jeudi 5 avril 2012

Ces artistes et intellectuels séduits par le tribun Mélenchon


 Gauche toujours! Blog de Raphaëlle Besse Desmoulières, journaliste au Monde(.fr)

 
04 avril 2012

 
Madame la République, le dernier album de Ridan, distribué lors de la marche du Front de gauche à la Bastille le 18 mars, ne dépareillait pas. La pochette, montrant le chanteur coiffé d’un bonnet phrygien brandissant un drapeau tricolore, était bien dans le ton. Et les paroles de sa chanson, "Ah les salauds !", entonnée sur la scène dressée face à la colonne de Juillet, aussi.

Depuis les coulisses, Jean-Luc Mélenchon a dû savourer le couplet, lui qui se félicite d’avoir mené la bataille contre le FN. "Ah les salauds ! Chante à la gloire de la victoire du Père fouettard/Ah les salauds ! Chante à la gloire de la victoire de la Mère facho/On l’a vu venir même d’un seul œil l'enfant maudit du Père Cyclope…", a lancé Ridan devant un public ravi. Un refrain repris le 2 avril par cet ancien rappeur au Bataclan, où plusieurs artistes sont venus soutenir M. Mélenchon.

"Une certaine noblesse dans le discours"

Musiciens, cinéastes, écrivains, sociologues, humoristes : ils sont nombreux à avoir rendu public leur préférence. Certains sont des soutiens traditionnels des communistes, d’autres non. Mais tous ont été séduits par les qualités tribuniciennes du candidat. Bernard Lavilliers est de ceux-là. "On entend une certaine noblesse dans le discours, il lit des poèmes de Victor Hugo et cite d’autres poètes. Et ça fait du bien", a expliqué lundi le chanteur populaire dans un entretien à L’Humanité.

La sociologue Monique Pinçon-Charlot a, elle, été emballée lors du passage de Jean-Luc Mélenchon à l’émission "Des paroles et des actes", le 12 janvier, sur France 2. "Je buvais du petit-lait", se souvient la coauteure, avec son mari Michel, du Président des riches (La Découverte, 2010). "J’ai été admirative de la qualité de ses réponses et des précisions qu’il a données, dit-elle. Il ne se comporte pas en épicier : il se bat pour des idéaux qu’il illustre avec des chiffres précis. Cela rend ceux qui l’écoutent intelligents." Autre qualité qu’elle lui reconnaît volontiers, celle de la pédagogie. "Il n’est pas dans le temps du zapping, mais dans celui de la transmission. En bon lettré qu’il est, il sait que ce n’est pas par un slogan qu’on va changer les choses."
La forme du Front de gauche, rassemblement de plusieurs partis (Parti de gauche, Parti communiste, Gauche unitaire principalement), séduit également. "Là où on avait une extrême gauche divisée, on a, avec le Front de gauche, un rassemblement crédible, qui n’est pas dans la radicalité pour la radicalité, juge Gérard Mauger, sociologue proche de Pierre Bourdieu et directeur de recherches au CNRS. Ce que Besancenot a raté, Mélenchon est en train de le réussir." Mme Pinçon-Charlot apprécie aussi de pouvoir apporter ses connaissances dans des réunions du Front de gauche sans être encartée. "Avec mon mari, on n’a pas voulu adhérer à un parti, car on voulait garder une distance juste, explique-t-elle. C’était décisif pour nous, car la guerre des petits chefs, on en a par-dessus la tête."

Le smic à 1 700 euros est "un plafond bas"

Ce qui a convaincu le couple de sociologues, c’est le coup de barre à gauche de M.Mélenchon, l’idée de partager les richesses et de combattre finance et capitalisme. "Du point de vue du citoyen, il y a beaucoup de choses qui m’intéressent dans son programme. Du point de vue de l’artiste, il n’y a pas grand-chose", plaisante de son côté Ridan. Pour lui, le smic à 1 700 euros est "un plafond bas, une once de dignité pour vivre et se loger". Quant aux 360 000 euros de revenus annuels au-delà desquels le candidat du Front de gauche "prend tout", ça lui va très bien aussi.

A peine sorti de la scène du Bataclan, le chanteur Sanseverino reprend sa respiration avant de glisser son "envie de gauche". Il est déçu que les artistes ne soient pas venus plus nombreux soutenir M. Mélenchon. Si Didier Porte n'est finalement pas là, dans le public, on croise Guy Bedos. L’humoriste avoue ne pas avoir lu le programme du candidat du Front de gauche, mais affirme "ne pas s’être trompé de boutique". "C’est celui qui parle le plus juste, le plus profond à ceux qui souffrent ces temps-ci, et ils sont nombreux", dit-il.

Pour autant, Guy Bedos assure que son choix n’est pas encore fait pour le 22avril. Pour lui, l’essentiel reste de battre Nicolas Sarkzoy, et il pourrait ne pas se montrer insensible aux sirènes du candidat socialiste, qui propose des choses "très recevables", comme de taxer à 75 % la part de revenu dépassant 1million d’euros par an. "Vous ne me ferez pas dire un mot contre François Hollande", glisse l’humoriste, qui verrait bien "une union de la gauche à l’ancienne".

Les "trahisons répétées" du PS

Le cinéaste Robert Guédiguian, encarté au Parti communiste jusqu’à la fin des années 1970, estime urgent de "revenir à la formulation d’un projet de contre-société". "Mélenchon est l’homme de la situation : il cherche à développer un projet qui est en rupture avec le monde dans lequel on vit. Et ça, ça ne peut venir que de la gauche des socialistes", explique-t-il. En 2007, le réalisateur des Neiges du Kilimandjaro avait souhaité une candidature commune de la gauche de la gauche. En vain. Refusant de glisser un bulletin communiste dans l’urne, il avait donc voté, "avec un réalisme absolu", pour Ségolène Royal dès le premier tour. Cinq ans plus tard, pas question de récidiver. Les propos de M. Hollande, le 29 février, à Londres, cherchant à rassurer la City, lui sont restés en travers de la gorge.

Mme Pinçon-Charlot parle de "trahisons répétées des valeurs de gauche" à propos du tournant de la rigueur, en 1983, ou encore du "oui" du Parti socialiste au référendum sur le traité constitutionnel européen, en 2005. "Comme on l’a analysé dans Le Président des riches, toute une partie du PS a rendu des services énormes à l’oligarchie financière. La classe sur laquelle on travaille depuis vingt ans, ce qui lui importe, c’est de trouver le bon cheval, celui qui va faire le boulot. Peu lui importe la sensibilité politique", dit-elle. Et de citer Dominique Strauss-Kahn, "oligarque avant d’être de gauche", selon elle.

Le sociologue Gérard Mauger n’est pas plus tendre. Pour lui, les socialistes se sont alignés "sur les thèses néolibérales, avec l’alibi de la construction européenne ou de la mondialisation". "Ils ont présenté ça comme une fatalité, obligeant à renoncer aux bases d’une pensée socialiste, estime-t-il. Mélenchon, lui, est dans une tentative réaliste de construction d’une gauche de gauche. Il représente une alternative crédible, tentant de remobiliser l’électorat populaire qui s’est éloigné des urnes."

Quelle que soit leur vision du PS, ces artistes et intellectuels savent qu’ils voteront pour François Hollande au second tour. "Pour le candidat de gauche le mieux placé", précise Mme Pinçon-Charlot. Pour Gérard Miller, l’idée est aussi de peser sur le candidat PS. "Il faut savoir que les socialistes sont comme les enfants en bas âge. Dès qu’on les laisse seuls, ils font des conneries, explique le médiatique psychanalyste. Dès qu’il n’y a plus personne à leur gauche, ils penchent à droite. Alors, au premier tour, pour l’homme de gauche que je suis, le vote utile, ce n’est pas Hollande, mais Mélenchon."

