mardi 6 octobre 2009
Monsieur Allègre, nous vous sauverons malgré vous!
Claude Allègre ne pratique pas la langue de bois pour dire tout le mal qu’il pense de Nicolas Hulot. Il le qualifie même, carrément, d’imbécile : « C’est un imbécile, vous pouvez l’écrire. C’est une honte qu’il soit devenu le gourou de l’écologie. Il envoie les gens rouler à vélo et lui fait ses affaires en hélicoptère » a déclaré dans Nice-Matin l’ancien ministre de l’Education nationale.
Ma réponse:
Je ne suis pas sûr que C. Allègre soit une référence crédible.
Ce n'est pas comprendre grand chose à ce qui se joue que de vouloir pratiquer le tout ou rien comme le fait ce provocateur qui, jusqu'à présent, s'est toujours "planté" dans ses déclarations présomptueuses.
Bien sûr que revoir ses modes de fonctionnement ne signifie pas le retour à la chandelle! On voyagera toujours en avion ou en voiture, et on fera des reportages en hélicoptère! De même ira-t-on faire ses courses à l'hyper du coin!
Les questions sont plutôt:
- comment se déplacer en émettant le moins de C02 possible?
- comment consommera-t-on plus localement, et donc meilleur? M. Allègre pourra continuer à manger des bananes de Martinique, mais nous lui conseillerons de manger également des tomates cultivées localement et comme nous sommes soucieux de sa santé: si possible, sans pesticides
- Comment éviter les conséquences mortelles des molécules que l'on nous distille, à notre corps défendant?
- Comment pourra- t-on échapper au diktat de la publicité, si bien imagé par Patrick Le Lay, Président de TF1 ("pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible: c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible").
En fait, s'il faut gaspiller moins, il faut également permettre à Monsieur Allègre de continuer à se rendre à des conférences à l'étranger, en avion. Il pourra également utiliser le train, et pourquoi pas, lui, homme de science et esprit moderne et ouvert, participer à des télé-conférences.
Enfin, si M.Allègre a fait une avancée extraordinaire, puisqu'il ne nie plus le réchauffement climatique, il reste persuadé que ce n'est pas l'homme qui en est responsable. Admettons! Mais que fait-on, Monsieur Allègre, dans ce cas, pour lutter contre le réchauffement? Rien, nous dit l'ex-Ministre de l'Education Nationale de Jospin. On n'y peut rien, affirme-t-il!
Et bien justement, M.Allègre, je préfère que les dizaines milliers de scientifiques, que vous combattez, aient raison et que nous limitions nos gaspillages. Au moins s'ils se trompent, on aura:
- freiné ce toujours plus dans lequel nos concitoyens sont entraînés par l'avidité des profiteurs;
- combattu les dérives du capitalisme;
- retrouvé des valeurs perdues: la simplicité, le collectif et la fraternité, la famille, le plaisir de la nature, la culture comme accomplissement de l'Homme, la liberté de penser sans publicité, etc...
Je clame donc tout haut:
Et même si Allègre avait raison contre tous, ne l'écoutons surtout pas! Libérons-nous de l'effroyable tourbillon dans lequel nous sommes entraînés, par ceux qui veulent, pour leur unique profit, nous faire consommer plus!
Nous crèverons peut-être de ce réchauffement climatique, mais au moins nous serons-nous libérés de ces chaînes qui aujourd'hui entravent notre liberté.
Et puis, nous sauverons peut-être Monsieur Allègre d'une fin terrible à laquelle il pense que nous sommes inexorablement voués.
Monsieur Allègre, nous vous sauverons malgré vous!
lundi 5 octobre 2009
Dernière minute: élections municipales annulées à HB?
Si cela était confirmé, je ne peux que vous référer à mes articles détaillés, en date des 14 ("j'ai des doutes") et 15 juillet ("retour de Dalongeville: cauchemar ou réalité"), dans lesquels j'évoquais cet erreur de droit du Préfet. J'ajoutais que cela pouvait entraîner l'annulation des élections et le retour à la situation antérieure: Dalongeville Maire, s'il n'était plus en prison ou s'il n'était pas immédiatement suspendu, sinon le 1er adjoint (JM Legrand) "faisant fonction" en attendant que la procédure normale reprenne son cours: c'est à dire de nouvelles élections dans les 2 mois succédant à un nouveau décret de révocation pris en Conseil des Ministres!
Je rappelle, en outre que j'avais demandé à la mi-juin, au Préfet, de reporter les élections à septembre, ce qu'il a refusé.
Monsieur Bousquet de Florian est Préfet du Pas de Calais depuis janvier 2009. Son nom a été abondamment cité ces derniers jours puisqu'il a comparu, en tant que témoin, dans l'affaire Clearstream. En effet, en tant que Directeur de la DST, à l'époque des faits, il se serait vu reprocher par N. Sarkozy de ne pas l'avoir informé avoir diligenté une enquête interne sur les noms figurant sur les fameux listings...
Nicolas Hulot pourra-t-il rester "gentil"?
Pourra-t-on continuer à faire un message "gnan-gnan", sans dire vraiment aux gens qu'il nous faut vivre autrement? "Autrement" ne signifie pas moins bien, mais différemment.
Le mieux au lieu du plus: voilà un slogan plus près de la vérité...
Mais pour cela, il faut communiquer, expliquer, donner l'exemple, être transparent...
Nicolas Hulot et l'oligarchie, par Hervé Kempf
LE MONDE | 03.10.09 |
Le film de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, Le Syndrome du Titanic, sur les écrans le 7 octobre, dérangera. Ce documentaire écologiste ne montre presque pas de nature : rompant avec l'esthétique de carte postale habituelle en la matière, il se confronte à la dure réalité de la misère et de l'injustice. Il tente de dire, malaisément, que la dégradation vertigineuse de la biosphère est le résultat d'un ordre social devenu fou, et qui fait porter le poids de ses conséquences sur les faibles, les pauvres, les exploités.
Il répète que la clé de sortie de cette logique destructrice est dans la baisse de la consommation matérielle dans les pays riches. Gageons que ce discours, plus âpre que celui sur les "petits gestes pour la planète", recueillera un accueil mélangé. Et si Nicolas Hulot allait commencer à déranger ?
La force du personnage est de rester populaire en allant à la pointe de ce que la société française - ou plus exactement le système médiatique qui donne accès à celle-ci - accepte d'entendre à un moment donné.
Depuis une dizaine d'années, il a ainsi fortifié et peu à peu durci son discours : alarmant d'abord sur l'ampleur du désastre écologique, il a ensuite cherché à impliquer les citoyens, puis a porté la question sur le terrain politique. Il arrive maintenant à montrer que l'écologie est d'abord un enjeu social, et critique - mais en termes encore très généraux - le "libéralisme".
Dans le commentaire habillant les images, il dit : "Je suis perdu." Perdu ? Ah ? Je lui téléphone pour comprendre. Il répond : "Je suis perdu parce que je ne comprends pas qu'il faille autant d'énergie pour placer des évidences auprès de nos élites. Des gens qui ont une intelligence parfois fulgurante ont des angles morts, c'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à comprendre que leur modèle économique ne tiendra pas."
C'est le problème de Nicolas Hulot, et donc notre problème : il croit que l'action politique est aujourd'hui inspirée par la recherche du bien commun. Mais il oublie la force des intérêts : l'intérêt individuel et l'intérêt de classe. Ce qu'Hulot appelle les élites, c'est aujourd'hui une oligarchie. Elle ne veut pas entendre l'évidence de la crise écologique et de la désagrégation sociale, parce que le but principal de l'oligarchie est de maintenir ses intérêts et ses privilèges. Elle ne s'intéresse au bien commun que pour autant que cela ne remet pas en cause sa position.
Quand on est gentil, il est difficile d'assimiler le fait que les autres ne sont pas tous gentils. Nicolas Hulot est au bord de le faire, et surtout d'en tirer les conséquences. Soit : ne plus parler vaguement du "libéralisme", mais porter le couteau dans la chair des égoïsmes de classe. Il peut le faire. Mais il sait qu'alors, tout soudain, nombre de médias et de puissances plus discrètes lui trouveraient beaucoup de défauts.
dimanche 4 octobre 2009
Les fausses évidences de la réforme territoriale
Je reviendrai sur 2 autres sujets critiques: la suppression de la clause de compétence générale (les collectivités peuvent prendre toutes les compétences qu'elles souhaitent) et la quasi suppression des ressources propres des collectivités (culminant avec la disparition de la taxe professionnelle représentant 50% des revenus des communes!).
En fait , l'Etat n'avance même plus masqué: il veut recentraliser! Hier, je parlais des atteintes gravissimes à l'état de droit, fondement de notre démocratie (interventions intempestives du chef de l'Etat dans les domaines judiciaire et législatif; irresponsabilité des ministres...), demain l'on reviendra à l'Etat centralisateur , héritage de siècles d'autocratie royale, dont nous ne nous sommes débarrassés en grande partie qu'en 1981, grâce aux lois Deferre.
Les fausses évidences de la réforme territoriale, par Claudy Lebreton
Dans ces conditions, de quelles économies d'échelle parle-t-on ? Parmi les idées reçues dont le gouvernement nous rebat les oreilles depuis des mois, il y en a deux au moins que je veux combattre.
Première idée reçue : "Les élus coûtent cher." Sur les 536 000 fonctions électives, 410 000 correspondent à des mandats de conseillers municipaux dans des communes de moins de 2 500 habitants et 110 000 dans des communes de 2 500 à 100 000 habitants. Donc 520 000 élus exercent dans des communes où ne sont indemnisés que les maires et les adjoints.
