jeudi 22 septembre 2011

Au sujet des emprunts structurés...

Le journal Libération vient de publier les engagements des 5500 collectivités qui ont souscrit des emprunts à taux variables et qui se retrouvent aujourd'hui face à des difficultés  budgétaires, de ce fait
Comme le maire d'Hénin-Beaumont ne communique pas sur le sujet (comme sur bien d'autres malheureusement!), j'ai tenté, à partir de quelques informations trouvées dans les rapports de la CRC (2009, 2010 et 2011), de faire un point pour HB. 
 

Montant total des emprunts en cours (estimation AA: 40 millions).

En 2003 puis en 2008, la ville a souscrit, parmi les emprunts structurés (dits improprement "toxiques", mais le résultat est le même...) des emprunts  libellés en euros (7 M€ emprunt n°626 puis 3,7 M€ n°631), qui lui assuraient un taux fixe « bonifié » d’emprunt à la condition que la valeur du franc suisse ne se déprécie pas en dessous d’un certain seuil. 
Les taux varient donc en fonction de la parité Euro/franc suisse: cela signifie que si le franc suisse se déprécie par rapport à l’euro, au regard du taux de change constaté lors de la contractualisation de l’emprunt, la ville paiera moins d’euros en remboursement et en intérêts mais il est prévu qu’alors un taux fixe s’appliquera (les banques ne peuvent quand même pas perdre d'argent!).
En revanche, si le franc suisse s’apprécie par rapport à l’euro, la ville devra constater un taux majoré rapidement croissant : les taux variables s’appliquent si le rapport Euro/Franc suisse descend en dessous de 1,45 euros pour un franc suisse.
Tout allait encore bien du 6 juillet 2009 (élection de la nouvelle majorité) au 31 juillet 2009: la parité était encore favorable (1,52) et le rapport est tombé lentement jusqu'à 1,50 en décembre. C'est vers le 15 mars 2010 que le change est tombé en-dessous du fatidique 1,45!  Depuis c'est la descente aux enfers: 1,23 aujourd'hui (1,10, il est vrai en août).
Cela signifie que les taux d'intérêts applicables aux 2 emprunts, aujourd'hui, doivent se situer entre 15 et 20%!

La CRC, dans son rapport du 4 août dernier, avait exigé que l'on augmente les provisions
de 1 370 000€, pour les intérêts à prévoir pour les 2 emprunts, et atteindre ainsi une provision de 4 032 181,60 €!
A ce stade, il convient de rappeler que c'est G. Dalongeville qui a voulu ces emprunts structurés et notamment les 2 indexés sur le rapport Euro/F suisse. En juillet 2009, alerté par le rapport de la CRC de juin qui mettait en garde contre les dangers inhérents à ce type d'indexation, j'avais rappelé cet avertissement (la vérité m'oblige à dire que le FN m'a emboité le pas très peu de temps après). Et c'est là que la responsabilité du Maire est éclatante! Il n'a pas bronché avant l'automne 2010, au moment où les choses empiraient! Il aurait certainement été plus facile de négocier dès les 6 premiers mois de la mandature: les banques espéraient encore gagner de l'argent, les pénalités n'étaient pas élevées, la responsabilité de Dalongeville pouvait servir d'excuse...Les collectivités qui ont réagi ont pu alors trouver un arrangement. Mais, comme depuis 2 ans, la majorité, de plus mal conseillée , se mure dans ses certitudes et n'écoute aucun conseil extérieur...
Il faut espérer que l'euro reprenne de la force, mais, comme on le constate, la crise ne s'arrêtera pas de sitôt et le franc suisse est une valeur refuge...Mais on ne pourra pas supporter 15% d'intérêts pendant des années!

La transparence exigerait que le maire expose à ces concitoyens les engagements précis (que je ne fais qu'esquisser) pour lesquels les contribuables vont devoir mettre la main à la poche...Comment envisage-t-il nous sortir de cette situation?

mercredi 21 septembre 2011

Le Préfet du Pas-de-Calais a de l'humour...

J'avais adressé un mail au Préfet dimanche dernier (http://alpernalain.blogspot.com/2011/09/lettre-monsieur-le-prefet-du-pas-de.html).
Il m'a répondu ce matin, avec une belle dose d'humour que je vous laisse apprécier...

"Cher Monsieur,
Merci de votre message.
Mais vous savez qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on dit dans ce type d'ouvrage...
Avec mes sentiments les meilleurs.
Bousquet"

Le nucléaire "ringard"

Je me suis fortement inspiré, pour ce qui suit, d'une chronique, parue dans Le Monde du 15/9, écrite par Jean-Philippe Colson, Professeur émérite à la faculté de droit de l'université Montpellier-I,
auteur de " Nucléaire sans les Français " (Maspero, 1977)



La France est le pays le plus nucléarisé du monde: 58 réacteurs, soit près d'un réacteur par million d'habitants. Sommes-nous condamnés au nucléaire, malgré Tchernobyl, Three Mile Islands, Fukushima  et de nombreux incidents, sans conséquence heureusement? 

1- Malheureusement, le nucléaire français souffre de 3 tares:

- L'absence de débat public:  que ce soit pour l'implantation d'une centrale ou sur les grands choix de la politique nucléaire (par exemple sur la création d'un centre de stockage de déchets radioactifs!).
Plusieurs pays ont, au contraire, recouru au législateur ou à des consultations populaires pour décider de leur avenir énergétique: Autriche, Suisse, Allemagne, Italie. D'autres (Espagne, Suède) ne remplacent pas les réacteurs en fin de vie.

- le secret: silence sur les transports de matières radioactives (voir http://vertsbethune.ouvaton.org/actions/vdn011101.html ou http://www.liberation.fr/societe/0101455188-secret-defense-un-elu-vert-poursuivi) et, surtout, les incidents de sites (Saint-Laurent, le Blayais, la Hague, Tricastin, Paluel, etc.). La très faible probabilité supposée d'un accident nucléaire majeur est contredite par les 3 accidents rappelés ci-dessus, soit en moyenne un accident majeur tous les dix ans. 

- Il conviendrait de faire confiance aux techniciens de l'atome: sûreté des centrales, radioprotection, gestion des déchets radioactifs à vie longue, etc. C'est une affaire de technique, pas de démocratie.
"circulez, dispersez-vous, irradiez-vous, le nucléaire est trop important pour être discuté".

2- Si vous ajoutez à cela les évolutions suivantes, le bilan du nucléaire "à tout va" a de quoi effrayer:

- la part d'électricité d'origine nucléaire dans le bilan énergétique français n'a cessé de croître et nous sommes devenus dix fois plus dépendants du nucléaire, en 35 ans:  notre soi-disant indépendance nucléaire est un faux argument parce que nous sommes obligés d'importer l'uranium nécessaire!
- la privatisation rampante du nucléaire, par le recours aux  sous-traitants privés qui emploient souvent des personnels intérimaires chargés de la décontamination et de la maintenance des sites. Cela entraine une irresponsabilité en cas d'accident et une moindre compétence par manque de formation continue de ce personnel...

3- Deux principes constitutionnels, en matière environnementale, ne sont pas respectés:

- Le  principe de précaution: l'industrie nucléaire construit des réacteurs sans savoir comment elle les démantèlera sans dommage pour l'environnement, ni ce qu'elle fera de leurs déchets. On n'a aucune donnée précise (technique, environnementale et financière) concernant le démantèlement futur des réacteurs construits depuis la loi de 2005 consacrant le principe de précaution, pas plus que les conditions d'élimination des déchets radioactifs à haute activité et/ou à vie longue. 

