vendredi 20 février 2015

Ce qu'il faut retenir du procès du Carlton


Procès du Carlton: le jugement mis en délibéré au 12 juin

Le Monde.fr avec AFP | 


Le tribunal correctionnel de Lille va pouvoir reprendre son activité normale. Vendredi 21 février, le jugement de l'affaire de proxénétisme aggravé en réunion, dit procès du Carlton, a été mis en délibéré au 12 juin. Un procès qui aura duré trois semaines et dans lequel le parquet a requis la relaxe pour le plus connu des 14 prévenus, Dominique Strauss-Kahn.
« Durant ces audiences, c'est la première fois dans la procédure que j'ai pu m'exprimer et que j'ai eu le sentiment d'être écouté. Je vous en remercie », a déclaré l'ex-patron du Fonds monétaire international (FMI), lors de la dernière prise de parole qui lui était accordée.
Pendant trois semaines, les moments-clés du procès ont fait la « une » des médias, du témoignage de Jade, prostituée si ordinaire, à celui de « Dodo la Saumure ». Sans oublier, évidemment, celui que tout le monde attendait, Dominique Strauss-Kahn.

Semaine 1 : 14 prévenus à la barre
« Le tribunal n'est pas le gardien de l'ordre moral », lançait le président du tribunal, Bernard Lemaire, lors de son épreuve d'entrée. Soulignant que chacun – juge, enquêteurs de police et prévenus – y était déjà allé de sa définition de la prostitution, de l'escorte, ou du libertinage, ou de ce que devait être une « sexualité normale » dans l'ordonnance de renvoi, M. Lemaire avait prévenu qu'il ne comptait pas revenir sur « ces détails, ces anecdotes ». Il voulait inscrire ce procès dans un cadre : la décence, le respect mutuel et le droit. Ces trois semaines n'ont pas vraiment tenu leurs promesses.

Quatorze prévenus, douze hommes et deux femmes, sont poursuivis pour proxénétisme aggravé. Parmi eux, et au centre du procès : l'ancien directeur du FMI, Dominique Strauss Kahn. Son nom occupe les deux tiers de l'ordonnance des juges, qui voient en DSK « le pivot central et le principal bénéficiaire, parfois exclusif, des rencontres sexuelles » qui se seraient tenues à Lille, Washington ou Paris. Et ce même s'il ne « payait pas ». Lui affirme depuis le début de l'affaire ignorer que les participantes étaient des prostituées rémunérées. Une défense qu'il tiendra tout au long du procès.
Voir le portfolio sur les principaux prévenus
A côté de lui, sur le banc des accusés, René Kojfer, l'ancien chargé des relations publiques du Carlton de Lille, qui apparaîtra maladroit à la barre surtout comme un fournisseur agréé de relations tarifées avec des jeunes femmes. Qu'il recommandait à ses amis, après s'être assuré lui-même de leurs qualités.

Dodo « fait d'l'Audiard »
Et bien sûr, Dominique Alderweireld, alias « Dodo la Saumure ». Ami de longue date de René Kojfer et tenancier français de salons de massage et de prostitution en Belgique, il s'est avancé le 5 février à la barre, le jour de son anniversaire. Provocateur, comme attendu, il explique l'extrait d'une écoute téléphonique dans lequel il évoque son « cheptel » en haussant les épaules.
« Oh ! J'suis comme ça, monsieur le président, j'fais d'l'Audiard. »
Sa compagne et associée, Béatrice Legrain, gérante de bars à hôtesses à laquelle il est reproché d'avoir accompagné des filles en France, comparaît à ses côtés. Elle raconte avoir commencé la prostitution à 18 ans, avant d'arrêter et de reprendre. « Parce que pute, j'aime ça. » La figure de l'anti-Jade, l'une des prostituées recrutées par « Dodo la Saumure » et René Kojfer qui a fait forte impression à la barre, deux jours plus tôt.
Jade est l'une des parties civiles au procès. Elle raconte le frigo vide, la réponse à une annonce qui recherchait des « hôtesses » et, finalement, ses premiers pas dans la prostitution. Jade est une mère de famille ordinaire, tombée dans la prostitution alimentaire. Mais Jade ne s'appelle pas Jade. Elle a réussi à s'en sortir, grâce à l'association du Nid, et le rappelle à la barre à ceux qui ont publié son nom dans les journaux.
« Mais est-ce que ceux qui font ça réalisent ? Ils savent, les journalistes, que ça pourrait être leur sœur ou leur cousine ? »

