dimanche 10 juillet 2011

L'affligeante prestation de l'Europe en Libye

6 juillet 2011
Editorial

Imaginons un moment l'"avenir stratégique de l'Europe". D'où viendront les menaces, où seront les sources de déstabilisation potentielle, quels seront les terrains d'intervention les plus probables? Sans être grand clerc, la réponse semble aller de soi : du Proche-Orient et de l'Afrique. Et l'Europe n'y est aucunement préparée. Son indifférence en la matière confine à la désinvolture et à l'irresponsabilité.
Telle est la leçon qu'il faut tirer de l'opération menée en Libye depuis la mi-mars. Dès lors que les États-Unis ne sont pas là pour donner de l'échine et des moyens à une action militaire de ce type, les Européens livrés à eux-mêmes donnent le triste spectacle d'un groupe démuni, divisé et désorganisé.
Le 17 mars, le Conseil de sécurité de l'ONU a voté la résolution 1973 autorisant l'emploi de la force en Libye. Il s'agissait d'assurer la protection des populations civiles menacées par le régime de Mouammar Kadhafi.
Quand on interrogeait alors les responsables occidentaux sur la durée vraisemblable de l'opération, on obtenait invariablement la même réponse : il en allait de quelques semaines avant que ne s'effondre le régime de Tripoli ! Quelques bombardements aériens en quelques points névralgiques suffiraient, et l'opposition libyenne aurait la voie libre pour que le "printemps arabe" se décline aussi en cette vaste contrée.

Les choses se passent différemment. Souffrant d'une intense "fatigue de la guerre" du fait de leur engagement en Irak et en Afghanistan, les Etats-Unis, en année électorale, ont réduit au minimum leur participation à l'opération libyenne.
Difficile de le leur reprocher quand les Européens, qui assurent disposer d'une "politique de défense et de sécurité", prétendent jouer dans la cour des grands et avaient là, dans l'affaire libyenne, l'occasion de le prouver.
Or, si l'on en croit les déclarations récentes de plusieurs chefs militaires français, le bilan est accablant. Livrés à eux-mêmes au sein de l'OTAN, sans laquelle l'opération était impensable, les Européens affichent leur immaturité stratégique.
A l'exception de la Grande Bretagne et de la France, ils sont divisés sur les objectifs, ils ne s'entendent pas sur le plan opérationnel, ils manquent d'entraînement, ils n'ont pas les bons équipements.
Plus pathétique encore, et cela vaut cette fois aussi pour les Britanniques et les Français, ils seront bientôt à court de moyens et de munitions, tant leurs budgets de la défense ont été laminés ces dernières années.
L'Europe se retrouve dans la situation d'un nain militaire en ce début de XXIe siècle. C'est grave quand on sait que l'Amérique juge que ses préoccupations stratégiques seront prioritairement à l'avenir dans la zone Pacifique. C'est grave quand, aux portes de l'Union européenne, le monde arabe est en voie de déstabilisation durable.
L'Histoire jugera sévèrement cette manière des Européens de fuir leurs responsabilités militaires.

samedi 9 juillet 2011

Brèves d'humour


Repérées sur le site du Monde.fr (par un dénommé Hervé Le Tellier, dans une rubrique intitulée "Papier de verre") quelques "brèves" d'actualités, sous une forme humoristique.

 
- Quel week-end pour DSK, la justice et la presse! Ce que voulait vraiment dire DSK? "Dissertons Sur Kafka", l'auteur de L'Amérique, du Procès, et de La Métamorphose.
AA: DSK, ne t'en fais pas! A l'univers kafkaïen succédera le paradis socialiste...

- Le bikini, inventé par Louis Réard, a aujourd'hui 65 ans. On en voit encore beaucoup sur les plages, et certains se félicitent qu'il n'ait pas tous ses trimestres de cotisations.
AA: s'il avait tous ses trimestres, il pourrait se retirer?

- Woerth savait que l'hippodrome de Compiègne, cédé à une société amie à 2,5 millions, valait dix fois plus. Justement, que l'affaire fût cavalière, je l'aurais parié à dix contre un.
AA: ce que Woerth n'a jamais compris, c'est le haras qui rit!

- Ce billet d'humeur a été dégradé par Moody's de sa note AAA pour tomber à AAB. Mon banquier a aussitôt réévalué les taux de mes emprunts. Qu'il aille se faire voir chez les Grecs.
AA:  AAC avec Moody's! Y en a marre!

- La politique de sécurité est un échec depuis 1982, estime la Cour des comptes. L'UMP, qui voit notre président attaqué, accuse le rapport de "partialité". Il y a Cour et cour.
AA: Cest un peu court, Monsieur le chroniqueur: la cour parle de 2002 et non 1982: vous voulez un cours sur la partialité? Vous méritez d'être pendu haut et court, comme un courtisan...

AFFAIRES DALONGEVILLE ET PICHOFF (3): « Mais, fais bien attention, dans cette somme-là, il faut impérativement prévoir les "chocolats " ! »

 vendredi 08.07.2011 La Voix du Nord

Une bonne affaire à Léon? Si la présentation idyllique du site par L. et Gérard Dalongeville a un temps fait illusion, le rapport d'enquête commandité par José Lefrère à un marchand de biens du Sud-Ouest est, lui, édifiant.

Les photos que l'agent envoie au Béthunois présentent un champ de désolation et la description du site est à l'avenant: «Il me dit que tout a été démonté, que le site est complètement déglingué et à l'abandon avec des SDF qui squattent les lieux et la piscine complètement bouchée par des tas de détritus...» Lefrère, au vu de cet édifiant rapport, s'empresse d'aller voir L. pour lui lancer: «Mais dis donc, c'est quoi ton truc ! C'est tout pourri ce bâtiment!» Pas de quoi inquiéter ce dernier qui le rassure vite fait bien fait: «T'inquiète pas, tout est prévu ! Les salles de bains, les lavabos, les éléments de cuisine, tout a été mis de côté... Tout ce que t'as à faire c'est à trouver un acheteur à 800 000 E. Mais fais bien attention, dans cette somme-là, il faut impérativement prévoir les chocolats!» Ces chocolats, c'est bien évidemment la commission de l'apporteur. Et sur ce dossier-là, où Guy Mollet s'était beaucoup investi, si les chocolats étaient allés dans la poche de L, il y aurait eu à coup sûr un sacré raffut!

Un argumentaire apparemment suffisamment convaincant pour que, curieusement, José Lefrère passe au-dessus de l'état de délabrement du bâtiment pour que la Ville établisse un mandat de vente exclusif avec son partenaire marchand de biens du Sud-Ouest. Une pièce qui, curieusement, est entre les mains des enquêteurs, datée du 5 mars 2009, et qui stipule que M. Lefrère est le représentant de la collectivité locale. Un document qui, José Lefrère l'affirme, «est un faux grossier parce que lorsque toutes les histoires ont éclaté sur Hénin-Beaumont, j'avais pris conscience que cette affaire était complètement foireuse. J'avais alors contacté mon intermédiaire pour lui demander de tout arrêter!» Pendant que l'affaire Léon prend petit à petit l'eau, le projet marocain continue apparemment de faire rêver du côté d'Hénin puisque, le 5 mars, L rassure son partenaire : Jean-Marc Bouche et Gérard Dalongeville sont plus qu'intéressés par une participation dans le projet marocain Kibati. Une sacrée aubaine pour L auquel Lefrère avait fait miroiter une participation de 10 % en guise de «chocolats» s'il lui trouvait des partenaires fiables.

30 000 € chacun !

