dimanche 6 décembre 2009

Peut-on empêcher l’inéluctable de se produire?



Avez-vous déjà rêvé que vous étiez sur un toboggan et que votre descente s’accélérait vers ce gouffre , que vous vous sentiez aspiré par lui sans pouvoir freiner et que la fin était inéluctable: vous alliez tomber dans le trou, le néant?
C’est la curieuse impression que j’ai : alors que, depuis 10 ans, le FN sombrait, nationalement, dans l’oubli, des décisions inouïes, des erreurs graves, des egos surdimensionnés provoquaient la montée en puissance du FN local. Contre toute évidence : un territoire sociologiquement de gauche (la droite dans ses plus belles heures n’a jamais dépassé les 15%), un PS bien implanté depuis longtemps, une situation géographique privilégiée, dans une région en train de relever la tête, et puis la catastrophe est en vue : le FN va voir la ville lui tomber dans les bras. On lui a déroulé le tapis rouge et il n’a plus qu’à attendre : le fruit mûr va tomber. Quand ? demain peut-être, à l’occasion d’élections partielles, sinon en 2014 lors du scrutin normal ?

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pour 3 raisons : l’incompétence, l’incompétence et l’incompétence !

Remontons le toboggan et repérons les moments de cette plongée aux enfers, en 5 actes qui verront le FN passer de 17,5% à 48%, pendant que, sur le territoire français, il s’effondrait !:

Acte 1 : L’incompétence de P. Darchicourt.


Après 2 derniers mandats de qualité de maires socialistes (F.Darchicourt et Piette), Pierre Darchicourt, imbu de sa personne et méprisant, perd les élections de 2001 au profit de son jeune ex-directeur de cabinet, Gérard Dalongeville, 31 ans, intrigant personnage, ambitieux et séducteur. Ecarté du PS dès qu’il s’est opposé à son Maire, il avait trouvé refuge, auprès de 2 des féodaux députés PS du Bassin Minier, eux-mêmes parfaits suzerains du véritable patron de la Fédération du Pas-de-Calais, Daniel Percheron, voire au-delà (« l’éminence grise du PS », avait titré le quotidien Le Monde, dans un article d’une page qui lui était consacré, dans les années 80): JP Kuchéida et A.Facon, soucieux de « tuer » Darchicourt (« Petits meurtres en famille »).

Résultat du FN en 2001 : 17,5% en 2001, 25% aux Présidentielles de 2002


Acte 2 : L’incompétence de Dalongeville


Dès 2003, la Chambre Régionale des comptes relève un déficit de plus de 12 millions d’euros , soit presque le double des recettes fiscales !). Rejetant ce trou sur son prédécesseur (a contrario de ce que disait la CRC), le Maire augmente les impôts de 85% !

Résultat du FN au Régionales 2004, sur Hénin-Beaumont: 27%


Acte 3 : L’incompétence de l’Etat

En 2006, la CRC constate le rétablissement des comptes, sous le scepticisme de beaucoup d’observateurs héninois, effrayés par le comportement inconséquent du Maire. Malgré des courriers alarmants, le Préfet ne saisit la CRC qu’en 2008. Résultat : nouveau ( ?) déficit de près de 13 millions (une année de recettes fiscales, malgré l’augmentation précédente !), dévoilé après les élections municipales de 2008 ! Double aveuglement de l’Etat : la CRC n’avait pas vu le maquillage des comptes en 2006, et le Préfet n’est pas intervenu, malgré les avertissements

Résultat du FN aux législatives de 2007 sur Hénin : 45%…


Acte 4 : L’incompétence du PS


Dalongeville avait gagné en 2001, sous la bannière MRC. Il s’en détache en 2004 et rapidement le PS lui fait les yeux doux à tel point que, dès 2006, la section PS menée par Daniel Duquenne, est désavouée, la Fédération ayant choisi pour 2008, Dalongeville…La gestion du Maire fait l’objet de la part de l’auteur de ces lignes, de nombreux rapports adressés aux instances PS et d’articles dénonciateurs sur son blog.
Pour mars 2008, le PS appuie son soutien à Dalongeville, en envoyant MN Lienemann, ce qui rassure la population et le Maire sortant est facilement réélu et réintégre le PS, au moment du nouveau rapport de la CRC !. Le FN ne faisant que 29%
Les évènements s’enchaînent : la CRC multiplie les avis et rapports enjoignant à la municipalité de remédier à sa gestion déplorable. Malgré les premières rumeurs de malversations (« Gérard, il faut que tu démissionnes » écrivais-je en décembre 2008 ), le PS soutient à fond jusqu’à ce que, quelques jours avant sa garde à vue et sa mise en examen, Dalongeville commet l’irréparable, en retirant ses délégations à MN Lienemann, qui avait eu l’impudence de s’abstenir sur le budget !
De nouvelles élections municipales s’ensuivent et nouvelle incongruité du PS, il désigne, à la surprise générale, comme tête de liste, un militant PRG, à mille lieues des enjeux, et premier surpris. Quelques heures après putsch du jeune Ferrari, ancien adjoint de Dalongeville à qui il s’était opposé assez rapidement. Prise de pouvoir sanctionné immédiatement par la Fédération socialiste, mais avalisé par Martine Aubry !
Cette liste arrive en 3ème position, après le FN et l’Alliance Républicaine, et se désiste en faveur de cette dernière qui refuse toute alliance en dépit des engagements pris.

P.Ferrari et A.Alpern demandent au PS de créer une section (la précédente ayant été dissoute). Refus !

Résultat du FN au 2ème tour des municipales du 5/7/2009 : 48%

Acte 5 : L’incompétence de Daniel Duquenne et de la majorité


La majorité municipale élue est composée d’anciens socialistes rejetés et méprisés par le PS en 2006, d’anciens militants MRC et de personnes de la société civile.
Arrivée, avec 20%, en 2ème position, au 1er tour, derrière le FN, elle refuse de s’allier avec la liste arrivée 3ème (Ferrari), malgré les accords pris préalablement et bénéficie d’un vote anti-FN.
A peine 5 mois après son arrivée, elle a déjà fait faillite !

- des rumeurs (étayées par les aveux publics de Marine Le Pen et une ancienne colistière de l’AR)avaient percé, avant les élections, sur des relations secrètes entre l’AR et le FN, Ces relations ne font plus mystère pour personne et le tout est de savoir qui, avant les prochaines élections, « sortira », en premier, les preuves de ces rapports ; probablement le FN, mais d’autres ont, en leur possession, les éléments. probatoires. Cela est suffisant pour discréditer le Maire et ses colistiers. D’autant plus qu’au vu de tous, la majorité mène avec son opposition unique (le FN) un jeu de connivence faisant hurler les démocrates…

- la situation de la ville, désorganisée, ruinée et en piteux état demandait, pour y faire face, une compétence que l’équipe municipale n’a pas. Il n’est pas injurieux de dire qu’outre le manque de compétence technique et politique, les élus n’ont aucune expérience dans la gestion locale. Alors que le minimum requis était de prendre des mesures énergiques de réorganisation interne, de fixer les priorités et de s’ouvrir vers la population, rien, je dis bien rien de tout cela n’a été fait !

- on aurait pu penser que, vu les circonstances , le Maire aurait lancé des messages d’espoir vers ses concitoyens en les tenant informés de ce qu’il faisait…Que nenni ! Aucune communication (sauf un misérable, mais coûteux magazine, vient de paraître, comprenant les remerciements aux électeurs !) aucune réunion de quartier, par exemple ; la mairie vit recroquevillée sur elle-même, avec un personnel désespéré…Autre exemple de cette incapacité à communiquer : les rumeurs les plus folles courent sur la capacité du Maire, victime d’un AVC, début octobre, d’exercer ses fonctions ; au lieu de couper court, par un ou des communiqués médicaux, les adjoints font des déclarations peu crédibles (l’un avait même annoncé le retour du maire pour décembre, puis, peu de temps après, parle de janvier…


Epilogue ?

Toutes ces incompétences mènent droit à une victoire annoncée du FN dans des élections municipales. Certes l’échéance électorale est en 2014. Mais beaucoup (dont le soussigné) pensent que les élections seront annulées et que cela nous rapproche de l’inéluctabilité dont il est fait état au début de cet article. S’il n’y avait pas d’élection prochainement, les 4 ans et demi qui restent seraient un véritable calvaire pour les Héninois…
D’autant plus que 2 très récents évènements viennent confirmer cette véritable descente aux enfers :

- certains membres de l’AR viennent, en dépit de l’apolitisme qu’ils avaient affiché devant les électeurs, de rejoindre le MRC, qui avait soutenu Dalongeville jusqu’à la fin et que l’AR avait pourfendu : quelle image de la politique ! Certes, la majorité n’avait pas besoin de cela pour être décrédibilisée !

- le PS, toujours aussi « a côté de la plaque », propose au Maire de recréer une section, en la confiant à son épouse ! Quand je parlais d’incompétence…D’autant plus que le PS envisagerait, semble-t-il, de confier la tête de liste, en cas d’élections partielles, à A.Facon ! Dans ce cas pour faire des économies, je propose que l’on n’organise pas d’élections et que l’on remette les clefs de la mairie, directement, au FN !

vendredi 4 décembre 2009

Pêle-mêle

Article écrit vendredi matin, à l'écoute des titres de France Info de 7 h.

1- La Coupe du Monde de football. Depuis 2 jours, on nous serine que la France ne sera pas tête de série et l'on suggère un complot! Si la France est reléguée après les meilleurs, c'est que le classement officiel de la FIFA (Fédération mondiale) l'a classée là où elle est! Et effectivement, elle ne mérite pas mieux: il suffit de voir les commentaires très critiques après chaque match.

Je pense avoir déjà écrit que, malgré les dérives financières, j'aime le foot...mais savoir qu'aujourd'hui et demain, nous n'entendrons parler que du tirage au sort pour juin prochain, m'interpelle: c'est presque un non-évènement! Pourquoi tout ce tintamarre? Que veut-on occulter? Quelle promotion à notre insu?
Je me risque à une interprétation: la concurrence entre les médias pour ne pas perdre de l' audience (donc de l'argent) au profit de celui qui en ferait plus!

2- LeTéléthon. Je dois dire que j'ai toujours pensé que la recherche médicale relevait du budget de l'Etat...Les Français sont généreux, et cette générosité permet d'être optimiste pour l'avenir de l'Homme. Mais 2 questions me taraudent:
a) et si l'on consacrait l'argent, dédié à ce show médiatique, à la recherche? Je sais: la récolte serait moins importante...
b) Pourquoi autant d'argent consacré à ces maladies, et si peu aux autres? Dans le fond ,c'était la question iconoclaste posée par Pierre Bergé...

3- Le congrès du Modem à Arras. C'est vrai que la recherche du centre est une constante dans la politique française et que jamais un parti n'a su l'occuper; on est centre droit ou centre gauche, mais pas au centre centre!
On voit bien que le Modem est opposé à la droite sakozienne, et qu'il ne peut pencher vers le PS ou les Verts, au risque de perdre son identité, en se fondant dans leur moule. Peut-on être centriste? Une grande partie du PS et des Verts (sans parler du PRG...) occupent déjà plus ou moins ce créneau sans l'avouer. Dans le fond, on peut découper l'espace politique en 3 parties (pour ne pas dire "partis"), avec des nuances, certes:
- la droite (y compris l'extrême-droite);
- le centre: Modem, PS et Verts, sachant que des minorités de ces 2 derniers se considèrent à gauche);
- la gauche (PC, PG, NPA, LO, etc).