Restent 15 000 élus, dans les communes de plus de 100 000 habitants, les conseillers généraux et régionaux et les parlementaires.
Un maire-adjoint dans une ville de plus de 100 000 habitants ne peut prétendre percevoir qu'une indemnité nette d'environ 2 000 euros par mois. L'indemnité d'un conseiller général ou régional, elle, oscille entre 1 200 et 4 000 euros, avec un plafond de 5 500 euros pour les présidents. En réalité, 90 % des élus sont bénévoles. Pour ma part, les indemnités que je perçois comme président du conseil général des Côtes-d'Armor se montent à 4 500 euros. Demain, quelle indemnité pour le conseiller territorial ? Faudra-t-il "payer" ce nouveau professionnel de la politique, comme un président de la République (20 000 euros par mois), un premier ministre (18 500), un ministre (11 à 12 000), ou un parlementaire (5 500) ?
Je prends le pari que pour faire accepter cette réforme, le gouvernement sera conduit à proposer une revalorisation substantielle des indemnités versées aux élus locaux. Quelles économies alors ?
Deuxième idée reçue : "La confusion des responsabilités conduit à des dérapages financiers supportés par les contribuables." Je l'affirme, les collectivités n'interviennent pas partout, à tout propos, sans cohérence. 90 % des actions engagées par les départements et les régions relèvent de leur champ de compétences propres. La confusion, c'est le gouvernement qui l'entretient depuis des mois. Qui assure la réussite du plan de relance ? Qui investit chaque année près de 50 milliards d'euros (soit 73 % des investissements publics) ? Qui, aujourd'hui, crée de la croissance et de l'emploi sinon les collectivités locales aux côtés des entreprises et de leurs salariés ? Et l'Etat dans tout ça ? Est-il en mesure de faire la leçon aux collectivités locales en matière de finances publiques quand son déficit a doublé en un an ? Si l'endettement des collectivités locales est bien réel, il ne représente pas plus de 11 % de la dette publique de l'Etat, qui s'élève à 1 500 milliards d'euros. De l'Etat ou des collectivités locales, le plus vertueux dans la maîtrise des budgets n'est pas celui qu'on croit...
Pour autant, ne faut-il rien changer ? Non. L'organisation de notre territoire doit être améliorée. Mais la réforme territoriale devra être débattue en toute transparence. Elle devra être acceptée par les citoyens et les élus et reposer sur des principes clairs, loin des idées reçues et des calculs politiciens.
Claudy Lebreton est président du conseil général des Côtes-d'Armor, président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains.
samedi 3 octobre 2009
Pêle-mêle
- Je suis très choqué par la mansuétude avec laquelle on traite Roman Polanski, en France! Il a commis un crime (relations sexuelles avec une mineure de 13 ans), il y a plus de 30 ans, s'est reconnu coupable, et s'est enfui pour échapper à la justice. Ce metteur en scène génial, dont la vie est faite de drames et de réussites, ne peut pas échapper à la justice de son pays! L'extradition demandée par les États-Unis à la Suisse est tout à fait fondée sur le plan juridique, et sur le plan moral. Que 2 Ministres français, qui se doivent d'être exemplaires, se soient permis de dire le contraire est stupéfiant: dans certains pays démocratiques, ils auraient été révoqués séance tenante! Vous me direz: on tolère bien un Ministre qui profère publiquement des propos racistes!
- D'ailleurs l'impunité des Politiques de la majorité est totale. Jusqu'au Président, juriste de formation, qui se permet de parler de "coupables" au sujet de justiciables qui bénéficient de la présomption d'innocence. Et dire que Sarkozy veut supprimer le juge d'instruction et donner les pouvoirs de ce dernier aux Procureurs, nommés par l'Etat; cela fait froid dans le dos...
- Résumons-nous: un Président, intouchable tant qu'il est dans son mandat, suggère fortement aux juges de condamner Villepin (affaire Clearstream); le même Président qui laisse ses ministres manquer totalement à leurs devoirs; ce même Président qui décide, au mépris des pouvoirs du Parlement, de supprimer le juge d'instruction et d'instaurer une taxe carbone! J'avais écrit un article, il y a quelque temps, posant la question de savoir si nous étions toujours en démocratie. Aujourd'hui je connais la réponse que je soupçonnais, d'ailleurs, fortement, à l'époque...
- A Hénin-Beaumont, la demande de création d'une section PS faite par Pierre Ferrari et moi-même à la Fédération du 62 a toutes les chances d'être repoussée, parce que nous ne nous cachons pas que nous souhaitons que les choses changent dans le Pas-de-Calais et que nous sommes prêts à aller très loin si le refus se confirmait. Nous sommes accompagnés de militants furieux d'avoir été manipulés et ignorés ces dernières années, et, en fait, de ne pas avoir été respectés. L'agressivité de Catherine Génisson et A. Facon ces derniers jours, à mon égard, me confortent dans la justesse de notre volonté affichée.
vendredi 2 octobre 2009
Lettre au Maire au sujet des différents courriers que je lui ai adressés
Depuis votre élection, je vous ai adressé 4 courriers électroniques sur des sujets qui me paraissaient importants et, en tous les cas, qui correspondent à l'intérêt de nos concitoyens.
Je fais le point ci-dessous:
1- mail du 16/7 sur le projet du tramway, pour lequel la décision de la ville, sur son tracé, est attendue pour le début 2010. Je vous proposais d'informer tous les Héninois de ce projet, pour recueillir leur avis, en toute connaissance de cause. C'est à mon avis le sujet le plus important pour la ville (avec celui de l'assainissement des finances), tant il implique notre cité pour des dizaines d'années.
Le 18/7: vous me répondiez que vous en parleriez au "prochain bureau". Depuis...
2- mail du 27/7: Projet de démocratie locale. Il correspond à mon avis à une nécessité: la coupure entre la population et les élus (même si votre liste a été élue, elle ne le fut qu'avec l'assentiment d'1 élu sur 10) emporte obligation de redonner confiance et de retisser des liens. J'avais mis ainsi à votre disposition une étude que je destine normalement aux collectivités locales qui en expriment le besoin, ce qui vous permet d'éviter de faire appel à un cabinet de consultants.
Pour l'instant, je n'ai pas encore reçu de réponse;
3- mail du 18/8: je vous faisais part de l'inadéquation de la procédure de réservation des salles municipales avec la nécessaire vie associative locale: système lourd, loyers incompatibles avec les finances des associations, obligation d'assurance inutile (et dispendieux).
Le 20/8: vous m'aviez promis une "réponse prochaine"... que j'attends;
4- mail du 25/8: concernant l'organisation d'une consultation citoyenne le 3/10 sur le statut de la poste.
Réponse du 27/8: "j'en parle au prochain bureau municipal".
Au conseil municipal du 21/9, vous avez donné une réponse insatisfaisante: vous avez exprimé votre soutien, sans parler d'aide de la ville à l'organisation de cette "votation".
Ces différents courriers n'avaient pour but que de participer à la "reconstruction" de la ville. Je ne sais si je dois interpréter votre silence comme l'expression d'un désintérêt pour les préoccupations que j'ai tentées de vous faire partager: l'avenir de nos concitoyens et de la ville...
Cordialement
Alain Alpern
jeudi 1 octobre 2009
Comment anticiper les changements climatiques dans le NPDC? (2)
- nous avons vu, précédemment, ce qu'induisait l'évolution de la mobilité: il faudra certainement "densifier" les villes, c'est à dire construire à la verticale plutôt qu'à l'horizontale, en utilisant les friches ou en reconstruisant tout ou partie des quartiers. Nous avons également vu comment il faut se préparer au retour des commerces en centre-ville, et de ce fait, réaménager les périphéries des villes et leur redonner une dimension, sinon agricole, au moins naturelle.
- densification certes, mais également renaturalisation (trame verte) impliquant des cheminements piétons, des jardins ouvriers et des parcs, afin non seulement d'assurer la libre circulation faunistique et floristique (pour garantir l'évolution de la biodiversité, dont nous sommes tous garants), mais aussi la santé de nos concitoyens, sans parler du sentiment de bien-être....
On voit bien que cette évolution obligée nous détermine dans certaines décisions: il ne paraît, par exemple, pas nécessaire de faire passer le tram par Auchan, centre commercial qui pourrait, à terme, disparaître...
5) Quel sera l'impact des changements climatiques sur l'emploi?
Toutes les études montrent que même un changement climatique modéré affectera durablement l'activité économique et l'emploi. Par exemple, à la fin du pétrole succédera une ère d'énergies alternatives, et donc de nouveaux métiers et de nouvelles qualifications. Ce qui entraînera reconversion, formation, mobilité, etc... Il faudra anticiper tout cela.
Comment l'échelon local peut-il participer à ce qui pourrait être une opportunité extraordinaire? Comment attirer localement ce potentiel d'emplois? Quelles structures pour accueillir les nouveaux travailleurs? Quelles formations initiales? Quelles formations professionnalisantes? Comment facilite-t-on les reconversions? Pouvons-nous être en pointe dans ce domaine?
Aux intercommunalités et au monde économique de réfléchir très rapidement aux opportunités qui s'offrent afin que les maires puissent s'organiser en conséquence...