- Le principe du " pollueur payeur " n'est pas non plus appliqué par le nucléaire. Il est exclu pour la gestion à long terme des déchets radioactifs (plusieurs dizaines de milliers d'années) ce qui pose également le problème de l'irréversibilité: un stockage à grande profondeur, c'est-à-dire irréversible, ou bien privilégier des solutions permettant aux générations futures d'intervenir ? "Long terme, incertitude et irréversibilité se conjuguent ainsi pour reporter l'application du principe du " pollueur payeur " sur les générations futures".

Dans notre pays, le discours dominant veut faire croire que les obstacles à la sortie du nucléaire et au développement massif des énergies renouvelables sont plus politiques que proprement techniques.

"Si les Français veulent à leur tour sortir du nucléaire, sans perdre davantage de temps, il leur reste à se convaincre que le nucléaire comporte une constante et une évolution : il est toujours aussi dangereux, et il est devenu une source d'énergie ringarde."

mardi 20 septembre 2011

Devinette

 

De qui sont ces citations écrites par une seule et même personne?

Un seul indice pour vous aider:

- il s'agit d'un cas unique: adjoint aux maires depuis plus de 10 ans (sauf pendant 15 mois)!

Remarques: 

- Je n'ai rien modifié quant aux erreurs et fautes commises afin de garantir l'authenticité des citations. 

- Ces dernières sont souvent justes (sauf la 3ème) et font sourire aujourd'hui...


1- "Pour une gestion hors de tout soupçon…


Au 31-12-2000, l’ancienne équipe municipale laisse  plus de 2 millions d’euros dans les caisses de la ville.
En 2001, les juges de la Cour des comptes vérifient la gestion de cette équipe. La gestion Darchicourt ne fait l’objet d’aucune remarque et est totalement approuvée par les juges.
Fin 2002, deux ans après l’élection du nouveau maire, le déficit est de 12 millions d’euros. Après avoir démontré l’entière responsabilité de Dalongeville, les juges de la CRC lui donnent des ordres: «On vous donne 3 ans pour rétablir la situation en faisant des économies». Mais au lieu de réduire le train de vie de la municipalité pour rétablir la situation, il vous inflige une augmentation de l’impôt local de 85% !"

2- "Si à votre arrivée à la mairie, les choses allaient si mal, alors, Monsieur le Maire où avez-vous donc trouvé les sous pour embaucher plus de 200 personnes avant d’être condamné par la Cour Des Comptes ?"

3- "Un journaliste, après avoir vomi pendant 6 ans le maire en place, tout simplement parce qu’il ne supportait pas l’existence d’un journal gratuit lui faisant de l’ombre, retourne soudain sa veste. Quoi de plus normal ?

Ce même journaliste, suite au dépôt de bilan de cette presse concurrente, contribue désormais à la promotion de celui qui fut l’objet de sa vindicte pendant six ans. Quoi de plus normal ?"

4- "Héninoises, Beaumontoises, Héninois et Beaumontois.
Soyez tous présents demain, 20 février, vers 16 heures, sur les parvis de l'hôtel de ville. Vous pourrez y admirer, en chair et en os, celui qui le temps d'une campagne présidentielle fut considéré comme le futur " prince consort" (François Hollande). Il s'est désormais mis en tête de devenir tout simplement le roi.
En attendant sans vergogne, il se livre aux basses besognes, notamment celles de soutenir les candidats PS ou pseudo PS les plus en difficulté, quand ce ne sont pas les plus incapables comme par exemple le maire d'Hénin Beaumont, dont il a refusé pendant cinq ans avec obstination la réintégration en sa chapelle.
Pauvre France.
Venez tous demain lui infliger une haie de déshonneur."

Les résultats des primaires du PS pourraient tourner à la confusion!


Les primaires, organisées par le parti socialiste, sont destinées à désigner démocratiquement le candidat porté par le parti et sont ouvertes à tous ceux qui se réclament de la gauche. Reprenons ces 2 propositions:

- au départ, la volonté était que ce soit les primaires de la gauche toute entière, afin d'éviter l'éparpillement des voix qui a causé l'absence de Lionel Jospin lors des Présidentielles de 2002, le PS dixit. Sur les 3 partis qui auraient été susceptibles d'y participer, les Verts (devenus EELV) et le MRC s'y sont refusés, ne voulant pas cautionner le renforcement du bi-partisme, voulu par les partis dominants, UMP et PS. Le PRG, quant à lui, déjà largement inféodé au PS (ce qui lui assure quelques places d'élus lors de chaque élection) a décidé d'y participer, l'un des 6 candidats étant un des siens;
- se limiter à un électorat d'adhérents du parti  aurait eu pour double effet négatif, d'une part, de compter les adhérents/électeurs, en très nette diminution par rapport aux chiffres annoncés (les estimations varient entre 150 000 et 200 000), et de démontrer, d'autre part, que les centaines de "cartés" de certaines sections ne sont que des "obligés" (la plus importante section de France se situe à Liévin, Pas-de-Calais, ville détenue par un cacique socialiste, avec plus de 1200 adhérents, pour 32 000 habitants!), voire même des fausses cartes...

Le PS espérait un million de votants, il y a quelques semaines, ce qui paraissait beaucoup à certains observateurs. L'audience du 1er débat, entre les 6 candidats, ayant atteint 5 millions de téléspectateurs, rend très optimistes les organisateurs et les candidats eux-mêmes. Certains se disent même convaincus qu'il y aura plus de 2 millions d'électeurs!

Mais attention! les résultats de cette consultation ouverte, en principe, à des sympathisants pourraient être faussés par rapport aux ambitions premières! En effet:
1- malgré les modalités demandées aux électeurs pour pouvoir voter, à savoir une modique participation de 1 euro et un engagement écrit d'adhésion aux valeurs de gauche, cela ne suffira pas pour empêcher d'éventuelles manipulations dont on pourrait donner un exemple:  si un grand nombre de personnes de droite décidaient de voter, par exemple, Jean-Michel Baylet, de telle sorte qu'il finisse premier ou second à l'issue du premier tour, rien n'empêcherait qu'il soit désigné comme le candidat du PS, lors du second, avec une participation amplifiant son score ...Est-ce vraiment ce que souhaite le Parti socialiste?

2- des électeurs écologistes et communistes se sont déclarés prêts à aller voter aux primaires pour influencer la désignation d'un candidat pour qui ils devront voter au second tour de la Présidentielle (Le Monde du 14/9/2011). Attitude fort compréhensible...Sauf que, Hollande s'étant déclaré contre une sortie du nucléaire, même dans 20 ou 30 ans, les électeurs écologistes iront plutôt voter Royal ou Aubry qui, elles, se sont engagées pour cette sortie à terme! Quelques dizaines de milliers d'électeurs anti-nucléaires pourraient, ainsi, faire pencher la balance...même sans parler de manipulation, comme dans le cas précédent.

A travers ces 2 exemples, on voit très bien que les sondages sur les résultats (avec des écarts faibles entre Hollande et Aubry) n'ont aucune valeur prédictive!

Le PS est-il conscient de ces possibles dérapages non contrôlés?

lundi 19 septembre 2011

L'avenir de DSK est-il tout tracé?


J'avais décidé de ne pas commenter l'interview de DSK sur une chaîne privée, hier soir. Je change d'avis, parce que, depuis ce matin, je ne lis, ni n'entend ce que j'ai ressenti en l'écoutant et le regardant. Non pas que j'aurai des réflexions originales à vous dévoiler, mais je pense que mon regard est plus objectif que d'autres: je n'aurai en effet pas voté pour lui, à l'occasion des primaires, ni lors du premier tour des présidentielles...mais, bien entendu, lors d'un second tour, j'aurai marqué mon ras-le-bol exacerbé contre Sarkozy et ma haine viscérale contre Marion Le Pen...

Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé la façon directe de Claire Chazal de mener l'entretien: sans fioriture et en posant toutes les questions, même les plus difficiles. Sauf une: pourquoi DSK ne sait-il pas se contrôler quand il se retrouve seul avec une femme? Certes, il a répondu, préventivement, qu'il avait changé à cet égard...La journaliste, amie d'Anne Sinclair, a laissé, quand même, transparaître sa désapprobation...

DSK avait bien travaillé sa présentation. Ses mots avaient été manifestement maturés à l'avance. Il a fait acte de contrition: ni trop, ni trop peu. Tout était calculé: il a été innocenté judiciairement, mais il a commis "une faute morale" et il a beaucoup réfléchi et s'excuse auprès de tous. Il est vrai que c'était la seule attitude à avoir, mais cela manquait de chaleur, du fait de cette préparation un peu trop marquée. Or, c'est cette froideur qui lui a toujours été reprochée et il n'a pas su la dépasser...

Je n'ai pas non plus été sensible aux calculs que représentaient ces instants de silence, ces mouvements d'yeux alternant (fausse?) humilité et pénétration intense (!), ni les jeux de mains...
Par contre, j'ai admiré cette leçon de réalisme politique sur la situation financière de l'Europe: il ne sert à rien de voler au secours de la Grèce (et d'autres pays, éventuellement). Le remède est pire que le mal, en somme. Nous avons fauté en la laissant faire n'importe quoi et la seule solution aujourd'hui, pour éviter la récession, c'est qu'états et banques prennent en charge les dettes. Ces quelques instants de pédagogie économique et surtout politique ont suffi pour que j'efface les mauvaises impressions évoquées préalablement. Le DSK libéral et calculateur a laissé la place à un DSK plus humain.

Que tirer comme conclusion sur le plan politique? Cet homme n'a pas renoncé à jouer un rôle sur ce plan-là, manifestement. Il en a même tracé, subliminalement, les séquences futures: il fera profiter, à titre de conseiller, de son expérience FMI, dans un premier temps, puis s'investira dans l'Europe (Président de la Commission européenne?) avant de se retrouver en position d'être candidat à la Présidence de la République en 2017. Il aura 68 ans, le bon âge pour faire un premier mandat...
Mais il n'est évidemment pas maître de son destin et, notamment, du résultat de la Présidentielle de 2012: si la gauche gagne, cela deviendra plus difficile, en 2017, que si la droite vainc...

Une chose est sûre, c'est que nous n'avons pas fini d'entendre parler de DSK...

Lettre à Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais


Monsieur le Préfet,

A la suite de la demande que je vous ai faite, en juillet dernier, sur les raisons, non dévoilées par le Maire d'Hénin-Beaumont, du report du conseil municipal du 12 juillet, je vous ai déjà remercié de votre réponse. Grâce à vous, les citoyens héninois ont pu en connaitre les raisons: des anomalies (j'en ai dénombré 11) constatées dans le budget qui vous a été soumis et qui vous a contraint à dessaisir, temporairement, le maire de ses pouvoirs financiers. Qu'importe que le 1er magistrat continue d'évoquer, de façon surprenante, 2 ou 3 erreurs techniques ou qu'il vous menace du tribunal administratif! Qu'importe que son premier adjoint vous taxe d'exercer "une mansuétude à 2 vitesses pour notre ville"...
Tout cela ne constitue pas l'objet du présent courrier et pourtant...

Gérard Davet et Francis Lhomme, 2 journalistes du Monde, ont écrit un livre "Sarko m'a tuer" qui défraye la chronique, à la suite des révélations de la juge Prévost-Desprez faisant état, dans ce livre, de témoignages non déposés, mais mettant en cause le financement, via Madame Bettencourt, de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. En fait, le livre est composé de 27 témoignages dépeignant la violence de l'actuel Président de la République.
Or, un des chapitres vous concerne...Et je souhaiterais, par ce courrier public, vous rendre hommage. Je pense que vous pourriez vous en offusquer tant il apparait que vous êtes un homme de l'ombre, non seulement de par votre fonction, mais aussi parce que l'on vous décrit comme un homme de devoir. Qu'importe! Il convient que cela soit su...
C'est parce que vous êtes discret et respectueux de vos devoirs que vous avez refusé d'accéder aux demandes précises des 2 journalistes concernant les "méandres" de votre carrière. Néanmoins, ils ont, à travers leur enquête, réussi à retracer le déroulement de vos 10 dernières années de haut fonctionnaire. J'ai aimé cette description de l'homme intègre que vous semblez être. Les quelques lignes suivantes ont pour objectif de corriger l'image que certains ont pu donner de vous et je tiens à ce que mes concitoyens en soient informés, dusse votre modestie en souffrir.
Vous, Pierre Bousquet de Florian (PBF), avez été "dégagé" de la Direction des Services du Territoire (DST), dès le début du mandat de N. Sarkozy, parce que vous aviez été nommé à ce poste par J. Chirac. A la Préfecture des Hauts-de-Seine où vous fûtes muté pendant 18 mois, vous avez de la sympathie (et elle est réciproque) pour le Président du  Conseil Général, Patrick Devedjian, en opposition avec son ex-ami, N.Sarkozy, mais, de plus, horresco referens, vous vous mettez à dos les époux Balkany et...Jean Sarkozy, de telle façon que, à titre de sanction non dite, l'on vous "envoie dans le Pas-de-Calais" dont vous appréciez, pourtant, depuis 2 ans, "l'authenticité, bien loin des fastes parisiens, entre déplacements sur le terrain, réceptions d'élus et autres joies de la Préfectorale.". Dans ce "placard", vous mettez en œuvre toutes vos qualités de serviteur de l’État.
De fait, on vous a reproché votre trop grande loyauté envers votre ancien ministre de tutelle, Dominique de Villepin. Vous n'avez pas eu, semble-t-il, dans le cadre de l'affaire Clearstream, ni la volonté de le charger, ni de soutenir fortement le Président de la République. Cette neutralité vous honore d'autant plus que vous ne faites que respecter votre devoir de ne pas vous engager politiquement. Et oui, vous avez eu le front de résister aux sirènes et l'on rapporte que le Président a tenté de vous forcer la main: " Pierre, il vous faudra vous mouiller, ne plus vous tenir à l'écart". Et malgré cette insistance, vous avait voulu "rester à l'écart de la rivalité entre N.Sarkozy et D. de Villepin".
Vous avez été "tellement maltraité", comme le rappelle les 2 auteurs. Mais ce qui vous touche le plus "ce sont les accusations de déloyauté".
Réservé, loyal, sens de l’État, tels sont les qualificatifs que j'ai lus à votre sujet. J'ai rappelé, au début de ce courrier, que vous avez tenu à ce que la vérité soit dite sur les affaires budgétaires d'Hénin. Pour toutes ces raisons, je me permets de saluer le serviteur de l’État. J'ai pu, personnellement, également apprécier votre volonté d'explication: vous avez pris la peine de m'écrire pour me faire connaitre les raisons de votre refus d'accorder la nationalité française à une personne que je coparraine. Même si je pense que vous avez tort, dans cette affaire (un recours a été introduit contre votre décision), votre souci de transparence a justement été apprécié.

Je tenais à vous faire part, par ce présent courrier, de tout mon respect pour votre souci constant d'objectivité, et, ce, malgré les divergences que je peux avoir avec vous, sur certains dossiers.

