mardi 14 avril 2015

JR Sulzer : ce "curieux" personnage

Dans sa soixante-huitième année, Jean-Richard Sulzer est professeur à l'université Paris-Dauphine où il enseigne toujours la gestion comptable et financière ainsi que les Finances et la comptabilité publique 
"Fondateur et ancien directeur du centre de recherche en gestion de l'université Paris-XIII, il fut expert financier auprès des tribunaux et éditorialiste à France-Soir, ainsi que membre du Conseil des prélèvements obligatoires et membre de section du Conseil économique, social et environnemental" (Wikipedia). On trouvera son impressionnant CV (pas mis à jour, semble-t-il) sur http://www.crefige.dauphine.fr/labo/cv/sulzer.htm

Outre son poste d'adjoint aux finances, au budget et à la commande publique à Hénin-Beaumont, il est conseiller communautaire de la Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin, Il est conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais depuis 2010 (après l'avoir été en Île-de-France), et membre au bureau politique du Front national. Il déclarait, par ailleurs, à la Voix du Nord, le 28 mars 2014 : "je suis aujourd’hui de retour à l’Assemblée Nationale auprès de Gilbert Collard", comme assistant parlementaire, peut-on supposer... C'est un cumulard politique, comme ses 2 collègues S. Briois et B. Bilde, mais, par contre, à la différence de ces 2 derniers, il cumule financièrement les avantages de la politique et de la vie professionnelle. Ce natif de Besançon, où il fut conseiller municipal, habite, semble-t-il encore, la ville la plus chic de France, Neuilly-sur-Seine (avenue du général de Gaulle, s'il vous plait !) où il fit connaissance de l'ancien maire, N Sarkozy. Il aime, apparemment, le nord de la France, où il est conseiller régional, mais il tenta, également et sans succès, de s'implanter à Tourcoing en se présentant à des élections législatives et cantonales, avant de se retrouver, finalement, à Hénin-Beaumont...

Son parcours politique (UDF, UMP...), ses particularités personnelles assumées et proclamées (Juif et Franc-Maçon) en font un élément atypique au sein du FN, correspondant à la volonté de M. Le Pen de dédiaboliser le parti. On a pu voir, lors du dernier conseil municipal, que lorsque Briois "péta les plombs", il tenta, en vain, de le calmer, et c'est en cela que sa "sagesse" présumée pourrait circonvenir les débordements des jeunes élus, que sont le maire et B. Bilde, envers l'opposition. Sa courtoisie est, d'ailleurs, admise par l'ancien maire, E. Binaisse. 

Voici le portrait que vient d'en dresser Le Monde dans son édition du 8 avril "La potion économique du FN"), http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20150408/index.html :

"En vérité, le Front tâtonne encore largement. Ecartelé entre un Jean-Marie Le Pen qui a prôné tout et son contraire, du reaganisme dans les années 1980, au souverainisme dix ans plus tard, et une Marine Le Pen qui cherche à bâtir un nouveau corpus idéologique en s'appuyant sur d'anciens mégrétistes tentés par un ralliement. " Il fallait bricoler entre le père et la fille ", se souvient Jean-Richard Sulzer, aujourd'hui adjoint aux finances du maire Steeve Briois à Hénin-Beaumont (Nord - Pas-de-Calais), ce laboratoire du " marinisme ".
C'est cet agrégé d'économie, diplômé de HEC – " J'ai le même CV que Strauss-Kahn ", fanfaronne-t-il – que Marine Le Pen, pas encore présidente du FN, a chargé de monter son fameux CAP éco, un cercle d'experts censé lui fournir un programme économique chiffré et plausible. " Lorsqu'on a évoqué les nationalisations temporaires, Jean-Marie Le Pen a hurlé, raconte M.  Sulzer. Il nous trouvait mendésistes ! En fait, nous reprenions le vieux programme poujadiste ; étatiste aux frontières et libéral à l'intérieur. "
Jean-Richard Sulzer, dit " JR ", référence à sa capacité à jouer les méchants pour Marine Le Pen, vient pour sa part… des cercles barristes. Il a fait sa thèse sur la rationalité des marchés financiers sous la direction d'Alain Cotta, ce professeur d'économie à Dauphine qui milite aujourd'hui pour la sortie de la France de l'euro. Assistant d'Edgar Faure, et alors membre de l'UDF, il s'est rapproché du lepénisme en entrant au cabinet de Jean-Pierre Soisson lorsque ce dernier a pris, en  1998, la présidence de la Bourgogne grâce au Front national. En  2002, le voilà qui parcourt les villages de la région pour glaner des signatures en faveur du candidat Le Pen, qui peine à réunir ses 500 parrainages.
Devenu secrétaire général du groupe FN à la région Ile-de-France, M. Sulzer suit Marine Le Pen lorsqu'elle s'implante dans le Nord - Pas-de-Calais. Désormais, c'est lui qui, dans la voiture qui les emmène vers Lille puis vers Hénin-Beaumont, donne des cours d'économie à Marine. Lui apprend ce qu'est un taux et le rôle des grands agrégats".

6 commentaires:

  1. Voila un portrait bien flatteur de cet homme, sur ce blog c'est étonnant.

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  2. Bref, sont seul défaut est de ne pas avoir la carte socialiste. Ce qui va permettre aux hyènes de lui cracher dessus.

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  3. Belle participation de nos CHERS députés ( quelques dizaines sur 577 ! ) pour débattre du très controversé projet de loi sur la sécurité intérieure. Cherchez l'erreur...
    Très bon débat hier soir sur France 2 sur le sujet.

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  4. Réponses
    1. vous parlez sans doute de 17:33 ?

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  5. http://www.latribunedelart.com/louvre-le-point-sur-l-affaire-des-reserves

    ….une information dont nous aurions pu croire qu’il s’agissait d’un poisson d’avril si elle n’avait pas été révélée dès la veille du 1er avril (voir Daily Nord) : Elvire Percheron, fille de Daniel Percheron, président de la région Nord-Pas-de-Calais, a été nommée administratrice générale adjointe de l’Établissement public de coopération culturelle (EPCC) du Louvre-Lens….

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