Le problème c'est qu'aucun des 3 n'est majoritaire et que pour gouverner il faut des alliances. Or les anathèmes sont nombreux: le PC ne veut pas du Modem, lequel ne veut pas du NPA; le PS et les Verts ne veulent pas de l'UMP, etc...sans parler des divisions à l'intérieur de chacun: certains PS ne veulent pas du Modem, certains NPA ne fraient pas avec le PC et certains UMP ne veulent pas du FN, par exemple.
Et si tout cela n'avait vraiment aucun sens? Qui est capable aujourd'hui de nous esquisser son projet de société? Depuis que capitalisme et marxisme ont fait faillite, et que la loi du marché s'impose, quel type d'économie faut-il mettre en place? Comment faire pour que toutes les Sociétés s'entendent sur un modèle commun? Certes, l'espace européen, en dépit de ses grandes imperfections, est le seul à pouvoir être le lieu qui permette de trouver un dénominateur rassembleur et servir d'impulseur. C'est pour cela que ma préférence politique ira toujours vers un mouvement favorable à une Europe fédérale, mais ceci est un autre problème...

4- La pose de la première pierre du Louvre-Lens. Tout le monde n'a pas encore conscience de l'importance pour notre Région (et Eurorégion) de l'implantation du Louvre-Lens. Reconnaissons au Président Percheron une vision du territoire que peu de nos hommes politiques possèdent.
Le 29/10/2007, j'avais écrit au Président de la CAHC de l'époque, une lettre ouverte et je lui proposais de prendre 2 initiatives :
"- La première, de réunir toutes les forces vives de la CAHC (élus de tous les niveaux, associations, milieux économiques, personnes de la société civile le souhaitant) afin de débattre de notre projet dans le cadre de l’arrivée du Louvre, à 15km de notre ville-centre, Hénin-Beaumont

- La seconde, de solliciter vos collègues des autres intercommunalités concernées, pour constituer une structure (syndicat mixte ou autre) permettant de faire œuvre commune pour éviter la dispersion et la concurrence entre nos territoires.

C’est urgentissime et notre responsabilité, en tant qu’élus, est en jeu."


Vous vous doutez bien, connaissant la "vision à court terme" du personnage, que, non seulement, je n'ai pas eu de réponse, mais qu'aucune initiative de territoire n' a été prise!


Je n'ai malheureusemt aucune illusion sur un appel à notre maire pour porter ce dossier auprès de la CAHC: il n'a toujours pas pu faire émerger un projet à HB; alors, celui-là!

Aussi je m'adresse directement à Jean-Pierre Corbisez, actuel Président, pour qu'il prenne en main ce dossier, avant qu'il ne soit trop tard. Nous avons là un projet fédérateur, porteur d'espoir pour toute une population, accablée par les soucis: il y a là une initiative historique et libératrice à prendre. Je rappelle que ce projet n'est pas seulement culturel, mais qu'il concentre en lui toute une vision économique, sociale et d'aménagement du territoire!

Premières réactions à l'annonce du nouveau gouvernement


Après la nomination, hier, du nouveau gouvernement, voici quelles sont les réactions des différents partis politiques:
  • Martine Aubry: Les socialistes ne peuvent pas être satisfaits de constater que la monarchie héréditaire soit officialisée. De plus, le Président-Roi confirme sa politique sécuritaire en appelant des professionnels, les Le Pen! C'est scandaleux, nous ne laisserons pas faire!
  • Ségolène Royal: Je constate que "Désirs d'Avenir" est le mieux placé pour faire face, en 2012, à cette tentative de racket sur les voix d'extrême-droite...
  • Dominique Strauss-Kahn: En tant que Directeur du FMI, parrainé par le Président, je ne peux m'exprimer pour l'instant.
  • Manuel Valls: Jack Lang et A.Facon auront le sort réservé aux autres socialistes traitres au Parti, Besson et Kouchner: virés!
  • Daniel Percheron: Je ne peux que me réjouir de voir 3 "Régionaux" dans le nouveau gouvernement: à quelques mois des élections régionales, cela justifie la politique d'ouverture de notre majorité. Concernant Gérard et Albert, je ne vois là que confirmation de leurs compétences, qualités que je leur reconnais depuis fort longtemps
  • François Fillon: A mi-mandat présidentiel, je pense que le Président est satisfait de notre travail. Nous avons beaucoup fait et la nouvelle équipe embrayera facilement sur nos orientations. En tout cas, je remercie Nicolas Sarkozy pour tout ce qu'il a fait pour nous!
  • Xavier Bertrand: Je reconnais la patte de Nicolas... De la jeunesse (les frères Sarko), du talent et de l'imagination(Carla, Jonnhy, Florence Foresti, Dany le Ch'ti), de l'expérience (Charlie), un zeste d'originalité (Bardot, Domenech), une ouverture à gauche (le merveilleux Jack, le besogneux Albert) et à droite (Le Pen père et fille). Quel génie, ce Nicolas!
  • Jean-François Copé: peut-être que le choix des Le Pen se révèlera judicieux...Après tout, on ne sait jamais...
  • Bruno Gollnish: C'est une grande nouvelle pour le FN et les Français (les vrais!). Jean-Marie et Marine vont être très accaparés jusqu'en 2012! A moi de faire fructifier leurs futurs succès dans ma campagne pour les Présidentielles...
  • François Bayrou: Ce gouvernement est la preuve que le Modem a raison: ni droite, ni gauche. Mais je me demande si j'aurais poussé jusqu'au FN...
  • Noël Mamère: Nous avions dit à José Bové de ne pas accepter! Il faut dire que Dany l'a poussé...Ce n'est pas un gouvernement durable!
  • Marie-Georges Buffet: Les Communistes sont scandalisés! Sans véritables hommes ou femmes de gauche, mais avec les fachos Le Pen, les travailleurs vont souffrir! C'est un gouvernement à la solde du grand capital!
  • Olivier Besancenot: Nous ne sommes pas étonnés, l'alliance de la gauche caviar avec les capitalistes ultra-libéraux de droite et d'extrême-droite se révèle au grand jour! La Révolution est encore plus d'actualité...

Premiers titres des journaux:

Le Monde: Nicolas Sarkozy prépare 2012

Le Canard enchaîné: Le Roi, la Reine et le petit Prince

La Voix du Nord: 3 Ministres, la Région s'en tire bien!

L'Express: Il n'y a plus de Francs-Maçons au gouvernement...


Le Nouvel Observateur: Un gouvernement de traîtres!

Minute: Un gouvernement d'immigrés et de juifs; heureusement, Le Pen!


Le Figaro: En route pour un second mandat!

Time Magazine: Is Sarkozy becoming crazy? (Sarkozy devient-il fou?)

Der Spiegel: Le Pen, Raus! (Le Pen, dehors)

Het Laatste Nieuws (Belgique néerlandophone): Moet Frankrijk blijven in Europa? (La France doit-elle rester en Europe?).

Le Soir (Belgique francophone): Le rapprochement de la Wallonie avec la France est maintenant exclu!

jeudi 3 décembre 2009

Dernière minute: le nouveau gouvernement nommé par N.Sarkozy



Communiqué de l'Élysée du 3/12/09


Le Président de la République annonce qu'il a nommé comme 1er Ministre, Monsieur Jean Sarkozy, et qu'en accord avec ce dernier, il a procédé aux nominations suivantes:



- Brigitte Bardot: ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat ;

- Charles Pasqua: ministre d’Etat Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés ;

- Raymond Domenech : ministre des Affaires étrangères et européennes ;

- Alain Delon : ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi ;

-Jean-Marie Le Pen : ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales ;

- Rachida Dati : ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche ;

- Jack Lang : ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité ;

- Florence Foresti : ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

- José Bové : ministre de la Défense

- Line Renaud: ministre de la Santé et des Sports

- David Douillet : ministre de la Culture et de la Communication ;

- Gérard Dalongeville: ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat ;

- Marine Le Pen : ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire ;

- Bernard Laporte : ministre de l’Education nationale ;

- Jonnhy Hallyday : auprès du 1er Ministre, Porte-Parole du gouvernement


- Frédéric Mitterand : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, chargé de la Pêche ;

- Dany Boon : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes ;

- Pierre Sarkozy : secrétaire d’Etat chargé du Tourisme, des Services et de la Consommation, auprès du ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi;

- Albert Facon : secrétaire d’Etat chargée de la Famille, de la Petite Enfance et de la Solidarité, auprès du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité ;

- Christian Clavier : secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales, chargé de la Corse;

- Carla Bruni-Sarkozy : secrétaire d’Etat chargée des Sports, auprès de la ministre de la Santé et des Sports.


Le Porte-Parole du Gouvernement, Monsieur J. Hallyday, a déclaré:

"Le Président de la République a tenu à souligner que ce gouvernement est composé de 21 Ministres ou Secrétaires d'Etat (au lieu de 38 dans le précédent), dans un souci de réduction des dépenses.

Il a fait appel à la compétence, à la diversité d'expériences des uns et des autres, et à la jeunesse.

Il a souhaité, ainsi, continuer à pratiquer l'ouverture à droite, à gauche et à la société civile.Il pense ainsi rencontrer la volonté des Français de rompre avec le jeu des partis et de s'ouvrir à l'imagination et la créativité"



mercredi 2 décembre 2009

De notre observateur liégeois (suite et fin)


Mon cher Beau,

En résumé de mes lettres précédentes, je dirais que les turpitudes d'un Maire, accompagnées de l'incompétence d'un Parti, précipitent la ville d'Hénin-Beaumont, dans les bras du FN!

Cette chute est accompagnée par le sectarisme de la majorité élue en juillet dernier, et cette chute pourrait être accélérée par l'éventualité de prochaines élections...

C- La fuite en avant de la nouvelle majorité


Figure-toi qu'en juillet a été élue une nouvelle majorité qui a un comportement, depuis, fort surprenant:

- formée de beaucoup d'anciens militants du PS, ridiculisés par le Parti, sous la houlette d'un dénommé Daniel Duquenne, ancien secrétaire de section, garçon honnête, dénotant de ce fait avec les 2 maires précédents, mais pas bâti pour cette fonction, cette association (lAlliance Républicaine ou AR), composée d'éléments à l'image de leur chef, décida, arrivée 2ème, avec 20%, derrière le FN, au soir du premier tour, de faire cavalier seul, pour le second tour, malgré les engagements préalables pris avec le reste de l'opposition. Seule face au FN, elle bénéficia du réflexe du vote républicain pour lui faire barrage. Comme tu le verras, cette expérience fut fondamentale pour la suite;

- ces nouveaux élus étaient inexpérimentés, ce qui, face à la grave situation de la ville, était un handicap rédhibitoire, sur un territoire et devant une administration dévastés. Au lieu de prendre les mesures drastiques qui s'imposaient: remplacer aux postes administratifs stratégiques ceux qui avaient laissé faire l'ancien Maire, ils confirmèrent ces cadres...Les conséquences de ce manque de détermination sont que la même désorganisation continue et que le mécontentement du personnel est grand, alors qu'il espérait le changement. Des élus incompétents, des cadres incapables de faire face, des agents municipaux pas formés et démotivés... La faiblesse de l'équipe municipale s'est renforcée par la démission de 2 élus, en désaccord, et l'accident (AVC) du Maire, indisponible depuis octobre, jusqu'à, paraît-il fin décembre...