Alain Alpern

dimanche 18 septembre 2011

Vous avez dit: lobbies?


Les lobbies des professions directement touchées par le plan d'austérité du gouvernement se font entendre
- Les parcs d'attraction, dont le syndicat s'est mobilisé,  a été défendu, avec succès, par l'ex-premier ministre Jean-Pierre Raffarin
- Le plan qui prévoit une hausse des taxes sur les boissons alcoolisées a épargné les vins et rhums, productions françaises très bien organisées.
- La date d'application de la hausse de la taxe sur les plus-values immobilières a été repoussée au mois de février 2012.
- Le gouvernement avait prévu que l'hôtellerie de luxe devait subir une hausse de TVA, qui serait passée de 5,5 % à 19,6 %. Menaçant de ne pas adopter la nouvelle classification hôtelière (les fameuses étoiles...) si la mesure était maintenue, la taxe finalement votée sera de 2 % sur les chambres d'un prix supérieur à 200 euros.
- Par contre, les mutuelles n'ont pas eu gain de cause et la taxe pesant sur les " contrats solidaires et responsables " (ceux des mutuelles de santé), passera de 3,5 % à 7 %. Mais le vote en novembre du budget et des mesures du plan Fillon pour 2012 donnera sûrement l'occasion aux mutuelles de se faire entendre...

Des nouvelles du procès Chirac (2)

Parmi les associations bénéficiaires de chargés de mission payés par la ville de Paris:
- une association d'aide au développement du Sud créée par le Président (RPR) de la Polynésie, Gaston Flosse, grand ami de J. Chirac, qui l'a toujours protégé jusqu'à sa chute...
- une association fondée par l'ancien ministre (RPR) délégué à la sécurité Robert Pandraud: " Pour les honnêtes gens, contre la pègre " à l'objet social bien cerné par son nom. 
- l'association Réussir l'an 2000, qui réunissait des experts chargés d'alimenter le candidat à l'élection présidentielle sur les sujets économiques et sociaux, avec cinq chargés de mission.

Rappelons que la Ville de Paris à retiré sa constitution de partie civile dans les deux dossiers qui valent à Jacques Chirac d'être poursuivi pour " abus de confiance ", " détournement de fonds publics " et " prise illégale d'intérêt ". Sur un préjudice total évalué à 2,2 millions d'euros, J.Chirac a payé 500 000 euros de sa poche et l'ex-RPR (aujourd'hui l'UMP) a décaissé 1,7 million €. La question a toujours été de savoir pourquoi l'actuel Maire de Paris avait accepté cette transaction alors qu'au procès (celui qui se déroule en ce moment), B. Delanoë aurait pu se constituer partie civile...Y avait-il des vérités pas bonnes à dire? Quel a été le "deal" entre Chirac et l'UMP? On peut tout imaginer...par exemple le silence de l'ex-président sur quelques affaires ou sur le fonctionnement du parti...
Décidément, tout cela ne sent vraiment pas très bon...

Impressions d'époque (juillet 2007)


 Ci-dessous, des extraits de ce que j'ai écrit, en juillet 2007, à Serge Janquin, alors 1er secrétaire fédéral du PS, qui m'avait demandé de lui faire un état de la situation politique à Hénin-Beaumont. En bleu, des précisions datant d'aujourd'hui...


Après qu'il (Gérard Dalongeville) ait embauché près de 200 personnes à l'issue des élections de 2001, en CDD, et devant la détérioration des comptes, la Chambre régionale des comptes a demandé que des mesures drastiques soient prises. De ce fait, dès 2003, les impôts locaux ont été augmentés en moyenne de 85%! Parallèlement, la ville a vendu une grande partie de ses réserves foncières.
Les reproches qui lui sont adressés :
- je n'insisterai pas sur quelques affaires judiciaires, beaucoup initiées par le FN, et dont certaines sont encore pendantes, ni sur son affairisme ou celui de ses proches. Rumeurs et affaires en suspens n'étant pas suffisantes pour étayer une argumentation (comme quoi, à l'époque on pouvait supputer, mais sans aller plus loin, sur la malhonnêteté de GD)
- aucun investissement dans la ville. Certes la situation financière est délicate, mais on ne peut gérer une ville de cette importance (26 000 habitants) sans procéder à un minimum de réalisations : les projets Anru, qui étaient une bonne occasion, pataugent et rien ne sortira dans les prochains mois ; ce qui pourtant était relativement facile à faire, et que tous les autres Maires , à juste titre, ont ou vont inclure dans leur bilan, même si ce ne sont que des effets d'annonce.
- quant aux dépenses de fonctionnement, il suffit de se promener dans la ville, pour voir les chaussées et les trottoirs en triste état. Le jury des villes fleuries ne s'y est pas trompé, en retirant une étoile cette année, après une critique acerbe, que le Maire a soigneusement cachée, en laissant planer un doute sur la compétence du jury !
- en fait, la ville n'est porteuse d'aucune ambition et je me demande ce que le Maire pourra mettre à son bilan, à part le fait qu'il a réduit l'endettement de la ville, grâce à la fiscalité (et pourtant, on ne le savait pas, le déficit était reparti de plus belle, la CRC n'ayant pas surveillé entre 2006 et 2008)
- en septembre, je présenterai une analyse financière, que l'on sait déjà accablante
- sur le plan politique, Gérard Dalongeville a toujours été très ambigu, et ses relations avec le FN qualifiées d'immorales par beaucoup. 2 exemples connus des Héninois. Il a rencontré S.Briois, juste avant les élections de 2001 (affaire dite " Babou ", car la rencontre a eu lieu sur le parking de ce magasin ; devant les dénégations de G.Dalongeville, la cassette enregistrée est entre les mains de X! il m'est difficile de laisser le nom), et dernièrement il a reçu le conseiller frontiste, pour lui proposer de remettre une médaille (en tant que conseiller régional) à l'occasion d'un championnat d'escrime (Briois a refusé). Certes le contenu de ces rencontres fait partie des rumeurs, mais les rencontres ont bien eu lieu, et jamais démenties.
 
 L'Alliance républicaine(AR)

Formée par :
- le parti socialiste, dont le secrétaire de section Daniel Duquenne, est la potentielle tête de liste. D. Duquenne, ex-DGS du précédent Maire, P. Darchicourt (rejeté par la population en 2001), porte un ressentiment indicible envers G. Dalongeville.
-par une association fondée par Georges Bouquillon (ex-adjoint), vouant une haine sans fin envers le Maire.

Cette association dispose d'une certaine assise dans la ville, mais pêche sur plusieurs points :
- les antécédents de ses 2 leaders les handicapent
- ils ont une réputation de faiblesse politique inquiétante
- leurs déclarations sont sans équivoque : plutôt un FN qui gagne les élections (et ne restera que 6 ans) qu'un Dalongeville. Je ne suis pas sûr que ce dernier ne soit pas non plus un adepte de cette politique du pire !

Le Front National

Bien implanté depuis de nombreuses années grâce à un « enfant du pays » (né à Seclin !), S.Biois, il progresse. Au 1er tour des législatives, Marine Le Pen a fait près de 30% sur Hénin, et 45 % au second tour (41% sur la circonscription), ce qui a été analysé comme un vote, certes anti-Facon, mais également anti-Dalongeville .
On ne sait qui de M. Le Pen ou de Briois mènera la liste aux municipales.