A titre d'exemple, si l'on pense que nous devons nous lancer dans le secteur des économies d'énergie et/ou dans les énergies renouvelables (mais on pourrait bien sûr imaginer un autre créneau: le transport collectif, ou les métiers de l'art, ou la recherche...), pour devenir une Silicon Valley, dans ce domaine, et que l'on identifie 100 000 nouveaux emplois dans les 10 prochaines années, dans le Bassin Minier (on a le droit de fantasmer, n'est-ce pas?), il est évident que les villes vont devoir s'y préparer: logements, loisirs, transports, enseignement, commerces...
6) Il faut imaginer une nouvelle gouvernance
Toutes les réflexions précédentes (j'insiste: ce sont bien des pistes de réflexion) nous entraînent à nous poser 2 types de question:
- cette évolution (on pourrait presque parler de révolution) ne pourra pas se faire sans que la population participe à la réflexion, mais aussi à la mise en place et au suivi des décisions. Or nous savons qu'entre des élus "tout puissants", pensant être les seuls dépositaires de la compétence, et une population dont la culture reste marquée par l'obéissance aux chefs (même décriés) et l'assistanat, ce ne sera pas facile de faire évoluer les esprits...Ce n'est pas en se cantonnant dans des structures-alibis de concertation (conseils de quartiers, de développement, des sages ou des jeunes) même si elles ont certainement permis de faire évoluer certaines mentalités, que l'on accompagnera les formidables opportunités nées de la contrainte climatique. Il faut casser les murs élus/administrés: il faut former les 2 à cette culture de l'enrichissement mutuel pour avancer mieux, au bénéfice de tous. Ce n'est pas rogner les pouvoirs de l'élu que de dire cela, c'est ennoblir sa fonction; ce n'est pas contraindre les citoyens, c'est les impliquer, pour qu'ils ne puissent gémir ensuite sur l'incapacité des élus.
Il y a des méthodes pour accéder à cette coopération: nous y reviendrons
- il y a une autre interrogation à prendre en compte: quelle évolution de la répartition des compétences entre les intercommunalités et les villes? Aux premières les infrastructures (y compris les écoles et les services techniques?), aux secondes, la proximité (le social, par ex?) et le rôle de relais entre le citoyen et l'administration?
- enfin, il nous faudra bien nous poser la question de savoir s'il ne serait pas plus efficace de réunir les 3 agglomérations coexistantes de Lens à Douai, les 2 villes étant distantes d'une trentaine de kilomètres, pour une population de pas loin de 500 000 habitants (soit la taille requise pour une Communauté Urbaine ou pour une éventuelle Métropole, projet dans les petits papiers du gouvernement). Non seulement pour des questions de taille et d'efficacité, mais pour peser face à Lille Métropole ou à l'Eurométropole... Nos élus sauront-ils dépasser leurs intérêts de potentats locaux pour intégrer l'intérêt général: il me semble que certains y soient prêts...
mercredi 30 septembre 2009
Comment anticiper les changements climatiques dans le NPDC? (1)
Que devons-nous faire pour nous adapter à cette situation?
Mon propos, dans cette article, est de soulever certaines problématiques propres à notre région. Ce sont plus des éléments de débat que des solutions, et, bien sûr, c'est sur eux que doivent s'appuyer les décideurs locaux pour prendre les bonnes décisions, aujourd'hui pour demain.
Je ne prends pas en compte les décisions d'infrastructures (transports, bâtiments, industries), ni les politiques nationales (agriculture, pollutions...), même si je les évoque. Ce qu'il m'intéresse ici de pointer, ce sont les idées ou les interrogations sur lesquelles doivent réfléchir les hommes politiques de nos collectivités. Et mieux même: sur lesquelles nous devons tous nous pencher, tant le sujet est complexe, et que le bon sens de la vox populi est aussi important que celui des technocrates, des politiques et autres experts...
1- Comment faire prendre conscience aux citoyens de la nécessaire implication de tous et de la solidarité qui en découle?
Certains pensent que l'eau pourrait être une thématique porteuse. Dans notre région, nous aurons à faire face à 2 phénomènes, apparemment opposés: la rareté (moins de pluies), mais aussi la montée de la mer(le niveau aura augmenté en moyenne de 1 m en 2100) due à la dilatation de l'eau et à la fonte des glaciers.
La qualité de l'eau, sa quantité, son nécessaire partage, la préservation des zones humides sont autant de sujets sur lesquels les politiques locales devraient étroitement associer les populations.
Autre sujet mobilisateur: la disparition des chênes et des hêtres étant programmée chez nous, une réflexion (déjà entamée par le Conseil Régional) sur leur remplacement, puis sur leur implantation aurait une valeur pédagogique certaine.
2- Comment nous assurer un confort identique avec un mode de vie qui va nécessairement changer?
A titre d'exemple, toujours: quels services à apporter en contre-partie de la moindre utilisation de la voiture? Je mets de côté le débat sur la voiture électrique dont beaucoup pensent que c'est la panacée, et d'autres que ce n'est qu'une illusion (outre le fait que passer au tout électrique prendra au minimum 10 ans, et que le baril de pétrole n'attendra pas pour exploser son prix!).
Un cas pratique pour montrer l'importance du débat: comment ferons-nous pour nous rendre au centre commercial de Noyelles pour faire nos courses, quand le litre de carburant aura dépassé les 2€? A part la voiture pour ceux qui en auront toujours les moyens ou qui résident tout près, le bus n'est pas très pratique pour rapporter les courses, le vélo non plus (bien qu'avec une petite remorque...), quelle est la solution? On peut imaginer que ce soit les chalands qui viennent chez nous (commandes par Internet) ou du covoiturage, ou du transport collectif pris en charge par les commerçants, ou que tout simplement (!) ces commerces délocalisés reviennent en ville, etc, etc...
On voit bien que toutes ces hypothèses impliquent des changements de mode de vie, sans parler des décisions en matière d'urbanisme. On pourrait aller très loin sur le sujet: que faire si vous habitez loin d'un centre ville, alors que les commerces ont réintégré ces lieux? Allez-vous déménager?
3- Les décisions à prendre sont tellement importantes et engagent tellement notre avenir qu'il faut absolument y associer les citoyens. Mais la culture du débat est tellement étrangère à notre culture...Nous ne savons que nous harponner plutôt que de déboucher sur des consensus.
C'est cette culture qu'il faut travailler: il y a des méthodes qui ont fait leurs preuves (débats publics contradictoires, conférences de consensus, etc...). Je pense que les intercommunalités peuvent prendre cela en charge.
A suivre
mardi 29 septembre 2009
La mort du soleil?
Sachant qu'il permet la vie, on ne peut que faire le maximum pour sauver le soleil.
Malheureusement, les scientifiques semblent, pour le moment, impuissants.
Quelle attitude responsable faut-il adopter? Un récent débat, réunissant des experts en sciences humaines, en théologie et d'autres domaines, a montré la diversité des réponses possibles. Voyons donc l'état de la question:
- beaucoup d'hommes politiques libéraux pensent qu'il faut créer un fonds pour la recherche, alimenté par une taxe basée sur l'ensoleillement. Reconnaissons que cela n'est pas très juste, car les pays les plus pauvres sont les plus ensoleillées.
- pour cette raison, les altermondialistes estiment qu'il faudrait faire une péréquation de cette taxe;
- les écologistes seraient plutôt partisans que l'on économise le recours au soleil, pour qu'il dure plus longtemps;
- les socialistes sont d'accord avec les écologistes, les altermondialistes et les libéraux!
- les croyants chrétiens pensent que le retour du Christ est l'arme absolu;
- les juifs sont persuadés que la fin du soleil n'a que peu d'importance puisqu'il annonce l' arrivée du Messie, et que le paradis existera alors sur terre, avec ou sans soleil;
- les musulmans savent de source sûre qu' Allah ne laissera pas faire. Certains fondamentalistes estiment que le port de la burkah par toutes les femmes permettra aux hommes de durer plus longtemps (?);
- les athées disent qu'ils nous avaient prévenus que Dieu n'existait pas et que c'était bien une preuve des mensonges des religions; il n'y a rien à faire;
- les économistes/traders ont commencé à vendre les actions des compagnies d'assurance-vie qui seront, de toute évidence, acculées à la faillite par cette catastrophe;
- les psychologues sont certains que si on explore l'âme humaine, on trouvera une solution!
- la majorité des scientifiques ne doute pas que l'on finira bien par trouver une solution.
Nous en avons profité pour interroger quelques personnalités pour connaître leur avis:
- Johnny Hallyday s'en fout parce que sa "tournée sera terminée depuis belle lurette";
- Obama se dit qu'il résoudra ainsi le problème de l'assurance santé pour tous.
- Raymond Domenech s'en fout parce qu'il a son idée sur la question;
- les Belges flamands rejettent la faute sur les Belges francophones et vice-versa;
- Laure Manaudou regrettera de ne plus pouvoir se promener toute nue autour de sa piscine;
- le Président de Toyota se demande comment fonctionneront ses voitures électriques
- Brigitte Bardot protégera les "animaux jusqu'au bout"...
- Poutine a déclaré qu'il sera le nouveau soleil de la Russie et pourquoi pas du monde, si on le lui demande!
- Nicolas Sarkozy sait qu'il arrêtera le phénomène et il essayera de convaincre le prochain G20.
- Angela Merkel est bien contente de ne pas à avoir à gouverner avec les Grünen;
- Rachida Dati ne pouvait cacher sa satisfaction de ne plus avoir à se rendre au Parlement européen.
- Berlusconi a lui aussi trouver la solution: il faut qu'il en parle d'abord avec Nicolas et Carla.