- au lieu de profiter d'un état de grâce évident, le team (on dit plutôt "équipe" en France) municipal s'est recroquevillé sur lui-même. Incapable de fixer ses priorités après 4 mois et demi, ignorant les relations avec la population, refusant toute communication (un bulletin maladroit et indigent vient de sortir, après 4 mois!), son amateurisme est le sujet de conversation dans toute la ville. Il a négligé de se saisir de dossiers chauds pour montrer sa détermination: batailler avec le Préfet (même sous forme de baroud d'honneur) pour limiter la nouvelle hausse d'impôt, engager une réflexion sur l'urbanisme alors qu'il faut décider le tracé du tramway, démontrant ainsi sa faiblesse et son inaptitude à se projeter vers l'avant.

- ayant, comme je te l'ai dit, expérimenté, lors des élections, le réflexe républicain, l'AR est persuadée que son avenir est assuré par cette stratégie: l'électorat votera pour elle pour éliminer le danger FN. Elle a donc mis en place les moyens de cette stratégie inouïe. D'une part, en faisant de sa seule opposition municipale, le FN, son seul interlocuteur: rapports privilégiés, connivences, voire plus, soulèvent l'ire des républicains. Le FN, trop heureux, joue le jeu: opposition feutrée, diatribes contre les autres opposants, sûr qu'il est que, lors des prochaines municipales (2014 ou avant), il gobera, tout cru, l'AR, après l'avoir aidée à faire le ménage autour. Ce scénario est tellement évident que seuls les élus de la majorité ne s'en rendent pas compte!

D- L'incompétence de l'Etat: le spectre de prochaines élections.


Comme je te l'ai expliqué, l'Etat a mis 6 ans pour prendre les mesures qui s'imposaient pour éliminer G.Dalongeville! Il était évident, vu les rapports de l'organisme de contrôle budgétaire (appelé Chambre régionale des comptes ou CRC), que, au mieux, l'ancien Maire était incompétent, au pire, un escroc (la justice nous le fera savoir bientôt). Non seulement, comme le PS, il n'a jamais pris les décisions qui s'imposaient, mais quand il les a, finalement, prises, elles étaient entachées d'erreur de droit. Lis ce qui suit, c'est fou:

Il a pris un arrêté de suspension de 30 jours, en avril, qui vient d'être annulé pour manque de motivation, ce qui, pris en soi, n'a aucune conséquence; mais la révocation qu'il a décidée, ensuite, devrait être annulée pour les mêmes raisons (on en aura confirmation, sous peu), mais avec des conséquences dévastatrices. Si tel est le cas, en effet, on en revient à la situation précédant la révocation: Dalongeville, maire d'un conseil municipal dont certains élus ont démissionné juste avant cet acte. Les élections municipales de juin/juillet (qui ont eu lieu parce que, le conseil municipal était incomplet, au moment où il fallait élire un nouveau Maire, comme l'exige la Loi) sont annulées. L'Etat se dépêche de révoquer, en bonne et due forme, Dalongeville. Mais le conseil municipal est toujours incomplet et ne peut élire un nouveau Maire. Il faut donc organiser de nouvelles élections municipales! CQFD!

Cette séquence paraît imparable juridiquement...Comment fera l'Etat pour empêcher légalement la conséquence de ces nouvelles élections, à savoir la victoire du FN? Je n'en sais fichtre rien!

Comme tu as pu le lire, on n'a pas fini d'entendre parler d'Hénin-Beaumont. J'ai bien fait de vouloir consacrer ma thèse à ce cas unique. Même notre ancienne histoire "dingue" des Fourons avec José Happart (tu étais trop jeune à l'époque, mais je te rappelle qu'il s'agissait de cette enclave francophone en territoire néerlandophone, élisant un maire francophone, ne parlant pas le flamand et ne voulant pas le parler: cela a fait glousser le monde entier!).

mardi 1 décembre 2009

De notre observateur liégeois (suite)

B- L'aveuglement du Parti Socialiste a largement contribué à cette Bérésina.

Chaque fois que la Direction du Parti Socialiste a pris une décision dans ce dossier, elle fut, non seulement catastrophique, mais elle permit d'augmenter le score du Front National. Ce parti d'extrême-droite est pétri de "préférence nationale" (expression qui, comme tu t'en doutes, est synonyme, à peine voilé, de racisme). Se nourrissant du mécontentement face au chômage important du versant français de l'ancien Bassin Minier (prolongement de la partie montoise belge dudit Bassin), de l'absence de réponse du PS et du PC (Parti communiste), il a su prospérer grâce à quelques militants imprégnés de la tradition fâchiste et extrêmiste si typiquement française de Boulanger à Le Pen, en passant par les anti-freyfusards, les ligues et la collaboration pétainiste active...C'est un lieu commun et bien connu de cette filiation, mais ici à Hénin-Beaumont, il s'agit d'autre chose: les milliers d'électeurs qui votent FN, le font par désespérance et non par adhésion aux thèses racistes. . La fille du créateur du FN, le sinistre JM Le Pen, Marine, certes talentueuse, a su réorienter le discours en masquant ses thèses d'exclusion et espère que ses éventuels futurs succès héninois soient le marche-pied du renouveau de son Parti.

Et bien cette montée du FN a été favorisée par le PS!

Je te rappelle que la Fédération socialiste du Pas-de-Calais a érigé, dans ce département, un système, véritablement féodal, d'obligés: moyennant prébendes, quelques féodaux entretiennent une vaste organisation mêlant au parti, des réseaux (associations, mutuelles, etc) destinés à assurer la perpétuation de cette plus importante fédération du pays. Tout le monde (et, particulièrement ailleurs, en France), sait que les militants cartés sont souvent des employés municipaux ( dans une ville socialiste de 30 000 habitants, on compte 1200 cartés!) ou des adhérents "obligés", tout le monde connaît le peu de fiabilité des votes, qui font et défont les majorités locales et nationales, tout le monde connait les systèmes de financement illégaux passés et peut-être présents (c'est pour cela que que l'affaire Dalongeville fait trembler la nomenklatura du Pas-de-Calais et au-delà du Parti tout entier; bien entendu, Martine Aubry est prise en étau, elle qui est au courant et voudrait bien mettre un terme au "système", mais...).

Ce Parti socialiste a donc, par simple souci de conserver, par tous les moyens, son fief d'Hénin-Beaumont (où il y a encore une quinzaine d'années, la gauche faisait plus de 80 % des voix!) pris toutes les mauvaises décisions et favorisé, concomitamment, la montée du FN:

- il a très rapidement acté la défaite du Maire PS, en 2001, certains même s'en réjouissant ouvertement. Le FN passe de: 17, 5% aux municipales de 2001, à plus de 25% aux Présidentielles de 2002;

- le PS parle de retour au bercail de Dalongeville dont il avait été exclu pour dissidence aux municipales et le proclame urbi et orbi: au 2ème tour des Régionales de 2004, le FN est à près de 27%;

- en 2007, après que Dalongeville ait été officieusement adoubé, et que la section officielle ait été désavouée (et méprisée) le FN réalise 45% au 2ème tour des législatives;

- en mars 2008, le PS soutient Dalongeville qui remporte facilement les municipales, le FN n'ayant réalisé "que" 29%, le Maire ayant canalisé les mécontentements, et la présence de MN Lienemann ayant rassuré;

- après que le PS ait réintégré Dalongeville en juin, que la gestion de ce dernier ait fait, enfin, l'objet d'attentions de l'Etat, et que le Maire ait été mis en prison, le PS, après moult hésitations, se sentant ridiculisé par son soutien intempestif à Dalongeville, désigne, pour les élections municipales partielles de juin 2009, un inconnu PRG, et se fait, illico, désavouer par la base. Résultat: 48% pour le FN au 2ème tour des municipales partielles de 2009! Nouveau retournement de la Fédération (comme en 2001!): elle se rapproche du nouveau maire! Cet opportunisme achève ce qui lui restait de crédibilité...

Comme tu l'as compris, plus le PS se trompe, et plus le FN monte! En 8 ans, il a presque triplé ses voix, en pourcentage!

Il ne faut pas être grand clerc pour prédire l'avenir: le PS du Pas-de-Calais a, une nouvelle fois, atteint l'absurde, en refusant la création d'une section à 2 militants légitimes (un membre du bureau national des jeunes socialistes et un Conseiller régional), volontaires pour désembourber le Parti et en capacité de réunir la presque totalité des militants socialistes: en effet, le PS serait sur le point de désigner l'épouse de l'ancien secrétaire de section, ce dernier ayant été désavoué en 2006 et étant devenu Maire sans étiquette, en 2009 (20% seulement au 1er tour!). Il y a des moments où le ridicule finit par tuer...

On parle de nouvelles élections prochainement (je t'expliquerai) et nul doute que le FN l'emportera devant autant de co.....ies. Il y a d'ailleurs des élections régionales en mars et les pronostics du score du PS au 1er tour, sur Hénin, vont de 10 à 15% (près de 32% en 2004!).


Je ne sais si tu suis toujours, mais demain je t'expliquerai ce que l'on pourrait intituler: la catastrophe annoncée...

lundi 30 novembre 2009

De notre observateur liégeois

Serge Jacquin est un chercheur liégeois en sociologie venu observer Hénin-Beaumont en vue d'une thèse...Il écrit, régulièrement, à son ami Boris (dit Beau) Haas, resté au pays et lui fait part de ses observations. Il a promis de m'adresser certains de ces courriers en copie. Il m'apparaît intéressant de connaître le regard extérieur de ce sociologue et il m'a donné son accord pour que ses lettres soient publiées sur ce blog, quand je le jugerai utile. Voir sa première lettre datée du 11 novembre








Mon cher Beau,

Tu te souviens certainement du "Ils sont fous, ces Gaulois!" prononcé par Jules César dans Astérix. Eh bien, j'ai envie de crier: "Ils sont fous, ces Héninois!". Non pas tant parce qu'ils sont assiégés par les troupes du FN (48% aux dernières municipales), mais parce qu'ils sont les victimes d'une incroyable succession de mauvaises stratégies, et qu'ils sont toujours chaleureux et prêts à rendre service.

Laisse-moi te conter ce que l'observateur objectif que je suis a pu retirer de cette extraordinaire saga.

A- Tout commence avec la mégalomanie d'un homme.

Celle d'un opportuniste et ambitieux directeur de cabinet d'un maire socialiste, à qui il finira par prendre la place, en 2001, sous le regard nonchalant du PS.