Pour le chanteur Ridan, c’est aussi une question de convictions : "Quand on est de gauche, on doit se positionner avec des rêves de gauche. François Hollande a abandonné trop vite ce terme. Or, une société qui ne rêve plus ne peut pas s’inscrire dans l’avenir."



Journal de campagne de Nico (84)


Rien de plus qui m'énerve que ces 2 critiques qui prouvent que peu comprennent quelque chose à une campagne politique!
Dans quelques minutes, je vais présenter mon projet aux Français. Certains s'émeuvent que je le le fasse 18 jours avant le premier tour de l'élection! Combien de fois faudra-t-il répéter que ce projet a été bâti avec les Français. Depuis que j'ai annoncé ma candidature, pratiquement chaque jour, j'ai rencontré des Français et je leur ai soumis mes idées et ils ont accepté, amendé ou même rejeté ce que je leur présentais. Ce programme n'a donc pas été bâti en vase clos par quelques experts peu ouverts aux besoins réels de nos compatriotes. Moi, je ne triche pas et quand je dépose mes idées, c'est parce qu'elles ont l'onction populaire. Qu'aurait-on dit si, il y a quelques semaines, j'avais sorti un projet tout ficelé? Je n'ose y penser!
Le candidat socialiste trouve malin de médire sur ce projet, en proclamant partout que mon projet, c'est mon bilan. Et que c'est ce dernier que je devrais défendre plutôt que tenter d'améliorer l'ordinaire des Français. C'est vrai qu'il eut été facile pour moi de gloser sur mes succès internationaux, ma gestion de la crise, le Grenelle de l'environnement ou ma politique sécuritaire innovatrice, sans parler de la rénovation urbaine de mon ami Jean-Louis Borloo! Et bien non! Ce n'est pas ce que les Français attendent. J'ai bien compris leurs souhaits: de la sécurité, du boulot et du pouvoir d'achat! C'est ce que je vais leur proposer maintenant et tant pis si les pleureuses recommencent à gémir: seuls les Français seront juges de l'adéquation de mes propositions à leurs préoccupations.
Bon, Carla a raison, il faut que j'y aille: la France m'attend...

Il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages!



On a appris, à l'occasion de 2 articles de La Voix du Nord que le tribunal de grande instance de Béthune venait de relaxer Steeve Briois dans l'affaire de diffamation pour laquelle le secrétaire général du FN était poursuivi par Albert Facon...

J"ai repris quelques extraits du journal pour vous raconter ce qui ressemble bien à une défaite peut-être plus politique que juridique (voir la fin du présent article)! 

"Le député socialiste avait porté plainte en diffamation le 7 mai 2010 après la diffusion d'une liste, un mois avant les élections régionales, intitulée « Honteux, népotisme et favoritisme » signé par Les gars de la Marine. Une liste contenant les noms d'élus socialistes qui auraient placé des membres de leur famille au conseil régional. Notamment ceux de jeunes femmes présentées comme les filles d'Albert Facon. Sauf que si elles travaillent bien au conseil régional, elles n'ont aucun lien de parenté avec l'élu socialiste..."

"Au final, l'élu frontiste avait été poursuivi par la justice pour avoir diffusé cette liste dans une vidéo postée sur son blog."
Tiens, aucune poursuite pour le tract lui-même? Surprenant, n'est-ce pas? Comme beaucoup, je l'ai eu entre les mains et une citation en diffamation n'était pas trop compliquée à déposer à l'encontre de S. Briois. Pourquoi cette absence de plainte?

"Absent lors du procès, Steeve Briois, qui avait toujours refusé de s'expliquer durant l'instruction, avait laissé son avocat, Me de Saint-Just, apporter des explications. Il avait logiquement plaidé la relaxe, expliquant qu'il n'y avait aucune preuve dans le dossier prouvant la diffusion de ce tract sur le blog de son client. Aucun huissier ne l'a constaté."
Vous rendez-vous compte que l'on n'a procédé à aucune "capture ou copie d'écran" (permettant de prouver l'existence d'un texte), ni à aucun constat d'huissier pour acter que cette liste a bien figuré sur le blog frontiste, comme beaucoup l'ont constaté, à l'époque. Dès la méprise constatée par le FN, ce dernier s'est dépêché d'effacer l'article en question... 

Le tribunal de Béthune a donc relaxé Steeve Briois, puisqu'il n'y avait aucune preuve de la publication de la fameuse liste sur le blog du FN!

Donc, vous avez bien lu:
- le FN cite sur un tract des noms de jeunes filles s'appelant Facon et travaillant au Conseil Régional NPDC, en les faisant apparaitre comme les filles du député socialiste. Il s'agit de pure diffamation, les jeunes femmes n'étant que des homonymes...Diffamation évidente, mais A. Facon ne dépose pas plainte sur la base des tracts...Pourquoi? Comme l'action est prescrite au bout de 3 mois (après le jour de publication), il était trop tard pour rectifier le tir, quand on s'en est, soit-disant, aperçu...
- cette liste parait sur le blog du FN et le "b a ba" en la matière est de faire constater par huissier, par exemple, la publication du texte diffamatoire. Le FN, qui s'est aperçu de sa bévue, retire le texte. Plus aucune trace, donc plus de preuve!
Le PS fait généralement appel à des avocats de qualité. Celui qui a été désigné est un jeune avocat que l'on dit bien et prometteur...Qu'il ait commis ces 2 erreurs interpelle, d'autant plus que, sur le fond, je le répète, le dossier était imparable!

Alors je me pose toujours la même question: et si Facon (et son avocat, socialiste également) s'était volontairement planté pour ne pas faire condamner Briois? Vous savez: "je te tiens, tu me tiens par la barbichette..." Alors pourquoi, me direz-vous, Facon a-t-il quand même cité Briois? Ben, voyons, devant une telle gaffe du FN, le député ne pouvait pas se dégonfler, quand même! Mais, vous me direz, maintenant qu'il s'est ridiculisé en perdant une affaire imperdable, de quoi a-t-il l'air? OK, mais fallait-il encore y penser avant, et çà...

mercredi 4 avril 2012

Journal de campagne de Nico (83)


Sympa ce voyage à la Réunion! En plus quand vous apprenez que vous êtes en tête des sondages!
Je vous avais bien dit qu'il y avait une vague!
Tout est possible. Nous sommes dans les mêmes étiages qu'en 2007 face à Ségolène Royal. Passons le premier tour avec succès, après on verra.  Selon moi, l'entre-deux-tours changera complètement la donne : je suis actuellement seul contre neuf candidats. A partir du 22 avril, je serai dans la confrontation, et là c'est un tout autre schéma. J'ai déjà fait 70 propositions et demain je propose mon projet avec des surprises à la clé. Ensuite, tous les jours et jusqu'à la fin, il y aura de nouvelles propositions....
C'est vrai que le climat se tend. Mais moi je ne change pas de ton, je reste dans un dialogue direct avec les Français pendant que d'autres changent sans cesse de stratégie. On peut constater un effet cocotte-minute chez François Hollande qui crie, éructe et en devient inaudible. Le candidat socialiste a mangé son pain blanc et maintenant c'est la dégringolade, loin derrière moi. Je l'assomme dans les 18 jours qui viennent et au second tour c'est l'hallali. Comme avec Ségolène en 2007!
Je n'ai jamais été aussi en forme qu'en ce moment! Un vrai jeune homme, dit Carla et elle sait de quoi elle parle! Elle me connait mieux que quiconque, ma Carlita. Chaque soir, je m'endors auprès d'elle avec l'impression que je serai là pour l'éternité...


