvez-vous faire? Difficile de vous aider en la matière, mais permettez-moi, quand même, d'esquisser 2 pistes qui ne peuvent être pires que ce que nous vivons actuellement:
- Jean-Louis Garcia est un homme sympathique, mais ne croyez-vous pas qu'il a fait faillite, malgré la confiance que vous lui avez renouvelée durant toute cette saison? Un choc psychologique est nécessaire pour sauver l'équipe: séparez-vous de lui tant qu'il en est encore temps! Vous trouverez certainement dans le staff actuel, un entraineur dévoué qui nous sauvera du ridicule...
- Vous avez été un Président extraordinaire, digne des plus grands (Bernabeu, Rocher...), mais aujourd'hui, il est temps de passer la main...Si vous annonciez, dès à présent, que l'an prochain, vous ne serez plus Président, cela aurait le mérite de provoquer un élan, un sursaut d'orgueil afin que vous ne partiez pas déçu. Bien sûr que nous aurons le coeur serré, mais nous saluerions, en même temps, l'oeuvre que vous avez accomplie... Et qui sait, vous êtes encore relativement jeune, vous pourriez, plus tard, reprendre les rènes du Racing pour le porter encore plus haut que vous ne l'avez fait jusqu'à présent... 

samedi 7 avril 2012

Journal de campagne de Nico (86)


Comme promis hier (vous voyez que je respecte mes promesses, moi!), je vous raconte le reste de la conf de presse de mercredi. Je vous parlais des promesses, justement, du candidat socialiste. Rappelez-vous le tournant de la rigueur des socialistes après 1981, devant au bout de deux ans faire tout le contraire de ce qu'ils avaient réalisé dans un premier temps. Mais dans le monde d'aujourd'hui, c'est pas deux ans, c'est deux jours pour mettre par terre cinq années d'efforts.
Je vous donne rendez-vous, à tous, le 15 avril à la Concorde à Paris le même jour, d'ailleurs (c'est une coïncidence!) qu'un meeting du PS au Château de Vincennes.
Ah oui, 3 choses encore (1) que j'ai annoncées: je veux réduire de 10 % le nombre de parlementaires, soit environ 57 députés de moins. Et je souhaite 10 % de proportionnelle aux élections législatives. Je veux, également, qu'on supprime la possibilité de déduire de ses impôts les frais qu'une entreprise engage pour se délocaliser en dehors d'Europe (vous vous rendez compte: des impôts en moins pour s'installer à l'étranger!). Enfin, je ferai des propositions, d'ici au premier tour de l'élection, pour réduire les coûts pour passer le permis de conduire. Vous voyez que votre Président a encore de la ressource et qu'il nous faudra bien ces 5 ans supplémentaires pour changer la France!

(1) Rien de neuf, en fait...



Récession, pouvoir d’achat : Nicolas Sarkozy invente une exception française


Blog "Les décodeurs" Le Monde.fr
30 mars 2012

"La France est le seul pays à ne pas avoir connu la récession depuis 2009 et le seul pays qui a connu chaque année une hausse de pouvoir d'achat."

C'EST FAUX

Ce qu'il a dit : "Il y a un pays occidental, un seul, qui depuis le deuxième trimestre 2009 n'a pas connu la récession, c'est la France. Il y a un seul pays qui, depuis 2007, a connu chaque année une augmentation du pouvoir d'achat des Français, c'est la France." Nicolas Sarkozy, au micro d'Europe 1, vendredi 30 mars.

Pourquoi c'est faux ?
La tentation de l'exception. A moins d'un mois du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy a profité de son passage sur Europe 1 pour annoncer des chiffres positifs sur la baisse du déficit, plus forte que prévu même si la dette, elle, se creuse de manière plus importante. Et le président-candidat en a profité pour vanter son bilan économique, quitte à l'enjoliver quelque peu.

1/ Une dizaine de pays de l'OCDE n'ont pas non plus connu de récession depuis 2009

M. Sarkozy a déjà par le passé cédé à cette tentation, qui consiste à assurer que la France est le "seul pays en Europe" à connaître une situation moins défavorable qu'ailleurs. Cette fois, l'adage s'applique à la récession.
On définit la récession par deux trimestres consécutifs de croissance négative du produit intérieur brut (PIB). La France a connu un tel épisode en 2008, avec quatre trimestres négatifs d'affilée. Depuis, notre pays a connu quelques trimestres de croissance négative, mais jamais deux d'affilée, même si la chose a failli survenir fin 2011. Jusqu'ici, Nicolas Sarkozy a donc raison.
Mais dire que la France est le seul pays occidental à être dans ce cas est tout bonnement faux. Le tableau ci-dessous, extrait de la base de données de l'OCDE, présente la croissance du PIB par trimestre dans un certain nombre de pays occidentaux.
Et il est aisé de constater que l'Autriche, le Canada, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, la Pologne, la Slovaquie, la Suède, la Suisse, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis n'ont pas non plus connu deux semestres d'affilée de croissance négative, donc de récession, depuis le deuxième semestre 2009.
De même, la France n'est pas le seul pays à n'avoir connu qu'un seul trimestre de croissance négative depuis cette date, puisque c'est aussi le cas de l'Allemagne ou des Etats-Unis, tandis que la Pologne ou la Suisse n'en ont pas connu du tout.