Par des méthodes de marketing politique que ne renieraient pas nos caciques wallons, il conquit, donc la mairie. Dès ce moment, certains comprirent que c'était le pouvoir en tant que tel qui l'animait. L'ivresse de ce pouvoir absolu l'entraîna rapidement à faire fi de toute règle de gestion administrative. Non seulement il asservit les procédures, mais également les hommes, pour ne laisser, 8 ans plus tard qu'un champ de ruines. Pavanant sans cesse, le sultan embauchait à qui mieux mieux pour se constituer une cour d'obligés. Malgré les mises en garde, sur sa gestion fantaisiste, il se fit adouber par le Parti socialiste aux élections de 2008, en ridiculisant l'ex-Ministre Marie-Noëlle Lienemann, envoyée là, "à l'insu de son plein gré", pour tenter de le brider. Il triompha, et, condescendant, fit fi (...) des quelques admonestations de l'autorité représentant l'Etat. Sa suffisance lui permit d'effacer près de 13 millions de déficit en 2004 par une augmentation d'impôt de 85 % (!) qui permit de résorber le déficit rapidement, qui réapparut, au même niveau 2 ans, plus tard, l'élection passée.
Ce n'est qu'un an après que le Préfet (cet homme puissant représentant l'Etat fort dans les départements français), après moult nouveaux avertissements d'un organisme de contrôle budgétaire, se décida enfin à bouger. Notre mégalo se retrouva en détention provisoire pendant 7 mois . Pendant ce temps-là, on a élu un nouveau maire, à l'exact opposé: discret, manipulé plutôt que manipulateur, droit plutôt que calculateur, esprit modeste, pour ne pas dire simple, plutôt que complexe...

A sa sortie récente de prison, dont tu as certainement entendu parler, dans l'attente de son procès, il se pavana devant micros, caméras et stylos; en annonçant qu'il était prêt à se représenter devant les Héninois, persuadé que ces derniers l'attendaient, les bras ouverts!. Heureusemnt pour lui, la justice lui interdit de se rendre sur le territoire héninois, sinon il y a de fortes chances qu'il se fassent lyncher...

Inconscient, d'un ego insupportable, mais d'une affabilité trompeuse, il fait partie de ces potentats locaux dont la Région pullule, persuadés de leur impunité, et "se payant sur la bête". On ne sait pour l'instant, présomption d'innocence oblige, si Gérard Dalongeville (car tel est le nom de notre homme) s'est engraissé, malgré les déclarations précoces de la Procureure de la République (et non du Roi, comme chez nous: au pays de Nicolas 1er, on est paraît-il, en République!), mais une chose est sûre, les habitants ont été spoliés de plus de 70 millions d'euros, depuis 2004: les 85% d'augmentation de 2004 à 2013 (avec une très très légère baisse pendant 3 ans), plus les augmentations cumulées de 2008 et 2009, renouvelables jusqu'en 2013! Imagine-toi nos concitoyens liégeois grugés d'un montant de plus de 5 fois leurs recettes annuelles en 10 ans! Qui répondrait à notre Roi (comme, le 14 juillet 1789, l'aurait fait un proche de Louis XVI, ce dernier demandant s'il s'agissait d'une révolte, devant Paris insurgé, et qui aurait répliqué: "Non, Sire, c'est une révolution")? Ici les citoyens manifestent leur fureur en se réfugiant dans le vote FN...

Je te conterai la suite, demain, en te parlant de l'aveuglement du PS.


samedi 28 novembre 2009

De la grippe à l'identité nationale


Pourquoi, les Français sont-ils si réticents à la vaccination contre la grippe A? Pourquoi, devant, ce qui semble, une mesure de prévention allant de soi, sommes-nous aussi sceptiques?

Je mets à part ceux qui, par principe, sont contre toute forme de vaccination, mais les autres, la très grande majorité? La présence d'adjuvants, les risques secondaires sont des arguments battus en brêche par les statistiques. Par contre, paraissent plus entendables ceux qui minimisent la dangerosité de cette grippe et qui, au cas où le virus muterait, estiment que le vaccin actuel ne serait plus efficace...

Et si la raison était tout simplement que les Français ne croyaient plus nos dirigeants? Voilà maintenant plusieurs années que toutes les annonces du Chef de l'Etat se révèle fausses, présomptueuses ou contradictoires, que les Français pensent "cause toujours".

Alors quand on nous dit que l'on a commandé 94 millions de doses de vaccins, alors qu'il faudra en mettre 90% à la poubelle, certains de soupirer: on nous prend encore pour des "gloglos".
Il faudra bien un jour dresser la liste des offenses faites aux Français ( du "casse-toi, pauv'con" à la promotion de Jean Sarkozy, en passant par le bouclier fiscal, la baisse de la TVA aux restaurateurs, les promesses faites à des ouvriers de ne pas les lâcher, etc, etc...). Sans parler de la "dernière", alors que l'on diminue le nombre de fonctionnaires et que les Français se serrent la ceinture: les personnels des cabinet ministériels ont vu leur rémunération augmenter de 56,8% et leurs effectifs de 11% entre 2008 et 2009!

Pendant ce temps-là, pour masquer l'incroyable échec de sa politique, N.Sarkozy, par l'entremise de l'inénarrable Eric Besson a lancé un grand débat sur l'identité nationale (en même temps que le énième rebond sur la sécurité et la délinquance, on a bien compris quel public électoral était visé...).

Et bien justement, je me permets d'apporter ma contribution à ce débat, par cette histoire drôle (?) dont je ne serais pas étonné qu'elle vienne de l'étranger, tant notre Président y est brocardé:


Lorsque Dieu créa le monde, il décida d'octroyer deux vertus à chaque nation afin qu'elle prospère. Ainsi il fit :
- Les Suisses précis et pacifiques,
- Les Espagnols accueillants et festifs,
- Les Anglais flegmatiques et ironiques,
- Les Japonais travailleurs et réalistes,
- Les Italiens joyeux et mélomanes,

Quant aux Français, il décida :
- "Les Français seront intelligents, honnêtes et sarkozystes."
Lorsque le monde fut achevé, l'ange qui avait été chargé de la répartition des vertus demanda à Dieu :
- « Seigneur, tu as dit que tu octroyais deux vertus à chaque nation, mais les Français en ont trois... Est-ce pour cela qu'ils se croient toujours au-dessus des autres ? »
- En vérité, Je te le dis, chaque peuple aura deux vertus, y compris les Français, car ces derniers ne pourront en posséder que deux à la fois. Ce qui signifie que :
- si un Français est sarkozyste et honnête, il ne sera pas intelligent,
- s'il est sarkozyste et intelligent, il ne sera pas honnête,
- s'il est intelligent et honnête, il ne peut pas être sarkozyste.

vendredi 27 novembre 2009

Gérard, tu as mille fois raison!

Cher Gérard,

Ces quelques mots, sur ce blog, parce que je n'ai pas ton adresse, à Gérardmer.

C'est vrai que tu as raison: il est inadmissible que tu puisses avoir été traité comme tu le fus!
Je ne m'attarderai pas ici sur les conditions de ta détention, ni sur la séparation d'avec les tiens: tous ceux qui ont un peu de coeur comprendront ces 7 mois de cauchemars.

Je passerai également rapidement sur les accusations pénales de détournement de fonds publics, corruption, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme. Tu es présumé innocent, et je ne comprends pas pourquoi la Procureure Lamy a pu parler de fausses factures ou d'argent trouvé dans un coffre: tu as bien raison, il s'agit d'un complot! Comment peut-on imaginer qu'un homme aussi affable que toi, adoré des Héninois, qui t'ont d'ailleurs fait un triomphe aux élections municipales de 2008, puisse être aussi vilipendé! C'est dommage que tu n'aies pas l'autorisation de venir sur Hénin, car je suis certain qu'après quelques minutes de présence, des centaines d'habitants viendraient te trouver pour venir te manifester leurs sentiments à ton égard; réflexion faite, si, un jour, tu revenais à HB, nul doute qu'il faudrait faire appel aux forces de l'ordre pour éviter toute effusion...

Tu as raison de stipendier ceux qui t'ont accusé (toujours cette Procureure!) d'avoir, dans ton bureau, un coffre, soi-disant empli d'argent (je suis sûr que certains l'ont qualifié de "malodorant"), alors que tous tes visiteurs ont toujours constaté qu'il était ouvert en permanence, avec les clefs dessus. Sauf, et je te remercie de ta prévenance à mon égard (et c'est là que l'on reconnait l'homme de tact que tu es), lors de mes 2 visites dans ton bureau: rétrospectivement, j'y vois là une marque de confiance, ce dont je te remercie. D'ailleurs, moi je te comprends: si argent liquide, il y avait, c'était, chez toi, que tu le conservais; comme tu l'as indiqué, la police n'a trouvé là que mille malheureux euros...je suis certain que tous les habitants d'Hénin qui, eux aussi, gardent leur argent chez eux sont en phase avec toi: on ne peut pas faire confiance aux banques, et mieux vaut garnir son bas de laine.

Ces mêmes Héninois, dont tu dis en avoir rencontré certains sur place, approuvent que tu ne te sois rendu que 2 fois en République Dominicaine: tu avais droit à un repos bien mérité.
Bien entendu, et parce que je suis respectueux du droit et de la justice, je suis horripilé que la Chambre Régionale des Comptes ait pu laisser entendre que des prestations non effectuées aient été payées, ou que des avions taxis aient pu être utilisés, sans ton accord, vers des destinations étonnantes. Je pense que, après conseil de ton avocat, tu devrais l'attaquer en diffamation...

Bref, sur l'aspect pénal des choses, je m'arrête là, tant il faut laisser justice se faire. Ne te laisse pas démonter par toutes ces qualifications ( détournement de fonds publics, corruption, faux en écriture privée et usage de faux, favoritisme et recel de favoritisme), il est fort probable qu'il s'agisse là de pressions faites pour te voir dénoncer des magouilles politiques. Les enquêteurs en seront pour leurs frais, puisque tu n'as rien lâché. Et si jamais, tu étais condamné, en première instance et même en appel, tu aurais confirmation de ce fameux complot ourdi contre ta personne. Je pense même et cela ne concerne que moi, que certains ont peur que tu redeviennes maire d'HB, et ils sont prêts à te rendre inéligible...Si jamais cela devait arriver, je me permettrais de te donner un conseil: sonne le tocsin et appelle les Héninois à se rassembler devant l'Hôtel de Ville, pour réclamer ton retour. Oui, je sais les manifs, cela ne marchent pas chez nous...Remarque, tu peux toujours faire circuler une pétition sur le marché (Annick Gentil dit que, là, les gens te "tombent dans les bras") et n'oublie pas d'appeler tous ceux qui t'ont écrit en prison, à venir te rejoindre.

Enfin, cher Gérard, je ne voudrais pas terminer ce courrier sans, une nouvelle fois, m'élever, contre ces incompétents juges de la CRC. Comment ne pas être offusqué de voir des gens te reprocher d'avoir commis 2 déficits de 13 millions chacun! Certes, celui constaté en 2003 existait bien, mais il était dû à tes prédécesseurs, même si les juges ont essayé à l'époque de t'en attribuer une grande partie. C'est de là d'ailleurs que je date le début de ce complot contre toi, que tu as su si bien discerner. Mais ton courage politique a fait fi de tout cela et tu as magistralement su rétablir les finances de la ville en augmentant les impôts de 85 %! Personne ne t'en as voulu, puisque, comme je le rappelais, tu fus réélu triomphalement en 2008, les Héninois ayant remercié ainsi le sauveur de la ville. Entre nous, la CRC fut prise à son propre piège, car elle dut reconnaitre dans un rapport du 23/6/2006, que les comptes étaient rétablis (et ce, bien plus rapidement que prévu, grâce à ton génie).

