vendredi 12 juin 2009

Quel avenir pour le PS? 1ère Partie (suite): la situation locale

B- La situation locale

- le PS n'existe plus à HB: il n'y a plus de section; elle a été dissoute, il y a 2 mois. Quelle est la ville de France de cette importance où il n'y a pas de section du PS? Par contre, Hénin-Beaumont doit être la commune comportant le plus d'ex-adhérents PS! Outre l'Alliance Républicaine, il doit être possible de créer facilement une dizaine de listes composées uniquement d'ex! De plus, je pense que toutes les listes en présence comportent d'anciens socialistes

- Alors que non seulement il n'y a plus de PS à HB, ce dernier n'a soutenu aucune liste. Dans une commune, qui, sauf erreur de ma part n'a connu que des maires de gauche et plus particulièrement socialiste, ce sera une césure unique (on ne peut évidemment exclure que le futur maire adhérera dans l'avenir au PS, comme le fit GD).

- Cette faillite du PS peut avoir plusieurs raisons: l'incompétence? Le macchiavélisme pour faire gagner le FN, afin de mieux la reconquérir ensuite? La fin d'un cycle?

- Il est quand même extraordinaire que le seul socialiste sur lequel a peut-être compté le PS, était ce jeune (27 ans) garçon, dynamique et courtois, sans expérience politique (même pas 6 mois adjoint). Mais malheureusement pas à l'abri d'une peine d'inégilibilté...

- Je n'ai jamais pensé que cette ville puisse être gagnée par le FN, parce que ce parti ne dépasse pas les 30%, sauf quand on lui oppose Albert Facon (le FN a fait 45% dans un deuxième tour de législative sur HB, du fait de l'impopularité du député). Or aujourd'hui, je me demande si l'impossible ne pourrait arriver du fait de 3 têtes de listes qui ont été socialistes un jour ou l'autre, à l'occasion d'une triangulaire de 2ème tour!

- Impossible? voyez le cas de figure suivant. A l'issue du 1er tour, le classement des listes est le suivant: FN, AR, Darchicourt, Ferrari. Vous croyez vraiment que Darchicourt fera alliance avec celui qui fut un de ses collaborateurs? Il préfèrera faire alliance avec Ferrari...à moins que ce dernier ne se retire et que l'ex-maire pense que le report de voix sera pour lui et se maintienne...
Autre cas de figure: Ferrari arrive second (moins probable que le cas précédent); pensez-vous que l'inimitié entre l'AR et le Modem n'aura pas de conséquences? D'autant plus que l'une et l'autre liste espèreront que le report des voix des listes du 1er tour pourra se faire en sa faveur. Même exemple (encore moins probable, mais...) si Darchicourt est second!
Le PS serait bien le responsable d'un tel désastre, comme déjà écrit.

- Quant à la circonscription dont le député est Albert Facon, je crois que la plupart des observateurs sont d'accord ("le fossoyeur de la 14ème"), il est responsable de l'état dans lequel se trouve aujourd'hui le PS: l'absence d'organisation (pas de réunion des sections, des secrétaires de sections, etc), sa personnalité ( irréfléchi, nombreuses tirades limites à l'égard de certaines catégories de la population), son travail (peu présent à l'Assemblée Nationale, échec Sainte-Henriette), son manque de vision ont participé au résultat. Pourquoi a-t-il duré? cette culture de soumission qui fut longtemps celle de nos populations (comme expliquée souvent dans ses commentaires par Cimares), à l'exemple de celle instaurée par les Houillères, de même que tout ce qu'il sait, en tant qu' ex-responsable de différents organismes ("je te tiens par la barbichette") lui ont permis de passer à travers beaucoup de sanctions électorales et internes).Bien entendu, cela est valable pour d'autres (je vous rappelle que j'ai la même appréciation vis à vis de Mellick), mais A. Facon est bien l'archétype de ce qui nuit à la rénovation du PS, voulue et attendue par beaucoup (j'adresse d'ailleurs copie de cette série d'articles à Martine Aubry, afin qu'elle mesure, si jamais elle ne le savait pas, l'ampleur de sa tâche, tâche que je soutiens à fond).

A suivre

Quel avenir pour le PS? 1ère Partie: les 12 erreurs commises par le PS à Hénin



Aux lendemains de la catastrophe annoncée du PS aux Européennes, remettant en cause l'existence de ce parti, son incroyable incompétence à Hénin-Beaumont, soulève des problèmes, non seulement locaux, mais également et surtout nationaux. Ce sont les 2 points que nous examinerons.

1- La faillite du PS à HB

A- Rappel: erreur sur erreur

- 1 ère erreur: ne pas avoir senti ce qui se tramait. Au lendemain de la défaite du candidat sortant socialiste, Pierre Darchicourt, aux municipales de 2001, le PS réagit assez vite, en reconnaissant que son candidat était "trop arrogant, méprisant, hautain et loin de la population" (dixit un membre éminent du Parti à moi-même), ce que tout le monde ou presque savait et s'en accomodait plus ou moins.

- 2ème erreur: soutien implicite à Dalongeville. Très rapidement, le PS absout le nouveau Maire, Dalongeville, Directeur de Cabinet qui avait traîtreusement assassiné (avec le soutien des cadors du PS, notamment Kuchéida et Facon), son Maire, Darchicourt, avant que celui-ci n'ouvre les yeux et le chasse. Malgré les premiers échos de la piteuse gestion du nouveau Maire, et des démissions de 3 adjoints, assez rapidement, le PS ne bronche pas. La section socialiste locale commence à tousser, après avoir avalé la défaite de son patron.

- 3ème erreur: le soutien explicite! Devant moi, en janvier 2005, Daniel Percheron, véritable patron (historique) du PS 62, Président du Conseil Régional, évoque, devant Kuchéida et Facon, rieurs, le passé de GD, à la tête, un moment donné, d'une section PS, alors que DP était lui-même 1er Fédéral (oh combien emblématique!). Il absout GD et lui suggère de rejoindre le bercail socialiste ("qu'il n'aurait jamais du quitter").

- 4ème erreur: GD et le PS. Alors que que le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, en 2004, était sans ambiguïté, GD se rapproche de plus en plus du PS (à moins que ce ne soit le contraire!), et soutient Ségolène Royal en 2007. A cette époque il n'y a plus de section socialiste à HB; D.Duquenne est parti, avec la majorité des adhérents, méprisé qu'il fût par la "Fédé 62", pour créer l'Alliance Républicaine. Le PS lâche, dans les faits, la section, crée une pseudo-section radicale socialiste rattachée directement à Lens , mais ayant pignon sur rue, à l'endroit où était installée la section précédente, rue E.Gruyelle à HB.

