vendredi 12 septembre 2008

Biocarburants: pas de deuxième génération avant 2020

Les biocarburants de première génération seront produits à partir des plantes entières. Une récente étude de l’Office national interprofessionnel des grandes cultures indique que les biocarburants de seconde génération ne seront prêts à l’industrialisation qu’autour de 2020. Ces nouveaux carburants verts suscitent l’espoir alors que la première génération souffre d’un bilan environnemental contrasté et d’une concurrence avec la production alimentaire.
Selon une étude publiée cette semaine par l’Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC) la production des biocarburants de deuxième génération n’atteindra une "maturité industrielle" que d’ici à 2020. Les procédés biochimiques et thermochimiques utilisés pour dégrader les matières premières ont encore des rendements trop faibles pour être viables économiquement. L’organisme encourage en attendant le développement des biocarburants de première génération, dont on maîtrise aujourd’hui parfaitement le processus de fabrication. Cette étude intervient alors que les biocarburants sont montrés du doigt, d’une part comme responsables de la hausse du prix des céréales, d’autre part pour leur bilan énergétique discutable.
40 % de carburants de seconde génération sur les 10 % prévus pour 2020 !
Les carburants verts de seconde génération, produits à partir des déchets agricoles ligno-cellulosiques, ou encore d’algues, n’entrent pas en concurrence avec les cultures alimentaires. L’utilisation des plantes entières pourrait également permettre d’améliorer le bilan environnemental de la filière. Pour ces raisons, la commission de l’Industrie du Parlement européen vient se prononcer en faveur d’un minimum de 40 % de sources d’énergie de seconde génération dans les 10 % de biocarburants obligatoires dans l’essence d’ici à 2020. Un objectif difficile à réaliser au regard des défis techniques qui restent à relever. De plus, une récente étude de l’ Association des régions de France (ARF) prévient que le bilan des biocarburants est très variable selon le processus de production employé, la matière première utilisée, le lieu de production ou encore la distance entre producteur et consommateur. Une problématique à laquelle n’échappera pas la seconde génération.
12 septembre 2008, Johannes Braun
L'étude citée de l'ARF est très intéressante.
Vous lirez que cette étude contredit la conclusion du texte ci-avant: "Le fait par exemple de transformer toute la plante, et donc de ne rien laisser sur place, peut contribuer à l’appauvrissement des sols. " Dixit le Président de l'ARF, M.Rousset!

jeudi 11 septembre 2008

La laïcité ne doit pas plier devant Benoît XVI Appel autour de la venue de Benoit XVI en France du 12 au 15 septembre.

J'ai signé cet appel
Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l’idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.
En tant que chef d’un État, Benoît XVI ne mérite guère l’enthousiasme d’une démocratie laïque et égalitaire. À la tête d’un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l’Organisation de la Conférence islamique.
En tant que leader religieux, Benoît XVI est un pape ultraconservateur et liberticide. Sa vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l’Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l’esprit moderniste de Vatican II. Il n’y a vraiment pas là matière à révérence. Mais c’est l’affaire des croyants.
En tant que citoyens laïques, notre vigilance est ailleurs. Nous tenons à profiter de cette visite en France pour dire et redire notre refus de la « laïcité positive », un terme utilisé par Benoît XVI puis revendiqué par Nicolas Sarkozy, dans son livre « La République, les religions et l’espérance », et plus encore dans ses discours présidentiels de Latran et Ryad.
Comme l’immense majorité des Français, nous sommes attachés à la laïcité sans adjectif. C'est à dire à une laïcité qui distingue bien la sphère de la puissance publique de la société civile et de la sphère privée. Cette séparation tient sagement à distance le politique du religieux, dans l’intérêt des deux.
Nous refusons l’évolution de cette laïcité vers une religion civile à l’américaine, le subventionnement public des lieux de culte, ainsi que l’assouplissement de la vigilance envers les sectes.
Nous appelons au contraire à une vigilance vis-à-vis de tous les intégrismes. Cette vigilance passe par une revalorisation du lien social sur un mode laïque, un soutien aux associations de quartier luttant pour le vivre ensemble et la défense de l’école publique. Nous le disons sans détour : dans la transmission des principes de la République, le curé, le pasteur, le rabbin ou l’imam ne pourront jamais remplacer l’instituteur.
Nous ne pensons pas, comme le chef de l’État, que le plus grand mal des banlieues soit d’être devenues des « déserts spirituels », mais d’être devenues des ghettos souffrant d’un ascenseur social bloqué, de la flambée des prix immobiliers, du recul des services publics et du manque de mixité sociale.
Nous n’avons pas la prétention de croire, comme lui, que « Dieu est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme ». Mais nous sommes sûrs d’une chose, pour fondamentale qu’elle soit, la question spirituelle ne nous semble pas relever des missions du chef de l’État, dont le rôle est plutôt de s’occuper de la question sociale.
Si le catholicisme fait incontestablement partie du patrimoine culturel de la France, la France n’est plus la « fille aînée de l’Église » depuis quelques siècles déjà, mais une République séparée des Églises. Son objectif n’est pas de veiller à ce qu’un plus grand nombre de Français croient mais vivent mieux, toujours plus libres et plus égaux, ensemble. Telle devrait être la mission que se fixe un président de la République. Telle est notre espérance.

mardi 9 septembre 2008

Manipulations?


L’UMP a voulu démontrer son unité, lors de son congrès de Royan, en comparaison avec les divisions du PS, visibles lors de son Université d’été, fin août, à Rochelle. Urbi et orbi, leurs leaders l’ont répété à satiété, afin que nul ne l’ignore.


Je suis, disons, surpris que l’on manipule (et le mot n’est pas trop fort) ainsi l’opinion, et vais tenter de m’expliquer à ce sujet.


1- Le " spectacle " offert par le PS à La Rochelle


J’étais présent et qu’y ai-je vu ?


- des débats, ateliers, séances plénières dans lesquelles travaillaient la plupart des 4OOO militants inscrits. A part Jack Lang, tous les ténors du Parti sont intervenus. Les caméras n’ont été présentes, à l’intérieur des salles, que pour filmer Ségolène Royal, à l’ouverture, Bertrand Delanoë, lors de sa première entrée (il fut le plus studieux des leaders), de même pour Martine Aubry ; François Hollande, à la clôture.


- à l’extérieur, en permanence, une centaine de militants, cherchant un peu d’air (salles mal climatisées), fumant, devisant… Les TV et autres journalistes interrogeant les personnalités.
Les discussions entre caciques du parti en vue de conclure d’éventuelles alliances pour les élections à la direction du Parti avaient lieu ailleurs (dans les restaurants, en général).


- Le PS s’est toujours nourri des différents courants de pensée en son sein, et c’est ce qui en a toujours fait la richesse…ou le malheur, à de rares occasions (congrès de Rennes en 1990). Nul doute qu’il y ait, pour prendre un seul exemple, des différences entre un Emmanuelli et un Manuel Valls. Mais ces 2 là sont bien conscients d’être dans le même parti, et d’apporter quelque chose s’ils sont dans la majorité de la synthèse finale.