- Jack Lang ne peut pas croire qu'il ne pourra plus bronzer! Il se demande si ce n'est pas une fausse nouvelle diffusée par Frédéric Mitterand, pour l'empêcher de redevenir Ministre de la Culture...
- Rocco Ziffredi n'est pas sûr qu'il pourra continuer à assurer...
- Le Pen est persuadé que si on stoppe l'immigration, la solution viendra d'elle-même
Comme vous pouvez vous en rendre compte, l'ignorance, l'incompétence et l'égoisme règnent en maitres. Aucune solution n'est en vue.
Heureusement qu'il nous reste du temps avant la mort du soleil.
Mais 5 milliards d'années, c'est vite passé!
lundi 28 septembre 2009
Avertissement
Pourquoi jamais d'idées de leur part? En manquent-ils? Ou tout simplement, puisqu'on leur interdit la possibilité de s'exprimer sur leurs sujets favoris, ils se défoulent, frustrés qu'ils sont!.
J'espère que cela éclairera les partisans de la politique du pire!
Et pour ceux qui sont déjà convaincus de la nocivité du FN, confirmation leur est donnée de la justesse de notre combat...
Comme à chaque fois que ces voyous se sentent atteints, ils se mettent à déferler sur ce blog. Comme d'habitude, je ne laisserai pas faire. Qu'ils aillent vomir leurs haines et leurs frustrations sur leur blog, puisque, là, personne ne viendra les contredire; et pour cause, ils mettent déjà en pratique les principes qu'ils nous imposeraient s'ils étaient au pouvoir: l'absence de liberté de s'exprimer et le culte du chef...
Ici, nous essayons de pratiquer le débat d'idées (j'ai fait une exception pour A.Facon qui m'avait publiquement insulté).
La peste brune est de retour
- à une note du Recteur de l'Académie de Lille, adressée aux chefs d'établissements, ces derniers jours, sur le sujet;
- à un communiqué d'un syndicat enseignant (le SNACA).
Les chefs d’établissements scolaires publics viennent de recevoir un courrier, doublé d’une affichette et d’un CDROM, courrier signé d’une certaine Androulla NASSILION (pour petit nazi sans doute…) qui conseille de mettre ce matériel à la disposition des élèves via leur CDI (centre de documentation et d'information). Cette lettre, dont l’en-tête mensonger se réfère à la commission de santé de l’Union Européenne et à un partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, prétend alerter les élèves sur les terribles risques d’une maladie cérébrale attaquant leur mémoire. Les virus que porterait cette « maladie » sont AUS-2 (comme Auschwitz ?) et TRE-1 (comme Treblinka ?) et elle-même se nomme FAURIDEL-ZUNSSON qu’il vaut mieux lire Robert FAURI-SSON et Ernst ZÜN-DEL, deux négationnistes notoires.
La tentative est explicite:tenter l'amalgame en profitant du bruit fait au sujet du virus de la grippe... C'est gros, bien entendu...
L’affichette porte l’adresse d’un site dont la consultation est consternante et effrayante. Le site se nomme Vision historique objective (avec les deux parrains susdits on voit de quelle objectivité il s’agit), VHO, et est sous titré Mouvement de Combat Saint-Michel …
Quant au catalogue d’oeuvres qu’il propose, leurs titres sont édifiants : ainsi, Mythe de l’holocauste, ou Le mensonge d’Oradour-sur-Glane, ou La vérité sur le ghetto de Varsovie,
…
Oui, la maladie de FAURISSON et ZÜNDEL est une maladie de la mémoire ! Et elle attaque en priorité celle de la jeunesse qu’elle tente de détacher du véritable passé national, social et culturel de son pays.
Celui qui serait à la base de ce VHO est un dénommé Vincent Reynouard, réfugié en Belgique, condamné le 8 novembre 2007 à un an de prison et 10 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) pour contestation de crimes contre l'humanité, pour avoir écrit et fait distribuer la brochure : « Holocauste, ce que l'on vous cache ». Vincent Reynouard a fait appel du jugement.
En juin 2008, Vincent Reynouart a été condamné à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour négationnisme.
Rappelons que le négationnisme avait, dès la fin de la guerre, mis en cause l'existence de l'holocauste perpétré contre les juifs par les nazis. C'est dans les années 70 que Faurisson, professeur de littérature à l'université de Lyon, avait repris ces thèses... La réaction de l'Etat français, le travail des historiens (notamment en remettant à jour l'emplacement des chambres à gaz à Auschwitz, détruites par les Allemands, à la fin de la guerre, pour effacer leurs crimes), le travail de mémoire (saluons ici le travail méconnu du cinéaste Steven Spielberg qui a interrogé quelques milliers de rescapés des camps de la mort, pour en conserver la mémoire pour les générations futures).
J'en profite ici pour vous signaler l'extraordinaire et émouvante exposition sur la déportation des juifs (et des Tziganes) du Nord-Pas-de-Calais et de son convoi numéro 10, parti de Malines en septembre 1942 (et du transport Z, pour les Tziganes, de janvier 1944). De ce transport de septembre 42, sur les 1048 juifs déportés, 7 revinrent en 1945. Pensez-vous que c'est un hasard que 2 personnes, enfants de 2 de ces rescapés, habitent aujourd'hui Hénin-Beaumont?
L'exposition "Disparus de la Terre" est visible jusqu'au 18 novembre dans le Grand Hall de l'Hôtel de Ville de Lille. Nous espérons, avec La Coupole, la faire venir à Lens, d'où plus de 570 personnes ont été déportées...
Pour l' historien Pierre Milza, le soutien voilé au négationnisme constitue un élément important de la stratégie de réhabilitation de l'héritage politique dont se réclame l'extrême droite en France. L'implication de ce courant dans la collaboration avec le régime nazi, y compris avec l'extermination des Juifs, a pendant longtemps mis au ban toute une culture politique qui avait porté au pouvoir les dirigeants du régime de Vichy. En ce sens, la mise en doute des crimes nazis ou de leur ampleur constitue un « formidable enjeu de mémoire».
Aujourd'hui le Front National, après les dérapages de Le Pen, grand ami de Faurisson, dans les années 80 ("point de détail", "durafour crématoire"), a mis la sourdine sur le sujet: Marine Le Pen ayant fait comprendre à son père que le sujet nuisait à l'image du FN. A juste titre, d'ailleurs et il y a fort à parier, que, aujourd'hui, dans l'électorat frontiste, mis à part les "anciens", peu ont entendu parler de cette face (aujourd'hui cachée) de l'idéologie du FN.
Rappelons que le FN avait été fortement imprégné par le négationnisme de François Duprat, membre de son bureau national, qui a joué un rôle important dans la mise en place d'une rhétorique négationniste au sein de l'extrême-droite en France liant antisémitisme, antisionisme et anticommunisme; il fut aussi le diffuseur de traductions de textes négationnistes. Il mourut le 18 mars 1978, dans l'explosion de sa voiture piégée, et chaque 18 mars, Jean-Marie Le Pen vient rendre hommage au cimetière de Montmartre à ce « passionné de la vérité historique », ce « combattant », « politique jusqu'au bout des ongles"...
dimanche 27 septembre 2009
Albert Facon, un "homme de la situation"?
Extrait de sa déclaration: "Ferrari et Alpern ne sont pas les hommes de la situation. Alpern est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel et Ferrari a plombé le PS". En fait, le journaliste a fait preuve de tact, car les mots utilisés étaient beaucoup plus grossiers, dans le style du vocabulaire peu raffiné du député.
Je laisserai à Pierre Ferrari le soin de répondre sur "l'amabilité" le concernant.
Quant à moi, je note ceci:
1- Quand A. Facon dit que je suis "passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel" je ne peux lui en vouloir de ne pas connaître le sens des mots, puisque le vert est la seule des 7 couleurs de l'arc-en-ciel, par laquelle je suis passé. C'est vrai que membre du parti socialiste de 1978 à 1991, je fus adhérent aux Verts avant de revenir au PS. Je ne peux lui en vouloir de cette double ignorance... Par contre, ne pas comprendre que le vert, l'écologie, fait partie intégrante du rose, démontre bien les limites de la pensée politique de notre député: pourtant, la plupart des hommes politiques de sa génération ont bien compris que social et environnement sont indissociables...
2- "L'animateur de la circonscription": le député, au PS, a effectivement ce rôle dans une circonscription. Albert Facon, qui n' a jamais réuni les secrétaires ou les sections (sauf juste avant des élections législatives) a plutôt œuvré pour la désintégration du PS:
- il a soutenu le maire de droite, sortant, de Dourges, en 2008, mais P. Defrancq l'emporta quand même;
- il a soutenu à Leforest, le maire sortant MRC, contre Christian Musial qui finit par l'emporter;
- il a soutenu le maire communiste d'Evin, plutôt que les socialistes;
- quant à HB, l'"animateur" est co-responsable de la disparition de la section et de l'image négative du PS.
3-Contrairement à ce qu'il affirme, il a aidé Dalongeville contre Darchicourt , puis l' a soutenu éhontément ensuite. La Voix du Nord rappelait récemment (avril 2009):
- Gérard Dalongeville fut "l'Homme de confiance , en 1997, pour Albert Facon, au service duquel il mettra sa fougue lors des législatives provoquées par la dissolution de l'Assemblée nationale[…] Un coup de mains que le député n'oubliera pas "
- « À la demande d'Albert Facon, j'ai en effet rendu service à M. Dalongeville "parce que c'est quelque chose que je n'hésite jamais à faire que de rendre service » nous expliquait M. JP Kucheida."