- 5ème erreur: le laissez-faire; Le PS ne dit pas un mot quand la majorité municipale vote une augmentation de 85% des impôts locaux en 2004!

- 6ème erreur: l'adoubement du PS. La CRC ayant réitéré ses critiques en 2006, le PS, malgré toutes les informations qu'il possède, envoie (contraint?) Marie-Noëlle Lienemann au secours de Dalongeville, pour les élections municipales, avec à la clef, une alliance de gauche qui triomphe sans problème, l'ex-ministre, ayant rassuré son monde, en disant qu'elle musèlerait le maire. Et pourtant, le cocktail explosif était déjà prêt, dès avant mars 2008: fric-frac de sbires de Dalongeville, au local du MJS (Ferrari), sans que le PS ne bronche, une nouvelle fois. De plus, les affaires de la Carpe héninoise et du Cèdre bleu étaient déjà un secret de Polichinelle, les liaisons dangereuses avec G.Mollet et JM Bouche étaient déjà bien connues. Je n'étais pas le seul à adresser rapport sur rapport à la Fédé et à D.Percheron, que j'entretenais, de plus, oralement, de ce qui se tramait. En juin, GD rejoint officiellement le PS!

- 7ème erreur: la complicité du PS. Nouveau rapport de la CRC en juin 2008, de plus en plus critique, qui déclare insincère le budget primitif de 2008, voté avant les élections, revoit le compte administratif 2007, impose une augmentation d'impôts de 10% pendant 3 ans et des mesures de redressement, la gestion administrative étant montré du doigt: une véritable mise sous tutelle. Acceptée par tous les membres de la majorité, le petit doigt sur la couture. Tout juste en septembre, P Ferrari lance-t-il une phrase révolutionnaire: commentant les économies demandées par la CRC, il ose déclarer qu'il faudrait se serrer la ceinture (quel acte de "bravitude"!), et sa délégation lui est retirée. Réaction discrète du PS (MNL n'est même pas venue à la séance de retrait de la délégation!). Personne ne bouge lors des suivants avis de la CRC, notammement sur la non-prise en compte de ses recommandations, sur la fausseté des informations fournies par la Ville pour établir le budget primitif rectifié 2008! Cher lecteur, vous lisez bien: personne de la majorité ne dit mot et approuve tout! Si j'ajoute que, pendant cette période post-mars 2008, personne n'a non plus cillé quand par 2 fois, le Maire fait saisir les exemplaires de Nord-Eclair, parce que des articles se faisaient critiques à son encontre; ni non plus, face à l'impossibilité pour l'opposition de s'exprimer dans la presse municipale, obligation pourtant légale.

- 8ème erreur: le calice jusqu'à la lie...Le PS n'a rien dit jusqu'au 30 mars 2009, jour où, après un rapport assassin de la CRC, et présentation du Budget Primitif 2009 et du Compte administratif 2008, MNL se révolte, non pas en ne votant pas le budget, ni même en s'abstenant (ce qui déjà aurait été répréhensible), mais... en ne prenant pas part au vote, car elle n'avait pas les éléments nécessaires pour voter (et pourtant, il y avait eu suffisamment de rapports et d'avis de la CRC)! Nous avons appris depuis, que le PC et P. Ferrari (qui siégeait toujours dans la majorité!) étaient très, très critiques... en interne: bien sûr, personne ne l'a su et pour cause. Si vous voulez en savoir plus sur l'histoire de cette résistance acharnée et secrète, lisez le blog du PC...

- 9ème erreur: n'importe quoi! quelques jours plus tard, l'histoire s'accélère (Dalongeville est mis en garde à vue le 6 avril), les résistants de la 25ème heure se réveillent et plutôt que de mettre à bas le système, tentent de sauver les meubles, en essayant de réablir la légitimité de MNL, comme 1ère adjointe (Qui s'était vue retirer ses délégations, quelques jours plus tôt, pour ne pas avoir voté le budget), pour assurer l'intérim du Maire mis en examen, en tentant de gagner les autres membres de la majorité. Erreur de communication vité corrigée, par une démission collective de suffisamment d'élus pour empêcher le fonctionnement du conseil municipal.

- 10 ème erreur: la désignation implicite de MNL. Le PS semble, dans un premier temps, soutenir MNL pour réunir les forces de gauche. Mais la fronde populaire monte: on sent bien que personne n'est prêt, à HB, à soutenir ceux qui ont collaboré jusqu'au bout avec GD (MNL, P. Ferrari, D. Noël), malgré leurs cris outragés.

- 11ème erreur: le n'importe quoi du PS! MNL, très lucide et impuissante, quitte HB, il y a moins d'une semaine, à 5 jours de la date limite de dépôt des candidatures, et le PS est obligé, dans l'urgence, de désigner un membre du...PRG, garçon sympathique, certes, mais sans expérience (sauf a avoir voté les 85% d'augmentation des impôts locaux avant de démissionner, en 2005, pour des raisons plus privées que contestataires); le PS, exsangüe de militants (je dois bien rester l'un des rares, mais inscrit à Vimy, et non dans la pseudo-section d'HB, récemment dissoute), ne pouvant désigner P.Ferrari, sous la menace d'une inéligibilité.


- 12ème erreur: la faillite! Le PS n'arrive pas à imposer celui qu'il a désigné et P.Ferrari fait un putsch, en prenant la tëte d'un soi-disant Front très large (!), comprenant des partis (MJS, PC, MRC pour partie, Modem) qui doivent probablement regrouper une quinzaine de militants (dont peut-être la moitié du Modem local!) dans HB!

Triste fin du PS sur HB!

A suivre

jeudi 11 juin 2009

Communiqué



Je souhaiterais remercier tous ceux qui se sont investis avec moi, depuis plusieurs semaines, dans la préparation des élections municipales.
Nous avions commencé à réfléchir, il y a 2 mois, dans et hors l’association « Vérité et Espoir », sans référence partitaire, sur l’avenir d’Hénin-Beaumont.

Dès la date des élections fixée, nous nous sommes jetés, enthousiastes, dans la préparation du scrutin.
Soucieux de lutter contre le FN, et, certains que Hénin ne trouverait son salut qu’en dehors de ceux qui avaient travaillé avec le Maire sortant, nous pensions qu’il fallait jumeler nos forces avec ceux qui avaient la même analyse. L’Alliance Républicaine n’a malheureusement pu s’ouvrir, à cet effet.