- Bien sûr, le défaut du système, surtout dans un cadre d’élections présidentielles au suffrage universel, est patent : la formation d’écuries présidentielles peut prendre le pas sur le sain foisonnement des idées.


- La question est : pourquoi la presse privilègie-t-elle la bise de l’un à l’autre ou le repas pris en commun, plutôt que le débat d’idées ou la construction d’alliances ? Faut-il s’étonner qu’un parti qui est constitué d’autant de personnalités brillantes, fasse l’objet de discussions aussi intenses, voire passionnées, pour savoir qui, démocratiquement, le dirigera ?


- Naturellement, je ne suis pas naïf. Je connais les défauts du PS (qui sont les mêmes qu’un autre parti que je connais bien, et organisé, lui aussi, en courants): les ego, souvent surdimensionnés, la petite phrase qui tue un camarade, la volonté de faire consensus et qui ramollit, les élus phagocytant les militants de base, etc.
Mais connaissez-vous un meilleur système d’organisation démocratique de parti politique ? Pour paraphraser Churchill à propos de la démocratie : c’est le moins pire de tous.
Evidemment, on peut toujours rêver à un parti dans lequel les leaders sont probes, honnêtes, privilégiant l’intérêt général, avec une ambition modérée, constamment à l’écoute, etc… et des militants ouverts, disponibles, critiques, certes, mais pas trop, etc…Mais en attendant, je préfère des partis comme ceux que j’ai connus en tant que militant, avec tous leurs défauts, à celui au sujet duquel je vais, ci-après, écrire quelques mots.


2- L’ " unité " de l’UMP.


Une anecdote : l’inénarrable ministre Nadine Morano vantait, à Royan, la sérénité de son " Campus " par rapport à ce qui s’était passé à La Rochelle ; le journaliste lui fit remarquer ce que je viens d’écrire sur le sérieux des militants socialistes et elle répliqua qu’elle n’avait aucune raison de ne pas croire la presse qui avait rapporté les turpitudes du PS. Le journaliste pointa alors les conflits de personnes au sein de l’UMP, et, là, la ministre lâcha : mais il ne faut pas toujours croire ce que l’on raconte !


- C’est vrai qu’il faut saluer ici la communication monstre (monstrueuse ?) de l’UMP qui a tenté d’opposer Royan, pour la magnifier, à La Rochelle. Mais à trop vouloir démontrer… Au fait, avez-vous lu quelque part le nombre de militants présents à Royan ? J’en profite pour rappeler que le parti du Président (vous savez que je ne cite jamais son nom, pour ne pas en rajouter au nombre de fois où il apparaît quotidiennement) a perdu, en un an, près de la moitié de ses adhérents…


- L’UMP est un parti politique sous l’emprise d’un " gourou ". Le secrétaire du Parti est nommé ou démis par lui ( B. Hortefeux à la place de Devedjian, sous peu, malgré la surveillance exercée par Raffarin et Bertrand, voulue par ce " gourou " ?). Il décide seul du financement du RSA, malgré l’opposition de ses afficionados (militants, élus, Medef, ministres…). Tape sur la table quand certains veulent se présenter contre le candidat choisi par lui (Présidence du Sénat, Conseil Régional d’Ile-de-France). Mais comme l’a dit Raffarin : " le Président vous aime " ! D’ailleurs, pour le cas où il lui arriverait malheur, il a intronisé son successeur en la personne de son fils, Jean. Tout va bien !


- C’est vrai que les medias ont senti, avec un peu de retard, que l’on tentait de les manipuler : non seulement ils sont quelque peu revenus sur leurs outrances au sujet de La Rochelle (hélas ! le mal était fait), mais ils ont rapidement, cette fois-ci, redressé le cap sur la vision qu’a voulue imposer l’UMP sur leur week-end idyllique.


En résumé, nous sommes dans un des débats qui a agité la France depuis 1789 : entre le parti de l’ordre et celui du mouvement, lequel choisir ? Ne me répondez surtout pas que l’un et l’autre sont compatibles, parce je vous demanderai, alors, de me citer un exemple…

dimanche 7 septembre 2008

Honni soit qui mal y pense...



Malgré une météo pessimiste, il faisait ce samedi après-midi, vers 18h, un temps agréable, propice à une promenade dans les rues de la ville et, plus particulièrement, rue Elie Gruyelle, artère commerciale ( ?) la plus animée ( ?).

En passant devant le cinéma municipal, une affiche : " fermeture annuelle à partir du 15 août. Réouverture le 1er octobre " (sic). Sans commentaire !
Plus loin, le parc public est fermé. Un arrêté municipal laconique : " fermeture pour des raisons de sécurité jusqu’au 8 septembre " (resic). Des enfants jouent sur le trottoir… Que va-t-il bien se passer entre ce samedi et la réouverture lundi pour que " les raisons de sécurité " disparaissent ? Mystère…
Un peu plus loin, toujours, le golf miniature est fermé. Je m’approche et lis : " ouverture du mardi au dimanche de 14H à 19H ". Manque de balles ? Responsable parti aux toilettes ? Pas de client ? Impossible de savoir…
Après cela, le commerçant qui ferma à 18H50 au lieu des 19H annoncées, bénéficia de toute ma mansuétude.


Je réfléchissais sur les raisons de telles coïncidences : concours malheureux de circonstances, congés généralisés, réquisitions pour les fêtes " Artois libéré " (vous savez, une fois par an, on rameute jeeps, camions militaires et certains qui se la jouent, en treillis, casques, voire armes et blindés…) Quand une évidence me vint à l’esprit : mais oui, c’est bien cela ! Le maire a commencé à appliquer les mesures d’économies, réclamées à corps et à cris !

Pour les footeux

Après le match Autriche-France d'hier soir et, précédemment, l'Euro, je me demande toujours pourquoi:
- disposant de joueurs de classe mondiale, évoluant dans les plus grands clubs européens ( Henry, Trézeguet, Viera, Mexes, Abidal, Ribéry, Sagna, Cissé, etc ou à Lyon (Benzema, Toulalan) qui domine le championnat français, à Marseille ( Ben Arfa, Mandanda) etBordeaux (Gourcuff), l'équipe de France est incapable de s'imposer sur le terrain;
- ceci expliquant peut-être cela, l'entraîneur, Raymond Domenech, comme je viens de l'entendre sur Téléfoot, s'évertue à minimiser les choses. Dans le cas présent, il explique qu'il ne faut pas accabler Mexes, pourtant à l'origine des 3 buts autrichiens, qu'à part cela, les Autrichiens n'ont pas eu d'occasion de but, qu'avec leurs grands (de taille) joueurs, on ne pouvait éviter les buts sur coup de pied arrêté (et pourtant l'Autriche est classée 101ème au classement de la FIFA, la Fédération mondiale!) , et qu'enfin la France n'avait pas si mal joué!
Et, si tout simplement, Domenech n'était pas un bon entraîneur? Pourquoi met-on tant de gants avec lui, alors que son bilan est catastrophique (mis à part une finale de Coupe du Monde, mais avec l'exceptionnel Zidane), méprisant et dédaigneux avec les journalistes et par leur intermédiaire, avec tous les footeux?
Là, comme ailleurs, il faut prendre des décisions et assumer ses responsabilités...