La France n'est donc pas seule. Et la chose s'applique également à la seconde affirmation de M. Sarkozy, sur le pouvoir d'achat.

2/ Le pouvoir d'achat n'a augmenté "chaque année" depuis 2007 en France que globalement, pas par ménage

M. Sarkozy assure par ailleurs que depuis 2007, le pouvoir d'achat est en hausse constante en France. Or, ce n'est vrai qu'en comptant d'une certaine manière.
Comme nous l'avions déjà expliqué, le pouvoir d'achat est calculé par l'Insee "au sens du revenu brut disponible des ménages" (RBD). En clair, les revenus moins les prélèvements obligatoires. Ce qu'on mesure ensuite, c'est la variation de ce ratio. S'il augmente plus vite que l'inflation, il y a croissance du pouvoir d'achat.
Si l'on s'en tient à ce chiffre, M. Sarkozy a raison : le pouvoir d'achat du RBD a augmenté de 3% en 2007, 0,4% en 2008, 1,3% en 2009 et de 0,8% en 2010, et 0,4% en 2011, selon l'Insee.
Mais cet indicateur est quelque peu trompeur. Car il ne tient pas compte du facteur démographique : la population française croît (1,7 million de personnes depuis 2007, selon l'Insee), et avec elle le revenu des ménages. C'est pourquoi on tend à calculer le pouvoir d'achat en le ramenant à chaque ménage.
Et si on fait ce calcul, les résultats sont différents : le pouvoir d'achat par ménage a reculé par deux fois, en 2008 (-0,6%) et en 2010 (-0,2%).


3/ D'autres pays d'Europe ont connu une croissance continue de leur pouvoir d'achat

Reste la comparaison européenne. Elle n'est pas évidente à établir car tous les pays ne comptabilisent pas le pouvoir d'achat de la même manière. On peut cependant se baser sur un indicateur de l'office européen de statistiques Eurostat : l'évolution du revenu disponible net des ménages et des associations (en euros), qui correspond aux revenus moins les prélèvements obligatoires.




En prenant ces chiffres d'Eurostat sur le revenu disponible, il suffit de faire le calcul des variations d'une année sur l'autre pour obtenir un indicateur qui, sans être l'exact reflet du pouvoir d'achat, permet au moins de constater si d'autres pays que la France augmentent en continu durant ces années, en l'occurrence jusqu'en 2010, dernière date disponible auprès d'Eurostat. Et c'est le cas dans quatre pays autres que la France : Belgique, Danemark, Slovaquie et Finlande.
On peut recouper ce raisonnement avec un autre indicateur : l'évolution du PIB par habitant en standard de pouvoir d'achat. Là aussi, si la France connaît une hausse, elle n'est pas seule. D'autres pays (Belgique, Slovaquie...) connaissent une hausse continue. Une fois encore, notre pays n'est pas donc pas seul au monde, contrairement à ce qu'aimerait faire croire Nicolas Sarkozy.
Samuel Laurent

















vendredi 6 avril 2012

Journal de campagne de Nico (85)


Comme je vous l'avais dit, j'ai frappé fort lors de ma conférence de presse. Je vous avais déjà à peu près tout annoncé (1), ces dernières semaines, dans ce journal? J'ai écrit aux Français parce que j'ai voulu leur expliquer, après les tragédies de Montauban et Toulouse, dans quelle civilisation nous allions vivre?
J'ai proposé que les pensions soient versées au 1er de chaque mois, au lieu du 8 actuellement. Une mesure qui a le mérite de peu coûter tout en touchant un maximum d'électeurs. Elle va changer la vie quotidienne de 15,5 millions de Français retraités et permettre à certains de ne plus avoir des comptes en banque déficitaires (2). Je demanderai le gel de notre contribution au budget de l'Union européenne, soit une économie annuelle de 600 millions d'euros. Je souhaite d'autre part que les communes de plus de 30 000 habitants soient contraintes de baisser leurs effectifs, comme l'a fait la fonction publique.
Moi, je regarde avec effarement le festival de dépenses nouvelles promises par le candidat socialiste comme si le monde, l'Europe, la crise n'existait pas. Est-ce qu'on croit vraiment que la France, avec 60 000 fonctionnaires de plus, les entreprises françaises, ça ira mieux. Dans le passé, un pays qui fait faillite, on pensait que ça n'existait pas. Aujourd'hui, on sait que c'est possible.
De plus, il prépare un matraquage fiscal, il veut favoriser l'assistanat, ne pas voter la règle d'or et surtout affaiblir le système des retraites en proposant la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler très jeune.
Le déjeuner est prêt, me fait dire Carla. Je vous raconterai le reste demain. Promis!