Appel à rassemblement


RV ce vendredi 6 avril à la CAHC à 14h00: une délégation sera reçue par JP CORBISEZ, Président de l'Agglo Hénin-Carvin, suite à la levée du moratoire sur les expulsions de Rroms par la CAHC.

Il faut être nombreux pour montrer notre détermination et surtout notre désapprobation à cette promesse non tenue.
 
Rappel de la situation:
Très grave dans la région d'Hénin Beaumont.

La préfecture a fait monter la pression en débarquant dans les campements pour relancer les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). C'est déjà une mauvaise nouvelle. On sait que, de ce côté, il ne faut pas s'attendre à des jours meilleurs. On peut même dire que l'on peut s'attendre au pire d'ici le 6 mai car l'actuel président de la République n'hésitera pas à engager une vaste campagne d'expulsions sur toute la France pour montrer qu'il est le seul à s'occuper de la sécurité des "vrais Français".
Mais, cerise sur le «gâteau», la CAHC (Communauté d'Agglo Hénin-Carvin) a décidé de revenir sur sa promesse. Après les expulsions musclées de Dourges en avril 2011 -suite à une demande d'expulsion provenant de la CAHC!!!- le président de l'Agglo a tenu compte des activités du collectif « Fraternité Rroms Bassin Minier 62 » qui protestait contre ces méthodes inhumaines. Elle avait donc décidé de ne plus accepter d'expulsions sans « relogement ». Sauf que des constructions sont prévues dans les secteurs où se trouvent les Rroms … et qu'aucune démarche sérieuse n'a été vraiment cherchée pour trouver un autre emplacement pour les Rroms. Donc, la décision a été prise par la CAHC de demander au Préfet l'expulsion des Rroms. C'est tellement facile de revenir sur des mauvaises habitudes.

Chacun joue son rôle dans son domaine de compétence :
•la CAHC veut expulser du territoire communautaire
•la préfecture veut expulser du territoire française !


Signe d'espoir (La Voix du Nord)
Stigmatisés plus souvent qu'aidés par les pouvoirs publics, ignorés du plus grand nombre hormis d'une poignée de bénévoles déterminés à prouver que la solidarité était autre chose qu'un mot passe-partout, les Roms quittent le parc des îles vers un ailleurs hypothétique. Dans ce marasme, il existe de rares motifs d'espérer. Une jeune rom de 18 ans vient ainsi d'être désignée meilleur ouvrier de France catégorie « métiers du pressing ». Cette récompense va lui permettre de décrocher un titre de séjour, peut-être un travail. Et, elle le souhaite, changer l'image que les Français ont de sa communauté. En prouvant qu'une intégration est possible à force de volonté, elle y est déjà un peu parvenue.





Dimanche 6 mai 2012 (version 2)





Extraits des flashs de France Info du dimanche 6 mai 2012

- 07h: les bureaux de vote pour le second tour des Présidentielles ouvriront dans une heure. Nous vous rappelons les résultats du 1er tour:

•Sarkozy: 29,01 %
•Hollande: 27,33%
•Mélenchon: 14,68%
•Le Pen: 13,51%
•Bayrou: 12,07%
•Joly: 1,72%
•Dupont-Aignan: 0,63%
•Arthaud: 0,56%
•Poutou: 0,34%
•Cheminade: 0,15%

Les sondages pour le second tour, parus il y a une semaine, donnaient 50,5/49,5 en faveur de N.Sarkozy.

- 08h: les bureaux ouvrent partout. Souhaitons que le beau temps n'empêche pas les électeurs de venir voter. Il y avait eu beaucoup d'abstentionnistes, au 1er tour, pour une élection présidentielle (27%); entre ceux qui ne veulent pas choisir entre les 2 candidats et ceux qui veulent éviter la victoire du Président sortant, le nombre d'abstentionnistes devrait être le même que lors du 22 avril.

- 09h: on nous annonce que les 2 candidats, matinaux, ont voté.

- 11h: Madame Le Pen a réfuté que d'elle dépendait la victoire de N.Sarkozy. Pourtant 75% de ses électeurs du 1er tour déclarent vouloir voter pour N.Sarkozy...

- 12h: environ 28% des inscrits avaient voté à 12H laissant présager un taux de participation d'environ 72-73%, ce qui est faible.

- 14h: F. Hollande espère de bonnes nouvelles à annoncer aux Français.

- 15h: N. Sarkozy déclare ne pas songer à déménager...

- 16h: l'effervescence règne dans les QG de campagne. JL Mélenchon estime que ceux qui ont voté pour lui se reporteront sur la candidature de F.Hollande, afin de contrebalancer le vote sarkozyste massif des électeurs FN

- 17h: F. Bayrou qui n'a pas donné de consigne de vote fait confiance à l'intelligence des Français.

- 18h: les premiers bureaux de vote ferment. Un sondage "sortie des urnes" annoncent un résultat très serré...comme on s'y attendait...

- 20h: les derniers bureaux de vote, dans les grandes villes, viennent de fermer...Les premières estimations dans quelques instants...

- 20h03: Nicolas Sarkozy est annoncé réélu, avec une petite marge qui empêche ses partisans de pavoiser, pour l'instant, en attendant confirmation...

- 20h30: il semblerait que la victoire de Sarkozy soit confirmée avec 50,37% contre 49,63% à son adversaire.

- 20h45: F.Hollande vient d'annoncer qu'il avait perdu et félicite son adversaire. Il remercie tous les électeurs qui ont voté pour lui. Il confirme ce que l'on savait, à savoir que la victoire de Sarkozy n'a été possible que parce que les électeurs du FN ont voté massivement pour le Président sortant. Il faudra bien que le Président sortant fasse un geste envers M.Le Pen qui a "permis" cette victoire.

- 21h: le résutat quasi-définitif est donc le suivant:

•N.Sarkozy: 50,41%
•F.Hollande: 49,59%

•abstentions: 24,83% des suffrages exprimés;

Résultats en provenance du Ministère de l'Intérieur.

- 22h: les sympathisants et militants socialistes se rassemblent Place de la République et entonnent un chant dépité: "Sarko/Le Pen, même combat!"

- 23h: quelques déclarations:

•F. Hollande: "5 ans, cela va être long".

•JL Mélenchon: "N. Sarkozy s'est allongé devant M.Le Pen".

•F. Bayrou: "J'espère que N.Sarkozy entendra les Français qui ont voté pour moi. Je me tiens à la disposition de la France!"

•M. Le Pen: "Nous n'attendons pas grand chose de Sarkozy. La France va crouler sous le nombre d'immigrants et de mosquées. La délinquance va devenir insupportable!"

•E. Joly: "j'ai mal à mon écologie".

Le Président Sarkozy a confirmé qu'il avait changé et qu'il tiendra compte de tout ce qui s'est dit pendant la campagne. Il juge que "les pertes de voix depuis 2007 sont essentiellement dues à la crise économique mondiale qui a quand même épargné quelque peu la France, grace à une remarquable gestion équilibrée de notre économie".

- 24h: remarques de notre consultant politique:

•N.Sarkozy a été rélu grâce aux voix du FN et à la détérioration de la campagne de F. Hollande due aux coups de boutoir de JL Mélenchon.