Décidés alors à partir seuls, contact a été, pourtant, établi, mercredi 10 juin, avec Pierre Darchicourt, qui nous demanda si nous étions prêts à faire alliance. La grande majorité du groupe se prononça pour et des propositions (projet de travail et apport des compétences) furent transmises.
Las ! nous n’avions pas pris en compte l’incorrection de P. Darchicourt, qui non seulement ne respecta pas les délais qu’il avait lui-même fixés, mais ne prit même pas la peine de nous répondre, comme prévu. Preuve que l’ex-Maire, battu en 2001, du fait de sa suffisance, n’avait pas changé.
Résultat : amoindris par la défection de ceux qui n’étaient pas d’accord sur une alliance avec l’ancien édile, nous n’avons pu les remplacer à temps et nous nous sommes trouvés dans l’impossibilité de déposer une liste complète (il manquait 3 personnes !).

Naïveté ? Peut-être…Mais les mœurs politiques héninoises sont telles qu’il n’est possible de faire confiance à personne. Ne doutons pas que cet épisode sensibilisera les Héninois sur le fait que Pierre Darchicourt n’a pas changé…

Le PS ayant décidé d’adopter une attitude suicidaire (soutien à Dalongeville, en prison ; soutien à MN Lienemann, en fuite ; soutien à un PRG inconnu, renversé par un socialiste, salarié du parti !) amplifiant encore plus la catastrophe des Européennes, nous espérons simplement que la déliquescence politique héninoise n’entraînera pas un tremblement de terre.

Pour une fois, le ridicule va tuer…Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une tuerie collective…

Si c’était le cas, les coupables sont tout désignés

Pour regarder l’avenir avec espoir, nous sommes décidés à continuer notre travail prospectif au sein de « Vérité et Espoir »

mardi 9 juin 2009

Ceux qui pensent...

Il y a ceux qui pensent qu'ils sont tellement sûrs de gagner qu'ils n'ont besoin de personne.
Il y a ceux qui pensent qu'il faut faire l'union, mais autour d'eux.
Il y a ceux qui pensent que l'union sans eux, c'est dramatique.
Il y a ceux qui pensent que le privilège de l'âge est suffisant.
Il y a ceux qui pensent que la seule union valable, c'est...la leur.
Il y a ceux qui pensent que critiquer c'est la meilleure manière de faire l'union
Il y a ceux qui pensent que les erreurs passées sont absoutes.
Il y a ceux qui pensent que les compétences ne sont pas nécessaires.
Il y a ceux qui pensent qu'il faut nettoyer les écuries d'Augias.

...

Et il y a tous les autres qui pensent que ceux qui pensent commettent une belle c......e!

lundi 8 juin 2009

Dernière minute (?)

Confirmation de ce que nous annoncions: c'est le symbole de la déliquescence voulue (?) par certains...




La Voix du Nord (l'Info en continu).

Municipales d'Hénin-Beaumont : Marie-Noëlle Lienemann jette l'éponge

lundi 08.06.2009, 17:23 | Artois |

Municipales d'Hénin-Beaumont : Marie-Noëlle Lienemann jette l'éponge - PHOTO ARCHIVES DELPHINE PINEAU

Empétrée dans des négociations inextricables avec les partenaires d'autres formations de gauche, dont certains remettaient en cause la légitimité de son leadership, pas assez soutenue par la fédération socialiste, dépassée par la multiplication des listes de gauche, Marie-Noëlle Lienemann a, ce week-end, décidé de jeter l'éponge.

Démenti

Je démens formellement les propos de Daniel Duquenne rapportés par La Voix du Nord, dans son édition du 8/6/2009.

La vérité est que j'ai téléphoné effectivement à Daniel Duquenne, mercredi soir dernier, et lui ai proposé une rencontre avec nos colistiers respectifs, pour vendredi 18H30, afin de voir comment on pouvait envisager une alliance. Entre le Conseil d'Administration de l'AR du jeudi soir et samedi matin, jour de son AG, j'ai réitéré ma proposition...

Manifestement, l'Alliance Républicaine avait l'intention de partir seule.

dimanche 7 juin 2009

Commentaires à chaud sur les résultats des Européennes

1- Sur le plan national:

- Nette première place de l'UMP, mais qui ne préfigure pas une majorité de droite en France, puisque celle-ci ne représente que 40% des suffrages exprimés

- Très faible score du PS, talonnée par Europe Ecologie. Bien que persuadé que l'écologie a un rôle fondamental (très mal pris en compte par le PS), je pense néanmoins qu'une partie du très bon score des écologistes est due à un vote sanction contre le PS. Ce vote sanction bénéficie également à d'autres partis de gauche, mais dans une moindre mesure.
Martine Aubry doit maintenant accélérer la refonte du Parti Socialiste, qui doit devenir un parti social-écologiste.

- Le Modem, qui aurait pu bénéficier de l'effondrement du PS, a raté les élections européennes, et cela à cause de la mauvaise stratégie de F. Bayrou.

- Le FN se rétracte de plus en plus...

2- Sur Hénin-Beaumont

- Le score du FN (28%) confirme la stabilisation de son score des municipales, d'autant plus que son électorat était fortement mobilisé. Sa marge de manoeuvre pour les 28 juin et 5 juillet est faible (3 ou 4 points?)

- Hénin-Beaumont est une terre de gauche, en grande partie socialiste. Un PS à 16% est catastophique: beaucoup d'électeurs de gauche se sont retournés vers les écologistes, le Front de gauche (avec le PC), le NPA. Et, apparemment, pas vers le FN.

- L'UMP est à 10%: score habituel...

3- Quelles leçons pour les municipales?

- le FN ne peut pas gagner les municipales prochaines, si il n'y a pas de triangulaire de second tour;

- à défaut d'accord au 1er tour (l'AR l'a refusé, MNL lâche ses amis, Darchicourt semble vouloir faire cavalier seul...), espèrons que les ego s'effaceront au 2ème tour, au bénéfice da la liste arrivant derrière le FN

- quant à nous (nom de la liste: Agir), nous avons décidé de ne pas nous associer aux amis de G.Dalongeville. De même, nous ferons le nécessaire pour éviter une victoire du FN.