Enfin les choses bougent pour le Béthunois qui rédige des actes en conséquence et se retrouve, quatre jours plus tard, au coeur de l'après-midi, à Sallaumines, chez Deberdt. C'est là que Jean-Marc Bouche l'attend... Le problème, c'est que ce dossier marocain, Dalongeville comme Bouche entendent bien qu'il soit entouré de la plus grande confidentialité. Et donc, somment Lefrère de tenir désormais L et Mollet, un peu trop encombrants, à l'écart des négociations. Tout cela sera calé entre les trois larrons le 14 mars, toujours chez Deberdt. Désormais, c'est donc à la mode Dalongeville, donc par SMS, que tout se réglera. 
Une affaire que José Lefrère entend régler au plus vite puisque, au début du mois d'avril, il doit impérativement être au Maroc. Et qu'il espère bien s'envoler avec les contrats en poche et... surtout l'argent mis dans le pot marocain par ses deux nouveaux amis.
Car, pour être associé au projet, Gérard Dalongeville comme Jean-Marc Bouche se sont engagés à apporter chacun 30 000 € qui leur octroierait 10 % de Kibati Maroc. Une somme que les deux hommes avaient convenu de dégager via un emprunt réalisé, loin des yeux héninois, dans une banque d'Auby, dans le Nord. 


PASCAL WALLART

À suivre

PS: qui soutient qui? (2)


Ils sont avec Ségolène Royal:
La présidente de la région Poitou-Charentes et ex-candidate à la présidentielle en 2007 a annoncé sa candidature le 29 novembre dernier. Elle se décrit comme la "candidate du peuple" et veut profiter du soutien de son réseau Désirs d'avenir -notamment sur le Web- pour faire mentir les sondages.

Ses alliés et fidèles historiques:
Elle peut compter sur ses porte-parole, l'adjointe au maire de Lyon Najat Belkacem et le maire de Laval Guillaume Garot, ainsi que sur le soutien indéfectible des députés PS Jean-Louis Bianco et Delphine Batho ou de la maire du 4e arrondissement de Paris et membre du Bureau national du PS, Dominique Bertinotti.

Ses soutiens plus récents:
- Le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen, a annoncé avoir "parrainé" la candidature de Royal. Mais le député de Paris ne la soutient pas pour autant à la primaire, a-t-il tenu à préciser.
- Une vingtaine d'élus qui lui sont restés fidèles ont expliqué les raisons de leur soutien dans une tribune au Monde.fr. Ont notamment signé ce texte: le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, le sénateur et ancien president de l'Assemblée nationale Louis Mermaz ou le député Maxime Bono.
- Quant au député de l'Essonne, à Julien Dray, il reste proche d'elle mais n'a pas annoncé un vrai ralliement.

Ils sont avec Arnaud Montebourg:
Architecte de la primaire socialiste, le député et président du conseil général de Saône-et-Loire a déclaré sa candidature dans son fief de Frangy-en-Bresse, le 20 novembre. Le quadra s'est fait l'apôtre de la démondialisation et espère percer avec ce concept de plus en plus populaire dans l'opinion.

Ses alliés et fidèles historiques:
- Le fidèle maire PS de Ris-Orangis, Thierry Mandon, est devenu son conseiller politique.
Ses soutiens plus récents:
- La députée de Guyane Christiane Taubira et l'architecte Roland Castro, s'occuperont de piloter son comité de soutien.
- Aquilino Morelle, ex-plume de Lionel Jospin, l'a rejoint il y a deux mois. Il vient d'être promu directeur de campagne, selon le JDD.
- Julien Dourgnon, qui fut porte parole de l'"UFC Que choisir", pilotera les experts du candidat.
- Sihem Habchi, présidente de "Ni putes ni soumises", est devenue sa porte-parole, avec Gérard Guibert, animateur du pôle écologique du PS.
- L'ancienne ministre de la jeunesse de Cresson et Bérégovoy, Frédérique Bredin, s'occupera du programme.
- L'économiste Emmanuel Todd, partisan de la démondialisation, le soutient aussi de manière informelle.

Ils sont avec Manuel Valls:
Le député-maire d'Evry (Essonne), ex-proche de Ségolène Royal, a été le premier à se déclarer candidat  en juin 2009. Il s'était rangé derrière DSK mais une fois ce dernier hors jeu, il a décidé de réactiver sa candidature en juin. Il compte gagner des points avec son positionnement original au PS, notamment sur la sécurité.

Ses alliés et fidèles historiques:
- Valls peut compter sur son homme à tout faire : Christian Gravel, qui est à la fois son directeur de cabinet et le directeur de sa communication.

Ses soutiens plus récents:
- Ali Soumaré fait partie de l'équipe du "candidat" Valls, dont il devrait être le porte-parole. Le n°1 de la fédération socialiste du Val d'Oise, issu de la diversité, avait été la cible de l'UMP au moment des dernières régionales.
- Deux personnages issus de la société civile et qui ne militent pas au PS, co-présideront son comité de soutien: Nathalia Balléato, la directrice de la crèche "Baby-loup" qui avait licencié une puéricultrice voilée en 2008 et le scientifique Pierre Tambourin, directeur du Genopôle d'Evry, figure de l'université de la ville.
- La strauss-kahnienne Michèle Sabban, vice-présidente du Conseil régional d'Ile-de-France, le soutient pour "permettre le pluralisme des candidats déclarés à ce jour".
- Six élus du Val-de-Marne ont aussi apporté leurs parrainages à Valls: le sénateur Serge Lagauche, le député René Rouquet, le maire de La HaŸ-les-Roses Patrick Sève, le maire de Fresnes Jean-Jacques Bridey, le maire de Boissy-Saint-Léger Régis Charbonnier et le premier secrétaire de la fédération PS du Val-de-Marne Luc Cavounas.

(Source: document interne du PS)

vendredi 8 juillet 2011

PS: qui soutient qui? (1)


Les "gros" candidats aux primaires sont au nombre de cinq: l'ex-patron du PS François Hollande en tête des sondages, la maire de Lille Martine Aubry qui dirige le PS depuis trois ans, l'ex-candidate à l'Elysée Ségolène Royal et les outsiders Manuel Valls et Arnaud Montebourg.

De manière assez mécanique, les ralliements se sont aussi multipliés ces derniers jours. Les strauss-kahniens, qui ont perdu leur candidat, sont éparpillés entre les "gros" candidats.

Ils sont avec François Hollande:
L'ancien premier secrétaire du PS a annoncé sa candidature le 31 mars, dans la foulée de sa réélection à la tête du conseil général de Corrèze. Celui qui se présente comme un candidat "normal" a dit vouloir "ouvrir un nouveau temps pour la France".

Ses alliés et fidèles historiques:
- Stéphane Le Foll, est LE bras droit de François Hollande, dont était le directeur de cabinet au PS. Fidèle des fidèles, il aura naturellement une place de choix dans l'équipe de campagne. Ce sera également le cas pour les autres fidèles: Bruno Le Roux, Michel Sapin, Kader Arif, André Vallini, Faouzi Lamdaoui, Bernard Poignant...

Ses soutiens plus récents :
- Le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a annoncé son soutien au "candidat normal", mercredi.
- Autre soutien déclaré pour François Hollande: celui de Jérôme Cahuzac, un fidèle de Dominique Strauss-Kahn, qui préside la commission des finances de l'Assemblée.
- Pierre Moscovici devait être le porte-parole du candidat DSK mais avec la "chute" de ce dernier, le strauss-kahnien s'est retrouvé un peu orphelin de son champion et a dû faire un choix. Après avoir hésité à se présenter, il a finalement décider de rallier François Hollande. L'ex-ministre sera le "coordonnateur" de sa campagne. Une centaine de grands élus -maires, députés et une quinzaine de sénateurs- tous membres de son mouvement "Besoin de gauche" doivent le suivre dans ce ralliement.
- Autre strauss-kahnien, le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb a aussi annoncé qu'il "se rangerait" derrière la candidature de Hollande.
- Le sénateur pro-DSK François Patriat a aussi annoncé son ralliement, en affirmant que "la plupart des sénateurs strauss-kahniens" se sont aussi majoritairement prononcés" pour le Corrézien.
- Jean-Pierre Jouyet, ancien camarade de promotion de Hollande à l'ENA. Il s'était un peu éloigné en devenant un temps secrétaire d'Etat aux Affaires européennes de Nicolas Sarkozy. Mais il s'est de nouveau rapproché récemment.
- Ancien soutien de Ségolène Royal,e sénateur et maire de Dijon, François Rebsamen, a basculé du côté de Hollande.
- La députée PS Aurélie Filippetti, qui avait soutenu Ségolène Royal en 2007, soutient aussi Hollande car selon elle, il est "le mieux à même de l'emporter face à Nicolas Sarkozy".