Je pense donc que seule une liste de 1er tour rassemblant des voix de droite et de gauche permettrait d'éviter l'impensable (la victoire du FN).
Dalongeville n'étant pas l'homme de la situation, il ne reste que 2 hypothèses :
- l'une est que D. Duquenne accepte que quelqu'un d'autre prenne la tête d’une liste de rassemblement élargi. Seul son parti pourrait le lui imposer car c'est un légitimiste, bien qu'il déclare " urbi et orbi » qu'il est prêt à entrer en dissidence, si Dalongeville est soutenu par le PS. N'oublions pas que le poste de conseiller général est renouvelable…
- au cas où la solution précédente n'était pas possible, reste celle d'une autre liste, mordant fortement à droite, et pouvant rassembler dans un deuxième tour, sinon les électeurs de l'Alliance (à condition qu'elle soit avant cette dernière au 1er tour), au moins ceux qui ne voudraient pas suivre la politique du pire des 2 autres listes. Certes, cette 2ème solution est moins rassurante.

Serge, j'ai bien conscience que cette analyse va à l'encontre de celle du PS, mais je pense que l'option Dalongeville est injouable, vu, je le répète, la déconsidération qui est la sienne sur HB.

samedi 17 septembre 2011

Un sujet de friction?



Après Fukushima, l'accident à la centrale de Marcoule a relancé le débat sur une sortie du nucléaire en France.
Les six candidats aux primaires sont tous favorables à une baisse de la production nucléaire dans le mix énergétique français. Seules Martine Aubry et Ségolène Royal s’engagent sur une sortie du nucléaire à moyen terme. François Hollande et Manuel Valls ont fixé des objectifs chiffrés pour diminuer la part du nucléaire dans la production énergétique française.  Arnaud Montebourg et Jean-Michel Baylet  ne se sont pour l’instant pas encore prononcés sur une échéance. 

Dans l'optique d'un accord obligé pour gouverner avec les Verts, seules les positions des 2 candidates sont compatibles avec le programme des écologistes. Ces derniers en feront un point incontournable d'un projet commun de gouvernement. La sortie complète du nucléaire, comme en Allemagne (engagement qui fait maintenant presque l'unanimité), en 20 ou 30 ans, ne sera pas négociable. Comment Hollande se sortira-t-il de ce guêpier?


Des nouvelles du procès Chirac...(1)

Malgré l'absence de Jacques Chirac, son procès avance et l'on fait connaissance avec ces fameux emplois de cabinet payés par la ville de Paris, mais à l'usage exclusif du Président du RPR, en même temps maire de Paris (à moins que ce ne soit le contraire (tout en étant député de Corrèze)...
La cellule "corrézienne" était très active au fur et à mesure que l'élection présidentielle de 1995 approchait:
- Par exemple ce Jean-Marie Roche, 68 ans, chargé de mission d'août 1990 à mai 1995, a coûté 243 000 euros à la Ville de Paris. Il  recevait au siège de la permanence du député Jacques Chirac à Ussel (Corrèze) " des gens qui voulaient s'adresser au maire de Paris, vivant parfois à Paris ou y possédant des attaches ". Ils avaient ainsi l'assurance que leur demande d'attribution de logement, d'emploi ou de place de crèche " arriverait au plus près du président " (du RPR...)." Quel lien faites-vous entre la Mairie de Paris et la permanence de M. Chirac à Ussel ? lui demande le Président du Tribunal. "Je travaillais pour le président... " du RPR! Cette explication avait convaincu le fameux procureur de la République, Jean-Claude Marin, qui, dans son réquisitoire de non-lieu en faveur de l'ancien chef de l'Etat en 2009, avait estimé cela possible...(complaisance?)
- Ainsi une secrétaire, Madeleine Farard. Jacques Chirac estimait qu'elle " a fait preuve d'un dévouement exemplaire dans les fonctions délicates qui lui ont été confiées " auprès du conseiller agricole du... président du RPR ! Auprès du juge d'instruction, J. Chirac avait justifié l'emploi de cette secrétaire: " Paris est entourée de zones rurales. Le maire de Paris doit avoir une connaissance du monde agricole. On ne peut pas imaginer gérer Paris sans tenir compte de son environnement rural. " (sic)

Brèves d'humour

Repérées sur le site du Monde.fr (par un dénommé Hervé Le Tellier, dans une rubrique intitulée "Papier de verre") quelques "brèves" d'actualités, sous une forme humoristique.




- Un "M. Afrique" (dit-on) de notre président, Me Bourgi, aurait livré des valises d'argent à Chirac. L'anosognosie, c'est ne pas se souvenir qu'on oublie. La sarkozognosie, c'est se souvenir qu'on n'a pas oublié.
AA: la sarkozognosie, ce sera bientôt oublier de se souvenir d'un certain NS

- Les banques françaises vont bien. Répétons-le : les banques françaises vont bien. Et tout particulièrement le Couédit Agricole, la Socouété générale, et la BNCoué. 
AA: la méthode Coué, c'est la méthode pour ne pas tomber dans l'anosognosie, 

- Une application sur iPhone fait scandale. Conçue par un juif "fier de l'être", Juif ou pas juif ? permet de savoir si untel l'est vraiment, "en partie", ou non. Bientôt, du même : Abruti ou pas ?
AA: Sarkozyste ou pas? Avec l'anosognosie, on oubliera bientôt ce souvenir... 

- Selon l'OCDE, le salaire des enseignants ne cesse de décroître depuis 1995. Faux, dit l'UMP, qui cite un prof (désormais retraité), Luc F, payé infiniment cher (4 500 €/mois pour zéro heure travaillée).
AA: N'oubliez pas que Luc Ferry (il s'agit de lui, en effet) ne se souvenait plus qu'il était enseignant en exercice!

- Hortefeux relaxé : un ministre de l'intérieur peut donc prononcer des injures racistes, si c'est entre militants. Bien. Je vais donc vous dire ce que je pense de ce ®!¥?Ø d'Hortefeux, mais ça reste entre nous.
AA: Ne le répétez pas, car c'est entre nous, mais Brice Hortefeux figurait dans la fameuse liste "Juif ou pas Juif". Malheureusement, Apple a supprimé cette liste et vous ne pourrez pas vérifier s'il l'est ou pas...


Et toujours cet humour (volontaire ou pas) de nos Politiques:

- Louis Giscard d'Estaing, député UMP, du Puy-de-Dôme, parlant de son père: "Lui c'est lui, et moi c'est Louis"

François Goulard, député-maire UMP de Vannes: " Cette semaine, le Gouvernement a fait un sans faute; il est vrai que nous ne sommes que mardi."

- François Hollande: "Luc Ferry est le premier philosophe de l'histoire de la pensée universelle à avoir transformé un livre en boomerang" 

- Bernard Kouchner: "il doit bien rester un angle de tir pour la paix."

vendredi 16 septembre 2011

"Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire",

Le Point.fr - Publié le 15/09/2011 

Des spécialistes de la santé, praticiens ou experts, dont le neurologue Olivier Lyon-Caen, dénoncent l'orientation "libérale" du système de santé et proposent des réformes dans un livre manifeste signé au total par 123 personnalités. Intitulé "Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire". L'ouvrage publié chez Odile Jacob (189 pages, 12 euros) entend mettre la santé au cœur du débat présidentiel de 2012. Estimant menacé l'héritage du Conseil national de la résistance qui a créé la Sécurité sociale en 1945, le texte prône "l'accroissement des recettes de l'assurance-maladie solidaire" plutôt qu'un "transfert aux assurances complémentaires et une augmentation du reste à charge".
Il dénonce la politique de santé actuellement poursuivie "qui avance masquée : celle qui fait de l'hôpital une entreprise, du médecin un technicien, et du soin un commerce". "La carte bleue remplacera-t-elle demain la carte Vitale ?" s'interrogent les cinq auteurs : le professeur Lyon-Caen, le diabétologue André Grimaldi, le président d'honneur de la Société française de santé publique François Bourdillon, le sociologue du CNRS Frédéric Pierru et le responsable de la chaire santé de Sciences-Po Didier Tabuteau.
Parmi les 123 signataires du manifeste, on dénombre des praticiens, des responsables syndicaux ou associatifs du secteur de la santé, mais aussi des vedettes du cinéma (Anouk Aimée, Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg), du sport (Daniel Costantini, entraîneur de handball) ou encore des personnalités, comme l'ancien ambassadeur Stéphane Hessel, auteur du best-seller Indignez-vous, et Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme. "On peut partager certaines de leurs propositions, mais certainement pas le même diagnostic", a déclaré, jeudi, le ministre de la Santé Xavier Bertrand. "Le système de santé français, et c'est pas moi qui le dis, est un des meilleurs au monde", affirme le ministre. Xavier Bertrand a par ailleurs dit vouloir rencontrer les auteurs du livre.

