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mardi 16 août 2016

Au café du Commerce

J'ai entendu ce qui suit dans un café d'Hénin-Beaumont...

A : quo que vous in dite de l'barbe de ch'maire ?
B : elle est récente et peut-être qu'il se la laisse pousser pendant l'été...
C : à moins qu'il ait perdu son rasoir... Hi hi hi !
B : oh la barbe !
A : mi j'croyo plutot qui voulo s'faire passer pour in d'ché islamistes barbus !
D : mais non, il n'aime pas les islamistes et s'il croise un soir un mec du FN qui ne le reconnait pas, il risque gros
B : alors c'est peut-être pour se faire bien voir par les Musulmans...
D : c'est vrai qu'il leur a promis de leur donner un terrain pour construire leur mosquée...
A : ché pas possible cha, vindiou d' vindiou !
C : moi je pencherais plus pour un vœu de chasteté pendant que son copain est parti en vacances...
A : quo'que qu'ti m'dis tis aut' : in geste d'amour comme dins ché films ?
D : moi je crois que c'est pour une tout autre raison qu'il se laisse pousser la barbe...
B : dis-nous toi qui es toujours bien au courant ?
D : il veut ressembler à un de ses prédécesseurs !
A : ch'barbu de Dalongeville ?
C : bien sûr, pas à Binaisse !
A : et pourquoi qui voudro ressembler à ch'Gérard ?
D : parce que tout simplement l'opposition lui dit tellement que sa gestion ressemble de plus en plus à celle de Dalongeville qu'il se sent obligé de se laisser pousser la barbe...
C : cela s'appelle du mimétisme !
B : et ça change quoi ?
D : à mon avis, il veut se mettre bien avec les nostalgiques de Gérard !
A : j'comprins ren de ren à vos carabistouilles ! Ch'Gérard, y sero devenu islamiste ? Che pas possible, j'vous dis !
D : mais non cela n'a rien à voir ! Quoique... il y a peut-être un fond de vérité...
C : oui, je comprends A. Dalongeville et Briois chassent le même client : le Musulman ! C'est fort ça!
E (qui rentre en courant dans le café) : vous savez quoi ?
A : ch'Gérard et Steve y boiv'te in bistoule chez ch'l'Arabe ?
E : non, ch'maire y a rasé s'barbe !

lundi 28 septembre 2015

Complexe...

François est un artisan qui habite le Pas-de-Calais (pas l'ex-Bassin Minier). Comme vous le comprendrez en lisant le dialogue ci-dessous, c'était un homme de gauche (l'est-il encore ?), séduit, au fil de différentes conversations, par le MRC, Alain Soral, des sites d'extrême-droite... L'entretien suivant eut lieu ce dernier week-end. 

- François : je ne me sens pas bien, je ne dors plus depuis 3 jours...
- AA : que se passe-t-il ?
- F : avec tout ce qui se passe, je ne sais plus que penser : les migrants, la Syrie, le chômage... J'ai toujours mes valeurs : solidarité, dignité, respect des droits de l'homme... Mais c'est vrai que je suis nationaliste... Je n'y comprends plus rien !
- A : attends, c'est un peu normal. Tout est tellement complexe. Qui peut avoir une réponse toute faite ? Moi aussi, mes certitudes sont ébranlées. Je constate avec plaisir que tu as tes valeurs chevillées au corps et là est l'essentiel !
- F : hier soir, j'ai vu à la télé Jacques Attali qui a déclaré que l'évolution de l'Europe, c'est que nous soyons tous métissés à la fin du siècle et c'est un bien pour nous...
- A : nous sommes aujourd'hui déjà métissés et l'homme, quoiqu'on en dise, a fait des progrès et cela va continuer. Et si tu as peur de l'Islam, sache que, dans quelques dizaines d'années, une grande partie des Musulmans se seront éloignés de leur religion, comme les Catholiques l'ont fait depuis un siècle. Pour moi, cela participe du progrès.
- F : quand je lis Alain Soral, c'est l'américano-sionisme qui nous dirige. Je me demande quand même si...
- A : je t'ai déjà dit de ne pas lire cet antisémite anti-américain. C'est un un complotiste qui pour arriver à ses fins, ment ou interprète des faits pour les faire rentrer dans son obsession...
- F : mais enfin, cela fait peur ! Il vient d'annoncer que 4000 djihadistes s'étaient infiltrés parmi les Syriens aux porte de l'Europe !
- A : jeudi sur mon blog, j'ai cité un article du Canard Enchaîné qui dénonce cette info qui fait le tour des sites internet anti-musulmans, en rappelant que "cette info vient en fait de "Valeurs actuelles", qui s'appuie sur un article d'un... tabloïd britannique, qui l'a lui-même trouvé dans l'interview d'un porte-parole de l'EI au site "BuzzFeed" en janvier ! Les journalistes qui ont recueilli les propos du "porte-parole de l'EI" estiment ces chiffres "très exagérés", mais plus personne ne le dit." Méfie-toi aussi de Valeurs Actuelles, journal d'extrême-droite.
- F : ma femme n'est pas contente parce qu'elle dit que je deviens anti-migrants alors qu'elle m'avait toujours connu avec mon esprit de solidarité. Je sais bien que j'ai tort de penser parfois que nous sommes envahis...
- A : tu te réfères trop à des sites complotistes, antisémites, racistes au lieu d'écouter ta femme...
- F : mais je suis nationaliste et je ne vois pas comment on pourrait rester entre Français... Lis "Fdesouche"...
- A : je connais ce torchon qui veut préserver la pureté de la France. Cela ne te fais pas penser aux théories aryennes ?
- F : si, bien sûr, mais notre culture est bien judéo-chrétienne ?
- A : c'est ce que l'on nous fait croire, mais tu sais bien que l'on nous a imposé une religion (catholique, pas chrétienne, et certainement pas juive) pendant des siècles...
- F : c'est vrai, mais enfin la France, c'est la fille d'Athènes et de Rome...
- A : oui, mais pas du Vatican...
- F : oui, c'est bien compliqué tout cela...
- A : c'est, en effet, complexe, raison de plus de ne pas croire tous ceux qui essayent d'ébranler tes valeurs qui, sois-en sûr, sont universelles. Tu écoutes ton cœur et surtout pas ceux qui tentent d'instiller de la haine en toi. Ecoute ton épouse, elle me semble de bon conseil...
- F : je sais, elle a tellement peur que je me mette à voter FN, avec toutes les infos que je lui rapporte...
- A : attention de ne pas perdre ton âme, tes valeurs et ta femme !
- F : merci, je vais réfléchir à tout cela... 

mardi 18 septembre 2012

Dans les secrets de la mairie d'Hénin-Beaumont


J'ai hésité à retranscrire la conversation suivante, mais elle me semblait significative de l'ambiance qui règne, en mairie. Mille excuses aux élus concernés mais je sens bien que, pour eux aussi, la situation n'est pas facile, entre leur devoir de solidarité avec leurs collègues et leur fibre sociale...