Ils sont avec Martine Aubry:
La première secrétaire du parti a annoncé sa candidature mardi depuis sa ville de Lille. L'ex-numéro deux du gouvernement Jospin, 60 ans, peut se prévaloir d'avoir remis le PS sur les rails depuis le congrès de Reims. Elle veut profiter de sa légitimité institutionnelle pour incarner le parti qu'elle dirige depuis trois ans.

Ses alliés et fidèles historiques:
Martine Aubry peut compter sur ses fidèles, comme son bras droit François Lamy ou le numéro 2 du PS Harlem Desir, qui la remplace à la tête du PS pendant la campagne. La députée Marilyse Lebranchu ou la maire de Reims Adeline Hazan en font aussi partie.
Elle peut aussi compter sur le soutien de la plupart des ténors du parti: ses alliés du congrès de Reims Laurent Fabius et Bertrand Delanoë, ainsi que l'aile gauche du parti incarnée par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli. Claude Bartolone, Jack Lang, Elisabeth Guigou ou Jean-Paul Huchon font aussi partie de ses alliés.

Ses soutiens plus récents:
- Jean-Christophe Cambadelis, principal "lieutenant" de DSK, s'est ralliée à la maire de Lille.
- D'autres strauss-kahniens de la direction du PS en ont fait de même, tels François Kalfon (spécialiste des sondages et des études d'opinion au PS), Sandrine Mazetier (chargée de l'immigration au PS) ou encore Christophe Borgel.
- 24 sénateurs ont annoncé leur soutien, dont David Assouline ou Pierre Mauroy.
- Le club "Inventer à gauche", dirigé par le député et maire de Grenoble, Michel Destot, et où figurent notamment les anciens ministres Catherine Tasca et Alain Richard ont annoncé leur soutien dans un texte commun.
- Côté people, l'humoriste Jamel Debbouze et Bernard-Henri Lévy la soutiennent aussi, selon Le Nouvel Observateur.
(Source: document interne du PS)

A suivre

Et voila qu'apparaît un nouveau partenaire en affaires...enfin pas si nouveau que ça! (2)




jeudi 07.07.2011 La Voix du Nord
 
Les affaires n'ont pas encore commencé mais le courant passe apparemment plus que bien entre José Lefrère et ses potentiels nouveaux associés en affaires.
Deux jours après le coup de main donné au tribunal de Béthune, Dalongeville et Lefrère se retrouvent chez L, dans la banlieue douaisienne. Et là, le maire d'Hénin-Beaumont lui fait part de son plus vif intérêt pour l'affaire marocaine dont il veut être partenaire. En ce 28 février 2009, le dossier semble alors être sur de bons rails. Seule ombre au tableau, Mollet, qui a entendu parler de la réunion chez L. et de l'escapade béthunoise, peste d'avoir été tenu à l'écart de tout cela. Mais comme Lefrère est décidé à ne plus mêler ce Mollet qu'il juge peu fiable à ses affaires, rien de dramatique.
Mais, vingt-quatre heures plus tard, la situation s'obscurcit d'un seul coup. Ne tenant pas à ce que les choses traînent, Lefrère a préparé fissa un projet de contrat pour son projet Kibati-Maroc qu'il amène à ses partenaires chez S, un aménageur foncier où tout le monde se retrouve régulièrement (dès le déclenchement de l'affaire Dalongeville, S. fermera d'ailleurs vite fait bien fait son enseigne héninoise).
Et là, voilà que notre homme se retrouve dans une ambiance à couper au couteau, une tension incroyable étant toujours palpable. Dalongeville est hyperexcité, une véritable pile, alors que Mollet, au comble de l'énervement, quitte rapidement les lieux.
Le mobilier de l'agence est sens dessus dessous, attestant qu'un début de rixe a eu lieu. L explique alors que «pour une histoire de fric», Mollet est devenu très agressif à l'encontre de Dalongeville et S, mais que, en s'interposant, c'est lui qui a encaissé les coups. De quoi refroidir sérieusement l'enthousiasme du chef d'entreprise béthunois... Mais L, malin comme un singe, ne laisse pas filer comme ça un gros poisson et, le soir venu, il réussit à amadouer Lefrère en lui faisant miroiter l'arrivée d'un nouvel investisseur. Un type fiable, chef d'entreprise, qui a de l'argent et qu'il faut rencontrer très vite.

Impression de déjà-vu

Très vite, ce sera dès le lendemain où tous se retrouvent à nouveau au Mercure de Lesquin. Et là, face à lui, Lefrère découvre ce nouveau partenaire qu'on lui a annoncé comme prêt à rejoindre l'affaire marocaine. Un quinquagénaire dont la chevelure poivre et sel n'est pas sans raviver en lui quelques souvenirs : «Cet homme-là, je l'avais rencontré quelques années plus tôt dans un vol Paris-Agadir. Il jouait alors au tarot, si je me souviens bien, et on a entamé une conversation. J'allais faire du golf et lui m'expliquait qu'il adorait ça... Et puis sa tête me disant quelque chose, je lui ai demandé s'il n'avait pas, dans le temps, participé au chantier de réhabilitation de la prison de Loos, coordonné par un de mes amis. Moi même j'y avais fait du chiffrage. Il m'explique que si et qu'il a, entre autres, participé à la rénovation du mirador... Je lui ai parlé du Maroc d'où est originaire ma compagne et il m'a dit combien il aimait s'y rendre...» Ce nouvel investisseur, c'est bien évidemment Jean-Marc Bouche... Si, à Lesquin, on parle beaucoup des terrains marocains, Gérard Dalongeville en profite pour essayer de refourguer à son nouvel ami la fameuse résidence de Léon dont il n'arrive pas à se défaire. Et lui présente comme une affaire en or. Il présente à Lefrère deux avis des domaines, d'1,6 M puis de 800 000 €. Quelques jours plus tard, Lefrère chargera un marchand de bien landais d'aller vérifier le bien-fondé de cette affaire en or... 

PASCAL WALLART 

À suivre

jeudi 7 juillet 2011

A Hénin-Beaumont et autour...


1- J'ai donné des informations erronées sur JP Chruszez: il n'a pas fait l'objet d'un "marchandage" entre G. Dalongeville et JP. Corbisez, à savoir son embauche à l'Agglo contre un vote des délégués héninois pour porter JP Corbisez à la présidence (Chruszez a été engagé avant l'élection).
Un jury avait placé JP Chruszez en 4ème position lors du choix d'un nouveau directeur des affaires économiques. Il fut "remonté" en 2ème position suite à l'intervention de son employeur (le Conseil régional). La chance a voulu que le très net vainqueur des entretiens avec le Jury (dans lequel figuraient P Kemel, D. Maciejasz et d'autres, mais pas le Président de l'Agglo) se désiste fort à propos (vous avez le droit de tout imaginer et je pense que vous ne serez pas loin de la vérité!). JP Ch sortit vainqueur en toute légalité...
A ce propos et contrairement à des rumeurs que j'évoquais, JP Ch est toujours à son poste à l'Agglo, mais son départ en retraite est très, très proche...
Concernant l'élection de JPCo à la Présidence de la CAHC, après avoir battu, à la surprise générale, A. Facon, elle fut acquise grâce à une autre négociation: une 2 ème Vice-Présidence pour HB contre un vote décisif en faveur de JPCo (à noter que A. Facon refusa cette demande...mal lui en prit car Corbisez sauta sur l'occasion!) . A ce propos, j'avais à plusieurs reprises, suggéré,  sur ce blog, que le maire fasse une telle proposition qui me semblait tout à fait légitime. Par exemple, le 15/2/2008, j'écrivais: " HB doit redevenir la ville-centre de l’agglo : il faudra renégocier le contrat, car la ville-centre ne peut se contenter d’une seule Vice-Présidence à la CAHC".