AA: la réaction de X.Bertrand est significative de l'autisme de nos gouvernants (il n'y a pas qu'à Hénin!). C'est vrai que notre système était un des meilleurs du monde. Malheureusement la "marchandisation" est passée par là: déremboursement des médicaments et des soins, misère de l'hôpital public, privatisation rampante du système en général. Ce qui est fait avec la santé l'est également avec les autres services publics: éducation, transports publics, poste, retraite, etc. C'est ce qu'on appelle la modernisation de nos structures...Tout cela avec la bénédiction du Fouquet's!

Les primaires du PS (1)


Soirée-débat en direct hier soir, entre les 6 candidats sur France2: beaucoup de courtoisie, voire même de camaraderie. Pour ceux qui aiment la politique-spectacle avec ses joutes, polémiques et éclats de voix, ils en furent pour leurs frais. Pour ceux qui voulaient connaitre le projet socialiste et la personnalité des candidats, ce fut un peu frustrant. Disons que les militants ont pu se rassurer sur leur favori ou bien encore commencer à se déterminer sur leur choix. Par contre, ceux qui regardent cela avec un œil extérieur ont dû rester dubitatif et devront attendre la suite pour, éventuellement, choisir. 

Pour résumer: de la qualité, certes, mais une forme de débat pas très visuelle...
- Martine Aubry m'a paru très déterminée mais je ne suis pas sûr que ses qualités (sens de la répartie, de l'humour, empathie avec son public) passent bien dans ce type de présentation. Elle est plus subtile et convaincante en face à face...
- François Hollande joue trop sérieux (il sait l'être, c'est sûr), alors que, dès qu'il sourit, il illumine son entourage: malheureusement, il n'en use guère. Est apparu hier ce qui risque de provoquer un clash avec les écologistes: il souhaite réduire le nucléaire et ne pas en sortir, contrairement à M.Aubry et S. Royal dont on sent qu'elles ont l'habitude de travailler avec les Verts dans leurs exécutifs locaux.
- Manuel Valls: je n'en suis pas un fan et ses prises de position d'hier m'ont conforté. Mais je dois lui reconnaitre beaucoup de charme et de persuasion. C'est probablement lui, hier, qui a marqué des points auprès d'un potentiel électorat "centriste".
- Arnaud Montebourg: sa prestance et son humour font de l'effet. Sa détermination sur certains sujets peuvent impressionner: DSK, cannabis, mise au pas des banques. Comme pour les autres candidats, hormis Hollande, sa volonté de maitriser une certaine rigueur prouve qu'il ne veut pas se laisser enfermer dans des choix qui pourraient être obsolètes dans quelques mois ou années.
- Ségolène Royal m'a surpris: ses choix pragmatiques (écologiques et industriels notamment) et son insistance sur la moralisation politique m'ont semblé très opportuns. Je ne suis pas sûr qu'elle soit une bonne candidate contre Sarkozy, mais j'ai apprécié qu'elle ait laissé tomber son côté "passonaria" qui m'indisposait.
- Jean-Michel Baylet m'a paru un peu en retrait, avec un discours convenu. Sauf sa prise de position ferme sur la légalisation du cannabis, il n'assume pas toujours des choix clairs: sur le déficit, la sortie du nucléaire, DSK, par exemple, il a noyé le poisson. J'ai même eu l'impression qu'il ne maîtrisait pas les dossiers aussi bien que ses comparses.

La suite au prochain débat pour confirmer ou infirmer mes impressions...

Bilan de la politique du gouvernement en matière d'éducation

La synthèse suivante s'inspire très fortement du travail mené par le groupe de réflexion (think tank), Terra Nova, proche du PS. Je n'ai fait qu'y ajouter quelques idées personnelles...


Au lieu de s’attacher à atteindre les objectifs, définis lors du Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, et précisés à Barcelone en 2002, de conduire 85 % des jeunes au niveau du baccalauréat, et 50 % à celui de la licence, les politiques publiques conduites depuis lors n’ont eu de cesse de réduire les moyens consacrés à l’éducation, au mépris de toute stratégie d’investissement dans l’avenir. La réduction des effectifs, faite à l'aveugle, est significative d'une non-prise en compte de l'avenir.
 
La rentrée scolaire 2011-2012 s'est déroulée dans un contexte de tension exacerbée. Ce qui suit révèle les blocages et échecs des réformes éducatives menées par la droite à travers six points :
 
- Le choix de mettre fin à l’accueil des enfants de 2 ans en maternelle, en échange d’économies d’emplois (10 à 15 000), a des incidences scolaires et surtout sociales majeures, en freinant l’accès à l’emploi des femmes. Ce sont notamment les familles les moins favorisées qui en pâtissent. Le transfert de la prise en charge de la petite enfance aux familles, communes ou entreprises pénalise les ménages les plus modestes.
 
- La réduction du nombre de redoublements, si elle permet l’économie d’emplois enseignants (20 000), se contente de ne traiter que les symptômes, et non les causes, de l’échec scolaire : chaque année, environ 20 % des élèves quittent le système éducatif sans baccalauréat ni premier diplôme professionnel ; le quart le plus faible des lycéens de 15 ans voient leur niveau continuer à baisser (voir l'enquête internationale PISA). Or, la lutte contre l’échec scolaire débute bien en amont, notamment à l’école maternelle: or, comme on l'a vu dans le point précédent, on ne souhaite pas mettre en place une cohérence des formations en maternelle (profitant à toutes les familles quelles que soient leurs conditions)...Dommage parce que la France était reconnue pour sa formation préscolaire accessible à tous.
 
- La faiblesse du taux d’encadrement à l’école primaire (largement inférieur aux autres pays) est un frein à l’acquisition des compétences, en particulier pour les élèves issus des milieux les moins favorisés. Il est urgent de recréer des emplois, mieux former les enseignants et mieux allouer les moyens pour réduire les effectifs.
 
- La réduction à trois ans de la préparation au baccalauréat professionnel pose le problème de l’acquisition des compétences nécessaires par les élèves. L’apprentissage conduit une large proportion d’entre eux à un cul-de-sac : pas de poursuite d’études ou de formation. Mieux armer ces élèves permettrait de faire du baccalauréat professionnel un véritable ascenseur social, d'autant plus que ceux qui poursuivent ce type d'études sont très souvent issus de milieux modestes.
 