- Beaucoup se souviennent de la complicité entre les 2 hommes lors de la braderie et du marché de Noël 2006 et des éloges lors des cérémonies de vœux de 2007 et 2008 (il appela à voter Dalongeville lors de cette dernière).
Qui dit mieux, devant une telle faillite?
4- Pour être juste avec lui, M.Facon mérite quand même toute notre admiration pour son parcours et sa réussite matérielle. Né à Vichy, en 1943, de parents modestes, au service de l'Etat, il s'est forgé un chemin remarquable, puisque, simple instituteur de la République, il est devenu député. Certains critiquent sa gestion en tant que responsable politique, mais ils oublient sa réussite en matière de gestion financière: ses biens immobiliers à Courrières, Arras, La Plagne, Les Arcs, dans le Var...sont là pour en témoigner, comme son souci de permettre à des descendants, par des donations habilement effectuées et tout à fait légales, de profiter de sa prévoyance. Il faut dire qu'il a une expérience dont il a su tirer avantage, et qui explique ses compétences en matière financière: il fut Trésorier de la Fédération du PS. Et, comme pour Jacques Mellick, qui le fut également, cela explique la reconnaissance éternelle du Parti.
5-Mais, et là je reprends mes critiques, Albert Facon, dans sa fonction de député, travaille très mal. Ce n'est pas moi qui en juge ainsi, mais le site http://www.deputesgodillots.info/. J'ai reproduit, ci-dessous, la page consacré à notre député, qui est des rares de l'opposition à mériter cet honneur.
Vous remarquerez que, outre l'absence totale de présence et de travail législatif, Albert Facon se distingue également par la "qualité" de ses interventions.
Au fait, puisqu'il n'exerce qu'un seul mandat, qu'il n'est pas souvent présent à l'Assemblée (euphémisme), qu'on ne le voit pas à Hénin-Beaumont, ville-centre de sa circonscription, que fait Albert Facon?
Albert Facon, "l'homme de la situation"?
En tous les cas, malgré l'indigence de son activité, ses électeurs, sauf à une seule occasion, l'ont réélu, à chaque fois, sans coup férir.
Albert Facon
Député PS du Pas-de-Calais (14ème circonscription)
Publié le Dimanche 24 Mai 2009
Plus d’infos sur les sites de l’Assemblée Nationale, Mémoire Politique, Mon-Député.fr ou Wikipedia.
Nous nous attardons de nouveau ce dimanche sur un député de l’opposition. Particulièrement peu actif à l’Assemblée Nationale, Albert Facon n’est intervenu qu’une fois en tout depuis le début de la législature, pour une question au gouvernement. Cela ne l’empêche cependant pas de polluer les débats de ses invectives quand il est présent, comme par exemple au retour d’Hadopi le 29 Avril 2009 pour l’affrontement politique entre troupes godillotes.
Travaux parlementaires depuis 2007 :
- 1 seule intervention en séance sous la forme d’une question orale au gouvernement sans débat
- Aucune intervention en commission
- Aucun rapport d’information
- Aucune proposition de loi
Présence et activité sur la loi HADOPI :
- Présence pour l’affrontement politique lors du rappel des troupes
- Aucun dépôt ou signature d’amendement
- Aucune prise de parole publique ou intervention sur le fond
- 2 invectives sur la forme (totalisant 15 mots)
- A voté contre la loi lors du vote solennel final
Observations en séance au cours des débats sur la loi HADOPI :
- Mercredi 29 Avril 2009 (séance de l’après-midi)
Invectives enregistrées au compte-rendu intégral de séance en direction du rapporteur de la loi Franck Riester :
Et si vous prenez Allègre, on vous fait un prix : un acheté, un gratuit !
Dictateur !
Autres présences notables durant la session 2008-2009 :
- Mardi 21 Octobre 2008
C’est téléphoné !
Mercredi 22 Octobre 2008
Il n’a rien dit !
Mardi 28 Octobre 2008
C’est la tâche du ministre de l’intérieur, pas la vôtre !
Mercredi 29 Octobre 2008
Et la baisse du pouvoir d’achat !
Mercredi 12 Novembre 2008
Qu’elle paye ses impôts en France !
Mercredi 10 Décembre 2008
Si on votait !
Il veut la place ! Il est candidat !
Il y a du boulot !
Mardi 6 Janvier 2009
C’est Téléachat Morano ! La carte Morano !
Mardi 3 Février 2009
Ce fut un beau voyage !
Le licencié de Périgueux !
Paroles, paroles !
Ce sont des élus responsables !
48 000 chômeurs supplémentaires !
Et combien de chômeurs en plus ?
Mercredi 4 Février 2009
Alors ça ne va pas s’arranger !
Mardi 10 Février 2009
Tout à fait !
Mercredi 11 Février 2009
Carton rouge !
Il a fumé ou quoi ?
Il n’a rien fait !
Mercredi 18 Février 2009
Dans le Pas-de-Calais !
Il y en a d’autres !
Mardi 10 Mars 2009
Ce n’est pas très chrétien !
Mardi 17 Mars 2009
Ce n’est pas vrai !
Mercredi 18 Mars 2009
Votre seule réponse, c’est la compassion !
Il ne regarde pas que le site du Gouvernement !
Welcome !
Et Valérie, où est-elle ?
Mardi 24 Mars 2009
Valeo !
Le groupe Valeo a aussi reçu un chèque ! C’était beaucoup plus que 200 euros !
Vous ne répondez pas à la question !
Vous bottez en touche !
Mercredi 1er Avril 2009
Vous récitez votre leçon !
Mardi 5 Mai 2009
Question au gouvernement relative à l’insuffisance des structures d’accueil pour les handicapés (500 mots)
Sources
Les faits relatés dans cette page ne sont pas fictionnels, ils se sont réellement passés en hémicycle comme en attestent nos sources :
Comptes rendus intégraux de l’Assemblée Nationale
samedi 26 septembre 2009
Suite au communiqué de ce jour...
Mais comment sortir de cette situation où tout le monde se regarde en chiens de faïence, alors que le FN prospère sur les divisions de la gauche, et que la majorité municipale ne nous donne pas beaucoup de gages de confiance?
Comment restaurer la confiance des Héninois? Comment montrer que l'on peut faire de la politique autrement? Comment aller dans le sens de Martine Aubry qui souhaite rénover un PS mal en point? Comment essayer de casser le système mortifère de la Fédération PS du 62?
Certes P.Ferrari et D. Noël ont commis l'erreur de faire confiance à MN Lienemann...J'ai failli faire la même chose jusqu'à ce que je comprenne qu'elle ne pourrait rien faire contre Dalongeville quand j'ai pris connaissance du contenu des négociations en cours en février/mars 2008. C'est vrai que MNL est quelqu'un d'attachant, et je comprends que 2 jeunes militants (ils ont moins de 30 ans, je vous le rappelle), pétris de convictions, ont pu croire qu'ils allaient arriver à moraliser, à "cadrer" GD...Je comprends qu'ils aient pu rapidement déchanter et qu'ils n'aient pas trouvé en MNL, celle qui auraient du prendre la décision de démissionner en bloc...
Ils ont fait une erreur, comme nous en avons tous fait dans notre vie, et ils en commettront probablement d'autres!
Même ceux qui les vilipendent savent qu'ils sont sincères...
Pour rattraper les années de malheur d'HB, il faudra bien, à un moment donné, panser les plaies... Cela prend du temps et il faut commencer de suite, avant qu'il ne soit trop tard...
Comment voulez-vous faire autrement qu'en travaillant ensemble, sur la base de valeurs communes, absentes, jusqu'à présent, de notre ville.
HB, le PS et la gauche en général ont été tués par Facon, Darchicourt et Dalongeville ainsi que par tous ceux qui les ont soutenus, jusqu'au bout, sans faire de mea culpa. Ceux qui ont combattu ce système ou l'ont désavoué, à un moment ou un autre sont ceux sur qui on peut compter, dans l'avenir, à condition qu'ils restent dignes...
Je pense que l'on peut reconstruire une gauche propre, honnête et tournée vers l'intérêt général. Pour cela, il faut travailler, travailler et encore travailler...
Pierre Ferrari et moi-même savons que nous allons vers un refus, par la Fédération, à notre demande de création de la section héninoise.
Il suffit de voir les réactions de Catherine Génisson et d'Albert Facon, dans La Voix du Nord, ce jour.
Vous vous doutez bien que nous avons anticipé ce refus...parce que nous savons que la mise en cause du système qui a généré et soutenu les 3 sinistres personnages responsables de la situation héninoise, ne sera pas chose aisée!
Communiqué de presse de Alain Alpern et Pierre Ferrari
Beaucoup trop d’erreurs ont été commises par la Fédération Socialiste du Pas-de-Calais dans notre Ville depuis une décennie : des soutiens intempestifs à Gérard Dalongeville en 2001 et surtout 2008, malgré nos réticences, ainsi qu’une contre-campagne menée, en 2009, à l’encontre du candidat socialiste, pourtant désigné en Bureau National par Martine Aubry, ont réduit à néant la place du PS à Hénin-Beaumont. Il faut tout reprendre à zéro et nous sommes bien décidés à mettre tout en œuvre pour redonner au PS, et au-delà aux forces de gauche, la place que, sociologiquement, il doit occuper.