Alors pourquoi, 2 ans après, jour pour jour, juste après ta légendaire victoire de mars, osa-t-elle affirmer qu'un nouveau trou de presque 13 millions s'était creusé? Comment peut-on établir un tel déficit alors que tu avais pris les mesures nécessaires (ces fameux 85%)? Une nouvelle fois, on en reste confondu! Quel amateurisme, quelle incompétence, quel mépris! Je parle, ici, bien entendu, des juges...Alors que tu avais su te faire aider par un autre génie de l'administration (JP Chruszez) pour gérer la ville: la CRC t'accusait de tous les maux, et je t'épargnerai ici tous les mots utilisés pour faire croire que tu avais plongé la ville dans un maëlstrom qui a fini par éclabousser la ville et faire d'HB, dans toute la France, la ville maudite!

Ta modestie t'a empêché, dans les interviews que tu as accordés, juste après ta sortie de ces 7 mois de détention provisoire, de mettre en avant tes qualités de gestionnaire. Mais moi, dussè-je te faire rougir, j'ose dire la vérité: qui a augmenté une nouvelle fois les impôts locaux en 2008 (encore un coup de génie de ta part: tu as fait croire que c'était le Préfet qui t'avait forcé la main, mais on a bien compris que tu étais à la manoeuvre...)?
Ah si tu avais été là en septembre 2009, tu n'aurais pas hésité à batailler ferme contre cette nouvelle augmentation de 10%! Tu aurais eu plus de panache que ton successeur qui a laissé le Préfet faire!
Face au plan de renflouement de plus de 3 millions par an, tu aurais pu prétendre (comme le fait, sans vergogne, ton ex-premier adjoint, et comme commence déjà à le faire, l'actuel) que c'était grâce à toi que la situation financière de la ville avait une chance d'être rétablie.
Je terminerai par 2 remarques à ce sujet:

- c'est quand même toi qui auras permis d'aboutir à ce résultat, parce que tu as su plus que doubler les impôts locaux. Les Héninois te rendront hommage à ce sujet en 2014!

- je sais que tu aurais agi autrement que l'actuelle majorité pour parfaire l'énorme succès de ta politique de gestionnaire. Tu n'aurais pas hésité à investir (dans quoi, je ne saurais le dire, car je n'ai pas ton imagination tous azimuts) et à communiquer (peut-être aurais-tu ressuscité ce merveilleux "Journal du Pays"), afin de ne pas nous laisser une ville délabrée et désespérée.

Je sais, Cher Gérard, que tu sauras continuer à opposer ton incroyable aplomb contre tous ceux qui vont tenter de te déstabiliser. Tu as compris que tu étais l'objet d'un complot: continue à le dénoncer, et nul doute que nos concitoyens finiront par en rire, si la colère ne les en a pas empêchés avant...

jeudi 26 novembre 2009

Réponse à A.Facon par S. Duneufjardin

La Voix du Nord a cité quelques extraits de la réponse de S.Duneufjardin, conseillère régionale, suite à sa mise en cause par le député. Ci-dessous la réponse entière au quotidien.


Mais quelle mouche a piqué Monsieur Facon pour m’attaquer ainsi, en dépit des appels à la sérénité de la direction du PS ?

Même si j’ai connu pire de sa part dans les agressions verbales injurieuses et calomnieuses vécues « en direct » lors des réunions de section à Courrières ou « en différé » par le biais de ceux que j’appelle ses « colporteuses », je ne peux que répondre en utilisant son vocabulaire de chasseur, car il a tiré le 1er et je ne manque pas de munitions…

Monsieur Facon aurait-il la mémoire courte ? Il occulte, en effet, des pans entiers de l’histoire de la 14ème circonscription. S’agirait-il là d’oublis involontaires, ce dont je doute, ou de politique politicarde à laquelle plus personne ne veut croire ?
Il déplore de ne plus être invité sur certains secteurs : c’est pourtant lui qui a instauré cette ligne de conduite : à la fois au sein de la fédération PS du 62, lorsque son ami, l’ex 1er Fédéral, le Député Serge Janquin m’avait interdite de réunion du secrétariat fédéral du Pas de Calais, « à la demande d’Albert Facon » alors que j’étais conviée au Secrétariat National où je représentais le Pas de Calais pour la motion d’Henri Emmanuelli… idem sur le territoire de la CAHC où il était Président. (Jean Pierre Corbisez a été lui même victime de cette politique d’éviction .) Une autre anecdote : quelques semaines avant les dernières élections législatives, il s’était « fâché tout rouge » en apprenant que Monsieur Percheron, notre Président de Région m’avait demandé de le représenter lors d’une manifestation au Parc des Iles. Il avait exigé que le secrétariat du Cabinet de la Présidence m’appelle pour annuler la représentation ! Alors que je me rendais sur les lieux , la sonnerie de mon portable m’arrêta net , au bout du fil une secrétaire embarrassée m’annonçait que Monsieur Facon menaçait de « faire un scandale » si je venais… Quelques jours plus tard, c’est lui qui me téléphonait pour me demander de le soutenir et d’apposer mon nom au bas d’un tract en raison du danger frontiste… Et c’est moi qu’il traite d’ « instable » !!!

Quant à son soutien pour les Régionales, parlons en ! Deux camarades de ma motion, présents lors de la proclamation des résultats au siège du PS, m’avaient téléphoné pour m’annoncer mon score et ajouté qu’il était devenu « vert » en apprenant que j’avais réalisé le meilleur résultat féminin dans le Pas de Calais . Je devançais ainsi son poulain, son ex directeur de Cabinet à la Mairie de Courrières , puis à la Cahc, Monsieur François Théret… Ils m’avaient aussi prévenue que M. Facon avait décidé de venir , en personne, m’annoncer la « bonne nouvelle »… Ce qu’il ne manqua pas de faire, à peine mes camarades avaient ils raccroché qu’il me téléphonait à son tour, pour me prévenir de son arrivée « imminente » à mon domicile !

En ce qui concerne sa conception de la démocratie, je vous conseille de demander ce qu’en pensent Madame Brigitte Duquenne et ceux qui l’avaient accompagnée jusqu’à Courrières lorsqu’elle avait brigué l’investiture socialiste pour les dernières législatives, en 2006… La pauvre n’a même pas eu le droit de mettre un pied dans la salle où se réunissait la section pour entendre la « grand-messe » dite par le chef, Albert Facon himself ! Quant au vote de la section pour les municipales, là encore il y a des confusions : la section de Courrières n’a pas voté pour Monsieur Pilch lors de son 1er mandat : c’est le groupe socialiste du Conseil municipal qui l’a désigné, en 2003, pour succéder à A.Facon, suite à une campagne de calomnie menée contre moi par ce dernier et ses « colporteuses ». Ce marionnettiste est un champion de la manipulation, il utilise ses marionnettes, puis les jette quand elles ne lui servent plus ou lorsqu’elles se révoltent… Quant à la section, elle n’a eu le droit de choisir son candidat pour représenter le PS à la Mairie que lors des dernières municipales de 2008. Un scoop que j’ai toujours tu jusqu’à présent : devinez quelle famille est venue au grand complet de Dourges pour désigner le candidat socialiste courriérois ( en dépit du règlement interdisant ce genre de pratiques…) ? Monsieur Daniel Scalbert, accompagné de ses proches, qui était lui même candidat à Dourges aux côtés de Monsieur Amédée Gellez, Maire divers –droite, contre le candidat de la Gauche, Monsieur Patrick Defrancq ! Au rassemblement des forces de Gauche, Monsieur Facon a toujours privilégié la division, afin de mieux asseoir son pouvoir et régner ainsi en seigneur et maître indiscuté.

En ce qui concerne son action, ce n’est pas brillant : il est reconnu par les média nationaux comme un député « indigent». Il fait allusion , dans votre interview, à la triste période qu’ont vécue les victimes de la catastrophe de Métaleurop. N’était-ce pas Albert Facon lui-même qui avait déploré, dans votre journal , le fait de ne pas avoir été invité à l’inauguration de la salle Jean Claude Bays , sur le site de l’entreprise ? Vous retrouverez sans doute dans vos archives la photo de tous ceux qui avaient été conviés à la manifestation : M. D. Percheron, M. JP Corbisez, M. Ernest Vendeville, M. Jean Urbaniak, Mme Stella Duneufjardin….. alors pourquoi pas Monsieur Facon ? Les salariés licenciés de Métaleurop ont sans doute voulu démontrer à cette occasion combien ils avaient apprécié l’action du député de leur secteur….qui est « le seul à avoir un mandat unique »…. Pas depuis longtemps ! Il n’est pas un modèle du genre, bien au contraire… Calculez vous-même, c’est plus sûr, car il risquerait d’oublier : Pendant combien d’années Monsieur Facon a-t-il cumulé plusieurs des mandats de Maire, Conseiller Général, Conseiller Régional, Vice-Président du district, Député, Président de l’OPAC 62, et autres organismes, puis Président de la CAHC, Président du Syndicat Mixte Delta 3 et en même temps de la SAEM Delta 3. Je me suis d’ailleurs toujours demandé si le cumul de ces 2 dernières présidences était bien légal…
Son score désastreux face au FN à l’occasion des dernières Législatives était prévisible. Pendant des années, il a divisé, calomnié, attisé la haine, que ce soit contre Pierre Darchicourt, Jean Pierre Corbisez, Marie Louise Fabien, Catherine Fauquembergue, Brigitte et Daniel Duquenne, Loïc Canivet, Alain Alpern et j’en oublie volontairement bien d’autres. Il a tenu des propos inadmissibles me concernant devant des militants ou des élus médusés qui me les ont encore répétés il n’y a pas très longtemps et ceci en présence de mon collègue Conseiller Régional, Alain Alpern. Sa prétendue amitié avec JP Corbisez est aussi fausse et mensongère que ses « oublis » et autres « incompréhensions »; ses relations avec les autres sont basées sur les intrigues, les manipulations et les coups bas afin de mieux déstabiliser ceux qui le dérangent. J’espère que le désir de rénovation et de refus du cumul des mandats dans le temps exprimé par les militants socialistes sera respecté à l’avenir. Il leur ferait un grave affront s’il briguait un nouveau mandat, même s’il affirme vouloir s’investir dans le développement durable… D’ailleurs qui pourrait encore le croire ? Certainement pas Madame Pascaline Blanchard, ancienne conseillère municipale verte, et ses collègues écologistes, ! Elle en a subi des attaques et des railleries de la part de celui qui se découvre un soudain engouement pour l’écologie… Quant aux éoliennes de JP Corbisez, ce n’était pas un projet soutenu par l’ancien Président de l’agglo !

Cet engouement récent et inattendu pour la protection de notre planète et des générations futures ne serait-il qu’un moyen purement politicien pour séduire un nouvel .électorat ? Il ne peut plus , en effet, apparaître tel le « chevalier blanc »au secours de la démocratie face au danger FN, cela ne marcherait plus. Tout le monde a bien compris (cf les 48% réalisés par Madame Le Pen) que le Front National est son assurance « pérennité », grâce au réflexe républicain des démocrates locaux.

