mardi 10 mai 2011

Ce que j'attends d'un parti politique (1)


Tous les constats, enquêtes et autres études sont unanimes pour dire qu'il y a une profonde rupture entre les Politiques et les citoyens. Il suffit effectivement d'interroger l'homme de la rue qui ne se privera pas de dire ce qu'il pense de la politique en France: privilèges accordés aux nantis, pas de défense du pouvoir d'achat, politique scolaire en perdition, incapacité de résoudre le chômage, ignorance du sentiment d'insécurité, etc. Quant au personnel politique, on l'accuse de défendre ses prébendes, de ne pas écouter ses concitoyens, de ne penser qu'à sa réélection, de favoriser sa famille et ses amis, bref on met tout le monde dans le même sac en pointant du doigt pratiques et comportements...

Ces constats me désolent (il n'y a pas que moi, heureusement), tant nous avons besoin de la Politique et des hommes et des femmes qui l'incarnent.
Si vous lisez les déclarations d'intention des Partis politiques, vous ne serez pas surpris d'y trouver des principes auxquels la plupart d'entre nous adhèrent. Le hic, bien entendu, c'est qu'ils sont, le plus souvent, dévoyés. Il est possible ainsi de dire que les pratiques contredisent les engagements auxquels se réfèrent les Politiques du fait de leur adhésion à un parti.
Certes, mes idées sont plutôt de gauche tant cette dernière est censée représenter des valeurs spécifiques: justice sociale, solidarité, humanisme...qui ne sont pas souvent mises en application...

Je développerai donc, ci-après, ces principes en 3 points:
- les valeurs: elles n'ont rien d'originales puisqu'on les retrouve dans les statuts ou déclarations de beaucoup de partis politiques, mais j'essayerai de démontrer, par des exemples, ce qu'elles signifient dans la réalité et plus particulièrement au niveau local;
- les objectifs auxquels devrait tendre mon parti idéal;
- enfin les moyens à privilégier pour respecter les valeurs et atteindre les objectifs décidés.

1- LES VALEURS

J'ai déjà eu l'occasion de traiter ce sujet, sur ce blog, à plusieurs reprises: 27/2/08 (Où en est le PS?), 10/6/08 (Pourquoi ai-je adhéré au PS?) 15/6/09 (quel avenir pour le PS?) 1/5/10 (Père, fils et valeurs républicaines). Il s'agit donc, ci-après, d'une synthèse;

- la solidarité: c'est celle des plus favorisés envers les plus démunis. L'individualisme, la recherche de la performance et du profit maximum gomment ce que l'on peut considérer comme un devoir. Sans justice sociale, le monde est livré aux lois du marché. La solidarité doit être organisée à tous les niveaux. Par exemple, il est devoir du Maire d'une commune que tous ses concitoyens mangent à leur faim;

- l'égalité: les révolutionnaires de 1789 ont voulu abolir les privilèges. Ceux-ci se reconstituent aujourd'hui dans tous les domaines. Le Politique est garant de cette valeur.  Ainsi doit-il garantir l'abolition des privilèges en matière fiscale, garantir l'indépendance de la justice, empêcher une éducation nationale à 2 vitesses et maintenir l'existence des services publics, garants de l'égalité des citoyens quels que soient leur statut et leur lieu de résidence. Faut-il rappeler que les autorités municipales sont garantes du respect des conditions d'embauche dans leur mairie? Aucun "piston" n'est admissible;

- la liberté: politique (équilibre des pouvoirs) ou d'opinion (garantir l'indépendance des médias, par exemple), elle passe aussi par celle des consommateurs, souvent oubliés dans notre société. Les élus locaux doivent ainsi se préoccuper de l'avis de leurs concitoyens;

- la fraternité : entre ceux qui vivent sur notre territoire, mais aussi avec ceux des pays de l’Europe (quid de son avenir ?) et de la planète (il faut dépasser l’ONU). Ainsi, comment traite-t-on les Roms qui s'installent temporairement sur un territoire?

- l’écologie : il s’agit véritablement d’une valeur déterminante pour l’avenir de l’Humanité. Sans prise en compte des changements climatiques en cours et de la détérioration de la biodiversité, nous allons à la catastrophe. L'Homme doit maîtriser son développement. Un maire doit, notamment, se préoccuper d'économiser l'énergie consommée par le patrimoine communal et les activités municipales;

- la laïcité: c'est à dire le respect des idées de chacun. 2 limites: l'intolérance de l'autre et l'empiétement des idées religieuses sur l'espace public. C'est aussi le respect du citoyen (écouter, associer, rendre compte). Un élu peut-il assister à un culte religieux, ceint de l'écharpe de sa fonction?

A suivre

6 commentaires:

  1. ET LE FN QUI MONTE.......AIDES PAR CERTAINS ELUS DE LA majorité!

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  2. Le très arrangeant statut de "préfet en mission de service public"


    Le quotidien France-Soir dénonce, dans son édition du jeudi 5 mai, le système de nomination des préfets "en mission de service public relevant du gouvernement", les qualifiant de "préfets fantômes". Des nominations abondamment pratiquées par François Mitterrand, Jacques Chirac et aujourd'hui Nicolas Sarkozy.