Nous sommes hier, lundi 17 septembre, dans un couloir de la mairie et l'enregistrement a bien fonctionné...

Elu 1 (adjoint, je pense): Moi je veux bien qu'on mette de côté la vie privée de chacun, c'est le problème de chacun, mais on n'a pas le droit de profiter de sa situation pour exercer des pressions professionnelles...
Elu 2: qu'est-ce que tu veux dire?
Elu 3: on voit bien que tu rentres de vacances, toi! Tout le monde en parle! Monsieur X (AA: cadre haut niveau de l'administration municipale) a convoqué, dans son bureau, Madame Y, samedi 8 pour la menacer d'un blâme si elle racontait ses fredaines, à lui, avec une secrétaire. Il faut dire que cette dernière habite dans le même immeuble que l'agent menacée et qu'elle a rencontré le chef dans les couloirs...
Elu2: c'est dégueulasse! Il a osé utiliser son pouvoir hiérarchique pour une affaire personnelle? J'espère qu'elle va porter plainte...Au fait, qu'a dit le Maire?
Elu 1: il a promis lundi dernier de s'en occuper, mais depuis silence radio!
Elu 2: faut dire qu'il est mal le Eugène, en ce moment...
Elu 1: oui, après le recrutement, finalement abandonné, de sa fille par Kemel, après les affaires d'indemnités...
Elu 3: quelle histoire d'indemnités?
Elu 1: tu sais bien, notre bon maire a annoncé partout que l'on reverrait les injustices commises par Dalongeville concernant les indemnités. Non seulement le Gérard avait distribué ces indemnités aux copains, mais il avait tellement donné qu'il dépassait largement les crédits légaux possibles. C'est-à-dire que nous avons voté des délibérations illégales, car supérieures à l'enveloppe autorisée!
Elu 2: cela fait 3 ans qu'on a rien fait! Et je connais des disparités à faire frémir...La liste est en train de circuler et les agents sont furieux: j'en ai vu un qui m'a raconté  que son collègue embauché il y a 5 ans reçoit des indemnités 3 fois supérieures aux siennes, à fonctions identiques! Eugène avait promis en commission paritaire, à plusieurs reprises, que l'on réexaminerait cela...Toujours rien...
Elu 1: au fait, que s'est-il passé vendredi dans son bureau avec les syndicats?
Elu 3: j'en sais rien, mais je sais que la CGT et CFTC n'y ont pas été invitées...
Elu 2: tiens, à propos, il paraît qu'on ne peut plus accéder au blog de la CGT, en mairie. Par contre, pas de problème avec les autres...
Elu 1: moi je trouve qu'on a tort de privilégier certains syndicats aux dépens d'autres...Pour des gens de gauche, on ne devrait pas favoriser la division syndicale...
Elu 3: c'est vrai qu'on parle maintenant de syndicats-maison...

vendredi 20 janvier 2012

Entretien avec Martine Aubry

AA: Madame Aubry, êtes-vous remise de votre défaite aux primaires socialistes?

MA: Vous savez quand on se présente à une élection, on n'est pas sûr de gagner et puis il arrive que l'on perde, c'est le jeu de la démocratie...Ce fut le cas, j'ai été déçue pendant quelques jours, mais, maintenant, tous les socialistes n'ont qu'une obsession, comme moi: battre le néfaste N.Sarkozy et nous sommes, tous, derrière François pour ce faire...

AA: Justement, vous ne trouvez pas la campagne de F. Hollande, un peu à côté de la plaque?

MA: Je n'aurais pas mené campagne comme il le fait. Mais chacun sa personnalité et François conduit bien sa barque. Il ne se laisse pas embarquer par Sarkozy dans des surenchères et autres attaques au son du canon. Il joue son tempo. A ce sujet, je tiens à signaler que l'attitude de Sarkozy est indigne d'un Président de la République. D'ailleurs, François joue la dignité et confirme ainsi qu'il a l'étoffe d'un futur Président.

AA: Regrettez-vous que DSK ne soit pas candidat?

MA: Non! Franchement, non! DSK nous a déçus par son comportement et c'est une bonne chose que l'affaire de New-York se soit déclenchée si tôt. Cela nous a permis de changer notre stratégie, à temps. Je ne sais qui il faut remercier pour cela...

AA: Ne craignez-vous pas que la crédibilité du PS, outre l'affaire DSK, ne soit fortement entachée par les soupçons de corruption qui éclatent un peu partout...Guérini, Kucheida: cela n'est pas bon pour votre image?

MA: Je tiens, tout d'abord, à rappeler le principe de la présomption d'innocence. Si des élus ont fauté, la justice tranchera...

AA: Enfin, Madame Aubry, la Chambre Régionale des Comptes de votre région a formellement mis en cause un des caciques du PS! Faire profiter son fils de marchés publics! De plus, cet élu a fini par avouer qu'il avait utilisé l'argent d'une société qu'il préside, à des fins autres que l'activité de cette entreprise gérant le patrimoine des mineurs! Cela ne suffit-il pas pour prendre les mesures qui s'imposent? Votre mollesse, en l'espèce, est surprenante...

MA: Nous avons pris une décison, celle de geler la candidature de ce député, en attendant d'en savoir plus...

AA: Puisque nous parlons du Pas-de-Calais, restons-y. Certains vous reprochent d'offrir au FN une circonscription et la ville d'Hénin-Beaumont, par une sorte de pacte, secret ou tacite, avec Madame Le Pen. Quelques faits sont d'ailleurs troublants: le soutien forcené du PS au Maire déchu de la ville, l'absence de section PS, la non-stratégie contre le FN dans l'ensemble du Bassin Minier, l'étonnant imbroglio pour désigner un candidat socialiste à  moins de 5 mois des législatives, dans la 11ème circonscription, etc. Vous en pensez quoi?

