samedi 26 novembre 2016

Pensée émue sur une icône qui n'en était pas une...

Fidel Castro vient de mourir, à 90 ans, et sa disparition va alimenter les gazettes pendant plusieurs jours... et vous saurez tout sur lui...
En ce qui me concerne, me reste en mémoire la fascination que cet homme a exercé sur nombre d'intellectuels et hommes politiques français, même au-delà des révélations de ce que fut réellement la révolution castriste... Après les désillusions du communisme soviétique, du maoïsme chinois et du castrisme, qui nous rappelaient, à nous Français, les excès de la Terreur, on eut peine à qualifier de Révolution celle de mai 68 qui n'en fut, d'ailleurs, pas une, même si elle apporta en quelques mois plus de changements que lors des 23 années précédentes... 
Ce mot "Révolution" est devenu plus ou moins tabou et, pourtant, c'est le titre du livre que vient de publier Emmanuel Macron : provocation ? irréalisme ? erreur de marketing ? coup de génie ? Lénine et Staline, Mao, Castro, Macron : même combat ? Nous y reviendrons...
Pour en revenir à Castro et à la fascination qu'il suscita en France, deux citations la confirment 
- Simone de Beauvoir, France Observateur le 7/4/1960 : « Fidel Castro a bouleversé les notions de possible et d’impossible. (…) C’est une espèce de miracle. Car il a fallu oser croire dans les chances de l’homme. »
- Henri Alleg : « L’exploitation de l’homme par l’homme liquidée, la terre distribuée, le chômage presque annihilé, les bidonvilles détruits et les nouvelles maisons construites, l’analphabétisme vaincu, tout cela en trois ans. » 
Même aveuglement que ceux qui couraient à Moscou ou à Pékin pour assister à l'avènement de la société exemplaire... Il faudrait également citer Hanoï, quelques années plus tard. 
Bien sûr, en URSS, en Chine et à Cuba comme au Cambodge, les crimes contre les opposants, le déni démocratique, la vacuité de la nouvelle philosophie apparurent au fil des années. Rares furent ceux, à l'instar d'André Gide à son retour d'URSS, qui ne furent pas bernés par leurs hôtes... Mais comment ne pas se poser encore aujourd'hui la question : comment peut-on croire que l'on peut transformer une société d'un coup de baguette magique ? Je suis de cette génération qui a regardé avec admiration et émotion ce qui se passait dans ces pays où la révolution était à l'oeuvre : nous nous pâmions aux récits de ceux qui s'étaient rendus à La Havane, comme Beauvoir et Sartre, Régis Debray, Bernard Kouchner, Françoise Sagan... Dans nos cénacles étudiants, nous nous posions quelque fois des questions et étions traités de "bourgeois" par ceux que n'étouffait pas l'esprit critique... Mais l'ambiance était quand même jubilatoire. 
J'en veux à ceux que j'estime, tels Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Garcia Marquez ou Luiz Inacio Lula da Silva, de continuer à aduler Fidel Castro...

20 commentaires:

  1. (étions traités de "bourgeois" par ceux que n'étouffait pas l'esprit critique)
    Je suis , une fois n'est pas coutume, entièrement d'accord avec votre analyse. Le qualificatif de "bourgeois" en ces temps remplacé par "fasciste"

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    1. Je préfère, et de loin, hier comme aujourd'hui, être traité de "bourgeois" que de "fasciste" !

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    2. Le problème pour un politique se disant de gauche, ce n est pas d être traité de bourgeois, mais d en accepter son traitement.

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  2. Un dictateur, rouge, comme le sang de ses milliers de victimes. Bon débarras.

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  3. J'ai toujours pensé à tort ou à raison que les dictateurs étaient mieux traités quand ils se disaient de gauche. Cet exemple en est une forme de démonstration. Beauvoir, Sartre et bien d'autres encore. En URSS, les dictateurs ont eu également bien des soutiens ! Faut-il citer Aragon ? Et pour finir je suis consterné de voir à quel point les crimes contre l'humanité de Staline sont peu médiatisés.