•le Président réélu va devoir tenir compte de l'avis du Front National qui l'a largement soutenu, au second tour. Cela devrait peut-être se traduire dans la formation du gouvernement... Quelques amis de Madame Le Pen devraient également devenir ministres: on pense à G. Collard et PM Coûteaux, non cartés FN. Lors des prochaines législatives, des accords "souples" entre l'UMP et le FN pourraient être trouvés...L'UMPFN pour succéder à l'UMPS chère à M. Le Pen?

•comment N. Sarkozy pourra satisfaire les ambitions concurrentes de Borloo, Copé et Fillon? Comment agira-t-il avec les brebis égarés mais revenues au bercail, Rachida Dati, Rama Yade et Christine Boutin? Comment remercier Morin et Nihous?

•quel sera l'avenir de la gauche après ce 4ème échec consécutif aux présidentielles? Comment tenir compte de l'avènement de JL Mélenchon, de l'effondrement des écologistes, de l'inutilité de certains partis alliés, des "affaires" (Marseille, Languedoc-Roussillon et Pas-de-Calais) qui ont probablement fait perdre le PS? Un sursaut sera-t-il possible aux législatives? Sinon, cela risque d'être le grand chambardement à gauche et la disparition du PS dans sa forme actuelle...Beaucoup de questions sans réponse pour l'instant...











































mardi 3 avril 2012

Journal de campagne de Nico (82)




J'ai écrit, ici, qu'il fallait 75 milliards d'euros de dépenses en moins, et pour cela, il faut désormais que les collectivités territoriales s'y mettent. Les régions ont augmenté leurs effectifs de 175 % en dix ans sans avoir acquis de compétences nouvelles. Les intercommunalités ont accru leur personnel de 174 %. Martine Aubry a 32 vice-présidents à la communauté urbaine de Lille, Laurent Fabius 45 vice-présidents pour sa communauté d'agglomération, Rouen. Est-ce raisonnable ?
Vous voyez de quoi est capable la gauche, quand elle est au pouvoir, comme elle l'est dans les collectivités locales: voilà comment on creuse le déficit national alors que nous faisons tout pour le maitriser. Alors que nous ne remplaçons pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, les collectivités locales embauchent...alors que nous réduisons les dépenses et que nous limitons le recours à l'emprunt, les collectivités locales dépensent et empruntent!
Nous allons mettre fin à cette gabegie qui presse nos concityens comme des citrons et compromet notre avenir.



AA: tout cela est en grande partie faux, comme vous pourrez le lire dans un article qui suit celui-ci:
- la hausse du personnel s'explique en grande partie par la décentralisation...
- les dettes des collectivités représentent 12,5% de celles de l'Etat!
- les collectivités ne peuvent pas présenter des budgets en déficit, au contraire de l'Etat. Si elles empruntent, c'est pour investir.
Le discours sarkozien est réellement à usage politique...


N.Sarkozy s'attaque aux collectivités locales...


Le Monde.fr

02.04.2012
Par Samuel Laurent
Extraits


Le président-candidat promet "115 milliards d'euros d'efforts, 75 milliards sur les dépenses, 40 milliards sur les recettes", dont 32 milliards sont, selon lui déjà votées via les plans de rigueur de 2011.

Quand on lui demande plus de précision sur le volet baisses des dépenses (75 milliards d'euros), Nicolas Sarkozy ne donne pas beaucoup plus de détails mais évoque tout de même une piste : "Il faut désormais que les collectivités territoriales s'y mettent. Les régions ont augmenté leurs effectifs de 175 % en dix ans sans avoir acquis de compétences nouvelles. Les intercommunalités ont accru leur personnel de 174 %. Martine Aubry a 32 vice-présidents à la communauté urbaine de Lille, Laurent Fabius 45 vice-présidents pour sa communauté d'agglomération [Rouen]. Est-ce raisonnable ?"

Autant d'attaques qui ne sont pas nouvelles : l'UMP fustige régulièrement les collectivités locales, en majorité contrôlées par la gauche, qu'elle rend en partie responsables de l'augmentation du déficit. Les choses sont pourtant plus complexes.

LES EFFECTIFS ONT AUGMENTÉ AVEC LA DÉCENTRALISATION
De fait, le nombre de fonctionnaires régionaux a explosé, passant de 8 600 en 1996 à 74 800 en 2008, dont 58 800 titulaires, selon l'Insee. Soit un taux de croissance annuel moyen de 21,2 % entre 1998 et 2009. Mais cette hausse très forte s'explique en grande partie par la décentralisation.
Depuis la loi du 13 août 2004, les régions ont en effet pris en charge une somme de compétences nouvelles, dont la formation professionnelle ou l'ensemble des personnels TOS des lycées (techniciens et ouvriers de services). Au total, selon le rapport public annuel de la Cour des comptes, "133 000 personnels, comptabilisés en équivalents temps plein [ETP] travaillant dans les services de l'Etat, ont été transférés aux collectivités territoriales dans les années 2006-2009".
Ces transferts de compétence n'expliquent pas l'ensemble de la hausse. Selon une étude du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), en 2009, 61,5 % des effectifs régionaux correspondaient à des agents transférés, 11,7 % à des agents recrutés en lien avec les transferts, et 26,8 % à des agents non concernés par les transferts. En effet, accueillir des TOS, par exemple, nécessite de créer de nouveaux postes... pour les gérer.

Les 175 % évoqués par Nicolas Sarkozy sont donc une simplification. Si on tente de mesurer la hausse hors transferts de compétences, elle est moindre. Selon le rapport 2011 sur les transferts financiers de l'Etat aux collectivités, la hausse - hors personnels directement liés à des transferts - fut de 111,9 % entre 2002 et 2009, soit 13 634 agents supplémentaires. Un chiffre qui, de plus, selon les régions, intègre une part de postes induits par les transferts de compétences. Et ces derniers sont mal compensés par l'Etat, dénonce l'association des régions de France.
Ce sont les communes et les intercommunalités qui sont, en numéraire, les plus concernées : elles concentrent 69 % des effectifs de la fonction publique territoriale, selon un rapport récent, qui pointe le fait que la création massive de communautés de communes n'a pas fait baisser les effectifs des communes elles-mêmes (Lire La hausse des effectifs des collectivités est critiquée dans un contexte de crise)

LA DETTE DES COLLECTIVITÉS LOCALES, 12,5 % DE CELLE DE L'ETAT
Peut-on faire des économies fortes sur les collectivités locales, comme le propose le chef de l'Etat ? Celles-ci contribuent pour 12,5 % à la dette de l'Etat. Au quatrième trimestre 2011, selon l'Insee, elles totalisaient 166,3 milliards d'euros de dette, contre 1 335,2 milliards pour l'Etat central, et 205,4 milliards pour la Sécurité sociale.
Quant au déficit, il est limité. Les collectivités locales n'ayant pas le droit de présenter des budgets en déséquilibre, elles ne peuvent s'endetter que sur leurs investissements. De fait, comme le rappelle un rapport de l'assemblée des départements de France, alors que l'administration centrale a creusé son déficit, passé de 2,6 % du produit intérieur brut (PIB) en 2007 à 5,8 % en 2010, les administrations locales ont réussi à le réduire dans le même temps, de 0,4 % en 2007 à 0,1 % du PIB en 2010.
Depuis, la situation semble plus difficile pour les collectivités. Mais souvent, plutôt que creuser les déficits au sens comptable, les régions ont en fait augmenté leur fiscalité, de manière parfois importante en dix ans, comme le dénonce aussi régulièrement l'UMP.
Comment, dès lors, les faire contribuer au remboursement de la dette et à la lutte contre les déficits ? Nicolas Sarkozy ne l'a pas expliqué pour l'instant. Plus précis sur cette question, le projet de l'UMP - qui n'est pas celui de son candidat - prévoyait une baisse de la dotation de l'Etat aux collectivités locales, avec une modulation de l'aide "en fonction des efforts réalisés" pour assurer l'équilibre des finances.