-

Lettre ouverte à Marie-Noëlle Lienemann

Chère Marie-Noëlle,
Au nom des relations cordiales que nous avons toujours entretenues, et de l'estime que j'ai pour ta défense de certaines valeurs que nous avons en commun, je me dois de t'écrire, en toute franchise, ce que je pense de ta démarche.
Cette lettre est publique parce que je n'ai rien à cacher et je pense qu'il en est de même pour toi.
Je ne comprends pas sur quelle légitimité démocratique tu te bases pour te déclarer représentante du PS et de la gauche, en général?
Quelle est ta légitimité puisque tu n'as même pas été désignée par le Parti Socialiste?
Quelle est ta légitimité pour représenter ce que tu appelles "le parti le plus important d'Hénin"?
La pseudo-section que tu avais laissée s'installer à HB, sans la dénoncer, a été dissoute. Tu n'as même pas pu, en 2 mois, reconstruire de nouvelle section! Combien de militants cartés à HB?
Quelle est ta légitimité de représenter la gauche alors que tu fais partie, tu en as même été l'inistigatrice, de cette union de la gauche qui a soutenu et favorisé l'élection de Dalongeville. Tu as, pendant un an, cautionné le Maire: pas un seul mot sur les rapports de la Chambre Régionale des Comptes, qui se succédaient, plus dénonciateurs les uns que les autres et dont tu avais eu un avant-goût par ceux qui étaient déjà parus avant les élections. Ce silence, je l'ai dénoncé pendant un an, et t'ai rappelé, incessamment, que tu avais promis de cadrer Dalongeville.
Quelle est ta légitimité pour ne pas avoir dénoncé la gestion de celui qui menait votre équipe? Tu as dénoncé Jospin, tu as vilipendé S.Royal, tu as "résisté à Mitterand", et tu as laissé faire Dalongeville!
Ton auto-désignation, au mépris de toute pratique démocratique, avec un bilan comme celui que je viens de te rappeler, a de quoi laisser pantois!
Peut-être, si tu avais été présente à Hénin-Beaumont, aurais-tu pu dénoncer publiquement ce qui se passait, mais, à part quelques manifestations médiatiques, et quelques apparitions en Conseil Municipal (tu n'es même pas venue défendre P.Ferrari le jour où GD lui a retiré sa délégation!), tu as laissé faire.
Cette "non-assistance à ville en danger", cette complicité passive (dans tous les sens de cette adjectif), ce renoncement à tes responsabiltés, ne te donnent aucune légitimité pour devenir maire d'HB.
Je dirai même plus: ta candidature est un non-sens! Elle ne peut que réjouir notre ennemi commun: le FN

samedi 6 juin 2009

Elections européennes, demain



L'article suivant, paru, dans le Monde, reflète bien la contradiction entre les pouvoirs grandissants du Parlement européen et l'éloignement des citoyens

Le Parlement européen, entre influence et indifférence
LE MONDE | 03.06.09

'est un curieux paradoxe que les élections européennes devraient à nouveau mettre en évidence : plus le Parlement européen gagne en influence, plus l'indifférence des électeurs grandit à son égard. Le scrutin, septième du genre depuis la première élection au suffrage universel des eurodéputés en 1979, ne devrait pas échapper à la règle. Du 4 au 7 juin, 736 sièges sont à pourvoir dans les Vingt-Sept Etats de l'Union. En pleine crise économique, les quelque 375 millions d'électeurs s'apprêtent à bouder massivement les urnes. Le taux d'abstention risque de battre de nouveaux records, après avoir atteint plus de 54 % en juin 2004.

Le Parlement sortant n'a pourtant pas démérité, en dépit de l'inégale assiduité de ses membres. Tandis que la réforme des institutions patine depuis le double non à la Constitution en France et aux Pays-Bas en 2005, l'Hémicycle a même permis à l'Europe élargie de surmonter en partie la panne. Face à un Conseil plus divisé que jamais, face à une Commission pour le moins hésitante, c'est dans cette enceinte que des compromis ont été dégagés sur des législations pourtant controversées : la directive sur la libéralisation des services proposée par l'ex-commissaire au marché intérieur Frits Bolkestein ; le règlement Reach sur les produits chimiques ; l'ouverture à la concurrence des postes, de l'énergie et du transport ferroviaire. Les élus ont même été en mesure de rejeter certaines initiatives portées par la Commission et par le Conseil, comme la directive sur le temps de travail, qui maintenait la dérogation au plafond des 48 heures hebdomadaires défendu par le Royaume-Uni et ses alliés, ou un projet de libéralisation des services portuaires.

L'agenda de la prochaine assemblée ne devrait pas être moins chargé. A peine élus, les eurodéputés vont devoir approuver, ou pas, le président de la prochaine Commission. La reconduction de José Manuel Barroso est en bonne voie, à moins d'une énorme surprise électorale, qui verrait la défaite - très peu probable - des conservateurs du Parti populaire européen (PPE). Le groupe, qui compte l'UMP dans ses rangs, devrait rester la principale force du Parlement, en dépit de la défection annoncée, après le scrutin, des Tories britanniques. L'autre formation pivot de l'Hémicycle, le Parti socialiste européen (PSE), a certes été incapable, à ce stade, de désigner un candidat alternatif, en raison du soutien que des gouvernements de gauche, dont ceux du Britannique Gordon Brown et de l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, apportent au président sortant de la Commission. Mais il est possible qu'une partie des nouveaux élus de gauche, qui rêvent sans trop y croire d'une autre majorité avec les libéraux et les écologistes, cherchent à compliquer la reconduction de M. Barroso.

Surtout, le Parlement européen devrait gagner de nouvelles prérogatives si le traité de Lisbonne entre en vigueur, au mieux au début de 2010. Au nom des "citoyens européens", il détiendra alors, à quasi-égalité avec le Conseil, l'autorité législative et budgétaire. Cette montée en puissance, continue depuis 1979, devrait profiter de l'extension parallèle du champ des décisions à la majorité qualifiée entre les Etats membres. Les eurodéputés élus le 7 juin seront dès lors incontournables pour réformer la politique agricole commune ou encadrer l'immigration légale et illégale. Une façon de conforter le contrôle démocratique d'une construction européenne souvent brocardée pour son opacité.