Les 2 soussignés ont toute légitimité pour ce faire :
Alain Alpern, Conseiller Régional PS, a toujours combattu l’ancien Maire, Gérard Dalongeville, a dénoncé ses dérives et a dû s’opposer au soutien du Parti au Maire déchu.
Pierre Ferrari, Secrétaire National du MJS aux Inégalités Sociales et membre du Bureau Fédéral du PS 62, a été le premier élu socialiste à dénoncer et à s’opposer au système Dalongeville.
Nous sommes conscients que, dans une circonscription de gauche, la ville centre, socialiste depuis des décennies, ce, jusqu’il y a quelques semaines, doit redynamiser le mouvement progressiste, social et écologique que nous sommes. Devant la crise (le chômage est un des plus élevés de France), la population ne comprendrait pas l’absence du PS.
L’urgence commande si nous voulons que les valeurs socialistes perdurent à Hénin-Beaumont. En effet, devant nos échecs, le Front National a réussi à rassembler 48% des électeurs en juillet dernier.
De plus, nous sommes de plus en plus inquiets de la collusion annoncée et maintenant confirmée entre la majorité municipale et son opposition frontiste. Nous ne pouvons laisser s’installer une légitimation de l’extrême-droite, prête à profiter de l’échec de la nouvelle équipe en place, pour revendiquer la mairie en 2014.
Nous devons préparer les prochaines échéances en redonnant à la gauche le rôle qui est le sien : assurer le progrès social en développant l’économie dans le respect de l’environnement.
Nous sommes donc prêts pour cette mission.
En attendant l’accord de la Fédération, et parce que le temps presse, nous commençons, dès à présent, à mettre en place l’animation de la future section qui sera un lieu de démocratie, de débats, de formation et d’information.
Alain ALPERN et Pierre FERRARI
vendredi 25 septembre 2009
Comment l'AR légitime le FN
Ils éclairent et justifient parfaitement l'attitude de complaisance de l'Alliance Républicaine vis à vis du FN (voir mon commentaire scandalisé sur leur connivence, lors du dernier conseil municipal, en date du 21/9). Si je reprends ces propos, c'est parce que ce sont ceux que j'ai déjà entendus de la propre bouche de l'élu majoritaire (que je considère comme un ami...).
Ils illustrent ce que j'ai toujours dit au père de Xavier: la complaisance mène à la légitimation, et de celle-ci nait l'irréparable.
Vous lirez donc comment l'esprit républicain est dévoyé, s'auto-justifie, et puis finalement banalise ce que l'on n'était pas prêt à accepter intellectuellement. En effet, je ne doute pas de la position humaniste de notre élu, mais je constate que la dérive est inévitable. La démarche est bien connue: on écoute son ennemi, on lui trouve des justifications, on le légitime, on l'accepte, on le banalise et puis la suite est inscrite dans l'histoire humaine: on se fait "bouffer".
J'aurais pu considérer ce qui suit comme un commentaire parmi tant d'autres, mais outre son origine, il n'a pas été démenti et m'apparait donc comme "parole officielle" de ceux qui dirigent la ville face à une opposition unique, composée de 8 élus du FN de JM Le Pen.
Si j'insiste, c'est pour les lecteurs extérieurs à HB, qui doivent ouvrir des yeux effarés sur cette complaisance avec le parti "raciste". Et oui! J'ai, en effet, l'impression que, outre les 48% (!) qui ont voté FN, comme on vote pour n'importe quel autre parti, beaucoup d'Héninois commencent à s'habituer à cette situation, qui fait d'HB la seule ville d'Europe, dans laquelle un parti d'extrême-droite se retrouve presque aux commandes de la cité!
A lire les extraits, ci-dessous, vous comprendrez pourquoi on est passé de l'impensable à la réalité quotidienne.
Et je n'hésite pas à dire que, malgré les leçons de lHistoire, ceux qui ont minimisé les idées du FN, puis qui ont normalisé la situation du FN, et qui, aujourd'hui, le favorisent et l' installent comme opposition républicaine, ceux-là seront déclarés responsables de l'arrivée au pouvoir de Marine Le Pen et consorts...
Extraits du texte du dénommé Xavier
"Quelle attitude avoir avec l’opposition ?
La situation à laquelle est confrontée la majorité au conseil municipal n’est pas simple. La seule opposition étant celle du front national , l’attitude des élus de la majorité est observée de près et donne lieu à des commentaires passionnés émanant de part et d’autres.
Le FN est un parti politique, reconnu par la loi (AA: le parti d'Hitler l'était aussi!), issu de l’extrème droite. Les idées de l’extreme droite sont basées sur le repli sur soi meme, la préférence nationale, le nationalisme (AA: voilà comment on banalise, en utilisant les mots de l'autre: mais bon sang, on sait tous ce que signifient "la préférence nationale" et le "nationalisme": vous avez entendu parler du parti national-socialiste?). Bref, l’idéal du FN, n’est pas de tendre vers l’ouverture et la connaissance de l’autre que revendique le philosophe Républicain (AA: vous vous rendez compte de la candeur de ces propos!).
Dans la mémoire collective, l’image de l’extrème droite est souvent associée aux pires forfaits du 20ème siècle (le nazisme hitlérien en est l’exemple le plus marquant…), ce qui la rend si inquiétante aux yeux des gens.
Certains prises de position, visant par exemple à minimiser l’importance des chambres à gaz, rendent outrancières les déclarations de certains dirigeants actuels (AA: scandaleux! "outrancières": en d'autres termes, cela veut dire "Le Pen exagère, il est gâteux, et ces outrances ne sont le fait que d'une minorité"; c'est une justification on ne peut plus claire du FN: Marine Le Pen a gagné, en demandant que l'on cesse les propos "outranciers", même son père s'est tu) .
Revenons en à la situation héninoise.
L’alliance Républicaine s’oppose fermement aux idées extrémistes du Front National (AA: on n'a pas d'exemple pour confirmer; l'AR a même boycotté une conférence que j'ai organisée sur "la réalité du FN"!) et a eu maintes fois l’occasion de l’affirmer et de le réaffirmer.
Ceci étant dit, quelle attitude doit-elle avoir avec ceux qui représentent la seule opposition au conseil municipal ?
Les donneurs de leçon auront vite tranché la question. Ils voient les membres du FN comme des monstres sans foi ni loi, qu’il convient à tout prix d’éviter et face à qui il faut prendre une hauteur méprisante (AA: oui, c'est comme cela pourtant qu'il faut les voir: cette phrase est un aveu !). C’est leur droit...
Dans une ville où les partis traditionnels se sont tellement compromis, le FN a réussi à devenir la force politique principale. Elle le doit à l’infamie qu’a été la période Dalongeville mais également, reconnaissons-le, au travail acharné d’opposition mené depuis des années par S. Briois aidé depuis peu par l’envergure nationale de M. Le Pen (AA: vous avez bien lu: ce sont des félicitations!).
Si idéologiquement le FN est à combattre sans arrière pensée, il convient de reconnaître que sur Hénin Beaumont, sa connaissance des dossiers et du fonctionnement d’une marie est incontestable (AA: une honte, ce n'est pas parce que la majorité a "foiré "lors du dernier conseil, en se faisant mener par le bout du nez, que le FN est compétent: "au royaume des aveugles, les borgnes sont rois!!!). Dialoguer, les écouter, débattre avec eux au sein du conseil Municipal et sur les affaires héninoises, c’est à la fois respecter leur électorat et chercher les meilleures solutions pour sortir Henin de ses difficultés (AA: sidérant!). Cela n’a rien d’infamant et n'a aucunement pour but de donner du crédit aux idées extrémistes. Quand D . Duquenne dit à madame Le Pen qu’elle a raison (AA :11 fois!), il ne lui fait allégeance en aucune manière, il trouve simplement qu’elle a raison, point. Cela ne l’empeche pas de repousser franchement et sans aucune contestation possible les idées de l’extreme droite (AA:je ne connais aucun exemple d'une telle attitude du Maire d'HB!!!)
..."
Je traduis:"Finalement, peut-être que l'on n'est pas d'accord avec leurs idées, mais cela n'empêche pas de discuter avec des gens bien comme il faut (à part, ceux qui ont quelques paroles outrancières", mais ce n'est pas le cas à HB!)
J'aurais 2 questions à poser Daniel Duquenne et ses amis:
- Que pensent-t-ils qu'est venue faire Marine Le Pen à HB?
- Pourquoi avoir signé (oralement) un pacte de non-agression avec le FN? Ne me répondez surtout pas que ce n'est pas vrai, je vous accuserai de "menteurs"...
jeudi 24 septembre 2009
Questions d'un Candide: pourquoi militer?
C'est participer d'une manière active à la vie d'un syndicat, d'une organisation:pour la défense d'idées ou la préservation de droits.
Pourquoi est-il important de militer?
Tout simplement parce que nous sommes en démocratie, et que c'est une façon de faire entendre sa voix, à côté des représentants du peuple. D'ailleurs, cette force est telle que tout régime autoritaire commence par limiter, voir interdire associations et syndicats, sauf à en avoir le contrôle.
Cela sert-il de militer?
L'action collective est le plus souvent génératrice d'avancées. Tous les jours nous en avons des exemples: certes il y a des échecs, mais souvent des résultats positifs sont au bout de la revendication. De plus, pour l'individu, il y a des vertus à se réunir: moins isolé, le militant apprend ou réapprend que la vie en société est faite d'écoute, de partage, de concertation et d'action. Des liens forts peuvent se créer entre les militants, ce qui permet de rompre l'isolement auquel la vie moderne nous confine souvent par la multiplicité des moments où nous nous recroquevillons sur nous-mêmes: transports, télévision, web, MP3, téléphone...