2- Concernant l'élection législative de juin 2012, 3 candidats à l'investiture socialiste semblent émerger:
- le député sortant, A.Facon, dont même D. Percheron semble penser que sa désignation mène directement à une victoire de M. Le Pen. Sortira-t-il indemne des investigations de la Brigade financière concernant Adevia et Delta 3 (dont il fut Président)?
- P. Kemel, qui aurait les faveurs du même Percheron. A son passif: il est peu connu, même s'il est maire de Carvin et Vice-Président du Conseil Régional.
- JP Corbisez: non seulement il s'est toujours fait avoir par A. Facon, auquel il a eu le tort de croire pendant longtemps, mais, de plus, il n'est pas en cour au PS. Sa seule chance pourrait provenir d'un sondage (de notoriété et d'appréciation) dans lequel il apparaîtrait comme le seul capable de battre MLP. Mais comme le commanditaire peut faire tout dire à un sondage...il y a de grandes chances que JP Corbisez soient le dindon de la farce (cette farce qui risque d'en devenir une vraie, en ce mois de juin 2012). 

3- Je n'ai jamais fait état ici des graves dissensions entre le maire d'HB et son 1er adjoint, parce que je ne pouvais m'appuyer que sur des rumeurs. Il s'agit maintenant d'une information assise sur des témoignages de proches, de telle sorte que je peux en faire état. C'est un malheur supplémentaire pour Hénin-Beaumont, et qui vient aggraver la gestion pitoyable de la ville, dont les difficultés d'établir un budget acceptable par le Préfet n'est qu'un nouvel exemple!
Pire encore, je suis obligé de confirmer une autre rumeur allant dans le sens de ce qui précède: le clan du 1er adjoint serait majoritaire au sein de la majorité municipale. D'où un scénario catastrophe souvent évoqué: acculer E. Binaisse à la démission avant 2014, afin que le chevènementiste/alexandrien G. Bouquillon prenne le pouvoir et que son parti réclame la soi-disant légitimité du sortant en 2014...Cela fait froid dans le dos quand on sait que le FN ne se privera pas alors  de "balancer " les preuves de la complicité passée entre l'AR et lui!
Cela ne serait que la continuation du cauchemar et la prise de la ville par le FN n'en signifiera certainement pas la fin, soyez-en sûrs...

Plaidoyer pour le droit de mourir dans la dignité

" Libertés surveillées ", par Franck Johannès, journaliste au " Monde "



Mon père est mort. Son agonie a été terrible. Après seize ans de maladie de Parkinson, son corps s'est refermé sur lui, il est mort enterré vivant dans une enveloppe qui n'était déjà plus la sienne. Il faut mesurer cette lente descente aux enfers, marche après marche. La première fois qu'il n'a plus réussi à peindre. La première fois qu'il a perdu l'équilibre sur une échelle. La première fois qu'il a renversé son verre en essayant de l'attraper. La première fois qu'il n'a pas eu le temps d'aller aux toilettes. La première fois qu'il bougeait trop pour parler au téléphone. Horrible maladie, qui veut que dans une même journée, soit on bouge trop, soit pas assez. Il n'avait encore rien vu.

Après il a fallu supporter l'humiliation de porter des couches, d'être déshabillé par ses enfants, de se faire essuyer les fesses par des inconnues, d'entendre les infirmières lui claironner aux oreilles, " il a bien mangé, monsieur Johannès ? Il a fini son petit yaourt ? "
Plus il devenait grabataire, plus les gens pensaient qu'il était sourd - il y avait erreur sur la personne. L'une des dernières fois qu'il a pu manger à la cuillère, l'un de ses derniers repas en réalité - c'était de la Blédine au goût brioché. Je lui demandais si c'était bon, si c'était chaud, toutes ces choses idiotes qu'on dit quand on fait manger quelqu'un qui n'a pas dit un mot depuis deux jours. Il m'a juste répondu, " areu, areu ", avec ce terrible sens de l'humour très noir.

Après, bien sûr, les choses ont empiré. Il voulait mourir chez lui, auprès de nous. On l'a retiré de l'hôpital, un grand mouroir très propre, pas loin d'ici, le docteur nous a dit, " Vous êtes admirables, démerdez-vous ". Papa voulait mourir. Il avait essayé une fois. Même ça, ça lui a été refusé. Il ne pouvait plus parler, presque plus ouvrir les yeux, mais il entendait tout. Imaginez ce long cauchemar, ce que c'est que d'être emmuré dans son corps, dans un silence contraint, de ne plus pouvoir bouger les jambes, de ne plus pouvoir manger, ne plus arriver à aspirer un peu de jus d'orange avec une paille, puis d'avoir les mâchoires serrées à jamais, qui ne répondent plus, qui vous ferment définitivement tout contact avec l'extérieur.
Lui était là-dedans. Deux semaines. A compter les jours, les nuits. Assommé de morphine, se réveillant d'un sommeil trouble, avant d'attendre dans une semi-conscience de tomber un peu plus bas. Je sais qu'il se disait, " mais qu'est-ce que vous foutez ? " On a fait ce qu'on a pu, on le lui disait. Parfois il avait juste une larme, nous on pleurait pour lui.

Horreur et barbarie
En France, l'euthanasie est interdite. Nous avons été l'un des derniers pays d'Europe à interdire la peine de mort, nous serons l'un des derniers à légaliser l'euthanasie, la contradiction n'est qu'apparente. On ne meurt pas de la maladie de Parkinson. Papa avait un coeur d'acier, il aurait pu vivre un siècle. En France, on n'abrège pas les souffrances - on les soulage. Papa ne pouvait plus manger ni boire ? On lui a donné de la morphine, avec des doses de cheval, et il a fallu attendre qu'il meure de faim et de soif, les médecins ont fini par nous le dire franchement.

Vous mesurez l'horreur et la barbarie ? Hippocrate avait-il vraiment voulu ça ? Mon père avait adhéré à une belle association, du coup moi aussi, qui milite pour le droit à mourir dans la dignité. C'est une belle formule. Elle lui a été interdite. La loi Leonetti de 2005 a fait un pas en avant, mais un pas seulement. Que chacun de nous, avec ses moyens, se batte pour faire avancer les choses. Pour papa, mais aussi pour nous, qui sait ce que l'avenir nous réserve.

AFFAIRES DALONGEVILLE ET PICHOFF : LES ÉDIFIANTS. Un nouvel ami qui joue les gardes du corps dans les couloirs du tribunal de Béthune

mercredi 06.07.2011 La Voix du Nord





Première prise de contact, le 26 février 2009, entre Gérard Dalongeville et José Lefrère, par l'intermédiaire du sulfureux L dans un restaurant de Lesquin.

«L. s'est lancé dans une longue présentation de dossiers complexes de terrains. Dalongeville écoutait alors très attentivement sans dire grand-chose pour autant...» Lefrère en profite pour évoquer un autre projet immobilier qui, en ce qui le concerne, lui tient à coeur. Cette affaire concerne des terrains, dont certains appartiennent à la famille de la compagne de Lefrère, situés à 35 km d'Agadir. Le Béthunois est alors à la recherche d'associés pour monter une société gérant la vente de 213 hectares de terrains avec une rétribution financière en fonction de l'apport et des ventes. Avec un apport de 50 000 €, José Leterme promet alors à ses associés potentiels de bénéficier de 10 % des ventes de terrains «qui peuvent s'élever à plusieurs millions d'euros».

Une affaire qui semble alors intéresser L, mais aussi Gérard Dalongeville. Quant à Guy Mollet, il avait déjà préalablement fait savoir qu'il fallait trouver de l'argent pour s'associer sur cette bonne affaire.