 
(1) En fait, rien de nouveau dans les mesures annoncées...
(2) Cette mesure est en fait un serpent de mer. Annoncée à l'occasion de la réforme des retraites de 2010, elle est régulièrement promise par Xavier Bertrand, le ministre du travail et de la santé.





L’audace perdue de Nicolas Sarkozy


Le Blog de Françoise Fressoz, éditorialiste au Monde
5 avril 2012

On comprend mieux aujourd’hui pourquoi Nicolas Sarkozy n’était pas pressé de présenter son projet.

Il y a cinq ans, le candidat UMP avait gagné l’élection présidentielle en remportant la bataille des idées. Il avait asséché tous ses concurrents en préemptant les valeurs, le projet et les propositions. C’était un candidat audacieux.
Cette fois-ci, il sèche, sa besace est vide. Cela s’est senti, jeudi 5 avril, lorsqu’il a présenté son projet à la presse. Pas de surprise, nul élan. Et pas seulement en raison de l’aller-retour à la Réunion qu’il venait d’effectuer et qui pouvait expliquer son manque d’allant.

En réalité, Nicolas Sarkozy est coincé par la conjoncture. Il n’a pas plus de marge de manœuvre que son principal adversaire François Hollande. Il en a même moins puisqu’il promet de revenir à l’équilibre des comptes publics dès 2016 et non 2017.
A l’intérieur de cette contrainte, il peine à faire réellement la différence avec son adversaire. "Entre augmenter les impôts et réduire les dépenses publiques, je choisis la réduction des dépenses", assure- t -il.
C’est en partie vrai sauf que dans son tableau de prévisions, il affiche un taux de prélèvement obligatoire de 45,6 % en 2017 supérieur de un point à celui de 2012. Donc ce n’est pas aussi probant que cela.

Pour démontrer "l’irresponsabilité" de François Hollande, Nicolas Sarkozy met en exergue les retraites. Le candidat socialiste promet de rétablir la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans. Coût 5 milliards d’euros. "Comme si le reste du monde, l’Europe n’existaient pas !", pointe Nicolas Sarkozy.
Mais comme le candidat président ne veut pas perdre le vote des retraités, il y va lui aussi de son annonce : les pensions seront désormais versées le premier du mois et non le 8. "C’était une mesure très demandée", insiste-t-il.

Toute la difficulté de sa campagne est là : Nicolas Sarkozy veut disqualifier François Hollande mais sans prendre le masque du père la rigueur. Donc il louvoie, ne détaille pas les économies qui seront réalisées dans les dépenses publiques, ne prend plus pour référence le modèle allemand et Angela Merkel comme il le faisait en début d'année.
Ce faisant il affaiblit ses attaques contre François Hollande. Il peine à démontrer que son adversaire mettra le pays à feu et à sang s’il est élu.

Pour tenter de le vaincre, Nicolas Sarkozy ne dispose que d’une cartouche : convaincre les Français qu’il est plus protecteur que son rival, plus apte à la fonction de président que lui. D’où "sa lettre au peuple français" tirée à 6 millions d’exemplaires qui met l’accent sur la lutte contre le terrorisme, le contrôle des frontières européennes, la restriction de l’immigration ou encore son expérience dans la gestion des crises.
Le fil conducteur de ces 34 pages est la protection. La protection déclinée sur tous les tons. C’est l’exact contraire de l’audace qui prévalait en 2007. Nicolas Sarkozy est devenu précautionneux.



Dernière minute: un nominé pour le prix de l'humour politique 2013


A l'heure où nous rédigions le post sur les 2 versions des Prix de l'Humour politique 2012, nous ne pouvions savoir qu'un premier candidat s'inscrivait déjà pour celui de 2013. En effet, Frédéric Cuvillier,  député-maire de Boulogne-sur-Mer et président du comité départemental de soutien à François Hollande, a déclaré, pince-sans-rire, le 4 avril:
"Dès le premier tour, le score que nous ferons à Hénin-Beaumont sera scruté, pris en exemple".
Rendez-vous le 22 avril prochain, au soir, pour confirmation des grandes chances de Frédéric Cuvillier de figurer au palmarès 2013 des différents prix de l'Humour politique.