samedi 6 septembre 2008

Sur la vie politique héninoise


Beaucoup de commentaires politiques sur Hénin-Beaumont me semblent faire fausse route. 2 exemples :

- une pression très forte est exercée sur 2 adjoints au maire pour qu’ils se désolidarisent du Maire, Gérard Dalongeville, et provoquent ainsi une démission collective, susceptible d’enclencher de nouvelles élections municipales. Ces 2 élus, l’un communiste, l’autre (jeune) socialiste, font partie de la stratégie politique mise en place par les état-majors du PS et du PC pour " accompagner " le candidat sortant, Gérard Dalongeville, dans sa nouvelle candidature. Bonne stratégie puisqu’elle a abouti à une très nette victoire…L’augmentation de 10% des taxes locales imposée par le Préfet, pendant 3 ans, ne faisant que confirmer la mauvaise gestion financière de la ville, déclenche, à juste titre, l’ire des habitants et des opposants politiques au Maire. Et c’est cette impéritie que l’on demande à nos 2 élus de dénoncer. Bien évidemment, il leur est très difficile de se déjuger 6 mois après avoir été mis en place, malgré leurs interrogations probables sur la tactique électorale choisie par leurs partis. Aussi ont-ils fini par déclarer, l’un et l’autre, peu ou prou la même chose : il faut que l’on " se serre la ceinture ". Ce qui peut paraître la moindre des choses, et que ne désavouera certainement pas le Maire ! Et pourtant, pour continuer à faire pression, certains y voient le début d’une critique ou l’amorce d’un conflit avec le Maire. Cela me paraît non seulement très prématuré, mais ne pas correspondre aux intentions déclarées des 2 élus

- or, justement, je ne pense pas qu’il faille, pendant ces 3 ans de sur-fiscalité, couper dans les dépenses prévues. Certes, il faut faire la chasse aux gaspillages, mais ne pas supprimer telle ou telle manifestation, dont les premières victimes seront les habitants, et notamment les plus défavorisés. Cette hausse fiscale forcée a pour objectif d’effacer des dettes antérieures, principalement, et à dégager dans la section fonctionnement, une marge d’autofinancement. Les taxes actuelles (avant l’augmentation) doivent permettre de mettre en place des politiques à moyen et long termes, (par exemple, celles que l’on peut retrouver dans mes articles de novembre à mars dernier), dans le cadre d’un projet global qui n’existe pas, aujourd’hui. Je préconise donc :
  • une rationalisation dans la gestion interne de la ville . Cela concerne aussi bien les économies de flux (énergies, eau…) et la sobriété dans les dépenses de relations publiques, que la gestion du personnel : qu’en est-il de la gestion prévisionnelle de ce personnel (départs naturels, besoins futurs, réorganisations,…) et de son renforcement qualitatif (formation, embauches de cadres A, notamment) ? Peut-être que cela a déjà commencé, mais il serait alors bon de communiquer à ce sujet…

  • les 3 années prochaines doivent servir à mettre en place les projets des dernières années du mandat. C’est le temps des études et de la consultation des habitants.
    Je ne suis donc pas pour que l’on fasse des coupes sombres dans les budgets. Les associations doivent continuer à être soutenues, les politiques sociales maintenues, les prévisions d’investissements (quand on pense à la voirie!) réalisées.

    Il semblerait que nous ayons déjà perdu suffisamment de temps, depuis 6 mois. Laissons les élus travailler sereinement au service de la population : qu’ils soient rigoureux, mais aussi créatifs.


Ensuite, il arrivera…ce qui doit arriver !

jeudi 4 septembre 2008

De retour de La Rochelle (2)



Contrairement à ce que l’on pense, le PS est encore un parti riche idéologiquement et riche de ses militants et de ses personnalités. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, il ait tellement de mal à émerger comme alternative au pouvoir national en place ?

1- Un fonds idéologique.

Aujourd’hui le PS me semble avoir une base programmatique, commune à peu près à tous ses courants de pensée :

- une volonté de lutter contre le néolibéralisme économique, avec son cortège d’inégalités sociales, sa propension à faire de la consommation, le dieu unique, consommation sans laquelle il n’y a pas de modernisme, et son mépris pour toute forme d’humanisme;

- une prise en compte de la finitude de nos ressources naturelles et de l’impasse devant laquelle le développement effréné du capitalisme nous a conduit. L’écologie s’est imposée au point de côtoyer le social comme vecteur de base de la pensée socialiste. Laurent Fabius a repris le nouveau credo du PS : " Pas de social sans écologie, pas d’écologie sans social ", les plus faibles étant les premiers touchés par les dérèglements climatiques (logement, alimentation, transport…)

- L’Europe reste le credo des socialistes, parce qu’ aujourd’hui, c’est le seul cadre dans lequel nous pouvons gérer une grande partie de nos problèmes : politique étrangère, beaucoup de nos problèmes économiques et sociaux, la crise écologique, etc… Il s’agit d’une Europe dite " intégrée " (fédérale ?). Il existe un Parti socialiste européen (PSE) qui boucle, actuellement, une base commune programmatique pour les élections européennes de juin 2009.

2- Une richesse humaine

En dehors d’un nombre important de militants, qui constituent un vivier de qualité, le PS dispose de 3 puissants leviers :

- des hommes et des femmes de grande valeur, dont la génération des " soixante-huitards " (Aubry, Fabius, Strauss-Kahn, Guigou, Delanoë, Emmanuelli, Hollande, Royal, Moscovici, Mélanchon, Lang, Trautmann…) arrivée au pouvoir avec la génération précédente (Mauroy, Rocard, Jospin, Badinter…), est maintenant contemporaine des quarantenaires (Hamon, Montebourg, Hazan, Dray, Valls…);

- des groupes de réflexion (" think tanks ") dans lesquels experts, politiques, universitaires, militants et sympathisants échangent sur les idées qui nourriront les programmes politiques socialistes. Je citerai le dernier-né : la fondation Terra Nova (http://www.tnova.fr/), mais il y en a d’autres;

- des pouvoirs locaux dans lesquels s’expérimentent des politiques de terrain. C’est un socle très fort pour le PS : 20 Régions sur 22, 60% des Conseils généraux et des villes de plus de 30 000 habitants.

3- Quel leadership ?