    Un décret du 29 juillet 1964, consultable sur le site gouvernemental Légifrance, et modifié le 16 février 2009 stipule que "les nominations [préfectorales] impliquent affectation sur un poste territorial. Cependant, des nominations peuvent également être prononcées, dans la limite de sept postes, sur des emplois supérieurs comportant une mission de service public relevant du gouvernement. Les intéressés sont alors placés sur un emploi de préfet hors cadre pour une durée maximale de trois ans qui peut être prolongée de deux ans".


    Dans la pratique, ces préfets sans affectation territoriale perçoivent, en moyenne, une rémunération mensuelle brute de 6 000 euros. En cas d'élection, ils sont placés en détachement et leur salaire ne se cumule avec les rémunérations parlementaires ou d'élu local qu'à hauteur des cotisations de retraite. Mais une fois à la retraite, le préfet "fantôme" peut cumuler ses indemnités et toucher ainsi une retraite supplémentaire, qui s'élève, en moyenne, à 4 000 euros.

    Après le décret du 23 décembre 1982, l'attribution de ce titre de "préfet en mission de service public" – peu fréquente jusqu'alors – connaît une subite augmentation. François Mitterrand en a ainsi nommé entre 1982 et 1995 une soixantaine.

    "UN SCANDALE D'ÉTAT"

    En 1999, Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'intérieur, est questionné au Sénat par Christian Bonnet, sénateur du Morbihan. Dans sa réponse, il répertorie cinquante-neuf nominations et distingue deux types de nomination. Dix-sept sous-préfets et administrateurs civils âgés d'au moins 60 ans ont été récompensés pour leurs loyaux services. Les autres sont membres du PS, élus ou amis de François Mitterrand. France-Soir cite ainsi Michel Vauzelle, député et président du conseil général Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que Michel Delebarre, député et maire de Dunkerque, aujourd'hui tous deux préfets à la retraite.

    Mais ce système n'a pas seulement bénéficié aux ténors socialistes. A la fin du second septennat de François Mitterrand, en pleine cohabitation, le conseil des ministres du 27 avril 1995 a également nommé Brice Hortefeux préfet "chargé d'une mission de service public relevant de l'action du gouvernement". Une récompense pour ce fidèle de Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget d'Edouard Balladur.

    Coûteux, le système des préfets en mission de service public semble être appelé à perdurer : car, comme le résume France-Soir, "tous, à gauche comme à droite, en profitent, espèrent en profiter ou en faire profiter un ami, un jour ou l'autre. Ce qui est en réalité un scandale d'Etat bénéficie d'un habillage légal dont tous les politiques s'accommodent en silence".

    Ce que j'attends des politiques en ce qui me concerne, c'est l'arrêt de tous ces privilèges, distribués avec largesse par nos "élites" avec l'argent du contribuable... Mais on peut toujours rêver n'est-ce pas ?

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  3. Pouvez vous mettre un mien vers l'émission d'hier (complément d'enquête) très intéressant pour mieux connaitre le fn et sa presidente

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  4. Le Calme avant la Tempête ?

    Pour répondre à une question posée hier, les affaires en cours (SOGINORPA, EPINORPA) pourraient bien rebondir tout prochainement.

    Les procédures judiciaires, notamment celles contre l'Epinorpa initiées par certains salariés, approchent à grand pas.

    L'absence de pouvoir de JPK et le détournement de la gestion de l'Epinorpa à des fins purement électoralistes pourraient enfin éclater à la barre...

    Les audiences sont publiques...

    Nous ne doutons pas que Mr Portelli soit présent ce jour là avec sa verve habituelle.... dans le cas contraire, ses collègues d'autres quotidiens pourront sûrement l'assister...

    Un site, SOS Bailleur Social, a déjà vu le jour (taper "bailleur social" sur google, en 1ère ou 2ème page ou www.bailleursocial.fr

    Dans la section "Nord-Pas de Calais" Il reprend les références des rapports, les articles de presse avec les liens de téléchargement... pour ceux qui disposeraient d'une mémoire sélective...

    ...A consulter...

    Nul doute que prochainement, en collaboration avec des blogs comme celui de Mr Alpern et la partie de la presse non soumise au pouvoir en place, un mouvement ne se lève...

    Un Forum citoyen sera mis en place...

    Les prochaines procédures et la proximité des élections (primaires, présidentielles et législatives) nous réservent bien des surprises...

    Patience...

    Regardez ces nuages noirs sur l'horizon..

    La Tempête arrive....

    J.

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  5. L'emission de France 2 hier soir est malheureusement bonne pour l'image de Marion Le Pen. On voit qu'elle fait le ménage au sein du fn et que c'est plus le parti à papa. A croire qu'elle a payé France 2 pour faire un tel scenario

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  6. à 10 H 44.
    pouvez vous nous indiquer le lien,sur ce site .je n'ai pas trouvé avec vos indications "google".
    merci

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