Au sortir du repas, Gérard Dalongeville qui n'avait pas été très loquace, rompt le silence. Et, à propos des affaires héninoises, il glisse au chef d'entreprise béthunois une phrase sibylline: «L. sait! Et s'il dit, c'est qu'il connaît!» Une manière de faire comprendre à son interlocuteur son intérêt à s'impliquer dans les affaires immobilières héninoises. «Moi je lui dis simplement que je n'ai pas personnellement d'argent mais que je peux lui amener des investisseurs!» Le maire d'Hénin-Beaumont, pris d'empathie pour ce potentiel partenaire en affaires, lui fait alors une proposition surprenante. Le lendemain, il est convoqué dans le bureau d'un juge d'instruction, à Béthune, pour une affaire de diffamation l'opposant à Daniel Duquenne. Une péripétie judiciaire qui, visiblement, le mine. Et surtout le fait qu'il puisse être attendu là-bas par quelques vilains journalistes prêts à immortaliser ce rendez-vous judiciaire à un moment où il pressent que la Justice est sur le point de le rattraper. Pourrait-il, lui qui connaît sur le bout des ongles le moindre couloir du Palais de Justice (la rumeur colporte déjà que José Lefrère est très ami avec un juge béthunois) s'assurer qu'aucun journaliste n'est prêt à la coincer jusqu'au bureau du juge Delmas?

«Il m'énervait avec ses textos!»

Lefrère se dit prêt à rendre ce service et, en échange, Dalongeville lui glisse alors son numéro de portable avec une recommandation majeure: ne jamais l'appeler, tous les contacts téléphoniques ne devant se faire que par SMS. «Avec lui, ce sera donc toujours texto sur texto et à la fin bon sang ce qu'il m'énervait avec ses textos!» Mais nous n'en sommes pas encore là et, le lendemain, pendant que Dalongeville se planque dans sa voiture avec son avocat, Lefrère se dirige jusqu'au bureau du juge et, constatant que personne n'attend le maire d'Hénin-Beaumont, lui indique que la voie est libre. «Je l'ai emmené jusqu'à la secrétaire du juge Delmas et, une heure après, il est sorti tout heureux. Il me dit alors que l'affaire est classée sans suite et que je lui ai porté chance!» Tout à sa joie, le maire d'Hénin invite son nouvel ami à boire dans un café de la rue des Martyrs, scellant ainsi de bonnes relations naissantes.

Lorsque les hommes se séparent, L. prend Lefrère à part et lui lance froidement: «Dalongeville me mange dans la main. Tu vas voir, on va faire de bonnes affaires ensemble!»

PASCAL WALLART

A suivre

mercredi 6 juillet 2011

Décidément, N.Sarkozy n'arrête pas de se tirer des balles dans le pied!

Dur, dur, d'être en ce moment Président de la République et putatif candidat à sa propre succession. Ne rien dire qui puisse être considéré comme une déclaration de candidature, mener campagne sans le montrer, empêcher les candidats dissidents à droite, observer se qui se passe à gauche, ne pas donner l'impression de favoriser telle ou telle catégorie de Français, éviter les déclarations maladroites de certains "collaborateurs" tout en maintenant le cap sur l'objectif de ramener au bercail les électeurs séduits par le FN.
Quel boulot! Prenons quelques exemples de cette véritable quadrature du cercle à résoudre:

- la semaine scolaire de 4 jours se révèle encore un mauvais choix gouvernemental: les enfants (et les enseignants) souffrent de ce rythme infernal. Solutions proposées: diminuer le nombre d'heures à l'école (1000 heures par an: record d'Europe) ou mieux les étaler. La première solution n'est pas applicable, parce qu'il faut maintenir cette illusion que nous avons le meilleur enseignement du monde (ce qui est faux, bien entendu, tous les tests le prouvent). La deuxième parait tentante: revenir à 4,5 jours d'école par semaine, diminuer la durée des vacances scolaires d'été...Mais c'est le tollé des professionnels du tourisme, de ceux qui partent en week-end, des enseignants qui peuvent se reposer, des Français qui travaillent le samedi...Mais cela fait le bonheur des parents qui en ont assez de voir leurs enfants fatigués, de ceux qui ne travaillent pas le samedi et qui pourront, ainsi, profiter de leurs enfants (sauf ceux qui font les courses, sans les enfants dans les pattes...). Bref, beau sujet de polémique à 10 mois des Présidentielles...Qui est allé ressortir ce satané dossier?

- autre sujet que l'on aurait pu reporter à plus tard: la sûreté des centrales nucléaires françaises...Non seulement c'est préjudiciable à notre industrie nucléaire déjà mise à mal avec l'image donnée par le nucléaire après la catastrophe japonaise, mais aussi par les difficultés de démarrage des EPR, en France et en Finlande. Alors quand les Allemands, après les Autrichiens et les Italiens, sortent du nucléaire, de quoi avons-nous l'air? Surtout que le rapport approuvant la continuation de la plus ancienne centrale française, Fessenheim, est assorti de tellement de conditions, que c'est plutôt un enterrement de première classe...Et ce foutu sondage qui montre que 62% des Français sont pour la sortie du nucléaire! D'ici à ce que tous les candidats à la Présidence demande un référendum, alors que la politique gouvernementale c'est: "hors question de sortir du nucléaire"...Comme si ce tsunami n'aurait pas pu attendre 18 mois avant de déferler!

- encore un coup de poignard dans le dos: le rapport du Comité d'orientation des retraites qui préconise d'augmenter, dès maintenant, l'âge de départ à la retraite pour ceux nés à partir de 1955! Déjà qu'il avait fallu "ramer" pour faire adopter la réforme des retraites, alors là pour semer la pagaïe, il n'y a pas mieux! N. Sarkozy s’enorgueillissait d'avoir "mâté" les Français, voilà qu'on lui dit: "pas terrible votre réforme..." La tactique sera, bien entendu, de mettre au frais ce rapport, en attendant des jours meilleurs...En tout cas,  qu'est-ce qui a pris à ce COR de se réveiller subitement? On ne maitrise vraiment rien!

- c'est comme la suppression des avertisseurs de radars, tollé en sourdine après une communication gouvernementale cacophonique, mais qui a mis le feu aux poudres au moment où le Président pensait tirer parti de l'affaire DSK, de la mise en sommeil de son activisme dévastateur et de la nomination de C. Lagarde à la direction générale du FMI...La polémique, née des annonces sur ce sujet ultra-sensible, coûtera cher électoralement auprès des automobilistes qui n'ont plus 12 points mais aussi de ceux  qui sont persuadés que l'on cherche à les racketter une nouvelle fois. Cela fait du monde tout cela! Ce Guéant, décidément, coûte cher! Surtout qu'il a récidivé avec ses déclarations sur la binationalité...

Étonnez-vous après tout cela que N Sarkozy stagne dans les sondages...

Les édifiants souvenirs héninois de José Lefrère, l'un des mis en cause dans l'affaire Pichoff (1)


mardi 05.07.2011 La Voix du Nord

José Lefrère n'est pas de ceux qu'on oublie aussitôt rencontrés. Aussi massif que de commerce agréable, le Béthunois a le débit d'une mitrailleuse bien huilée