MA: Je m'étonne que l'on puisse imaginer un seul instant que le PS puisse avoir un accord avec le FN qui est un parti à l'opposé de nos valeurs...Concernant les faits que vous signalez, ils ont tous une explication: Dalongeville a trompé tout son monde...

AA: Apparemment, certains ont dénoncé très tôt ses turpitudes...

MA: Je n'en ai pas eu connaissance...L'absence de section PS à Hénin-Beaumont s'explique par le point précédent: il nous faut reconstruire à partir de zéro avec des hommes neufs et compétents. Sur notre absence de stratégie dans le Bassin Minier contre le FN, je m'en suis entretenue avec la 1ère Secrétaire fédérale qui a eu à gérer en même temps un tas de problèmes et tout va se mettre en place...

AA: Rien n'a été fait depuis des années et vous allez mener une campagne contre le FN à quelques semaines d'élections décisives! C'est quand même un peu léger, non?

MA: Quant au 4ème point, le temps du débat est passé et nous avons pris en compte le vote des militants, en confirmant la candidature de celui qu'ils ont désigné...

AA: Il y a quand même pas mal de langue de bois dans ce que vous nous déclarez...

MA: Non, je vous ai répondu ce que je souhaitais pour le PS: qu'il soit en ordre de marche et qu'il porte haut nos valeurs. Seul un PS fort peut faire gagner F. Hollande et rétablir la confiance pour que la France puisse sortir de 10 ans de sarkozysme.

AA: Dernière question...Où en sommes-nous concernant la limitation du cumul des mandats que vous aviez fait voter par vos militants en 2009. Devant les résistances, avez-vous abandonné cette idée?

MA: Non, pas du tout...J'ai obtenu que ceux qui sont en position de cumul, en gros ceux qui exercent une fonction de Parlementaire et une position dans un exécutif local (maire ou Président ou vice-Président d'un Conseil Général ou Régional) choisisse entre les 2 mandats. Cela se fera au lendemain des législatives...

AA: Merci.


Cet entretien est purement imaginaire. Mais les questions sont bien celles que nous aimerions tous poser. Quant aux réponses...

mardi 30 août 2011

Interview (imaginaire) de Dominique de Villepin

Rappel: A un peu moins d'un an des élections présidentielles de 2012, il m'a paru intéressant d''imaginer des questions et réponses adressées à 12 hommes et femmes politiques qui seront directement ou indirectement engagés dans ces élections: N. Sarkozy(31/5), M. Aubry (1/6), JL Borloo (3/6), N. Hulot (10/6), M. Le Pen (5/7), JL Mélenchon (23/8), D. de Villepin, F. Hollande, F. Bayrou, S. Royal, F. Fillon, E. Joly.

AA: M. Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin, vous permettrez que je vous appelle Dominique de Villepin (celui-ci acquiesce)? Votre famille n'est pas noble, contrairement à celle de votre épouse, mais votre cursus vous place, néanmoins, dans une certaine aristocratie, celle de l’intelligentsia française. Brillantes études, non moins brillant parcours dans l'administration, vous avez beaucoup voyagé, notamment du fait de vos fonctions diplomatiques. Cela vous a-t-il facilité les choses dans votre parcours politique que vous démarrez en 2002, quand vous devenez  Ministre des affaires étrangères, puis Ministre de l'Intérieur, avant de devenir 1er Ministre en 2005?

DDV: Certainement, cela m'a ouvert l'esprit et ma carrière d'écrivain m'a été inspirée par cette formidable connaissance des hommes que j'appris au travers des voyages et des contacts que j'ai pu établir. Cela a certainement contribué à mon inspiration poétique. J'ai pu également me familiariser avec la langue anglaise, que, malheureusement peu d'hommes politiques pratiquent. Comment peut-on être aujourd'hui Président de la République sans parler un traître de mot de la langue de Shakespeare?

AA: Monsieur de Villepin, vous avez eu 3 grands échecs dans votre très courte carrière au contact de la politique. Vous avez dû retirer le fameux contrat de première embauche (CPE), devant les mouvements que cela a provoqués, chez vos adversaires, mais aussi parmi vos amis. Vous avez, d'ailleurs, dû démissionner de votre poste de 1er Ministre, en 2005. Votre intervention pour libérer Ingrid Betancourt, en 2003, s'est soldée par un fiasco. Je rappellerai également que c'est vous qui aviez conseillé au Président Chirac de dissoudre l'Assemblée Nationale en 1997, ce qui a abouti à la victoire de la gauche... Comment expliquer que vous ayez pu vous tromper à ce point?

DDV: L'expérience de l'homme se nourrit principalement de ses échecs et je n'ai pas à rougir de ce que j'ai fait...En 1997, la droite était tellement divisée qu'elle courrait à sa perte. La victoire de la gauche l'a décrédibilisée et a assuré la victoire de Chirac en 2002 et celle de N. Sarkozy en 2007. Quant au CPE qui ressemblait au précédent Contrat Nouvelles Embauches (CNE) adopté sans problème quelque temps auparavant, il a plutôt cristallisé l'angoisse des Français qu'autre chose. Pour Ingrid Bétancourt, ainsi que sa sœur, qui étaient des amies d'études, il m'a semblé de mon devoir de tenter de la délivrer: ce fut, malheureusement, un échec qui m'a meurtri, personnellement...


AA: Parlons de l'affaire Clearstream et de l'interférence avec votre carrière politique...Vous avez déclaré, et la phrase est maintenant célèbre, que vous vous retrouviez sur le banc des accusés de l'affaire Clearstream par « l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française ». Votre inimitié avec le Président date d'avant, mais votre souhait de vous présenter contre lui ne prend-elle pas naissance à ce moment-là?

DDV: j'ai toujours dit que N. Sarkozy s'était acharné contre moi dès le début de l'affaire. Il en a fait une question personnelle et ses interventions, jusqu'à présent, l'ont confirmé. J'ai été relaxé en 1ère instance et j'attends sereinement le verdict de la Cour d'appel, au début de l'automne, saisie par le Parquet, au nom d'une véritable "décision politique". Je rappelle que c'est N. Sarkozy qui a déclaré vouloir me pendre à "un croc de boucher"

AA: Qu'en est-il de votre candidature à la Présidentielle? 