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    1. Attention, intervention du troll qui va répondre fn gnagnagna, facho gnagnagna, nazis gnagnagna, etc. Sinon, oui, vous avez raison. C'est comme si être de gauche ou prétendue ça excuse tout. Même la dictature.

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  4. A Hénin-Beaumont nous avons aussi un "bourgeois",non ,mille excuses un "FASCISTE" qui n'est pas rouge comme le sang mais plutôt "bleu marine".
    Signé: VOLVERINE

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    1. Oui Volverine, le sapin de 2013 était déplumé comme les finances de la ville; Par contre le sapin 2016 est bien feuillu comme les comptes en banque des élus majoritaires cumulards. signé RSA indu

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    2. La fortune de l ex maire 16h28

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    3. Mais dis -nous en plus, tu as l'air de savoir 21H34? Quelle fortune? Dis nous on attend! Il n'a pas dû pouvoir réunir ce que briois se fait à Bruxelles et à la mairie depuis 2 ans... 8000 euros par mois chez les "ennemis", 192000 euros en 24 mois... pas mal "l'enfant" du pays, hein 21H34, ça paye mieux que les "câbles" la méchante République et la mauvaise Bruxelles ( je compte pas dans ces 8000 ce que ce fonctionnaire palpe à la mairie mais ça nous fait du 10000 mensuels pour l'enfant du "peup" Miam, miam, y'a bon les cumuls!Est ce qu'il palpe aussi dans le staff de sa maîtresse? On ne sait pas. Alors, on ne dit pas!

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    4. Vu le bilan, on peut parler même d'infortune pour la population.

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    5. On attend toujours 11H56! bribri a ramassé depuis deux ans 192000 euros aux compteurs bruxellois sans compter les 2000 euros mensuels à la mairie ( plus les 2000 de son concubin). Ne t'inquiète pas pour eux! Ils peuvent chasser le SP et puis s'offrir largement une belle résidence secondaire... un petit manoir de maîtres même. Ne t'inquiète donc pas pour tes maîtres, eux, ont un train de vie de bourgeois, de nouveaux riches grâce à la perfide Bruxelles. Dors tranquille, il te dépouilleront . Souris! Vote! Tu n'es cotint, va voir le beau napin avec les grosses bouboules, tu n'es cotint!

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  5. Les Feneux à Hénin-Beaumont sont toujours dans la critique.Vous pensez que le sapin mise en place devant la Mairie aurait couté moins cher que celui de 2013;laissez moi en douter,car rien que le transport et sa mise en place est certainement plus onéreux.Ils ont peut être corrompus le transporteur comme à leur image.Sauf si ils mettent la facture sur Facebook Hénin-Bt,après tout les contribuables ont le droit de savoir comment sont utilisés leurs impôts.
    Signé: Volverine

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    1. Le transporteur va être content de vous lire.

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  6. "C'est bribri qui n'a le pu gros... napin, na!".
    Oh le niveau du "maire". Toujours aussi... Pauvre Hénin et son napin de noël. Projets au niveau du bonhomme, normal quoi. Mais j'ai partagé, histoire de rire avec les amis et ça l'a fait... syndrome du p'tit zizi et du gros napin de Noël. Sur des finances que tu as pourtant trouvées saines. Tu peux te permettre, ceux d'avant ont fait le boulot!Mais oui bribri, mais oui... va accrocher aussi la plus grosse bouboule, va. Après tout comme pour tes procès, ce sont les boeufs de Darcy qui paieront...

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    1. Non ? il va accrocher bouboule ?

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  7. Mary, non au FN et affiliés27 novembre 2016 à 12:12

    La moisissure réactionnaire s'étend à l'ombre de l'obscurantisme.
    Ecoutez Lo'Jo pour ouvrir grand les fenêtres et respirer.
    Un groupe que j'aime et un homme que j'aime.