- Le lycée fonctionne aujourd’hui comme un établissement de tri sélectif, répartissant les élèves dans les séries générales, technologiques ou professionnelles. Ces séries se distinguent non seulement par les enseignements qu’elles proposent, mais également par le milieu socio-professionnel des élèves qu’elles accueillent. Cette ségrégation sociale, liée à l’organisation actuelle du baccalauréat, rend inaccessible l’objectif de 50 % de jeunes conduits au niveau de la licence (35% aujourd'hui), alors même que seul le baccalauréat général prépare aujourd’hui convenablement aux études conduisant à la licence et à rendre possible un accès à "la société de la connaissance", indispensable pour assurer une société de plein emploi et la cohésion sociale.
 
- La suppression unilatérale et sans dispositif de substitution de la formation des maîtres a déjà montré cette année ses conséquences catastrophiques. Or la maîtrise de méthodes pédagogiques appropriées dès le cours préparatoire permet de prévenir une grande part de l’échec scolaire. Elle ne peut seulement s’acquérir « sur le tas », et nécessite une solide formation initiale et continue, théorique et de terrain. La suppression des IUFM, au fonctionnement certes imparfait, nous prépare à un avenir sombre.

En conclusion: l'obsession du gouvernement de réduire les effectifs s'est faite sans vision des moyen et long termes. Le système éducatif français va en souffrir pendant longtemps...C'est probablement le plus grand échec de Nicolas Sarkozy!

jeudi 15 septembre 2011

Un nouveau Président pour la Libye?

Visite ce jour de Nicolas Sarkozy en Libye. La population, libérée du dictateur-tyran, admire le Président français et s'apprête à lui faire un triomphe. On se souvient que, après quelques hésitations, notre Président avait décidé de soutenir les rebelles. Il ne pouvait pas se permettre de se tromper comme il l'avait fait, peu de temps avant, avec la révolte tunisienne: il avait attendu un peu trop longtemps pour condamner Ben Ali et soutenir les révolutionnaires.
Bref, Sarko est une idole là-bas. Par contre, rien ne va plus en France pour lui: rebondissement dans l'affaire de Karachi (on soupçonne un financement de la campagne Balladur en 1997, alors que NS était le directeur de campagne), mise en cause des contrats signés avec le guide Kadhafi, aujourd'hui introuvable, au début du quinquennat, développement de l'affaire Bettencourt (financement illégal de sa propre campagne) et relaxe de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream..
Alors, je me fends d'un conseil au Président. Il semblerait que la France ne veuille plus de lui et l'élection présidentielle se présente très mal. Par contre, la Libye se cherche un chef et, là-bas, la côte de Nicolas est au zénith. Pourquoi ne pas continuer l’œuvre humanitaire et de solidarité en "prêtant" notre chef, voire plus...Ben Sarkozy, cela a de la gueule, non?
Pour cela, il faudrait partir de suite à Tripoli, pour plusieurs raisons: le futur Président doit apprendre la langue, voire se convertir à l'islam et il aura besoin de quelques mois. De plus, Carla doit s'acclimater pour accoucher dans de bonnes conditions. Question: faut-il que Bernard Henri Lévy, autre idole française sur place, accompagne Sarko dans cette aventure?
Je ne vous cache pas que je ne trouve que des avantages à cette solution...

Sarko, Royal: même combat?


"Je suis parfois un peu étonné des propositions qu'elle fait. Si l'avenir des jeunes c'est d'être pris en mains par l'armée, pourquoi pas. Mais je ne le pense pas". "Si on pense que la solution aux problèmes, c'est de tenir des propos aussi incompétents, c'est son choix."

Voilà ce que disait le futur Président, en 2006, d'une proposition de Ségolène Royal proposant un encadrement militaire des jeunes délinquants. Or c'est l'idée que vient de reprendre le Président! S. Royal ne s'est pas privée de dire que les Français préféreront l'original à la copie...Mais cette proposition ne figure pas dans le programme du PS...

S'agit-il alors d'une manœuvre du Président pour semer la zizanie au sein des socialistes?


Interview (imaginaire) de François Bayrou

Rappel: A un peu moins d'un an des élections présidentielles de 2012, il m'a paru intéressant d''imaginer des questions et réponses adressées à 12 hommes et femmes politiques qui seront directement ou indirectement engagés dans ces élections: N. Sarkozy(31/5), M. Aubry (1/6), JL Borloo (3/6), N. Hulot (10/6), M. Le Pen (5/7), JL Mélenchon (23/8), D. de Villepin (30/8), F. Hollande (7/9), F. Bayrou, S. Royal, F. Fillon, E. Joly.


AA: François René Jean Lucien Bayrou, vous vous définissez comme un véritable centriste, c'est-à-dire ne penchant ni à droite, ni à gauche. Pouvez-vous nous précisez cette conception très difficile à tenir dans notre système politique?

François Bayrou: C'est le seul moyen de répondre à ceux qui ne se reconnaissent plus dans le débat démocratique. Nous sommes, depuis le début, convaincus qu'il n'y aura pas de réponse juste, à la crise de la France, portée par la logique du bloc contre bloc. Les Français en ont assez et les derniers scandales qui touchent et la droite et la gauche ont le don d'éloigner encore plus les Français de ceux qui leur disent qu'ils incarnent des valeurs. Étant au centre, je dis aux uns et aux autres, pourtant: "Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise".

AA: même avec le Président N.Sarkozy?

FB: Concernant le Président de la République, je n'admets pas ses méthodes pour représenter à lui seul un bloc: le chantage, le débauchage, les menaces vont à l'encontre de ce que représente la démocratie pour moi.
D'autre part, je considère que Nicolas Sarkozy a choisi ce qui est pour moi l'erreur politique par excellence, il a choisi de faire campagne sur les thèmes de l'extrême droite. Or, quand vous faites campagne sur les thèmes de vos concurrents, vous leur apportez des voix.
Je ne me retrouve pas dans la politique de l'UMP et plus particulièrement dans celle de son mentor.

AA: et vis-à-vis du PS, vous paraissez plus conciliant?

FB: Je pense que le programme du Parti socialiste est déplacé et dépassé. En tout cas, tellement loin des préoccupations réelles du pays. Je ne dis pas que, comme pour l'UMP, je ne me retrouve pas sur certaines options, mais j'estime que 2012 se jouera sur la cohérence et l'authenticité. La cohérence c'est de ne pas faire comme F. Hollande, que j'apprécie par ailleurs, et qui assure un jour être conscient qu'il ne faut pas être dépensier et qui le lendemain propose de créer 60 000 emplois dans l’Éducation Nationale! L'authenticité, c'est de dire aux Français la vérité, comme je l'ai fait depuis longtemps.

AA: Vous êtes toujours candidat à la Présidentielle. N'avez-vous pas peur d'un trop-plein de candidats au centre ?

FB: Je pense que je serai le seul vrai candidat du centre. Borloo n'ira pas plus loin, parce qu'il ne saura pas résister à Sarkozy; Villepin, maintenant débarrassé de l'affaire Clearstream, n'est pas un homme du centre, il est gaulliste; de plus, il traine trop de casseroles, comme son erreur d'avoir conseillé à Chirac de dissoudre, en 97, l'Assemblée Nationale. Je pense que les Français ont compris l'impasse à laquelle le système des 2 blocs les conduisait.

AA: Vous, européen convaincu, ne pensez-vous pas que les dangers qui guettent l'euro signeront la fin de l'Europe?

