samedi 24 juin 2017

Perplexité

A LA LECTURE DE LA VOIX DU NORD DE CE JOUR (ÉDITION BÉTHUNE-BRUAY), MON ATTENTION A ÉTÉ ATTIRÉE PAR DES compte-rendus d'AFFAIRES JUDICIAIRES DONT LES PEINES prononcées ou les réquisitions M'ONT SEMBLÉ DISPARATES... 

saint-OMER
Jeudi, deux Arquois ont été condamnés pour avoir organisé 360 lotos prohibés entre 2010 et 2013, dans leur restaurant à Arques, et à Saint-Omer. Après un rappel à la loi en 2009, ils ont continué les lotos, sous couvert d’une association, sans réel but caritatif, dans laquelle ne figuraient qu’eux deux. Les lotos ont engendré 569 758 € de recettes mais le couple ne s’est guère enrichi, le bénéfice étant de 500 € par mois chacun. Les deux Arquois ont écopé de 5 000 € d’amende avec sursis chacun et devront s’acquitter solidairement de 200 € d’amende forfaitaire, 4 000 € de pénalités et 158 547 euros de droits fiscaux. 
BETHUNE
« Le 22 mai 2016, les victimes participent à un enterrement de vie de jeune homme , commence la présidente Bujacoux. Dans le même bar, des filles enterrent une vie de jeune fille. À la sortie, le ton monte entre ces filles et les prévenus. ». « Les filles sont importunées par les prévenus, mes clients protestent, je les en félicite d’ailleurs, commente Me Bruno Dubout. Mais ça n’a pas plu aux agresseurs. » « Un témoin dira que vous tapiez tellement fort avec vos pieds que la tête de la victime rebondissait sur le sol, insiste la magistrate. Plusieurs témoins ont décrit une scène d’une rare violence. Une jeune femme a même dit que vous alliez les tuer ! Que vous avaient-ils fait? » « Rien, répond un des quatre protagonistes. C’est leur façon d’arriver sur nous qui nous a déplu… » Le procureur a requis douze mois de prison avec sursis à l’encontre des quatre prévenus. Le jugement a été mis en délibéré au 4 juillet.
BÉTHUNE.
Le prévenu est un sans domicile fixe qui a déjà eu maille à partir avec la justice. Dans la nuit du 6 au 7 octobre 2016, il est entré au hasard et par effraction dans un cabinet d’avocat béthunois où il a dérobé un écran d’ordinateur, une tablette et trois boîtiers. Pour les revendre ? Même pas puisque le SDF, confondu par son ADN, avoue avoir jeté tous ces objets, n’en voyant pas l’utilité… Ce soir-là, il était fortement alcoolisé et, s’il reconnaît les faits sans la moindre difficulté, il ne les explique toujours pas. Pas plus qu’il ne donne de raison valable pour avoir dégradé un immeuble béthunois inoccupé. Il écope d’une peine de six mois ferme, est maintenu en détention et a été condamné à verser 450 € à la partie civile.
LABEUVRIERE
D. D. ne faisait pas le fier, jeudi, devant le tribunal correctionnel de Béthune. Encore moins lorsque la présidente a lu, à voix haute, les différents commentaires qu’il a postés sur Facebook et Twitter entre février 2015 et février 2017. Des messages faisant l’apologie des premiers actes terroristes perpétrés en France mais aussi provoquant à la haine et à la violence, notamment à l’encontre des juifs, ou encore proférant des menaces et des propos outrageants envers les policiers du commissariat de Béthune, contre lesquels il n’a pourtant pas spécialement de griefs (AA : ah ! parce qu'il avait des griefs à l'égard des Juifs ?). Le rapport psychiatrique étant néanmoins relativement rassurant et le casier du judiciaire du prévenu vierge, elle a donc requis 6 mois de prison avec sursis assortis d’une amende de 500 . 

  •  



4 commentaires:

  1. L'exercice du Droit réserve bien des surprises. Mais le Droit est-il vraiment la Justice dans le sens réel du terme ? En ce qui me concerne, le réponse est non.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La justice applique le droit...

      Supprimer
    2. Pas pour tous, malheureusement. Sleon que vous erez puissant ou misérable.

      Supprimer
  2. Forte avec les faibles et faible avec les forts, telle pourrait être là définition de la justice pénale dans notre région.

    RépondreSupprimer