et une mémoire en acier inoxydable, s'appuyant en sus sur la marotte de ce quinquagénaire, celle de noter dans de petits carnets ses moindres faits et gestes. Méticuleusement, heure après heure, avec une écriture en pattes de mouche... Entendu en mai 2009 comme simple témoin dans l'affaire Dalongeville à cause d'affaires en cours avec le maire d'Hénin-Beaumont au moment de son interpellation (lire nos éditions des 5 et 8 février 2011), le chef d'entreprise a vu le ciel lui tomber sur la tête en janvier dernier lorsqu'il est mis en examen puis incarcéré dans une affaire de corruption de magistrat depuis lors connue sous le nom d'affaire Pichoff.
Ayant désormais recouvré la liberté mais nourrissant beaucoup de rancoeurs vis-à-vis de ceux qui l'ont, explique-t-il « escroqué et même pour certains menacé », l'homme a décidé d'exhumer ses petits carnets. Et de remonter le temps pour régler ses comptes avec un passé qu'il aimerait tant pouvoir oublier le plus rapidement possible... « Vous savez, je suis fils d'ouvrier, moi, et j'en suis fier. Comme j'étais fier de ce que j'avais fait avant de me retrouver, désormais, complètement "cramé" à cause de tout ça, fiché à la Banque de France... » En train de chercher le rebond pour sortir au plus vite du trou noir dans lequel il a été brutalement plongé, José Lefrère agite des petits bouts de papier qui sont autant de menaces de mort « de ceux qui croient me faire peur aujourd'hui. Mais, moi, je n'ai pas peur de dire ce que je sais. Et tant pis pour ceux qui m'ont arnaqué et se sont servis de moi... »Si l'affaire qui a éclaté en janvier dernier concerne le juge béthunois Pichoff, les premières connexions avec les acteurs de cette édifiante affaire, c'est bien à Hénin-Beaumont qu'elles ont été enregistrées. Avant 2008, moment où pour la première fois il met les pieds à Hénin, autour d'une affaire immobilière. « Je n'avais fait jusqu'alors que passer dans cette ville... » Mais en décembre, le voilà qui prend langue avec L, un ami proche de Guy Mollet, connu comme le loup blanc à Hénin (et qui sera un peu plus tard mis en examen pour extorsion de fonds). L lui propose tout d'abord de participer à un projet de construction avec le patron d'un bistrot liévinois qui vient d'être victime d'une tentative de séquestration (l'affaire du café Leffe qui, par rebond, on s'en souvient, avait été à l'origine des premiers soupçons contre Gérard Dalongeville).

Première rencontre avec Monsieur Gérard

Tous deux se voient régulièrement au Cèdre bleu « où, à un moment, je mangeais pratiquement tous les jours sans jamais payer la moindre note »). L cherche alors des partenaires pour une série d'autres affaires immobilières au Bord des Eaux ou encore à Brossolette. Guy Mollet les rejoint régulièrement « mais je le juge très vite comme néfaste ». Les jours passant, Lefrère signifie à ses interlocuteurs qu'il n'est pas question qu'il rentre dans leur jeu sans documents officiels et ordres de mission prouvant qu'ils en sont habilités. Fin février, le Béthunois déclare ne pas aller au-delà si les affaires promises ne restent qu'à l'état de bla-bla. Il est alors temps de faire rentrer en jeu Monsieur Gérard... Ce sera chose faite le 26 février 2009 dans les salons discrets de l'hôtel Mercure de Lesquin. C'est là que, pour José Lefrère, à travers la rencontre du maire d'Hénin-Beaumont, les choses sérieuses vont commencer.
 
PASCAL WALLART

A suivre

mardi 5 juillet 2011

Interview (imaginaire) de Marine Le Pen

Rappel: A un peu moins d'un an des élections présidentielles de 2012, il m'a paru intéressant d''imaginer des questions et réponses adressées à 12 hommes et femmes politiques qui seront directement ou indirectement engagés dans ces élections: N. Sarkozy, M. Aubry, JL Borloo, N. Hulot, M. Le Pen, JL Mélenchon, D. de Villepin, F. Hollande, F. Bayrou, S. Royal, F. Fillon, E. Joly.



AA: Madame Le Pen, vous vous déclarez laïque. On  remarque que votre laïcité s'arrête à l'islam...En effet, vous avez fait baptiser vos 3 enfants à l'église Saint-Nicolas du Chardonneret à Paris, haut lieu de l'intégrisme catholique, notamment de Mgr Lefebvre, excommunié. Vous êtes pour la peine de mort, contre l'euthanasie, l'avortement et le mariage homosexuel. Vous êtes bien une adversaire du progrès et de la tolérance...En quoi vous différenciez-vous des autres traditionalismes, autrement appelés intégrismes. En d'autres termes comment pouvez-vous dénoncer l'islamisme et être garante, vous-même, de positions obscures?

Marine Le Pen: Votre comparaison entre la tradition chrétienne et le fondamentalisme musulman n'engage que vous. Que je sache, la messe en latin, le désaccord avec Vatican II ne peuvent interférer avec mes positions politiques...Cela ressort du domaine privé...
Sur la peine de mort, il me suffit de remarquer que durant la période de dix ans qui a suivi l’abolition de la peine de mort, le nombre global de crimes sur mineurs a augmenté de 218 % par rapport à la période de dix ans ayant précédé cette abolition, et le nombre de crimes sexuels de 307 %...C'est pourquoi je la réclame pour les crimes les plus odieux, afin de donner l'exemple.
Concernant l'avortement, le Front National entend protéger la vie et diminuer le nombre d'avortements. En effet, aujourd’hui, 220 000 avortements officiels sont toujours pratiqués chaque année en France, soit 27% des naissances annuelles. Nous nous engageons à demander aux Français par voie référendaire, à la fin du quinquennat, de promouvoir une Nation moderne et soucieuse du respect de la dignité humaine, par l’inscription, dans les textes qui fondent son existence et son développement, du caractère sacré de la vie, et l’affirmation du droit de la personne à être protégée par la loi de sa conception à sa mort naturelle. 
Enfin sur l'homosexualité:  selon les règles de notre société, le mariage s'effectue entre un homme et une femme. Pourquoi ne pas autoriser la polygamie pendant qu'on y est!

AA: Votre programme et vos interventions sont souvent vides sur certains sujets, tels l'environnement, le printemps arabe. Sur le premier sujet, à part la défense des animaux et l'accélération des programmes nucléaires, on peut se demander si c'est un sujet de préoccupation prioritaire pour vous. Les commentaires sur le second sujet s'apparentent à la peur que ces "révolutions "entrainent des immigrations...

MLP: De quel printemps parlez-vous? En Tunisie, il s'agit d'un coup d'état fomenté par les États-Unis. Vous verrez que les prochaines élections se traduiront par une poussée du parti islamiste. Comme en Égypte, d'ailleurs, où les Frères Musulmans vont prendre le pouvoir, avec l'accord des militaires...Quant à l'environnement, nous sommes dans le vrai car les écologistes n'ont qu'une obsession: faire peur aux gens! 

AA: Vous parlez de préférence nationale. C'est une manière détournée de faire de la discrimination liée à la religion et à des populations bien définies dans votre esprit. Avez-vous conscience que vous êtes raciste?

MLP: Je vous défends de me traiter de raciste et, d'ailleurs, ce sont des propos diffamatoires auxquels je me réserve de donner la suite qu'il convient!

La préférence nationale, l’un des thèmes de ma campagne, est décriée par les mondialistes de l’UMPS depuis 30 ans! Et pourtant, cette mesure est appliquée dans plusieurs grands pays du monde avec succès comme au Brésil, au Canada, et pas si loin à Monaco etc. Des pays qui enregistrent une pleine croissance économique et sociale, et pourquoi la France se refuserait-elle à cette idéal de vie tant recherché ?
Vous trouvez que le Brésil, le Canada et Monaco sont des pays racistes?

AA: Vous avez, lors de la présentation de votre programme économique, précisé que certains économistes connus avaient avalisé vos propositions. Or, tous s'en sont désolidarisés. En gros, votre programme est simpliste et irréaliste. Je cite ceux dont vous invoquiez, directement ou indirectement, le soutien:

-Professeur d’économie au Conservatoire national des Arts et Métiers, membre du Conseil d’analyse économique, Christian Saint-Etienne :"Sortir de l'euro serait suicidaire, prétendre le contraire est d'une stupidité sans nom".
-Philippe Simmonot, docteur en sciences économiques à Paris X: "Je suis pour une sortie de l’euro, mais pas pour un retour au franc, à la souveraineté monétaire, à l’inflation". 
-Jacques Sapir: «un sentiment de grand amateurisme»

Des fonctionnaires, qui souhaitent rester anonymes, vous soutiendraient dans vos analyses, malgré les dénonciations de l'ensemble des économistes. Reconnaissez que tout cela n'est pas très sérieux...et que la sortie de l'Europe et de de l'euro fait plutôt sourire, tout en discréditant tout ce que vous pouvez dire par ailleurs. Mais la démagogie... 