FB: Je suis convaincu que seul plus d'Europe peut sauver l'euro et donc l'Union européenne. Il nous fait être solidaire avec la Grèce et affermir la gouvernance économique pour prendre en charge l'endettement général. Si nous y arrivons, et je suis persuadé que nous y arriverons, nous prouverons que l'avenir des pays européens est dans l'Europe. Mais pour cela, une fois de plus, je répète qu'il faut tenir le langage de la vérité aux Français. Les responsables politiques doivent avoir assez d’honneur, de responsabilité et de sérieux pour dire au pays : "maintenant, nous nous engageons devant vous, et à partir de 2012, on va écarter les dérives, au sein de la République (les abus de pouvoirs, les affaires sombres dans lesquelles on vit depuis des années, quelque parti que ce soit), ainsi que les dérives du point de vue des déséquilibres du pays." Voilà le langage que je tiendrai aux Français au lendemain de l'élection présidentielle, s'ils m'accordent leur confiance.

mercredi 14 septembre 2011

Un homme averti en vaut deux, mais pas à Hénin-Beaumont!

J'avais, à plusieurs reprises, attiré l'attention du maire sur 3 passages pour piétons extrêmement dangereux, et bien connus des Héninois, à savoir:
- à l'angle de la place Jean-Jaurès et de la rue Denis Papin (face au restaurant italien, Girgenti): il suffirait de le déplacer de quelques mètres dans la rue Papin, face au tabac-presse;
- au coin de la place Carnot et de la rue Montpencher (en plein virage!), face au marchand de journaux: il faut le supprimer, un autre existe 20 mètres plus loin (face à l'opticien), parfaitement sécurisé...et 20 mètres avant, à savoir:
- place Carnot, en face de l'église, devant la pharmacie. Il faut placer des feux clignotants 30 mètres avant ainsi qu'un dos d'âne, pour obliger à ralentir...

C'est sur ce dernier passage que s'est produit, vers 11h, ce matin, un accident plus important que les différents avertissements précédents. Heureusement, il semblerait que l'homme renversé sur le passage lui-même ne soit pas gravement blessé. Mais pourquoi faut-il attendre un accident pour revoir ces lieux notoirement dangereux?

A l'une de mes nombreuses interpellations à ce sujet, le Maire me fit répondre que cela faisait des années qu'il les empruntait sans aucun souci! Réponse qui démontre une fois de plus, s'il en était besoin, que nos élus n'écoutent pas et sont les seuls à posséder la vérité!
J'avais répondu au Maire, en son temps, que, en cas d'accident grave, je conseillerais aux victimes d'engager directement la responsabilité de la mairie et celle personnelle du maire (en fournissant au besoin mes courriers adressés à ce dernier...). 
Le présent texte est une nouvelle interpellation du Maire pour éviter un accident grave...

Cette fois, ce n'est pas moi qui le dis!



- La Voix du Nord 10/9: "Les forains ont fait constater jeudi par huissier que l'installation de manèges était possible. La Ville a riposté vendredi par un arrêté municipal leur interdisant d'y séjourner."
- La Voix du Nord 11/9: "Refus catégorique de la ville et des Monuments historiques en charge de la réfection de l'église pour des questions de sécurité et d'accessibilité." 

- La Voix du Nord 14/9/12:

 "Des annonces pas suivies d'effet 

Avec la municipalité d'Hénin, les vérités du jour ne sont pas forcément celles du lendemain. Ainsi, après avoir assuré mordicus vendredi dernier que les forains ne stationneraient pas sur la place Carnot, elle donnait son feu vert lundi. Quant au marché, il devait, parole d'élu, se déplacer à la gare dès hier. En fait, pas du tout, il a eu lieu à son emplacement habituel. Et si on mettait un peu d'huile dans les rouages de la communication pour y voir un peu plus clair ? "


Qu'est-ce qui a pu faire changer la décision ferme du Maire? Les menaces des forains? Une expertise des dangers revue? Au-delà des réponses à ces questions, on notera une nouvelle fois l'incapacité récurrente à communiquer...A quoi sert-il d'avoir une équipe pléthorique à la Direction de la communication, d'être assisté d'un "conseiller spécial" du Maire (JM Stiévenart, ancien maire de Villeneuve d'Ascq) pour aboutir au énième fiasco en la matière? 

La communication, ce n'est pas exposer sa photo sur le blog de son parti (8 photos sur les 10 derniers articles!), procédé digne de figurer dans la rubrique "Ma binette (cela ne s'invente pas!) partout" du Canard Enchaîné...

La future ex-députée et future sénatrice, C. Génisson, candidate aux législatives dans la 11ème?


La Voix du Nord Hénin-Beaumont faisait état, dans son édition d'hier, des élections législatives des 10 et 17 juin 2012 (Présidentielles: 22 avril et 6 mai 2012). Quelques rappels:
- la 14 ème circonscription s'agrandit et intègre le canton de Carvin (villes de Carvin et Libercourt).
- elle devient la 11ème circonscription (le Pas-de-Calais perd 2 députés, suite au redécoupage).
- le député actuel, Albert Facon s'est décrédibilisé au fil des années: peu présent et peu de travail à l'Assemblée, soutien intempestif à Dalongeville, perte de l'Agglo par putsch interne, etc...En 2007, il avait gagné de façon peu glorieuse contre Marion Le Pen, avec 59% au second tour (55% seulement à Hénin).

Devant le peu d'attrait que représente une nouvelle candidature d'A. Facon (69 ans en 2012), le PS se serait mis en tête de trouver un candidat neuf. D'après la Voix du Nord, plusieurs personnalités de stature nationale auraient été sollicitées. Le secrétaire national de FO, Jean-Claude Mailly, aurait même été sur les rangs, pendant un temps...
Aujourd'hui, le nom de Catherine Génisson serait, à nouveau, cité. En effet, elle avait déjà envisagé une implantation à Hénin-Beaumont pour sauver cette dernière en 2014: à ce titre, les législatives pourraient lui sembler être un bon tremplin...Bien sûr, tout cela est tellement incohérent et démontrerait, une fois de plus, combien le PS continue  à se tromper d'analyse sur le secteur: soutien à Dalongeville en 2001 et en 2008, soutien à l'équipe en place en mairie d'Hénin-Beaumont, malgré son  fiasco tellement visible...
L'éventualité Génisson serait un désaveu, non seulement pour Facon, mais également pour Corbisez, Kemel et Binaisse (pour ce dernier, les éventuelles visées de la 1ère Secrétaire fédérale prouvent bien le trouble qu'engendre la gestion municipale héninoise, épinglée lors des dernières cantonales, et montrée du doigt pour avoir présenté un budget, "retoqué" pour de très nombreuses erreurs...).
Incohérence du PS, quand on sait qu'à partir du 25 septembre, la députée Génisson deviendra très probablement... sénatrice! 
Incohérence également parce que l'on pressent bien que la vice-Présidente du Conseil Régional n'a pas le "profil" (euphémisme!) pour espérer obtenir les voix des électeurs de gauche... ce serait manifestement une grave erreur de casting!
"Resterait alors à composer un ticket local avec, on peut l'imaginer, Philippe Kemel ou Jean-Pierre Corbisez. Une option qui pourrait d'ailleurs s'avérer « jackpot » pour le suppléant choisi au regard du scénario des présidentielles" conclut le journaliste. Cela signifierait que C.Génisson, en cas de victoire, devienne ministre (si la gauche gagne, préalablement, la Présidentielle, bien entendu) et qu'ainsi elle doive laisser sa place à son suppléant. Catherine Génisson ministre? Hum...d'autant plus que son domaine de compétence, c'est la culture et que là, en la personne de Jack Lang, le Pas-de-Calais possède déjà quelqu'un de très ministrable.

Résumons-nous: candidature de CG improbable...Et si elle était, malgré tout, désignée par son parti, la probabilité de victoire du FN deviendrait aussi grande que si Facon était le candidat du PS...