Je lui reconnais ce grand talent : celui de savoir utiliser, à son unique profit, l’aspiration de personnes qui , comme moi, oeuvrent à la réalisation d’un idéal de société fraternelle, juste, solidaire, respectueuse de l’être humain et de son environnement.
Un jour, les « colporteuses » de Monsieur Facon deviendront ses « pleureuses », espérons que ce ne sera pas le jour où les cloches sonneront le glas de la Gauche sur notre territoire !

mercredi 25 novembre 2009

Réponses

Un commentaire datant de mardi me posait les questions suivantes :

Croyez-vous à des élections municipales prochaines? Si oui, dans quel délai? Le FN peut-il gagner? Que faire pour éviter cette catastrophe? Avez-vous des ambitions personnelles? Croyez-vous que P.Ferrari puisse être maire d'Hénin-Beaumont? En règle générale, que pensez-vous du Nouvel Elan pour Hénin-Beaumont?
L'AR peut-elle être réélue?


Je tente d’y répondre, ci-dessous:

1- Y aura-t-il de nouvelles élections?


Je ne tiens pas compte des recours du FN, mais uniquement de l’éventualité de l’annulation de la révocation de G. Dalongeville.

Rappelons la séquence des faits :

- le Maire est suspendu pour 1 mois par arrêté préfectoral du 2/5/2009, arrêté annulé le 20/10 par le Tribunal administratif de Lille ;

- le 25 mai, 11 élus du Conseil municipal, ainsi que 2 suivants de liste démissionnent pour que le conseil municipal ne puisse être au complet (condition sine qua non), s’il devait y avoir une nouvelle élection de Maire, en cas de révocation de ce dernier (il n’est un secret pour personne que le Préfet avait averti MN Lienemann de l’imminence de la révocation : en effet, la démission après la révocation, pouvant apparaître comme « manœuvre » ouvrant sur des difficultés ).

- le Maire est révoqué le 27/5 en Conseil des Ministres, décret signé le lendemain ;

- le Conseil Municipal ayant été dans l’impossibilité d’élire un nouveau maire, le Préfet convoque, le 2/6, les électeurs pour des élections municipales qui auront lieu les 29/6 et 5/7.

- J’avais à l’époque signalé au Préfet que, même si l’appel n’était pas suspensif, il était de coutume d’attendre la fin du délai de 2 mois, période pendant laquelle le décret pouvait faire l’objet d’un recours, rendant des élections impossibles avant le mois de septembre (voir mon article du 15/7). Le Préfet n’en a eu cure, la situation réclamant « l’urgence »…

L’arrêté de suspension ayant été annulé par « manque de motivation », on s’attend à ce qu’il en soit de même pour l’annulation du décret, pour les mêmes raisons. Une motivation précise paraissant une garantie contre des décisions arbitraires…
Que se passera-t-il en cas d’annulation du décret ? Nous en reviendrons à la situation « quo ante, disent les juristes, c’est à dire à la situation qui prévalait avant, non seulement, le décret, mais également avant l’arrêté de suspension annulé. Donc, au 1er mai, Gérard Dalongeville était maire. 2 réflexions s’affrontent alors :

- celle qui affirme que G.Dalongeville est aujourd’hui toujours maire, puisque sa révocation a été annulée. Certes, le Conseil Municipal est incomplet (la démission des conseillers n’était pas la résultante directe des actes administratifs, on ne revient pas dessus). Il n’y avait donc pas besoin d’élire un nouveau maire. L’élection municipale 2009 est donc nulle et non avenue. Pour empêcher GD de continuer à être maire, il faut le révoquer ,en respectant les formes, cette fois-ci, et constater l’impossibilité d’élire un maire, puisque le CM n’est pas au complet. Il convient donc de convoquer les électeurs pour de nouvelles élections ! Je pense que cette interprétation est légitime !

- celle qui considère que les élections de 2009 sont la conséquence de la démission des élus et ne peuvent être remises en cause. Sauf, comme on l’a vu, que GD est toujours maire…et que ce n’est qu’une révocation en bonne et due forme qui pourra rétablir la séquence démocratique. Les partisans de cette thèse ont le souci d’éviter de nouvelles élections. A vrai dire, moi aussi je voudrais bien les éviter, mais je ne trouve pas l’astuce juridique…

Le Conseil d’Etat devrait examiner l’affaire en décembre ; s’il décide l’annulation en janvier, l’élection pourrait avoir lieu en février, hors vacances scolaires, ou pourquoi pas, en même temps que les Régionales (14 et 21 mars)…

2- Quid du Nouvel Elan ? Quid de Pierre Ferrari ?


Le Nouvel Elan a le mérite d’exister face à la volonté de l’AR et du FN d’éliminer toute autre expression politique que les leurs. D’autre part, il a attiré quand même 17% des électeurs qui se sont déplacés le 29/6, soit 3 points de moins, seulement, que l’AR.

Aujourd’hui, l’image de D.Noël et P.Ferrari est encore écornée par leur participation dans l’équipe Dalongeville. Leurs explications, quant à leur opposition en interne de la majorité, ne sont pas entendues, pour l’instant. Je pense que le temps effacera tout cela : ils sont jeunes, sincères et plein d’allant ; ils n’ont eu comme défaut que de trop croire (ils ne furent pas les seuls) en MN Lienemann…

3- S’il y a des élections prochainement, le FN peut-il gagner ?


Assurément oui, dans des élections prochaines (et même en 2014) . En effet, l’éventuelle annulation de l’élection pourrait exacerber le sentiment de ras le bol de certains électeurs et faire basculer le rapport 48/52, actuellement en sa défaveur.

De plus, l’incroyable silence de l’AR sur les affaires communales laissant à penser que rien ne se fait (ce n’est malheureusement pas seulement une impression) ne manque pas d’interpeller la population. On a l’impression, comme l’écrivait un commentateur avisé de la blogosphère, qu’une simple délégation d’administrateurs auraient suffit : eux, au moins, auraient communiqué sur ce qu’ils faisaient ! Eh oui, on attend des décisions politiques !

Le danger d’une victoire du FN est donc fort possible, voir probable, en cas d’élections anticipées…

4- Avez-vous des ambitions personnelles ?


A vrai dire, je ne serai plus à Hénin-Beaumont, en 2014, comme je l’ai annoncé.
Étant venu à HB, en 2005, pour participer à la lutte contre le FN, s’il y avait des élections en début 2010, j’y apporterais ma contribution.

Je constate simplement que :

- pour éviter le FN, il faudra une union de 2ème tour entre tous ses opposants ;

- vu les inimitiés, voire plus, en cours, entre la majorité et l’opposition démocratique, savamment entretenues par le FN, ce rassemblement paraît utopique ;
.
- L’AR seule, n’est plus crédible : j’ai toujours dit qu’elle était composée, en très grande partie, de gens sincères, honnêtes, de bonne volonté, mais inexpérimentés, ce qui, dans le gouffre héninois, est rédhibitoire…

Il s’agit véritablement de la quadrature du cercle…

Comment éviter la catastrophe annoncée ? Comment faire pour que les « responsables » politiques ne s’enferment pas dans leurs ego, leur certitudes, leur aveuglement et autres susceptibilités. Comment faire pour que ces personnes fassent abstraction de leur intérêt personnel pour privilégier l’intérêt général ? Comment faire pour que les haines se taisent ?
Comment faire pour, dès à présent, constituer l’union sacrée ?

C’est à ces questions que, comme d’autres, je suis prêt à contribuer aux réponses. Faut-il être optimiste ? Suffisamment de Politiques héninois me semblent conscients de leurs responsabilités pour mettre leurs rancœurs dans leur poche et sortir enfin Hénin-Beaumont du cauchemar dans lequel elle est plongée…

mardi 24 novembre 2009

Pêle-mêle

- Sur l'équipe de France de football: je pense que si Thierry Henry était allé spontanément voir l'arbitre, lors du match France-Irlande, pour lui avouer sa main, l'image du foot pro en serait sortie grandie. Domenech, qui dit ne s'être pas rendu compte de la main, alors que les écrans géants diffusaient les images de la faute, aurait pu également prendre une initiative...

De toutes les façons, je ne comprends pas que la Fédération n'ait pas mis un terme au contrat de l'entraîneur/sélectionneur de l'équipe de France: la plaisanterie a, en effet, assez duré!

- Le Président de la République continue son cinéma sur la sécurité...Après la 11ème loi sur la délinquance (il faut dire qu'il a fait faillite dans ce domaine), le voilà , attaquant tous azimuts: des caméras de surveillance dans les lycées! Personne n'est dupe concernant la démagogie à tout va d'un Président qui a peur que sa côte de désamour dans l'opinion publique ne se traduise par une défaite aux Régionales!

L'an 2014 devrait être son grand triomphe (s'il est réélu en 2012): la réforme du mode de scrutin des élections des éventuels délégués territoriaux, en instituant un seul tour devrait lui assurer un succès. Comme 2014, c'est également l'année des municipales, gageons que le même mode de scrutin sera mis en place, à cette occasion.

- On peut se poser beaucoup de questions sur ce Belge de 46 ans, que l'on croyait, depuis 23 ans, dans le coma, à la suite d'un accident de voiture. En réalité, il était paralysé mais bien conscient: cas rare connu sous le nom de syndrome d'enfermement, il va provoquer, à nouveau, tout un débat sur l'acharnement thérapeutique et l'euthanasie.
Pourvu que les adversaires sans concession de l'euthanasie ne prennent pas cet exemple pour en faire leur cheval de bataille dans ce douloureux problème de l'euthanasie active...Il semblerait, en effet, que le cas de ce Belge était dû à une erreur de diagnostic.

lundi 23 novembre 2009

Dalongeville : l'homme par qui la faillite héninoise est arrivée (2/2)

Le ciel n'a-t-il pas fini de tomber sur les Héninois ? dimanche 22.11.2009, 05:04 La Voix du Nord PAR PASCAL WALLART

« On se demande, s'il n'y a pas une malédiction sur cette ville ? », s'interrogeait il y a quelques mois Marie-Noëlle Lienemann. Qui a depuis lors pris la poudre d'escampette de cet Hénin-Beaumont n'arrivant pas à se dépêtrer d'une poisse lui collant aux basques depuis quelques années. D'où quelques questions légitimes qui taraudent aujourd'huiles Héninois...

Que faut-il attendre ou craindre de la remise en liberté de Gérard Dalongeville ? « Il est sorti prison, il a purgé sa peine, il a le droit de revenir quand même ! », s'insurgeait, hier, une mamie au comptoir d'un café du centre-villeBien évidemment, non, si Gérard Dalongeville a été extrait de sa détention, il ne pourra pas regagner Hénin-Beaumont avant le jugement de l'affaire. Que l'on espère dans le courant 2010...