MLP: Quand on ne se situe pas dans la pensée dominante des politiques et des économistes, on se fait taxer d'amateurisme. Or toutes les recettes qu'ont proposées les experts ont fait faillite. Et je pense que j'ai un droit à l'innovation. 
Sortir de l'Europe: nous voulons rétablir la souveraineté de la France en tant qu’État-Nation, maître de ses frontières, en renégociant les traités européens. Estimant que la Nation est le cadre politique le plus performant pour résoudre les problèmes du XXIe siècle, je veux construire une Europe des patries, sur le modèle d'une confédération, respectueuse de la souveraineté et de la liberté de chaque État membre. Seule une Europe des patries appliquant la préférence communautaire, assurera la prospérité de nos peuples et, dans le monde, le rayonnement des nations européennes.  

Concernant l'euro, nous exigerons la réforme de l’institution monétaire européenne : la BCE devra ainsi retrouver la vocation d’une banque centrale, qui est d’encourager le plein emploi et la croissance du PIB, et non de seulement maîtriser l’inflation. En cas de blocage institutionnel, notre Nation doit être prête à recouvrer l’intégralité de sa souveraineté monétaire. Dans un pareil cas, le franc français pourrait être rétabli.  

AA: je vois que les critiques sur la partie économique de votre programme ont eu un effet, puisque votre démarche sur ces 2 derniers points est devenue plus prudente...










 






 

lundi 4 juillet 2011

Comment peut-on être un représentant du peuple, sans le mériter…




Vous avez pu voir l’attitude pathétique du député Facon, dans l’émission « Le petit journal » de Canal plus (cf le lien dans l’article du 29/6: "Quand A. Facon est ridiculisé sur Canal plus"). 

Au-delà du personnage dont nous connaissons trop bien la suffisance, l’insuffisance (intellectuelle) et les attitudes caractérielles, nous devons nous interroger sur les raisons qui ont fait qu’un tel individu ait pu être élu, malgré ses carences. N’oublions pas, en effet, qu’il fut :
-  maire, pendant 22 ans, de 1981 à 2003 (simple conseiller municipal de 1971 à 1981, adjoint de 2003 à 2008, conseiller municipal depuis 2008);
-   président de l’Agglo Hénin-Carvin de 2001 à 2008 ;
-   conseiller général 19 ans, de 1982 à 2001
-   député 19 ans, depuis 1988 (sauf de 1993 à 1997).

En effet, s’il eut cette « belle » carrière politique, en dépit de ses travers et faiblesses, c’est bien parce qu’il y eut complicité à 3 niveaux :

1- La Fédération du PS Pas-de-Calais l’a toujours soutenu. On peut penser que, ayant été trésorier du parti et président de l’Office Public d’Aménagement et de Construction (OPAC, aujourd’hui Pas-de-Calais Habitat), ce dernier très lié au PS, A.Facon est au courant de beaucoup de choses, en particulier concernant le financement du parti…De ce fait, le PS le soutiendra comme candidat aux législatives, même s’il est le seul socialiste à pouvoir… faire gagner Marine Le Pen.

2- Des militants (ce qu’il en reste) le soutiennent. En effet, le clientélisme, sous toutes ses formes, a permis à AF de se concilier un réseau suffisant d’obligés directs ou indirects. Quand, en 2007, la section socialiste d’Hénin-Beaumont, avant d’être dissoute, présenta une candidate contre lui, en interne, pour les législatives, tout fut bon pour empêcher Brigitte Duquesne (l’épouse de Daniel) de concourir démocratiquement. Interrogez les militants héninois d’alors qui s’insurgèrent contre les pratiques ahurissantes du député sortant.


3- Les élus locaux socialistes sont tous dépendants du député, lui-même obligé de Daniel Percheron, véritable patron de la Fédé. Rien ne se fait ou ne se décide sans que ce dernier ait donné son blanc-seing et les députés en sont les relais très efficaces. Le dernier exemple est la prise de position de Percheron sur le soutien à Hollande : tous les élus locaux ont suivi le Président du Conseil Régional et son représentant Facon (ce dernier en connait tellement sur Daniel, et réciproquement, qu’il ne peut en être autrement !). Comme un seul homme!
Autre exemple de cet asservissement mental: la Fédération PS 62 va recréer une section à sa botte, à Hénin. En feront partie, ceux qui ont combattu, à juste titre, Dalongeville et Facon (ceux-là mêmes, ci-dessus, qui ont été avilis, en 2007); ainsi que ceux qui ont soutenu… Dalongeville jusqu’à sa déchéance, au point d’être exclus du PS. Cette réconciliation, inconcevable, il y a 2 ans, se fera sur le dos de ceux, largement majoritaires, qui n’acceptent pas le système du PS du Pas-de-Calais. La boucle est bouclée : le PS fera la campagne de celui (Facon) qui fera gagner Marine Le Pen aux législatives de 2012, et donnera les clefs d'Hénin-Beaumont au FN, en 2014.

Pourquoi cette descente consentie et volontaire aux enfers? Outre les raisons déjà évoquées sur le financement du PS, il y en a une autre: D. Percheron et M. Le Pen (conseillers régionaux tous les 2) «se tiennent par la barbichette», ayant chacun des dossiers sur l’autre. Ce «marquage à la culotte» pourrait trouver son exutoire dans l’abandon de la ville d’HB (et de la circonscription?) au FN.
Après tout, n'est-ce pas un socialiste, peu suspect de sympathie pour le fachisme, qui a institué la proportionnelle aux législatives de 1986, marquant ainsi le réveil du Front National qui ponctionna des voix de droite, assurant la victoire de la gauche?
Machiavélisme ? Oui, certainement…

Vous n’y croyez pas? Alors demandez-vous :
  • Pourquoi n’y a-t-il aucune stratégie du PS, dans le Bassin  Minier,  contre le FN…
  • Pourquoi Albert Facon, qui avait pourtant tous les éléments en main, n’a-t-il jamais porté plainte contre le FN qui avait publié (il y a 15 mois) une liste de proches du PS travaillant au Conseil Régional, où figuraient les soit-disant enfants de Facon: affirmation fausse et diffamatoire car il s’agissait d’homonymes! Que craint Facon s'il poursuit le FN? Des révélations sur lui ou le PS?
  • Pourquoi le PS soutient-il la majorité municipale héninoise qui, avant les élections qu'elle remporta en 2009, a collaboré, en cachette, avec le FN et, qui, aujourd’hui, est d’une mansuétude, à nulle autre pareille, vis-à-vis de lui...?
  • Pourquoi le PS refuse-t-il de reconnaitre plus de 100 militants socialistes héninois (cartés ou de cœur), mais résolument anti-FN…Peur que nous ne nous laissions pas manipuler?
  • Pourquoi le PS refuse-t-il de participer à une discussion entre tous les partis républicains héninois pour faire face au FN…Pourquoi a-t-il demandé (exigé?) à (de) la majorité municipale (PS, MRC, EELV) de ne pas venir discuter stratégie contre le FN? J'espère qu'il ne s'agit pas de laisser gagner le FN...mais on finit par y penser fortement!

Le chemin de croix de Mataluu n'est pas terminé!

vendredi 01.07.2011  La Voix du Nord



Voici quatre mois, lorsqu'on l'avait rencontré pour la toute première fois, il nous avait épaté, Mataluu Akata. Ce jeune garçon d'origine togolaise a en effet un but dans la vie, c'est celui de pouvoir bénéficier de la nationalité française. Pas par simple opportunisme, loin de là. Il y a déjà les antécédents du jeune homme qui plaident en sa faveur avec un grand-père qui fut élève à Saint-Cyr, prélude à une carrière exemplaire auréolée de la Légion d'Honneur... Depuis cinq ans qu'il est arrivé à Hénin-Beaumont, Mataluu s'est tout d'abord investi au sein du RC Lens athlétisme, en tant qu'athlète puis au sein même de la structure en tant qu'agent de développement, fort d'une licence en sciences économiques et gestion à L'IAE de Lille.