Semaine 2 : l'audition de DSK
Lors de la deuxième semaine du procès, Jade reviendra, en larmes, sur le moment « plus que désagréable » passé avec Dominique Strauss-Kahn en 2009. Devant le tribunal, deux versions s'affrontent : elle, persuadée qu'il ne pouvait pas ignorer qu'elle était prostituée ; lui, qui ne remet pas en cause sa version mais commence à s'agacer des questions sur sa sexualité.
Et c'est là que le procès change de tournure. Ses pratiques sexuelles ont été détaillées dans des extraits longs et crus, ce qui commence à agacer Dominique Strauss-Kahn à la barre, en deuxième semaine de procès. « Ma pratique sexuelle, qu'on l'apprécie ou pas, ne regarde pas le tribunal. »
L'ancien patron du FMI ne nie pas les rencontres. Mais il dément avec vigueur en être l'organisateur et avoir eu connaissance de la qualité de prostituées des participantes. Et le malaise s'installe : est-ce bien des faits de proxénétisme aggravé que l'on juge ?
« Je commence à en avoir assez. Les comportements qui sont les miens, il est loisible à chacun de ne pas les apprécier. Pour autant, ils n'imposent pas le recours à des prostituées. Ces pratiques sont certes minoritaires, mais elles sont tout de même répandues. Quel intérêt cela a-t-il pour le tribunal, sauf à vouloir me faire comparaître devant des juges pour pratiques sexuelles dévoyées ? »

Semaine 3 : le dossier contre DSK s'effondre
Au premier jour de la troisième semaine, deux avocats de parties civiles annoncent qu'ils abandonnent les poursuites engagées à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn, car « leur conviction ne suffit pas ». Le lendemain, le procureur requiert la relaxe « pure et simple » de l'ancien directeur du FMI. « Ni l'information judiciaire ni l'audience » n'ont permis d'établir l'infraction de proxénétisme aggravé pour Dominique Strauss-Kahn, a ainsi lancé le procureur de la République, Frédéric Fèvre. « La notoriété ne doit être en aucun cas une présomption de culpabilité. »
Les trois avocats de Dominique Strauss-Kahn s'en donnent à cœur joie lors de leur plaidoiries, réglant leurs comptes avec une instruction « déloyale » et une presse voyeuse.

18 commentaires:

  1. Marisol Touraine ,mise en place du plan national Orsan contre la grippe.
    Avec Bachelot et son milliard d'euros de vaccins inutiles (on ne lui pas demandé des comptes),voici le vaccin fabriqué pour l'occasion pas tout à fait compatible pour combattre le virus de la grippe ,j'"admire" la nuance pas tout à fait compatible au lieu de dire inutile .

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    1. Payez pour nos conneries pov' cons.

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    2. Vous êtes mèdecin?

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    3. Et vous socialiste ?

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  2. La bien portante Emmanuelle sur le marché de 62110 ,très vite fatiguée,elle avait la "cosse" ;enfin elle a fait le taf !

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  3. C'est ça, faire pschitt.

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  4. " Zéromacho" réseau d'hommes refusant de vivre leur sexualité à travers des rapports marchands, oui ça existe.

    "Selon vous, le modèle scandinave représente-t-il l'espoir d'un monde sans prostitution...
    Patric.Jean. : Partant du principe que la prostitution est une violence, la première question est comment lutter ? Et face à cela, l'exemple suédois semble porter ses fruits. Là-bas, c'est le client qui est puni par la loi car on considère que c'est lui qui produit une violence en achetant un acte, un corps. Du coup, les clients sont moins nombreux et les proxénètes ont été contraints de déménager. Ils sont partis en Norvège. Peu de temps après, la Norvège a décidé de punir, elle-aussi, les clients et les résultats ont été identiques. Non, malheureusement la prostitution n'a pas été éradiquée mais elle a fortement baissé. Pénaliser le client, ça marche car les études montrent que ce qu'il redoute n'est pas l'amende, c'est de passer pour quelqu'un allant chez les prostituées aux yeux de leurs collègues, amis, famille...