DDV: Vous savez que j'ai crée mon parti " République solidaire " pour explorer avec tous ceux qui me soutiennent, la meilleure façon de rendre service aux Français. Je confirme ce que j'ai déjà dit: "Nicolas Sarkozy est un problème pour la France". Dès que la décision du Tribunal correctionnel aura été confirmée, je m'adresserai aux Français pour leur faire part des conditions dans lesquelles j'entends me consacrer au redressement de la France. 

AA: Vous vous situez au centre de l'échiquier politique, fort encombré: Borloo, Morin, Bayrou...Comment espérez-vous vous frayer un chemin dans ce marais?

DDV: je ne suis pas sûr que, mis à part François Bayrou, les autres personnes citées se présentent. Le premier finira par trouver un accommodement avec le Président, quant au second, il sait déjà qu'il n'ira pas...Mon ambition, ce n'est pas le centre, mais bien les Français: ceux qui en ont assez de N.Sarkozy et ceux, traditionnellement classés à gauche, qui ne se reconnaissent pas dans les propositions vieillies du PS ou dans le bretteur JL Mélenchon...Je veux rassembler les Français.  

vendredi 5 mars 2010

Entretien avec Raymond Domenech.

AA : Que pensez-vous du match de votre équipe contre l’Espagne, mercredi soir, perdu sur le score de 2 à 0 ?  
RD : L’Espagne est une excellente équipe. Si nous n’avions pas commis 2 erreurs, nous n’aurions pas perdu…

AA : comment pouvez-vous dire cela alors que certains joueurs ont été tellement mauvais (Henry, Toulalan, Evra, Ciani, Escudé) ?

RD : sans ces 2 buts bêtes, ils auraient probablement été meilleurs. Ces coups du sort les ont abattus. Nous n’avons pas eu de chance : ces joueurs ont mal joué en même temps et les Espagnols ont été bons.

AA : comment expliquez-vous que nous avons des joueurs que tous les grands clubs étrangers s’arrachent et que depuis que vous les entraînez, ils ne savent pas jouer collectivement ?

RD : je ne me sens pas responsable. En effet, nous avons réussi à nous qualifier pour le championnat d’Europe, il y a 2 ans…

AA : l’équipe fut minable…

RD : et nous sommes encore qualifiés cette année pour les Championnats du Monde !

AA : il a fallu une main de T.Henry , un acte d’anti-jeu pour se qualifier !

RD : nous avons 3 mois pour nous préparer et je suis sûr que tout ira bien. L’Espagne ne jouera pas toujours aussi bien. De’ plus, nous aurons un groupe facile. J’aurai également mis au point une tactique infaillible, dont je ne peux vous parler maintenant.

AA : que pensez-vous de cette image exécrable que vous avez et de votre démission demandée ?

RD : vous savez, moi je fais mon travail et je n’écoute pas les critiques. Je n’ai qu’un seul objectif…

AA : gagner la coupe du Monde, je sais…

RD : non, qu’Estelle accepte de m’épouser !

AA : elle ne l’a toujours pas fait après votre demande publique controversée au soir de l’élimination du championnat d’Europe ?

RD : elle m’a dit qu’elle accepterait des fiançailles si on se qualifiait : c’est fait ; et le mariage si on gagnait le Mondial !

AA : quelle sera votre préparation ?

RD : je ne changerai rien : je continuerai à la chérir…

AA : je parlais de la préparation pour la coupe du Monde.

RD : c’est encore top secret !

AA : c’était votre dernier match à Paris, mercredi soir, puisque votre contrat se termine après ce Championnat. Un peu de nostalgie, Raymond ?

RD : vous savez, j’ai appris à gérer mes émotions et ma carrière. Qui vous dit que si on devient champion du monde, la Fédération et les Français ne me demanderont pas de rester. Et là, franchement, je ne suis pas sûr de ce que je répondrai !

AA : l’espoir fait vivre, certes, mais ne croyez-vous pas que vous vous bercez d’illusions ?

RD : qui aurait dit, il y a 2 ans que je serai encore là aujourd’hui ? Je pense que les joueurs français sont bons et que, comme entraineur, je sais leur parler, les mettre face à leurs responsabilités…

AA :une dernière questions, Raymond. Que répondez-vous à ceux qui vous disent que c’est un gâchis de disposer de garçons comme Ribéry, Gourcuff, Benzéma, Henry, Diarra et de ne pas être capable de construire une équipe-top !

RD : plusieurs réponses. D’abord, il en a toujours un de blessé, et donc ils ne sont pas disponibles en même temps. Deuxièmement, il y a les autres joueurs et  ce n’est pas seulement les 5 que vous avez cités qui font une équipe. Enfin, moi aussi, il m’arrive de ne pas être au top, et là, les joueurs, sans moi, que voulez-vous qu’ils fassent ?

lundi 8 février 2010

Entretien avec Nicolas Sarkozy : la franchise d’un Président

AA : Monsieur le Président, Nicolas, si vous le permettez…

NS : Faites, faites…

AA : La situation est dramatique pour vous, on a l’impression que tout ce que vous décidez tombe à l’eau, ou est critiqué, non seulement par vos adversaires, mais également par vos amis. Prenons l’exemple de la réforme territoriale…On vous reproche d’en faire un outil politique pour récupérer les régions et les départements…

NS : Vous voulez que je vous dise ? C’est la plus grande réforme depuis Napoléon. Les Français en ont ras-le-bol de ces politiciens qui ne font rien parce qu’ils se marchent tous sur les pieds les uns des autres. J’en supprime la moitié : vous verrez personne ne s’en apercevra !

AA : Mais enfin, Nicolas, le nouveau mode de scrutin est un recul sur la parité !

NS : Parce que vous croyez que les femmes vont se laisser faire comme cela ! Carla m’a dit : les femmes n’ont plus l’intention de laisser les hommes s’occuper seuls de la politique…D’ailleurs, je vais les aider : il y aura des subventions pour créer des crèches réservées aux enfants des conseillères territoriales; tout élu homme qui abandonne sa place, volontairement, pour une femme, aura la Légion d’Honneur pour services rendus à la France. De même, tout conseiller régional ou général qui ne se représente plus percevra une pension égale à l’indemnité qu’il recevait dans sa fonction !

AA : Mais cela va coûter plus cher, alors que vous voulez réduire les dépenses publiques !

