jeudi 10 juillet 2014

Seconde phase du mandat présidentiel


Il est rare dans la presse française de lire un satisfecit (même modéré) sur la politique menée par François Hollande. C'est pourtant ce que représente l'éditorial du Monde daté de ce jour.
Je laisse à d'autres (et, notamment à ceux qui ne manqueront pas de critiquer ce point de vue) le soin de commenter en faisant référence à la nouvelle direction du quotidien dit de référence. Je me contenterai de 4 remarques :
- F. Hollande a rompu avec son traditionnel positionnement de recherche du consensus. C'était sa marque de fabrique en tant que 1er Secrétaire du PS, cela ne pouvait plus l'être en tant que Président de la République. Il aura mis du temps avant de s'en rendre compte. 
- Dommage qu'il n'ait pas pris de décision énergique dans les cas où il a, finalement, fait marche arrière... Je regrette, personnellement, sa dérobade lors de l'épisode des "Bonnets Rouges", en abandonnant l'éco-taxe et sa valeur d'exemplarité. Cette retraite en rase-campagne va coûter beaucoup d'argent (notamment des dédommagements) et des projets créateurs d'emplois, sans parler de la déception de tous ceux qui avaient décidé cette réglementation écologique, lors du Grenelle de l'environnement... 
- Malgré les difficultés prévisibles, et notamment la résistance des élus arc-boutés sur leurs privilèges, F. Hollande fait bien de vouloir la réforme territoriale. Cumul des mandats, illisibilité et inefficacité des différentes couches de collectivités, indécence de roitelets et sous-roitelets de la République... la liste est longue des récriminations et des litanies tant reprochées par les citoyens, pour ne pas profiter illico d'une remise à plat de notre démocratie. Même si cette réforme accouche au forceps, elle marquera le mandat Hollande...
- Je ne sais de quoi seront faites les 3 prochaines années, mais il sera probablement difficile d'effacer les échecs, notamment économiques, de F. Hollande. Il parait improbable qu'il puisse être réélu en 2017... Mais devant la débandade à droite, peut-être a-t-il une carte à jouer, non pour lui-même, mais pour son camp, tellement déçu jusqu'à présent. On pense, évidemment, à son premier ministre, Manuel Valls... Nous y reviendrons en son temps...


 daté du 10 juillet 2014

Le président divise son camp mais impose ses réformes


Emporté par son dépit et sa colère, Jean-Luc Mélenchon a porté, mardi 8 juillet, un juste diagnostic : " Si les 46 députés PS et EELV qui se sont abstenus sur le budget de la Sécuritésociale avaient voté contre, a observé le coprésident du Parti de gauche, le pacte de responsabilité, projet scélérat de François Hollande, aurait été repoussé. Tels sont les couteaux sans lame. "
Six mois après en avoir détaillé le contenu, devant la presse, le 14 janvier, François Hollande vient ainsi de faire adopter des économies sur les dépenses publiques et son pacte de responsabilité, fondé sur des baisses de charges pour les entreprises, avec, en contrepartie, des engagements pour l'emploi.
Malgré une légère remontée dans les sondages, le président est toujours au sommet de l'impopularité. La défiance est telle qu'elle atteint le noyau dur de son électorat. Sa majorité est aussi relative que fragile. A l'Assemblée nationale, aucun " frondeur " socialiste n'a voté contre le projet de loi de finances rectificative (PLFR), et ils n'étaient plus que 33, au lieu de 41 au départ, à s'abstenir sur celui de la Sécurité sociale. Mais ils sont encore 33…
Au Sénat, où le Parti communiste a pris l'habitude de voter avec la droite, ce qui a conduit, mardi, au rejet – sans conséquences –, du PLFR, la gauche n'a plus de majorité. Il n'empêche : avec l'aide d'un premier ministre plutôt efficace, M. Hollande avance, et, in fine, il fait adopter ses réformes.
C'est au moment où la trajectoire des allégements de cotisations et d'impôts, prévue par le pacte de responsabilité jusqu'en 2017, était fixée que la troisième conférence sociale du quinquennat de M. Hollande s'achevait. En la boycottant partiellement, la CGT et FO, qui campent dans l'opposition, espéraient paralyser cet exercice de dialogue social. Il n'en a rien été. Loin d'être l'échec annoncé, la conférence sociale – " un accélérateur du dialogue social", selon Manuel Valls – a donné du grain à moudre aux acteurs sociaux prêts à négocier et à rechercher des compromis.
Les absents ont fait l'erreur de croire que, sans eux, le train des réformes, auxquelles ils sont opposés, resterait bloqué en gare. Les syndicats réformistes – CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA – ont marqué des points, et le patronat, qui avait agité (avec succès) la menace du boycott, affiche sa satisfaction. M. Valls a toutefois saisi l'occasion de lui rappeler que " la mobilisation dans les branches n'est pas encore à la hauteur ". Et qu'" il faut accélérer ! ".
Sans être aussi audacieux (ou libéral) que l'avait été Gerhard Schröder en Allemagne, François Hollande réussit à imposer peu à peu son réformisme. Mais il a trop tardé, et ce succès a un coût. Les dommages collatéraux – politiques, avec des " frondeurs " qui ne désarmeront pas, syndicaux, avec une CFDT ébranlée dans sa relation de confiance avec le pouvoir – seront durables. Et, surtout, les réformes courageuses, comme le pacte de responsabilité, risquent de mettre plusieurs années avant de donner des fruits. Pour obtenir des résultats, en premier lieu sur la réduction d'un chômage qui ne cesse de s'envoler, M. Hollande ne peut compter que sur une reprise de la croissance. Or celle-ci est désespérément aux abonnés absents.