    TF1 News : Ce qui se passe en Suède est l'inverse de ce qui se passe en France. Dans notre pays, on pénalise les prostituées, pas le client...
    P.J. : Effectivement et nous demandons l'abrogation de cette loi qui punit le racolage passif. C'est le monde à l'envers de punir la personne que nous nous considérons comme la victime dans cette violence. C'est au client d'être sanctionné !

    Dans leur immense majorité, les personnes prostituées viennent des milieux les plus pauvres, les plus défavorisés, des minorités les plus en danger. La prostitution est un acte de violence qu'il faut abolir. La prostitution ne touche pas que les hommes et les femmes prostituées. Elle touche à l'image de la femme en général. L'idée que l'on puisse louer un vagin, un anus ou la bouche d'une femme est abominable. "

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  5. Les "kit" de campagne FN, paroles d'une ex militante FN...

    "Pour mieux comprendre ( le système kit-fric ), BFMTV est allé à la rencontre de la tête de liste FN aux dernières municipales à Gravelines ... Carole Van Hullebusch nous a expliqué le fonctionnement de ce kit de campagne obligatoire pour les candidats du parti frontiste.

    Il lui a été facturé 2.550 euros et contenait des affiches, le journal de campagne, le site internet et une aide pour les comptes de campagne. La candidate a remboursé un prêt de 2.715 euros à "Jeanne", soit un taux d'intérêt de 6,5%, supérieur aux taux traditionnels des banques...

    Le kit contenait 400 affiches, mais Carole Van Hullebusch n'a pu en utiliser que 13, "de l'argent gaspillé", juge-t-elle, tout en confiant qu'elle aurait préféré travailler avec un imprimeur local.

    "Le FN de l'extérieur c'est beau, mais il faut voir de l'intérieur !" Carole Van Hullebusch

    Autre épine dans le pied du FN en ce moment, celle des candidats malgré eux. Plusieurs personnes affirment ainsi être candidats FN aux départementales contre leur gré. A ce sujet, Carole Van Hullebusch estime que plusieurs de ses colistiers se sont étonnés de voir leur nom sur la liste des dernières municipales. Elle-même affirme qu'on lui a "forcé un peu la main". Alors qu'elle s'était rendue au siège du FN de son département, simplement pour apporter son aide, elle s'est retrouvée rapidement propulsée tête de liste.

    Novice en politique, Carole Van Hullebusch demandait à être appuyée par le parti. "Avant que je ne signe, tout le monde était avec moi et après il n'y avait plus personne", déplore celle qui claqué la porte du FN et démissionné de son mandat de conseillère municipale en novembre dernier."

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    1. elle aurait du aller voir ailleurs la flamande ex de partout ,elle n'a pas trouvé chaussure à son pied !

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    2. Ben tiens, c'est plus ta copine, c'est une étrangère... elle au moins elle a compris ce qu'est le fn!

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    3. Pour info, il y a des flamand/e/s très bien. Mais bon, vu la façon dont vous en parlez, heureusement qu'ils/elles ne sont pas noir/e/s. Sinon, qu'est-ce qu'on ne lirait pas de la part des petit/e/s racistes très propres sur soi.

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    4. Les flamands n'en veulent plus des gens de couleurs et modifient leurs lois .
      Ils ont compris EUX.

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    5. Les français ne veulent pas de racistes comme toi, visage pâle. Ta bêtise blafarde, raus!

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    6. Je suis français,martiniquais métissé,pas raciste 09:20,d'esprit pragmatique faisant appel à la logique la logique la plus élémentaire.
      Par contre votre post,résume bien le personnage.

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    7. J'adore le raus de fin. Tellement révélateur sur celle qui l'emploi.

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    8. 12:02 Pourquoi celle ? Alors que c'est un homme qui écrit...

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    9. C'est pas vrai,elle s'est faite opérée ;elle pisse debout maintenant!

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    10. Toujours à défendre l'indéfendable.

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