NS : Mais non ! C’est là où se situe ce que mes amis appellent, quelque fois, mon génie politique ou, d’autres fois, mon intuition légendaire ! Un : la nouvelle réforme prendra du temps à trouver son rythme et pendant cette période, il y aura moins de dépenses votées ! Deux : plus il y a de femmes élues, moins il y a de dépenses, car les femmes sont moins clientélistes que les hommes et votent moins de subventions.

AA : Néanmoins, le nouveau mode de scrutin avantage l’UMP. Un scrutin uninominal à un tour, c’est du sur-mesure pour vos amis !

NS : Encore une fois, c’est faux ! Si la gauche s’unit dès le premier tour, elle gagne les élections ! Personne n’aura autant fait pour la gauche que moi ! De plus, les Français me remercieront pour les économies que je leur fais faire : non seulement, je divise par 2 les actuels conseillers, mais en outre, je réduis d’autant les dépenses électorales : un seul tour, moins de tracts (un seul pour la gauche réunie lors du tour unique!). Personne n’y avait pensé avant moi. Et vous savez, quelque chose me dit que je vais faire de même pour les élections législatives. Pour les Présidentielles, on va aussi réduire les frais : on va supprimer le quinquennat et le Président sera élu pour 10 ans, renouvelable une seule fois, bien sûr. Au lieu de 4 élections en 20 ans, on n’en fera plus que 2, soit des centaines de millions d’économisées !

AA: Si cette réforme est critiquée par vos amis, par contre, celle sur la suppression du juge d’instruction passe mieux…

NS : Oui, j’ai voulu mettre fin à une anomalie qui datait même de l’Ancien Régime ! Un seul homme qui décide de tout : passe encore pour un Chef d’Etat, qui est élu par le peuple, mais pour un juge d’instruction !Rappelez-vous Outreau…

AA : Oui, mais encore une fois, Nicolas, vous concentrez tout entre vos mains et la justice ce n’est pas anodin. Comment justifier que c’est le Parquet, aux ordres du pouvoir politique, qui décidera de l’opportunité des poursuites ?

NS : Encore un faux débat ! Quand la justice veut, la justice peut ! Regardez toutes les affaires qui empoisonnaient Jacques Chirac, mon prédécesseur, elles ont fait pschiit ! Prescriptions pour certaines, pas lieu de poursuivre pour d’autres. Croyez-moi, le mandat de Jacques eut été plus serein, s’il n’avait pas eu ces épées de Damoclès, au-dessus de lui. Dans la réforme qui va permettre , si les Français le décident, à un Président de régner, pardon : de diriger les affaires de la France pendant 10 ans, voire 20 ans, il ne faut pas que ce Président se réveille tous les matins, avec une accusation qui vienne lui obscurcir sa journée. D’ailleurs, je songe à reprendre une ancienne réglementation française qui avait du bon et qui punirait le lèse-Président. Nos anciens avaient raison : on ne doit pas manquer de respect au Président. Aussi un texte viendra interdire toute mise en cause d’un Président dans l’exercice de ses fonctions, et même, je pense, si le Parlement le veut, toute poursuite à l’issue de son ou ses mandats. Vous comprenez, un homme qui aurait donné de sa personne pendant un ou 2 mandats, un homme qui aurait exercé des responsabilités écrasantes, se verrait, alors que l’heure du repos a sonné, embêté par des procédures sur des faits souvent mineurs en regard de ces responsabilités qu’il a exercées : non ce ne serait pas correct !

AA : Pour terminer, est-ce que la perspective d’une candidature Villepin aux prochaines Présidentielles ne risque pas de gêner votre avenir politique ?

NS : Ecoutez, je vais vous dire une chose : je ne pense pas qu’un coupable, non, je veux dire un prévenu, enfin une personne qui fait l’objet d’une procédure en appel, puisse entamer une campagne politique. Cela est valable pour Dominique de Villepin, comme pour tout Français. Si l’ancien Premier Ministre est condamné, il ne pourra pas se présenter aux élections et c’est normal !

AA : Et si sa relaxe était confirmée ?

NS : Eh bien, on verra ! Je ne suis pas sûr que les Français auront envie de voter pour quelqu’un dont les amis ont été condamnés, même si, lui, ne l’est pas. Vous savez, la justice n’est qu’humaine et peut se tromper !

AA : en tous les cas, Nicolas, merci pour cette franchise qui vous honore…

mardi 2 février 2010

Carla B et Marie-Laure de V devisent...

Citation:" Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort."
Sigmund Freud (neurologue et psychiatre autrichien; 1856-1939)





Nous avons pris connaissance d'une conversation entre Carla Bruni (CB) et Marie-Laure De Villepin (MLV), et nous vous en livrons quelques extraits, confidentiellement, bien sûr.

CB : Marie-Laure, je t'appelle suite à tes déclarations de samedi, suivant lesquelles nous sommes amies. Je te rappelle, ma chérie, que nous ne nous sommes pas vues depuis 5-6 ans...

MLV : c'est vrai, Carlita...C'était du temps ou tu étais avec Enthoven...C'était encore le père, ou étais-tu déjà avec le fils ? C'est très compliqué avec toi...

CB : oh tu sais, ma belle, tu vas vivre la même chose avec ton aînée qui est mannequin...

MLV : au fait, comment va Nicolas ? Comment fais-tu avec lui pour appliquer ta philosophie de la vie amoureuse : « Je suis monogame de temps en temps, mais je préfère la polygamie et la polyandrie » ?

CB : tu sais, je fais « Comme si de rien n'était » (AA : titre d'un album)...Dis-moi, une question me brûle les lèvres : Dominique est-il aussi froid avec toi qu'avec les autres...je veux dire, vous avez eu 3 enfants...

MLV : Galouzeau n'a pas changé en 24 ans de mariage ! Et toi depuis 2 ans ? Nicolas a tant de tics que, parfois, je me demande si tu le ménages suffisamment...Tu sais les Français ont besoin de lui jusqu'en 2012 ! « Quelqu'un m'a dit » ( AA : album CB 2002) que tu souhaitais qu'il ne fasse qu'un seul mandat...

CB : tu sais, ma chérie, il fera ce qu'il voudra ! Et Dominique, tu n'as pas peur pour son avenir : ce procès avec Nico va le marquer ; remarque, il pourra se consacrer un peu plus à toi !