Malgré les richesses précitées, le PS (et la Gauche) a perdu les 3 dernières présidentielles et les 2 dernières législatives. Pourquoi ? Il me semble qu’il y a 3 raisons principales à cela :

- pléthore de personnalités, mais aucun leader incontesté. F. Hollande aurait pu l’être, mais il a commis trop d’erreurs. Fabius est marqué par l’affaire du sang contaminé. J’ai déjà dit tout le bien que je pensais de Martine Aubry. Pour les élections présidentielles de 2012, seules des primaires permettront de choisir parmi les nombreux prétendants. Espérons que le prochain Congrès de Reims qui élira le nouveau Premier Secrétaire National, se déroulera sereinement. J’y crois parce que tous les militants savent que, dans le cas contraire, le Président de la République actuel gagnera dans un fauteuil, dans 4 ans;

- il m’a toujours semblé que les programmes présidentiels et législatifs faisaient fi des idées-forces que j‘ai citées, pour essayer de se concilier les électeurs centristes. Or, je pense que c’est à gauche que le PS doit conforter son électorat. La politique " attrape-tout " éloigne les électeurs " naturels " du PS;

- enfin, et dans la logique du point précédent, il faut une union des forces de gauche, y compris (dans des seconds tours) l’extrême-gauche… Ces derniers temps, cet électorat a manqué à la gauche, cette dernière ayant édulcoré ses positions politiques (notamment en matière économique).

lundi 1 septembre 2008

Article Nord-Eclair censuré

Pour ceux qui voudraient lire l'article de Nord-Eclair:
http://www.nordeclair.fr/nordeclair/impots_henin-beaumont_augmentation.phtml

Pendant ce temps-là, à Hénin-Beaumont



J’ai appris, pendant que j’étais à La Rochelle, l’étonnante maladresse politique qui a consisté à censurer Nord Eclair à Hénin-Beaumont, ce journal ayant fait paraître un article (pas trop mal " troussé ", d’ailleurs) sur l’augmentation des taxes locales imposée (!) par le Préfet (10% après celle de 85% en 2004 !). La censure a consisté à faire acheter tous les exemplaires de Nord-Eclair, en vente dans la ville !

1- Maladresse politique pour plusieurs raisons :

- démocratie et censure ne vont jamais ensemble;

- comment peut-on croire qu’à l’heure d’Internet, on ne puisse avoir connaissance de ce que l’on veut nous cacher? Je pense qu’un article de Nord-Eclair (journal confidentiel, vendu à quelques exemplaires sur Hénin) n’a jamais été autant lu que celui-ci ! Un comble ! Cela me rappelle les riches heures du communisme, dans l’ex-URSS, ou malgré la censure, les " samizdats " permettaient déjà aux peuples communisés, et à l’Occident, de prendre connaissance de " secrets ", soi-disants bien gardés. Aujourd’hui, avec Internet, les Chinois lisent et diffusent (malgré une censure nécessitant des centaines de milliers de " collaborateurs ") pratiquement tout. Mon fils, qui habite Shanghaï, a connaissance, en temps réel, de la moindre émeute ou du moindre propos dissident. D’autant plus que nous conversons, librement, par téléphone ou Internet, sur la situation en Chine : les évènements du Tibet, dont les médias chinois ne parlaient pas, étaient connus, au jour le jour, en Chine, même dans les campagnes les plus reculées;

- c’est à se demander, vu l’énormité de cette bévue, si la décision de racheter tous les exemplaires, n’a pas été faite à l’insu du Maire. Mais ce serait, alors, encore plus grave !

2- Et maintenant ?

- je pense que Gérard Dallongeville nous doit une explication publique, au risque de voir se multiplier les interprétations les plus défavorables pour lui;

- s’il le faisait, et il n’y aurait pas de honte à le faire (ce serait même un bon point, si l’explication est sincère), je souhaiterais qu’il en profite pour annoncer, dans la foulée, qu’il ouvre les colonnes d’un journal municipal à l’opposition, comme l’exige, d’ailleurs, la loi. Je suis sûr que personne n’y trouverait à redire, bien au contraire…

De retour de La Rochelle (1)



J’assistais, la semaine dernière, pour la première fois à l’Université d'été du PS (elle n’existait pas lorsque j’étais dans ce parti de 1978 à 1991). Regards sur ces journées :

- La Fédération du Pas-de-Calais, première de France (14000 cartes), était, probablement , la…moins représentée de toutes les fédérations départementales ! A part Serge Janquin, Premier secrétaire, je n‘ai rencontré que les députés européens JL Cottignies et MN Lienemann, le député-Maire de Boulogne, F.Cuvillier, la députée d’Arras, C.Génisson, le Président de la Communauté d’Agglo Hénin-Carvin, JP Corbisez et son directeur de cabinet, G.Dalongeville et C.Chopin ; quelques autres m’ont été signalés, ce qui ferait donc une quinzaine de personnes. A comparer avec les 7O militants présents de la Fédération du Nord (11000 adhérents)…

- Une majorité des militants (dont pratiquement tous les caciques) du Nord et du Pas-de-Calais paraît déterminée à soutenir la motion de M.Aubry. Lors d’une réunion de soutien à cette dernière, pour lancer officiellement la motion, seuls S. Janquin, JL Cottignies, C. Génisson et moi-même étions présents (le Maire d’Hénin, pourtant signataire d’une contribution pour M. Aubry, n’aurait pas été invité, m’a-t-on répondu, quand je me suis étonné de son absence : à confirmer…).
MN. Lienemann déposera une motion (avec H. Emmanuelli et B.Hamon), de même que Marc Dollez (ex-1er Secrétaire du Nord) avec JL Mélenchon.

- La Maire de Lille me semble présenter plusieurs qualités : véritable femme de gauche, elle a bien géré Lille, de façon presque unanimement reconnue. Sa motion me semble correspondre à ce que l’on attend d’un PS défendant la justice sociale et l’urgence écologique. Je suis convaincu, pour en avoir discuté avec elle, qu’elle s’engagera pour une direction collégiale et rassembleuse, afin d’assurer une ligne cohérente à un Parti qui en bien besoin. J’aurais l’occasion d’y revenir.
De plus, outre les accords déjà passés avec Fabius, Montebourg et les Strausskaniens (Moscovici se fait un peu tirer l’oreille, mais je pense qu’il devrait se rallier dans les prochains jours), on s’attend à ce que les Fédérations des Bouches-du-Rhône et de Rhône-Alpes , 3ème et 4ème fédérations de France, rejoignent le mouvement amorcé. Il est espéré, non sans raisons, que lors de la synthèse à Reims dans 8 semaines, MN. Lienemann, JL. Mélenchon et leurs amis s’unissent à ce rassemblement.

- Pour le moment, on ne sait pas comment réagiront B.Delanoë (qui m’a paru détermiér à aller jusqu’au bout), S.Royal (beaucoup moins soutenue que je ne le pensais) et François Hollande, dont j’admire l’intelligence, l’esprit de synthèse et l’humour, mais qui, je trouve, s’est toujours trompé de stratégie politique, mais également de communication.

- Contrairement à l’image donnée par la presse (j’avais déjà eu la même impression chez les Verts), cette Université a été riche d’échanges et de contributions, dans un climat convivial. J’aurais l’occasion, dans les prochaines heures, de vous rapporter ce que j’ai retiré, sur le plan des idées, de plusieurs jours de réunions passionnantes, ne nous faisant pas trop regretter de ne pas pouvoir profiter d’un temps magnifique, d’une ville animée et à l’architecture étonnante et diversifiée, sans parler des environs que je me suis promis d’aller visiter le plus rapidement possible.


mardi 26 août 2008

Quoi de neuf au PS?