En 2009, il avait déjà demandé la naturalisation française, en vain, malgré l'appui de son club. Depuis lors, les données ont changé puisque Mataluu a croisé le chemin de Ludivine, ce qui les a menés tout deux devant le maire d'Hénin-Beaumont. Une nouvelle preuve d'intégration qui, alliée à la constitution d'un comité de soutien parrainé par Alain Alpern et Marie-Pierre, une soeur franciscaine, a mené à la présentation d'un nouveau dossier en préfecture. Qui, voici quelques jours, n'a pas essuyé de refus mais a fait l'objet d'un ajournement de deux ans. Motif : le jeune homme était en recherche d'emploi au moment de la constitution du dossier, après une série de contrats en intérim ayant donné toute satisfaction... et donc jugé comme matériellement non autonome. 

Sauf que, alors que la décision n'avait pas été prise, Mataluu venait décrocher un CDD de trois mois en tant que conseiller de vente dans une grande enseigne qui devrait le mener à un CDI à la rentrée. Une donnée qui n'a finalement pas été prise en compte en préfecture... Où, désormais, on conseille tout simplement à Mataluu de déposer un recours gracieux auprès du ministre de l'Intérieur. Un recours que ses parrain et marraine comptent sérieusement motiver à travers les erreurs de fait et de Droit relevées dans la décision préfectorale alors que Mataluu apporte toutes les garanties d'une sérieuse volonté d'intégration. Lui qui rêve notamment d'être en capacité de passer les concours administratifs pour devenir inspecteur des impôts... Hier, le jeune homme l'assurait sans sourciller : «  J'irai jusqu'au bout ! » La procédure devrait prendre entre 4 et 6 mois avec, à la clé, un autre recours envisageable devant le TA. Mais espérons que Mataluu n'aura pas à passer sous ces nouvelles fourches caudines

dimanche 3 juillet 2011

Quelques rappels...

Marine Le Pen: "La France devrait prendre quelques leçons de la justice américaine...Strauss-Kahn est définitivement discrédité" (RTL 15 mai)

Bernard Debré: " DSK est un homme peu recommandable" (Le Point)

AA, le 24 mai, sur le présent blog:

"DSK ne sera pas candidat, on le sait, le calendrier judiciaire l'en empêchant. Mais imaginez maintenant un scénario qui le verrait être innocenté, pour quelque raison que ce soit (ce n'est pas l'objet de la présente réflexion). Si c'est avant l'élection présidentielle, cela constituerait un plus énorme pour le candidat socialiste qui, en cas de victoire, ne manquera pas de le propulser comme 1er ministre et le préparera pour les Présidentielles de 2017 (DSK n'aura "que" 68 ans). Si DSK est absout après le 5/6/2012 (second tour des Présidentielles), il pèsera lourdement, pendant le quinquennat, quelle que soit la couleur politique du Président..."

Brèves d'humour

Repérées sur le site du Monde.fr (par un dénommé Hervé Le Tellier, dans une rubrique intitulée "Papier de verre") quelques "brèves" d'actualités, sous une forme humoristique.





- Notre président présente ses "investissements d'avenir", qui "exigent de la durée". Quel dommage qu'il ne lui reste que dix mois, neuf jours et dix heures. Tiens, vous aussi, vous comptez ?
AA: je dirai même: nous décomptons...

- Austérité hellène: en cas de refus par le Parlement grec, la "zone euro", pour éviter la faillite, travaille sur un plan B. Sans mauvais esprit, il me semble qu'en grec on dit "bêta".
AA: on ne parle jamais du plan précédent α (alpha), ni des plans suivant le β (bêta), à savoir: les plans γ (gamma), δ (delta), ε (epsilon), ζ (zêta), η (êta), θ (thêta), etc (et caetera: mais c'est du latin!). Ce serait une bonne façon d'apprendre ou revoir le grec ancien...

- Présumés innocents: la police avance. Certes, Dupond de Ligonnès reste introuvable dans les grottes varoises, mais Georges Tron aurait été aperçu à l'Assemblée.
AA: c'était avant le rebond de l'affaire DSK...

- Les otages Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été libérés. Leurs premiers mots: "Quelle veine! Juste à temps pour la primaire socialiste et voter DSK."
AA: là aussi, c'était avant, mais l'humour fait, quand même, son effet (vous savez ils ne recevaient pas la presse, là où ils étaient...)

- L'horoscope du vendredi: Amour: Attendez dix secondes avant de recommencer. Santé: Un peu de vin, d'accord, mais buvez moins vite. Travail: Vous, vous n'avez pas été otage pendant 547 jours?
AA: en conclusion: "modérez-vous!"

samedi 2 juillet 2011

On n'a pas le droit de mentir avec la transparence!



La Voix du Nord du 30 juin publie un communiqué du maire d'Hénin-Beaumont qui dit, notamment: "La municipalité tient à rappeler qu'elle a fait le choix de la transparence dans tous ses actes et au quotidien".
Or, le même jour, on apprenait par la rumeur, vite confirmée, que le budget de la ville, voté le 28 avril, n'avait toujours pas été approuvé par le Préfet...
Rien n'avait filtré jusqu'à ce jour, avant que la presse et moi-même ne le rendions public. Étonnons-nous que les rumeurs les plus folles courent en ville, les Héninois ayant été échaudés par les turpitudes budgétaires de l'ancien maire!

Au Maire il convient de rappeler que la transparence ce n'est pas:

- cacher la vérité à ses concitoyens comme dans cette affaire de budget refusé (pour l'instant)!

- s'approprier des mérites que l'on n'a pas: au 31décembre 2009, soit moins de 6 mois après l'élection de la liste Duquenne et donc 4 mois avant la mise en route effective de cette nouvelle municipalité, le déficit de la commune avait diminué de 7 338 032 euros, soit 81,02%! Le Maire ne peut donc s'en prévaloir. Ce sont les Héninois, à qui le Préfet a imposé une nouvelle hausse d'impôts et un contrôle serré des dépenses, qu'il convient de féliciter.

- mentir à ses concitoyens, en déclarant, contre toute évidence, que, concernant le tramway, la ville d'Hénin-Beaumont était "la seule commune à avoir rendu son tracé dans les délais après une large concertation". C'est bien parce qu'il n'y  eut pas de concertation que la ville a pu déposer rapidement un tracé!
N'est pas une concertation (et encore moins, évidemment, une "large" concertation) le fait d'avoir coopté une commission dont personne n'a vu les conclusions (même pas ses membres!), d'avoir organisé une seule réunion au cours de laquelle le FN a monopolisé la parole, et, enfin, d'avoir présenté une discrète exposition sur les tracés possibles...

- jeter le trouble dans le personnel municipal en laissant entendre qu'il y aura des suppressions de postes, tout en démentant, par ailleurs, et sans convaincre, cette information!

Pour être transparent, il faut être crédible. Or, aujourd'hui, à Hénin-Beaumont, on met en doute la nature des informations de la majorité municipale et on interprète l'absence d'information de sa part... C'est la pire des choses qui pouvaient nous arriver après les mensonges de G. Dalongeville!

La démagogie et l'opportunisme du FN

Voici ce qu'on lit sur un tract du FN, à propos de la remise en cause de la retraite des mineurs:

"Le gouvernement de Nicolas Sarkosy veut mettre fin au régime spécial des mineurs et le basculement de ceux-ci vers le régime général [...] Les retraités des mines ont légitimement manifesté fin mai contre cette remise en cause fondamentale de leurs droits chèrement acquis..."

Rien à dire...
Mais voici ce qu'on trouve sur le site du FN, au chapitre programme du parti facho, et plus particulièrement concernant la "Sécurité sociale":

Nos grandes propositions :
"[...] L’harmonisation de l’ensemble des régimes d’Assurance Maladie et Retraite pour mettre fin aux injustices et aux inégalités dans ces domaines."[...]

Sans commentaire!

Sauf que je me dois de signaler que le FN précise: "il s’agit du programme de 2007. Le projet du Front National pour 2012 sera présenté dans les mois précédents l’élection présidentielle." Comme quoi, au gré des évènements et surtout des cibles électorales, on peut tout dire et son contraire!

(Merci au commentaire averti de celui qui a attiré mon attention sur cette contradiction...)