MLV : que dis-tu là, ma chérie ! Do-Do est redevenu conquérant, flamboyant : je pense qu'il va se présenter en 2012, surtout si tu convaincs Nicolas que vous avez tellement de choses à faire, tous les deux...

CB : tu ne m'avais pas dit que ton homme voulait se consacrer entièrement à Napoléon ? Il est devenu Le spécialiste du sujet !

MLV : en fait, mon homme, comme tu dis, est fortement agacé par l'appel, contre sa relaxe, inspiré par Nicolas !

CB : j'ai posé la question à « mon amoureux » hier et il m'a juré qu'il était tellement pour l'indépendance de la justice, qu'il n'aurait jamais pensé à influencé le Marin (AA : Procureur de Paris qui a fait appel)...

MLV : mais, ma chérie, ton Nico voulait pendre mon Do-Do, à un « croc de boucher » !

CB
: il était un peu énervé, ce jour là : j'avais passé la nuit chez une amie et j'avais oublié de le prévenir : alors tu comprends, il s'est imaginé des choses...

MLV : tu sais, ma Carla, on va organiser un repas, tous les 4, pour qu'ils se réconcilient...

CB : oh oui, bonne idée ! Mais nous n'avons rien de libre avant juillet 2012...

MLV : alors, on se rappelle, à ce moment-là ?

CB : oh oui, ils auront tellement de choses à se raconter...

mardi 10 novembre 2009

Conversation secrète avec François M.

Je me rends bien compte du privilège qui fut le mien que d'avoir eu cet entretien exclusif avec François M. Le Président m'a paru en grande forme, guilleret et surtout heureux de l'hommage que vient de lui rendre Jacques Chirac dans ses Mémoires...

Vous trouverez, ci-dessous l'essentiel de notre entretien, exceptées certaines paroles personnelles que je préfère garder pour moi (avec l'accord de François M) et de quelques censures que j'ai effectuées afin de ne pas subir, une nouvelle fois, le reproche d'injures, si facilement brandi, actuellement (le sujet...ne "valant pas tripette", comme le dit Mitterand, François, bien sûr!).

AA: En ces temps de commémoration de la chute du Mur de Berlin, on a rappelé vos réticences quant à la réunification...

FM: Je ris doucement quand je lis ou entends les commentaires de ceux qui se trouvaient, soi-disant, à Berlin, le 9 novembre...Bref! Avec Margaret, George et Helmut, on s'étaient concertés, c'était notre responsabilité, pour contrôler la situation. Je dis bien contrôler et non pas canaliser, ni juguler cet évènement...Nous étions attentifs aux réactions est-allemandes, Mikhaël nous ayant avertis des risques...Je pense que si tout s'est bien passé, sans aucun excès, ni dérapage, nous y fûmes pour quelque chose...

AA: Puisque nous sommes dans l'actualité comment voyez-vous le débat suscité par le gouvernement sur l'identité nationale?

FM: 3 points, comme aurait dit mon ami, Charles Hernu:

- le sot Eric Besson apparait comme le porte-flingue d'une majorité qui a peur de perdre, lors des futures régionales, les voix qu'elle avait siphonées au FN. D'où le recentrage de sa politique sur la sécurité: la délinquance à outrance, les "étrangers" au pilori, bref du Sarko dans ses oeuvres

- lors de la synthèse du 4 février (5 semaines avant les élections régionales...) on résumera le débat par un vibrant "la France, toute la France, rien que la France" suivie d'une Marseillaise retentissante, dans un décor "bleu, blanc, rouge"pour ceux qui n'auraient pas compris...

- j'enrage de l'image que nous laissons de la France, à tous ceux qui de Bagdad à Lima, d'Alger à Luanda, ont toujours vu la France comme une "Terre d'asile", le pays où les "damnés de la Terre" avaient une chance de pouvoir continuer le combat contre la faim et l'injustice! Que le pays de Montesquieu, de Hugo et de l'Abbé Pierre expulse à tour de bras ceux qui ne sont pas conformes à l'image que se fait E.Besson de l'identité nationale, en dit long sur le déclin de la France des Droits de l'Homme, depuis une quinzaine d'années!

AA: Venons-en au Parti Socialiste...D'une manière générale, pensez-vous que Martine Aubry ait une chance de sauver le Parti de Jaurès, Blum et...Mitterand?

FM: Je pense qu'elle en a les capacités, en tous les cas...Elle est désintéressée, c'est une vraie socialiste et elle est à l'écoute. Saura-t-elle concilier les ambitions démesurées de S.Royal, le retour du Messie, Strauss-Kahn, l'ambition effrayante de M.Valls, sans parler des Moscovici et Fabius, persuadés depuis toujours qu'ils incarnent, chacun, celui que toute la France attend...?
Je ne suis pas sûr que Martine veuille vraiment ce combat...Et puis, il y a ce sidérant aveuglement du Parti à l'égard de l'écologie. Je sais que vous étiez revenu au PS, en espèrant que le Parti allait prendre ce sujet à bras-le-corps...Mais le conservatisme et surtout l'immobilisme du Parti sont effrayants...

AA: Justement, quel est votre sentiment vis à vis de la puissante Fédération socialiste du 62?

FM: Voilà l'exemple même de la sclérose du Parti! Les mêmes hommes aux commandes depuis des dizaines d'années, régimentant tout, faisant et défaisant, régulièrement, les uns et les autres, lors des votes importants. Quand on pense que, en 2007, la Fédération du 62 a fait gagner Ségolène, pour la candidature aux Présidentielles, et qu'un an après, comme un seul homme (c'est le cas de le dire!) elle l'a délaissée, lors du Congrès de Reims, au profit de Martine, on ne peut qu'être stupéfait de l'emprise de D.Percheron, par ailleurs homme visionnaire, en tant que Président du Conseil Régional...

AA: D'où vous êtes, vous avez, certainement, entendu parler d'Hénin-Beaumont, symbôle de la faillite du PS...