En clair, l'enjeu selon l'UMP est de faire appliquer la révision générale des politiques publiques (RGPP), et le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux, à l'échelle locale. Le parti propose aussi de fusionner "les services des conseils généraux avec ceux des conseils régionaux", sans plus de précisions.
Mais au final, le message n'est pas seulement comptable, mais aussi politique : les collectivités locales sont en majorité socialiste et pointer leur supposée mauvaise gestion peut avoir un intérêt électoral, au-delà des économies potentielles réelles.
En 2011, la dotation de l'Etat aux collectivités locales s'élevait à 50,3 milliards d'euros, un montant gelé en valeur depuis 2010 et jusqu'en 2013. La modulation de ce montant, qui représente environ 35 % des ressources des collectivités locales, représente un montant relativement faible, comparé aux 75 milliards d'euros d'économies de dépenses promises par le candidat Sarkozy.



Pour les joueurs de poker...




Claude Guéant expulse un brelan d'imams radicaux et une paire d'islamistes. Les joueurs de poker électoral apprécieront. Mme Le Pen, on l'imagine, doit voir rouge, mais pour l'instant, le full bat la couleur.

Hervé Le Tellier
Le Monde.fr 








Adevia: de qui se moque-t-on?



La Voix du Nord, dans son compte-rendu de la réunion de la CAHC (Communauté d'Agglo d'Hénin-Carvin) de jeudi dernier, faisait état de ce qui suit:

Soutien à Adevia : stop ou encore ?

La société d'économie mixte, partenaire privilégiée des collectivités locales du bassin minier, cherche, à la demande des banques, des liquidités auprès de ses quatre actionnaires publics (la CAHC détient 7 % du capital).

L'agglo Lens-Liévin a conditionné cette aide à la mise en place d'un audit. Jean-Pierre Corbisez souhaite que la CAHC en fasse autant (l'avance demandée s'élève à... 3 millions d'euros). Réactions glaciales dans la salle. Albert Facon s'étonne que « ce soit nous, la CAHC donc les contribuables, qui devions payer l'audit ». « On a suffisamment de griefs vis-à-vis d'Adevia pour agir autrement que par un audit », estime le maire de Rouvroy : la SEM a décalé un remboursement de 300 000 E à la CAHC et les deux parties sont au tribunal au sujet de la zone d'activité de la Chênaie. Jean-Pierre Corbisez, seul administrateur issu de la CAHC à Adevia, a suspendu sa participation. Cette « SEM... aide profondément au développement des territoires, a plaidé le maire de Carvin pour la défense. Il y a la crise bancaire, la crise des financements publics : certains projets sont ralentis il y a une baisse d'activité d'Adevia, donc le financement par ses fonds propres devient insuffisant. Il y a nécessité de voir si d'autres possibilités d'apporter des concours sont envisageables, de peser le pour et le contre. »Jean Haja soulève une responsabilité d'intercommunalités voisines : « Adevia a joué le rôle de banquier sur certaines collectivités, nous avons toujours été très corrects, ce n'est pas nous qui avons mis en danger Adevia. » « Je vous propose de rencontrer le directeur et le président d'Adevia en bureau le 12 avril », a conclu Jean-Pierre Corbisez. 

C. L. C.

Rappelons les conclusions du rapport de la CRC, cette dernière étant, pourtant, toujours d'une prudence extrême!(http://www.ccomptes.fr/fr/CRC18/documents/ROD/NPR201103.pdf):

- carences dans la formalisation des procédures, notamment l’absence d’encadrement des modalités d’actions et de rémunération du directeur général (pas de contrat travail; salaire doublé en 7 ans, sans autorisation du CA!)
- dans un contexte d’une politique salariale accommodante, surtout pour l’équipe dirigeante, il est observé que le Président du conseil d’administration (CA) a perçu des indemnités dans des conditions irrégulières depuis 2005 (indemnités multipliées par 4 sans autorisation du CA et total des indemnités d'élus au-dessus du plafond légal: ceci pour l'ancien Président; pour le nouveau, on se souvient de l'embauche d'un chauffeur 2 mois avant d'avoir une voiture: il est vrai qu'il s'agissait de son frère!).
- Les procédures d’achat, d’une importance particulière au regard des sommes en jeu, apparaissent perfectibles. les conditions de fonctionnement de la commission d’appels d’offres (CAO), comme les modalités de sélection des candidats, font apparaître de graves irrégularités altérant les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats et de transparence
- Les anomalies se concentrent sur un nombre limité de prestataires d’études et de maîtrise d’oeuvre, parmi lesquels certains ont des liens directs ou indirects avec des administrateurs d’Adévia (le fils de JP Kucheida, par exemple).
- la société ne souhaite pas constituer de réserves foncières et privilégie les négociations amiables afin de limiter les délais de procédure, quitte à accepter une inflation des prix d’acquisitions.
-sur le territoire de la commune de Hénin-Beaumont,  Adévia a réglé aux exploitants agricoles des indemnités d’éviction dans des conditions critiquables. Les errements constatés pourraient en outre impliquer des coûts supplémentaires en raison des conséquences fiscales attachées aux modalités impropres d’acquisition du foncier sur cette opération.
- Adévia facture des frais financiers sur des opérations dont elle est chargée et qualifiés comme une rémunération complémentaire peu transparente.
- Les modalités de cession du patrimoine de la SAEMIC à Pas-de-Calais Habitat et les méthodologies d’évaluation des sociétés absorbées appellent des observations (surévaluation qui a profité à qui?).

Vous pouvez retrouver cela, en détail, dans une série de 7 articles que j'ai publiés à partir du 29 janvier 2011

C'est donc Adevia qui a le culot de demander l'aide des collectivités, alors qu'elle a dilapidé l'argent public! L'affaire fait l'objet d'une enquête judiciaire et j'espère que la prescription n'effacera pas toutes les malversations précitées...
La CALL (Agglo Lens-Liévin) a proposé un audit avant d"aider Adevia! Alors qu'il existe déjà un rapport de la CRC. Rappelons également que l'ancien Président d'Adevia (maire de Bully) est membre de la CALL tout comme un ancien administrateur (en exercice au moment des faits reprochés) qui n'est autre que JPK (Président de l'Agglo).
Quelle a été la réaction du PC, du MRC, d'EELV à cette proposition du PS? Apparemment l'audit a paru les arranger...
La CAHC (Agglo Hénin-Carvin) était prête à se ranger à la même pseudo procédure (arrangement, on le suppose, entre les 2 Présidents, JPK et JP. Corbisez). Heureusement, malgré le plaidoyer de P.Kemel (candidat PS aux législatives), le PC a réagi "sainement", en refusant cette solution...Mais la décision de JPC (Vice-Président d'Adevia!!!) fut finalement de rencontrer le Directeur et le Président d'Adevia, ce qui est véritablement se moquer du monde! Quelle confusion des genres!