Prix de l'humour politique 2012



Il y a 2 prix décernés en ce domaine de l'humour en politique:

Les nominés du prix de l'humour en politique pour 2012:

Le millésime 2012 du prix de l’humour en politique s’annonce prometteur.
Daniel Cohn-Bendit part favori avec cette mise en garde à Eva Joly : «Si tu te retires, ça crée un vide. Si tu continues, tu tombes dans le vide.»

Jack Lang est aussi dans la course avec «je ne voulais pas être parachuté d’en haut».

Sans oublier Bernard Cazeneuve (PS) : «L’heure d’été aura surtout un avantage : c’est une heure de moins de Nicolas Sarkozy.»


Prix Press Club Humour et Politique

PREMIERE SELECTION 2012

Thierry MARIANI, Ministre des Transports :
"C´est plus facile de pacifier la Libye que l´UMP".

Chantal JOUANNO, Sénatrice UMP de Paris :
"La droite à Paris, c´est la guerre des boutons avec des bazookas".

Jean-Christophe LAGARDE, Vice-président du Nouveau Centre :
"0% pour un fromage c´est bon pour la santé mais pas pour un sondage présidentiel".

Christian JACOB, Député de Seine-et-Marne et président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale:
"Le socialisme c´est vraiment une île au milieu des terres".

Ségolène ROYAL, Présidente de la région Poitou-Charentes, à la veille des primaires socialistes :
"Ce n´est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage".

Le jury salue - bien qu´il soit définitivement hors concours - le parrain du Prix Press Club, Humour et Politique qui n´a pas perdu la main.
André SANTINI, Député-maire d´Issy-les-Moulineaux :
" Hervé Morin est un peu court, il va sauter du pont de Normandie mais je ne sais pas si l´élastique est bien fixé ".


Rappelons que pour 2011, le prix "Humour et Politique 2011" décerné par le Presse Club de France a été remis à Laurent Fabius. L'ancien premier ministre socialiste a été distingué pour sa petite phrase : «Mitterrand est aujourd’hui adulé, mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous…».

Le Prix spécial du jury a été décerné à Daniel Fidelin, député de Seine-Maritime : « Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas».

Le Prix des internautes a été décerné à Jean-Louis Borloo, président du Parti radical : «Nous sommes tous des immigrés ; seule notre date d’arrivée change».

Le Prix de l’encouragement a été décerné à Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au Commerce, à l’artisanat et au tourisme, pour sa réponse à la question posée par Le Figaro.fr « Quel est votre livre de chevet ? » : «Zadig et Voltaire» (il a confondu le conte "Zadig" de Voltaire, avec la marque de vêtements: Zadig et Voltaire...

Les autres finalistes avaient été:
Nathalie ARTAUD, Porte-parole de Lutte Ouvrière (candidate aujourd'hui aux Présidentielles) :
« Je ne serai peut être pas élue Présidente de la République, mais je ne serai pas la seule ».

Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à l’industrie du PS, parlant de Ségolène Royal :
« Qu’on commette des erreurs en politique c’est possible ; qu’on les commette toutes, c’est fou ! ».

François BAROIN, Ministre du Budget :
« Michèle Alliot-Marie conserve toute sa légitimité à Saint-Jean-de-Luz ».

François BAYROU, Président du Modem :
« Rassembler les centristes, c’est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens ».

André CHASSAIGNE, Député PC du Puy-de-Dôme :
« Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l’avenir ».

Gabriel COHN-BENDIT (le frère) :
« Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c’est dans le pire qu’ils sont les meilleurs ».

Patrick DEVEDJIAN, Député, Président du Conseil Général des Hauts-de-Seine :
« Il y avait tellement de gens à mon enterrement que j’ai décidé de ne pas m’y rendre ».

Renaud DONNEDIEU DE VABRES, ancien Ministre :
« Passer de Ministre à promeneur de son chien suppose un énorme travail sur soi-même ».

Cécile DUFLOT, Secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts :
« Quel est le féminin de candidat aux cantonales ? C’est suppléante ».

François HOLLANDE, Député de Corrèze :
« Mélenchon, ce qui est terrible, c’est qu’il a été Socialiste toute sa vie et que toute sa vie ça va le suivre ».

Brice HORTEFEUX, Ministre de l’Intérieur, après la tempête de neige sur l’Ile-de-France :
« Il n’y a pas de pagaille ; la preuve le Préfet a pu venir en trois minutes ».