Il n'empêche : le ressort semble être cassé entre les électeurs et leurs eurodéputés. Ces derniers demeurent, sauf exception, d'illustres inconnus dans leurs circonscriptions, désignés moins pour leurs faits d'armes européens qu'en raison de calculs politiques nationaux. Après être parvenu à séduire les eurodéputés pendant sa présidence de l'Union, au second semestre 2008, Nicolas Sarkozy lui-même a cédé à la tentation intérieure en plaçant Rachida Dati en seconde position en Ile-de-France pour mieux l'écarter du ministère de la justice. L'influence relative des pays au sein de l'Hémicycle est pourtant liée à la qualité, à l'engagement et à la cohésion des bataillons d'élus envoyés à Bruxelles et à Strasbourg. L'Allemagne et le Royaume-Uni ont su utiliser ce levier pour peser sur les décisions parlementaires, alors que la France a longtemps négligé l'Hémicycle européen. Pendant la législature qui s'achève, les socialistes français, pourtant les plus nombreux numériquement dans leur groupe, ont été incapables de peser de tout leur poids en raison des divisions internes suscitées, entre autres, par le débat sur la Constitution. Les élus du MoDem ont vu leur entregent se réduire chez les libéraux-démocrates quand une partie de leur délégation a rejoint l'UMP et le PPE.

La crise a dominé la campagne, en France comme ailleurs. Ou plutôt les campagnes, tant il est vrai que les débats électoraux restent des plus fragmentés dans l'Europe des Vingt-Sept. Le Royaume-Uni est obsédé par le scandale des notes de frais de ses parlementaires, qui affaiblit chaque jour le gouvernement de Gordon Brown. En Italie, Silvio Berlusconi escompte un plébiscite, mais il doit se défendre des accusations de son épouse, laquelle réclame le divorce en lui reprochant de fréquenter des mineures. L'Allemagne a déjà en tête les élections législatives de septembre, où s'affronteront Angela Merkel et son ministre des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. En France, l'UMP fait la course en tête, tandis que le PS est sous pression du MoDem et souffre de l'éclatement de la gauche. La campagne tricolore est loin d'avoir atteint l'intensité de celle qui avait conduit au rejet de la Constitution, au printemps 2005. A l'échelle du continent, cette indifférence relative pourrait cacher une autre déconvenue pour le Parlement européen : la progression des formations d'extrême droite et d'extrême gauche, les plus opposées à sa raison d'être.


Philippe Ricard
Article paru dans l'édition du 04.06.09

vendredi 5 juin 2009

Pêle-mêle

1- Au moment où j'écris, il semble donc que nous nous dirigions vers une municipale à 4 listes:

- celle conduite par MNL, réunissant gauche (PS, PC, MRC, PRG) et droite (Modem).
- le FN
- l'Alliance Républicaine
- celle regroupant mes amis et moi-même

Je ne crois pas, pour différentes raisons, à la présence d'autres listes, malgré les effets d'annonce.

2- Il est vrai que j'aurais préféré faire une liste commune avec l'AR, mais ce n'est pas à 5 jours du dépôt des candidatures que cela s'improvise.
Le fait que nous soyons la seule liste à n'avoir jamais été mouillée avec Dalongeville (je mets à part le FN...) est un avantage certain. Nous allons essayer de démontrer notre dynamisme, pour changer du conservatisme ambiant.
Nous avons décidé de faire une campagne sur les projets et non contre les personnes. Nous n'avons pas l'intention de faire de l'antidalongevillisme (ne souriez pas: certains sont tellement habitués à cela qu'ils continueront malgré l'absence de l'ex-Maire!), ni de l'antiFN (tout le monde connaît mon opinion sur ce parti).

3- Je soulignais hier combien les résultats des européennes pourraient avoir une influence sur les résultats des municipales à HB. Non seulement, les scores du FN, du PS et du Modem, voire du Front de Gauche (dont fait partie le PC), à HB, seront à regarder de près, mais un débat comme hier soir, sur FR2, dans "A vous de juger", réunissant les principaux leaders des partis, a du influencer certains électeurs : du "pétage de plombs" de Bayrou (pourtant habituellement plein de sang-froid), à la maîtrise de Besancenot, en passant par la vivacité et l'humour de Cohn-Bendit, l'attitude négative de M.Le Pen, l'effacement étonnant (et son départ, avant la fin, pour le meeting de Lille, je suppose, le débat ayant été enregistré) de Martine Aubry, un JL Mélanchon, beaucoup moins brillant qu'à l'accoutumée et un de Villiers égal à lui-même (c'est à dire peu sympathique et pas très convaincant). Quant à Xavier Bertrand, seul contre tous, son flegme habituel ne lui a pas suffit.

En tous les cas, comme le soulignait l'animatrice, l'objectif de l'émission étant de lutter contre l'abstention, il n'est pas sûr qu'il fût atteint: les interventions des uns et des autres se superposaient, les débats en privé se multipliaient, le tout faisant penser à un chahut de classe dans un établissement scolaire, et provoquaient des séquences inaudibles... Quelle cacophonie avec, de plus, une présentatrice dépassée! Félicitations au seul qui ait su rester calme et à l'écoute des autres: O.Besancenot (notamment en remettant une M.Le Pen, hystérique, à sa place, et, ce, de manière très correcte, mais cela valait également leçon pour les autres).

jeudi 4 juin 2009

Revue de presse



20 minutes Lille 2/6/09


Les tractations après la révocation. A Hénin-Beaumont,

les discussions vont bon train pour préparer la succession de Gérard Dalongeville, démis de ses fonctions mercredi dernier en Conseil des ministres. En première ligne figure son ancienne première adjointe, Marie-Noëlle Lienemann (PS). L'intéressée, qui a pris ses distances avec le maire une semaine avant son arrestation, ne fait pas mystère de ses ambitions. D'autant que le temps presse : le sous-préfet d'arrondissement pourrait convoquer les électeurs aux urnes les 28 juin et 5 juillet.

Alors samedi, Marie-Noëlle Lienemann a réuni autour d'elle un aréopage PS, MJS, PCF et MRG, qui préfigure une future liste de candidats. Avec deux nouveautés : la présence de représentants des Verts et du MoDem, partis en 2008 sous la bannière Alliance républicaine. La tête de liste de l'Alliance, Daniel Duquenne, compte d'ailleurs consulter ses 120 sympathisants jeudi sur l'opportunité de se joindre à la liste Lienemann. Un bel ensemble que ne rejoindra pas l'ancien vice-président du conseil régional, Alain Alpern, qui a fustigé hier dans un communiqué la « tromperie » du rassemblement opéré autour de Marie-Noëlle Lienemann, à qui il reproche son soutien longtemps affiché à Gérard Dalongeville. « C'est dommage, il est plus temps de rassembler que de diviser », commente Pierre Ferrari, du MJS.