Dans le foisonnement des contributions écrites en vue du prochain congrès du PS (désignation du nouveau Secrétaire National), j'ai relevé, dans les 21 textes, plusieurs points de convergence, qui feront donc, certainement partie, du corpus du programme du PS.
1- Sur l'économie
- diminution de l'impôt sur les Sociétés pour la partie des bénéfices réinvestis;
- création d'un fonds souverain (comme ceux des pays qui investissent aujourd'hui une partie de leurs ventes de pétrole et de gaz) qui porterait les participations de l'Etat dans des entreprises de secteurs sensibles;
- lutte contre la financiarisation de l'économie: rééquilibrer la part travail par rapport à la part capital;
- investissement dans l'économie de la connaissance (stratégie européenne dite de Lisbonne): recherche, innovation...
2- Sur le social
- relancer le projet européen en redonnant le "goût" de l'Europe. Dans cette optique, l'Europe sociale doit être l'objectif numéro 1 par la convergence, vers le haut, des législations sociales;
- redistribuer les revenus équitablement: suppression ou plafonnement des "parachutes en or" et des stocks-options;
- revoir l'assiette des cotisations sociales: la valeur ajoutée plutôt que les salaires.
3- Concernant l'écologie
- tout le monde est d'accord sur l'urgence écologique avec, notamment, des investissements massifs dans le logement et les transports propres (on oublie souvent dans ce chapitre "urgence" la lutte contre la régression de la biodiversité, pourtant bien plus préoccupante encore);
- la perception de taxes pour les produits importés de pays ne respectant pas un minimum en matière environnementale (et sociale)
4- Concernant les libertés et la Société
- droit de vote des immigrés (hors Union européenne) présents sur le sol français depuis un certain temps;
- réaffirmation de la laïcité comme ciment de la République (opposition générale contre les communautarismes);
- nécessité de continuer à décentraliser (pas pour éponger les déficits de l'Etat, mais pour prendre des décisions au plus près des citoyens);
- unanimité pour lutter contre les mesures Darcos (notamment les suppressions de postes).
5- Sur le Parti
- rénovation du Parti (mais comment?)...
- unanimité pour l'unité de la gauche (avec ou sans l'extrême-gauche?)
A côté de ces positions unanimes, il y a pléthore d'idées, ce qui est propre aux partis politiques qui laissent leurs militants s'exprimer (à travers des courants, mais à condition que ces derniers ne deviennent pas des écuries présidentiellles...).
A vrai dire peu de contradictions, ce qui devrait favoriser les synthèses, à condition que les majorités ne se forment pas sur ou contre des personnes plutôt que sur les idées.

lundi 25 août 2008

Des années difficiles en perspective pour Hénin-Beaumont


Quelques jours de réflexion avant de commenter l’annonce de l’augmentation de 10% des impôts locaux décidée par le Préfet...

Evidemment après celle de 85%, en 2004, c’est lourd à digérer…Beaucoup de choses ont été écrites et les commentaires fleurissent à Hénin et ailleurs. Il n’y a pas grand chose à ajouter à l’ire générale. Embauches clientélistes, en période électorale ; manque de rigueur dans la gestion ; gabegie…le diagnostic a déjà été fait, je n’y reviendrai pas.

Je me bornerai à quelques observations :

- Bien sûr, les commentaires de l’homme de la rue sont souvent gênés. Une majorité d’entre eux a voté pour Gérard Dalongeville, il y a peu, en toute connaissance de cause…puisque que, lors de l’élection municipale, on connaissait déjà la situation financière de la ville.

- Que les Héninois aient cru que Marie-Noëlle Lienemann imposerait ses vues, ou qu’ils n’aient pas jugé crédibles les autres listes en présence, revient au même, aujourd’hui. Le Maire élu, sauf hypothétiques espoirs, est en place pour plus de 5 ans.

- La question est donc : que faire pendant ces années prochaines, alors que tout bouge autour de nous ? La Région Nord-Pas-de-Calais se développe (seule région française, par exemple, à voir le nombre de touristes augmenter), le Bassin Minier se réveille, la Communauté d’Agglo a des objectifs ambitieux, même sans Hénin, représentant pourtant 20% de sa population ! Nous ne pouvons rester à la traîne !

- Depuis mars dernier, rien n’a été fait ; s’il devait y avoir de nouvelles élections (je n’y crois pas beaucoup, sauf démission d’un tiers des conseillers municipaux…), ce ne serait pas avant de longs mois : on ne peut pas continuer ainsi à attendre et supputer!

- La confiance envers le Maire (et son équipe ?) étant fortement ébranlée, c’est le moins que l’on puisse dire, seule une autre attitude de la majorité doit être définie. Regagner la confiance et faire avancer la ville par des projets bien identifiés, cela, bien entendu n’est pas chose facile ! Néanmoins, je ne connais pas d’autre solution que d’aller à la rencontre des habitants, de faire part des projets municipaux, de tenir compte des avis citoyens, quitte à changer les priorités, bref de redonner goût à la politique (ce n’est déjà pas simple en France, encore moins chez nous !).

Je ne vois pas d’autre voie pendant ces 5 ans et demi à venir : on peut s’en désoler (et j’en suis le premier…), mais il n’y a rien d’autre à faire. Tous ceux, aujourd’hui, qui se lamentent, à juste titre, doivent aussi tenir compte de la réalité : il y va de notre responsabilité à tous ! Nous savons qu’il est facile de pleurer, mais compliqué d’agir !

En tous les cas, nous nous emploierons à tenter de convaincre nos édiles !

vendredi 22 août 2008

Politiquement incorrect


Il y a des moments où on a envie de crier ce qui passe par la tête : c’est très souvent « politiquement incorrect », incohérent, mais cela fait du bien !
C’est ce que j’ai retranscrit dans ce qui suit, en …alexandrins, pour atténuer l’effet de certains de ces propos


20 ans : j’étais gauchiste, mais pas critique.


Dalaï-Lama = pouvoir théocratique ?


Admettons un instant que Dieu n’existe pas ;
Je suis sûr que nous aurions moins de tracas !


A plusieurs reprises, la loi j’ai enfreint :
J’ai aidé des sans-papiers, mourants de faim,
Arraché des plantes OGM ; et enfin,
Stoppé, pleins de déchets nucléaires, des trains…


Un des plus grands criminels fut Napoléon.


« Bienvenue chez les Ch’tis », je ne trouve pas con.


Après ce qui s'est passé au Caucase,
Signifions, à Poutine, un oukase !


25 ans : voté communiste ; parole !


Laïque et pour le voile à l’école ?


Pour éviter les guerres, les conflits, le mal…
Il faut créer un gouvernement mondial…


Une réunion internationale
Sur les politiques ultralibérales,
Favorisant les avancées sociales,
Et décidant, qu’aussi bien au niveau local,
Qu’au niveau mondial, il est primordial
Que l’écologie soit notre souci final.


Chers lecteurs, chères lectrices et chers amis,
Ne m’en veuillez pas si tout ce que j’ai écrit
Vous fait penser à de sottes palinodies.
Sachez que mes vérités et mon cœur, j’ai mis…

mardi 19 août 2008

Politique locale

Quelques réflexions sur l'actualité:


1- Beaucoup de magasins continuent à fermer définitivement... Certes il y a toujours autant de pharmacies, coiffeurs, agences immobilières, etc, mais les magasins de mode, par exemple, disparaissent, un à un.