Je peux déjà dire que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir de citoyen pour empêcher que la CAHC ajoute de l'argent dans le capital d'Adevia...Que ceux qui souhaitent me rejoindre dans ce combat (judiciaire probablement, mais également médiatique), me le fassent savoir afin que nous nous organisions...(alainalpern gmail.com) Tous les élus qui se commettront dans cette vilénie devront répondre de leur complicité!

Adevia: cette SEM (société d'économie mixte) a le monopole des travaux d'aménagement, avec tout ce que cela signifie, même dans les dossiers où elle n'est pas compétente (le tramway), elle a surpayé (illégalement) son Président, son Directeur, la Saemic, des propriétaires et exploitants agricoles, des entreprises dont celles de "fils à papa", etc. Vous ne trouvez pas que les contribuables ont déjà assez payé comme cela?












lundi 2 avril 2012

Journal de campagne de Nico (81)


Je confirme que je demanderai 115 milliards d'efforts aux Français. Depuis le début de la campagne, je ne cesse d'apporter des idées...Je rappelle avoir, au nom de la France, pris des engagements: 0% de déficit en 2016. Pour y arriver, j'ai prévu 115 milliards d'euros d'efforts, 75 milliards sur les dépenses, 40 milliards sur les recettes. Et sur celles-ci, j'en ai déjà fait voter 32 milliards. Concernant les 8 milliards d'euros restants, je propose notamment l'impôt forfaitaire sur les grandes sociétés et la taxe pour les exilés fiscaux. Pour ces derniers, nous leur ferons payer ce qu'ils ont payé en moins en impôts à l'étranger. Une mesure qui devrait rapporter 500 millions d'euros. L'impôt forfaitaire sur les grandes sociétés et l'impôt minimum sur les bénéfices, devrait rapporter 2 à 3 milliards par an à l'État.
Je me bats pour la compétitivité des entreprises et pour l'innovation. Je me bats pour la revalorisation du travail. L'an passé, 9 millions de salariés ont bénéficié d'heures supplémentaires sur lesquelles ils ne paient pas d'impôt et sur lesquelles les entreprises ne paient pas de cotisations, et  le candidat socialiste veut les supprimer!
Je présenterai mon projet en fin de semaine. Cela laissera 2 semaines aux Français pour se l'approprier. C'est largement suffisant pour qu'ils comprennent pour qui voter...





La tenue de l'élection en question après l'hospitalisation d'Eva Joly


Libération 2/4/2012

Eva Joly, candidate écologiste à la présidentielle, est hospitalisée depuis dimanche soir après une chute mais son entourage, démentant tout malaise cardiaque, assure qu'elle devrait sortir lundi et reprendre sa campagne mardi.
La candidate, 68 ans, avait été admise à l'hôpital Cochin à Paris, après être tombée dans un escalier à la sortie d'un cinéma. Elle y était encore lundi dans la matinée.
Les responsables de son parti, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), se sont voulus rassurants : «C'est bénin, semble-t-il», a déclaré le sénateur Jean-Vincent Placé qui la remplaçait au débotté sur RTL. «Ce qui est prévu, c'est que demain, elle reprenne ses activités».
Un peu plus tard, Stéphane Sitbon-Gomez, directeur de campagne de l'ex-juge d'instruction, a précisé : «Les médecins ont fait l'ensemble des examens médicaux nécessaires», «ils ont, y compris, vérifié l'aspect cardiaque». «Tout est positif, ils ne voient rien de particulier», ni «aucune trace d'un malaise cardiaque à ce stade».
Jean-Vincent Placé, un des ténors d'EELV, a assuré que la candidate reprendrait ses activités mardi, et tiendrait bien meeting mercredi soir à Nantes.
«Vu la personnalité en question, les médecins prennent des précautions», a-t-il ajouté pour expliquer ce séjour prolongé à l'hôpital.

Report de l'élection

«Elle a fait une chute a priori sans gravité, mais il faut être sûrs, comme c'est un choc à la tête... Il n'y a pas de raison d'avoir des inquiétudes», avait indiqué pour sa part Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, sur i-TELE.
La candidate écologiste, créditée d'environ 2% d'intentions de vote, devrait donc reprendre sa campagne.
Si ce n'était finalement pas le cas, l'événement pourrait être lourd de conséquences.
La Constitution prévoit en effet que si un des candidats «se trouve empêché, le Conseil constitutionnel prononce le report de l'élection».

L'hospitalisation d'Eva Joly avait été annoncée dimanche soir par un tweet du journaliste Jean-Michel Aphatie, qui devait l'interviewer sur RTL lundi matin.
Sur le plateau de Canal +, dimanche, Eva Joly n'a pas caché ses difficultés : «La campagne s'est durcie, c'est de plus en plus difficile».
Interrogée sur le ministère de la Justice qui pourrait l'intéresser en cas de victoire de la gauche, elle avait confié : «Je pense que personne ne penserait à me le donner», «je représente trop d'étrangeté, j'ai un accent, je ne suis pas née ici, j'ai pas fait l'ENA, je suis une femme et une femme qui n'est pas jeune».
«Je voudrais dire aux Français que cela est un handicap très lourd, et que la place qui m'est faite dans cette campagne souffre aussi de tous ces handicaps cumulés».

Succès en 2009, difficultés en 2012

Norvégienne d'origine, arrivée en France en 1954, Gro Eva Farseth était devenue magistrate à 38 ans, menant une carrière jusqu'au coeur des affaires politico-financières les plus sensibles, dont l'affaire Elf.
Son entrée en politique, elle l'a faite aux européennes de 2009, convaincue par Daniel Cohn-Bendit après avoir hésité à rejoindre le MoDem. Succès : le couple «Dany-Eva» obtient 20,9% en Ile-de-France, après une campagne où elle avait captivé en meeting, malgré sa voix monocorde et son accent.
Elle a ensuite, à la surprise générale, battu nettement Nicolas Hulot à la primaire d'EELV. Mais depuis le début de sa campagne, elle peine à convaincre sur l'écologie et est plombée par des sondages calamiteux.

(AFP)



Dimanche 6 mai 2012 (version 1)


Extraits des flashs de France Info du dimanche 6 mai 2012

- 07h: les bureaux de vote pour le second tour des Présidentielles ouvriront dans une heure. Nous vous rappelons les résultats du 1er tour:
  • Sarkozy: 29,01 %
  • Hollande: 27,33%
  • Mélenchon: 14,68%
  • Le Pen: 13,51%
  • Bayrou: 12,07%
  • Joly: 1,72%
  • Dupont-Aignan: 0,63%
  • Arthaud: 0,56%
  • Poutou: 0,34%
  • Cheminade: 0,15%
Les sondages pour le second tour, parus il y a une semaine, donnaient 51,5/48,5 en faveur de F. Hollande.

- 08h: les bureaux ouvrent partout. Souhaitons que le beau temps n'empêche pas les électeurs de venir voter. Il y avait eu beaucoup d'abstentionnistes, au 1er tour, pour une élection présidentielle (27%); entre ceux qui ne veulent pas choisir entre les 2 candidats et ceux qui veulent éviter la victoire du Président sortant, le nombre d'abstentionnistes devrait être le même que lors du 22 avril.

- 09h: on nous annonce que les 2 candidats, matinaux, ont voté.

- 11h: Madame Le Pen a réfuté que d'elle dépendait la victoire de N.Sarkozy. Pourtant 75% de ses électeurs du 1er tour déclarent vouloir voter pour N.Sarkozy...

- 12h: environ 28% des inscrits avaient voté à 12H laissant présager un taux de participation d'environ 72-73%, ce qui est faible.

- 14h: F. Hollande espère de bonnes nouvelles à annoncer aux Français.