O. A.



La Voix du Nord. 3/6/09


Les opérateurs téléphoniques n'ont qu'à se frotter les mains. Depuis que la voie qui mène aux urnes a été dégagée par le préfet, les téléphones chauffent à blanc et les intentions « d'y aller » se multiplient loin, bien loin, d'un front unitaire à gauche dès le premier tour.

S'ils ont été les derniers à démissionner de la liste « Alliance républicaine », les Verts ont été en revanche, hier, les premiers à lancer l'offensive estivale du 28 juin. C'est officiel, Régine Calzia et ses amis sont en train de boucler une liste autonome (lire par ailleurs en rubrique Autant vous le dire). Eux qui avaient refusé en 2008 toute compromission avec Gérard Dalongeville restent sur la même exigence, mais désormais envers ceux qui, plus d'un an durant, ont fait partie de l'équipe municipale. Cohérence, cohérence... Dans le même temps, il en est un qui avait raté le train de 2008 mais qui, cette fois-ci, ne compte pas rester à nouveau sur le quai. Alain Alpern agitant depuis plusieurs mois la blogosphère avec ses analyses et billets décapants, endosse le costume de guérillero. Et, loin de certains consensus mous, le conseiller régional socialiste tient à prendre nettement ses distances avec Marie-Noëlle Lienemann et ses proches : « J'observe qu'elle entend diriger la manoeuvre toute seule, faisant oublier qu'elle fut une alliée de Gérard Dalongeville. Alors quand je vois ces gens-là tenter de se refaire une virginité... Entre le FN et ceux qui ont collaboré avec le maire, il y a un boulevard, celui que je vais emprunter ! Et là je vous assure qu'il y a des intelligences à fédérer... » Une campagne pour laquelle l'étiquette PS pourrait, pour M. Alpern, s'avérer être plus un handicap qu'une chance. « C'est vrai que je ne vais pas la mettre en avant... », concède-t-il. Reste désormais à savoir si Alain Alpern choisira (si les 35 noms et la parité sont finalement au rendez-vous) de partir seul ou s'il rejoindre l'une des listes excluant ceux qu'il appelle sans vergogne « les collaborateurs de Dalongeville »... « L'important n'est pas que je porte un étendard mais de viser à l'intérêt des Héninois sachant que l'on aura quatre ans pour ensuite rétablir la situation... » Ceux qui devraient se décider d'ici la fin de la semaine, ce sont les amis de Daniel Duquenne (Alliance républicaine) qui passeront sans doute par un vote interne pour avaliser une décision que l'on n'imagine pas différente de celle qui fut prise en 2008, soit partir seuls. Autre interrogation concernant le MODEM dont on ne sait aujourd'hui quelle voix les condisciples de Christine Coget choisiront (les chiffres nationaux de dimanche pourraient servir de révélateur).

À gauche, face à la liste Lienemann actuellement en cours de tractations (mais la députée européenne en sera-t-elle finalement la tête de liste ?), reste à savoir si celle qu'aimeraient mener d'actuels élus majoritaires (Mme Genty, M. Gonzalez ou M. Legrand en seraient) est réellement viable. Et si l'extrême gauche (très discrète), l'UMP et DLR, pris par le temps et un trop faible noyau militant, pourront être au rendez-vous avant le 11. Foutu sablier



PASCAL WALLART


Pêle-mêle

1- Nous avons donc décidé avec mes amis de présenter une liste autonome (présentation samedi ou lundi) , pour les raisons suivantes:

- l'offre de candidatures aujourd'hui est trop ambiguë: pour être crédible, il faut des personnes qui n'ont jamais trempé dans le système Dalongeville, que ce soit avant 2008 ou après 2008. Ce n'est pas après coup que l'on peut se déclarer avoir toujours été résistant, alors qu'on a accompagné Dalongeville en mars 2008, malgré toutes les craintes que l'on avait déjà sur l'ex-maire, alors sortant. De même, les résistants de la dernière heure ne peuvent être , non plus, crédibles. Quand à ceux qui se réclament, aujourd'hui, de leur innocence trompée (voir les 3 adjoints démissionnaires ces jours-ci), je n'ai pas pour habitude de tirer sur des ambulances...

- il faut des personnes compétentes pour former un groupe qui devra gérer, collectivement, la ville et non pas un maire tout-puissant comptant sur des colistiers béni oui-oui.

- face au FN qui va tenter sa survie nationale à Hénin, et un collectif de gauche (dont la plupart étaient des colistiers passifs de GD, dans le meilleur des cas, mais, de toute façon, consentants) et de droite, seule l'Alliance Républicaine pourrait constituer une alternative, bien qu'en 2008, ses résultats ne soient pas apparus convaincants. J'ajoute que je suis un peu inquiet sur la non-réaction de l'AR aux attaques dont elle est l'objet sur une collaboration avec le FN: convaincu que ce n'est pas vrai, je suis d'autant plus mortifié qu'elle ne réagisse pas aux accusations mensongères. En toute humilité, je pense que nous pouvons apporter le changement et l'espoir à HB. Bien qu'il soit un peu trop tard maintenant, je ne suis pas fermé à un accord avec l'AR, nos qualités respectives étant complémentaires, et nos objectifs très proches. Il faut reconnaître qu'un accord aurait pu nous donner toutes les chances d'être avant MNL...Séparés, cela sera un peu plus compliqué...

2- Pour les un peu plus de 4 ans qui restent de ce mandat, les objectifs sont simples (bien que pas faciles à atteindre!):

- effacer le déficit, supérieur aux 12,7 millions annoncés;
- ramener les taux de fiscalité à ceux qui prévalaient avant septembre 2008: effacer donc en 4 ans les 10% d'augmentation de 2008 et le relèvement de 2009 que le Préfet juge inéluctable (15%?). Il va de soi que les indemnités des élus suivront la courbe inverse: une diminution de celles-ci égale à l'augmentation des impôts depuis 2008 (au moins 25%?) et une augmentation progressive égale à la diminution de nos impôts;
- prendre toutes les mesures pour éviter l'exposition de notre endettement aux taux dangereux des emprunts pris inconsidérément par l'équipe Dalongeville (qui ont été approuvés par la majorité municipale, expressément ou tacitement);
- dégager un volant d'autofinancement suffisant pour entamer le changement , notamment celui des grands chantiers en perspective, et pour lesquels, jusqu'à présent rien n'a été fait (tramway, rénovation urbaine, Sainte-Henriette...) sans parler de la réfection urgente de la voirie!