Sur le plan des idées, non seulement, on peut exposer ainsi les siennes et les faire partager, mais on peut faire avancer les choses, même si ces progrès demandent de la patience et de la ténacité...
Sur Hénin-Beaumont, vous avez entamé plusieurs projets. Pourquoi?
Pour la plupart des raisons évoquées, ci-avant: les idées, le partage et l'envie d'avancer, d'apprendre, de participer à la vie de la cité.
Je reprends les 2 projets les plus importants en cours:
Le tramway: nous sommes quelques-uns à ne pas vouloir subir la réalisation d'un tramway, mais à participer à sa mise en oeuvre. Bien sûr, le maître d'ouvrage se préoccupe d'écouter les propositions...mais c'est insuffisant. Pour s'exprimer sur ce dossier, il faut que tous les Héninois se l'approprient et mon souhait c'est que chacun ait tous les éléments pour pouvoir juger. D'autant plus que le passage du tram est une occasion fantastique pour faire passer HB de son état de ville endormie, voire même moribonde, à celui de ville centre, non seulement au sein de la CAHC, mais sur le plan régional et même nord-européen, comme carrefour idéalement placé.
Mais c'est du ressort du politique!
La décision est politique, mais les citoyens ont leur mot à dire, parce qu'ils portent en eux l'intérêt général, s'ils dépassent la somme de leurs intérêts particuliers, parce qu'ils sont compétents et concernés par leur avenir et celui de leurs enfants. Enfin, qui ne connaît mieux sa ville que ses habitants?
Concernant l'Escapade, nous souhaitons que ce magnifique outil culturel, que le Maire déchu a failli faire capoter, soit celui de tous les Héninois et Beaumontois. La culture est un facteur d'épanouissement: toutes les formes de culture, de l'opéra aux musiques actuelles, en passant par la danse classique et le rap, la sculpture et le graffiti, sont un enrichissement personnel et un enrichissement collectif. C'est pourquoi, l'intérêt général est que chaque habitant puisse cultiver ses richesses personnelles. C'est à cela que sert l'Escapade, et l'association "Les Amis de l'Escapade" a pour but de lui donner les moyens, financiers et humains, d'être à la disposition de tous, quels que soient ses talents et ses espoirs...
Et qu'en est-il du militantisme politique?
Il est indissociable du militantisme plus général dont on parlait... Quand vous voulez préserver le patrimoine local (la restauration de l'Eglise Saint-Martin,par exemple), que vous vous préoccupez de l'avenir de votre ville, ou que vous défendez l'emploi dans votre entreprise, vous faites de la politique. Quand vous œuvrez pour trouver des solutions à des problèmes collectifs, vous faîtes de la politique. Le militantisme politique cherche les moyens de faire prendre la bonne décision à ceux qui en ont le pouvoir.
Mais justement les partis politiques ont fait faillite, particulièrement à HB!
Certes, mais ce n'est pas une raison de jeter le bébé avec l'eau du bain...
C'est vrai, à HB, comme partout en France, les partis politiques ont sacrifié leurs valeurs à des intérêts qui ne correspondent pas à l'intérêt général. Tout le monde connaît les dérives actuelles...
Je reste persuader que les partis politiques ne sont que ce que leurs adhérents veulent bien en faire! Un parti politique c'est d'abord des valeurs défendues collectivement par ceux qui y adhérent. C'est ensuite une organisation qui doit se donner les moyens de lutter contre les "Deux maladies infantiles" qui gangrènent toute structure, associative ou non: la soif de pouvoir et le non-respect des valeurs.
Quand j'ai dit cela, évidemment, je n'ai rien résolu...Mais si vous gardez en tête ces principes d'organisation (les valeurs et les moyens de les faire respecter), vous avez fait un grand pas...
Le Parti socialiste est-il mort?
Je suis persuadé que non...Il a son socle de valeurs communes (solidarité, justice sociale, respect des droits de l'Homme, défense de l'intérêt général, etc...). Son problème, c'est la mise en oeuvre: j'aurai l'occasion d'y revenir...
Le PS à Hénin-Beaumont?
HB est une ville pétrie des valeurs de gauche. La mise en ouvre a été catastrophique: une Fédération du Pas-de-Calais qui n'a pas tenu compte des intérêts des citoyens, des hommes qui n'étaient en aucune manière respectueux de ces valeurs, un système de contrôle défaillant: tout pour faire capoter la prise en compte des intérêts des habitants...
Il y a beaucoup de personnes, à HB, qui sont imprégnées d'un idéal de gauche, qui en ont assez d'être manipulées par un système obsolète et qui ont envie de "secouer le cocotier". Ces personnes veulent reconstruire sur des bases solides. Je pense que, à Hénin, la gauche en général, et le PS, en particulier, sont prêts à travailler dans ce sens...
Les derniers évènements locaux nous font penser que l'on ne peut laisser un parti politique, dénué de toute référence à l'intérêt général, gérer ou cogérer (même officieusement) la ville. Même si la majorité actuelle réagit face aux critiques de collusion avec le FN, il est impensable de la laisser comme seul rempart de la démocratie.
C'est bien cette défense des valeurs démocratiques et républicaines qui nécessite un sursaut...
mercredi 23 septembre 2009
Hénin-Beaumont devrait candidater, Monsieur le Maire!
Pour postuler, les communes pourront remplir, après lecture d'un document d'information sur les expérimentations menées sur le terrain, un questionnaire de candidature en ligne sur www.developpement-durable.gouv.fr
Installé le 7 juillet 2009 par Chantal Jouanno, secrétaire d'État à l'Écologie, pour mettre en oeuvre les mesures prises lors de la table ronde sur les radiofréquences qui s'est tenue en mai dernier, le comité opérationnel a pour mission :
- « de modéliser et d'expérimenter une diminution de l'exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile. Pour cela, une simulation numérique 3D d'abaissement des seuils d'exposition sera réalisée. Elle sera complétée par une étude sur le terrain de la diminution de la puissance des antennes relais. Ces études conjointes permettront d'évaluer l'impact d'un abaissement de l'exposition sur la couverture des territoires d'expérimentation, sur la qualité du service et sur le nombre d'antennes ;
- de définir et d'expérimenter de nouvelles procédures de concertation et d'information locales lors des projets d'implantation d'antennes relais de éléphonie mobile ».
Les différentes modélisations et expérimentations sur l'abaissement de l'exposition aux ondes électromagnétiques et la concertation seront menées entre novembre 2009 et avril 2010.
Le comité opérationnel dispose d'un million d'euros alloué par l'Etat pour concrétiser les deux phases d'expérimentations conduites par le comité et pour lesquelles les communes se portent candidates.
Cela ne coûte donc rien et cela peut permettre d'améliorer la santé de nos concitoyens...
Je propose donc que la ville candidate!
De plus, cela pourrait être bon pour le moral, si HB était retenue...
mardi 22 septembre 2009
Amateurisme et connivence ...
1- Sur l'amateurisme de l'équipe majoritaire.
On a bien compris qu'à l'inexpérience de nos élus, vient s'ajouter la faiblesse de l'administration municipale. Cette dernière, ignorée par Dalongeville, est composée d'agents dont aucune formation n'est venue pallier la sous-qualification: quand on pense que la plupart des services sont dirigés par des fonctionnaires de catégories B ou C, on comprend l'ampleur des dégâts causés par GD, pour lui permettre de spolier la ville, sans que personne ne se mette en travers de sa route.
Quand on voit que les délibérations du 5/7 ont été "retoquées", que les cafouillages, que j'évoquais, se sont multipliés, sans parler du ridicule de la délibération sur la Poste, qui aurait dû être à l'évidence une motion (et qui, donc, sera également retoquée), on se dit qu'on ne peut faire pire. Mais pour faire mieux, il faut prendre des mesures énergiques, à savoir:
- le recrutement rapide des 3 cadres dont le Maire a parlé. Mais cela sera long et difficile de trouver les personnes , aucun agent ne voulant venir travailler dans une ville dont la réputation n'est pas un gage d'avenir professionnel rassurant. Le Maire doit négocier avec les Présidents de Département et de Région des détachements temporaires...
- faire venir un DGS expérimenté, auprès duquel M. Thibaut, dont on me dit le plus grand bien, pourra se former. Le Maire a, une nouvelle fois, entre les mains, depuis ce jour, le nom de la personne parfaitement adaptée au poste.
- un plan de formation du personnel, et un audit des procédures administratives, que les formateurs et stagiaires du CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale) assureront gratuitement ou presque.
Cela dit, le Maire doit défendre son personnel quand celui-ci est l'objet d'attaques personnelles, comme ce fut le cas pour le DRH. Daniel Duquenne doit assumer ses décisions et se faire respecter par le FN.
2-Sur la connivence avec le FN.
M.P.Wallart (La Voix du Nord) met cette connivence sur le compte du noviciat de la nouvelle majorité (il fait quand même allusion à des relations de type "sado-maso", termes plus forts que ceux de "maître à élève" que j'employais): je n'en suis pas sûr, même si j'espère me tromper.
J'ai quand même eu confirmation, de source on ne peut plus informée, d'un pacte (verbal) de "non agression" entre les 2 groupes politiques.