- 15h: N. Sarkozy déclare ne pas songer à déménager...

- 16h: l'effervescence règne dans les QG de campagne. JL Mélenchon estime que ceux qui ont voté pour lui se reporteront sur la candidature de F.Hollande, afin de contrebalancer le vote sarkozyste massif des électeurs FN

- 17h: F. Bayrou qui n'a pas donné de consigne de vote fait confiance à l'intelligence des Français.

- 18h: les premiers bureaux de vote ferment. Un sondage "sortie des urnes" annoncent un résultat très serré...comme on s'y attendait...

- 20h: les derniers bureaux de vote, dans les grandes villes, viennent de fermer...Les premières estimations dans quelques instants...

- 20h03: François Hollande est annoncé gagnant, avec une petite marge qui empêche ses partisans de pavoiser, pour l'instant, en attendant confirmation...

- 20h30: il semblerait que la victoire de Hollande soit confirmée avec 51,7% contre 48,3% à son adversaire.

- 20h45: N. Sarkozy vient d'admettre sa défaite, par un communiqué dans lequel il annonce aux Français qu'ils doivent se préparer au pire pendant 5 ans, mais qu'en 2017, il sera présent. Pas de félicitation au vainqueur comme on le constate...

- 21h: le résutat quasi-définitif est donc le suivant:
  • F. Hollande: 51,68%
  • N.Sarkozy: 48,32%
  • abstentions: 24,83% des suffrages exprimés;
Résultats en provenance du Ministère de l'Intérieur.

- 22h: les sympathisants et militants socialistes se rassemblent Place de la République et entonnent un chant joyeux: "Bye, Bye, Sarkozy

- 23h: quelques déclarations:
  • F. Hollande: "La France va de nouveau pouvoir être fière d'elle-même.
  • JL Mélenchon: "J'espère que F. Hollande nous a entendus".
  • F. Bayrou: "J'espère que F.Hollande entendra les Français qui ne veulent ni de la droite, ni de la gauche
  • M. Le Pen: "Nous n'attendons pas grand chose du PS. La France va crouler sous le nombre d'immigrants et de mosquées. La délinquance va devenir insupportable!" 
  • E. Joly: "j'ai mal à mon écologie".
Rappelons que N. Sarkozy n'a pas souhaité s'exprimer.

- 24h: remarques de notre consultant politique:
  • les Français en avaient assez de N.Sarkozy et ils ont majoritairement voté contre lui plutôt que pour F. Hollande;
  • le nouveau Président va devoir tenir compte de l'avis du Front de Gauche qui l'a largement soutenu. Cela devrait se traduire dans la formation du gouvernement auquel participeront des communistes. Quelques amis de JL Mélenchon devraient également devenir ministres: on pense à Martine Billiard, co-présidente du Parti de Gauche. Lors des prochaines législatives, des accords avec le Front de gauche sont à prévoir;
  • comment F.Hollande respectera-t-il l'accord passé avec EELV, suite au faible score d'E. Joly? Il lui sera difficile de résister à la pression des autres alliés du PS et de ses propres amis; troquera-t-il cet accord avec l'entrée de plusieurs ministres écologistes au gouvernement?
  • l'écart avec N Sarkozy s'est réduit lors des dernières semaines; on peut penser que ce qui s'est produit aujourd'hui était préfiguré dans les sondages: les électeurs FN ont voté en grande majorité pour l'ex-Président. Il eut été paradoxal que ce dernier soit réélu grâce aux voix du FN, ce qui aurait pu effectivement se passer si le report avait été encore plus massif. Ce dernier élément laisse entrevoir des accords de terrain entre l'UMP et le FN lors des prochaines législatives. L'UMPFN pour succéder à l'UMPS chère à M. Le Pen?

dimanche 1 avril 2012

Journal de campagne de Nico (80)


Certains parlent de la jeunesse, en-veux-tu, en-voilà...Et finalement, au bout du compte, il n'y a rien! Moi, je propose de créer une "banque de la jeunesse" afin de soutenir financièrement les projets portés par des jeunes, notamment en matière de création d'entreprise. Je veux que la société se porte caution pour une jeunesse qui veut étudier, qui veut travailler. Voilà ce que j'ai dit à plusieurs milliers de jeunes UMP réunis au Parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris, pour venir m'écouter et ils n'ont pas dû être déçus du voyage! Je refuse l'assistanat, je ne veux pas de cette dépendance pour la jeunesse, je ne veux pas de cette injure pour la jeunesse. Je dis non à un RMI jeune, non à un RSA jeune, mais je dis oui à une banque de la jeunesse. Nous allons créer une banque de la jeunesse qui se portera caution pour tous ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une famille qui puisse les aider. Prenons l'exemple de la création d'une entreprise par des jeunes, porteurs d'imagination, de dynamisme et de réalisme: pourquoi ne pas leur mettre le pied à l'étrier afin qu-ils se lancent?
Je trouve inimaginable que des jeunes puissent voter, aujourd'hui, pour des ringards qui n'ont que des vieilles lunes à leur proposer, alors qu'il y a des candidats plus en phase avec eux: voyez Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon ou, en toute modestie, moi-même...Je me permets de parler de moi parce que Carla trouve que je me sousestime et comme j'écoute Carla, j'ai moins de scrupules à en parler, d'autant plus que ma femme connait bien la jeunesse...



Quelques brèves du jour...



- On annonce que DSK aurait participé, à plusieurs reprises, à des réjouissances à la Camargue, ce haut lieu de libertinage du Héninois, organisées par quelques "personnalités" locales...Il devrait être interrogé sous peu, bien qu'il ait déclaré qu'il ne savait pas que les participantes étaient des prostituées.

- Catherine Génisson viendrait inaugurer le local de la nouvelle section du PS héninois, ce mercredi. Elle aurait l'intention d'en donner la responsabilité à une personnalité de la Région. On parle de Martine Aubry. Cette dernière n'a pas confirmé, mais dans son entourage, on admet que ce pourrait être le cas: l'idée serait que Gérard Dalongeville prenne le relais, ensuite, s'il sort indemne de son futur procès...On commence à comprendre la stratégie du PS pour les municipales de 2014!

- On prête un accord secret à Sarkozy et Hollande: le gagnant de l'élection présidentielle prendrait l'autre comme 1er Ministre. A confirmer sous peu...

- Dany Boon aurait l'intention de se présenter aux élections législatives dans la 11ème circonscription, pour contrer Marion Le Pen. On peut se demander pourquoi il ne concourt pas aux présidentielles...

- Le maire d'Hénin-Beaumont serait l'heureux gagnant du dernier tirage du Loto et de ses 28 millions. Il aurait demandé l'anonymat, mais la rumeur est crédible qu'il ferait un don au CCAS de la ville. Voilà 500 euros qui feront du bien aux défavorisés...

- Pour bien montrer qu'elle n'était nullement anti-islam, Madame Le Pen aurait décidé de se convertir à la religion musulmane. L'annonce aurait dû être bien gardée, mais un employé d'une agence de voyages, dans laquelle la patronne du FN aurait pris son billet pour La Mecque, a vendu... la mèche. Certains journalistes estiment qu'elle ne portera pas le voile (et encore moins la burka!). On commence à comprendre la stratégie du FN pour 2017...

- Jean-Pierre Kucheida aurait fait une demande de logement personnel à la Soginorpa: il serait sur une liste d'attente, ce qui lui a fortement déplu. Interrogé, Dominique Soyer, le directeur général, rassure JPK, son Président: la décision de construire un logement de 6 chambres et 6 salles de bains à Busnes (près du restaurant étoilé de son cousin, Meurin) est encore à l'étude... 