Nous aurons l'occasion dans les prochains jours de détailler tout cela, c'est promis, car rien de démagogique dans ces propositions, mais beaucoup de réalisme!

Bref 4 ans pour reprendre espoir!

3- Les Européennes de dimanche nous situeront bien où en sont le FN, le PS et le Modem sur Hénin; les résultats montreront ce que pèsent ces partis sur HB. Je me risque à un pronostic: 20 à 25 pour le FN, 14 à 18 pour le PS; Modem: 6 à 9 % (comme Europe-Ecologie); à part pour le FN, ces résultats seront inférieurs à ceux obtenus par ces partis dans la circonscription Nord/Picardie/Normandie;

4- Vous connaissez mon opinion sur GD. Aussi suis-je très à l'aise pour me poser la question de savoir pourquoi il est encore en détention provisoire. Les droits de l'Homme sont indivisibles, la présomption d'innocence est valable pour tout le monde...Même si on comprend qu'il y a eu détention provisoire pour éviter les manœuvres et les pressions ou pour arracher un maximum d'informations, qu'est-ce qui justifie qu'elle se prolonge? La carrière politique de Dalongeville est à jamais terminée; il sera jugé et paiera pour tout ce qu'il a fait...S'il y a une raison qui nous échappe, j'espère que la Procureure nous la fera connaître...

5- Une drôle de rumeur court sur HB; le PS aurait organisé le système suivant:

- MNL maire d'HB.
- A. Facon redevient Président de la CAHC avec l'appui des délégués héninois.
- Il y a des sénatoriales en septembre et A.Facon s'y présenterait.
- A.Facon devrait donc démissionner de son siège de député et une élection partielle aurait alors lieu.
- Le PS désigne alors, comme candidate, MNL.

Le PS serait-il aussi machiavélique?

- En tous les cas c'est une situation qui ne devrait pas plaire à Philippe Kemmel, Maire de Carvin, ville qui va réintégrer la 14ème circonscription (la 11ème étant dépecée), car il ne m'étonnerait pas que P. Kemmel lorgne sur le siège de député.

- De même pour JP Corbisez: non seulement il serait dépouillé de la Présidence de la CAHC, mais s'il a des velléités, le suppléant actuel du député Facon devrait s'imposer contre l'appareil du parti.

Que penser de cette rumeur? Elle a certainement dû traverser l'esprit de certains, mais les dommages que cela pourrait causer à 2 militants fidèles seraient graves.

Quoique: il y a des Régionales en mars 2010 et une Vice-Présidence n'est pas chose à négliger...

lundi 1 juin 2009

Communiqué de presse

J'ai toujours privilégié la fidélité à des valeurs plutôt que le pouvoir et ses honneurs.

C'est pour cela, par exemple, que j'ai décliné, en 2008, les sollicitations de G.Dalongeville: j'ai expliqué alors que ses valeurs n'étaient pas les miennes.

Aujourd'hui, je considère que le rassemblement initié par MN Lienemann est une nouvelle tromperie faite aux citoyens d'Hénin-Beaumont.

En effet, dire aux Héninois que l'on a fait de la résistance à l'ancien maire n'est pas conforme à la vérité: alors qu'on a voté des budgets non sincères, alors qu' on a méprisé et pas tenu compte des avis de mise en garde de la Chambre Régionale des Comptes, alors qu'on a fait semblant d'ignorer des affaires connues depuis longtemps et valant aujourd'hui plusieurs mises en examen, dont celle du Maire, alors qu'on a fait des déclarations enflammées de soutien à Gérard Dalongeville!

Comment faire table rase d'un passé récent de complicité passive? Comment parler aux Héninois la tête haute?

C'est refaire l'histoire à son profit voire même faire du négationnisme historique!

J'aurais apprécié le courage politique de ceux qui auraient dit, depuis 2 mois: je me suis trompé; j'aurais du démissionner pour marquer mon désaccord; j'aurais du déclarer publiquement que je n'approuvais pas telle ou telle décision.
Personne n'a eu ce courage!

En ce qui me concerne j'ai une autre idée de la politique!

Et c'est cette idée que je défendrai pendant la campagne qui s'annonce...

MN Lienemann va se consacrer à Hénin-Beaumont

Voici un extrait de l'article consacré à MNL dans l'Avenir de l'Artois du 27/5 dernier. Cette déclaration nous avait échappé...L'article est consultable sur http://www.lavenirdelartois.fr/actualite/Pas-de-Calais/article_1050418.shtml



Après quatre années de travail en tant que députée européenne de la circonscription nord-nord ouest, Marie-Noëlle Lienemann a décidé de ne pas se représenter pour se consacrer à sa ville
(...)


Le regard vers l'avenir vaut mieux que les regrets. "J'achève mon mandat de députée au Parlement Européen avec le sentiment d'avoir sérieusement travaillé pour faire avancer la construction européenne, une certaine idée de l'Europe. J'ai décidé de ne pas me représenter. Je vais maintenant m'impliquer à temps plein à Hénin-Beaumont », déclare Marie-Noëlle Lienemann. Elle voit dans la nouvelle étape qui vient d'être franchie avec la suspension du maire Gérard Dallongeville, la confirmation du bien-fondé de ses prises de position, à savoir, l'opposition aux pratiques inacceptables du premier magistrat, comme le refus de voter le compte administratif 2008 et le budget 2009 qu'il a présenté. Avec son collègue Pierre Ferrari, elle a décidé d'agir et notamment de permettre l'organisation de nouvelles élections municipales pour assurer un nouveau départ à cette ville.

Mais la députée européenne n'oublie pas ses convictions, son combat engagé depuis quatre ans. « Je prépare la création d'un club européen, à gauche, avec ces collègues qui sont parfois devenus des amis et avec lesquels nous avons échangé avec passion nos convictions, pour faire avancer l'Europe, inventer l'avenir, un avenir de paix, de progrès partagé et pour changer ce monde qui en a tant besoin.... Le combat continue ! »

dimanche 31 mai 2009

Clarté

Les choses sont maintenant très claires:

- d'un côté, le FN sur lequel je ne ferai aucun commentaire, tout le monde connaissant mon opinion sur ses idées incompatibles avec les valeurs républicaines.