14 commentaires:

  1. david noel ne cesse son travail de sape de l'intérieur .il vomit quotidiennement sur son site,sur ses complices du P.S.au gouvernement.mais lors des prochaines élections,il ira se coucher dans les écuries d'augias socialistes,pour une piètre gamelle aléatoire.jouer au cheval de troie n'est pas à la portée de tout le monde.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et la Belle Hélène ? c'est qui ?

      Supprimer
  2. " écuries d'augias " ( roi d'élide ) :
    dans la mythologie grecque , 5 é des 12 travaux d'héraclès.
    N.D. se prendrait il pour un dieu grec ?.c'est possible ,il a un ego tellement surdimensionné.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. ben c est la souris Verte qui courrait a P ARIS et des fois a henin

      Supprimer
  3. 14:25, 14:36 et 14:37 seraient-elles une seule et même personne ? C'est possible, vu la médiocrité du propos.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Raté, 16:00 ! visiblement vous êtes, vous, nettement au-dessus des médiocres!
      un élu de Dieu, peut être ?

      Supprimer
    2. Non, socialo-communiste, comme un vassal qui se doit.

      Supprimer
  4. La situation de l'emploi sur le bassin d'emploi de Lens devient alarmante : Un taux de chômage très élevé (un des plus haut de France), un chômage de longue durée qui progresse sans cesse, des seniors qui décrochent durablement du marché de l'emploi, des jeunes, même diplômés, qui ont un mal fou à trouver leur premier emploi, des contrats en alternance en baisse, notamment l'apprentissage, un faible succès des contrats aidés : emplois d'avenir, contrats de génération, emplois francs, etc ... des missions d'intérim, certes nombreuses, mais souvent de très courte durée (une semaine éventuellement renouvelables) ... Voilà .... C'est concret .... Et nombreux sont les territoires à connaître cette situation (la Sambre, le Calaisis, la région de Béziers, ...) Les mesures prises par le Gouvernement (Réforme territoriale, Pacte de Responsabilité) vont peut-être dans le bon sens mais ne produiront pas d'effets rapides ... il y a là un vrai problème de temporalité face à une réelle urgence sociale ... La rentrée sociale et économique va être difficile, d'autant plus que, les collectivités locales, gros donneurs d'ordre dans le BTP, ont prévu de réduire leurs investissements ... La confiance n'y ait plus ... Au delà, le vrai problème à l'avenir sera la rarification de l'emploi qui rendra très difficile des carrières sans rupture ... Notre modèle économique a sans doute vécu ... et les politiques et décideurs semblent bien impuissants et dépassés ... et d'attendre le recours hypothétique de la croissance ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et pour la ou les solutions ?

      Supprimer
    2. C'est pour cela qu'il faut laisser les inventifs s'exprimer: ce qui est vrai pour la recherche l'est aussi pour l'entreprise ou pour les organisations. Or, le département ne brille guère pour son inventivité puisque les tenants du système évacuent ceux qui ne pensent pas comme eux et bannissent toute idée originale à même de produire quelques progrès. Nous avons un système endogamique et une culture de soumission qui limite toute initiative qui ne va pas dans le sens de la poignée d'individus qui a la main sur la totalité des leviers.

      Supprimer
    3. Je suis totalement en phase avec votre propos pour avoir été "évacué" par la poignée d'individus et, ne l'oublions pas, ses gardes-chiourmes.

      Supprimer
    4. les garde-chiourmes ont cette caractéristique complémentaire à la soumission, 20:38, c'est de jouir de leur position. Ce sont en quelque sorte des pervers de la soumission...

      Supprimer
  5. Naïvement , je pense que le fait de laisser des dettes aux générations futures ne serait pas négatif si celles ci seraient le fait d'investissements durables tels que transport propre , même au mieux limité , logements et bâtiments économes , grands projets écologiques , culture et enseignement, formation , recherche etc.. certes un cout mais un investissement qui trés vite se transformerait en grande économie .

    RépondreSupprimer
  6. C'est une façon un peu hypocrite de reporter les lacunes et déficit qui se sont accumulés au fil des décennies sur une génération future !!!!!!!!

    RépondreSupprimer