Et pourtant, comme je l'ai déjà écrit, voici quelques mois, Hénin attire: il suffit de se rendre au marché, le mardi et surtout le vendredi. Les rues, ces matins-là, sont animées et les commerçants sédentaires sont satisfaits.

Je propose donc que l'on rende permanent cet évènement, en créant un marché couvert (sur la place de la République?), réservé aux produits frais et autour duquel pourraient s'installer les autres commerçants forains. Bien entendu, priorité d'installation, dans le marché couvert, serait accordée aux commerçants de notre ville.

Devront être débattues avec tous les commerçants ( ceux qui s'installent et les autres) et les clients, diverses questions: par exemple, ouverture tous les matins? Les après-midis? En alternance?

Le coût pour la ville devrait être minime: grâce aux subventions (Fisac, par exemple) mais aussi redevances des occupants.


Ce dossier pourrait être un dossier exemplaire au point de vue participation des citoyens.


2- J'ai également eu l'occasion de marquer l'agacement de beaucoup d'habitants face aux nuisances sonores (klaxons intempestifs, pétarades). Une présence régulière de la police pourrait mettre fin à cette pollution. Cela ne coûtera cher qu'aux contrevenants! Merci, Monsieur le Maire de faire le nécessaire: nul doute que la police nationale prendra en compte votre interpellation!


3- Toujours sur la sécurité, on ne peut qu'être effrayé par le danger réprésenté par certains passages pour piètons situés juste après une courbe: les véhicules n'ont pas le temps de freiner. Je suis surpris qu'il n'y ait pas plus d'accidents dans la rue Monpencher (coté rue Carnot) face à la Maison de la Presse ou à l'angle de la rue Papin et de la rue Pasteur

Cela ne devrait pas coûter non plus très cher de déplacer ces passages...


4- Concernant mon article sur l'étude menée par un chercheur infiltré auprès du FN, je confirme que:

- des remarques faites par un tiers, identifié, ne constituent pas, par définition, des rumeurs;

- quand elles émanent de quelqu'un qui ne peut pas être suspecté de sympathie pour le FN, elles sont crédibles;

- je ne mets pas en doute la parole de Georges Bouquillon (et je ferai de même quand Daniel Duquenne démentira, à son tour), car, outre sa bonne foi que j'apprécie, son argument qu'il ne se serait pas rendu au siège du FN s'il avait voulu rencontrer ses dirigeants, me paraît de bon sens.

- en attendant l'éventuelle confirmation de Djamel Mermat, je voudrais faire remarquer qu'il n'a jamais écrit que les "visiteurs" au siège du FN étaient G. Bouquillon ou D. Duquenne ...


Enfin je réitère ce que j'ai pu, à de nombreuses reprises, dire et écrire: je ne suis pas d'accord avec la politique menée par Gérard Dalongeville et sa gestion passée et actuelle, ni avec le programme sur lequel il a été élu. J'ai eu l'occasion, au moins à 2 reprises, avant les élections, de le lui affirmer. Le fait que je suis maintenant adhérent du même parti ne change rien.. Mais je suis élu régional et je travaille à l'occasion avec le Maire, dans l'intérêt général. Je n'ai jamais eu un quelconque propos agressif contre la personne de G. Dalongeville. C'est comme cela que j'ai toujours pratiqué et je défie quiconque de prouver le contraire (et pourtant!). Même contre le FN, dont je hais les valeurs, et dont je considère les dirigeants avec mépris pour ce qu'ils véhiculent (que l'on ne m'objecte surtout pas qu'ils ont été élus démocratiquement: la démocratie est réservée aux démocrates uniquement), je n'ai jamais proféré la moindre attaque personnelle...

samedi 16 août 2008

Le besoin d'Europe

1- Tous les cocoricos, pour la moindre médaille française, m'agacent énormément. J'admire les exploits des Alain Bernard ou Michael Phelps, en tant qu'êtres humains; de même ai-je toujours apprécié les meilleures équipes de football, françaises ou pas. Je vibre pour un athlète, sans chauvinisme aucun...De même, dans d'autres domaines: les bons films chinois ou japonais sont aussi dignes d'intérêt que les bons films américains ou français. Almodovar fait souvent des films admirables, et Woody Allen est mon metteur en scène (et acteur, à l'occasion) préféré.


Nous voyons à quoi mène le nationalisme en sport: la Chine espère beaucoup des JO pour galvaniser les Chinois, et utilise tous les moyens pour cela (que pensez-vous des gymnastes chinoises? Question que l'on se posait en son temps au sujet des nageurs de l'ex-Allemagne de l'Est ou des gymnastes roumaines).


A l'heure de l'Europe, ne devrions-nous pas dépasser nos chauvinismes nationaux? A l'heure de la mondialisation à tout va, est-ce raisonnable de se recroqueviller sur son espace national?


2- Malgré les efforts du Président en exercice de l'Union Européenne (le Président français), Poutine (et Medvedev?) fait ce qu'il veut. Seul Bush a les moyens de lui faire entendre raison, c'est à dire se retirer de Georgie; les menaces brandies (suspension du G8, de l'OMC, installation d'un bouclier anti-missiles en Pologne, dirigé contre l'Iran...) paraissant à la mesure de l'éventuel nouvel impérialisme russe.

Quid du poids de l'Europe? Une défense européenne intégrée serait certainement plus crédible que les divergences affichées.


3- La récession menace en France, comme partout ailleurs en Europe et en Amérique du Nord. Certains pays, comme l'Espagne, par ex, disposent encore d'atouts, que la France a gaspillés en 2007, en distribuant 15 milliards d'euros à ceux qui n'en avaient pas besoin (les plus favorisés), qui n'ont ni consommé plus, ni investi, comme le prévoyait le Président de la République.

Encore une fois, les pays européens ont agi en ordre dispersé, et de façon contradictoire. Comme en outre, certains ont critiqué la politique de la Banque Européenne, et d'autres l'ont approuvée, ruinant une fois de plus les espoirs de ceux qui croient en l'Europe.





























jeudi 14 août 2008

Les naissances en Nord-Pas-de-Calais: une particularité remarquable


(Extraits et synthèse des « petits dossiers de l’Observatoire régional de la Santé NPDC » n°18 ; voir www.orsnpdc.org)


Le NPDC se situe parmi les toutes premières régions de l’Union Européenne pour le nombre de ses naissances (9ème rang sur 274 régions) !
Alors qu’on s’est beaucoup intéressé à la mortalité, la natalité - caractéristique régionale marquée- semble ne pas surprendre outre mesure.
Pour tenter d’expliquer ce score durable de natalité, il faut donc prendre en compte le contexte régional, qui semble bien être un contexte particulier.