- de l'autre un rassemblement gauche/droite de ceux qui ont collaboré avec G. Dalongeville. Non seulement ils n'ont rien dit devant les dérives de l'ex-Maire, mais ils l'ont approuvé totalement (voir le vote notamment des faux budgets primitifs 2008) ou partiellement (en ne votant pas contre le CA 2008 et le budget 2009). Collaboration, complicité, les Héninois ne sont pas dupes. Ils ne méritent pas que l'on se moque ainsi d'eux...

- au milieu, tous ceux qui en ont assez d'être manipulés et tous ceux qui ont refusé toutes les compromissions avec le Maire révoqué.

Le choix est clair: faisons confiance aux Héninois pour l'exprimer clairement afin de sortir de l'enfer de ces dix dernières années!

jeudi 28 mai 2009

Evidences

Quelques évidences, certes, mais bonnes à rappeler:

- les prochaines élections sont la dernière chance pour sauver la ville. Si nous nous trompons, je n'ose imaginer ce qu'il arrivera...

- il n'y aura pas de sauveur, mais un collectif de personnes compétentes et honnêtes;

- il est impensable que des membres de l'équipe Dalongeville puissent penser à se représenter, devant des électeurs qu'ils ont trompés. Que des dalongevilliens (nous les appellerons ainsi, dorénavant, pour qu'ils soient reconnaissables) multiplient les déclarations de candidatures, confirme l'adage: "le ridicule ne tue pas"!

- je suis confiant qu'au second tour, les républicains de tous bords se réuniront...sans les dalongevilliens;

- le parti socialiste a l'air de rejouer la carte "MNL": si c'était le cas, quelle signification accorder à ce suicide? Inconscience? Politique du pire? Les résultats des Européennes devraient être catastrophiques pour le PS (j'en suis d'ailleurs contrit), et notamment à HB. Conjuguer cela avec l'image de MNL sur la ville, on ne peut qu'être atterré par la stratégie menée. Imaginer un instant pouvoir rassembler large dénote une inexplicable mauvaise analyse de la situation locale...

- une liste regroupant ceux qui n'ont pas trempé dans la période sombre que nous venons de traverser, ne devrait pas avoir trop de difficultés à s'imposer face à l'émiettement des candidatures annoncées.C'est ce à quoi je m'attèle depuis quelque temps!

mercredi 27 mai 2009

Coupables et responsables!

Le conseil des Ministres a donc révoqué le Maire d'Hénin-Beaumont, ce jour. La Préfecture semble vouloir aller vite et envisagerait des élections avant la mi-juillet. Or le 12 juillet, un dimanche, verra une partie des Français partir en vacances, profitant du 14 juillet.
Il paraît insensé de fixer les élections en cette période estivale! Espérons que l'on trouvera le moyen de repousser la date des élections à la mi-septembre: les Héninois méritent le respect et la considération des pouvoirs publics. La jurisprudence du Conseil d'Etat parle de "brefs délais" en cas de démission ou de révocation: mais c'est une notion relative qui est extensible à septembre!

Respecter nos concitoyens, c'est également ne pas reprendre les mêmes et recommencer! Comment imaginer un instant que les Héninois vont voter à nouveau pour ceux qui ont été les complices de Dalongeville! On ne peut pas se moquer ainsi des citoyens.
En ce qui me concerne, je ne me placerai pas du côté de ceux qui ont fosssoyé cette ville et l'ont ruiné! Ils sont aussi bien coupables que responsables!

Les Héninois, je le répète, méritent une équipe nouvelle qui n'a pas trempé dans la collaboration.

C'est vers cet objectif que je m'engagerai!

mardi 26 mai 2009

Communiqué de presse

La démission de 41 personnes (élus en place et suivants de liste) permettra de remettre les pendules à l’heure, en provoquant de nouvelles élections municipales.

On ne peut que s’en réjouir, parce que les citoyens d’Hénin-Beaumont ont été trompés en mars 2008 et ont élu une équipe qui, pendant un an, a cautionné les dérives du maire, Gérard Dalongeville.

Malgré les avertissements nombreux lancés avant et après les élections, la majorité a laissé faire, complice, impuissante ou irresponsable : chacun jugera…

Nul doute que les Héninois et les Beaumontois sauront reconnaître celles et ceux dignes de leur confiance.

AA
26/5/09

Précisions

Quelques précisions sur la situation à HB:

Dès la révocation du Maire, en Conseil des Ministres demain, le Préfet constatera l'impossibilité pour le Conseil Municipal de se réunir au complet, puisqu'il manquera 2 à 5 conseillers suivant que la démission des 3 Verts, prévue pour aujourd'hui, est entérinée ou pas...Qu'importe puisque, de toutes les façons, il n'y aura plus que 33 conseillers municipaux sur 35!

Le Préfet a un délai de 3 mois maximum pour organiser des élections. On voit mal le représentant de l'Etat bouleverser l'organisation de la mairie, avant le 7 juin (date des élections européennes).
Comme on ne voit pas comment on pourrait organiser des élections municipales en juillet/août, le Préfet, qui devrait désigner la commission spéciale (composée généralement de personnalités ayant travaillé dans les finances ou dans le domaine administratif: par exemple, un percepteur en retraite, ou un cadre bancaire), le fera en fonction d'une date d'élection qui permettrait un délai suffisant pour faire campagne: le 14 ou le 21 septembre semble idéal pour un premier tour...

C'est fait!



De nouvelles élections municipales auront donc lieu à Hénin-Beaumont, probablement en septembre.

En effet, au dernier comptage, le conseil municipal ne comprendrait plus que 30 élus au lieu des 35 nécessaires pour élire un nouveau maire, après la révocation de G. Dalongeville, en Conseil des Ministres, ce mercredi.

En effet, 10 membres de la liste majoritaire ont démissionné ce jour: ce qui empêchera d'atteindre le nombre de 27 élus, correspondant au résultat des élections de 2008; il n'en restera que 25!

31 membres de l'Alliance Républicaine (dont quelques Modem, qui depuis les élections se sont séparés de l'AR) ont fait de même (en outre, 3 Verts le feront demain, mais à vérifier qu'ils sont encore dans les délais).

Le Conseil Municipal ne resterait donc plus composé que des derniers Dalongevilliens et du FN...

De nouvelles élections seront donc organisées et, en attendant, le Préfet devrait désigner une délégation provisoire de 3 personnes qu'il choisira. Cette Délégation expédiera les affaires courantes et préparera l'organisation du scrutin municipal.