En attendant, rien ne l'empêche, loin de ses bases, de se défendre, tirer des plans sur la comète et préparer un retour au premier plan dont il rêve. Sauf que le passage de la justice pourrait se traduire par une éventuelle remise en détention et une peine d'inéligibilité.
Que peuvent changer les trois recours actuellement en instruction ? Le premier recours à être examiné pourrait être la demande d'annulation du décret présidentiel ayant révoqué Gérard Dalongeville. Dans la foulée de l'arrêté de suspension fraîchement annulé par le tribunal administratif de Lille pour insuffisance de motivation, ce dernier, bâti sur le même moule, pourrait bien subir le même sort. Et donc remettre virtuellement Gérard Dalongeville en position de maire, puisque s'il n'est pas révoqué, les élections de juin dernier pourraient être considérées comme caduques. Un cas de figure sans précédent sur le territoire français... Toutefois, si ce cas se présentait, le préfet évoque plutôt la prise en urgence d'un nouvel arrêté de révocation. Motivé celui-là. Mais qui pourrait bien entraîner... de nouvelles élections municipales. Auxquelles pourrait participer Gérard Dalongeville ? Rien de moins sûr.
Mais l'ex-maire a encore deux cartouches dans le fusil. La première : un recours visant à demander l'inéligibilité de Daniel Duquenne, le nouveau maire d'Hénin-Beaumont, de par sa fonction de... directeur à la Région. La seconde cartouche ? Eh bien il s'agit d'un second recours, cette fois-ci en annulation de l'élection municipale. Une procédure dans laquelle l'a également rejoint, avec un autre argumentaire, le FN Steeve Briois.

Y a-t-il un maire en ville ?
Le moins que l'on puisse dire, depuis cet été, c'est que ce n'est pas une vague d'enthousiasme qui a accueilli l'arrivée de la liste « Alliance républicaine » en mairie. On lui reproche pêle-mêle, une trop grande complaisance envers son opposition FN un manque d'autorité et de perspectives dans la conduite des affaires, quand ce n'est pas un certain amateurisme mais aussi de n'avoir pas résisté au chant des sirènes lorsqu'un ex-soutien de Gérard Dalongeville, le leader MRC, Jean-Marie Alexandre, est venu proposer son appui logistique. Un coup de mou amplifié après le récent accident cardio-vasculaire dont a été victime Daniel Duquenne. Un maire dont on se demande quand il sera en capacité de reprendre ses fonctions

Plus dure sera la chute

Les années passant, les « affaires » héninoises se structurent. Et c'est désormais un intermédiaire qui se charge de cette besogne occulte, un cabinet-conseil de la métropole devenu passage obligatoire pour faire des affaires dans cette bonne ville d'Hénin-Beaumont. ...

Un système bien cadenassé, seuls quelques rares hommes de confiance du maire en étaient les rouages, tandis que la masse des autres élus au mieux ignorait tout, au pire faisait semblant de ne rien voir du jeu pervers mis en place.
Du côté des « services », la sonnette d'alarme ne sera jamais tirée. Et pour cause, le maire ne voulant pas qu'un directeur général des services trop zélé mette le nez dans le système bien huilé mis en place. D'où la décision de confier pendant plusieurs années la gestion des services à un privé, à quelques années de la retraite. Qui ne posera aucune question gênante et préservera l'omnipotence du maire. Son successeur, promu de manière interne regardera également la retraite se profiler, sans imaginer faire la moindre vague...
Un jeu de trésorerie parallèle qui est alimenté via des facturations bien fantaisistes, la ville réglant petit à petit à tour de bras des prestations non effectuées et parfois même incongrues par rapport à la nature même des entreprises employées. Sociétés de surveillance, de nettoyage, de travaux publics, elles se pressaient alors au portillon héninois, flairant la bonne aubaine. Un proche du maire représente le symbole même de cette manière de faire, celui-ci devenant le plus gros fournisseur de la Ville en vendant à la collectivité absolument tout, du papier toilettes aux abris d'entraîneurs, le tout à des prix bien éloignés de ceux du marché. Mais en toute légalité apparente.Les affaires se règlent rubis sur l'ongle via des entreprises paravents. L'une d'entre elles gère un restaurant du centre-ville où Gérard Dalongeville a lui-même quelques intérêts familiaux. Et où la surfacturation des repas d'aînés ou patriotiques est monnaie courante.Un jeu d'argent qui, bien évidemment, attirera rapidement des convoitises. Petit à petit, les entreprises ayant respectablement pignon sur rue commencent à être remplacées par des hommes d'affaires beaucoup moins respectables. Et des collusions que certains ne manqueront de qualifier de mafieuses finiront par faire du système héninois une machine infernale et incontrôlable.
Le début de la fin est proche... Pendant que les affaires prospèrent à Hénin-Beaumont, a contrario d'un budget qui, lui, devient de plus en plus alarmant (au point d'être désormais régulièrement dans le collimateur du préfet et de la chambre régionale des comptes), Gérard Dalongeville renoue petit à petit avec le PS de ses premières amours.En 2003, grâce aux bons offices de l'appui de toujours, Jean-Pierre Kucheida, le maire d'Hénin-Beaumont fait acte d'allégeance en offrant sur un plateau d'argent les bijoux de famille héninois, à savoir le vaste patrimoine immobilier de la SAEMIC. La société d'économie mixte de l'Héninois sera dorénavant absorbée par l'hydre Artois Développement, outil d'aménagement devenu au fil des années le véritable bras armé du PS dans le Pas-de-Calais.

L'année suivante, en devenant un supporteur inconditionnel de Daniel Percheron lors des régionales, le maire d'Hénin-Beaumont redevient progressivement persona grata dans les cercles socialistes. Où certains réseaux travaillent d'arrache-pied pour lui refaire une virginité politique... Ainsi, régulièrement, les caciques se succèdent à Hénin pour chanter les louanges de l'ex-fils prodigue redevenu fréquentable. « Vous avez un bon maire, gardez-le ! » se hasarde même à lancer Jean-Pierre Kucheida lors d'une mémorable cérémonie de voeux, face à des socialistes héninois médusés. Le tabou est tombé. Dalongeville, l'honni, sait désormais que les jours sont comptés avant qu'il soit officiellement convié à revenir dans la famille socialiste.Vers 2005-2006, le périmètre héninois ne satisfait plus Guy Mollet. Son Journal du pays est alors en difficultés et un sauvetage in extremis de la liquidation judiciaire (Gérard Dalongeville mettra carrément 50 000 euros sur la table pour sauver « son » journal) ne lui offre qu'un ultime répit.
Alors ce dernier prend son bâton de pèlerin pour aller chercher des affaires extra muros.
L'homme a deux destinations de prédilection, dont la région de Carcassonne où il s'est enferré dans un projet de villages-vacances... qui ne verra jamais le jour.
Un peu plus loin, dans les Landes, à Léon, le maire l'a chargé de trouver un acheteur pour une résidence de vacances appartenant à la Ville d'Hénin-Beaumont, abandonnée depuis plusieurs années et tombée en conséquence dans un état pitoyable. Pour ce faire, de multiples déplacements en avion-taxi en direction de Dax ou Biarritz seront autorisés par le maire pour une ardoise totale prohibitive de plus de 100 000 euros... Elles permettront à M. Mollet de voler du Luxembourg au Touquet en passant par Cannes et Carcassonne.

À Hénin, en 2007-2008, de nouvelles entreprises débarquent d'on ne sait où pour effectuer divers travaux, pas toujours nécessaires d'ailleurs, mais toujours à des tarifs prohibitifs, à la piscine ou au centre culturel de l'Escapade par exemple. Une entreprise à la réputation sulfureuse, partageant son activité entre Meurthe-et-Moselle et Luxembourg, entre ainsi dans la danse héninoise et désire même y implanter son siège social. Et elle n'est pas la seule... Autour d'Hénin-Beaumont, d'autres partenaires en affaires réussissent également à avoir leurs entrées en mairie. Où, curieusement, ils font bientôt la pluie et le beau temps, le maire leur octroyant des marchés incroyables. Qui commencent à faire grincer des dents chez certains cadres municipaux se rendant compte qu'on ne contrôle plus rien à l'hôtel de ville.
C'est ainsi que, pour changer quelques carreaux dans les douches d'une salle de sports municipale, un entrepreneur local dont la boîte vient d'être liquidée débarque avec de la main-d'oeuvre clandestine pour poser la faïence manquante. Prix de la facture acquittée à une société ne disposant même plus d'un numéro de SIRET : 25 000 euros. Cher du carreau ! Hurlements en retour pour les municipaux découvrant le pot aux roses alors qu'ils ont, eux, reçu la consigne de se serrer la ceinture, afin de suivre les consignes édictées par la chambre régionale des comptes ayant, depuis 2004, mis les finances héninoises sous perfusion.« Faut rien dire, faut surtout rien dire ! », tente-t-on de calmer à la Direction des services « Tout a été acté dans le bureau du maire, tout va bien ! » explique-t-on alors sans ambages pour justifier l'injustifiable.

Tout va bien mais les finances coulent à un rythme inimaginable, les pressants amis travaillant pour la Ville se rémunèrent à prix d'or : tarif de la sonorisation d'un événement, salle Wilquin, alors qu'il suffit de passer un câble pour se passer d'un prestataire : 6 000 euros mise à disposition de signaleurs pour la course de la Sainte-Barbe (des bénévoles habituellement) : 4 990 euros... La gestion occulte de la Ville devient même surréaliste lorsque des appartements loués dans le Douaisis, au titre de logements sociaux, se métamorphosent en repaires de chaudes soirées pour chefs d'entreprises et élus amis. Qui tremblent aujourd'hui de voir leur nom mêlé à l'affaire héninoise. Bref, rien ne va plus dans le royaume héninois... Le 7 avril dernier, alors qu'il ne se doute pas encore que le destin, sous forme d'une équipe du SRPJ, va frapper à sa porte, Gérard Dalongeville se prépare à débuter sa journée sur les chapeaux de roue. Sur le coup de 8 heures, il a rendez-vous avec Guy Mollet qui a apparemment enfin trouvé l'oiseau rare, un dentiste roubaisien à même de racheter la ruine qu'est devenue la résidence de Leon.
Las, l'affaire ne sera jamais conclue, la grande vie héninoise va, quelques heures plus tard dans le bureau de la juge d'instruction Véronique Pair, tomber comme un fragile château de cartes.

Mises au point

Pour que les choses soient claires, je tiens à préciser ce qui suit:

1- Concernant la fin de la détention provisoire de Gérard Dalongeville.


L'ex-maire d'Hénin-Beaumont est resté en détention provisoire pendant une période anormalement élevée. On peut supposer que la justice avait des éléments suffisants pour le maintenir en prison, dans des conditions certainement difficiles: si cela n'était pas le cas, les conseils (M.Cattoir, en particulier), ont des voies de recours possibles qu'ils ne manqueront pas d'utiliser s'ils estiment la détention abusive.

En ce qui me concerne, je ne peux que me référer au droit: GD est présumé innocent. Ce qui ne signifie nullement qu'il ne soit pas coupable. Je ne prendrai qu'un seul exemple: en 2006, la CRC estimait, dans son avis du 23 juin 2006, que: " par la mise en oeuvre de ces différentes mesures, la commune a ainsi pu rétablir l’équilibre de ses finances, avant le terme qui lui avait été proposé par la chambre dans son avis du 7 novembre 2003"; dans un nouvel avis du 23/6/2008, elle établissait que: "le budget primitif de l’exercice 2008, après révision des prévisions de recettes et de dépenses afin d’en assurer la sincérité, n’a pas été voté en équilibre réel ; que le besoin definancement résultant de ces prévisions afin d’atteindre l’équilibre s’élève à 12 778 853 € ;". La question est de savoir si ce déficit, creusé en 2 ans (!), très important pour une commune de 26 000 habitants, est dû à une "simple" mauvaise gestion ou à des malversations: c'est à la justice de trancher.