Un autre scandale politico-financier: le tramway (5)


Conclusions :

Ce projet tramway, dont je ne discute pas l’intérêt sur le fond, a été marqué par une faillite politique. Faillite d’une structure, le SMT, regroupant tous les hommes politiques qui comptent dans la vie politique du Bassin Minier: les barons certes, mais aussi tous les autres Maires, incapables (ou impuissants) à mettre le holà à la gestion erratique de ce dossier. Reprenons cela point par point :

1- La confusion des rôles entre membres du SRT et membres du CA d’Adevia n’a semblé déranger personne. Tous les maires des secteurs concernés étaient au courant, puisque tous membres du Comité syndical du SMT (l’Assemblée Générale, en quelque sorte): de Bruay à Hénin-Beaumont. Ainsi, je citerai 2 exemples significatifs : Philippe Kemel, maire de Carvin est membre du Bureau du SMT et, en tant que censeur ( ?), membre du CA d’Adevia! C'est-à-dire membre des 2 organes préparant les décisions du comité syndical (regroupant les délégués de toutes les communes). L’autre exemple concerne un personnage dont on ne s’étonnera pas de retrouver le nom. JP Kucheida était membre du Bureau du SMT et, sauf erreur de ma part, il était encore membre du CA d’Adevia, au moment dont on parle. A noter d’ailleurs que la ville de Liévin est omniprésente dans le CA d’Adevia (ce qui s’explique historiquement par le fait que Artois Développement, société d’amènagement liévinoise a constitué le noyau dur lors de la création d’Adevia) avec 2 administrateurs et 2 censeurs! Juridiquement, c’est une confusion des genres qui, au-delà des conséquences judiciaires (cela a été pointé par la CRC), démontre bien 2 choses :
- Le pouvoir politique est bien concentré entre quelques mains (Kucheida apparaissant comme le principal d’entre eux, une nouvelle fois) ;
- La soumission des maires qui laissent faire toutes les dérives, maintes fois observées. Quel est celui d’entre tous ces édiles qui a posé des questions sur le fait que, comme par hasard, il n’y avait qu’une seule société candidate au marché, alors qu’une vingtaine opère sur le marché des transports publics? Aucun ne s’est étonné qu’Adevia soit l’unique candidat, bien que non spécialiste (c’est une société d’aménagement!), et personne n’a songé à proposer de recommencer l'appel d’offres, ce qui était fort possible! Faut-il rappeler que ces maires ont tous des programmes d’investissements sur leurs territoires par l’intermédiaire de la Soginorpa, d’Adevia…ceci expliquant probablement cela !

2- Rappelons donc que le projet du tramway est reporté sine die, même si on sait que ce sera à jamais ! Pourquoi cet échec ? 3 raisons, à mon avis :
- L’incompétence de ceux qui ont été désignés pour gérer le dossier. Cela a été démontré tout au long de ce qui précède. A ce sujet, il n’est pas innocent que le projet Louvre-Lens soit piloté par le Conseil Régional. D’ailleurs, quand on voit l’absolu désintérêt de la question sur le territoire Lens-Liévin, on aura compris…Je n’insiste pas, sauf que nous avons les élus que nous méritons…
- La même incompétence s’est retrouvée dans les communes qui auraient dû être traversées par le tramway. Aucun maire n’a pris le taureau par les cornes pour aller expliquer le projet aux habitants. A Hénin-Beaumont, ville la plus importante après Lens et Liévin pour l’axe Lens/HB, et qui avait le plus à gagner, non seulement en termes de transport, mais également en termes d’aménagement urbain, les élus n’ont pas bouger le moindre petit doigt (sauf une réunion et une exposition, mais organisées par le SMT!) ;
- Dès que les maires se sont aperçus que les travaux dureraient jusqu’en fin 2013, ils ont tremblé pour leur campagne électorale municipale de mars 2014.
En vérité, le territoire manque d’hommes d’envergure, susceptibles de fédérer et de mobiliser. Et ce, au niveau des agglomérations, mais également au niveau des communes. Quels que soient les défauts de Percheron (Euralens et Louvre-Lens) , Mauroy (Euralille) ou Delebarre (projets à foison dans le Dunkerquois), ces hommes furent capables d’insuffler leur charisme…Nous, nous devons compter avec JP Kucheida !

3- Une nouvelle fois, il nous faut souhaiter que les rapports troubles d’Adevia avec les hommes politiques du Bassin Minier soient mis à plat par une enquête judiciaire se basant sur les rapports de la CRC. On me certifie que c’est le cas actuellement. Il est temps, car Adevia et, auparavant, Artois Développement, la Sepac et la Saemic ont depuis trop longtemps été des outils aux mains des politiques avec toutes les dérives suspectées. Dans ce dossier du tramway, on a vraiment l’impression, à travers le favoritisme dont a bénéficié Adevia, que l’on se soit fichu de la g….. des citoyens !

4- Il faudra bien que quelqu’un chiffre ce que va coûter l’abandon du projet: en additionnant les études, les embauches au SMT, les indemnités pour ruptures de contrats, les différents documents qui ont été réalisés, les voyages d’études… on doit pouvoir parler en millions d’euros ! Cela rejoindra, au niveau de la gabegie, les 6 millions dépensés, par Albert Facon, pour Sainte-Henriette. Qui sera responsable ici? Le Président du SMT n’est qu’un pion dans cette affaire…Il y a plusieurs Présidents d’intercommunalités concernés: Kucheida pour la CALL, Corbisez pour la CAHC, Wacheux pour Artois Comm (et à titre anecdotique, Villedary pour la CCNE). Lequel est donc responsable ? Le 1er nommé a dû être à la manœuvre, comme d’habitude, le deuxième n’a jamais dénoncé les dérives, mais ne devait pas avoir son mot à dire, le 3ème est vice-Président chargé des Transports au Conseil Régional…Tous co-responsables ?

FIN














samedi 31 mars 2012

Journal de campagne de Nico (79)


Mes adversaires ne sont pas en grande forme. Faut dire que ma remontée dans les sondages les bouscule forcément...Ils savent maintenant que j'vais gagner. Regardez Hollande, il ne sait plus quoi faire: il n'a plus rien de neuf à nous sortir! Son programme est arrivé trop tôt, tandis que moi quand je le présenterai, j'vous dis pas le buzz! La Le Pen est ...à la peine: je lui ai tout piqué: sécurité et immigration. Et comme il vaut mieux qu'elle se taise sur l'économie, ce qu'elle n'a pas toujours su faire...Bayrou? je dis rien...mais comme il appellera à voter pour moi au second tour...Même s'il ne se prononce pas, ses électeurs voteront majoritairement pour moi...de toutes les façons, s'il veut avoir une dernière chance d'être ministre, il sait ce qu'il lui reste à faire! Quand à la Méluche, rien à dire: il fait le travail pour moi, en piquant des électeurs à Le Pen et plus encore à Hollande. C'est un type très intelligent! Eva Joly était une bonne magistrate...L'écologie, est-ce qu'elle sait ce que c'est? Que fait-elle dans ce monde de brutes? J'en reparlerai avec elle après les élections...Cheminade, Poutou, Arthaud? Je ne sais quoi dire: nous ne fréquentons pas les mêmes endroits...Réflexion faite, j'aimerais bien avoir Mélenchon au second tour contre moi. En plus, cela ferait plaisir à Carla!