FM: Faillite, je ne sais pas, mais la somme d'erreurs commises par la Fédération du 62 sur ce dossier est effarante! Si j'ai bien compris, en 10 ans, elle a favorisé puis soutenu un incompétent notoire, avant de l'adouber, au moment où tout le monde parlait d'escroquerie, pour finalement ne le lâcher que quelques semaines avant que l'Etat ne se décide à en terminer! Que Percheron, Janquin, Kucheida et le député du coin (je ne sais plus son nom: ah oui, Faucon, non Facon) ait soutenu ce type soulève, bien sûr, un tas de questions sur ce qui a pu motiver de telles faveurs...Certes l'habituelle soumission à l'autorité ne se dément pas, mais...
Alors je sais, que vous êtes entrés, à quelques-uns, en lutte contre ce système: vous avez tout mon soutien, mais ce ne sera pas facile. En tous les cas, je vous félicite de ne pas vous être porté candidat à la candidature lors des prochaines Régionales, bien que je sais que vous aviez été sollicité pour faire barrage au poulain de Facon (vous voyez j'ai retenu son nom à ce...censuré), mais comme de toutes les façons le choix final sera celui de Percheron, vous n'aviez aucune chance...mais vous êtes resté cohérent, dans votre démarche...

AA: Auriez-vous un conseil à me donner?

FM: Priez Dieu...

AA: Mais c'est que... je n'y crois pas tellement...

FM: Je plaisantais: je voulais dire, appelez-moi de temps en temps, nous en parlerons...



samedi 31 octobre 2009

Conversation avec G.Dalongeville (confidentiel: à ne pas diffuser)

Le présent article requiert la plus grande discrétion, car, comme vous le savez, G.Dalongeville n'est autorisé à communiquer qu'avec son avocat. De ce fait, je ne peux en dire plus sur les conditions dans lesquelles a eu lieu cet entretien: le lecteur comprendra...

Par souci du secret de l'instruction, je ne me suis pas attardé sur les infractions pénales qui lui sont reprochées, et par respect pour sa vie privée, je n'ai pas évoqué ses problèmes personnels.

AA: Comme convenu, Gérard, je t'appelle, et voudrais te dire, si tant est que tu ne le saches pas, que tu nous as laissé une m.... pas possible!

GD: Ce que tu appelles m.... n'est pas tout à fait exact. J'avais réussi à rétablir l'équilibre des finances, sauf que j'ai eu tort de confier tout cela à Chruszez, qui devait revoir toutes les procédures d'engagement de dépenses, faire la chasse aux coûts et qui n'a rien fait! J'aurais mieux fait de m'en occuper moi-même...

AA: Ce n'est pas vrai, tu n'as pas rétabli les finances: 3 ans après l'augmentation des impôts de 85%, il aura encore fallu les augmenter 2 fois de 10%, parce que tu avais creusé à nouveau un trou de 12 millions!!

GD: D'abord le trou n'existe qu'à cause des gestions précédentes, celles de Darchicourt en particulier! Ensuite Daniel Duquenne n'avait qu'à pas se laisser faire par le Préfet! Il n'a pas voulu discuter; moi, je n'aurais jamais accepté cette augmentation de 10%: j'aurais demandé que l'Etat fasse une dotation exceptionnelle, car sa responsabilité est engagée! Malgré mes demandes et les rapports de la CRC, l'Etat n'a rien fait. J'avais prévenu que tout était dû à P.Darchicourt et Jacques Piette!

AA: Ce n'est pas crédible, tout cela! Pourquoi n'as-tu pas accepté la collaboration de Marie-Noëlle Lienemann? Elle n'avait pas du tout envie de prendre ta place...

GD: Parlons-en de MNL! Jamais là! Toujours en train de râler! Elle ne m'a servi à rien!

AA: Elle t'a quand même fait gagner en 2008, alors que ta crédibilité était au plus bas!

GD: même sans elle, j'aurais gagné les doigts dans le nez: Percheron me l'a dit! Les parachutés, mes concitoyens n'aiment pas cela!

AA: Comment vois-tu ton avenir politique maintenant?

GD: Grâce à toi, à ton blog, mon avocat a trouvé l'argument pour faire annuler ma révocation...

AA: J'avais pourtant bien pris soin de n'évoquer cette procédure possible, que peu de jours avant la fin du délai de recours, pour éviter que tu n'en profites!

GD: Mais Cattoir est le meilleur avocat de France, même s'il est un peu cher; mais heureusement, j'ai encore des amis!

AA: Bref, ton avenir?

GD: Dès la révocation annulée, je redeviens maire jusqu'en 2014. Et là, tu vas voir: je reprends tout en mains, je baisse les impôts, je te prends comme conseiller...

AA: je te l'ai déjà refusé 3 fois...

GD: oui, mais là je suivrai tes conseils: le tram, la démocratie participative, le développement durable, etc, etc...

AA: tu sais très bien que le Préfet, si annulation des élections il y a, fera publier, en conseil des ministres, un décret de révocation bien motivé et provoquera de nouvelles élections, et que tu n'as aucune chance de pouvoir te présenter. A mon avis, d'ailleurs, tu n'as pas intérêt à te pointer à HB!

GD: J'y ai encore beaucoup d'amis!

AA: En tous les cas, ce qui nous inquiète, c'est qu'avec toutes tes c......es, le FN est en position de gagner la ville! D'une ville de gauche, tu as réussi à en faire une ville qui vote extrême-droite à près de 50%!

GD: Mais je n'y suis pour rien! Ce sont les partis de gauche, et particulièrement le PS et le MRC qui sont responsables! Ils m'ont trahi! D'ailleurs si le PS m'avait admis en 2004, au lieu d'attendre 2008, cela aurait été différent! Facon l'avait toujours demandé. D'ailleurs, celui-là, c'est comme Alexandre, ils m'ont lâché en dernière minute, quand cela sentait le roussi! Sans eux, le FN ne faisait pas ce résultat de 48%! Je suis le seul rempart contre le FN!

AA: Là, non seulement tu réécris l'histoire, mais de plus, tu n'as pas conscience de la haine que tu suscites...

GD: On en reparlera!

AA: quand tu veux...

jeudi 22 octobre 2009

Conversation avec Dieu

J'ai eu, il y a peu, un entretien avec Dieu, entretien qui me semble suffisamment intéressant pour vous en relater de larges extraits (j'ai retiré les sujets d'ordre privé, qui ne concernent que lui et moi).

Dieu: j'ai appris que tu souhaitais me parler personnellement...


AA: Exact, merci de m'appeler...Je voulais t'entretenir d'un sujet général et d'un sujet plus particulier.

D: Je t'écoute.