    "Lo'Jo

    Vous nous faites peur !

    Mr Béchu, maire d'Angers, à l'instar de plusieurs maires de France fait retirer les affiches pour la prévention du VIH sur lesquelles on voit des hommes qui s'enlacent.
    C'est une première nationale qu'une campagne publique soit
    autant le fruit d'un accord et d'une concertation entre ministère
    et les centres LGBT (Lesbien-Gay-Bi-Trans). Elle cherche à sensibiliser une population particulièrement exposée qui ne fréquente pas les milieux militants.

    On fustige l'obscurantisme quand il vient du Sud, d'outre comme d'Orient, ne voyons-nous pas qu'il fait ici-même une tache vénéneuse, que l'ignorance a cet étrange privilège de l'universalité.
    On extermine la tendresse (je lis dans le journal local qu'à Angers on aurait de même condamné la campagne s'il s'était agi de couples hétérosexuels).

    Nous sommes lassés qu'on nous ressasse que le sexe serait le siège du mal,
    un creuset pour la honte,
    qu'on assène aux enfants qu'un seul goût, qu'un seul désir seraient légitimes.

    Il y a quelques décennies Mme De Gaulle faisait censurer une chanson de Pierre Perret pour la dangereuse formule " faire pipi dans le lavabo ".
    Si le slogan " Coup d'un soir " nous choque, et que nous préférons mentir aux enfants, expliquons-leur que c'est un pléonasme indigne de la langue française; si nous sommes un éducateur responsable disons-leur que ça signifie : faire l'amour une seule fois est suffisant pour contracter le VIH qui est un des plus graves fléaux de notre siècle.
    Les censeurs de Perret se sont juste coiffés eux-mêmes de ridicule mais ici l'inconséquence est grave.
    Les tabous sur le sexe pèsent depuis des générations sur notre société, nos parents et grands-parents en furent brisés.
    Ne nous impliquez pas dans votre gêne, dans votre incapacité de gérer avec vos enfants ce malaise.
    Cessez s'il vous plaît d'inculquer la discrimination aux nôtres.
    Là on cautionne ceux qui se prosternent en ville au seul prétexte de ce qui se joue dans l'intimité des autres.
    C'est un état de perversion et d'obsession du ressort de la psychanalyse collective, une ingérence malsaine qui ne peut tenir lieu ni de philosophie ni de loi.

    On décapite l'arbre de la laïcité.
    Ne prêtons pas aux enfants ni aux mots, ni aux images nos propres troubles qui sont l'héritage de générations de tabous, de silence, de mensonges, de frustrations universellement consommés à la place du savoir et de la beauté.
    Qu'on ne nous donne pas de leçon sur la "vraie" famille ou l'idéal du couple.

    Il y a des choses extrêmement graves à dénoncer, mais une mentalité ici - comme en Pologne, en Russie, en Iran, aux Amériques, en Turquie, dans quelque pays d'Afrique - est assortie d'autres complaisances avec l'inacceptable . Le mépris est le début de la persécution.

    Voilà l'héritage de l'esprit inquisiteur qui justifia des siècles de cruauté et de brimades. On nous rebat avec les valeurs de notre civilisation,
    relisons Platon pour mesurer à quel point dans certains domaines elle a régressé.
    J'aime ma ville et ma région, aujourd'hui j'ai honte qu'elle s'illustre dans un tel archaïsme; et j'aurai honte plus encore de ne pas parler, ce qui est le devoir immémorial des poètes et des artistes.

    Denis Péan / Lo'Jo"

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  8. 00:43 quelle pitié ! parle comme tu sans faire la babache. Tu es ridicule.

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  9. La page Facebook de briois montre bien son niveau...il a quel âge le bébé de marine...sapin made in china...transporté par des polonais...avec des africains du nord pour le monter...ils sont à braire...sur sa page Facebook il faut tout de même remarquer que les gens ne sont pas d'henin. ..mais c'est vrai il a un gros gros sapin juste devant son bureau...

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