3 chiffres des composantes de la natalité régionale :
- Taux de natalité en 2004 :13,8 pour mille (plus fort dans le Nord que dans le PDC) contre 12,7 en moyenne nationale.
- Nombre théorique d’enfants par femme tout au long de sa vie : 1,95 (1,87) en France)
- Age moyen des mères à la naissance : 28,7 ans (29,6 en France)

Cette « anomalie » est encore inexpliquée. Il ne s’agit pas d’une surreprésentation de catégories sociales plus fécondes car la forte natalité ne se limite pas aux familles ouvrières, ni d’un faible taux d’activité des femmes, ni apparemment de la contraception (mais le recours à l’IVG est de14% inférieur à la moyenne nationale)

A noter que la mortalité infantile régionale a baissé de plus d’un tiers, en 2005, quasiment la valeur moyenne nationale. Le rattrapage est fait (mortalité périnatale pour 1000 naissances, en NPDC :1965 :32 ; en 1985 : 13, 1 ; 2005 : 10,2 ; contre respectivement, en France : 27,5, 13, 1, 10,4).

Pourtant il existe chez nous des facteurs aggravants : jeunesse des mères, nombre important de naissances multiples, plus de prématurité qu’ailleurs, des situations de précarité et d’autres pathologies encore, telle que l’alcoolisation.
De plus s’ajoute la démographie des professions de santé : 29 gynécologues obstétriciens pour 100 000 femmes de 15 à 49 ans contre 35 en France, soit 594 femmes de plus par médecin ! Mêmes constations pour les sages femmes et les pédiatres.

En conclusion, on a du mal à expliquer cette particularité. Effectivement, certains démographes s’étonnent de la vitalité de notre natalité, bien que l’environnement régional puisse ne pas sembler « favorable ». En règle générale, on constate, en effet, qu’en période de forte incertitude économique ou sociale, le nombre de naissances diminue. Cela n’a pas été le cas dans le NPDC aux pires heures de la crise régionale.

Deux réponses possibles à cette particularité :
- En France les familles déclarent qu’elles aimeraient avoir un enfant de plus. C’est peut-être ce que font les familles du NPDC.
- Pour répondre à cette particularité, le système de santé s’est adapté pour récemment privilégier, avant toute autre chose, la sécurité des mamans et des nouveaux-nés. La restructurations des maternités semblent ici avoir été accomplie, si ce n’est achevée à temps et sans bruit.

Voici un trait peu remarqué et pourtant remarquable : le NPDC est une région de naissances. Et parce qu’il ne s’agit pas d’une maladie, on peut y voir un signe véritable de vitalité… et de santé.

lundi 11 août 2008

Café politique 11/08/08


Rappelons que ce « café politique » virtuel, rassemble des citoyens qui échangent leurs points de vue, à partir d’un fait d’actualité, ou sur l’actualité, en général..
Pour facilité la lecture (et la rédaction…) chacun est désigné par ses initiales.
- Paul Social
- Ursula-Marie Patriote
- Moïse Démocrate
- Louis Vérité
Les principes du débat sont : respect des idées de chacun et écoute.
Le sujet d’aujourd’hui : l’actualité de ce mois d’août.

Nous retrouvons nos amis à Stella-Plage, commune balnéaire de la Côte.d’Opale, près du Touquet..

MD : N’empêche la Côte d’Opale, rien de tel pour passer des vacances actives; tous les jours, il se passe quelque chose : hier, je suis allé à un concert de jazz au Touquet, demain, Boris Vian à Montreuil, mercredi : concert de musique classique à l’abbaye de Valloires…
LV : Moi, c’est tous les jours au Marquenterre, la réserve ornithologique, ou sur les nombreux sentiers de découverte du littoral…
PS : J’aimerais aussi ce programme écoloculturel, mais avec les enfants, c’est plage, char à voile et le parc d’attraction de Bagatelle. Heureusement, je peux faire un 18 trous avec les copains le soir.
UMP : Moi, c’est JO et puis Casino !
PS : Parlons-en des JO ! Du pain et des jeux ! Nous sommes en plein dedans ! Ces JO en pleine période de chômage estival, rien de tel pour les médias, qui n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent ! Même le petit Louis, retrouvé quelques heures après sa disparition, a eu encore droit, ensuite, à 2 jours de presse, pleine page !
LV : Entre nous, le Président s’est complètement décrédibilisé : il a joué les gros bras avec les Chinois, pour finalement « aller à Canossa », titre l’éditorial du Monde. Le ridicule est à son comble quand il se fait représenter par Carla auprès du dalaï-lama : cela ne faisait pourtant pas partie de la révision de la Constitution que de légitimer la place de la « première dame de France » !
UMP : C’est n’importe quoi ! Vous ne comprenez rien à la vision stratégique du Président : grâce à sa présence à l’ouverture au JO, il va rafler tous les contrats à ceux qui ne sont pas venus : Merkel, Brown, Bush…
MD : C’est pour cela que 9 Chinois sur 10 pensent que le Président français n’est pas le bienvenu en Chine…
UMP : C’est du long terme, je vous dis ! En attendant, qui fait la queue dans les dizaines de Carrefour chinois ? Qui achète les produits de luxe français à Pékin et Shanghaï ? « On ne peut pas ignorer ¼ de l’Humanité » a dit le Président
PS : Tout cela c’est de la poudre aux yeux, et, pendant que tout le monde est en vacances, le redoutable conflit entre la Géorgie, soutenue par les USA, et la Russie recommence. La première guerre mondiale a commencé pour moins que cela !
UMP : N’exagérons rien ! D’ailleurs Nicolas va interrompre ses vacances pour aller à Tbilissi et Moscou et régler cela….
LV : Comme il a réglé son sort aux 35 heures ! Cela m’étonnerait que ce soit aussi facile !
MD : Bayrou a dit que la rentrée sera chaude : les 35 heures avec les cadres qui vont se rebiffer, le pouvoir d’achat qui diminue pour 99% des Français, les enseignants, comme à chaque rentrée, bref tout le monde en a ras le bol et se retrouvera dans la rue, pour…
PS : la révolution ! J’ai pourtant peur que la méthode présidentielle ne porte ses fruits : la régression sociale sur tous les fronts anesthésie les Français.
LV : Le seul espoir, c’est que les jeunes se mobilisent ! Comme pour le CPE…mais la réforme des universités ne les fera pas monter au créneau. Peut-être l’augmentation des droits d’inscription dans les Universités ?
UMP : La rentrée sera calme. Le gouvernement pense aux Français et a augmenté l’allocation rentrée scolaire…
PS : sans oublier le prix du gaz et de l’électricité !
MD : Je pense que cela va bouger, parce que les Français font corps. Regardez le grand mouvement de solidarité pour les sinistrés de la tornade…
PS : C’est vrai ! Malgré « les caisses vides », les ministres, qui se sont rendus en nombre en Sambre, ont annoncé des contributions financières à la hauteur du malheur, semble-t-il.

mercredi 6 août 2008

La campagne du Front National à Hénin-Beaumont: une révélation embarrassante?

Vous trouverez, ci-dessous, un article paru dans l’hebdomadaire Politis, faisant allusion à une étude menée « incognito » par un chercheur en sciences politiques , qui s’est immiscé dans l’équipe FN pendant la dernière campagne municipale à Hénin-Beaumont. Vous trouverez, à la fin de cet article, l’adresse du site sur lequel vous pourrez lire cette étude.