Je ne peux quand même qu'être étonné, que, devant les reproches (fondés ou non) qui lui sont adressés, GD ait fait des déclarations triomphantes, plutôt que d'adopter un profil bas, qui semblait pourtant de circonstances, en attendant que la justice se prononce...

2- Concernant la préparation des élections régionales.


Je réaffirme, ici, ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire, depuis plusieurs années : je ne suis pas candidat à ces élections, ce mandat demandant, même sans délégation, un investissement temps trop important, pour celui qui, comme moi, souhaite se consacrer, non seulement à des activités professionnelles, mais également à sa vie privée. Néanmoins, mon activité politique continuera tant que la menace du FN persistera à Hénin-Beaumont. Pour cela, j'ai condamné et je condamne tout ce qui favorise son accès au pouvoir: à savoir la gestion déplorable des finances publiques, hier, l'amateurisme et la connnivence avec le FN aujourd'hui.

J'avais écrit, en 2006, qu'il faut pouvoir faire briller le mot espoir chez nos concitoyens. Malheureusement personne n'en a été capable, jusqu'à présent...

dimanche 22 novembre 2009

Dalongeville : l'homme par qui la faillite héninoise est arrivée (1/2)


Avec l'aimable autorisation de La Voix du Nord, vous trouverez, une série de 2 articles qui ont plusieurs mérites:

- fournir des informations nouvelles sur ces 10 dernières années de descente aux enfers;

- rappeler que sous GD un régime "maffieux" s'est mis en place et que les fanfaronnades de l'ex- maire, aujourd'hui sorti de 7 mois de détention provisoire (!) sont surréalistes;

- précise bien la situation de GD: certes il est présumé innocent tant qu'il n'est pas jugé, mais cela ne signifie pas qu'il ne soit pas coupable, comme on essaye de nous le faire croire!

- évoque, bien que ce ne soit pas tout à fait le sujet, la carence (inaction aggravée par une absence totale et désespérante de communication) et la connivence stupéfiante avec le FN...

samedi 21.11.2009, 05:04 - PASCAL WALLART


L'HEURE DE LA REVANCHE

Au départ était un garçon débrouillard, débordant d'idées et d'empathie pour les gens... Après une prime jeunesse passée en Seine-Saint-Denis, le voilà, débarquant, adolescent, à Ervillers, tout près de Bapaume, où sa maman ouvre un café-restaurant dans l'ancienne boucherie familiale.

Le jeune Gérard Dalongeville y bout très vite de l'envie d'organiser la vie du village. À telle enseigne qu'en 1989, à peine âgé de 19 ans, l'étudiant en sciences éco intègre une liste aux municipales, sous la houlette d'un cousin, Barthélémy Bizart, afin de déboulonner le maire sortant.

Arborant déjà son célèbre collier de barbe, le jeune Dalongeville se lance alors à corps perdu dans sa délégation au sport. Ce sont là, officiellement, ses premiers pas dans la vie politique même si, quelques années plus tard, M. Dalongeville s'inventera, au fil des entretiens, une carte au PS dès l'âge de 16 ans ou une participation en 1988 aux cantonales, sous l'étiquette socialiste face à un lieutenant de Jean-Paul Delevoye. Duel qui n'a existé que dans ses rêves... En revanche, ce qui est alors bien réel, c'est que l'étudiant crève d'envie de se frotter aux réalités de la vie politique à une autre échelle que celle de son village. Son souhait est tout simplement de vendre son talent à un politique assez puissant, de gauche de préférence, et de grandir dans son ombre.

Ce qui motive le Bapalmois à quitter sa contrée bucolique pour s'attaquer à la capitale lilloise, là où tous les pouvoirs sont concentrés.

Notre homme prend alors en ligne de mire le conseil régional, où il a déjà effectué un stage d'été. Faisant preuve de trésors de diplomatie et de charme, l'étudiant assiège les secrétaires de trois vice-présidents emblématiques du PS dans le Nord - Pas-de-Calais : Daniel Percheron, Serge Janquin et Umberto Battist. « Il discutait tout le temps avec nous, nous apportait des roses et l'on sentait bien qu'il avait une fascination pour Daniel Percheron qu'il voulait à tout prix rencontrer », raconte l'une d'entre elles.

L'étudiant crève d'envie de se frotter aux réalités de la vie politique

L'homme se fait tellement insistant que l'élu liévinois finit par le recevoir. Ne pouvant lui fournir d'emploi, il l'aiguille alors vers un jeune et brillant maire qui vient d'être élu à Hénin-Beaumont. « Va voir Pierre Darchicourt de ma part ! », confie-t-il à l'apprenti Rastignac, qui ne se fait pas prier pour frapper à la porte de celui qui, à Hénin-Beaumont, a su mettre ses pas dans ceux du « monument » Jacques Piette et vient également d'être nommé vice-président à la Région.

La recommandation de Percheron fait mouche puisque le maire d'Hénin-Beaumont trouve illico presto un poste au jeune homme au sein d'une société d'économie mixte. Zélé et cherchant vite à se rendre indispensable, Gérard Dalongeville n'y fera pas de vieux os, se retrouvant rapidement propulsé au cabinet du maire, alors dirigé par l'efficace Anne de Coupigny.

Dès son arrivée au cabinet Darchicourt, l'enfant d'Ervillers commence à mettre au point la stratégie qui lui assurera un succès foudroyant. Déployant des tonnes d'empathie pour les uns, de petites attentions pour les autres, l'attaché de cabinet focalise toutes les attentions et tire dans l'ombre les ficelles d'un jeu cruel dont la directrice de cabinet de Pierre Darchicourt fera rapidement les frais.

La place est alors libre pour la première heure de gloire de Gérard Dalongeville, « dircab » fourbe et mielleux pour les uns, efficace et disponible pour les autres. Un personnage qui ne laisse guère indifférent mais révèle déjà les zones d'ombre qui feront du futur maire d'Hénin-Beaumont une personnalité sulfureuse. Avec un goût prononcé pour l'intrigue, le mensonge, la manipulation, tout cela enrobé dans une bonhomie, un indéniable savoir-faire relationnel et un constant sourire enjôleur.

On commence à le dire futur dauphin de Darchicourt lorsque, début 1999, tout bascule. Le maire passe une soufflante magistrale à son « dircab » qui a poussé le bouchon un peu trop loin en jonglant sans modération avec des bons de commande. Une irrégularité que le directeur général des services, ayant Dalongeville dans le collimateur, s'était empressé de dénoncer à Pierre Darchicourt.

Une nouvelle ville est en marche, promet son slogan. Mais à quel prix

Vexé d'avoir été pris la main dans la confiture, Dalongeville donne alors sa démission, espérant secrètement être rattrapé par le fond de la culotte. Il ne le sera pas. À compter de ce jour, il n'aura qu'une obsession : déloger Darchicourt de son fauteuil et devenir calife à la place du calife. Pour ce faire, tous les moyens seront bons, y compris la mise en connexion de tous les ennemis du maire d'Hénin-Beaumont. La rébellion de Dalongeville sera l'occasion rêvée pour le maire de Liévin, Jean-Pierre Kucheida, et le futur président de Région, Daniel Percheron, de se débarrasser d'un Darchicourt véritable desperado refusant de se plier aux exigences de la fédération du PS, qui venait de briser l'occasion unique de créer une communauté urbaine réunissant Lens-Liévin et Hénin-Carvin.

Gérard Dalongeville se réfugie sous l'aile protectrice du puissant édile liévinois qui lui trouve un job au conseil supérieur de l'électricité et du gaz où il est missionné. Au contact du cacique, Gérard Dalongeville apprend mille et une ficelles... qu'il n'oubliera jamais.

Début 2000, il se déclare officiellement candidat contre Darchicourt. Le PS feint alors de l'exclure, même si la sanction ne sera jamais officiellement entérinée, et regarde finalement le fier Pierre Darchicourt tomber sous les coups nourris de son ex-poulain sachant mettre le doigt où ça fait mal. En créant un front uni anti-Darchicourt et promettant aux Héninois des lendemains rieurs, Gérard Dalongeville s'empare sans coup férir de la mairie d'Hénin-Beaumont. Une nouvelle ville est en marche, promet son slogan. Mais à quel prix... Les clés de l'hôtel de ville d'Hénin-Beaumont en main, le nouveau maire se concentre sur une priorité : assurer ses arrières puisqu'après six mois à la mission gaz-électricité, il a dû lâcher son job de commercial au sein de l'agence Marianne Communication.

Devenant de droit président de la SAEMIC, gérant un important patrimoine immobilier, il envisage alors de salarier cette fonction. Un tour de passe-passe qui ne peut s'effectuer que si le conseil d'administration donne son feu vert... ainsi que le conseil municipal. Il refusera cette double humiliation.

Très vite, une rencontre va faire basculer sa vie. Au coeur de l'été 2001, Fréquence Nord parraine une tournée qui a été déléguée à un certain Guy Mollet, un « faiseur » d'affaires à la sulfureuse réputation usée essentiellement dans le milieu cycliste. Du Groupement au CC Wasquehal en passant par le Grand Prix d'Isbergues, notre homme, roué comme pas un, madré et possédant un carnet d'adresses épais comme un Bottin, est aussi connu que redouté.

Un profil de roublard sympathique, toujours prêt à monter une affaire ou recommander une combine sur le fil du rasoir, qui fascine le nouveau maire d'Hénin-Beaumont. Mais il faudra attendre une année pour qu'un « deal » finisse par les unir. Mollet reprend en main un hebdo gratuit, Hénin Info, le métamorphosant en Journal du pays, bras armé de la propagande dalongevilienne et de premières petites affaires en famille. Le contrat est simple, Dalongeville déléguant au JDP la communication municipale au rythme de plus de 14 000 euros par mois... Un passage « publicitaire » quasi obligatoire pour les entreprises travaillant régulièrement pour la ville. Dalongeville, quant à lui, endosse dans l'ombre le rôle de rédac'chef de l'hebdomadaire dont il relit à la loupe chaque épreuve. le « la » pour les premières relations entre Gérard Dalongeville et les entreprises amenées à travailler pour Hénin-Beaumont, contacts scellés via des accords déroutants. C'est ainsi que, petit à petit, disparaîtront curieusement du patrimoine communal toute une série de matériels... que l'on retrouvera parfois loués à la ville à des tarifs prohibitifs. Ce sera le cas pour une balayeuse, un pont lumineux... Entre la ville et certaines entreprises frappant à la porte, le contrat de confiance est pour le moins particulier, se réglant très souvent en toute discrétion lors d'une rencontre avec l'adjoint aux finances, avant qu'un autre élu n'entre dans la danse. Dans un premier temps, les « deals » sont passés directement à l'hôtel de ville avec une partie officiellement réglée s'accompagnant d'un droit d'entrée en liquide qui prenait la direction du coffre-fort majoral.