Si je comprends la stratégie du FN: ne pas apparaître comme des méchants, montrer qu'ils sont compétents, parier sur l'échec de la majorité; je ne comprends pas celle du maire: paraît-il, qu'en éliminant l'opposition non-FN (et, en cela, il est remarquablement aidé par le FN)il se rendrait incontournable en 2014. Comme je l'ai titré ce matin, en agissant ainsi, non seulement il sera perdant, mais il laisse un boulevard au FN...
D'ailleurs le FN se délecte de la situation: il a fait ce qu'il a voulu ou presque, et se permet d'écrire que le ton du Maire était "patelin", que le conseil est "consensuel". Certes, pour faire bonne figure (l'opposition, c'est l'opposition!)se permet-il quelques attaques "souriantes": on l'a vu sur l'immobilisme du Maire et sur la diminution des indemnités des élus: sur ce dernier point, E. Binaisse et D.Duquenne ont fourni la corde pour se faire pendre, alors que la décision prise n'est pas mauvaise, mais encore une fois très mal présentée...
Enfin, sur ce reproche de connivence. Oui, j'estime que la majorité n'a pas à se comporter de manière consensuelle et à la limite de l'obséquiosité parfois, avec un parti non républicain. Et quand j'écris cela, je n'oublie pas que 48% d'Héninois ont voté pour ce parti, sans connaître la réelle volonté de ce mouvement extrémiste. Ils ne savent pas, pas parce qu'ils ne comprennent pas, mais parce qu'ils ont été trompés sur la véritable nature de l'idéologie extrémiste. Et ce n'est pas parce que les partis politiques ont failli, que l'on doit se jeter dans la gueule du loup. Bien sûr que l'objectif de ceux qui ne se sont pas compromis est de constituer une offre politique honnête et compétente, afin, notamment, que les Héninois puissent avoir le libre choix politique...
Daniel, il faudra que tu fasses preuve de plus de dignité et de moins de naïveté dans tes relations avec l'opposition. Au moins 52% d'électeurs héninois comptent sur toi pour ne pas livrer la ville au FN!
Au jeu de la connivence avec le FN, Daniel Duquenne ne sortira pas gagnant!
D'autant plus que je maintiens que je ne porterai un jugement, sur le fond, qu'à la fin de l'année, pour laisser à la nouvelle majorité un peu de temps pour s'organiser.
Néanmoins, j'aurais aimé avoir quelques indications sur les questions de principe que j'ai rappelées ce matin: quelles priorités, quels moyens, quel calendrier?
Aucune réponse, sauf:
- une seule priorité: le rétablissement des finances. Certes, on s'y attendait, mais on aurait aimé connaître les autres orientations et notamment quelles politiques dans des domaines aussi importants que l'urbanisme, la culture, le développement durable, l'économique...Peut-être lors du prochain conseil prévu début octobre...
- au-delà des bonnes paroles sur la transparence et la rigueur, maintes fois entendues ces dernières années (à vrai dire, j'y compte plus que sous l'ère Dalongeville), nous eûmes confirmation que c'est le Préfet qui a décidé du budget 2009 revu et corrigé, et de l'augmentation (dont on n'a pas reparlé, de façon étonnante)des impôts locaux décidée par la même autorité. Les prochains budgets seront également fortement inspirés par l'Etat et j'ai bien peur que le Maire ne se batte pas pour obtenir des marges de manoeuvre: mais nous verrons cela en son temps...d'autant plus que la diminution de la masse salariale ne sera pas chose facile, puisqu'il ne reste que très peu d'agents sous contrat temporaire. Il faudra comme je l'ai indiqué, en juin, négocier avec les autres collectivités pour que leurs embauches se fassent, prioritairement, dans le vivier héninois.
- sur ce point du personnel, beaucoup s'émeuvent (même à l'intérieur de la Mairie)que certains responsables, qui s'étaient fortement compromis avec Dalongeville, aient été maintenus en fonction. Je n'ai pas les éléments pour juger. Par contre, je persiste à penser que, outre le Directeur financier, l'Ingénieur chargé des travaux et le juriste que le Maire a confirmé vouloir embaucher, il convenait de changer le DGS (celui qui vient d'être promu, s'il est probable qu'il soit sérieux, n'a pas l'expérience nécessaire pour gérer un personnel dont on ne s'est jamais occupé, et pour mettre en place des procédures aujourd'hui inexistantes). Ce n'est pas faute d'avoir proposé le nom d'une personne expérimentée, rigoureuse et connaissant parfaitement HB: je ne sais toujours pas pourquoi le Maire a décliné cette proposition, mais cela risque de coûter très cher.
- enfin, dernier point qui me désespère fortement, c'est la complicité du Maire avec le FN. Jusqu'à présent, je me suis bien gardé de colporter toutes les rumeurs qui circulaient. Bien sûr, je fus choqué par les révélations de Marine Le Pen, corroborées par Christine Coget, et j'avais fait part de mon amertume, il y a quelque temps déjà (je rappelle qu'en août 2008, j'avais publié ce rapport d'un sociologue qui s'était glissé dans le circuit frontiste héninois, et qui révélait des rencontres "contre nature": je vous conseille d'aller relire les commentaires de l'époque...).
La connivence à laquelle j'ai assisté était indécente: les 11 fois "je suis d'accord avec vous" ou "vous avez raison" proférés par Daniel Duquenne ressemblaient fort à l'acquiescement d'un élève à son maître! J'en avais honte. On a eu l'impression, surtout dans le troisième 1/3 temps, que le Conseil était mené par M. Le Pen! D. Duquenne avalisant toutes les remarques de la VP du FN!
Heureusement nous n'avons pas bu le calice jusqu'à la lie: dans un sursaut (motivé par la lucidité, ou par le souci, déjà visible depuis quelques minutes d'en terminer rapidement), le Maire écourta la séance remettant à plus tard la motion présentée par le FN visant à mettre en cause la responsabilité de l'Etat et à lui réclamer 5,8 millions € d'indemnités, pour faute grave de la Préfecture, qui, avertie par un rapport de la Chambre Régionale des Comptes de 2006 sur les dérives en matière d'embauches, a laissé le Maire, les 2 années suivantes, embaucher 200 personnes...Sur le fond, Marine Le Pen avait raison; par contre, sur la forme, négocier une aide de l'Etat de ce montant paraît plus judicieux. Je tremble à l'idée que si le Conseil s'était déroulé un peu plus rapidement (il a duré 3 heures), cette motion aurait été votée, vu l'état l'assujettissement dans lequel se trouvait, à ce moment-là, le Maire..
Daniel Duquenne dispose, maintenant, d'un délai pour entrer en négociation avec le Préfet et obtenir une dotation exceptionnelle, plutôt que de sombrer dans la folie d'un recours vers lequel veut l'entraîner le FN.
En conclusion, sur la forme, il faut absolument éviter l'amateurisme dans lequel a versé la majorité, peu aidée, il est vrai, par les services. A titre d'exemple:
- la conviction d'Eugène Binaisse fut balayée par de graves erreurs de présentation, et le FN s'y est engouffré avec délectation!
- 2 fois, D.Duquenne fut rappelé à l'ordre pour avoir sauté une délibération; 2 autres fois pour avoir oublié de faire voter. Ce n'est pas pour rien qu'un DGS s'assied toujours auprès d'un chef d'exécutif. Là, je ne sais pourquoi, le Maire était flanqué du 1er adjoint, à sa droite et du 3ème adjoint,à sa gauche, la deuxième adjointe faisant pot de fleur un peu plus loin...
C'était le 1er véritable conseil (n'oublions pas qu'il a fallu revoter des délibérations inconsidérément présentées le 5 juillet, ce qui était "léger" de la part des services) et on peut penser que ce genre d'erreur ne se reproduira plus.
Par contre, la "camaraderie" (mot que j'ai entendu prononcer), entre majorité et opposition, ne peut qu'être préjudiciable à D.Duquenne: non seulement sa crédibilité est mise en cause par cette pantalonnade, mais il ne sortira pas gagnant du tempo que lui impose M.Le Pen.
Je ne souhaite plus entendre ce qui fut dit à la sortie de ce conseil: "Qui est le véritable Maire d'Hénin?"
lundi 21 septembre 2009
Lutter contre les méthodes abjectes du FN
M. Ferrari, dépêchez-vous de faire constater, par huissier, l'atteinte à votre droit à l'image, avant que le FN ne retire sa vidéo (même dans ce cas, votre action sera recevable...)
On ne peut lutter contre ces méthodes abjectes que par le droit!
"Avant toute diffusion publique d'une photographie par voie de presse ou autre (site internet, télévision, etc.), le diffuseur doit obtenir l'autorisation de diffusion de la personne concernée.
Si le sujet de la photographie est une personne, celle-ci, fût-elle inconnue, possède un droit de s'opposer à l'utilisation de son image. Ce droit est assimilé à la notion de vie privée. Avant de pouvoir utiliser la photographie concernée, il faut s'assurer que la personne photographiée ne se trouve pas atteinte dans le respect de sa vie privée et de son image et qu'elle ne s'oppose pas à la communication de cette image. Ce droit à l'image déborde le seul cadre de la sphère privée. Des personnes se sont opposées à la publication d'une photographie les représentant dans un lieu public, dès lors qu'elles apparaissent comme étant le sujet de l'œuvre, en raison d'un cadrage ou d'un recadrage. D'autres, dans une photographie de groupe, lors d'une manifestation de rue, ont exigé que leurs traits soient rendus non identifiables.
La personne dont l'image est en cause peut agir pour s'opposer à l'utilisation de son image en demandant aux tribunaux d'appliquer l'art.9 du code civil qui consacre le droit de tout individu au respect de la vie privée."