Comme vous le remarquerez, il s’agit bien d’un travail universitaire, avec beaucoup de références bibliographiques (justificatives?). On a l’impression que l’auteur « ne se lâche pas » et suggère plutôt qu’il ne rapporte son expérience.

Les remarques sont plus de forme et rien sur le fond : rien sur les idées, le programme, les débats. Rien non plus sur les relations entre les leaders et les militants, par exemple : la personnalité de Marine Le Pen ne fait l’objet d’aucun commentaire…
Certes, on a confirmation, comme le rapporte le journaliste de Politis de

- la stratégie sécuritaire (utilisation forcenée d’un incident pendant la campagne)

- l’absence de référence au sigle FN.

- la bonne utilisation des moyens modernes de communication (Internet, vidéo…).

L’article reprend aussi des points que l’on soupçonnait : la faiblesse intellectuelle et l’amateurisme des colistiers, par exemple.

Passons sur le « délit de plagiat », que je ne trouve pas répréhensible (mutualisation des idées à l’intérieur du parti).

Par contre, 2 points m’interpellent :

- l’allusion à un fichier municipal « subtilisé » pour envoyer des vœux.

- la connivence tacite avec l’ Alliance Républicaine, ce que tout le monde avait remarqué, mais surtout l’allusion à une rencontre secrète entre des représentants » de l’AR, et S. Briois et B.Hilde, début janvier, au siège frontiste ! Venant d’un tiers qu’on ne peut soupçonner d’intentions malveillantes, on ne peut être qu’atterré et on attend les explications de l’AR, avant tout autre commentaire…

Si ce n’était ces 2 derniers points, il n’y a, dans ce travail, à part, peut-être, un intérêt méthodologique purement universitaire, rien de nouveau sous le soleil de Satan (!).

Dans les coulisses du Front

(Article Politis du 24/7/08)

« Infiltrer pour décrypter.

C’est la démarche entreprise par Djemal Mermat, docteur en sciences politiques à Lille, grimé 3 mois durant en militant du Front National, à l’occasion des élections municipales des 9 et 16 mars2008. A Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, le ticket Steeve Briois-Marine Le Pen ne réunira que 28,53% des voix au premier tour et 28,33% au deuxième. Introduit dans le cercle des militants actifs, Djamel Mermat a tout le loisir de constater l’échec d’une campagne pourtant menée à l’artillerie lourde : le FN « semble avoir concentré ses moyens financiers» sur Hénin-Beaumont. Mais le faible niveau de compétence de l’équipe de campagne, prise en flagrant délit de plagiat complet » pour l ‘élaboration du volet culturel de son programme, ou l’absence de sympathisants pour « tracter », malgré des fichiers informatiques regorgeant de contacts, enrayent la machine.

L’enquête de Djamel Mermat revient aussi longuement sur la stratégie politique du Front, entre fabrication de l’indignation, gommage de la marque FN, commissions thématiques fantoches et débauche de moyens multimédias.

Un document passionnant à télécharger en intégralité sur le blog des rédacteurs de Politis (http://www.pour-politis.org/spip.php?article586) »

mardi 5 août 2008

Réflexions

1) Sur l’affaire Siné (dessinateur de Charlie-Hebdo) :

Certes, on pourrait estimer (et c’est mon cas) que les propos que Siné a tenus sont plus des « conneries » que de l’antisémitisme. Mais il convient de se rappeler qu’il a déjà été condamné pour antisémitisme, il y a environ 25 ans :"Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est pro-palestinien. Qu¹ils meurent." (propos tenus sur la radio Carbone 14, suite à l’attentat de la rue des Rosiers). Il s’était excusé de ces propos…

J’apprécie la vigilance du Directeur Philippe Val, qui a toujours tenu à ce que Charlie Hebdo reste un journal anti-raciste.

2) Sur le plan Bachelot :

Certes, il s’agit une nouvelle fois de mesures qui ne donneront rien. Tant que l’on procédera ainsi, sans réforme globale, l’assurance maladie sera déficitaire, tant certaines maladies telles que le cancer et les maladies cardio-vasculaires, par exemple, vont en augmentant. On en connaît les causes : la dégradation de l’environnement (produits toxiques…), les comportements (sédentarité…) et les modes de consommation (obésité, diabète…) sont responsables d’une majorité de ces maladies « modernes »… Tant que l’on n’investira pas, de façon draconienne, dans la prévention, on perdra beaucoup de temps.

Le gouvernement continue à grignoter sur les dépenses, au détriment des plus âgés et des plus modestes. Personne n’est dupe sur la taxe sur le chiffre d’affaires des Mutuelles, qui sera répercutée sur les sociétaires et les assurés. D’ailleurs, les dirigeants mutualistes et assureurs n’ont que mollement réagi. D’autant plus qu’ils seront, en contre-partie, associés à la gestion de l’assurance maladie. Cela fait des années que, inexorablement, on s’oriente vers une privatisation de la protection sociale : le détricotage, là aussi, continue et, encore une fois, c’est la solidarité qui est sacrifiée au profit de l’individualisme, gangrène de notre « vivre ensemble ».
Jusqu’à quand laisserons-nous faire ?

3) Sur la Belgique

Certes,49 % des Wallons (et non des Francophones) sont pour un rattachement à la France.

Mais je ne pense pas que la Belgique explose, même en douceur (comme la Tchécoslovaquie). En effet, Flandres et Wallonie sont tenues par le 3ème larron : Bruxelles, à 90 % francophone, mais située sur le sol flamand. Si l’une des 2 décide, seule, de quitter l’entité belge, elle laisse Bruxelles à l’autre : impensable !

Seule solution : faire éclater le pays en 3, d’un commun accord…Bruxelles devenant une ville capitale ( de l’Europe), avec bénédiction de l’Union européenne. On n’en est pas là aujourd’hui, surtout du côté des Flamands.
Alors quelle solution ? Je prends le pari que, la partition en 3 n’étant pas d’actualité, la Belgique restera unifiée, pendant encore longtemps, les Belges étant les rois du compromis. Certes, il faudra aller vers plus de confédéralisme : et trouver, notamment, une solution au problème de la sécurité sociale, que les Flamands veulent diviser, ce qui, pour les Wallons (et les Francophones, en général), représente un « casus belli… »

Je prends ce pari, parce que je sais que les Belges aiment l’idée de Belgique (pourtant récente : 1830), et veulent continuer à vivre ensemble, rejetant la responsabilité des divisions à la classe politique.

Je me trouvais à Bruxelles, quand l’équipe nationale de football fut accueillie triomphalement à Bruxelles, après une 3ème place dans une compétition internationale (Championnat d’Europe de 1984 ?)

Que dire également des 2 joueuses belges de tennis, Clijsters (flamande) et Hénin (wallone), dont la suprématie mondiale, dans les grands tournois, faisait la fierté de tout le pays, d’autant plus quand les 2 emportaient la Coupe Davis féminine, au nom de la Belgique.

Vous avez dit « belgitude » ?