AA: C'est une question que l'on t'a souvent posée et j'aimerais que ta réponse ne soit pas philosophique, car nous connaissons bien celles données par la Bible et ses exégètes.
Pourquoi, toi qui est supposé être quelqu'un de parfait, as-tu crée des hommes pleins de défauts, à la limite de la caricature. Quand je regarde autour de moi, je ne vois que guerres, luttes pour le pouvoir, égoïsmes, cupidité...Je pense même que l'Homme marche allègrement vers ...sa propre disparition!

D: Ecoute, j'ai crée le Monde, cela m'a pris du temps, et d'ailleurs il n'est pas encore achevé. L'Homme, ce fut un accident, mais j'assume! Je l'ai donc crée à l'image du reste de l'Univers, c'est à dire qu'il se crée lui-même, à partir de ma création. Un de tes semblables, Darwin, je crois qu'il s'appelait, avait tout compris: à partir des matériaux que j'ai apportés, vous vous débrouillez. Que les meilleurs gagnent!

AA: Mais c'est horrible ce que tu me racontes! Comment protège-t-on les pauvres et les défavorisés? Comment empêcher les riches de devenir plus riches? Comment faire que les guerres ne profitent aux plus forts? A quoi sers-tu alors?

D: Je supervise, je ne peux m'occuper de tout, quand même! Je vous ai fait, tout au moins sur la Planète Terre, plus intelligents que les autres êtres vivants. C'est de votre responsabilité! Je n'ai pas que vous, et heureusement, parce qu'ailleurs, dans l'Univers, cela fonctionne mieux!

AA: je ne voudrais pas t'embêter avec cela, mais j'habite une petite ville située dans un petit pays, la France. Et c'est un parfait exemple de la folie humaine. Je résume: des habitants malheureux (chômage élevé, problèmes de santé), des politiciens qui se battent comme des chiffonniers (des gens bien quelque fois, malgré quelques individus dangereux), des pouvoirs de tutelle qui font n'importe quoi...comment éviter la désespérance?

D: Hénin-Beaumont, c'est pas là que vous avez mis un maire en prison et un autre à l'Hôpital?

AA: Ce n'est pas tout à fait cela, mais qu'importe! Je voulais simplement te montrer jusqu'où va la folie des Hommes. Ceux qui croient en toi, et qui sont encore nombreux, ne comprennent pas que tu ne sois pas intervenu. Et ceux qui doutent de ton existence, sont confortés dans leur point de vue...

D: Je connais le problème...mais que veux-tu que j'y fasse? Je vous ai donné le pouvoir d'être responsable de vos actes, je ne pouvais pas faire mieux. Je n'ai pas d'ordinateur pour gérer chacun des 6 milliards d'êtres dits supérieurs, sans parler des autres populations de votre petite Terre? Tu sais combien d'autres planètes je dois gérer, et tout seul en plus! Alors Hénin je ne sais plus quoi, tu parles que c'est bien le cadet de mes soucis... Mais n'y aurait-il pas parmi vous quelques Sages qui puissent régler la situation?

AA: Et bien non, c'est ça le problème...

D: Tu avais un autre point à voir...

AA: Oui, mais je crois bien que je l'ai résolu par tes réponses précédentes... Je voulais savoir si cela te dérangeait que je propose de supprimer ton nom dans des expressions beaucoup usités: Dieu seul le sait, Dieu merci, Dieu le veut, au nom de Dieu, Dieu soit loué, Dieu sait où tout cela va nous mener, grâce à Dieu, au nom de Dieu, que Dieu me pardonne, ce que femme veut, Dieu le veut, pour l'amour de Dieu, etc, etc... Je pense que je n'ai pas besoin de ton accord!

D: OK! Quand tu veux, alors! Je suis à ta disposition...

lundi 12 octobre 2009

Il y a de ces dimanches...

Extraits de ma conversation téléphonique de ce dimanche:

Sonnerie...

AA: bonjour!
NS: bonjour, ici le Président de la République!
AA: bonjour, Monsieur le Président. Que me vaut l'honneur de votre appel?
NS: on me rapporte vos propos peu amènes envers moi...
AA: et?
NS: pourquoi me critiquez-vous sans cesse?
AA: j'ai quand même apprécié votre politique en matière de réduction de la mortalité routière, et pourtant...
NS: et pourtant?
AA: et pourtant, à cause d'une politique de permis à points injuste, il ne me reste plus qu'un seul point, sans pouvoir faire un stage avant un an...
NS: tant pis pour vous! Et le reste de ma politique?
AA: avec tout le respect que je dois à votre titre: au mieux c'est de l'esbrouffe, au pire vous êtes en train de basculer vers la dictature!
NS: nous sommes en démocratie et je suis garant des libertés publiques!
AA: tout ce que vous annoncez est soit réducteur des libertés, soit du pur effet d'annonce! Regardez, le Parlement sans pouvoir, que vous deviez revaloriser, le népotisme naissant, l'insécurité grandissante, malgré vos dizaines de lois réductrices de liberté, votre politique économique désastreuse, votre omnipotence, l'injustice sociale qui fait que vous enrichissez les riches, et asphyxiez les classes moyennes, tout en appauvrissant les plus pauvres. Sans parler de vos gesticulations diplomatiques qui ridiculisent notre pays!
NS: jamais depuis De Gaulle, la France n'a été autant respectée qu'aujourd'hui! Les libertés publiques sont réelles...
AA: parlons-en: nous n'avons jamais été autant fliqués et...
NS mais dites-donc, c'est à cause de types comme vous que la France se délite!
AA: Plaît-il?
NS j'ai sous les yeux un rapport vous concernant faisant état que vous vous êtes soustrait à un controle ADN, à la suite d'un acte terroriste d'arrachage de plants OGM! Et vous me parlez de mon non-respect des lois!
AA: non seulement tout cela est prescrit, mais de plus vous avez accédé aux demandes d'interdire tout nouvel essai de culture OGM et ainsi justifié nos actes de désobéissance civile. J'avais d'ailleurs oublié de signaler ce point positif de votre politique...
NS: je souhaiterais vivement que vous atténuiez vos critiques non justifiées à mon égard, sinon...
AA: sinon quoi, Monsieur le Président...Ah! Il a raccroché!

Je ne sais si d'autres ont reçu semblable appel, mais on peut dire que nous avons un Président près des gens...!!!