jeudi 16 avril 2015

Cela "bouge" dans l'extrême-droite européenne...

- Le chef du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP), Nick Farage, candidat dans la circonscription de South Thanet aux élections législatives du 7  mai, prône l'arrêt de l'immigration et la sortie de l'Europe. Malgré ces positions similaires à celles de M. Le Pen, il avait refusé de faire alliance avec les députés européens du FN au Parlement pour constituer un groupe, considérant que l'antisémitisme du parti français d'extrême-droite est "dans son ADN".
Il avait constitué son propre groupe et pour se conformer à l'obligation d'intégrer des députés de 7 pays différents, il avait débauché une députée frontiste.
Les sondages le placent légèrement derrière le candidat conservateur et il a annoncé qu'il quitterait la direction du UKIP, s'il était battu.

- Dimanche dernier, le parti d'extrême droite Jobbik a remporté l'élection partielle de Tapolca, dans l'ouest industriel de la Hongrie, au nord du lac Balaton, "un scrutin local qui a pris une signification nationale" :  le Fidesz, le parti conservateur du premier ministre Viktor Orban est en déclin , affaibli par des affaires de corruption. La participation n'a pas dépassé 41,6  %, et un tiers de l'électorat du Fidesz se serait tourné vers l'extrême droite. 
Comme le FN en France, le Jobbik essaye de dédiaboliser son image en évitant les attaques racistes et anti-sémites. Son candidat à Tapolca s'est défendu de sa proximité avec les néo-nazis, en affirmant que l'expression tatouée sur son torse "Honneur et fidélité" n'avait rien à voir avec le nazisme, et signifiait "sa volonté d'être fidèle à son épouse" !
L'affaire est suivi de près dans les pays occidentaux, car le Jobbik a exprimé son accord sur le rapprochement avec la Russie voulu par le premier ministre Viktor Orban. Il faut dire que le Jobbik est depuis longtemps lié (y compris financièrement) à la Russie de Poutine. On ne peut que remarquer la similitude de cette alliance de l'extrême-droite avec celle initiée par le FN (et même par une partie de la future ex-UMP).
A souligner que le parti d'extrême-droite ne réclame plus la sortie de l'Europe (il propose un référendum). 

- En Allemagne, "Pegida a bien du mal à rebondir. Depuis plusieurs semaines, le mouvement des Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident, qui manifeste presque chaque lundi depuis octobre  2014, à Dresde (Saxe), ne réunit plus que quelques milliers de manifestants, bien loin des 25 000 enregistrés le 12  janvier. Les organisateurs attendaient lundi 13  avril une participation record de 30 000 " patriotes " pour accueillir une vedette néerlandaise, Geert Wilders, fondateur du mouvement d'extrême droite le Parti pour la liberté. L'affiche n'a qu'à moitié fait recette. Avec une participation estimée à 10 000 personnes, les dirigeants de Pegida ont raté leur objectif". Le mouvement ne s'est pas encore remis du scandale provoqué le 21  janvier par son fondateur, Lutz Bachmann, lorsque celui-ci avait jugé bon de publier sur Facebook des photos où il apparaissait grimé en Hitler. 
Pegida apparaît donc comme un mouvement d'extrême droite qui cherche à se transformer en parti politique, au moins à l'échelon local."(Le Monde).

- L'extrême droite parlementaire suédoise se déchire entre la direction du parti des Démocrates de Suède (SD) et, de l'autre, la jeunesse du parti (SDU). Le SD estime que le jeunes  sont sur une ligne trop extrémiste et identitaire, alors que ces jeunes SDU reprochent  au SD un positionnement social-conservateur contraire aux idéaux nationalistes de départ. Le SD juge sévèrement les rapprochements du SDU avec des groupes plus extrémistes pour changer l'orientation idéologique du parti. Aux élections européennes de 2014, les SD avaient refusé toute alliance avec le Front national alors que les jeunes du SDU étaient en contact avec le Front national de la jeunesse (les jeunes du FN), jugé trop extrémiste.  Créés en 1988, les SD sont issus du néonazisme. Mais, depuis 2005, le parti "a renoncé au discours nationaliste et ouvertement raciste".
Des anciens du parti jugent sévèrement la direction du SD devenue sociale-conservatrice (et pourtant, depuis ce recentrage, le parti a doublé son résultat de 2010 en réalisant près de 13% aux dernières législatives) et pro-israélienne.
Cette lutte interne entre ceux qui veulent la dédiabolisation et ceux qui souhaitent revenir aux fondamentaux du parti rappelle celle qui a lieu, depuis plusieurs années, au sein du FN français...


11 commentaires:

  1. Et la ligue du nord en Italie ?

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    1. Je n'ai repris que là où cela "bougeait" ces derniers jours...

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    2. Il me semble que cela bouge avec les clandestins .

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  2. Il serait bon que ça bouge aussi du côté de notre justice. Laisser des predateurs sexuels connus, par ce que condamnés à plusieurs reprises, agir en toute impunité dans nos ecoles et dans nos rues est un crime en soi et devrait etre jugé comme tel. Notre ministre, vraisemblablement ne se sentant pas insulté directement, reste bien silencieuse.

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  3. Et nos chers syndicats de l enseignement, plus prompt à reagir sur des sujets politiques, vous les avez entendu sur leurs collègues pervers . C'est comme chez les mafieux, la loi du silence

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  4. y en a qui mêle à tout va vie privée et vie publique . .mais quand on a un gourou omniprésent qui se mêle de tout et qui a une telle soif de pouvoir et de notoriété...

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  5. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  6. pas beaucoup de commentaires ces jours ci en plus si on les supprime c est parce qu ils ne plaisent pas a l administrateur .Super la video !

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    1. Je ne supprime pas des commentaires parce qu'ils ne me plaisent pas, mais parce qu'ils sont diffamatoires ou injurieux...

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    2. C'est surtout que la vedette locale n'est pas là ses jours pour faire sa star ou jouer les anonymes qui s'auto répondent.

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